Tout quitter pour recommencer : l'histoire inspirante de Raibed et Fatiha [ Podcast #41 ]

Dans cet épisode du podcast, l'animateur Mohamed Boclet interviewe l'entrepreneur Tariq Raïbed. Tariq raconte comment sa relation avec sa femme Fatiha a été le « recette secrète » qui lui a permis de dépasser le regard des autres et de se lancer dans l'entrepreneuriat. Il décrit les difficultés de travailler en couple, les tensions entre vie professionnelle et vie personnelle, et partage plusieurs anecdotes marquantes (naissance de leur deuxième fille pendant le lancement de Papépi, une livraison qui a failli le faire rater l'accouchement, la création et l’échec de l’agence d’influence Inside). Il explique les leçons tirées de ces expériences : importance de la transparence, de la protection financière, du choix des partenaires, et de la résilience face aux coups durs. Le duo parle ensuite de leur livre « On lâche rien », présenté comme un guide à la fois pour entrepreneurs et pour toute personne cherchant à changer de mentalité. La discussion s’élargit aux enjeux de l’éducation : critique du modèle scolaire « usine », proposition d’un système hybride mêlant école traditionnelle et formations entrepreneuriales, et appel à faire entrer des role‑models dans les établissements. Enfin, ils abordent les mutations du monde du travail – montée du freelancing, télétravail, désenchantement du CDI, impact du Covid – et incitent les auditeurs à soutenir leurs projets inclusifs (Blind Invest, Et Pourquoi Pas) tout en promettant un livre à prix modique avec garantie de remboursement.
Chapters
Les mecs qui font les JO, ils se font un entraînement de fou, ils se privent, ils ont des doutes, ils ont l'ascenseur émotionnel, ils ont de l'exaltation. Mais au final, s'ils atteignent leurs objectifs, s'ils finissent 3e, 2e, ils se disent: «Bon, j'y ai participé, je suis allé au bout de moi.» Si tu ne vas pas au bout de toi-même quand tu as une idée entrepreneuriale, tu vas vivre avec des regrets.
Je m'appelle Mohamed Boucler, je suis vice-champion du monde de lecture rapide et auteur du best-seller «Connaissance illimitée». Dans le podcast «Connaissance illimitée », je reçois des invités au parcours extraordinaires pour nous montrer que la réussite est à portée de tous. Paix sur vous, bienvenue dans le nouvel épisode du podcast Connaissances Illimitées. Et j'ai l'honneur d'accueillir Ray-Bed, qui est très connu, très connu. Si vous le connaissez pas, c'est un peu— je pense pas que vous pouvez pas le connaître. C'est déjà, c'est la star de LinkedIn. Sur LinkedIn, vous voyez ses posts passer tous les jours. C'est une star de la télé, c'est une star au niveau politique bientôt. Et il est— il a rencontré Emmanuel Macron, il a même mis des coups de pression. Non, on va pas dire ça, parce que sinon si on reprend on prend ce passage et qu'on le met dans d'autres contextes, ça pourrait nous retomber dessus. Mais voilà, quand ça— il est également l'auteur avec sa femme Fatiha du livre On lâche rien, qui s'appelle La méthode Pape Épi. On va beaucoup parler de ce livre, je vous le montre, mais je mettrai bien sûr le lien sous la vidéo et également sous les épisodes de podcast sur toutes les plateformes pour que vous puissiez vous le fournir, parce que le livre est incroyable. Il donne plein de tips et surtout il est dans notre état d'esprit d'illimité où on lâche rien. Comment tu vas?
Merci Mohamed, franchement c'est un honneur, tout l'honneur est pour moi. Franchement c'est toi qui donne énormément de force et qui donne envie d'apprendre, donc je te remercie beaucoup pour cette présentation qui est très touchante.
Avec plaisir, c'est exactement à chaque fois que j'ouvre LinkedIn, je te vois, je vois tes posts, je vois ton énergie, je dis mais il est trop loin, il est trop loin pour moi.
Non non, je suis là, je suis là, regarde, on est très proche, on se parle en privé. Non, faut pas que les gens pensent ça, vraiment c'est parce que c'est l'algorithme qui fait ça, mais Tu me vois beaucoup parce qu'on travaille beaucoup avec Fatiha et parce qu'on a des ambitions fortes, autant pour nous que pour les autres. Donc on essaie vraiment de pousser les choses loin.
Bravo! Est-ce que tu peux te présenter toi avec tes mots? Parce que moi, je t'ai présenté à ma manière, mais je pense que tu auras une présentation un peu plus exhaustive.
Ok, bah écoute, alors moi je m'appelle Tariq Raïbed. À la base, je suis infirmier. Je me suis reconverti professionnellement avec ma femme quand on a eu l'idée de faire des biscuits, des biscuits en forme de billes, ceux-ci là, tu vois, de prendre des biscuits du monde, de les miniaturiser en forme de billes comme ça, c'est la corne de gazelle, tu vois, ça devient une bille corne de gazelle et on l'a fait pour plein de biscuits du monde, un biscuit turc, un biscuit breton, un biscuit brésilien, le beijinhos et on s'est reconverti, donc on est devenu producteur de biscuits. On a vécu une histoire entrepreneuriale qu'on raconte dans ce livre qui s'appelle «On lâche rien», vous aurez absolument toutes les anecdotes qu'on a vécues dans le processus de création et de pérennité de l'entreprise. Et la particularité de notre histoire, c'est que dès le début, on a filmé absolument toute notre histoire entrepreneuriale, on l'a documentée, on l'a partagée, on a créé la première téléréalité entrepreneuriale sur LinkedIn. Et ce qui fait que ce livre devient spécial, c'est qu'à chaque fin d'anecdote, vous n'avez plus qu'à scanner le QR code et en fait, ça vous ramène à la vidéo qui illustre les propos. Donc ça fait vraiment quelque chose de documenté et C'est un livre qui se lit et qui se regarde. On en profite comme tu l'as dit tout à l'heure. Nous, on est comme toi, on veut partager des tips, on veut partager son avis.
Il y a plein de tips à chaque fois. Effectivement, à la fin de chaque chapitre, il y a un tips et en plus il y a le regard, ton regard à toi et le regard de Fatih également. Et on croise et on en parlera un peu parce qu'on ne va pas raconter tous les tips qu'il y a dans le livre parce que sinon les gens ne voudront plus lire le livre. Mais on va donner quelques éléments qui vont vous donner envie de lire le livre et je vous conseille vraiment de le lire. Parce que l'histoire qui est assez particulière, vous êtes infirmier, vous avez pas du tout le profil d'entrepreneur au début, et là vous avez cette idée incroyable de vous lancer, et vous vous lancez, et surtout vous vendez votre maison pour faire ça parce que financièrement c'est pas possible. Comment tu arrives à avoir ce mindset de dire ok, déjà je me lance, et ensuite j'ai pas d'argent, les banques veulent pas me suivre, il y a déjà Michel Augustin qui est passé par là, comment je me J'accepte de mettre ma maison en vente pour me lancer.
Écoute, en fait, pour comprendre cet acte-là, il faut que tu comprennes d'où on vient avec Fatiha. Tu vois, Fatiha, c'est une femme qui est issue d'une famille de 10 enfants. Elle a 9 sœurs, donc c'est quand même volu. Que des filles. Que des filles. Il y a un garçon.
Elle est comme moi, je crois. Moi, j'ai 6 sœurs, je suis le seul garçon.
On est 7. Tu comprends le mood. Et quand ils ont grandi, tu vois, en fait, c'était une famille très modeste, donc il n'y avait pas à manger sur la table tous les jours. Donc Fatiha, c'est la cadette, c'est la deuxième de la fratrie. Très tôt, elle a dû aller travailler pour subvenir aux besoins de la famille, pour aider ses parents à finir les fins de mois. Donc elle, elle voulait devenir médecin, elle a dû étouffer ses ambitions, elle est devenue infirmière, elle a réussi à s'accomplir. Mais tu vois, il reste toujours quelque chose en toi quand tu es pas allé au bout de tes ambitions. Moi, de mon côté, je suis un enfant handicapé, je suis né handicapé, je marchais pas quand j'étais jeune. J'ai commencé à marcher à l'âge de 7 ans, j'étais un enfant des hôpitaux donc j'étais en fauteuil roulant jusqu'à 7 ans et quand j'ai commencé à marcher, revenir dans un système conventionnel avec toutes les personnes valides, j'ai dû faire ma place, c'était un peu compliqué pour moi, puis tu as toujours le regard de la personne qui boîte, la personne qui a un handicap et quand j'ai grandi ça a été compliqué parce que les gens te réduisent à ton handicap en te disant «ouais mais tu vas pas y arriver, ouais mais c'est compliqué pour toi, tu peux pas être infirmier» je suis devenu infirmier, «tu peux pas être cuisinier» j'ai passé mes diplômes, je suis devenu cuisinier et du coup quand on s'est retrouvé avec Fatiha dans ce chemin-là à se regarder se regarder les yeux dans les yeux et se dire: «Ah, mais là, on est en train de le vivre pour une fois, mais on le vit ensemble.» Les gens vont étouffer nos ambitions, les banques ne nous croient pas, ne croient pas en nous, la région pareil, ils croiront en nous que si les banques croient en nous. Donc tu sais, c'était conditionné, les aides de la région à que la banque vienne t'aider, vienne te donner un crédit. Et ben ce jour-là, on se regarde dans les yeux et on avait réussi à acheter notre maison et on s'est dit: «Ben tu sais quoi, on va sortir de notre zone de confort et on va créer notre propre chance, on va s'extirper de cette cette vision que les gens ont de nous et on va leur dire non, vous avez tort et on va vous le montrer.
