Trouver le bonheur : Les clés du changement de carrière avec Jonathan Lehmann [ Podcast #62 ]

In this hour‑long French interview, host Mohamed Boclet welcomes Jonathan Lehmann, a former Wall Street corporate lawyer who left a high‑earning career to become a "student of happiness" and author. Lehmann recounts his early disillusionment with law, the pressure of elite education, and the relentless, material‑driven culture of Wall Street that left him feeling trapped in a "golden prison." A personal crisis – his father's illness and his own depression, addictions, and suicidal thoughts – triggered his decision to quit law, pursue entrepreneurship, and eventually discover spirituality through Eckhart Tolle’s teachings. He explains that fear, not lack of opportunity, is the main obstacle preventing people from leaving unfulfilling jobs, and he offers practical ways to confront fear: recognizing it, dialoguing with it, and stepping into the "zone of panic" to reach a "magical zone" of growth. Lehmann defines happiness as inner peace that does not depend on external circumstances, emphasizing the need to work on the inner world (thoughts, identification with the mind) before trying to change external conditions. He describes his practical framework – the "Antisèches du Bonheur" – a 13‑minute daily routine of meditation, gratitude, and presence, delivered through his 7Mind meditation app, which he offers for free while trusting that the universe will provide remuneration. The conversation also touches on addiction as a symptom of unmet love and connection, the importance of humility, the role of privilege, and advice for listeners stuck in “food‑job” loops: confront fear, shift internal narratives, and experiment with small, consistent inner practices. The episode ends with inspirational messages about trusting life’s intelligence, moving step‑by‑step toward the right direction, and a call to share the podcast.
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Qu'est-ce que tu aurais à dire à une personne qui nous écoute là et qui vit ça au travail et ils sont dans cette situation que toi tu as vécue d'arriver au travail la boule au ventre, de rentrer le soir la boule au ventre, d'être dans un schéma et dans une boucle et ils disent je veux en sortir mais ils y arrivent pas ou ils osent pas.
Je leur dirais la raison pour laquelle tu le fais pas c'est parce que tu as peur.
Je m'appelle Mohamed Boclet, je suis vice-champion du monde de lecture rapide et auteur du best-seller Connaissance illimitée. Dans le podcast Connaissance illimitée, je reçois des invités aux parcours extraordinaires pour nous montrer que la réussite est à portée de tous. Peace sur vous, bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Connaissance Illimitée. Et aujourd'hui, je suis avec Jonathan Lehmann qui est auteur et également étudiant du bonheur. Et ce qui est incroyable, c'est que c'est sa passion. Et aujourd'hui, il nous parlera du bonheur, de ses livres et comment il a switché d'une vie d'avocat à aujourd'hui étudiant du bonheur. Comment tu vas Jonathan?
Ça va bien, je suis content d'être là avec toi Mohamed. Comment ça va toi?
Très bien et je suis content de t'avoir aujourd'hui pour parler du bonheur et de tous les sujets en lien avec ça et surtout de l'ensemble des ouvrages que tu as pu écrire. Mais avant, j'aimerais bien que tu te présentes et que tu me dises qui tu es.
Bah, comme tu l'as dit, je suis un étudiant du bonheur. À la base, j'étais donc avocat d'affaires, j'étais profondément malheureux parce que j'avais essayé de trouver le bonheur en allant chercher dans la formule que m'avait donnée la société, à savoir le succès matériel, social. Mais ça m'apportait pas le bonheur et je me suis lancé dans une grande recherche au début qui était très égoïste pour essayer de sortir de ma dépression, de mes addictions. Et dans le cadre de cette recherche égoïste, j'ai découvert des choses qui me semblaient essentielles de partager avec le plus grand nombre. Et c'est devenu ma passion, c'est devenu ma profession. C'est ce que je fais aujourd'hui à plein temps, d'étudier les concepts, les pratiques qui permettent de vivre une vie plus heureuse, plus consciente, et de partager tout ça dans le cadre de livres, de méditations guidées, d'interventions en ligne, par tous les moyens.
Effectivement, on va parler de tout ça parce que tu as une application de méditation, tu as écrit plusieurs ouvrages, et on va Je voulais reprendre un peu ton parcours. Ce qui est incroyable, c'est que effectivement tu habitais à New York, tu as travaillé dans une grande institution à Wall Street et tu as fait ce switch. Donc en 2003, tu as commencé, et 10 ans après, 7 ans après, tu arrêtes tout. Et tu disais que, en vrai, qu'est-ce qui t'a fait tout arrêter?
Écoute, j'étais malheureux depuis le début, avant même de commencer le job, parce que j'avais été embauché quelques années avant. C'est comme ça que ça se passe aux États-Unis, le système thèmes universitaires des facs de droit. Je savais déjà que c'était pas pour moi, mais je savais pas quoi faire d'autre. Et l'appât du gain était irrésistible.
Ah, t'étais embranché avant même d'avoir fini tes études?
Ouais, en fait, ouais, vas-y.
C'est eux qui te payent les études d'avocat entre guillemets?
Non, alors soit tu te les payes, soit tu obtiens une bourse, mais tu commences déjà à passer des entretiens à la fin de ta première année. À la fin de ta deuxième année, tu fais un stage l'été et à la fin de ce stage, on te fait une offre d'embauche. Donc tu... Donc voilà. Et moi, en fait, vu que j'ai fait une double maîtrise en France et aux États-Unis, j'ai eu une année de plus. Et vu que j'ai en plus pris une année sabbatique pour faire le tour du monde parce que j'étais malheureux comme les pierres, j'ai eu encore une année de plus. Ça veut dire qu'entre le moment où j'ai eu ma première offre définitive et le moment où j'ai commencé, il y a eu Il y a eu à peu près 3 ans.
D'accord. Et à l'époque, quand tu étais étudiant, tu te sentais déjà malheureux? Même quand tu es parti faire le tour du monde, tu avais déjà cette sensation interne?
Si tu veux, la façon dont ça s'est passé pour moi, c'est que j'ai grandi en France avec une maman française, un papa californien. Mon père, c'était un peu le héros que je voulais absolument copier, comme beaucoup de petits garçons avec leur père, je pense. Lui, il avait fait la fac de droit à Harvard. Il y avait un peu cette mythologie familiale. Et donc moi, mon rêve, sans trop savoir pourquoi, c'était d'aller faire des études de droit aux États-Unis. Mais j'avais imaginé que ça allait être comme dans les films, tu sais, où on voit la vie sur les campus américains, la fête, la drague, tout ça. C'était pas du tout ça en fait. Je suis arrivé, quand je suis arrivé à Columbia, la fac de droit à New York, j'étais dans un climat hyper élitiste, hyper coupe-gorge. Je venais de l'université de Nanterre où on partageait les cours, où c'était un peu, je sais pas, communautaire et tout. Et là, c'était la compétition coûte que coûte. J'avais 20 ans, la moyenne d'âge de la fac, c'était 24-25 ans parce que ça se fait aux États-Unis après ce qu'ils appellent les undergraduate studies. Donc après, tu sais, 4 années d'études générales. Donc j'étais un bébé, en fait, j'étais le plus jeune de la promo. J'étais pas du tout prêt, moi, à à rentrer là-dedans. Et après la première année où j'étais tous les soirs à la bibliothèque jusqu'à minuit, parfois jusqu'à 2 h du matin et pas en train de faire de la lecture rapide, de la lecture hyper laborieuse et tout. J'étais déprimé et je suis rentré de cette première année et pour la première fois, j'ai eu des pensées suicidaires. Et là, mon père m'a dit: écoute, peut-être ça va un peu trop vite pour toi tout ça, tu devrais peut-être prendre une année sabbatique. Et c'est comme ça que l'année d'après, entre mes 2 ans à New York et mes 2 ans d'études à Paris, j'ai décidé de prendre une année et de faire le tour du monde, ce qui m'a permis d'ouvrir un tout petit peu la porte de la spiritualité, mais que j'ai très vite refermée parce que voilà, j'allais vers—
Tu as été aspiré, tu es revenu et tu as été aspiré par le système directement en revenant de ton tour du monde. Tu t'es remis dans le moule.
