Le sauna, cet entraînement qui n'en est pas un
14 Oct 2026 · 45 min
Dr. Guénolé Addor explains why sauna mimics some benefits of aerobic exercise but cannot replace it. The Finnish Kuopio study found frequent sauna reduced sudden cardiac death and dementia risk, yet recent trials show heat produces modest vascular gains with no improvement in blood pressure or aerobic capacity. Use traditional sauna at 80-90°C for 15-20 minutes after exercise, never before.
Chapters
L'essentiel en 30 secondes: la chaleur imite une partie de l'exercice en sollicitant le cœur et les vaisseaux. L'exercice reste indispensable et précède la chaleur. Cette semaine, utilisez ensuite un sauna traditionnel à 80 à 90 °C pendant 15 à 20 minutes, 3 à 7 fois. Si vous n'avez pas de sauna, prenez un bain à 40 °C, immergé jusqu'à la poitrine. Après la musculation, repoussez l'immersion froide d'au moins 8 heures ou à un jour sans entraînement. 21h10, un mardi soir, le sauna de la maison a fait affiche 85°C.
Je suis assis immobile, une serviette sur les épaules. Ma montre indique 118 battements par minute. Mes jambes ne font strictement rien. Mon cœur, lui, est en train de pédaler. Cette scène, je la vis presque tous les soirs avec Jennifer, et elle résume à elle seule une question que l'on me pose de plus en plus souvent: docteur, si mon cœur monte à 120 dans le sauna, est-ce que ça compte comme du sport? La biochimiste américaine Rhonda Patrick a popularisé une formule que j'utilise volontiers: la chaleur serait un exercice mimétique, un mime de l'exercice. La formule est juste, à condition de bien lire le deuxième mot. Un mime imite sans remplacer. Cet été, deux publications ont tracé la frontière entre imiter et remplacer avec une précision rare: un essai randomisé australien qui a mis face à face le bain chaud et le vélo, et une méta-analyse co-écrite par Brad Schoenfeld sur la chaleur après la musculation.
Je vous les raconte avec 40 ans de données finlandaises en toile de fond. À la fin de cette lettre, vous saurez quand la chaleur travaille pour vous, quand elle ne sert pas à grand-chose, et comment l'ajouter à ce que vous faites déjà. Pour les confrères et les professionnels de santé, les chiffres, les statistiques et les limites sont regroupés en fin de lettre dans 6 encadrés Deep Dive. Les lecteurs pressés peuvent s'arrêter avant sans perdre le fil.
1.
Ce que la chaleur copie vraiment. Quand vous entrez dans un sauna à 80 °C, votre corps n'a qu'à ne objectif: évacuer la chaleur. Et pour y parvenir, il fait exactement ce qu'il ferait pendant une sortie à vélo tranquille. Le cœur accélère, la fréquence cardiaque passe de 60 ou 70 au repos à 100 ou 150 battements par minute, et le débit cardiaque grimpe d'environ 5 ou 6 litres par minute à 9 ou 10 litres. Une petite étude allemande sur 19 adultes a montré qu'une séance de 25 minutes produisait une réponse de fréquence cardiaque et de pression artérielle comparable à celle d'un effort modéré sur ergomètre, suivi d'une baisse sous les valeurs de départ. Le sang change de route. Il est massivement redirigé vers la peau pour refroidir le corps, comme le liquide d'un radiateur. Ce flux accru frotte contre la paroi des artères. Les physiologistes appellent ce frottement le shear stress, la contrainte de cisaillement. C'est lui le vrai messager. Il ordonne à la fine couche de cellules qui tapissent vos vaisseaux, l'endothélium, de produire du monoxyde d'azote, la molécule qui assouplit et dilate les artères. L'exercice envoient exactement le même message: le volume de sang augmente. Séance après séance, le corps fabrique davantage de plasma pour avoir de quoi transpirer. Chez 6 coureurs de fond néo-zélandais, 30 minutes de sauna après l'entraînement, environ 4 fois par semaine pendant 3 semaines, ont augmenté le volume plasmatique de 7,1% et le temps de course jusqu'à l'épuisement de 32%. 6 coureurs, c'est peu, mais le mécanisme est solide. C'est ainsi que les athlètes s'acclimatent avant une course dans la chaleur. Les cellules sortent leur trousse de réparation. La chaleur déclenche la production de protéines de choc thermique, les HSP, pour Heat Shock Proteins. Ce sont des chaperons moléculaires. Elles aident les protéines abîmées à retrouver leur forme et empêchent qu'elles s'agglutinent en amas toxiques, un phénomène au cœur de nombreuses maladies neurodégénératives. La chaleur active aussi FOXO3, un gène dont certaines variantes sont parmi les plus régulièrement associées à la longévité humaine. La ressemblance est réelle, mesurable, et elle explique pourquoi je parle volontiers du sauna comme d'un cardio passif. Reste à savoir si un signal partagé produit les mêmes adaptations.
2.