Et donc vous avez, parce que vous, la maison, elle a été achetée en crédit, c'est-à-dire que vous avez remboursé une partie?
On avait travaillé comme des dingues depuis qu'on s'était mariés, on avait travaillé en Suisse, on avait réussi. Tu vois, nous on vit très modestement, si tu nous connais dans la réalité, tu vois, on est très simple comme personne. Et du coup, on a réussi vraiment à mettre beaucoup d'argent de côté en travaillant vraiment beaucoup.
Mathias, moi j'ai une femme qui qui aujourd'hui, et donc dans votre vie d'infirmière, vous étiez comme ça également?
On était comme ça. Et du coup, on a réussi à acheter notre première maison et ça a été un accomplissement pour nous, tu vois.
Bien sûr.
Et du coup, c'était même une sécurité. Mes parents, quand je leur ai dit on a acheté une maison, j'ai un CDI, tu sais, c'est la vie de mes parents, ils étaient tous sécurisés. Quand on leur a dit bon, on vend la maison et on quitte nos CDI, Comment vous avez vécu ça?
Parce que moi je l'ai vécu. Quand moi je travaillais dans un grand groupe dans le domaine de l'énergie, et quand j'ai dit à mon père j'arrête, je lâche mon CDI pour me mettre entrepreneur à faire des formations, mon père il a vrillé.
Comme tu as dit, on a les mêmes parents alors, famille d'ouvriers, 7 enfants.
Tu sais, mon père était maçon, ma mère elle a jamais travaillé, donc pour lui c'est la sécurité d'emploi. Mon fils il est ingénieur, c'est bon, il gagne bien sa vie. Là je lui dis je vais tout arrêter pour ils vont me mettre dans l'entrepreneuriat. Comment tes parents et vos parents et votre entourage ont vécu ça?
Écoute, ça a été très compliqué au début parce que nos parents ne voulaient pas qu'on le fasse, donc on n'avait pas leur soutien, tu vois. C'est avec beaucoup de freins. Nos frères et sœurs aussi, tu vois, comme tu l'as dit, dans leur schéma de pensée, ils sont vraiment dans un axe en se disant attends, la maison c'est un accomplissement, le CDI c'est un autre accomplissement, tu peux pas quitter ça, surtout pour quelque chose d'inconnu. Donc au début, on avait leur soutien de cœur, mais leur soutien logique, tu vois, leur soutien de la raison n'était pas là. Donc ça a été compliqué. Mais quoi qu'il en soit, tu vois, j'avais mon beau-frère Patrick qui est venu, il nous a aidé à faire le carrelage pour monter l'usine. J'ai mes frères qui sont venus, les sœurs de Fatia, tu vois, 9 personnes pour venir aider, ça aide tout de suite. Ils sont tous venus nous aider. Le père de Fatia, maçon, il est venu Mes parents, ma mère, tout le monde est venu nous aider physiquement. Mais psychologiquement, ça a été très dur d'accepter pour eux qu'on fasse un choix qui n'est pas cohérent pour eux dans leur état d'esprit. Faire de l'entrepreneuriat, les gens disent oui, c'est génial, c'est super fun, t'es libre. Non, non, nos parents, ils savent la vérité qu'il faut une vraie sécurité. Donc ça a été compliqué, mais petit à petit, au fur et à mesure, tu vois, par exemple, quand j'ai rencontré le président de la République ou ou quand mon père il nous a vus en couverture d'un journal, où on est là, on fait la tête d'affiche, on était sur les kiosques, on nous voit sur M6. Il y a des accomplissements qui font que tu vas susciter la fierté de tes parents et de ta famille. Et d'un coup, tu sais, ça, ils viennent te gonfler. Ils croyaient en toi quand même parce qu'ils t'aiment, mais là tu les rassures. Et tu vois, moi, mon père, il m'a dit 1000 fois qu'il était fier de moi. Il m'a dit la première fois qu'il me l'a dit, c'est quand on a eu la première Safia. Il me l'a dit une deuxième fois 3 fois quand il a— ah non, la première fois, c'est quand je me suis marié avec Fatiha. Il a eu un gros coup de cœur pour Fatiha, il m'a dit «fier de toi». Après, c'est ma fille, c'est mon autre fille. Et la dernière fois qu'il nous l'a dit, c'est quand il nous a vu— c'est marrant, c'est pas quand il m'a vu sur M6, lui il s'en foutait. Quand on est sorti sur un journal, dans un journal, qu'il y avait notre couverture, il est allé l'acheter, il l'a mis sur lui et il le montrait à tous ses copains. Tu vois, nos parents, c'est des anciens, donc le papy, dans un journal, ça lui a tout de suite parlé plus qu'à la télé. Et ce qui m'a fait rire, c'est quand j'étais allé le voir à Londres, je le voyais marcher avec sa petite canne et tout, il est là.
Là tu me fais rire parce que j'ai vécu la même chose, j'ai vécu en parallèle, on a la même vie j'ai l'impression avec les passages médias, le livre. Et moi c'est le jour où mon père, je crois il a été le plus fier, c'est quand il m'a vu sur le plateau de 2M, c'est la 2e chaîne marocaine, c'est l'équivalent du France 2, au JT de 20h sur le plateau, sur le plateau en direct avec Wadih Dada, lui posé dans le salon en train de regarder. Ma mère, en plus, elle était au bled, elle était avec ses sœurs, ses frères, donc tous en train de regarder la télé. Et moi, j'étais sur le plateau. Là, mon père, il s'est dit c'est bon, c'est pour lui, c'était la fierté incroyable. Et on a vécu la même chose. Je veux encore revenir sur ce sujet-là parce qu'il y a plein de gens qui nous écoutent qui ont des rêves. Qui veulent y aller mais qui se bloquent par amour de leurs parents, de leurs proches ou autres, par rapport à leurs croyances. Ce serait quoi le conseil? Parce qu'effectivement tu as dit, et c'est vrai, moi je l'ai vécu, mes parents m'ont toujours soutenu, mais ils me soutiennent maintenant qu'on a les résultats. Physiquement, ils vont être là, ils vont, si tu as besoin, ils vont être là. Mais mentalement, les remarques, les phrases, les piques: non mais tu es sûr, moi J'ai un handicap également, mais qui est pas visible. J'ai du diabète depuis que j'ai 10 ans. Donc quand tu dis, et donc mon père il me disait, mais toi tu es diabétique, tu es pas comme, tu sais, ils ont leur croyance de, peut-être que toi tu l'as vécu avec ton handicap, mais tu sais, toi physiquement tu es pas comme les autres, tu peux pas tenir la difficulté. J'ai une sorte de croyance, une sorte de, ils font des résultats, ils réfléchissent à leur manière, ils font des déductions, et pour te dire, venir te convaincre de dire non, faut pas le faire. Parce qu'ils ont peur pour toi. Qu'est-ce que tu dirais à une personne qui vit ça aujourd'hui? Et ce serait quoi les mots que tu lui donnerais pour le pousser à aller dans l'action?