C'est ça. Mais parce que c'est franchement, quand tu as 25 ans et qu'on te propose 10 000 balles par mois, et que tu as toujours rêvé de pouvoir être indépendant financièrement et de pouvoir gagner de l'argent et tout, il faut que tu aies vraiment une idée très très très précise pour dire non. Et j'avais pas d'idée très très très précise. En tout cas, c'est comme ça que je le ressentais. Et c'était une autre époque, c'était une époque, je pense qu'aujourd'hui c'est différent. Aujourd'hui, on a conscience que tout se paye et que si tu obtiens un job où tu gagnes beaucoup d'argent, c'est sans doute que d'une certaine manière tu es en train de vendre ton âme. Il y a 25 ans, C'était différent quand même.
Parce que c'était en 2000, là on parle de 2003 à peu près, on était en 2003.
J'ai commencé les études aux États-Unis en 98 et donc j'ai signé avec le diable en 99.
Ouais, mais ce qui est fou, c'est parce que quand t'as 20 ans ou 22 ans et qu'on te propose 10 000 € en 2000, 2003, c'est pas 10 000 € aujourd'hui. Déjà aujourd'hui, tu dis à quelqu'un tu gagnes 10 000 €, c'est incroyable. Mais 10 000 € il y a 20 ans, avec l'inflation, c'était des très très très grosses sommes, et effectivement, par mois. Et je comprends. Et aujourd'hui, parce que beaucoup de personnes disent que l'argent c'est le bonheur pour beaucoup, et on va parler de, on en parlera. Mais toi, quand tu étais, tu es rentré dans le monde du travail, Effectivement, tu gagnes bien ta vie, mais c'est quoi le rythme? C'est, je m'en doute un peu, c'est quoi? C'est si tu commences à 7h, tu finis à 23h et tu as de l'argent, mais tu peux pas le dépenser? Ou comment tu, ça se passe quoi?
L'argent, tu trouves toujours des moyens pour le dépenser rapidement. Non, mais disons que c'était plutôt, moi j'arrivais quand même assez tard au bureau, mais je repartais tout, enfin c'était 10h jusqu'à Le plus tôt, c'était 20h, 21h, et c'était très souvent 22h, 23h, minuit, et souvent 1h, 2h, 3h, et puis parfois des nuits blanches. C'était très souvent le week-end aussi, c'était un rythme de dingue.
Et est-ce que tu as vu des collègues à toi se perdre? Parce que toi, tu as eu cette conscience, tu as pris cette conscience du fait— alors parce qu'on n'a pas encore parlé comment tu as pris conscience de tout arrêter. On en parle juste après. Mais sur cette période-là où t'es dans ce monde américain, Wall Street, travail acharné, j'ai l'impression de voir la série Suits. Je sais pas si tu vois de quelle série je parle. Et comment l'environnement dans lequel tu étais, avec le recul, comment tu l'analyses?
C'était un environnement qui était hyper matérialiste. Et où clairement la valeur première, sans question, c'était l'argent. Donc c'est vraiment un monde où, voilà, ce qui compte c'est l'argent et le pouvoir. Ce qui compte, c'est de grimper dans la hiérarchie pour pouvoir avoir le plus grand pouvoir d'achat possible et pouvoir contrôler et diriger le plus grand nombre de personnes.
Et pour toi, pourquoi les gens veulent autant de pouvoir?
C'est une très, très, très, très bonne question. Je pense qu'on a des carences affectives. On grandit, on se développe dans l'utérus, on forme un avec notre mère. On a le trauma de l'accouchement qui est un déchirement, qui en plus dans nos sociétés contemporaines est fait de façon médicalisée dans des hôpitaux avec des lumières fortes, avec des médicaments qui font du mal, avec toutes sortes de choses qui rendent le trauma encore plus important. Et très vite, on va sentir une déconnexion, surtout qu'aujourd'hui on vit plus comme c'était à l'époque et comme on est on est câblé pour le faire dans des tribus, en communauté, avec de l'amour qui circule, avec des gros groupes. Aujourd'hui, on est de plus en plus isolé. Donc il y a des blessures de non-amour qui se forment chez la totalité d'entre nous dans cette société contemporaine dans laquelle on vit, qui à plein d'égards est une société qui est toxique. Et donc ce qu'on va tous faire, c'est commencer à développer des mécanismes de défense. Ça veut dire je ressens du non-amour, je me sens déconnecté, donc je vais essayer de trouver des substituts pour sentir une connexion. C'est comme ça que je vais développer le narcissisme, par exemple. J'ai l'impression que si j'attire l'attention à moi, Alors bon, c'est un substitut d'amour, sauf que c'est un puits sans fond. Et c'est que c'est le truc que tu dois connaître sur les réseaux. Et ça, c'est les gens qui sont comme nous, qui ont des communautés, peuvent tout à fait se prendre au jeu de ça. Le nombre de likes, comme je suis aimé, oh là là, je passe à la télé, je vends des livres et tout. Et puis c'est encore plus vas-y, aime-moi, aime-moi, aime-moi.
Des claques intérieures. Quand je dis je me mets des claques intérieures, c'est que des fois je vais avoir ce langage inversé. Dès que j'ai l'impression que mon ego me dit «attends, t'aimes un peu ce qui se passe », et je dis non mais reviens, retombe sur terre, retombe sur terre, reviens. Encore ce week-end, j'étais en Belgique et j'ai dû prendre une cinquantaine de photos parce que j'avais un événement. Après, tout le monde voulait prendre des photos avec moi et tout. Je me suis dit non mais, et heureusement que dans ma vie de tous les jours, je suis très simple et voilà, j'ai une petite Dacia et tout, donc ça me permet de garder les pieds sur terre et j'essaie de vraiment garder ça parce que effectivement, comme tu dis, rapidement tu peux prendre la grosse tête.
