Négociation selon... Dalai Lama.
15 Jul 2024 · 22 min
Maria Kulas connects the Dalai Lama's teachings on happiness to negotiation, arguing that compassion helps manage anger in difficult conversations. She outlines three practical factors: preparation, cultural openness, and honesty. A taxi story shows why perspective matters across cultures.
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Venu dans le cycle négociations selon. Aujourd'hui, négociations selon le Dalai Lama. Je suis en train de lire ce gros bouquin que j'ai trouvé sur une étagère et en fait je suis surprise parce que même Dalai Lama parle de négociations. Voulez-vous savoir de quoi exactement? En fait, Dans le chapitre sur l'art du bonheur, établir une relation de sympathie, on peut trouver des astuces et des conseils sur comment, selon lui, on devrait approcher un autre être humain pour rentrer dans un contact qui est cœur à cœur, bienveillant et vraiment cordial. Selon moi, ça m'a touché quand je l'ai lu parce que la méthode de négociation que j'enseigne a pour enjeu final obtenir pas uniquement un gain ponctuel ou temporaire mais surtout créer une relation à long terme et donner la possibilité à toutes les parties prenantes d'obtenir quelque chose de plus, un valeur ajouté par rapport à ce qu'elles pourraient obtenir en étant toutes seules sans se mettre en dialogue, en discussion avec quelqu'un en face. Pour moi, c'est exactement cela, la négociation. Co-créer une valeur à ajouter qui est en plus, qui est sur plus. Moi, toute seule, je ne vais jamais y arriver. Toi, tout seul, non plus. Mais si on s'aime ensemble, on aura une énergie supplémentaire qui se diffuse et grâce à cela, on pourra créer quelque chose de plus. Dans ce livre, la première chose qui m'a touchée, c'est quelque part un dominateur commun, c'est la compassion. La partie qui porte sur l'échelle humaine est la compassion. Explique qu'est-ce que c'est la compassion, comment Dalai Lama le comprend. Et en fait, pour moi la compassion ça fait un déclic. La première fois que je me suis penchée un peu plus dessus et j'ai pris du temps à et à réfléchir à l'intérieur et à chercher à l'intérieur. Comme moi j'applique la compassion dans ma vie professionnelle, en négociant les contrats, en discutant des sujets qui sont difficiles, la compassion ne me semblait pas du tout compatible avec le monde du business. Et au fait, j'ai compris que si la colère une émotion qui a le droit d'exister parce que nous sommes les êtres humains, la compassion pourra être invitée également. J'ai compris qu'il n'y a pas besoin de se mettre uniquement en couleur parce que ça c'est le plus simple dans le cadre de mon profil de négociatrice ou quelqu'un qui agit vite et avec une direction, avec une certitude ou avec une force vitale à obtenir quelque chose parce que je suis ciblée, parce que j'ai appris, je suis consciente de ce que je cherche dans ma vie. Alors si ça ne va pas, bon, la colère. Et la colère m'aidera à obtenir encore un peu plus parce que c'est l'énergie qui se diffuse qui va transformer et je vais obtenir plus. Et en fait, la colère, ok, ça peut transformer, ça peut donner d'énergie, ça peut être stimulant. Mais est-ce que à long terme ça ne m'émerveille pas à l'intérieur? Et oui, ça peut être que la colère, si mal utilisée ou pas exprimée ou avec une surcharge, peut nuire. Et là vient la compassion, parce que la compassion, j'ai compris que ça pourrait m'aider à balancer la colère. ça pourrait équilibrer en fait. Ça pourrait, à la place de se jeter dans le feu, ça pourrait prendre un peu plus de recul et s'arrêter. Et pour moi, c'était un déclic. J'ai entendu une fois aussi un podcast qui parle d'utilisation de la compassion comme un outil de dialogue intérieur. à la place de réagir, on pourrait répondre. À la place d'être dans quelque chose qui est trop spontané, non mesuré, on pourrait rester avec cette souffrance qui s'est créée. Si on voit l'étymologie du mot compassion, c'est compassion avec la passion, avec la souffrance. Passion comme la souffrance. Et je vous raconte tout ça pour donner un exemple de moi-même. Moi, je maîtrise maintenant ma colère, j'équilibre, je mets sur une balance pour mesurer Combien dans la réaction que je veux mettre? et de la réponse parce que je souffre. Il y a quelque chose qui ne me plaît pas. Il y a une situation qui s'est créée. Quelqu'un m'a répondu d'une façon que je n'avais pas prévue. Il y a des choses qui n'arrivent pas à temps. Il y a toutes sortes de situations qui peuvent me mettre en colère. Et maintenant, est-ce que moi je me bats contre ces situations, ces gens? Est-ce que je me bats