Les partenaires regrettent le plus d'avoir prononcé cette phrase. Elle cause plus de tort qu'on ne le pense.
19 Jan 2025 · 9 min
Maria Kulas explains why "je m'en fous" damages relationships more than partners realize. She uses a pen metaphor to show how the phrase signals disengagement, then shares a story about choosing a Christmas hotel with her partner Olivier to show what works instead: saying what you feel and what you need.
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Cette vidéo porte sur le sujet des conflits entre les partenaires. Je reviens à ce sujet parce que je vis ma vie au couple. Donc, dans notre vie, dans nos échanges, il y a toujours cet élément de plaisanterie sur nos métiers en particulier. Et puisque moi, je fais la négociatrice, cette façon comme on en communique, je la mets toujours à table ou même en déjeunant en face de mon conjoint. Il existe une phrase qui peut gâcher tout et on peut regretter très sérieusement de l'avoir dit. Ça ne m'est pas arrivé parce que peut-être j'ai lu à un bon moment un article dans Psychology Today, une magazine américaine, et j'en ai après discuté avec Olivier, donc je vous partage aujourd'hui comment un couple considère une phrase clé de rupture, qu'est-ce que ça nous a fait et comment on a approbé ce sujet? Est-ce qu'il existe cette phrase ou c'est juste un mythe? Je m'appelle Maria, je facilite les cours de négociation. Restez avec moi si vous voulez apprendre sur comment communiquer mieux, comment avoir une approche positive vers la négociation, comment être stable, honcrée, convaincue de ce que je dis, je veux le faire. Donc, quelle est cette phrase mystère qui est décrite par le psychologue Jeffrey Bernstein Bernstein comme une phrase qui coupe le lien. La phrase qu'il ne faut jamais dire. La phrase de la sueur. Alors, peut-être avant que je vous le dise, je vais vous dire ce que mon conjoint m'a proposé comme phrase. Olivier, quand je lui ai posé la question « Quelle est la phrase qui peut tout remplir? », il a dit Je te l'avais dit. Ça, ce n'était pas mesuré par le psychologue. Donc, ça c'est juste un exemple, je vous laisse parce qu'entre nous, entre moi et lui, c'était une phrase un peu pour la plaisanterie. Maintenant, la phrase du magazine Psychologie Today est la suivante. Je m'en fous. Quand on y réfléchit bien, la phrase « je m'en fous » est grave. Parce que qu'est-ce que ça nous montre, cette phrase? Cette phrase nous parle du manque d'intérêt, manque d'engagement. Si vous imaginez un stylo, il y a bien un stylo qui est bien défini, Dans l'espace, il y a un début et il y a une fin du stylo. C'est une chose qui est tangible. Vous voyez, ça devient comme ça. Donc, ce stylo-là ne peut pas fonctionner s'il y a uniquement moitié du stylo. S'il n'y a pas de fin, tout l'encre va sortir ou évaporer. Il faut bien quand même fermer le stylo pour pouvoir utiliser l'encre qui dégouline à l'intérieur. S'il n'y a pas de debout, tu ne peux pas écrire parce qu'il n'y a pas cette partie à l'intérieur qui est pour écrire. Donc, le stylo, comme un couple, Il y a une partie de ce côté et il y a l'autre partie de ce côté. Les deux parties sont liées. Les deux parties sont importantes. Ce n'est pas que l'une peut exister sans l'autre. Le couple ou le binôme ou le partenariat, c'est la chose similaire. Si quelqu'un dit « je m'en fous », On brise la relation. On dit, va te faire ce que tu veux faire. Et quand j'y pense, je me rends compte que le stylo qui est abîmé d'un côté va être jeté à la poubelle. Parce qu'à quoi ça me sert uniquement une partie du stylo si je n'ai pas de l'autre partie? Je ne peux pas écrire. « Je m'en fous » brise quelque part la confiance qui s'est installée. Donc « je m'en fous », c'est quelque chose qu'il ne faudra pas dire parce que les conséquences vont être à long terme. C'est comme l'effet de dominant qui va se faire et aujourd'hui c'est peut-être rien parce que je vais prendre un autre stylo. Mais demain, si je répète « je m'en fous » dans une autre situation, peut-être la partie qui entend « je m'en fous, je m'en fous, je m'en fous » va être blessée un moment ou l'autre. Imaginez qu'aujourd'hui, avant d'avoir enregistré cette vidéo, j'ai à nouveau eu un échange à table avec Olivier. Olivier est en train de réserver un hôtel pour nous pour les vacances de Noël. Donc, il me pose la question, est-ce que tu veux un hôtel comme ci ou comme ça, un hôtel A ou un hôtel B? Moi, j'ai réfléchi à quoi répondre à cette question. Et au fait, avant que je puisse prendre la parole, lui, il me dit, Tu t'en fous. C'est ça. Et moi, j'étais vraiment, comment dire, surprise parce que je n'ai pas utilisé cette phrase. Ce n'était pas mon intention même de prononcer cette phrase. Et lui, peut-être, c'était la première phrase qui lui est venu. Il était devant Booking.com. Il a voulu tout de suite choisir. Pour moi, c'était intéressant que lui se rappelle de « je m'en fous » comme phrase à utiliser. Et ce que je montre par cet exemple, c'est que « je m'en fous » dans la situation comme celle-ci, pour moi, Oui, c'est un peu égal. Est-ce que c'est l'hôtel A ou est-ce que c'est l'hôtel B où on va dormir? Parce que je ne veux pas ajouter de complexité pour la réservation. Je préfère que celui qui est déjà dédié, qui donne son temps, ses ressources pour organiser, pour choisir, pour chercher. Pour moi, quelque part, je suis reconnaissante et je prends ce qu'il m'a offert. Donc, je prends les deux hôtels. Ce sont, pour moi, les deux aussi bien. et je voulais que ce soit plutôt « je ne veux pas te causer des problèmes, je suis reconnaissante ». Donc oui, j'accepte, je valide les deux en fait. C'était ça mon approche, sauf que je ne savais pas quelle phrase utiliser pour que ce soit courte, pour qu'elle ne soit pas prise comme « je m'en fous ». Parce que oui, je tiens à nos vacances, c'est juste que pour moi c'est quelque part égal l'un avec l'autre. Donc, restez conscient quelle phrase vous utilisez. Si vous voulez être sûr que vous vous exprimez bien, souvenez-vous de ce que nous avons déjà dit auparavant, la communication bienveillante, dans une vidéo avec quatre éléments où il y a étapes comment s'exprimer bien. Souvenez-vous, d'abord on parle par « je ». Moi, je me sens bien. Je te suis reconnaissante. Je vois ton effort pour réserver les hôtels. Mon besoin est comme si et comme ça. Et moi je m'engage à faire comme si et comme si pour toi. Je te demande de faire cela et cela si tu peux s'il te plaît. à la place de dire que je me fous, dites comment vous vous sentez. Je vous invite.
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