Ouais, c'est ça. Et parce que, enfin, ça nous pend au nez, on a besoin, on a tous comme une sorte de trou à l'intérieur de nous qui nous dit il y a quelque chose qui va pas. Et on fait semblant à nous-mêmes. La première personne à qui on ment, c'est nous-mêmes. Et ensuite, on étend ce mensonge au monde extérieur. La question qu'on pose le plus souvent, c'est: ça va? Ouais, ça va, ça va super. Une réponse réelle, ça serait: je fais comme je peux avec la carence affective que je ressens, que j'essaye de combler avec mes addictions, aux écrans, aux substances, à l'attention. Mais ça peut être aussi au pouvoir parce que le pouvoir, c'est aussi une forme, ça fait des décharges de dopamine dans le cerveau. Ça vient aussi temporairement combler ce manque, cet amour qu'on n'arrive pas à se donner à soi-même. Donc en fait, je pense que dans notre développement, on en arrive à se dire voilà, ce dont j'ai besoin, moi, pour être heureux, c'est l'argent, c'est le pouvoir, c'est de devenir connu, c'est la reconnaissance. C'est voilà, on arrive tous à des conclusions qui sont des mécanismes de protection pour venir à la racine de ce mal qu'on expérimente et qui est à la base de toute recherche spirituelle qui fait sens.
Et c'est dans cette quête-là, quand pendant ces 7 ans de salariat, que tu étais dans ce mécanisme. Et qu'est-ce qui a fait qu'à un moment tu es dans ce mécanisme du salariat, tu travailles, tu fais des grosses journées, tu gagnes bien ta vie, qu'est-ce qui fait qu'à un moment tu dis je vais m'intéresser? Parce que tout à l'heure tu disais c'est ma quête d'ego qui m'a poussé à vouloir me sentir mieux. Et c'est qu'est-ce qui a fait que tu as voulu sortir de cette boucle?
Écoute, j'étais ce qu'on peut appeler dans une prison dorée. Ça veut dire, je voulais partir depuis le premier jour. Je me souviens, le tout premier jour, on était, c'était un cabinet d'avocats énorme, on était des promos de genre 90 nouveaux avocats par an, c'est un truc de fou. On était dans le sous-sol d'un immense building à Wall Street en train de recevoir 2 semaines de training sur sur telle règle et comment parler à sa secrétaire et comment ficher tel truc et tout. Et genre, j'avais envie de partir en criant, en hurlant. J'étais tellement mal. Et en fait, ce mal, il a duré. Mais en même temps, je gagnais énormément d'argent. Je me baladais à New York en limousine. J'allais dans tous les meilleurs restaurants. Quand je disais ce que je faisais dans les dîners, on faisait des A et des O. J'avais aucune idée de ce que je pouvais faire d'autre. Et donc j'attendais en fait que quelqu'un arrive et me dise: «Ah toi, tu serais formidable à faire ça.» Tu vois, je ne sais pas quoi, genre devenir agent d'acteur ou pilote de Formule 1. Je ne sais pas ce que j'avais comme idée complètement saugrenue, mais je pensais qu'on allait venir me dénicher, me trouver. Et les années sont passées. Je pensais que j'allais rester 3 ans. J'étais dans ma 6e année. Mon père a commencé à tomber gravement malade. Il a été atteint, on le saura que des années plus tard, d'une maladie qui s'appelle la maladie à corps de Lewy, qui est la maladie qu'avait Robin Williams quand il s'est suicidé, qui est une sorte de cousine d'Alzheimer et de Parkinson. Et là, je me suis dit stop, la vie, elle est trop courte, il n'y a qu'une vie. Je vais arrêter de pourrir ma vie à faire quelque chose que j'aime pas juste parce que j'ai le statut et parce que j'ai l'argent. Tant pis s'il n'y a pas de filet de sécurité, je me barre. Et donc, du jour au lendemain, J'ai claqué la porte non seulement de mon cabinet d'avocat, mais de la profession d'avocat. Et pour m'acheter du temps, j'ai décidé d'aller faire des études d'entrepreneuriat en Californie, à UCLA, à Los Angeles. Je savais juste que je voulais pas de patron. En fait, j'avais été tellement tyrannisé par des mecs dans mon cabinet d'avocat que j'avais aucune idée de ce que j'allais faire faire ensuite. Mais il y avait une seule certitude, c'est j'aurais pas de boss. Parce qu'il y avait un truc que j'avais compris dans ces 6 années, c'est qu'il y avait personne qui saurait mieux que moi comment se servir de moi.
C'est vrai, c'est ce déclencheur. Qu'est-ce que tu aurais à dire à une personne qui nous écoute là et qui vit ça au travail? Parce que je suis persuadé qu'aujourd'hui beaucoup de personnes font des travails alimentaires et ils sont dans cette situation que toi tu as vécue d'arriver au travail la boule au ventre, de rentrer le soir la boule au ventre, d'être dans un schéma et dans une boucle. Et ils disent: je veux sortir, mais ils y arrivent pas ou ils osent pas.
Je leur dirais: la raison pour laquelle tu le fais pas, c'est parce que tu as peur. Et moi, j'avais cette peur-là aussi. Tu as peur de quoi? Tu as peur de manquer? T'as peur que tu vas plus avoir assez d'argent pour payer le loyer. T'as peur que tu vas tenter quelque chose et que tu vas te planter. T'as peur que tu vas faire que les gens autour de toi vont te rejeter à cause de ce que tu fais et que tu vas baisser dans l'estime des gens. Et moi, j'avais toutes ces peurs. Et ce que je veux dire, et moi, qui a été une découverte extraordinaire pour moi, c'est Je dirais à cette personne: ces peurs, elles vont se matérialiser, elles vont se passer. Mais ce qui est magique, c'est pas que je veux pas te dire que les peurs vont pas se matérialiser. Moi, j'ai vécu tout ça, le manque d'argent, mes potes qui se sont foutus de ma gueule, l'échec au début et tout. Mais ce qui est extraordinaire, c'est que la concrétisation de ces peurs est en fait beaucoup moins pénible que ce que tu imagines. C'est ça le secret. C'est pas que les peurs ne se matérialisent pas. C'est que tu te trompes sur les conséquences de leur matérialisation et de ce qui va réellement arriver. Ce qui va réellement arriver. Moi, quand j'ai eu moins d'argent ou plus d'argent, c'était pas catastrophique. J'ai réussi, j'allais dormir sur des canapés pendant un moment. J'ai des potes qui se sont foutus de ma gueule quand j'ai commencé à écrire un bouquin sur le bonheur. J'avais pas de taf, j'avais pas d'argent, j'avais pas de meuf, j'avais pas d'appartement. Les mecs, ils étaient là: «T'es marrant, t'écris, enfin, il est drôle lui.» Premier livre, c'était le premier livre, le journal intime. Avant le premier livre, c'était celui qui s'est planté avant, qui était le projet de bouquin. Les gens, ils disaient, mais il se foutait de ma gueule. Et j'ai beaucoup de mes potes qui m'ont rejeté à l'époque et qui ont dit: «Mais attends, c'est un sale gosse gâté pourri qui vient de foutre en l'air une carrière de dingue, qui est en train d'écrire un bouquin sur le bonheur alors qu'il en sait rien du tout.» Mais en fait, c'est bien, moi ça a fait un nettoyage, un ménage avec les gens avec qui j'avais rien à faire d'être pote. La plupart des gens qui ensuite, évidemment, quand le succès est arrivé, sont revenus et ont fait comme si de rien n'était. Et parce que c'est ça aussi. Mais ouais, donc je dirais fais très attention à ce que dit ton mental. Je pense qu'une des clés du succès, une des clés du bonheur, c'est de ne pas croire tout ce que dit notre mental. Et en fait, c'est d'aller plus loin, c'est d'apprendre à se désidentifier de son mental, à comprendre qu'on a un mental, on a des pensées, mais nous ne sommes pas ce mental et ces pensées. C'est un objet qui vit à l'intérieur de nous, mais qui n'est pas nous et qui parfois produit du contenu produit du contenu extrêmement bon, mais très souvent produit du contenu inutile et même toxique. Et qu'il faut apprendre à faire un pas en arrière par rapport à cette folle machine.