contre moi-même parce que ça me met en colère, ou est-ce que je suis capable de voir la situation avec un peu plus de recul, avec la quai des émotions et de cette souffrance qui s'est créée. Alors ça c'est la première chose dont on parle de l'Illama et je trouve que cette information nous est utile pour voir que les émotions font partie du jeu. Les émotions existent. C'est à nous de les maîtriser. C'est à nous de transformer l'émotion en la ressentir. Et après, avec nos pensées et nos habitudes, comment on va vivre la situation et tout ce que les émotions ont déclenché à l'intérieur de nous. La chose suivante, qui est très intéressante. Ici, il parle de trois facteurs qui nous permet d'avancer dans un dialogue. S'il y a une discussion difficile à mener, comment pourrions-nous rester en contact avec les autres? Alors, première chose dont il parle, c'est la préparation. Et ça, c'est tellement évident. Quand j'ai lu ce chapitre-là, j'étais émerveillée parce que Dalai Lama parle de se préparer avant de rencontrer d'autres personnes. Et pendant la négociation, c'est la première chose à faire avant de rentrer dans une discussion difficile. On s'assoit, on prend le stylo, on fait les notes, on cherche sur Internet, on lit un bouquin, on cherche un rapport. Bref, on se prépare avant de discuter avec quelqu'un d'autre. Et là c'est la même chose, il dit je me prépare, j'essaie de trouver tout ce que je sais ou je pourrais connaître sur le passé des autres. J'aimerais comprendre le passé des êtres. C'est comme ça, comme c'est écrit dans ce livre là. Et en fait Comprendre le passé des hommes, à quoi ça sert? Ça sert à avoir plus d'informations, plus d'éléments auxquels on pourra s'attacher. Les éléments qui nous donnent des choses similaires. Parce que c'est le plus simple de discuter avec quelqu'un. Le plus simple, c'est de discuter avec quelqu'un en ayant quelque chose en commun, en étant d'accord déjà sur une base. Si on a quelque chose qu'on veut actuellement, il y a plus de chances qu'on y arrive. Et tout cela pour vous dire que si je connais le passé des autres, je peux trouver des éléments qui sont similaires à celles-ci que moi j'ai au moins. Je vais vous lire. Chaque fois que je rencontre des gens, je les approche à partir de nos points communs les plus élémentaires. Chacun d'entre nous possède une enveloppe corporelle, un esprit et des émotions. Et tout cela peut vous dire que, même si nous sommes, moi, avec quelqu'un au-delà de moi, différents, et on aimerait négocier quelque chose de... complètement différent. On est divergent sur tous les plans. Il n'y a pas de scénario possible. Si on prend un peu de recul, de la compassion, et on se fait une idée que, en attendant, moi je suis un être humain, toi tu es un être humain. Si moi je suis quelqu'un qui a des émotions, qui est née avec une mère, qui va mourir. Toi, tu es née, tu vas mourir. Toi, tu es parfaite dans ton imperfectionnisme. Moi, je suis parfaite comme je suis même si je suis imparfaite. Mais calme-toi sur cette base. Ce n'est pas possible de ne pas pouvoir communiquer. Je prends comme une valeur d'être un être humain et je vois en toi en face un autre être humain. Ça donne le bon début de la discussion. C'est là, c'était le point numéro un. Deuxième astuce dont Dalai Lama parle, qui permet de communiquer et de négocier mieux, c'est l'ouverture des fées. Et cela, je trouve assez drôle dans mon contexte personnel parce qu'en étant multiculturelle, maintenant je vis en France, avant j'ai vécu aux Etats-Unis et en Pologne, en fait j'apprends que les cultures sont différentes, que les nations sont différentes. Les langues ne sont pas pareilles et on n'exprime pas la même chose. Même si j'aimerais traduire des copies-paste, des copies-collées des choses, on ne comprend pas les idiomes de la même façon dans chaque pays. Et garder l'ouverture d'esprit permet de Rester flexible. Rester flexible, c'est la richesse. Parce que moi, je me sens différente. Et c'est grâce à cette différence qu'on peut construire quelque chose de plus. C'est grâce à la multiculture, à l'aspect multiculturel, à la variété grâce aux couleurs, nous sommes créatifs. Si toi tu étais 100% comme moi, ça serait rien de différent, de meilleur, de nouveau. Et c'est grâce à être différent qu'on peut construire cette langue de fort. Mais c'est ça la beauté d'être ensemble comme les êtres humains. Troisième chose. Troisième élément dont Dalai Lama parle comme une astuce à construire le bon entre les gens, c'est l'honnêteté. L'honnêteté, c'est une qualité qui est utile parce que je suis là avec les mains ouvertes. J'ai des informations et