Ce que 2315 Finlandais nous ont appris. En Finlande, on compte plus de saunas que de voitures. Entre 1984 et 1989, l'équipe du cardiologue Jari Lokkanen à Kuopio a interrogé 2315 hommes de 42 à 60 ans sur leurs habitudes de sauna, puis les a suivis pendant plus de 20 ans. Presque tous prenaient au moins un sauna par semaine. Tout l'intérêt était donc de voir ce qui se passe quand on en prend beaucoup plus. Les résultats, publiés en 2015 dans JAMA Internal Medicine, ont fait le tour du monde. Comparés aux hommes qui n'allaient au sauna qu'une fois par semaine, ceux qui y allaient 4 à 7 fois avaient un risque de mort subite cardiaque plus bas de 63%, un risque de décès cardiovasculaire divisé par 2 et un risque de décès toutes causes plus bas de 40%. Les séances de plus de 10 19 minutes étaient associées à une protection plus forte que les séances courtes. 2 ans plus tard, la même cohorte montrait un risque de démence plus bas de 66% et de maladie d'Alzheimer plus bas de 65% chez les usagers les plus assidus. L'analyse qui me fascine le plus a été publiée en 2018 par Sator Kounoutsor avec la même équipe. Les chercheurs ont croisé 2 variables: la fréquence du sauna et la condition cardio-respiratoire mesurée objectivement sur un vélo avec analyse des gaz. En prenant comme référence les hommes peu en forme et peu adeptes du sauna, le sauna fréquent sans bonne forme physique réduisait le risque de décès cardiovasculaire de 28%. La bonne forme physique sans sauna fréquent le réduisait de 50%. Les deux ensemble le réduisaient de 58%. Relisez ces 3 lignes: la forme physique est le moteur, la chaleur est le turbo. Un turbo ne donne de la puissance qu'à un moteur qui tourne déjà. 3. Le duel de l'été: bain chaud contre contre vélo les Finlandais nous ont donné une association et il manquait encore un duel. Il a été publié en juillet 2026 dans Experimental Physiology par l'équipe de Daniel Green, l'un des meilleurs spécialistes mondiaux de la fonction vasculaire. 31 adultes inactifs de 58 ans en moyenne, en surpoids ou obèses, ont été tirés au sort dans 3 groupes pendant 12 semaines. Le premier pédalait 3 fois par semaine, 30 puis 40 minutes, avec une intensité qui augmentait progressivement. Le deuxième s'asseyait 3 fois par semaine dans un spa à 40 °C, immergé jusqu'au bas du sternum, bras compris, 30 puis 40 minutes. Le troisième ne changeait rien. Les chercheurs ont mesuré la capacité des artères à se dilater quand le flux sanguin augmente au bras et à la cuisse. C'est l'un des meilleurs témoins de la santé de l'endothélium. Au bras, le bain chaud et le vélo ont tous deux amélioré la fonction artérielle. Le vélo a fait un peu mieux, sans que la différence entre les deux soit statistiquement démontrée. À la cuisse, seul le vélo a fonctionné. Et ni l'un ni l'autre n'a modifié la tension artérielle ou la rigidité de l'aorte en 12 semaines. Plusieurs raisons expliquent cette différence. Pendant le bain, le sang afflue surtout vers la peau et le haut du corps immergé. Pendant le vélo, les jambes qui travaillent réclament un flux énorme et le cisaillement devient maximal exactement là. Surtout, l'entraînement progresse. On pédale plus fort à la semaine 11 qu'à la semaine 1.
Le bain, lui, reste à 40 °C. Il n'y a pas de surcharge progressive dans une baignoire C'est ma phrase préférée de cette étude. La chaleur a été efficace, l'exercice a été plus convaincant. Les auteurs concluent eux-mêmes que le bain chaud est une option sûre et réaliste pour les personnes qui ne peuvent pas encore s'entraîner, mais que l'exercice reste indispensable pour des adaptations vasculaires étendues. La bonne nouvelle, si vous ne pouvez pas encore vous entraîner, le bain chaud est, selon les auteurs, une option sûre et réaliste. Au bras, il a amélioré la fonction artérielle en 12 semaines. 4.
Et le muscle?
Le mythe du sauna anabolisant. Deuxième publication de l'été: une méta-analyse co-écrite par Brad Schoenfeld, l'un des chercheurs les plus cités sur l'hypertrophie musculaire, parue dans Sports Science for Health. Elle cherchait à savoir si ajouter de la chaleur juste après la musculation faisait gagner plus de muscle. Les auteurs ont réuni 6 protocoles portant sur 125 jeunes adultes en bonne santé entraînés pendant 4 à 12 semaines. Dans les 15 minutes suivant la séance, ils passaient 10 à 40 minutes au sauna, dans un bain chaud ou avec un coussin chauffant.
La chaleur a peut-être ajouté un tout petit peu de muscle, sans gain de force supplémentaire. Tout le monde est devenu plus fort grâce à l'entraînement.
La chaleur n'a rien ajouté de mesurable sur la force et n'a apporté qu'un gain de masse modeste et incertain.
La vraie bonne nouvelle, c'est que la chaleur semble freiner la perte de muscle quand on ne peut plus s'entraîner, une jambe immobilisée, un alitement, une convalescence, Dans une étude de l'Université Brigham Young, chauffer quotidiennement une jambe immobilisée a préservé la fonction de ses mitochondries et atténué la fonte musculaire. Le physiologiste canadien Stuart Phillips en parle très bien avec Rhonda Patrick, vidéo dans Pour aller plus loin. Pour une personne âgée après une fracture, l'enjeu est la fragilité, bien avant les biceps. Le bain froid produit l'effet inverse. Une autre méta-analyse de l'équipe Schoenfeld, Pinheiro 2024, montre que l'immersion en eau froide répétée juste après la musculation réduit les gains de masse musculaire. Le froid éteint le signal que vous venez d'allumer.
5.
