#4 - Le cabinet de révolution

Psychopractitioner Géraldine Prévost-Gigant describes therapy as a quiet revolution where highly sensitive people move from survival mode to creativity by recognizing their unique vibration instead of forcing themselves into normal. She argues society enforces conformity and calls for a culture that embraces difference as evolution.
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Je suis Géraldine Prévost-Gigant, psychopraticienne, autrice, conférencière, formatrice et keynote speaker. Il est grand temps d'ouvrir notre cœur et d'élargir notre conscience. Bienvenue dans 5 minutes pour les sensibles, le podcast qui fait du bien et qui remet au centre l'essentiel. Ici, on se dépose, on respire, on ralentit. Et surtout, on revient à soi avec lucidité et douceur. Je suis Géraldine Prévost-Gigant, psychopraticienne, autrice et conférencière. Ici, on prend cinq minutes pour se retrouver. Il y a une phrase que j'utilise souvent et qui surprend. Je dis que le cabinet de thérapie est un cabinet of revolution. Un cabinet de révolution. Pas parce qu'on y fait du bruit, pas parce qu'on casse tout, mais au contraire. Parce que quand une conscience s'éveille, elle ne peut plus faire semblant. Et c'est ça la vraie révolution. Pas extérieure, pas spectaculaire. Une révolution intime. Silencieuse. Mais radicale. Beaucoup de personnes viennent en thérapie avec une demande qu'elles n'osent même pas formuler clairement. Elles arrivent avec une fatigue, une douleur, une confusion. Et derrière il y a souvent cette phrase invisible, discrète, qui n'est pas prononcée ou prononcée à demi-mot. Je ne me sens pas normal. Aide-moi à redevenir normal. Je comprends. Quand on souffre, on veut un socle, un sol. Sentir qu'on a les deux pieds qui reposent sur terre et qu'on est dans un espace sécure. On veut arrêter de sentir trop. avec trop d'intensité, qu'on nous dise qu'on est trop compliqué, trop différent. Sauf que si la thérapie sert uniquement à te mettre dans la boîte, on peut apaiser, certes, ta sensibilité, mais on ne va pas t'aider à devenir réellement toi et encore moins à créer une révolution intérieure qui te permette de rayonner dans le monde. Et moi, ce qui m'intéresse, c'est que tu deviennes vivant, pas adapté, mais vraiment vivant, que tu deviennes toi-même et que tu découvres ta tonalité, ta coloration, ce qui fait de toi un être unique sur cette planète. Et tu te dois de le découvrir. Ce qui se passe quand deux humains s'assoient ensemble dans un espace d'accompagnement, c'est une alchimie, une transformation. Il y a un changement pour la personne qui consulte, indéniablement. Mais il y a aussi quelque chose pour le praticien, parce que chaque rencontre oblige à se réajuster, à se réévaluer, à se réévaluer, à rester vivant. et à reconsidérer sa présence, sa manière d'accompagner, sa tonalité. La thérapie et l'accompagnement tel que je le conçois n'est pas une procédure, c'est un espace non normatif, un endroit où tu peux enfin déposer ce que tu as sur les épaules et ce que tu fais semblant de porter. Ce que tu fais semblant de porter, c'est je suis comme tout le monde. Mais tu souffres d'être comme tout le monde. D'ailleurs, qui veut être comme tout le monde? Ceux qui n'ont pas conscience de leur différence, de leur coloration, de leur tonalité. Mais à partir du moment où tu as conscience de ta différence, c'est impossible, en tout cas pas très longtemps sur la durée, de te conformer. Alors à partir de cette prise de conscience, on commence à y voir plus clair. Dans l'espace que je propose, et normalement dans tout espace d'accompagnement, on repère les croyances limitantes. Celles que la personne a construites. Celles qu'on lui a inculquées. Parce qu'en fait, on s'est tous adaptés. Parce qu'on a confondu survie et identité. Et progressivement, on se libère des chaînes du passé, au fur et à mesure du travail sur soi. On se réapproprie les parts de soi. On les rend opérantes, actives, vivantes. On ose dire « je suis ». On a conscience de la couleur qu'on véhicule. On a conscience de la musique que l'on joue sur cette planète. Et il est temps, enfin, qu'on nous entende. Il est temps, enfin, qu'on t'entende. Mais pour cela, il faut que tu oses être. Il faut que tu oses vibrer. Il faut que tu oses montrer ta couleur, ta tonalité. N'attends pas que le monde ne vienne te chercher. Le monde normatif tient à rester normatif. Alors quand on prend conscience de sa particularité, c'est souvent là que les choses basculent. On découvre qu'on est bien plus que ce que l'on croyait. Et quand une personne sort renforcée du travail sur soi, elle ne peut plus répondre de la même manière aux injonctions sociales. Elle ne peut plus se cacher et elle ne peut plus provoquer. Elle ne peut plus constamment utiliser un esprit de contradiction, ni se taire et être dans le silence. Elle ne peut plus se réfugier dans sa caverne. Et tu sais bien de quoi je parle. Parce que quand tu sais, tu sais. Et quand tu te connais, tu ne peux plus te trahir de la même façon et avec la même innocence. Alors à ce