En fait, tu l'as très bien dit. Tu sais, nos parents, ils ont fait exactement ce qu'on a fait. Ils ont immigré, ils sont arrivés ici avec une volonté de faire et ils ont eu plein de freins, plein de freins économiques, plein de freins sur la perception que les gens avaient d'eux. Donc ils auraient pu baisser les bras, mais ils avaient un combat ils devaient s'élever socialement pour nous donner une chance à nous qu'eux n'ont pas. On vit exactement le même schéma. On est nous, on a déjà cette génération qui s'est battue pour nous, on doit encore pousser le bouchon encore plus loin parce que tu vois, beaucoup de gens parlent d'un plafond de verre, d'une difficulté à atteindre certains sommets. Il y en a qui ont pété le plafond de verre, qui sont en train d'inspirer nos enfants, tu vois, aux enfants qui sont issus d'immigration, qui vivent, qui sont de la deuxième, troisième, quatrième génération, se dire mais non, il y a plus du tout de limite. Maintenant, on peut tous aller plus loin, mais on doit montrer la voie. Et aller dans une voie qui n'est pas encore explorée, c'est comme si tu vas dans un chemin en forêt qui n'a pas été encore nettoyé pour que tu puisses traverser. Si tu ne fais pas toi cet effort pour aller tracer ce chemin-là, un autre le fera. Mais qu'est-ce que tu as envie de te dire quand tu vas regarder en arrière dans quelques années à tes enfants, à toi-même, te dire mais ok, je l'ai fait. Et ça, c'est comme si tu voulais aller faire les JO. Les mecs qui font les JO, ils font un entraînement de fou, ils se privent, ils ont des doutes, ils ont l'ascenseur émotionnel, ils ont de l'exaltation. Mais au final, s'ils atteignent leurs objectifs, s'ils finissent 3e, 2e, ils se disent bon, j'y ai participé, je suis allé au bout de moi. Si tu vas pas au bout de toi-même quand tu as une idée entrepreneuriale, tu vas vivre avec des regrets. Et c'est C'est la pire des choses selon moi, c'est de vivre avec des regrets. Tu peux vivre avec de la déception, tu es déçu parce que tu es pas allé au bout, tu es déçu parce que lui t'a trahi et c'est pas allé jusqu'au bout, ça c'est pas un problème. Par contre, vivre avec des regrets, ça veut dire que tu ne peux plus faire quelque chose que tu aurais pu faire. Et ben c'est comme ça qu'on a été animé, et c'est comme ça que j'essaie de pousser les autres à se dire: tu as une idée, c'est quoi? Fais-le aujourd'hui. Tu as plein d'exemples, tu as toi que des exemples comme toi, Mohamed, tu as des exemples de réussite entrepreneuriale ou ou de business qui sont absolument incroyables. Ça doit être inspirant pour toi. Il existe des outils, tu regardes, moi je te dis, ça c'est un outil, le livre. Dis ce que moi, ça c'est pas, moi je gagne quasiment rien là-dessus. Mais par contre, c'est toi-même, tu sais, dans les livres, donc c'est quand même sur un livre, et en plus qui est vendu, j'ai même pas le prix. Quand tu fais un livre, tu le fais pas pour gagner de l'argent, tu le fais parce que tu veux transmettre quelque chose. Et nous, il y a eu tellement de gens qui venaient nous demander des conseils, qui nous demandent qui nous demandaient des choses, qui voulaient qu'on leur donne nos techniques, qu'est-ce qu'on a fait exactement pour arriver là. On s'est dit on va tout transcrire, on va prendre le temps de le réécrire, leur donner des conseils, des tips. Et que ceux qui n'ont pas cette flamme du début de se dire j'ai peur de déclencher parce que j'ai peur de l'inconnu, va avec ça, tiens, lis ça, déjà ça va te donner envie, ça va te donner des techniques. Et aujourd'hui il existe plein de choses, plein de choses pour t'aider à minimiser les risques. Tu as Pôle emploi qui va te mettre un système où ils vont te garder tes indemnités. Tu as l'intrapreneuriat, ça veut dire que tu es dans ton entreprise et que tu fais un deal avec ton patron et que tu dis écoute, je vais créer ma boîte en parallèle que je travaille ici, puis il touche des indemnités, tout ça. Franchement, on est dans un pays où en vrai, si tu as un doute et que tu arrives pas à en déclencher, c'est que tu es pas fait pour ça. Vraiment, je te mets une dernière nuance, et toi tu sais de quoi je vais parler. Si tu fais ce choix-là de rentrer dans le chemin de l'entrepreneuriat, c'est quelque chose que tu vas devoir assumer parce que c'est compliqué, ça prend énormément d'énergie, ça perturbe tout ton équilibre familial parce que tu passes beaucoup de temps à travailler, ça, parce que c'est pas la même chose que salarié, même si salarié ça prend de l'énergie, mais tu peux faire des coupures. Là, si tu ne travailles pas, l'entreprise n'avance pas, tu vois, et tu es tout constamment dessus. Donc il faut comprendre que ça va perturber vraiment tout tout ton quotidien, toute ta vie, jusqu'à un certain moment, jusqu'à ce que tu réussisses. Mais ça va te demander de donner une énergie folle. Donc c'est vraiment un choix que tu dois assumer.
Je suis entièrement d'accord. Il y a un point qui te caractérise en tant qu'entrepreneur. Si moi quelqu'un me disait, mais Raymed, pour toi, qu'est-ce qui le caractérise? Moi je dirais l'audace. Ça c'est un point, du moins c'est ma perception extérieure, c'est tu as une audace incroyable. Comment tu as rencontré le président, comment tu as levé des fonds les premières fois, comment tu as connu tes premiers investisseurs, et plein de choses. Tu as fait plein de choses. Comment tu as travaillé cette audace? Comment ça se travaille et comment tu l'as eu?
Ça se travaille déjà parce qu'il faut pas avoir peur de l'échec, faut pas avoir peur de se relever quand tu tombes. Faut te dire que toutes les réussites que tu vois Ça n'a pas été direct. Bien sûr. Je me suis mangé, il y a des fois des pitchs que j'ai pas gérés, j'ai été nul à chier, tu vois vraiment.
On le voit dans Qui veut être mon associé, et en plus c'est que dans le montage qu'ils font, ils font exprès, ils te voient, tu parles et d'un coup tu bugs, ils te voient que tu bugs et après Fatia reprend le lead, ils jouent le montage parce que c'est—
Cet extrait-là il est caractéristique de notre vie. On est deux. Ça, ça m'a donné une force énorme. Tu sais, ma femme, elle m'inspire énormément, elle me charge énormément en énergie. Mais c'est surtout que c'est mon premier conseil, tu vois. C'est ma femme, c'est ma confidente, c'est mon amie, mais c'est aussi quelqu'un vers qui je vais aller discuter, je vais lui parler de mes doutes, et qui va savoir les accueillir et me donner des conseils pour me pousser vers le haut. Ça, c'est déjà la première chose. La deuxième chose, c'est que Je me suis planté plein de fois et franchement, au lieu de me dire ouais, je me suis planté, je me dis vas-y, c'est pas grave, j'y retourne. J'y retourne parce que je me dis de toute façon, si je le fais pas, je vais regretter. Et moi, je veux pas vivre avec des regrets. La dernière chose, c'est que tu vois, l'audace dont je fais preuve, j'en fais preuve au niveau des gens parce que je considère les gens d'égal à égal. Pour moi, même si c'est un grand patron qui gagne des milliards, ça reste un être humain comme moi. Et il suffit juste de le respecter comme je respecte tous les êtres humains. Et il suffit aussi d'avoir la première accroche. Et les premières accroches, si j'arrive moi à travailler ça, parce que je me renseigne sur les gens. Tu vois, comme nos parents ils nous disaient «vas-y, je vais enquêter». Oui, mais c'est pareil, on enquête. Moi j'aime beaucoup me renseigner sur les gens. Je ne viens jamais vers quelqu'un que je ne connais pas. Si je le découvre, je le découvre. Mais j'ai cette capacité, si tu veux, à aller au plus profond des gens parce que Déjà à la base, je suis infirmier, mais je suis infirmier en psychiatrie et je suis infirmier spécialisé en analyse comportementale. Moi, j'aime la psyché des gens, j'aime comprendre les gens, pourquoi ils font les choses, comment ils les ont faites et comment ils sont arrivés là. Et si tu veux, toute cette audace, elle fait partie du comportement, mais elle fait aussi partie du mindset. On a osé vendre notre maison, on a osé aller dans le biscuit industriel alors qu'on n'y connaissait rien. On a osé aller déclencher des politiques pour accélérer nos démarches. Mais aujourd'hui, tu vois, on a osé grandir en tant qu'entrepreneur et avoir plus de compétences et on a osé lancer une nouvelle boîte en intelligence artificielle, une agence qui s'appelle Miyakito. On a osé lancer, parce que comme on a aimé les médias et qu'on a aimé ce qu'on faisait, on s'est dit, tu sais quoi, on va oser lancer une boîte de production en audiovisuel et aujourd'hui on développe déjà des programmes qui vont être diffusés dès la rentrée. Donc c'est c'est qu'en fait on se met pas de limite, on se dit pourquoi pas.
Et c'est ça, c'est le mindset, c'est toujours dire pourquoi pas, j'y vais, pourquoi pas. Est-ce que tu as une anecdote d'un moment ou d'un truc que tu as fait où tu as énormément d'audace, tu dis waouh, qu'est-ce que je viens de faire, et qui a payé ou même qui a pas payé? Mais une anecdote tu peux donner pour que les gens, parce qu'il y en a qui vont découvrir toutes ces anecdotes dans ton livre, et pour leur montrer l'état d'esprit que tu as et que vous avez avec Mathias?
OK, la toute première qui a été game changer, qui a été— attends, il y a mes enfants. La première qui a été game changer pour nous, tu vois, c'est celle d'Anthony Bourbon. Quand je devais lever de l'argent et que je ne connaissais aucun réseau, que Papé Pi allait très mal à cause du COVID, on a saisi notre chance. J'ai eu Anthony Bourbon au téléphone, je l'ai appelé et puis il m'a tout de suite répondu. Mais sa première question, il m'a demandé si j'étais Chronopost. Je lui ai dit oui, je suis Chronopost. Et derrière, il m'a donné son adresse et je suis allé lui livrer un colis qui n'était pas le sien. Et ça a fait qu'on a fait une levée de fonds en 15 minutes où on a récupéré 300 000 €.
Le truc, c'est que c'était pas aussi facile. Tu t'es fait passer pour un livreur, tu es arrivé à l'entrée, tu as dit non mais je veux le voir absolument.