Et comment on fait ce pas en arrière? Comment toi, tu as fait ce pas en arrière pour faire la distinction entre ce que tes pensées te disent, qu'elles soient positives ou négatives, plutôt négatives, qui t'empêchent d'avancer et le fait d'y aller quand même?
Comme dans énormément de domaines, il y a un aspect théorique et un aspect pratique. L'aspect théorique, je viens de te résumer en 15 secondes, ce sur quoi portent énormément de livres contemporains sur la spiritualité. Moi, le maître qui a complètement changé ma vie, c'est Eckhart Tolle, qui a écrit Le Pouvoir du moment présent, qui a écrit Nouvelle Terre. C'est le livre Nouvelle Terre qui pour moi a complètement révolutionné tout. Et quand je me suis rendu compte que ce livre était pas très accessible pour la plupart des gens, c'est là que j'ai décidé d'écrire des bouquins. Et donc Mes bouquins ont aussi éminemment à cœur de partager cette compréhension théorique. Ensuite, il y a une mise en pratique et la méditation, c'est ça en fait. La méditation, c'est de s'asseoir dans le bon siège. Ça veut dire le mauvais siège, c'est le mental. Le bon siège, c'est la conscience. Donc dans quelle mesure je suis capable de décoller mon attention de mon mental de mettre un peu d'espace, un peu de distance pour être capable de dire cette pensée oui, cette pensée non. De quand j'ai une pensée de stress, au lieu d'être stressé automatiquement, de voir: ah tiens, j'ai une pensée de stress. Ah tiens, il y a du stress en moi. De changer en fait le— on se trompe sur qui on est.
Effectivement, je suis entièrement d'accord avec toi. Je partage entièrement tout ce que tu dis. Moi, j'ai une phrase que je répète tout le temps et c'est la première phrase de mon livre. Tout mon livre commence par cette phrase: la peur a tué plus de rêves que l'échec ne l'a jamais fait. La peur a tué plus de rêves que l'échec ne l'a jamais fait. Et ça résume exactement tout ce que tu as dit à l'instant, parce que le nombre de gens par peur qui n'essaient pas, alors que s'ils avaient essayé, ils n'auraient pas échoué. Parce qu'aujourd'hui, on a des peurs qui font qu'on laisse nos rêves de côté on n'essaye pas. Et si on avait essayé, l'échec, à une chance sur, quasiment sûr de pas échouer. Parce que oui, tu peux ne pas atteindre tout de suite ce que tu veux, mais c'est une étape. C'est-à-dire que effectivement, si tu dis je veux gagner 100 000 € du jour au lendemain, si on parle d'argent, ou je veux que mon livre devienne best-seller, effectivement, du jour au lendemain, pour certains ce sera un échec. Maintenant, c'est juste une étape qui va te permettre de continuer et de te rapprocher au fil des au fur et à mesure de cet objectif que tu t'es donné, si c'est ça que tu as envie d'atteindre.
C'est ça. Il y a tellement de choses que j'ai envie de dire en réponse à ça. Il y a 3 personnes qui me viennent en tête: Roosevelt, Churchill et Krishnamurti. Roosevelt, je crois qu'il disait quelque chose comme «What we have to fear is fear itself». Ce dont nous devons avoir peur, c'est la peur elle-même. Churchill disait le succès, c'est d'aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme. Et Krishnamurti, qui était un grand maître spirituel, disait: il faut comprendre que la peur fait partie de l'expérience humaine, on ne peut pas l'éliminer. En revanche, l'erreur qu'on commet, c'est d'aller essayer de résoudre telle et telle peur individuelle. J'ai la peur de manquer, j'ai la peur de ce que vont penser les gens de moi, j'ai la peur de ci, j'ai la peur de ça. Et chaque peur, j'essaie d'aller là, alors que il dit tu devrais apprendre à faire un pas en arrière et traiter ta peur de façon générale, mais comme si c'était un bébé qui pleurait dans la nuit parce qu'il avait vu des monstres et qu'il avait fait un cauchemar. Tu la prends dans les bras, tu la berces, tu lui dis que tout va bien aller. Et c'est juste comme ça en fait, parce qu'elle est tellement irrationnelle et elle t'emmène tellement dans des endroits rien à voir que tu peux pas aller parler avec elle point par point. Ça sert à rien.
J'ai un ami qui fait des formations prise de parole et sa méthode c'est de parler à, il appelle Madame la peur ou Monsieur la peur. C'est bonjour Madame la peur, comment vas-tu aujourd'hui?
J'adore ça.
Il a une discussion avec Madame la peur.
Madame la peur, j'adore.
Bonjour Madame la peur, comment vas-tu aujourd'hui? Viens, on se fait un petit câlin. Oui, je te ressens, je te sens dans mon cœur, je te sens là. Et après il dialogue par rapport à ce qu'il ce qu'il est en train de vivre. Et c'est juste incroyable. Et est-ce que pour toi la peur fait partie du bonheur, ou est-ce qu'il faut avoir peur pour atteindre le bonheur, le grand bonheur? Ou est-ce qu'il y a un lien entre la peur et le bonheur? Petite pause pour te dire que si ce podcast te plaît, like et abonne-toi pour recevoir encore plus de contenu. Compris?
Après, il y a plus qu'un lien, en fait, si tu veux. Évidemment qu'il y a une partie de la peur qui est nécessaire au bonheur. Si quand une voiture arrive à toute allure, j'ai pas peur qu'elle m'écrase, je vais avoir du mal à être heureux. Donc il y a des peurs qui vont vers le bonheur. Mais la plupart des peurs, et surtout les peurs par rapport à notre identité psychologique, les peurs, elles sont des peurs à propos desquelles c'est hyper important de devenir de plus en plus suspicieux et essayer d'aller au-devant des peurs. Tu sais, j'aime bien. J'avais vu une fois quelqu'un présenter la vie comme une cible de tir à l'arc. Au centre, t'as ta zone de confort, autour, t'as ta zone de panique et encore autour, t'as ta zone magique. Et l'idée, c'est que si tu veux arriver dans ta zone magique, tu dois partir de ta zone de confort et traverser la zone de panique pour aller dans la zone magique. Mais la plupart des gens ne vont pas volontairement dans leur zone de panique, la zone de toutes les peurs et tout. Ils essaient pas.