moment-là, tu t'autorises à créer ton espace, ton rythme, ta manière d'aimer, ta manière de travailler, ta manière d'être en lien. Et tu deviens capable de décider, d'affirmer, de t'engager, de participer au monde sans te perdre. C'est ça, le cabinet de révolution. C'est un endroit où l'éveil individuel change le collectif. Parce qu'une personne qui cesse de se trahir change sa façon de vivre et donc sa façon de contribuer. Mais je vais être très honnête, avec les années j'ai aussi gagné une lucidité un peu plus tranchante. Je suis parfois déçue parce que je trouve que personne ne se révolte vraiment, au sens noble, au sens s'approprier qui elles sont, assumer leurs différences, sortir de la boîte malgré la peur du rejet. Et pourtant, chez les hauts potentiels, il y a quelque chose d'intéressant, parce que le haut potentiel pense déjà autrement. De facto, il est hors de la boîte. Même quand il essaye de rentrer dedans, quelque chose dépasse la lucidité, la complexité, la vitesse, l'intuition, et parfois cette hypersensibilité. Alors, le sujet n'est pas est-ce que je suis différent. Le sujet c'est est-ce que j'assume ma différence comme un fardeau ou comme une responsabilité créative. Parce qu'une société qui veut tout lisser se sclérose. Elle tourne en rond. C'est contraire au vivant. Et je veux dire quelque chose d'assez clair et qui va peut-être choquer beaucoup d'entre vous, je pense que Une société qui demande aux individus de rester dans la boîte, c'est une société qui tourne vers la dictature. Au contraire, une société démocratique, c'est une société qui n'a pas peur des êtres qui sont différents. Pourquoi? Parce que si on veut voir évoluer une société, il nous faut mettre la lumière et accueillir et porter les personnes différentes parce qu'elles sont celles qui vont regarder dans d'autres directions, qui vont cheminer sur des chemins inconnus. et qui vont créer des choses différentes, et donc qui vont permettre à la société d'évoluer, de franchir des steppes, de franchir des seuils. Je le redis, une société normative, une société qui oblige les personnes, oblige de façon soft, mais oblige néanmoins les personnes à rester dans la boîte, c'est une société qui penche vers la dictature. Regardez toutes les dictatures, Vous ne pouvez pas être vous-même. Vous vous êtes enfermé. Eh bien... Une vraie démocratie, une vraie démocratie, c'est une démocratie qui n'a pas peur des personnes créatives, des personnes qui sortent de la boîte et des personnes qui explorent de nouveaux chemins. C'est ainsi que l'on grandit, c'est ainsi que l'on se développe, c'est ainsi qu'on devient plus intelligent. Intelligent intellectuellement, émotionnellement, créativement, voire spirituellement. Donc une société qui tourne en rond avec des êtres qui restent dans leur boîte, c'est une société qui veut tout lisser et qui se sclérose. Elle tourne en rond et c'est contraire au vivant. Le vivant lui est dynamique, créatif, évolutif et chaque fois qu'un individu ose un chemin de traverse, il ouvre une possibilité pour tous. Sortir de la boîte ne veut pas dire mépriser les autres. Ce n'est pas je suis comme ça, débrouillez-vous. Non, c'est être un électron libre en respectant l'harmonie. L'harmonie des relations, l'harmonie de ces relations, l'harmonie sociale et surtout l'harmonie intérieure. Et si je devais résumer cette révolution en une phrase, ce serait « passer de la survie à la création ». Alors, tu es prêt à passer de la survie à la création? Tu es prêt à créer? Tu es prêt à poser ta pierre dans cette société, une pierre colorée, une couleur que personne n'a vue? Pour cela, tu te dois de te reconnaître. Et si tu t'es déjà reconnu, tu te dois de t'entourer de personnes qui t'aident à rayonner, à ancrer ta vision du monde, ta couleur, à incarner qui tu es. Et si tu le fais déjà, tu te dois d'être entouré par des personnes qui te permettent de rayonner encore plus. parce que le monde a besoin de personnes qui sont différentes, inventives, créatives et qui pensent en dehors de la boîte. Merci d'avoir pris ces quelques minutes avec moi. Si ces mots vous ont apaisé ou vous ont porté, vous ont inspiré, laissez-les infuser doucement dans votre journée Et peut-être aurez-vous des éclairs de créativité dans ce cas noté, noté, noté. Ne perdez pas ces fulgurances, elles peuvent partir si vite parfois. Et si vous connaissez une personne sensible, lucide, intense, peut-être haut potentiel, à qui cet épisode ferait du bien, n'hésitez pas à le lui partager. Prenez soin de votre énergie, de votre regard sur le monde, et restez fidèles à ce qui, en vous, est vrai. Je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode de 5 minutes pour les sensibles. C'était Géraldine Prévost-Gigant, psychopraticienne, autrice et conférencière. J'accompagne les êtres sensibles, les hauts sensibles au potentiel à retrouver la paix dans le cœur et à rayonner davantage. Merci pour votre présence, merci pour votre fidélité. Pour en savoir plus, rendez-vous sur mon site geraldineprevogigant.com et sur les
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