Là où ça devient intéressant, l'addition ajoutée à l'exercice, la chaleur, peut en amplifier les effets. C'est ce que montrent 2 essais randomisés avec des nuances. En Finlande, Jari Klii et Jari Lokkanen ont suivi 47 adultes sédentaires de 49 ans avec au moins un facteur de risque cardiovasculaire. L'étude a duré 8 semaines à raison de 3 séances par semaine. Un groupe s'entraînait l'autre s'entraînait, puis prenait 15 minutes de sauna. Le groupe sauna a gagné davantage en capacité cardio-respiratoire, sa tension systolique a baissé de 8 mmHg de plus, et son cholestérol total a diminué. 8 mmHg, c'est l'effet d'un médicament antihypertenseur de première ligne. Le chiffre ajouté 15 minutes de sauna après l'entraînement a fait baisser la tension systolique de 8 mmHg de plus que l'entraînement seul chez 47 adultes sédentaires suivis 8 semaines. En 2025, une Une équipe britannique a refait l'expérience avec un bain à 40 °C après 30 minutes de vélo comparé à un bain tiède à 34 °C. Le bain chaud a davantage baissé la tension diastolique et amélioré la fonction artérielle. Il n'a en revanche rien ajouté sur la capacité aérobie, la glycémie, les lipides ou l'inflammation. En pratique, la chaleur prolonge la séance de cardio pour vos vaisseaux, et c'est toujours l'effort qui construit votre moteur.
6.
Ce que la chaleur ne fera jamais: dans un sauna, vos os ne subissent aucune charge alors ont besoin d'impact pour rester denses. Vos muscles restent au repos, or c'est la contraction qui fait entrer le glucose dans les cellules sans insuline et qui fabrique la force. Rien ne sollicite votre équilibre ni votre coordination, qui vous éviteront pourtant la chute à 85 ans. Et votre capacité aérobie maximale, le meilleur prédicteur de longévité que l'on connaisse, ne se construit qu'en allant chercher l'essoufflement.
L'exercice est une conversation coordonnée entre le cœur, les poumons, les vaisseaux, les muscles, les os, le cerveau et le métabolisme. La chaleur parle couramment la langue du cœur et des vaisseaux. Elle bafouille dans toutes les autres. La rubrique pratique: votre mode d'emploi. Le signal d'alerte: demandez un avis médical en cas d'angine de poitrine instable, d'infarctus récent, de rétrécissement aortique serré, d'insuffisance cardiaque décompensée ou d'AVC récent. Règle numéro 1: l'exercice d'abord, la chaleur ensuite. Le sauna ne compte pas dans vos 150 minutes d'activité hebdomadaire. Si vous avez 45 minutes devant vous, allez marcher vite ou pédaler Si vous avez 45 minutes et une séance déjà faite, offrez-vous le sauna. Le moment: après la séance ou un jour de repos. Avant l'entraînement, la chaleur vous déshydrate et vous fatigue, ce qui dégrade la qualité de l'effort, qui reste le stimulus principal. La dose: sauna traditionnel, 80 à 90 °C. Commencez par 2 ou 3 séances de 10 minutes par semaine. Montez progressivement vers 15 à 20 minutes en 1 ou 2 fois, 3 à 7 soirs par semaine. C'est dans cette zone que les données finlandaises sont les plus minutes. Inutile de viser plus de 100 °C, les données ne montrent aucun bénéfice supplémentaire et laissent même apparaître un signal défavorable.
Sans sauna à la maison, un bain à 40 °C immergé jusqu'à la poitrine, 20 à 40 minutes, reproduit une bonne partie du stimulus vasculaire.
C'est exactement le protocole des essais australiens et britanniques. Le hammam et le sauna infrarouge fonctionnent aussi, mais ils ont été beaucoup moins étudiés.
Le froid: après un sauna seul, la douche froide ou le bain froid ne pas effacer les bénéfices.
Après une séance de musculation, en revanche, repoussez l'immersion froide d'au moins 8 heures ou à un jour sans entraînement si vous voulez garder vos gains musculaires. Une douche froide de 2 minutes est très loin d'un bain de glace de 12 minutes. Le réflexe fait: l'exercice d'abord, puis utilisez la chaleur. Après une séance de musculation, repoussez l'immersion froide d'au moins 8 heures ou à un jour sans entraînement. Les garde-fous. Buvez avant et après, environ un demi-litre de sueur par séance. Ne buvez jamais d'alcool avant ou pendant. Levez-vous lentement. Le passage en position debout après la chaleur fait chuter la tension. Après 70 ans ou en cas de fragilité, ne soyez jamais seul. Selon votre profil, votre profil ceux que je vous conseille vous ne pouvez pas encore bouger. Blessures, arthrose sévère, convalescence, insuffisance cardiaque stable, la chaleur est un excellent pont vers l'activité. Avec l'accord de votre médecin, bain chaud ou sauna doux 3 fois par semaine, puis réintroduction progressive de la marche. Vous bougez un peu, le sauna ne doit pas devenir l'alibi qui remplace la séance. Gardez-le pour après, comme une récompense. Vous êtes sportif sauna après l'endurance pour augmenter votre volume plasmatique, notamment avant une course dans la chaleur. Après la force, la chaleur est mise et le froid vient plus tard.
La réalité: mon protocole idéal combine le sauna traditionnel et l'infrarouge. Ma pratique réelle, c'est le sauna traditionnel de la maison presque tous les soirs, souvent après une séance.
Le meilleur sauna reste celui que vous utilisez vraiment.