Parce que si tu veux la vraie histoire, la vidéo elle est là. Ah ouais, la vraie histoire, va la voir là. Elle est là. Tu veux vraiment l'avoir en totalité? Après, je pourrais te raconter comment je me suis incrusté à l'Élysée pour aller parler au président de la République pour qu'il m'accélère un dossier qui était en train de traîner. J'avais besoin d'industrialiser mes lignes de production. Comment je me suis retrouvé dans 2500 stations-service parce que j'ai fait un pitch à Patrick Pouyanné de TotalEnergies et que derrière il m'a ouvert toutes les—
Vas-y, on va s'arrêter sur ce pitch. On va s'arrêter sur celui-ci. Comment on rencontre le boss de Total et qu'on arrive à lui pitcher pour qu'il accepte de te mettre dans 2500 points de vente?
Ok, alors je suis au salon VivaTech et je me balade et j'étais venu voir certaines personnes, donc j'avais réussi mes coups, j'avais parlé avec qui je voulais parler. Et là, en marchant, moi je suis quelqu'un qui reste très présent dans l'ici et le maintenant. Quand je suis sur un événement quelque part, je suis très connecté avec ce qui se passe autour de moi. Donc je marche et là je vois plein de caméramans, des perches vers un mec. Je vais voir les vigiles, je leur dis: «Bon les gars, c'est qui lui?» Et là les mecs ils me disent: «Ouais, c'est le patron de TotalEnergies.» Au début je me relève pas, tu vois, je me dis: «Bon le mec c'est centrale nucléaire, machin, moi qu'est-ce que tu veux que j'aille faire là-bas? En plus VivaTech, c'est que de la tech.» Moi je continue à avancer puis d'un coup je m'arrête, je me dis: «Ah,. Et je pense en fait à ce que je partage à tout le monde. Tout le monde me dit: comment tu fais pour parler à quelqu'un d'important? Quelles sont tes techniques? Je dis: bah vas-y, je vais faire un tuto en live. Cette personne, qu'est-ce que je vais pouvoir lui vendre? Et d'un coup, j'ai une illumination, je me dis: mais en fait, TotalEnergies, c'est des stations-service aussi, c'est pas du nucléaire du tout, c'est pas EDF. Je me dis: mais en fait, non, mais je pourrais placer mes produits. Et là, en live, je partage ma réflexion et je me filme et je prépare mon pitch. Et après, je commence à donner mes «Comment je vais le choper? Comment je vais lui serrer la main? Comment je vais passer la garde rapprochée ?» Et là, je le fais en live. J'arrive devant lui, je lui fais le pitch, mais surtout, avant de lui faire le pitch, j'ai travaillé un exercice de projection en me disant que si je lui fais ce pitch-là, s'il me répond autre chose que ce que j'attends, comment je vais lui répondre? Et moi, j'aime beaucoup travailler ça. C'est pour ça que moi, tu me prends pour un fou quand tu me vois dans la rue, des fois quand je suis tout seul, je parle à moi-même parce que je m'imagine.
Tu imagines, tu te dis: «Attends, si moi je lui présente «Pas baby, mais lui il me dit: ah non mais moi j'ai pas que ça à faire, qu'est-ce que je réponds?» Voilà, exactement.
Et du coup je lui fais le pitch, le mec tu vois dans la vidéo il a un premier accueil mais il prend ma carte et tout. Et je finis la vidéo et j'annonce dans la vidéo: bon voilà on essaye, voilà comment j'ai fait. Et puis moi pour moi la vidéo était terminée. Et en fait c'est 20 minutes après qu'un de ses chargés vient me retrouver et là je continue à filmer Et je raconte, je dis regardez le résultat d'oser. Cette vidéo, elle a été tellement vue que c'est devenu une vidéo qui est étudiée à l'ESSEC, qui est étudiée à HEC, parce que dedans je condense tout plein de techniques commerciales, mais c'est pas du papier, c'est du physique, c'est du vécu, tu vois. Et j'ai tellement mis de pédagogie dans mes vidéos que j'ai beaucoup de mes vidéos qui sont étudiées aujourd'hui dans des classes ou pour expliquer aux gens. Je suis même devenu formateur là, je commence à la rentrée. Je m'occupe de plusieurs classes de commerciaux pour certains groupes, notamment pour EDG avec Pitch Planet. Ils m'ont recruté et là on va leur montrer comment aujourd'hui craquer LinkedIn pour faire de l'acquisition, mais aussi comment avoir la bonne attitude commerciale pour closer, quoi.
Ouais, pour être commercial. J'ai vu et j'avais même vécu un peu ton voyage parce que tu étais en Tesla, tu passais de station en station à un moment et tout. Ça aboutit à ça, tu étais d'une action, tu aboutir à une deuxième, une troisième. En vrai, tu sais pas exactement où ça va te ramener, mais tu vis l'aventure qui permet de passer d'une étape à l'autre.
Et tu imagines que j'ai osé leur dire, à un moment je leur ai vendu des biscuits, ils ont dit ok, c'est bon, mets dans 2500. En 2 mois, ça s'est jamais vu chez Total, jamais. Et ensuite, j'étais comme ça, j'ai osé, je leur ai dit est-ce que ça vous dit qu'on fasse une campagne de communication, on va aller faire déguster les Papepi dans la France entière. Les gars me disent oui, c'est ok, allez, on prend une Tesla, on va la floquer. Ok, d'accord. Et en fait, je demandais des choses plus jaugées, plus j'osais, plus c'était cohérent avec ce que je leur vendais, plus les gars ils disaient mais écoute, c'est une campagne de com géniale, pas de souci, tac, ils m'ont signé un chèque, on a fait le Tour de France. Mais ce Tour de France-là, en plus d'être une campagne de com, ça a été aussi un moment où on allait rencontrer les gens qui nous soutiennent au quotidien. Ça a été tellement dingue que même à un moment, quand on a crevé en Tesla, et ça je le raconte aussi dans le livre, on crève en Tesla, Trouver un pneu Tesla un samedi 10h à Lyon, c'était quasi impossible. Et quand on l'a posté sur les réseaux et qu'on a raconté ce qu'on vivait au moment T, les gens sont revenus, nous ont aidés à trouver des pneus. Il y a un mec qui est venu en voiture, il nous a ramenés aller chercher le pneu, les garages étaient fermés. Il y en a un, sa femme lui a dit «Ouvre, aide-les». Il a ouvert son garage, il nous a changé le pneu. Tu te rends compte de ce qui a pu se passer à ce moment-là? Quand on a vu ça, des inconnus qui nous parlaient comme s'ils nous connaissaient et que très vite, en 2 minutes, on avait déjà créé un lien et que c'est des liens qu'on a gardés jusqu'à aujourd'hui.
C'est incroyable. Voilà, tu sais que cet été, tu étais au Maroc. Oui. Tu étais vers chez moi. Tu étais juste à côté de chez moi.
Où?
À Alhacima.
Ah! Tu vois, ça c'est encore une autre histoire. On a décidé de faire un Pékin Express en allant rencontrer tous les gens qui nous suivent sur LinkedIn. Et ben à Al Hasima on arrive, c'était quand même une dinguerie. Si tu as vu les vidéos, tu as vu, c'était fou qu'on se retrouve en même pas une demi-heure, on avait mis les pieds sur le territoire, on se retrouvait sur un yacht à aller chercher du poisson vers les pêcheurs en pleine mer, à se retrouver dans des usines, à les visiter. Non mais, et de travailler, on a travaillé aussi à Al Hasima. Ah ouais, on a travaillé dans un restaurant.
Moi j'ai vu, j'ai vu, j'ai vu que vous étiez derrière en train de faire cuire des frites, un truc comme ça. Moi je dis moi Moi, l'algorithme, je ne sais pas ce qu'il a, mais dès que je rentre sur LinkedIn, je pense comme je like souvent tes posts et il me propose tes vidéos. Il me propose tes vidéos, donc ça me permet de voir, de suivre. Tu as vu comme quoi les gens, ils suivent ta vie.
Bah écoute, je suis désolé, j'essaie d'être intéressant, mais voilà, moi je partage en toute transparence, mais c'est surtout qu'aussi j'embarque les gens. Tu vois, là, on a lancé une nouvelle émission qui s'appelle Blind Invest. Donc l'idée, c'est de faire tomber les barrières d'accessibilité à l'investissement. Ce que nous, on avait, on n'avait pas de réseau. Tu sais très bien que quand t'es handicapé, quand t'es une femme, quand t'es issu d'immigration ou quand t'as pas le profil type, que t'as pas fait de grandes écoles, en vrai lever de l'argent c'est compliqué. Donc nous on s'est dit, souvent il y a des biais cognitifs qui font que t'as un premier jugement sur les personnes qui vont arriver. Donc on s'est dit, tu sais quoi, on va mettre tout le monde dans le noir et comme ça les gens vont pouvoir être tous sur un pied d'égalité et ils vont vivre cette expérience de levée de fonds. Et ben ça, on le lance. Et ben tout de suite, on a parlé à la communauté, on leur a dit écoutez, on fait un logo, qu'est-ce que vous en pensez? On doit changer le nom. Et c'est ça, on aime que ce soit participatif. Tout ce qu'on fait est participatif et c'est ça qui est génial. On ose en parler et on embarque les gens avec nous dans l'aventure.
Ça, c'est un très très bon état d'esprit. Et donc là, tu fais un virage sur la partie émission, parce que tu avais déjà une première émission, là tu en fais une deuxième, et l'objectif c'est d'aider les personnes à lever des fonds.