toi, tu as des informations. Maintenant, on se cherche. Combien des informations je peux te donner? Est-ce que j'ouvre mes mains complètement et je te dis tout? Est-ce que toi, tu vas me dire tout? Ça, c'est la question de la confiance. Et comment être naturel, comment être en confiance, combien je te donne, combien je te dose? Ça, c'est le jeu de la négociation. L'honnêteté ne peut pas être un élément oublié. Ça, on joue avec. Ça, en fonction de quelles sont tes valeurs personnelles, tu peux me montrer comment toi tu comprends l'honnêteté et comment toi tu les vis. Quelle valeur pour toi l'honnêteté? Comment tu veux co-construire avec moi? Confiance, c'est un élément qui va avec, selon moi, et qui est très, comment dire, subtil, parce que dans les négociations professionnelles, on parle rarement de la confiance. Mais entre les êtres humains, C'est la confiance. C'est d'avoir cette conviction qu'on est bon. Dans notre essence, on est beau. Et on veut le meilleur pour nous tous. Et c'est grâce à cette approche de chercher de co-construire et pas prendre le plus pour moi et toi tu vas perdre et moi je vais gagner. Ça, c'est à long terme. Ça, il n'y a pas de possibilité de perdurer. Si quelque chose devrait rester comme construit et le mur avec des briques, cela demande un peu plus d'effort. Les exemples qu'ils donnent ici, d'un moment à l'autre, parlent de la cuisine, mais Howard Cutler, qui a transcrit le dialogue, En fait, lui, il parle d'un exemple de son voyage en Inde et comment lui, il est monté une fois en taxi et après, il a vu que le chauffeur n'a pas réglé le compteur. Le compteur, il était déjà engagé comme lui, il est monté en taxi et après quelques centaines de mètres, il s'est rendu compte que le compteur n'était pas réglé. Et en fait, Ce qui s'est passé, c'était étonnant pour lui de voir avec quelle rage il a réagi, que c'est injuste, que les critères n'étaient pas réglés. Au monde occidental, en occidental, ça n'arrivait jamais. Et là, en Inde, on se fait avoir. Et il était vraiment en colère contre le chauffeur. Après coup, il a compris. Première chose. Les vingt rupees, ça faisait l'équivalent de plus ou moins un franc, ce temps-là, quand il fait ses voyages en taxi. Un franc, c'est aujourd'hui rien. Peut-être ce temps-là, c'était un peu plus, mais un franc. Est-ce que je me bats pour un franc? ou est-ce que je reste ouverte et j'essaie de me préparer à la négociation et comprendre le passé des autres et voir? Mais comment ça se passe que les chauffeurs ne pas régler le compteur? En fait, moi je suis dans un pays qui n'est pas de ma culture. On revient à l'esprit multiculturel. Moi, ça se voit que je suis occidentale et je demande un taxi chez quelqu'un dans un autre pays. Et lui, il est chez lui. Et moi, j'ai besoin de lui parce que lui, il connaît des rues pour m'amener où moi, je veux aller en taxi. À pied, c'est pas possible pour moi d'y accéder. Après, lui, il a besoin d'argent. Peut-être qu'il a quatre enfants ou dix enfants. Je ne sais rien. Et lui, il voit quelqu'un qui vient d'Europe. Alors, peut-être qu'il a pensé qu'il pouvait gagner un peu plus. J'en sais rien. Il n'a pas réglé parce qu'il s'est dit « 20 rupees de plus, ça ne va pas changer pour ce temps-là ». Peut-être qu'il a juste oublié de régler son compteur parce qu'il a déposé quelqu'un, mais il n'a pas réglé parce qu'il y avait une situation difficile sur la route, il était stressé, il a oublié de régler le compteur. Nous ne savons pas. En fait, ce que je vais vous dire en répétant cet exemple, il ne s'agit pas de juger les gens. Il ne s'agit pas de coller une étiquette sur le front en disant « Ah non, toi, tu es un voleur, tu as voulu me prendre 20 rupees, c'est injuste ». Il s'agit plutôt de prendre le recul, de voir la situation avec plusieurs angles, pas uniquement mon angle à moi, avec mes yeux, je viens d'Occident et en Occident, ça n'arrive pas. Il s'agit de voir qu'il y a des couleurs différentes de chaque situation. Il y a des angles différents de chaque situation. Moi je le vois blanc, toi tu le vois noir, quelqu'un voit les gris, quelqu'un voit les écrus, quelqu'un voit les beiges ou quelqu'un voit les… pas tout à fait noirs mais très sombres. Et tout le monde a raison. Tout le monde pourrait trouver la justification. Mais est-ce qu'on cherche la justification de nos vies ou est-ce qu'on cherche à trouver la solution la meilleure, la plus simple, la plus adéquate et la plus efficace dans la situation actuelle? Je vous laisse un peu pensive après cette vidéo de cycle négociation selon et je vous invite à.
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