[AVS] "Rencontre, comment éviter les love remake ?" - Géraldyne Prévot-Gigant

Interview (French) with psychopractitioner Géraldyne Prévot-Gigant about the psychology of encounters. She frames certain meetings as "points de bascule" that reveal or awaken aspects of ourselves (illustrated by a recurring encounter with a fox). Main topics: how projections and unresolved wounds produce recurring relationship patterns called "love remake"; dependency dynamics (dépendance affective) that attract unavailable partners; hypersensitivity/"ultra-sensible" and its relation to emotional high-potential; synchronicity as series of meaningful coincidences; practical advice to work on oneself, clarify the "profile" one needs, and cultivate availability without expectation. The interview also touches on changes in online dating since the COVID confinement.
Je me suis intéressée à ces phénomènes qui font qu'on va choisir une orientation, être révélé à nous-mêmes. C'est le point de bascule qui fait qu'à un moment donné, on va être réceptif à l'information, que tout d'un coup, il va y avoir une personne plus qu'une autre qui va nous interpeller, qui va nous réveiller. C'est des êtres que l'on rencontre qui nous révèlent, qui nous réveillent.
AVS avec Philippe Robichon. AVS, à votre santé, bonjour et bienvenue, ravi de vous retrouver. Mon invité ce matin s'appelle Géraldine Prévost-Gigant. Comment allez-vous ?
Très bien.
Vous êtes psychopraticienne, auteure de nombreux livres et nous allons parler du dernier qui s'intéresse à la rencontre. Il s'appelle La force de la rencontre chez Odile Jacob. Qu'est-ce que ça a de tellement fascinant, la rencontre, que vous lui consacriez un livre en entier ? Drôle d'idée, ça. En plus, c'est la rencontre dans tous ses états.
Tout à fait, ce sont de moult rencontres, pas seulement avec des êtres humains, mais aussi avec des animaux.
Vous racontez comment la rencontre avec un bébé renard, on imagine que c'est un jeune renard, a changé votre vie.
À l'époque, j'habitais en Allemagne, près de la très grande forêt qui jouxte la ville. C'est une des plus grandes forêts d'Europe jouxtant une ville. Et j'avais pour habitude d'y promener mon chien sur les circonférences, les côtés de la forêt, pas au cœur de la forêt.
Oui, parce que c'était une forêt profonde.
Et bien, ce n'était pas au cœur de la forêt. que j'ai eu la formidable surprise de rencontrer en effet un renard et je l'ai rencontré plusieurs fois. C'est en ça que cette rencontre a bouleversé une partie de mon existence ou en tout cas cette tranche de vie a été marquée par cette rencontre. C'est-à-dire que je l'ai rencontré Une première fois j'ai cru que c'était un chien qui se promenait sans son maître et puis je me suis approchée, il s'est assis, il m'a laissé venir à lui ce qui est excessivement rare chez un renard, j'ai compris ensuite pourquoi. Et c'est un renard que j'ai ensuite revu les jours suivants.
Il raconter faut qu'il vous regarde avec ses yeux quand même.
Mais oui, il me regardait, il me regardait.
Son regard de renard.
Les yeux dans les yeux. Et j'étais complètement fascinée, il était si mignon, si beau. Et j'étais surtout très, très étonnée de voir un renard si près, dans une forêt qui joue que c'est une ville. On aurait été en pleine campagne à la rigueur, ok. Bon, ça aurait été quand même miraculeux pour moi. Mais ce qui a été d'autant plus fort, c'est que j'ai rencontré plusieurs fois ce renard à différentes heures de la journée, à différents endroits de la forêt et de la nuit. J'y viens. Et un soir en rentrant d'une fête, en Allemagne on circule beaucoup à vélo, donc je rentrais avec mon mari à vélo, on rentrait à la maison et on avait pris un petit chemin de traverse dans la forêt. Et là passe devant ma roue de vélo un animal, donc je vois le reflet des yeux lumineux dans la nuit, Et je savais que c'était ce renard. Donc j'ai pris mon téléphone, j'ai activé la lampe pour voir si c'était bien déjà un renard, si c'était pas un autre animal. C'était donc bien un renard. Et il avait une particularité, c'est qu'il avait toute une partie du corps sombre. Et j'ai compris ensuite pourquoi. C'est qu'en fait, cet animal, ce renard, était atteint de la gale et cherchait en fait à être aidé. Mais ce qui a été très fort, c'est que j'ai rêvé de ce renard. Il était avec moi tous les jours. Enfin, quand je l'ai rencontré cette nuit-là, ça a été vraiment le point culminant. Je me suis dit qu'il y avait vraiment quelque chose qui se passait et qui n'était pas anodin.