Mais si c'est d'aider les gens à rencontrer des investisseurs qui peuvent booster leur business, il y a celle-ci. Il y a l'autre, on a créé un rendez-vous entrepreneurial qui s'appelle Et Pourquoi Pas, et ça on crée un rendez-vous que nous, nous a manqué, c'est-à-dire on a créé un peu le mélange entre le TPMP et Stéphane Plaza. Donc tu vois, c'est un plateau on fait venir des chroniqueurs et ils vont pouvoir parler d'actualité business, mais en même temps il y a beaucoup de pédagogie autour de ce programme. Et c'est ce qui fait que ça nous manquait. Moi, tu vois, quand je finis ma journée, de regarder une émission où on parle un peu business mais avec des bons conseils, des bons tips, on voit des choses, des gens qui sont inspirants, ça me manquait. Donc on a créé ces deux-là, il y en a d'autres qui arrivent encore, mais tu vois, là c'est les deux qui arrivent là.
Toujours sur YouTube, tout est sur YouTube pour que les gens puissent aller voir.
Pas que sur YouTube, je peux pas te les annoncer, mais pour l'instant, pour l'instant il Ça commence à être diffusé à partir du 13 septembre sur LinkedIn, sur YouTube, sur tous les réseaux sociaux. Il y a aussi Bsmart qui est rentré dans la boucle et qui veut diffuser. Il y a des journaux partenaires comme Écoréseau Business. Ensuite, là, on est en train de discuter avec Netflix et Prime pour voir comment on va pouvoir pousser ensemble les programmes plus loin.
Wow! Il y a un sujet, c'est super passionnant, il y a un sujet que je voulais revoir aborder avec toi, c'est le sujet de l'éducation et de l'école, parce que tu en parlais au début. Je pense que c'est un sujet qui te parle et qui me parle énormément. C'est quoi toi ta vision de l'école aujourd'hui? Comment, avec le recul, c'est quoi ta vision de l'école? Petite pause pour te dire que si ce podcast te plaît, like et abonne-toi pour recevoir encore plus de contenu.
Écoute, moi comme je te l'ai raconté, je suis un enfant des hôpitaux Necker, donc quand Quand j'étais jeune, j'étais au CNED, j'avais un prof personnalisé. J'ai pris beaucoup d'avance. Quand t'as qu'un prof pour toi, tu prends de l'avance. Et quand je suis revenu en système conventionnel, j'étais en primaire et de me mettre dans une classe avec des élèves qui, eux, avaient besoin d'entendre 3, 4, 5 fois les mêmes explications, j'avais pris un temps d'avance. Donc j'étais quelqu'un qui bavardait beaucoup, qui bavardait avec mon voisin, donc je le mettais sûrement en échec scolaire, mais du coup j'avais ça. Et je parlais beaucoup, donc les profs m'engueulaient souvent. Mais en plus de ça, comme j'avais un handicap, je faisais comme les magiciens, tu vois. J'essayais de ramener tout le monde vers ma bouche, vers ma manière de parler, ma manière vite, rigolote, tu vois, pour que les gens ne me voient pas à travers mon handicap. Et tu demandes à des gens qui étaient au collège, au lycée avec moi, tu leur diras: «Ah, il avait un handicap ?» Ils vont te dire: «Non mais t'es sérieux ou quoi? Il avait pas de handicap.» C'est que j'avais réussi mon coup. Mais ça, c'est à double tranchant parce que j'avais une personnalité assez exubérante assez différente. Et du coup, j'ai toujours eu des bonnes notes à l'école, mais par contre, les profs ne m'aimaient pas, ils avaient du mal avec moi. Ce que je comprends, tu vois, j'avais 30 élèves plus un qui est compliqué, où il n'y en avait pas qu'un qui était compliqué, mais bon, c'était difficile. Je me suis même fait agresser, je me suis fait étrangler par un professeur en 6e. Quand je suis passé sur M6, il y a une fille de ma classe qui m'a écrit, qui m'a dit: mais je me rappelle de toi, tu t'étais fait étrangler par le professeur, il a pas eu de sanction. Parce que, tu vois, moi j'étais apeuré, j'avais peur que mes parents m'engueule parce que je me suis fait étrangler par un professeur. C'était compliqué, tu vois.
Donc, pourquoi il t'avait étranglé?
Parce que je bavardais beaucoup, puis je voulais pas écouter ce qu'il disait. Puis c'est, ça reste un être humain, donc il a été dépassé par ses émotions et sa réaction, ça a été de me soulever. Il m'a étranglé devant tout le monde jusqu'à ce qu'il reprenne son calme. Il m'a posé. Et du coup, moi, j'ai été un peu traumatisé là-dessus, mais ça a nourri une méfiance et une adversité face face aux professeurs, tu vois. Je me suis dit: ah ouais, vous êtes comme ça, d'accord, je vais continuer à être comme je suis. Et j'ai développé cette personnalité. Ça a été compliqué l'école pour moi, mais j'ai réussi à atteindre mes objectifs parce que j'étudiais, parce que j'ai réussi à avoir des bonnes notes. Et je savais, j'avais des parents aussi qui m'ont dit: je te lâcherai pas tant que tu as pas un bac, tu vois. Après, j'ai eu le bac, je me suis dit: je vais devenir infirmier pour rendre ce qu'on m'a donné et parce que j'aimais ce métier-là. Ça a été la première chose. Mais c'est ça que j'ai envie de te dire, c'est compliqué parce que aussi là, maintenant que je suis entrepreneur, ce que je me rends compte, c'est que par rapport à internet, par rapport à tous ces entrepreneurs qui transmettent leur savoir, tu peux apprendre énormément de choses en dehors du système scolaire. Tu as besoin de la base, tu as besoin de toutes ces bases-là. Par contre, pour te spécialisé, pour aller au bout de tes ambitions, tu es obligé d'aller chercher de l'information ciblée. Et le seul truc où j'ai appris en grandissant, c'est parce que moi j'ai eu mon bac, mais après je suis devenu alternant pour devenir chef de cuisine. Donc, et l'alternance, ça avait très mauvaise image, un CAP, un BP, tu vois, les parents ils disaient non mais attends, on va faire des vraies études. Alors qu'aujourd'hui, je me tu te rends compte que c'est la meilleure école. Tu étudies et en même temps tu vas sur le terrain et tu te confrontes à ton futur métier. Et ça, cette manière de voir les choses dans l'alternance, je l'ai ramenée après dans l'entrepreneuriat où je me suis dit, mais attends, j'ai beau être entrepreneur, j'ai beau avoir ma boîte, toi dernièrement fallait que je monte une boîte de production parce que je savais pas la faire et qu'il fallait que j'aille au bout des engagements que j'avais avec l'Ordre des experts-comptables. Je suis resté 5 mois en tant qu'entrepreneur dans une entreprise qui s'appelle Upper ou le fondateur, quand je lui ai dit ce que je voulais faire, c'est vas-y, pas de souci, je vais te former. Il y a, on n'avait pas de contrat ni rien, mais tous les jours au maximum j'essayais d'aller dans la boîte de production, je regardais comment il faisait des émissions, c'était quoi le rôle de chacun. Il m'a appris tout le métier et en même temps à côté je travaillais pas pépi et mes autres sujets, tu vois. Et c'est ça que j'adore dans l'enseignement en France, c'est ça, c'est de se dire que tu vas chercher l'information, tu peux, tu peux grandir en compétences.
Donc là, pour ta boîte de prod, comme tu connaissais pas le métier, tu as trouvé une entreprise qui avait déjà une boîte de prod et tu es venu gratuitement, ou tu es en mode stage, et pendant 5 mois, 6 mois, tu étais tous les jours là-bas juste pour regarder comment il fonctionne, pour tout. Donc tu t'es fait ta propre alternance tout seul?
Je me suis fait sans papier ni rien. Ok, c'était pas forcément légal, mais on avait pas le temps. Et franchement, j'ai appris et aujourd'hui tu vas voyager.
Aujourd'hui, moi je t'ai coupé, je peux répéter.
Après, et là tu vois, aujourd'hui ils m'ont beaucoup aidé, c'est devenu des partenaires. C'est avec eux que je produis mes nouvelles émissions en production exécutive. Moi je suis le producteur. Et franchement, c'était une expérience, c'est une expérience humaine absolument incroyable.
Ça, c'est un enseignement incroyable pour tous ceux qui nous écoutent. Exemple, on a un objectif, on va faire tel telle chose, on trouve des personnes qui font la même chose que nous et on leur propose nos services gracieusement en disant. Moi, j'ai déjà eu des personnes que je connais qui m'ont dit: moi, je voulais ouvrir une pizzeria. Comme je connaissais rien, je suis parti voir un pote qui avait une pizzeria, ou ça peut être un pote ou quelqu'un, et je lui ai dit: voilà, moi, je travaille pendant 3 mois gratuitement dans ta pizzeria, tu me payes pas, je suis là, je fais les horaires, et le but, c'est de tout apprendre. Apprendre comment la production, comment on fait des pizzas, les pizzas, gérer les stocks. En vrai, tu apprends tout. Et donc c'est ce que tu as fait toi après le bac, parce que tu es parti en cuisine et après tu as fait infirmier, c'est ça?