Et effectivement, moi, mes plus grandes victoires, les choses, les plus grandes choses que j'ai faites à ce jour ont toutes commencé par une peur. Quand je dis une peur, c'est quand on m'a dit la première fois que tu ferais un TEDx, j'ai eu peur de le faire et je l'ai fait. J'ai adoré. Là, aujourd'hui, en 2024, je fais l'Olympia. Ah ouais? Ouais, je fais l'Olympia en septembre 2024. Petit appel à l'action, si vous voulez vous inscrire, c'est le moment. Vous pouvez encore vous inscrire pour le 7 septembre. Eh bien, quand j'ai décidé de faire l'Olympia, j'avais une appréhension, j'ai eu cette peur interne. Et aujourd'hui, même quand j'en parle, je dis remplir une salle de 2000 personnes, faire une conférence pendant 2 heures seul, sans producteur, sans personne, juste moi qui m'auto-produis et qui va à l'Olympia, je me dis oui, j'ai peur, mais je kiffe. Et je sais que le jour où je devais le faire et à la fin, ce sera une satisfaction juste extraordinaire. Et donc je vais atteindre un bonheur juste incroyable. Et tout le chemin pour moi, c'est le bonheur. C'est pas que ce moment-là, tout le chemin fait partie du bonheur. Mais pour moi, alors c'est pour ça que je te posais la question, s'il y a l'impression, j'ai fait le Mont-Blanc, l'ascension du Mont-Blanc, avant de le faire, j'ai eu peur. J'ai dit, mais imagine je meurs, moi j'ai des enfants, je grimpe, je t'invente des trucs. Il y a pas de moyen, c'est rare que quelqu'un meurt en faisant très très rare le pourcentage. J'étais là en train de me dire, en train de psychoter, je l'ai quand même fait. Et à la fin, tu es super content. Donc j'ai l'impression qu'il y a un vrai lien entre dépasser effectivement sa zone de confort, passer dans cette zone de panique pour arriver à cette zone de réussite et de bonheur.
C'est ça, c'est quand tu commences à aller volontairement dans ta zone de panique parce que tu te mets à faire confiance en la vie. Alors, et ça c'est une forte croyance que j'ai, c'est que la vie est complètement complètement magique. Et que plus tu crois en la magie de la vie et plus la vie révèle sa magie. Mais la vie, elle demande que tu aies la foi. Et donc si tu arrives à développer cette foi, et au début faut juste décider de sauter à pieds joints quoi, c'est comme la première fois que tu prends une douche froide, tu décides vas-y j'y vais quoi. Et quand tu sautes à pieds joints dans ta zone de panique et que tu arrives arrives à aller dans ta zone magique, après tu prends goût et puis tu te rends compte que c'est ça qui fonctionne. Et c'est comme ça que tu te retrouves à aller à l'Olympia. Moi, je suis en train d'écrire mon quatrième bouquin, je suis en train de l'écrire dans une nouvelle langue.
Quoi? Tu fais en quelle langue le quatrième?
En anglais.
Et par rapport à ça, ton premier livre, c'était Journal intime d'un touriste du bonheur. Déjà, la première chose, c'est quelle est ta définition du bonheur?
Écoute, elle n'arrête pas de changer, ma définition du bonheur. Mais j'ai envie de rebondir sur ce que tu as dit au tout début et ce que tu dis dans tes messages et tout. Tu dis paix sur vous. Et je dirais, le bonheur, c'est la paix en nous, la paix à l'intérieur. Je pense qu'une des grandes erreurs qu'on commet, mais c'est nos conditionnements, la société est comme ça, et je suis encore moi toujours vachement là-dedans, c'est de penser que le bonheur dépend de résultats. Le bonheur dépend de mon succès, le bonheur dépend de mes relations intimes, de, de, mais qu'en fait ce que nous disent tous les grands enseignements, c'est que le bonheur dépend absolument pas des circonstances extérieures, il dépend de notre monde intérieur. Je peux être le plus beau, le plus riche, le plus successful et avoir envie de me tirer une balle. Je peux être en prison et être en paix et être heureux. Je peux être même dans un camp de concentration et je fais attention quand je dis ça, je suis un Mon arrière-grand-père est mort à Auschwitz, donc je ne dis pas ça légèrement. Mais il y a des livres écrits qui racontent ça en fait, des éveils spirituels dans des endroits terribles. Et en même temps, on voit toutes ces personnes qui ont tout. C'est Jim Carrey qui a dit, je crois: «J'aimerais que tout le monde puisse être riche et célèbre pour voir à quel point ça n'apporte pas le bonheur.» En fait, on se trompe sur ce qui va nous apporter le bonheur. Mais c'est tellement profondément ancré en nous que ça sert à rien de juste l'entendre. Si je dis aujourd'hui, tu sais, ta recherche de plaisir, elle va pas t'amener le bonheur. C'est genre bon, merci, mais je vais quand même continuer, quoi. Mais à force d'études, à force de pratique, je pense qu'on s'en rend compte. Et moi, je faisais des ateliers dans la ville de Lille, chez Décathlon. Pendant un temps et je leur expliquais, je leur disais que quand j'avais 20 ans, que j'ai fait mon tour du monde, j'étais à Machu Picchu qui est un des endroits censés être les plus incroyables du monde. Et je me souviens, j'étais pas content, il y avait de la brume, j'arrivais pas à prendre des photos, il faisait froid, j'étais hyper agité en fait quand je suis arrivé et j'ai pas du tout pu profiter de l'endroit. Et des années après, je me retrouve dans dans un petit parc de Lille qui s'appelle le parc de la Citadelle, qui est un parc très joli, mais qui, bon, c'est pas Machu Picchu quoi. Et je rentre dans une sorte de moment d'extase, de connexion, de présence et tout. Et en fait, je leur dis que j'étais plus heureux dans ma balade au parc de la Citadelle qu'en étant à Machu Picchu. Pas parce que l'extérieur était mieux, mais parce que l'intérieur était plus aligné. Il me semble que c'est vraiment ça la clé du bonheur. C'est pas tant telle activité ou telle relation, mais c'est comment est-ce que notre monde intérieur réagit à ces choses.
Et c'est fou, je suis aligné avec tout ce que tu dis. Et j'ai même, je vois des images de ce que tu es en train de dire dans ma propre vie, de moments comme ça tellement simples où tu te sens en paix intérieure et tellement en phase, que je connaissais pas quand j'étais ingénieur dans un grand groupe dans le domaine de l'énergie. Et que j'ai découvert bien après. Mais une personne qui nous écoute aujourd'hui et qui se dit: moi je suis de l'autre côté, j'arrive pas à être en phase avec moi, j'ai l'impression que rien ne va. Qu'est-ce que tu lui conseillerais? Quelle serait la première étape? Bien sûr, aller lire tes ouvrages, et on mettra les liens de tous tes ouvrages. Mais pour toi, le premier conseil, le premier pas, le truc à faire pour rentrer dans cette quête de la paix intérieure?