Bon, l'histoire finit mal, vous la verrez dans le livre. Et alors après, vous êtes passionnée pour les renards et finalement leur mode de contact avec les humains ?
Pas plus que ça, parce que j'ai compris qu'en fait, c'était une rencontre symbolique, en fait, qui représentait quelque chose pour moi. Et je ne me suis pas plus intéressée au contact des renards vis-à-vis des êtres humains. C'est vrai que je suis proche des animaux, je les aime, mais j'aime aussi la nature, j'aime les humains. Voilà, j'aime la vie, quoi. Et donc je me suis surtout intéressée aux rencontres qui changent notre vie. Des rencontres qui, à des moments particuliers de notre existence, viennent illustrer quelque chose ou viennent déclencher quelque chose ou viennent révéler quelque chose.
Vous vous êtes également passionnée déjà sur la mécanique de la rencontre et notamment sur le processus de la rencontre.
Oui.
Mais qu'est-ce qui fait que vous êtes intéressée à ça ? Là, subitement, qu'est-ce qu'il dit ? Finalement, on se rend compte, c'est comme ça, c'est la vie.
Je m'intéresse déjà depuis un certain nombre d'années aux rencontres amoureuses. Les bonnes rencontres et les mauvaises rencontres amoureuses. Et je me suis aperçue qu'au fond, il n'y avait pas que les bonnes rencontres amoureuses et les mauvaises rencontres amoureuses qui ponctuaient notre existence, mais aussi des rencontres amicales, des rencontres artistiques, des rencontres spirituelles. Et donc, je me suis intéressée à ces phénomènes qui font qu'on va choisir une orientation, être révélé à nous-mêmes. Et c'est ça qui m'intéresse, en fait. C'est le point de bascule qui fait qu'à un moment donné, on va être réceptif à l'information, que tout d'un coup, il va y avoir une personne plus qu'une autre qui va nous interpeller, qui va nous réveiller. En fait, ce qui m'intéresse, c'est ça. C'est des êtres que l'on rencontre qui nous révèlent, qui nous réveillent pour le meilleur, Parfois, c'est plus douloureux, mais ça mène toujours à une compréhension, si on réfléchit, si on regarde, le sens que les rencontres ont pour nous à ce moment-là, avec telle et telle et telle personne.
On parlera de la synchronicité tout à l'heure, mais si on est toujours en train de chercher des synchronicités, finalement, on va en trouver. Alors que si on ne les cherche pas, on ne va pas en trouver.
Alors, je conseille toujours de ne pas chercher, en fait. C'est un phénomène qui vient à nous. C'est après que les choses prennent sens.
Voilà, les choses apprennent du sens après.
Après, quand on regarde, quand on se retourne, qu'on regarde notre biographie à long ou court terme, ça prend du sens.
Alors, vous faites sauter un mythe, le mythe qui consisterait à dire que quand on rencontre la bonne personne, on le sait. Pourquoi est-ce que selon vous, c'est un mythe ?