Quand il faut éviter ou demander un avis médical: angine de poitrine instable, infarctus récent, rétrécissement aortique serré, insuffisance cardiaque décompensée, AVC récent, hypotension orthostatique, grossesse. La plupart des données rassurantes concernent des expositions courtes et modérées. Désir d'enfant chez l'homme: le sauna répété fait baisser transitoirement le nombre et la mobilité des spermatozoïdes. Traitement diurétique ou antihypertenseur à ajuster. Partenaire: Clearlight Infrared Saunas. Partenariat commercial: je suis partenaire de la marque. Clearlight Sanctuary Spectre Complet.
Visuel officiel Clearlight. Pas de sauna finlandais chez vous?
L'infrarouge est l'alternative la plus simple à installer.
Il chauffe le corps directement à 45 ou 60°C au lieu de 80 ou 90°C. Beaucoup de mes patients le trouvent plus supportable. Pourquoi Clearlight Spectre Complet?
La gamme Sanctuary émet proche, moyen et lointain infrarouge dans la même séance.
Là où la plupart des cabines n'émettent que du lointain. Champ électromagnétique très bas: le fabricant annonce moins de 1 milliampère à la surface de ses émetteurs True Wave, contre plusieurs dizaines pour beaucoup d'émetteurs carbone classiques. Garanti à vie en usage résidentiel.
3 longueurs d'onde, 3 rôles.
Lointain: au-delà de 3 ohms, absorbé par l'eau de la peau, il fait monter la température et déclenche la sudation. C'est le principe de la thérapie Waon japonaise, étudiée dans l'insuffisance cardiaque. Moyen: 1,4 à 3 œm. Il chauffe un peu plus en profondeur avec une sensation de chaleur musculaire. Il est peu étudié isolément. Proche: 0,78 à 1,4 œm. Le plus pénétrant. Il interagit avec une enzyme clé des mitochondries, la cytochrome c oxydase. C'est la photobiomodulation. Ses effets sont démontrés avec des lasers et des LED LED à dose précise. Leur transposition aux émetteurs de sauna reste à confirmer. Ma limite honnête: les données de mortalité finlandaises concernent le sauna traditionnel. Pour l'infrarouge, les preuves sont plus courtes. Le meilleur sauna reste celui que vous utiliserez. Code DRGUÉNOLÉADDOR donne 300€ de rabais à la commande. Lien: https://clearlightsauna.co/ref/DRGUÉNOLÉADDORUTM.
Source: affiliate. Ce que je retiens: la chaleur parle une partie de la langue de l'exercice, celle du cœur et des vaisseaux, et elle la parle bien. Pour l'athlète qui cherche le dernier pourcent, c'est un amplificateur. Pour la personne de 70 ans qui sort d'une fracture, le patient insuffisant cardiaque, ou celui que l'arthrose cloue au canapé, c'est peut-être la première marche de l'escalier. Gardez en tête que nos meilleures données sur la mortalité viennent d'études d'observation et que nos meilleurs essais randomisés dure 8 à 12 semaines. Personne n'a encore tiré au sort des gens à prendre un sauna pendant 20 ans. Ce que vous faites de vos soirées, en revanche, dépend de vous. Moi, je veux encore skier à 90 ans, alors je pédale d'abord et je m'assieds dans la chaleur ensuite. Rejoignez la communauté Swiss Longevity. Si cette lettre vous a été transférée, inscrivez-vous à la newsletter pour recevoir la prochaine et rejoindre la communauté Swiss Longevity. Des protocoles, des études décortiquées et des échanges avec des personnes qui ont décidé de prendre leur santé en main. Pour les confrères, cette rubrique reprend partie par partie les chiffres, les statistiques et les limites des études citées pour les médecins et les professionnels de santé. Deep dive 1: les mécanismes. Niveau confrères, le cisaillement est obligatoire. Le groupe de Daniel Green, University of Western Australia, a démontré que l'adaptation vasculaire à la chaleur passe par le flux. Lors de chauffage répété d'un avant-bras ou des membres inférieurs, la limitation de l'augmentation du cisaillement par un brassard partiellement gonflé sur un bras abolit l'amélioration de la dilatation dépendante du flux de ce bras. Naylor 2011, Carter 2014. Autrement dit, c'est l'hyperémie et non la température locale qui remodèle l'artère. Voie finale commune: activation de la NO synthase endothéliale, HSF1, HSP70, HSP72. L'élévation de la température centrale active le facteur de transcription HSF1 qui induit HSP70 Chez la souris, l'induction d'HSP72 par thermothérapie protège contre l'insulinorésistance induite par l'obésité via l'inhibition de JNK dans le muscle. Chong, PNAS 2008. Transposition humaine encore partielle. Mitochondrie. Un chauffage musculaire par diathermie à ondes courtes 2 heures par jour augmente chez l'humain les marqueurs de biogenèse mitochondriale et, pendant une immobilisation, préserve la fonction mitochondriale tout en atténuant l'atrophie.
FNJ Appel Physiol.