C'est de commencer à travailler l'intérieur plutôt que l'extérieur. L'erreur qu'on commet, c'est de se dire: si seulement je changeais de job, si seulement je changeais de relation, si seulement je changeais de ville, alors je serais heureux. Non, si on change pas l'intérieur, on peut changer tout ce qu'on veut de l'extérieur, il n'y a rien qui va bouger. Ce qu'il faut, c'est comprendre les concepts, qui, de comprendre la tyrannie du mental, de comprendre la déconnexion de l'instant présent, de comprendre l'identification aux pensées, de comprendre ces grands principes dont nous parlent toutes les spiritualités depuis des siècles, du bouddhisme au soufisme, la Kabbale, enfin tellement, en hindouisme, de comprendre et sans aller forcément dans les grandes religions qui pour moi sont archaïques et ont beaucoup de choses qui empêchent de voir le vrai message, d'aller vers un message qui est nettoyé, donc qui est un message contemporain, qui est sans les artifices, sans les— je sais que moi j'ai grandi religieux, enfin pas religieux, mais je pratiquais la religion juive et je suis rentré en rébellion contre la religion parce qu'on me disait qu'il fallait tremper tel truc dans tel truc et qu'il fallait manger tel aliment de comme ça et qu'il fallait que je me mette sur une jambe et que je fasse 3 sauts ou je sais pas quoi. Et en fait, alors que l'idée c'est parler de la gratitude, de parler de la présence, parler de la compassion, parler de l'écoute, parler de l'empathie, parler de la colère, parler du stress. C'est de ça, c'est ça qu'on a besoin de comprendre. Donc d'abord on comprend ça théoriquement, ensuite on met en place quelques pratiques. C'est pour ça que j'ai voulu créer avec Les Antisèches du Bonheur, c'est une méthode simple à mettre en pratique parce qu'on se dit ah mais j'ai pas le temps de faire ci, faire ça. Et moi la promesse au début des Antisèches du Bonheur, c'était de dire regarde, tu prends 13 minutes de ta journée, 10 minutes de méditation, 3 minutes de gratitude. Tu le fais pendant 10 jours, tu vois déjà les changements dans ta vie. Tu investis 130 minutes, c'est l'équivalent d'un mauvais film. Combien de mauvais films tu as vu ces dernières années? Tu m'en enlèves un et tu investis le même temps que, qu'est-ce que ça, pour complètement changer ta vie. Essaye, tu le fais 10 jours, tu vois si tu vois un changement. OK, maintenant fais-le 3 à 6 semaines pour que ça devienne vraiment une habitude et vois les changements dans ta vie. C'est des dizaines de milliers de personnes qui ont fait ça et qui ont vu des changements. Et c'est ça qui est extraordinaire en fait, c'est que quand tu commences à changer ton monde intérieur, le monde extérieur change autour de toi sans que tu n'aies quoi que ce soit à faire. Mais si tu essayes avec ton contrôle, avec ta manipulation, avec la force de ton ego, d'essayer d'absolument contrôler ton environnement, changer les circonstances extérieures, et ça, tu vas te casser les dents et tu vas juste créer plus de frustration.
Effectivement, je partage. Même quand j'ai, moi, la première fois que j'ai entendu parler de ça, c'était un peu différemment quand j'étais salarié. Et on m'avait dit: si tu veux devenir manager, c'est plus facile de changer toi que de changer tes équipes. Et c'est un manager qui m'avait dit ça et il avait trouvé sa phrase super pertinente, au sens où c'est plus facile de changer personnellement et de t'adapter aux gens qui sont devant toi que plutôt de demander aux gens qui sont devant toi de s'adapter à toi. Et donc en faisant ça, donc déjà c'est la première fois que j'entendais parler de ça, et effectivement on peut être deux à vivre la même chose et deux personnes les ressentent complètement différemment. Et on a complètement une perception différente du même moment parce qu'il y en a un qui a choisi de le vivre positivement et l'autre qui a choisi de le vivre différemment. Et donc effectivement c'est l'histoire interne qu'on se raconte. Et c'est un peu ce qu'on dit quand on parle de la carte n'est pas le territoire et tous ces éléments-là, au sens où c'est pas parce que tu vois quelque chose que c'est la réalité. Et c'est quelle est la réalité du moment présent et de ce que tu te racontes. Donc pour rebondir par rapport à ça, tu parlais d'Antichèse du bonheur. Tu as commencé avec un blog sur Facebook, tu as commencé à partager ça, et après tu as eu ce virage où tu t'es dit maintenant je vais en faire mon métier, je vais partager le bonheur. Parce que tu parlais du fait que que tu as commencé à te former à l'entrepreneuriat, tu as fait un switch vers le bonheur, et comment ça s'est passé ce switch-là?
Écoute, j'ai monté une start-up en sortant du UCLA à Los Angeles pour lever des fonds pour des œuvres caritatives en vendant des vieux objets dont on servait plus. Les gens adoraient l'idée, on a gagné plusieurs compétitions business plan et tout, mais le business décollait pas. C'est à ce moment-là que j'ai découvert Eckhart Tolle, la méditation, la spiritualité. Quand je me suis rendu compte que les gens à qui j'achetais le livre d'Eckhart, j'ai dû en acheter une trentaine d'exemplaires parce que je voulais que tout le monde le lise, le lisait pas, je me suis dit bon, peut-être qu'il faut que moi j'écrive avec mes mots d'une façon simple. Et donc je me suis mis à l'écriture d'un livre en anglais parce que j'étais aux États-Unis à l'époque. J'étais sûr que j'allais être en haut de la liste de best-sellers du New York Times et tout. Je me voyais en haut de l'affiche comme Aurélie Aznavour. J'ai envoyé mon livre après 2 ans de travail à une quinzaine d'agents d'auteurs parce que c'est ça qu'on fait aux États-Unis. J'ai eu exactement zéro réponse, même pas un email d'encouragement, rien du tout. J'étais rentré en France à ce moment-là, j'avais plus un rond, j'avais pas d'appart. M'a dit peut-être que tu devrais essayer un blog. Et j'ai dit ah bon, un blog? Mais je lis pas de blog, ça m'intéresse pas les blogs. Mais vas-y, de toute façon, qu'est-ce que j'ai à perdre? J'ai rien d'autre à faire, j'ai un projet de livre que personne veut lire, et donc vas-y. Donc j'ai créé un blog, j'ai appelé ça Les Antisèches du Bonheur. J'ai créé des méditations guidées qui ressemblaient à ce que j'avais utilisé, mais en anglais, pour apprendre à méditer. À l'époque, il y avait pas trop de méditation guidée. À l'époque, il y avait pas de spiritualité contemporaine sur les réseaux sociaux. Le le mot influenceur n'existait même pas. Facebook était largement supérieur à Instagram. Je lance un blog, je me dis tiens, je vais mettre un plugin Facebook pour raconter le truc. Je me rends compte très vite qu'il se passe rien sur le blog, en revanche que la page Facebook explose. En quelques mois, il y avait des dizaines de milliers, plus tard des centaines de milliers de personnes qui suivaient. Il se passait vraiment un truc truc de ouf. Donc j'ai arrêté le blog et je suis devenu, voilà, ce qu'on appellerait aujourd'hui influenceur bien-être sur les réseaux sociaux. Tant et si bien qu'à un moment, il y a des maisons d'édition qui ont commencé à me contacter, qui m'ont dit: «Ah, t'aimerais pas écrire un livre?» J'ai dit: «Bah, c'est marrant que tu me proposes.» «Si, grave.» Donc voilà, et j'ai commencé, j'ai repris mon projet de bouquin. Je suis parti en Inde, mon père est mort, j'ai vécu la rupture amoureuse la plus dure de ma vie. J'ai décidé de partir en Inde, de faire une retraite de méditation vipassana de 10 jours en silence où je méditais 10 heures par jour, en me disant qu'après ça— j'avais pris un aller simple pour aller en Inde— qu'après ça, j'allais voyager en Inde et finir d'écrire enfin mon bouquin. Mais l'expérience a été tellement ouf que quand je suis sorti, au lieu de rallumer mon téléphone et de contacter mes proches, j'ai écrit sur l'expérience dans mon journal intime et en fait j'écrivais, j'écrivais tout seul. C'était une expérience, la première que j'ai eue et la plus forte de canalisation. Je me faisais marrer avec les senteurs de méditation dans les pattes, j'arrivais pas à croire ce qui sortait de moi, comment je me faisais rigoler et tout. Je me suis dit mais attends, en fait le livre c'est ça, c'est parce que tu essayes d'écrire depuis 5 ans. Le livre, il y a un nouveau livre là qui est en train de sortir. J'ai fermé mon journal intime, j'ai ouvert mon laptop et j'ai continué à écrire. Et voilà, et c'est ça qui m'a— ensuite j'ai voyagé en Inde à la rencontre de maîtres, de gourous, d'enseignements de toutes sortes de choses. Et mon premier livre est devenu, voilà, le journal de ces péripéties avec les enseignements que j'en ai tirés. Et c'est comme ça que ma nouvelle carrière, entre guillemets, était totalement lancée.