Parce qu'on va être plein de croyances sur la vie, sur soi-même, sur l'amour. On va avoir aussi une histoire personnelle qui va faire qu'on peut, si on n'a pas fait le ménage, c'est-à-dire un travail de connaissance de soi, on risque de projeter sur l'autre un certain nombre de choses et se convaincre que c'est la bonne personne, que oui c'est elle, c'est sûr. Et on peut être dans une sublimation de la rencontre et finalement passer à côté de ce que c'est vraiment que cette rencontre-là. Donc on va sublimer, on va projeter ce que l'on veut y voir. on va même orienter les choses pour vivre ce qu'on a envie de vivre parce qu'à ce moment-là, on avait décidé de vivre ce genre de rencontre, que c'était maintenant et qu'il fallait que ça arrive. Et donc en fait, on est dans un contrôle de ce qui se passe. On projette et on n'est pas dans une co-création avec l'autre. On projette sur l'autre le contenu de notre propre désir. Et si on n'a pas fait le ménage à l'intérieur de soi, ça peut être compliqué.
Vous dites que la rencontre amoureuse, c'est la rencontre de deux névroses, c'est-à-dire ?
On est constitué d'une histoire, on est constitué d'un transgénérationnel, on est constitué de plein de choses. Alors en fonction du travail que l'on aura fait sur soi, les relations vont être plutôt destructives ou pas, ou constructives, c'est-à-dire que les personnes qui n'ont pas fait de travail sur elles peuvent, comme je le disais, projeter énormément de choses et être dans des croyances sur elles-mêmes, sur les autres, et sur la vie, et sur le monde. Et donc c'est pour ça qu'on est plus ou moins névrosés, ça dépend du degré de travail sur soi que l'on aura fait. Mais en fait on arrive, les deux êtres arrivent avec un ensemble de bagages, de croyances limitantes qui les freinent ou de croyances qui les portent. Et ces deux histoires vont rentrer en connexion. Et ça va donner soit quelque chose d'harmonieux parce que finalement ce sont deux êtres qui se complètent et qui s'élèvent et se tirent vers le haut. Soit ça va être deux personnes qui vont arriver avec deux histoires qui vont l'un et l'autre accentuer leurs failles, leurs peurs, leurs résistances. Et là, ça va être une rencontre qui va plutôt aller vers une accentuation des problèmes.
D'accord, mais alors pour vous, ce qu'on appelle le coup de foudre, c'est une rencontre ou c'est une illusion ?
Selon moi, le coup de foudre existe, mais parfois on pense vivre le coup de foudre, mais ce n'est pas le coup de foudre, puisqu'on va projeter un certain nombre de choses sur l'autre. Le coup de foudre n'est pas non plus porteur d'espoir sur la relation, c'est-à-dire qu'on peut avoir un coup de foudre pour quelqu'un et que cette relation soit particulièrement difficile, compliquée. Cela dit, on apprend beaucoup aussi dans ce type de circonstances. Enfin, je ne dis pas qu'il faut absolument vivre des relations difficiles pour apprendre. On peut aussi apprendre dans la douceur. Mais il se joue, à mon sens, un certain nombre de choses au niveau inconscient dans la rencontre. Dans quelle mesure ce qui se joue et en lien avec ce qu'on n'a pas réglé, ou bien avec la partie plus lumineuse de nous-mêmes, plus alignée, plus en lien direct avec qui nous sommes profondément, au-delà de nos programmations d'éducation, de.
Culture, etc. Qui se ressemble s'assemble.
La plupart du temps, oui.
Ou pas. Oui, cela dit... Ou les extrêmes s'attirent. On peut faire tout dire finalement.
C'est-à-dire que chacun va être attiré par ce qu'il ou elle a à travailler.
Vous voulez bien nous expliquer ça ?
En fonction de la... Vous pouvez nous.
Expliquer ça, parce que ça paraît finalement le contraire de ce qui se passe.
En fonction de là où nous en sommes, en fonction des compréhensions ou non que l'on a eues de soi-même, on va rencontrer un type de profil. C'est-à-dire qu'on va choisir d'entrer en relation avec un type de profil. Par exemple, j'accompagne beaucoup de dépendantes affectives, principalement des femmes, Ça veut dire quoi déjà ?