2018 et 2019. Le contre-exemple: Morton et al., Acta Physiol 2007, ont élevé la température centrale et musculaire à des niveaux comparables à l'exercice sans contraction. Aucune hausse du contenu musculaire en HSP chez des hommes actifs. Le signal mécanique et métabolique de la contraction n'est pas reproduit par la chaleur seule. C'est la frontière biologique du concept d'exercice mimétique. Lecture La chaleur recrute la branche hémodynamique et une partie de la branche protéostatique . Elle ne recrute pas, ou peu, la branche contractile et énergétique propre aux muscles qui travaillent . Deep dive 2. Les cohortes finlandaises. Chiffres et limites. Cahier HD. Mortalité. Lokkanen, Jama Intern Med 2015. N: 315 hommes, 42-60 ans. Suivi médian: 20,7 ans. 190 morts subites, 407 décès CV, 929 décès. Référence 1: séance/semaine. 4 ou 7 séances: mort subite, HR 0,37; mortalité CV, HR 0,50; mortalité toutes causes, HR 0,60; IC 95% 0,46-0,80. Pour 2 ou 3 séances, l'IC de la mort subite franchit 1, HR 0,108; 0,57-1,07. Le signal se concentre sur la fréquence élevée et la durée. 19 MENA. KIHD, démence, Lokanen, Age Aging 2017. 204 démence, 123 Alzheimer. 4 to 7 séances: démence HR 0,34, 0,16 to 0,71; Alzheimer HR 0,35, 0,14 to 0,90. 2 to 3 séances: non significatif. Forme et sauna. Kunutsor, Anmed, 2018. Mortalité CV vs faible CRF et faible fréquence. Sauna seule: HR 0,72, 0,54 to 0,97. CRF élevée seule: HR 0,50, 0,39 to 0,63. Les deux HR 0,42, 0,28 to 0,62. Toutes causes: 0,78, 0,63, 0,60. Femmes incluses: Lokanen, BMC Med 2018. 1688 participants dont 51% de femmes, âge moyen 63 ans, suivi 15 ans. Mortalité CVHR 0, viol 30, 0 vagor 14 to 0 voyeur 64, pour 4 to 7 séances. Relation linéaire sans seuil. Les limites à garder en tête: étude observationnelle, causalité non démontrée, exposition déclarée une seule fois à l'inclusion, 1984 to 1989, causalité inverse plausible, on arrête le sauna quand on est malade, confusion résiduelle, statut social, réseau, sommeil, alcool, possession d'un sauna privé. Effectif faible dans la catégorie 4-7 séances , d'où des IC larges. Dans la cohorte Mobile Clinic , 13 994 hommes et femmes, 39 ans de suivi, le HR de démence pour 9-12 séances mois passe de 0,47 sur les 20 premières années à 0,81 sur l'ensemble du suivi, sans bénéfice clair pour la fréquence la plus élevée et avec un signal défavorable au-delà Enfin, chez les hommes dont la systolique atteignait 150 mmHg ou plus, le sauna fréquent semblait atténuer l'excès de mortalité , sans preuve qu'il l'efface .
Le sauna ne dispense donc pas de traiter l'hypertension. Deep Dive 3: Costa et al., Exp Physiol 2026, ACTRN 12623000. 724673. Population: N Kalaf 31, 22 femmes ménopausées, 9 hommes, 58-7 ans, IMC 30-31, 3,8. Exe N Alor 11, HWI N Alor 11, CON N Alor 9. Randomisation en bloc par sexe. Mesures à jeun, 3 ou 5 jours après la dernière séance. Costa-Giget et al., Exp Physiol 2026. CC BY 4.0. FMD brachial, interaction P al 0014. DA ex e plein intérieur de 0,7%, PR 002 versus baseline. HWE plus 0,5 0,6% PA 0,28 DCON 0,110% XE versus CON PA 0,10 HWE versus CON PA 0,83 XE versus HWE PA 0,35 Attention l'absence de différence significative XE versus HWE n'est pas une démonstration d'équivalence l'étude n'était pas dimensionnée pour cela FMD fémoral interaction PL 0,047 DA XE plus 1,5 1,5% PA 0,08 DHWE plus 0,5-1,9%. NS DCON 0,4-1,4%. EXE VESCON P0011.
Costa JG, Locatelli JC, Wigati KWE, Naylor LH, Jones H, Haynes A, Green DJ. Expe Physiol 2026.
CCB 4.0.
Ce qui n'a pas bougé: dilatation à la trinitrine, réponse du muscle lisse inchangée. Les gains observés sont bien endothélium-dépendants. VOP carotido-fémoral, PA de repos. Aucun effet d'interaction. R sous la courbe du cisaillement pendant le test inchangé. Le stimulus du test n'explique pas les différences. Limites: petits effectifs, puissance calculée sur un seul critère, progression d'intensité en ECE, durée seule en HWI. Groupe HWI plus adipeux que CON à l'inclusion. Ordre de grandeur clinique: chaque point de FMD gagné est associé à environ 13% de risque d'événements cardiovasculaires en moins dans les méta-analyses de cohortes. Inaba 2010. Le gain est modeste, mais cliniquement utile. À mettre en regard: Brunt et al., J Physiol 2016. Jeunes sédentaires, 8 semaines, 4 ou 5 immersions par semaine à 40,5 °C, FMD de 5,6 à 10,9%, avec baisse de la rigidité artérielle et de la la PA contre immersion thermoneutre. Kaiser et al., J Appel Physiol 2025. Adultes hypertendus non traités, ni la chaleur ni l'exercice aérobie n'ont baissé la PA sur 8-10 semaines. La dose, la fréquence, l'âge et le phénotype changent profondément le résultat. Deep Dive 4: chaleur post-musculation. Sport Sci Health 2026. Méthode: revue systématique jusqu'en mars 2026, PubMed, CINAHL, Web of Science, méta-analyse bayésienne à 3 niveaux, qualité évaluée par l'échelle SMART-LD. 6 interventions, 125 participants, programme de 4 semaines ou plus, hypertrophie, SMD 0,12, intervalle de crédibilité à 95%, 0,09 à 0,31, probabilité a posteriori d'un effet supérieur à zéro, 89,7%. Hétérogénéité modeste. Force SMD 0,05, 0,28 à 0,19. Probabilité de 68,7% que le contrôle fasse légèrement mieux. Autant dire aucun signal. Lecture critique: population jeune et saine, modalités hétérogènes. Un coussin chauffant n'est pas une hyperthermie corps entier. Températures allant de 38 à 100 °C. Pour la pratique, la chaleur séance n'est pas délétère, contrairement au froid. Le signal anticatabolique en situation de non-usage est mécanistiquement plus solide et cliniquement plus pertinent en gériatrie, mais repose sur de petits effectifs et un chauffage local.