Ton chemin et tout ton parcours, parce que beaucoup de personnes auraient abandonné beaucoup plus tôt ou auraient lâché en disant non mais je suis pas dans la bonne voie, je sais pas, peut-être je reprends un travail, j'ai quand même un diplôme d'avocat, je vais revenir faire avocat en France. C'est peut-être que «Les États-Unis, ça me convient pas, et en France, ça sera mieux.» Et toi, tu as eu cette persévérance. Et est-ce que tu penses que les personnes qui nous écoutent aujourd'hui peuvent se dire: pour atteindre le bonheur, faut passer par ses hauts et ses bas et persévérer quoi qu'il se passe?
Je dirais pas persévérer quoi qu'il se passe, parce que je sais pas ce qui peut se passer. Souvent, j'ai des gens qui disent: «Attends, mais moi, j'ai femme et enfant à charge et tout.» J'avais la chance de ne pas encore avoir de femme et d'enfants à l'époque. Puis je me rends compte que je suis privilégié. Je veux dire, on parle beaucoup de genre, de racisme, de toutes sortes de choses ces derniers temps. Je ne me leurre pas, je suis un homme blanc qui vient d'un milieu assez privilégié. Si je me plantais, je pouvais quand même aller dans la maison de ma mère. Donc j'ai pas envie de donner des leçons aux gens et de dire vas-y, persévère quoi qu'il arrive et tout. Je connais, je sais pas quelles sont les conditions de chacun et je veux pas faire genre je suis parti de rien et contre toute attente j'ai persévéré et si moi je peux alors tout le monde le peut. C'est C'est, mais cela étant dit, oui, je pense que la vie, elle nous teste. Je pense que, mais je pense qu'il y a cette expression en anglais, I've got your back, d'avoir le dos de quelqu'un, genre j'assure tes arrières. La vie, elle assure nos arrières. Si tu crois en elle, elle va te pousser. Je pense que c'est important de faire les choses pour les bonnes raisons. Si moi, le changement essentiel dans ma vie, il s'est passé quand pour la première fois j'ai arrêté de me poser la question: mais comment je vais gagner de l'argent? Parce que depuis l'adolescence, où on commençait à parler du chômage, où mon père a perdu tout son argent, il y avait les huissiers qui venaient taper à la porte et je commençais à avoir peur que j'allais un jour finir sous les ponts. Je me suis posé la question: comment gagner de l'argent? Comment gagner de l'argent? Comment gagner de l'argent? Comment gagner de l'argent? C'est ça qui m'a amené à être avocat d'affaires. Ensuite, quand j'ai fait ma business school, je me posais la question: comment gagner de l'argent? Comment gagner de l'argent? Et quand je suis arrivé à créer Les Antisèches du Bonheur et le blog, j'ai dit: bah, tu sais quoi, pour la première fois de ma vie, je vais arrêter de me poser la question comment gagner de l'argent. Je vais offrir tout ce contenu gratuitement, totalement gratuitement, rien de payant. Les méditations guidées gratuites, les enseignements et les articles, les textes, tout gratuit, gratuit, gratuit, gratuit, gratuit, les lives gratuits. Et je vais faire confiance à la vie que si j'apporte quelque chose qui fait du bien à la communauté, et ben la vie trouvera un moyen de me rémunérer. Et ce qui est extraordinaire, c'est que ça s'est passé.
Et qui te rémunère comment aujourd'hui?
Aujourd'hui, comment?
Par le livre, une partie, mais pas le livre, ça fait pas gagner.
Non, non, les livres, ça fait pas, les livres, ça fait pas vraiment gagner tant d'argent que ça. Mais les livres te permettent d'être un peu plus connu. Moi, aujourd'hui, mes revenus viennent plus de mon travail de méditation guidée. J'ai une appli qui s'appelle 7Mind, dont le but est non seulement d'aider aux gens à adopter la pratique de la méditation pour en faire une habitude qui change la vie, mais aussi justement de reformater son cerveau pour moins se laisser guider par la peur, mieux gérer son stress, avoir confiance en soi, et puis apprendre à se donner l'amour dont on a tellement besoin et qui fait que pour nous aider aussi à diminuer l'influence de nos addictions. Je suis passé par beaucoup d'addictions, j'en ai souffert pas mal, je sais qu'on est beaucoup Dans ce cas-là, ça c'est une des choses. Donc voilà, c'est d'ailleurs un jour, si tu veux, j'adore co-créer du contenu méditatif. Donc si ça t'intéresse, on pourra peut-être co-créer du contenu. Et si tu veux un bon de réduction pour ta communauté, pour l'application, je serais ravi de demander à 7Mind pour qu'ils en créent un.
Avec plaisir, on pourra le mettre en code promo sous le sous l'épisode pour que les gens qui sont intéressés puissent aller déjà voir l'application et ensuite pouvoir souscrire s'ils veulent, avec grand grand plaisir. Et c'est ce que tu viens de dire, est super pertinent: donner, donner gratuitement, et après tu reçois, et après tu as une rémunération qui, qui vient naturellement. Donc là, dans ton cas de figure, c'est la méditation, mais en parlant de ça, tu parlais de de l'addiction. Et j'aimerais bien qu'on finisse sur ce sujet-là parce que je pense qu'il y a différents types d'addiction. On a plein de types d'addiction. Et comment toi tu as réussi à sortir de l'addiction?