Déjà, il faut définir ce que c'est que la dépendance affective.
La dépendance affective, ce sont des personnes qui sont dans une quête d'amour infinie, qui sont sans arrêt en train d'essayer de tenter de remplir un vide en elles-mêmes. Ce sont des personnes qui ont très souvent eu des blessures d'abandon dans le passé, des coupures de lien et donc qui ont imprimé en elles la perte de l'autre, l'absence, une certaine forme de solitude parfois dans l'enfance et donc ça va créer un vide ou une sensation de vide intérieur et ces personnes vont être dans une être dans une quête amoureuse où l'amour, l'autre, viendrait nous donner ou leur donner tout ce dont elles ont besoin. C'est une sorte de quête un peu infantile.
Donc ça remplit le vide et finalement, ça ressemblerait presque à une fusion.
C'est totalement fusionnel, c'est une quête fusionnelle. D'ailleurs, les dépendants affectifs ont du mal à passer à la phase suivante. Dans le couple, il y a plusieurs phases. Il y a en effet la phase du début où c'est très fusionnel. Et puis ensuite, on se cale l'un par rapport à l'autre et on défusionne. Et c'est là, d'ailleurs, que la qualité du lien est davantage présente. C'est à ce moment là que les dépendants affectifs ont peur parce qu'ils ne vivent que dans la fusion.
Donc ces dépendantes ou ces dépendants affectifs, j'imagine que ça marche dans les deux sens, vers quoi ils se dirigent comme type de rencontre ?
Principalement des indifférents, des gens indisponibles. Indisponibles parce que des gens en relation ou bien indisponibles parce qu'ils sont mariés à leur travail par exemple ?
Donc c'est mieux finalement, c'est plus intéressant. Si la personne n'est pas sur le marché, Ça devient intéressant.
Oui, il y a une sorte de challenge parce que si j'arrive à choper ce mec, si je puis dire, si j'arrive à vraiment l'alpaguer, si j'arrive à le faire entrer dans ma vie, s'il m'aime, ça me donnera de la valeur. Bien entendu, ça ne fonctionne pas. Et ce système vient accentuer un vide affectif énorme chez ces personnes-là parce qu'elles s'amouragent de personnes qui leur échappent, les indifférents, les indisponibles. Et le système est accentué, et c'est une sorte de cercle vicieux qui s'accentue, c'est-à-dire l'indifférent, plus on le colle, plus il fuit, et le dépendant affectif, plus on lui échappe, plus il court après. Et donc c'est vraiment l'illustration de deux articulations, deux profils psychologiques qui alimentent un système qui n'est bon ni pour l'un ni pour l'autre.
On parle de la rencontre ce matin autour d'un livre qui y est consacré, ça s'appelle La force de la rencontre, aux éditions Audi Jacob et Géraldine Prévost-Gigant est avec nous. Vous êtes psychopraticienne et donc vous nous expliquez tout ce qui se joue au cours des rencontres, des rencontres quotidiennes mais aussi des rencontres de personnes qui, comme on dit, vont changer notre vie. Mais ça c'est plutôt rare quand même.
Oh si c'est fréquent !
Les personnes qui changent votre vie, Disons.
Qu'Ils sont des déclencheurs, c'est pas eux qui changent nos vies, ce sont nous qui décidons de changer certaines choses dans nos vies, une fois à leur contact. Ce sont des rencontres, ça peut être une brève rencontre qui change nos vies, c'est-à-dire notre vie, parce qu'on décide de changer quelque chose. Ce n'est pas l'autre qui va changer notre vie, c'est nous qui allons être éveillés par cette rencontre.
L'autre n'a pas ce pouvoir-là, de changer votre vie.