Alors moi j'ai été infirmier et en fait pendant ma deuxième année d'infirmier, à la fin j'avais pas assez les moyens pour payer ma dernière année, je suis allé bosser en tant que serveur pour avoir les Assedic, pour avoir le financement de ma dernière année. J'ai bossé en tant que serveur dans un resto et quand je suis arrivé dans le resto les apprentis cuisine ont lâché le cuisinier et il m'a dit: est-ce que ça te dit, au lieu que tu fasses serveur pendant un an, j'ai vu que tu aimais bien la cuisine, tu fais un CAP cuisine avec moi sur 10 mois, je vais te payer plus que si tu étais serveur et en plus tu repars avec un diplôme. Je dis vas-y, moi tu m'as convaincu. Et du coup c'est comme ça que j'ai fait ma première année de cuisine et après j'ai demandé à mon école d'infirmiers de pouvoir pousser 2 ans, mettre mes études d'infirmiers en suspens pendant 2 ans. Et pendant 2 ans, je me suis formé chez des étoilés, chez des gastros. Et après, j'ai pris mon diplôme et j'ai même lancé un resto. J'ai réhabilité un resto la dernière année. Et après, je suis retourné à l'école d'infirmier. J'ai fait ma dernière année d'infirmier. J'avais un double diplôme en 2013. Et après, je me suis regardé, je me suis dit: qu'est-ce que je fais maintenant? J'ai pris mon sac à dos, je suis allé m'installer à Lausanne. Et c'est comme ça que j'ai commencé ma carrière d'infirmier en milieu carcéral.
Ok. Non mais c'est fou tes aventures. Tu passes d'un côté à l'autre. On voit que tu aimes bien rebondir et que pour toi, parce que moi dans ma tête c'était chronologique, et non c'était pas chronologique, c'était en parallèle. C'est un peu, tu as 10 vies en même temps. C'est bien parce que les personnes qui nous écoutent peuvent se dire en vrai la seule limite c'est la limite que je me donne. Parce que certains se diraient ah non mais moi j'ai déjà un projet, je vais pas faire un deuxième, un troisième, et toi tu es bien capable. Et quand on a envie, on peut être capable de faire ça. Et en même temps après, regarde, maintenant tu es en couple, tu as des enfants, tu as 2 enfants, tu es papa et tout, et donc mutualiser et faire plein de choses en parallèle, c'est incroyable.
Il y a une dernière chose, tu vois, moi les gens m'ont dit que— on avait souvent tendance à me dire ouais, tu te disperses. Aujourd'hui, je suis plutôt envie de te dire je suis en train de me diversifier. Et si tu regardes, en fait, ce qui est très important, c'est de trouver votre ligne rouge. Moi, ma ligne rouge, elle est simple, c'est l'entrepreneuriat, la transmission des connaissances et l'humain. Et ça, c'est ma ligne rouge qui me guide dans tous mes choix et dans tous les business que je lance. Et si tu regardes aujourd'hui, j'ai une entreprise d'intelligence artificielle qui va aider les entrepreneurs ou les entreprises en implémentant du service avec Miyakito, en implémentant des agents autonomes pour les aider à gagner du temps, gagner en productivité, pour améliorer les conditions de travail des employés et faire plus de chiffre d'affaires. J'ai un média où je suis en train de créer des émissions, tu vois, je fais une émission pour les entrepreneurs, un talk show où on va pouvoir donner des informations, donner des tips et faire venir les personnes pour les mettre en lumière. Je fais les missions pour la levée de fonds, bah pareil, tu vois, je redonne accès aux entrepreneurs. Et derrière, j'ai Papépi parce que c'est mon bébé avec Fatiha. Au début, on faisait le biscuit et ça nous permet d'avoir— on reste logique. C'est notre première, c'était notre première entreprise, Papépi, c'est celle qui nous a permis de développer des compétences. En fait, il y a juste des gens qui oublient une chose, c'est qu'en fait entrepreneur, c'est comme une vie, tu vois. Quand tu es petit, quand tu es adolescent, tu as certaines compétences et tu as une certaine vision. Tu grandis, tu deviens jeune adulte, tu as acquis plein de compétences et tu as une autre vision et tu veux faire d'autres choses. Tu deviens adulte, tu deviens une personne âgée, tout le temps tu évolues et tu prends des chemins différents. Il faut pas avoir peur de se dire ok, j'ai commencé, j'étais designer, je finis, je suis sculpteur, ou bien je continue et je viens de créer une auto-école. Tu peux avoir 10 vies dans une vie. En fait, ce que tu fais sur le temps T, tu kiffes.
C'est le schéma de l'école où tu fais un circuit, tu vas jusqu'au bac, tu fais un bac S, après tu fais 5 ans, je sais pas, d'études. Exemple, dans mon domaine, moi c'était l'ingénierie dans le domaine de l'énergie. Je dis attends, ça s'appelle le biais des coûts irrécupérables. C'est que tu as tellement investi de temps que tu dis ah non mais j'ai déjà fait ça pendant 5 ans, je vais pas perdre tout ça. Et donc tu dis bah forcément je vais être ingénieur dans ce domaine parce que sinon mes 5 années d'études bon à la poubelle, alors que c'est complètement faux. C'est effectivement, tu as appris des choses que tu vas réutiliser, peut-être différemment. Et aujourd'hui, surtout dans le monde dans lequel on vit, ça va tellement vite, la capacité à apprendre, capacité à rebondir et faire des choses différentes, c'est ce qui nous permet de kiffer sur le long terme. Parce que tu fais 3 ans un truc, 3-4 ans tu en as marre, tu vas faire un autre truc. Tu peux changer 10 fois de métier, tu peux te faire de l'entrepreneuriat, revenir salarié, et il y a pas de problème. Tu es pas, on n'est pas dans le jugement. Ouais, effectivement, ma société, elle va pas aussi bien que je l'aurais voulu, change de projet. Et j'ai appris des choses.
En fait, c'est surtout qu'il faut se libérer du regard des autres. C'est ça qui est compliqué, c'est le regard des autres souvent qui te freine. Et il faut se libérer de ça dans le sens où quoi qu'il arrive, quoi que tu fasses, quel que soit le choix que tu fais, tu seras toujours critiqué. Et en fait, fais-le, et peut-être que tu vas voir qu'à un moment tu vas leur montrer l'exemple et tu vas créer, tu vas susciter des vocations chez les autres. Et ça, c'est important. Moi, je pense que ce qui bloque le plus les entrepreneurs, c'est la peur de l'échec. Toi, tu as un échec, souvent ce qui est le plus dur à assumer, c'est le regard des autres sur ton échec, tu vois. Et c'est souvent, c'est pour ça qu'il faut se libérer de ça, parce que sinon tu avances pas aussi activité. Moi, j'aime bien la mentalité un peu américaine anglo-saxonne que l'échec fait partie du processus, tu vois. Je pense que c'est quelque chose qu'on doit plus ancrer ici.
Et comment toi tu t'es libéré du regard des autres? Parce que effectivement, avec ton handicap physique quand tu étais jeune, après le bavardage, après le fait de changer plein de fois d'activité, comment tu as réussi à te conscientiser? Comment tu as fait pour te libérer du regard des autres?
Alors je vais dire, j'ai une recette secrète, celle qui m'a libéré du regard des autres, c'est ma femme. C'est ma femme parce que quand je l'ai rencontrée, que je lui ai raconté toute ma vie, tu sais très bien que je l'ai demandée en mariage au bout de 5 jours, et 15 jours après on était mariés. Et maintenant, c'est 5 jours, on a vécu un moment assez fusionnel, on s'est raconté chacun nos vies, et moi j'ai été transparent avec elle comme comme je l'ai été avec personne d'autre. Et en fait, quand elle m'a regardé et qu'elle m'a dit: «Écoute, je t'aime comme tu es, j'aime celui que tu es.» Les mots ont eu un impact où ça a déverrouillé des barrages chez moi, ça a libéré des ambitions, et du coup je me suis senti bien. Et tu vois, en fait, c'est ça je pense qui résume bien comment je me suis libéré du regard des les autres, c'est que je sais que chez moi, quand je viens ici, j'ai quelqu'un qui m'aime, j'ai quelqu'un qui va me supporter quoi qu'il arrive. Donc je ne suis pas seul. Et la meilleure manière de vous libérer, je pense, en tant qu'entrepreneur, c'est de ne pas être seul. Moi, j'ai beaucoup d'admiration pour les entrepreneurs qui entreprennent seuls, qui sont des solopreneurs, qui sont à la tête de boîtes où ils sont seuls. Je les admire parce que je ne sais pas si j'y serais arrivé, et j'en suis c'est sûr, parce que si j'avais pas Fatiha, il y a longtemps que j'aurais lâché sur certaines choses. Il faut trouver ses forces, en fait.
C'est parce que tu parles de Fatiha, ça me permet d'aborder le dernier sujet que je voulais aborder avec toi. C'est aujourd'hui, tous les projets que tu fais, tu les fais avec Fatiha, et vous avez monté Papepi ensemble, plein de projets vous les avez fait ensemble. Et comment vous avez défini, comment Comment tu vis avec un associé qui est à la fois ta femme, ton amie, ta confidente? Comment vous vivez cette double casquette vie pro et vie perso?