Eh ben, j'en suis pas sorti.
Déjà, tu as changé l'addiction.
Déjà, faut partir par rapport à l'addiction, je pense, d'une position d'humilité. J'en suis pas sorti, mais j'ai progressé. De la même façon que je peux te dire je ne m'aime pas inconditionnellement, mais je m'aime beaucoup mieux que je m'aimais auparavant. De la même manière que je peux te dire j'ai pas éliminé la colère de ma vie ou le stress, mais je les laisse moins bouffer ma vie. Comme on disait, l'addiction, c'est un problème de déconnexion. Tu as sans doute entendu parler, ou peut-être pas, mais de cette expérience du parc d'attractions pour rats qui a été créée dans les années 60, fin des années 70, début des années 80, par un psychologue canadien. Avant ces expériences, on regardait l'addiction comme au travers de la toxicité de telle ou telle substance. On disait voilà, la cocaïne, c'est très C'est addictif. Donc voilà, je deviens addict si je prends de la cocaïne parce que c'est addictif. Pour prouver ça, on prenait des rats, on les mettait dans des cages, on leur mettait de la cocaïne et on voyait qu'ils allaient en prendre régulièrement et qu'ils développaient une habitude compulsive. Et ce mec arrive et il dit: attends, on va faire autre chose, on va mettre la même cocaïne, mais maintenant on va créer un grand parc d'attractions pour rats avec plein d'autres rats, avec des jeux, jeux avec toutes sortes de parcours et tout. Et qu'est-ce qu'ils découvrent? Le rat va beaucoup moins vers la cocaïne et développe beaucoup moins une dépendance quand il est dans un milieu stimulant avec de la connexion et tout. Donc l'idée, c'est ça en fait, c'est que l'erreur qu'on commet par rapport à l'addiction, c'est de— je sais pas si tu te souviens, ce truc, ce jeu dans les fêtes foraines où tu as des C'est plus les trucs qui sortent et tu as un marteau et tu dois taper sur la tête de ce truc et puis tu arrêtes jamais en fait. Et en fait, on approche l'addiction de cette manière-là et c'est une erreur parce que, comme tu l'as dit, l'addiction elle fait que constamment se transformer. Tu dois aller à la racine de ce qui crée l'addiction, à la blessure de non-amour, au besoin de connexion, et apprendre à satisfaire ce besoin soi-même. Et c'est comme ça qu'on avance aujourd'hui. Moi, je suis peut-être sorti, j'avais des addictions à la cocaïne, j'avais addictions à la cigarette, j'avais des addictions, mais j'ai encore des addictions. Je suis addict au shopping en ligne par exemple. J'avais une addiction à Instagram, j'ai tellement que, alors que j'ai plein de followers, j'ai dû effacer l'application de mon téléphone. Mais bon, c'est, je tape sur les têtes de trucs. Ce que je fais de mieux, c'est d'apprendre à m'aimer, c'est de faire un travail thérapeutique qui m'aident à mieux me comprendre, donc à mieux m'accepter. C'est accepter mon ombre, accepter ma colère, accepter les choses qui sont moins reluisantes et que je cache au monde. C'est tout ce travail en fait qui est devenu ma passion et ma raison d'être.
Très puissant ce que tu viens de dire. Et encore plus, exemple moi pour les réseaux sociaux, quand on parlait d'addiction, effectivement souvent quand on parle d'addiction, on parle directement forcément de drogue, mais en vrai l'addiction on l'a partout. Il y a les réseaux sociaux, il y a peut-être les compliments, il y en a qui sont addicts aux compliments, il y en a qui sont addicts à plein de choses. Et effectivement aller chercher à la racine, au sens où moi j'ai mis des applications qui bloquent certains réseaux sociaux, mais en soi c'est juste cacher quelque chose parce que tu le bloques, mais c'est quoi la raison profonde qui fait que tu dois bloquer cette application? C'est peut-être que tu occupes mal ton temps, tu pourrais faire occuper ton temps à autre chose que— ouais, toute cette analyse et aller en profondeur de la raison qui fait que tu as envie d'aller autant, aussi souvent sur ce type d'application. J'arrive sur la fin et j'ai cette question que je pose toujours à mes invités, c'est si tu avais le Jonathan jeune devant toi, Jonathan de 18 ans, 17, 18, 19 ans, et que tu pouvais lui parler Qu'est-ce que tu aimerais lui dire avec ton recul, avec tout ce que tu as vécu aujourd'hui? Ce serait quoi le message que tu aimerais lui partager en termes d'enseignement, en termes de partage?
Je dirais: n'aie pas peur, ça va bien se passer. Tu vas découvrir à quel point la vie est magique et incroyablement belle. Fais confiance, il y a une intelligence supérieure qui opère. Et plus tu apprends à écouter, voir les interventions de cette intelligence supérieure, et plus tu apprends à ne pas lui faire obstacle et à agir avec ton cœur et à donner sans compter. Plus la vie va être généreuse avec toi.
Parfait. Merci Jonathan pour ce partage, parce qu'il est très très puissant, et c'est une belle phrase et un bon partage à méditer, à remettre à plusieurs fois pour bien écouter ce que tu viens de nous dire à la fin. Je te remercie d'avoir partagé cette heure à nos côtés avec la communauté des Illimités. Tu nous a apporté énormément de valeur. Je mettrai bien sûr tous tes réseaux Instagram sous l'épisode, le lien vers tes ouvrages et vers ton site, et si tu fais, et vers ton application, tu m'enverras tout ça pour que je puisse mettre tout sous l'épisode. Bien sûr, je vous invite à mettre 5 étoiles si vous êtes sur Apple Podcast ou également commenter sur YouTube et partager surtout l'épisode autour de vous parce que j'en suis persuadé qu'il y a des personnes qui ont besoin de ce type d'épisode et que s'ils écoutent cet épisode, ça va leur faire énormément de bien parce que Jonathan nous a partagé des choses incroyables. Est-ce que tu as quelque chose à ajouter, quelque chose que tu as pas encore dit, que tu aurais aimé dire et partager ici?
Ouais, ce qui compte, c'est pas l'endroit où on se trouve, c'est la direction dans laquelle on va. Et le plus important, c'est d'aller juste pas à pas dans la bonne direction. Il y a cette image du si tu fais un road trip la nuit pour aller de Marseille jusqu'à Paris, t'as pas besoin de voir la tour Eiffel pour savoir que tu vas dans la bonne direction. Tu as juste besoin de voir aussi loin qu'éclairent tes phares. Et c'est ça que j'aurais envie de dire et j'aurais envie de te remercier chaleureusement, Mohamed, parce que C'est rare d'avoir une discussion qui est aussi sincère, épanouissante, et c'est formidable. J'admire beaucoup ce que tu fais et c'est une joie de te rencontrer.
Et pareillement, c'est également une joie de t'avoir accueilli ici au sein du podcast et de pouvoir partager. Et je pense qu'on continuera à partager même après ce podcast. Et je vous souhaite tous une belle soirée, et surtout, comme je dis toujours, tous ilimité. Sur vous les illimités.