Froid.
Pinheiro et al., Urgi Sports Sci., 2024. L'immersion froide post-exercice atténue l'hypertrophie induite par l'entraînement, mais Mécanismes proposés: baisse du flux musculaire, de la livraison d'acides aminés et de la synthèse protéique. Deep Dive 5: les essais additifs Li et Al. Am J Physiol Regul Intègre, Comp Physiol 2022. Essais à 3 bras, EXS, EXE, Kohn, N, Haag, 47, 49, 9 ans, 8 semaines, 3 à 50 mains d'exercices endurance et renforcement, 15 mains de sauna à 65 ou 70 15C.
AXE vs CON: VO2max +6,2 mL/kg/min, 4,2 à 8,3, pas de différence tensionnelle. AXS vs AXE: VO2max +2,7 mL/kg/min supplémentaire, systolique 8 mmHg, cholestérol total abaissé. Analyse secondaire liée: Physiol Rep 2025 NLR 38: aucun bénéfice additionnel sur la variabilité de la fréquence cardiaque. Stewart et al., J Physiol 2020 2025. Ntareha, 24, 58, 5 ans. IMC 28, 8 semaines, 24 séances. 30 mains à 65 ou 75% de FCmax, puis 30 mains d'immersion à 40°C vs 34°C. Gain additionnel sur la PA diastolique, la PA moyenne et la FMD brachiale. Aucun gain additionnel sur la capacité cardio-respiratoire, la glycémie, les lipides ou les marqueurs inflammatoires.
Synthèse.
Le bénéfice additif porte surtout sur l'hémodynamique . Les gains métaboliques et de VO2max restent portés par l'exercice. Cohérent avec la lecture mécanistique du Deep Dive 1. Deep Dive 6. Conduite à tenir. Le message aux patients. La chaleur est une thérapie adjuvante hémodynamique. Elle s'ajoute à l'activité physique et se compte à part. Les indications où la proposer Patient inapte temporairement à l'effort, orthopédie, rhumatologie, post-opératoire, déconditionnement. Bains chauds ou sauna comme pont vers la réhabilitation, avec objectif explicite de reprise de la marche. Insuffisance cardiaque chronique stable. La thérapie Waon japonaise, sauna sec à 60 °C, 15 min puis 30 min au chaud sous couverture, améliore à court terme des marqueurs cardiaques. Cardiaques dans des essais de 2 à 4 semaines de qualité modérée , à discuter avec le cardiologue. Sportifs avant compétition en climat chaud: acclimatation. Le bilan avant prescription: interrogatoire cardiovasculaire, auscultation, souffle aortique, PA couché et debout, revue des traitements, diurétiques, alpha-bloquants, dérivés nitrés, psychotropes anticholinergiques, consommation d'alcool. Chez le coronarien stable et l'hypertendu équilibré, le sauna est habituellement bien toléré. Les contre-indications classiques sont l'angor instable, l'infarctus récent, la sténose aortique serrée et l'AVC récent. Le suivi: PA et fréquence cardiaque de repos à 8 ou 12 semaines, tolérance et surtout progression du volume d'activité physique. Si le sauna a remplacé la marche, l'objectif est manqué. Ce que je ne promets jamais: une détox. La sueur élimine quelques traces de métaux sans pertinence clinique démontrée. Une perte de poids, c'est de l'eau. Un effet hormonal utile à long terme, les pics d'hormones de croissance décrits en 1986 sont transitoires et sans critères cliniques. Pour aller plus loin sur le même sujet chez le Dr. Addor.
1.
Ronda Patrick reçoit Jari Lokkanen, Found My Fitness, 2017. Chez lui en Finlande, l'auteur des études de Kuopio détaille durée, température et fréquence et explique pourquoi les Finlandais font le sauna après le sport. 2. Stuart Phillips, Anti-Catabolic Effects of Heat, extrait de l'épisode 76 de Found My Fitness. Le spécialiste du muscle de McMaster explique comment la chaleur limite la fonte musculaire pendant le non-usage. C'est le meilleur contenu pour les patients âgés et leurs soignants. 3. Rhonda Patrick et Brady Ulmer, Sauna, muscles et longévité, 2025. L'épisode explique comment le sauna prolonge une séance de cardio, à quelle fréquence et à quelle température y aller. Il parle aussi de chaleur et d'hypothermie. Hypertrophie et dit pourquoi éviter le froid juste après la musculation. 4. Rhonda Patrick, The Ultimate Guide to Saunas and Heat Exposure.
Cette présentation synthétique inclut une mise en garde sur les températures extrêmes et le risque de démence. 5. Rhonda Patrick sur MedCram, Sauna Benefits Deep Dive and Optimal Use. Son format pédagogique est idéal pour un public médical qui découvre le sujet. 6. Andrew Huberman Essentials Benefits of Sauna and Deliberate Heat Exposure. L'épisode donne un bon panorama des mécanismes à regarder avec esprit critique. Les protocoles hormones de croissance multipliées par 16 reposent sur une petite étude de 1986 et ne se traduisent par aucun bénéfice clinique démontré. Le contrepoint sceptique, lecture Kaiser et al., J.