Écoute, si je te disais que tout était facile, je serais un menteur. C'est très compliqué parce qu'en fait c'est une vie de couple, c'est quelque chose qu'on partage. On a déjà, avant, on était en intimité. Et quand tu es salarié, que chacun travaille de son côté, quand tu as des problèmes au travail, tu rentres à la maison, tu fais la session. Le problème, c'est que quand tu as un problème au travail, je te rappelle que c'est ma PDG, quand on s'embrouille au travail, on arrive à la maison, dans la cuisine, l'embrouille elle continue. Et au début, tu fais pas attention à toutes ces choses-là parce que l'entrepreneuriat, c'est quelque chose d'insidieux qui va s'installer dans ton quotidien et qui va venir perturber tous tes schémas de pensée et tes schémas de vie, comme je te l'ai dit tout à l'heure. Donc là, les premières années. Et en plus, nous, on a lancé Papépi en août 2019, et en octobre, Fatiha, elle a couché de notre deuxième fille. Donc il y a eu un moment, il y a eu une grosse accélération, on a dû absorber tout ça. Ça a distendu le lien qu'on avait ensemble. Et en fait, sans s'en rendre compte, on avait créé un gouffre entre nous deux. Et il y a eu un événement, c'était lors de l'accouchement, J'ai failli rater l'accouchement de ma fille parce que j'étais parti pour faire une livraison à Lyon et notre fille est arrivée, donc j'ai dû refaire demi-tour. Et du coup, à ce moment-là, je me suis dit waouh, pour un boulot, pour des biscuits, je vais rater le plus beau jour de ma vie, c'est quoi ça? Après, je suis arrivé, on s'est posé avec Fatiha à la maternité, on en a discuté. Il y a beaucoup de choses qui se sont déversées. C'est quand tu vas à la maternité, moi je dormais là-bas, ma Ma fille, elle était en toi, là, ici, elle bougeait plus. Et du coup, on a pu parler, on sait, moi j'avais éteint mon téléphone, on était focus sur notre vie et on a pu reprendre des choses. Ça a retendu le lien, tu vois. Mais faut être hyper conscient que le lien, il fait que se tendre et se distendre parce qu'il y a beaucoup de choses. Déjà, une vie de couple en elle-même, c'est compliqué, mais une vie de couple où tu travailles avec ta femme, c'est rien de bien compliqué. Parce que si l'entreprise va mal, on est pas serein, et ça c'est compliqué. Après, il y a eu des choses aussi dernièrement qui nous ont montré qu'on était une vraie équipe. Tu vois, on devait monter une agence d'influence marketing qui s'appelle Inside. On a fait confiance à des personnes où on a fait tout ce qu'il fallait, on a ramené tous les gens qu'on connaît en client, on a mis toutes les procédures qu'on sait nous, comment tu perçois sur LinkedIn face à des gens qui n'y connaissaient rien. On a ramené de l'intelligence artificielle, tu vois, on a monté une agence, c'est un missile, tu vois. On a fait confiance aux gens qu'il fallait pas, on s'est fait— on devait signer les statuts du jour au lendemain. Ah bah non, on a plus besoin de vous, on a tout ce qu'il faut, on signe pas les statuts. Du coup, on n'a pas signé les statuts alors qu'ils étaient prêts. Donc on était— on s'est un peu fait arnaquer. Et c'est ça aussi, quand je te dis de lire ce livre, ce livre Il va t'apprendre plein de choses. Il va t'apprendre déjà, il va t'aider à conscientiser que l'entrepreneuriat, il est compliqué. Parce que je partage pas que les choses qui vont bien, je partage aussi les choses qui vont mal. Vraiment d'avoir conscience de ce que nous on a vécu. Et puis si tu arrives à te projeter, si ça te parle, c'est bien. Et ça te permet de mettre des warnings. Tu sais, quand tu entreprends, c'est bien, l'aventure elle est géniale, faut être proactif, faut lancer tes idées. Mais il y a aussi, faut savoir il faut savoir te protéger, il faut savoir mettre de l'argent un petit peu de côté au cas où il y a les coups durs, parce que si tu as plus d'argent et qu'il y a un cash burn énorme, c'est terminé, hotel plant. Il faut savoir t'entourer, bien sélectionner les gens que tu vas mettre autour de toi. Il y en a, ils vont te ralentir, d'autres qui vont t'accélérer. Bien sûr, il y a plein de choses auxquelles tu dois avoir conscience pour pouvoir réussir. Bien sûr.
Et tu parlais du livre là, le livre, effectivement on parle beaucoup d'entrepreneurs, mais c'est un livre que pour les entrepreneurs, et je tiens à le préciser, c'est un livre aussi, vous allez apprendre énormément sur la vie de manière générale, et plein de choses que vous allez pouvoir, que vous soyez entrepreneur ou pas, que vous allez, plein de réflexions que vous allez pouvoir mettre en place dans votre vie de tous les jours. Donc effectivement, vous soyez entrepreneur, ça va vous servir, ça c'est sûr. Et si vous n'êtes pas, vous allez découvrir la face cachée de Fatiha et surtout vous allez découvrir des états d'esprit, des anecdotes anecdotes et qui, ça mérite un film. Je sais pas si c'est dans les tuyaux, mais probablement. Je pense que d'ici un an ou deux, il y a un poste LinkedIn qui dira notre film est en train de sortir ou va sortir sur Netflix ou pas. Je le sens, je le sens, il va arriver. Il doit être dans les tuyaux.
Ou comment? J'ai pas le droit d'en parler.
Je sentais, j'aurais dû mettre une pièce là. Je vais mettre une pièce On va aller mettre une pièce sur le sujet. On arrive sur la fin de l'épisode, ça fait quasiment une heure qu'on est ensemble et c'est juste incroyable, le temps passe trop vite.
À chaque fois qu'on s'est croisés, on n'a pas pris le temps de bien discuter, tu venais sur des événements où tout le monde mal pagaie.
Ouais, effectivement, là on a pu discuter un peu plus et un peu plus rentrer dans le détail de certaines anecdotes. On pourrait parler des heures et des heures parce qu'on a plein de choses qui sont un peu similaires, que ce soit dans notre éducation, dans les choses qu'on a pu vivre, à l'école et autres. Ah si, j'ai une dernière question sur l'école. Toujours une dernière question sur l'école. Comment toi tu vois pour les générations futures? Et parce qu'aujourd'hui l'école, pour moi, je vois l'école comme une usine où on rentre tous carré et on doit tous ressortir— non, du moins on est tous des carrés, des ronds, des triangles, mais on doit tous ressortir en forme carrée parce que le moule est comme comme ça. Comment tu vois l'école par rapport à ça? Comment les nouvelles générations et nos parents ou nos frères et sœurs qui ont des enfants, qui sont là, qui leur mettent des coups de pression en leur disant non mais faut que tu sois un carré, il faut absolument que tu sois un carré. Est-ce que tu penses que c'est un bon, c'est bien, c'est pas bien? Comment on doit vivre avec ça?
En fait, on doit pas vivre avec ça, on doit changer les choses. Aujourd'hui, l'éducation, le système éducationnel est en train de changer. Tu vois très bien qu'aujourd'hui il y a des gamins de 16 ans qui sont au lycée qui lancent des boîtes, qui sont hyper connus sur LinkedIn et qui font un chiffre d'affaires beaucoup plus que leurs parents. Parce que t'as le système éducationnel conventionnel, celui-ci c'est un pipe, ça veut dire que ça te donne des connaissances qui sont hyper importantes pour pouvoir avoir accès à d'autres formations annexes qui sont transmises par d'autres entrepreneurs, par des infopreneurs, par des businessmen, par d'autres professeurs qui font du contenu additionnel de ce qu'ils font. T'as vu tous les profs qu'il y a eu qui ont fait du contenu additionnel pendant le COVID. Et en fait, si tu veux, aujourd'hui dans la sphère qui est annexe à l'école, il se passe beaucoup de choses, il y a beaucoup d'enseignements. Donc il faut absolument qu'on crée une école hybride où tu peux avoir autant un PAEP où tu as accès à cette école, mais tu as aussi accès à ces enseignements physiques qui vont te spécialiser sur le growth hacking, sur la vente en ligne, sur le marketing, sur tout ça, tu vois, avant au moment même que tu arrives à la fin du lycée, ça va t'ouvrir des opportunités énormes. Il faut absolument pousser le concept de ramener des role models. Tu vois, il y a des nouveaux role models aujourd'hui, des gens comme toi, moi, comme plein d'entrepreneurs, plein de personnes qui médiatiquement aujourd'hui sont devenues influentes par une valeur travail. Et ceux-là, il faut leur ouvrir les portes de l'école, qu'ils viennent. Tu vois, il y a déjà une association qui s'appelle 100 000 Entrepreneurs qui fait ça, mais faut le pousser au maximum pour qu'ils aient accès à nous qui sommes des role models différents, qui savons utiliser la vidéo, la photo, les réseaux sociaux, ce que eux ils aiment, différemment de ces influenceurs qu'on a connus qui étaient seulement là dans le dropshipping ou qui étaient là juste je te montre ce que je vis tous les jours, ou qui est de valeur ajoutée, tu vois. Là vraiment il faut ouvrir la porte à ces gens-là et c'est en train d'arriver. C'est pour ça que LinkedIn est en train d'exploser aujourd'hui. Et si on arrive à créer un hybride comme ça, on va créer des fusées. Notre jeunesse, ça va être des fusées. De toute façon, ils nous attendront pas. Autant l'encadrer et de faire qu'ils se tapent pas des arnaques, parce qu'il y a des arnaques de formation qui sont proposées et qui sont aucune valeur ajoutée. Seulement l'Éducation nationale, l'État, il venait mettre son nez là-dedans et pour une fois, au lieu d'être en retard, ils sont en avance ils se disent attends, on va encadrer tout de suite, comme ça on leur donne les meilleures formations complémentaires au lieu de leur dire démerdez-vous, nous on vous donne ce qu'il y a et puis après le reste c'est votre problème.
Je suis entièrement d'accord avec toi, en plus surtout les nouvelles générations, nous on a vécu avec la peur du lendemain, la peur de si j'ai pas d'argent, je vais— nos parents ils sont arrivés, ils avaient pas forcément beaucoup de moyens. Les nouvelles générations, ils ont pas cette peur du changement, ils ont pas la peur du lendemain, ils sont là, ils vivent. Ils font un truc, ils aiment pas, ils arrêtent. Ils vivent complètement différemment. Et ils ont la— j'ai l'impression qu'ils ont beaucoup moins peur de l'entrepreneuriat. Du style, avant, le schéma c'est faut que je fasse des grandes études pour avoir un patron, avoir un fixe, acheter ma maison, avoir mon crédit, et ensuite travailler et devenir manager. Maintenant, les nouvelles générations, c'est moi, c'est d'abord moi. Est-ce que je suis bien? Est-ce que je suis heureux? C'est mon bien-être personnel. Est-ce que je peux faire mon sport Ah, je peux kiffer. Et l'état d'esprit a complètement changé. Et donc les gens vont plus faire de l'entrepreneuriat, des choses qu'ils aiment.
Et ça, et du freelance. Tu as vu les freelances, ça explose. Bien sûr, tout le monde se met à son compte pour faire son petit job. Et en fait, ils vont être freelance dans certaines sociétés qui d'habitude ont le job en interne. Et là, du coup, ils le font par eux-mêmes. Comme ça, ils travaillent un peu là, ils travaillent un peu là, ils ont cette liberté. Et c'est ce qui est en train de se passer. Il y a plein de gens qui s'en fichent aujourd'hui du CDI. Bien sûr. Ils peuvent être freelance et ils peuvent travailler du Maroc, ils peuvent travailler des États-Unis pour travailler en France. C'est ce que le COVID a ramené. Il a ramené une nouvelle manière de travailler qui nous a rendu plus libre par rapport à cette notion de travail. Avant, on disait tu travailles pour vivre ou tu vis pour travailler. Il y avait toujours ce paradoxe-là. Maintenant, on se pose plus. C'est je travaille et je vis, tu vois.
Exactement. Moi, je travaillais chez EDF pendant longtemps et ils ont jamais eu autant de démission que maintenant. Avant, tu rentrais chez EDF ou que tu étais fonctionnaire, c'était: «Ouais, je paye, exemple, je travaille chez EDF, je paye pas l'électricité, je suis bien, je gagne bien ma vie.» Maintenant, les gens, ils rentrent, ils font 2 ans, 3 ans, ils aiment pas, ils partent et ils comprennent pas. Tu vois, la direction comprend pas, elle se dit: «Mais qu'est-ce qui se passe? Pourquoi les gens partent?» Parce que le travail, effectivement, les gens veulent une bonne ambiance, un équilibre vie pro, vie perso, ils veulent être bien payés et surtout, ils veulent pouvoir travailler par où ils veulent. Tu peux travailler de Montpellier, comme tu as dit Marrakech, Dubaï, les États-Unis, Las Vegas si tu veux.
Les premières questions, moi je parle avec des recruteurs, les premières questions qui sont posées c'est: est-ce qu'il y a des jours de télétravail? Ouais. Bon maintenant c'est rentré dans les mœurs, c'est ok, je veux bien travailler 5 jours par semaine mais un jour minimum au télétravail par jour. Donc tu vois, ça te donne un confort de vie, moi j'adore travailler à la maison.
Bah mon bureau là il est chez moi, moi je suis chez moi. Je suis chez moi, les enfants qui passent à côté, c'est bien isolé.
Je te rejoins, c'est exactement ça. Les enfants qui passent à côté.
Ah moi, le nombre de fois je suis en réunion, qui arrive, c'est génial. Moi là, on voit pas, mais juste là il y a une porte en verre et donc mon fils vient à la porte, il me fait un petit coucou, il vient me regarder. Et le nombre de fois je la garde et des fois quand je fais mes petites pauses, tu ouvres, tu vas les voir, tu reviens. Et donc j'ai associé les deux. Et mes enfants m'ont jamais vu, ils m'ont toujours vu travailler à la maison.
Quasiment.
Et c'est ça, pour eux, c'est— ils se rendent pas compte que le travail, des fois, mon père et mon fils, ils comprennent pas. Mais tu sais, papa, il est là et tout. Pour eux, ils comprennent pas qu'il y a des gens, ils sortent le matin, ils rentrent à 20h, ils voient leur enfant, ils le voient pas, ils voient pas leur enfant de la journée parce qu'ils partent le matin, ils rentrent le soir, l'enfant est déjà couché et tout. Mais bon, ça c'est un autre sujet. Super, on arrive, bon, on arrive officiellement sur la fin de Comment?
Ça fait 3 fois que tu dis on est à la fin.
Ouais, c'est officiellement à la fin.
Donnez-nous de la force, parce que ce bouquin, il sert. Moi j'aimerais vraiment après, si on arrive à le faire le vendre, j'ai vu, si on arrive le best-seller, j'ai vu avec la maison d'édition, on va en pousser gratuitement dans certaines écoles. Donc faut vraiment qu'on arrive à en vendre 15 000 et on en pousse gratuitement dans des écoles.
Un best-seller c'est 10 000, nous on est là pour ça. Ah, on va y arriver encore plus massivement. Un best-seller c'est 10 000. Donc Je vous invite tous, bien sûr je vous mettrai le lien Amazon sous la vidéo, sous les différentes plateformes de podcast, le livre «On lâche rien» chez VUBER. Le livre, il est juste incroyable, je vous invite vraiment à vous le procurer pour vous. Une fois que vous l'aurez lu, vous pourrez même l'offrir à votre entourage si vous savez qu'il y a des gens qui sont—
Tu sais, je m'engage, si celui qui lit ce livre-là il me dit c'est un livre pourri, j'ai rien appris, je vous promets, je m'engage devant Mohamed là, «Je te rembourse, je vous envoie un remboursement.» Voilà, même si lui il touche qu'1 € sur le livre, il vous rembourse quand même.
Il vous rembourse, il a perte, je vous le dis. Il gagne 1 et rembourse, je sais pas, il est vendu combien parce que j'ai plus le prix. Je crois qu'il y avait pas le prix.
19,90, un truc du genre.
Voilà, 19,90. Mais franchement, moi ce que j'adore dans le livre, je pense que les gens qui écoutent ici, on sait qu'il y a énormément de lecteurs et c'est pour ça que vous aimez énormément les livres. Tu rentres dans l'intimité d'une personne, tu vas aller— parce que quand tu écris un livre, tu dois réfléchir comment la personne va bien comprendre, tu vas émettre uniquement les choses les plus importantes. Parce qu'ils pourraient faire 10 livres, mais ils n'en ont fait qu'un. Et vous allez apprendre en un livre, donc peut-être en 2 heures de lecture, ce qu'ils ont vécu en 10 ans. Et ça, c'est juste extraordinaire. Donc à vous de jouer, on compte sur vous. Merci à Mahamed pour cet épisode, nous avoir partagé toutes ces pépites. N'hésitez pas à les suivre, on mettra également ses réseaux LinkedIn, Insta. N'hésitez pas à aller le suivre, lui donner de la force. Est-ce que tu as un dernier mot de la fin?
Un dernier mot de la fin: si vous voulez nous soutenir, je vous laisse aller sur la page YouTube de Et Pourquoi Pas et celle de Blind Invest, B-L-I-N-D Invest, et allez liker et vous mettre surtout, vous abonner, mettre la petite cloche parce que là on lance vraiment des émissions où on n'est pas producteur, donc ça veut dire là on va au combat contre un monde, un énorme monde qui forcément ne laisse pas la place à la concurrence, donc il faut vraiment se battre pour la prendre. Donc si vous voulez soutenir ces initiatives qui sont vraiment inclusives, et en plus petite info, petite chose que je te donne en avant-première, c'est que le présentateur de Blind Invest, d'investissement à l'aveugle, C'est une personne malvoyante. Donc tu vois, on est vraiment dans l'insertion et vous allez voir, les candidats sont magiques.
Bravo, bravo, bravo! On va mettre également les liens des vidéos, des chaînes YouTube sous tout ça. Allez, bah à très vite, on compte sur vous et comme toujours: «Je suis, tu es, nous sommes tous illimités!» Merci, à très vite les amis!