Appel Physiol. Chez des adultes hypertendus non traités, ni la chaleur ni l'exercice aérobie n'ont baissé la tension en 8 à 10 semaines. Ce qui marche chez les jeunes sédentaires ne marche donc pas forcément chez tout le monde. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/article PMC5054 en français. Lecture. Vidal, sauna et santé cardiovasculaire, bénéfices et précautions.
Cautions.
Synthèse sérieuse avec les contre-indications et les interactions médicamenteuses. https://www.vidale.fr/actualites/31225/ Sauna et santé cardiovasculaire, bénéfices et précautions. html.sante.fr, Service public d'information en santé. Le sauna est-il bénéfique pour la santé du cœur et des vaisseaux?
https://www.sante.fr/node/6924 49. Je ne suis pas votre médecin. Cette lettre est une information générale et ne remplace pas une consultation. Avant de débuter une pratique régulière de la chaleur, en particulier si vous avez une maladie cardiovasculaire, êtes enceinte ou prenez des médicaments, parlez-en à votre médecin. Prenez soin de vous. Dr. Guénolé Addor. À lire aussi: La Zone 2, l'entraînement mal compris qui transforme votre métabolisme. La pression artérielle, un tueur silencieux.
Le jeûne des centenaires, ce que vous faites après le repas décide de son sort.
Obtenez un cadeau pour partager la longévité. Vous pouvez obtenir des cadeaux gratuits en invitant vos amis et votre famille à s'inscrire à notre newsletter. Vous avez actuellement 0 parrainage, il vous en manque encore un pour débloquer votre première récompense. 1 recommandation: mon kit de survie moderne de la longévité. 2 recommandations: 25% de réduction sur les produits. 3 recommandations: mon livre L'anatomie du vieillissement. Cliquez ici pour partager Partagez-vous. Pouvez aussi copier et coller cette URL qui vous appartient pour l'envoyer à quelqu'un.
Https news drador com subscribe ref placeholder source Costa JG Locatelli JC Wigati KW Naylor LH Jones H Haynes A Green DJ Comparison of exercise training and repeated hot water immersion on vascular function in overweight older adults ExpPhysiol 2026 DOI 10 11 3 EPSO 94115 PMID 424 473313.
2.
Hopper A., Coleman M., Pinheiro A., et al., Don Schoenfeld B.J. Feeling the Heat: A Systematic Review with Meta-Analysis on the Effects of Post-Resistance Training Heat Therapy on Muscular Adaptations. Sports Sci. Health, 2026, 223323. DOI: 10.007.S11332026-01903S6. Preprint: SportRxiv, 866. 3. Laukkanen T., Kahn H., Zaccardi F., Laukkanen J.A. Between sauna bathing and fatal cardiovascular and all-cause mortality events. JAMA Intern Med, 2015:1754-542-548. DOI: 10.001. JAMA Intern Med, 2014:8187-4. Laukonen T, Kunnutsor S, Kauhanen J, Laukonen J.I. Sauna bathing is inversely associated with dementia and Alzheimer's disease in middle-aged Finnish men. Age Aging, 2017:46-245-249. DOI: 10.1093. AFW 212. 5. Kunnutsoor S.K., Kahn H., Laukkanen T., Laukkanen J.A. Joint associations of sauna bathing and cardiorespiratory fitness on cardiovascular and all-cause mortality risk: a long-term prospective cohort study. Ann. Med. 2018:52:139-146. DOI: 10.10807853890. 2017:13879276. Laukkanen J.A., Laukkanen T., Kahn H., Baba M., Kunnutsoor S.K. Combined effect of sauna bathing and cardiorespiratory Fitness on the risk of sudden cardiac deaths in Caucasian men. Brock Cardiovasc Dis 2018 66 635 to 641 DOI 10 1016 J P C A D 2018 03 05 7 Laukanen T Kunutsur Eska Khanha Vilaitpe Zakardiev Laukanen J A Sauna bathing is associated with reduced cardiovascular mortality and improves risk prediction in men and women. BMC Medan 2018 16 219 DOI 10 1186 S 2906 018 21980 Ait Laukanen J A Laukanen T, Kunutsor Ska, Cardiovascular and Other Health Benefits of Sauna Bathing: A Review of the Evidence. Mayo Clinic Proc. 2018-93-8, 11-11-21. DOI: 10.10.16. Mayo CP, 2018. Northea, Norröktajn, Connect P, Järvinen R, Rissanen H, Heliovara M, Aroma A. Does sauna bathing protect against dementia? Brevmedreppen tahto teet taitaant saapainteen. DOI: 10.10.16. P. Medre tahto teet taitaant saapainteen. Kunutsor Ska, Jäessä, Kuhl S, Laukanen Jää. Sauna bathing and mortality. Risk: unraveling the interaction with systolic blood pressure in a cohort of Finnish men. Skan Kardiovask J 2024 DOI 10 1080 Bado 17431 2024 Ta 3 O Ta 159 11 Lei E Kolun Sarka I Kostensalo J Ahtiainen J P Haapala I E Vilait P Kunutsor S K Laukonen J A Effects of regular sauna bathing in conjunction with exercise on cardiovascular function. A multi-arm randomized controlled trial. MJ Physiol Regul Integre Comp Physiol. Twenty twenty two three twenty three three R two eight nine R two ninety nine DOI ten L nine fifty two AJ Prego zero zero seven six twenty twenty two twelve Lee A Kettlehood S Wiklund P et al. Regular post-exercise sauna bathing does not improve heart rate variability. A multi-arm randomized controlled trial. Physiol Repre two thousand twenty five DOI ten Wofteen eight Mof Fab five two seven zero four four nine thirteen Stewart CJ et al. Post-exercise hot water immersion enhances hemodynamic and vascular benefits of exercise without further improving cardiorespiratory fitness, glucose, lipids, or inflammation. J Physiol 2025, DOI 10.113JP287314. Brunt VE, Howard MJ, Francisco MA, Haley BR, Minson CT. Passive heat therapy improves endothelial function, arterial stiffness, and blood pressure in sedentary humans. J Physiol 2016, 59418, 5329-5342. DOI: 10.11.3, JP272453. 15. Kaiser BW et al. No effect of either heat therapy or aerobic exercise training on blood pressure in adults with untreated hypertension: a randomized clinical trial. J Appel Physiol. 2025;138:6-1614. DOI: 10.11.52, J Appel Physiol. 00959, 2024. 16. Cullen T., Clark N.D., Hill M., et al. The health benefits of passive heating and aerobic exercise: to what extent do the mechanisms overlap?
J. Apple Physiol. 2020:1929-6:1304-1309.
DOI: 10.1152.
J. Apple Physiol. 06/08/2020. 17. Green D.J., Hopman M.T., Padilla J., Laughlin M.H., Tyson D.H. Vascular adaptation to exercise in humans: role of hemodynamic stimuli. Physiol.
Rev.
2017:97-2. 495-528 DOI 10.1152 Phys Rev 0014 2016 Moayed, Naylor L.H. Carter H. Fitzsimons M.G. et al. Repeated increases in blood flow independent of exercise enhance conduit artery vasodilator function in humans Am J Physiol Heart Circ Physiol 2011 302-664-669 DOI 10.1152 Egypt Heart 00985, 12M99. Carter H.H., Spence A.L., Atkinson C.L., et al. Repeated core temperature elevation induces conduit artery adaptation in humans.
UJ Apple Physiol. 2014:114:859-865. DOI: 10:1007:00421013-287220. Morton J.P., McLaren D.P., Cable N.T., et al. Elevated core and muscle temperature to levels comparable to exercise do not increase heat shock protein content of skeletal muscle of physically active men. Acta Physiol, 2007, 194, 319-327. DOI: 10.11.11j, 1748-1716, 2007, 017011x21. Chun J., Nguyen A.K., Henstridge D.C., et al. HSP72 protects against obesity-induced insulin resistance.
2008-105-5, 1739-1744. DOI: 10.1073 PNAS 070579910522. Hafen, P.S., Priest, C.N., Sorensen, J.R., Hancock, C.R., Hildahl, R.D. Repeated exposure to heat stress induces mitochondrial adaptation in human skeletal muscle. J. Apple Physio. 2018-125-5, 1447-1455. DOI: 10.1145-1146. 52, Jappel Physiol., 0383, 2018-23. Hafen, P.S., Abbott, K., Boden, J., et al. Daily heat treatment maintains mitochondrial function and attenuates atrophy in human skeletal muscle subjected to immobilization. Jappel Physiol., 2019, 127:147-157. DOI: 10. 1152, Jappel Physiol., 01098, 2018-24. Pinheiro, A. Burke R., Augustine F., et al. Throwing Cold Water on Muscle Growth: A Systematic Review with Meta-Analysis of the Effects of Post-Exercise Cold Water Immersion on Resistance Training-Induced Hypertrophy.
EurJ Sports Sci. 2024-24:177-189. DOI: 10.1002.ejsc. 2074-25. Schoon GS, Hopkins WG, Mayhew S., Kotta, J.D. Effect of post-exercise sauna bathing on the endurance performance of competitive male runners. J. Sci. Med. Sport, 2007, 10:4, 259-262. DOI: 10.1016J. J. Sams, 2006, 6.00926. Kettlehut, S., Kettlehut, R.G. The blood pressure and heart rate during sauna bath correspond to cardiac responses during submaximal dynamic exercise. DermMed 2019:44:218-222. DOI: 10.1016. JCTM 2019:05:0227. Inabaway, Chen J.A., Bergman, S.R. Prediction of future cardiovascular outcomes by flow-mediated vasodilation of brachial artery: a meta-analysis. IntJ Cardiovascular Imaging 2010:66:631-640. DOI: 10.007.S0554.010-9616.128. Kjeldström M., Soveri I., Oldgren J., et al. Effects of sauna bath on heart failure: a systematic review and meta-analysis. ClinCardiol, 2018:41:11; 1491-1501. DOI: 10.1002.CLC.2307729. Garolla A., Torino M., Sartini B., et al. Seminole and molecular evidence that sauna exposure affects human spermatogenesis. Humreprod 2013-28-4, 877-885. DOI: 10.1093 Humrep, Detto 203. Ravanelli N., Casasola W., English T., Edwards K.M., J.O. Heat stress and fetal risk. BRJ Sportsmed 2019-53-13, 799-805. DOI: 10.1136. BJSports 2017-0979-1431. Patrick R.P., Johnson T.L. Sauna use as a lifestyle practice to extend healthspan. Exp. Gerontol. 2021-154:11509. DOI: 10.1016j. Excerpt: 2021-11509.
More from Dr.


Horloges épigénétiques : votre âge biologique ne veut pas dire ce que vous croyez


Comment éviter le jet lag : ce qui se dérègle vraiment dans votre corps et le protocole pour vous recaler vite


Combien de fibres par jour faut-il vraiment manger ? Ce que la recherche établit


Microbiome oral et longévité : pourquoi la santé de votre bouche influence votre espérance de vie