Heureusement que c'est notre pouvoir, notre pouvoir de création de notre vie, d'orientation de notre vie. Nous sommes acteurs de notre vie, mais nous avons besoin des autres pour apprendre de nous. Et certaines personnes vont déclencher quelque chose dans notre existence. Alors, c'est sûr, pas tous les quatre matins. Mais c'est relativement fréquent dans l'histoire des gens que certaines rencontres viennent faire basculer quelque chose, les aider à prendre des décisions ou les révéler à eux-mêmes ou leur révéler un talent. C'est-à-dire que la rencontre va leur permettre d'avoir accès à une dimension en elles qu'elles ne soupçonnaient éventuellement pas. Je pense notamment à la rencontre artistique.
Il y a ce que vous appelez le love remake.
C'est très important.
Pourquoi c'est très important ?
Parce que c'est fréquent chez les personnes que j'accompagne, que je reçois, qui viennent jusqu'à moi pour travailler sur leurs problématiques relationnelles. C'est quelque chose que j'ai vraiment observé. Le love remix, c'est reproduire finalement toujours la même histoire, vivre des histoires qui se ressemblent ou avec un même profil de personnalité, c'est-à-dire tomber amoureux ou amoureuse de personnes qui ont des profils psychologiques souvent les mêmes. Donc en fait, on se retrouve à vivre différentes histoires d'amour qui se ressemblent. C'est comme si, finalement, on vivait la même histoire. Le film paraît différent, mais c'est un remake. C'est toujours la même histoire filmée différemment. Et donc, c'est toujours le même ressort, les mêmes problématiques ou la même fin ou le même type de relation qui se répète malgré le changement de protagoniste. Je ne suis pas amoureuse de la même personne et pourtant, je souffre de la même façon.
Mais est-ce que ça veut dire qu'on choisit toujours des profils identiques ou c'est nous qui n'avons pas changé ?
Les deux. Les deux. On choisit des profils identiques parce qu'il y a des filtres.
On finit par voir l'autre en fonction de ce qu'on avait imaginé, donc c'est ça.
Oui, c'est-à-dire qu'en fait, notre vue est brouillée d'un certain nombre de conditionnements dus à nos blessures passées, dus éventuellement aussi à l'environnement familial dans lequel on a grandi. On a une vision qui est structurée autour de notre vécu passé, de nos blessures, de nos incompréhensions. Parfois, il y a des choses qu'on n'a pas compris. des émotions qui sont toujours actives, des blessures actives. Et donc ça va teinter notre vision du monde et on va être amené à faire des choix qui vont être en fonction de cette structure, en fonction de ce filtre. Et donc on va choisir un profil de personne qui va correspondre à ce filtre. Et on va reconnaître toujours ceux-là, c'est-à-dire on ne verra pas les autres. Et le travail sur soi permet justement de nettoyer ce que j'appelle le pare-brise pour avoir une vue plus claire. qui soit d'ailleurs plus en accord avec qui nous sommes véritablement, plus qu'en lien avec nos peurs, nos blessures et nos traumatismes.
Qu'est-ce que vous appelez le concept de la femme autre ou de l'homme autre ?
C'est justement celui ou celle qui sort du cercle, c'est-à-dire c'est celui ou celle qui va être différent de la série, je dirais, d'hommes ou de femmes que j'aurais rencontré. C'est-à-dire que...
C'est-à-dire qu'on a l'habitude d'avoir des rencontres dont on connaît le début et on connaît la fin.
Avec un profil de personne bien particulier.
Si je comprends bien qu'il ne fonctionne pas.
Exactement.
Et si on veut que ça fonctionne, il faut aller vers la femme autre ou l'homme autre.
Un autre profil.
D'accord.
De personnalité. Mais pour ça, il faut comprendre quel type de personne va être bonne pour moi, par amour pour moi-même, qui je vais choisir, qui va me permettre d'avoir une vie amoureuse, douce, harmonieuse, et non pas réveiller toutes mes peurs, toutes mes blessures. et venir finalement me malmener et je me malmène en choisissant des personnes qui ne me correspondent pas. Donc c'est tout un travail en fait de connaissance de soi pour arriver à définir un petit peu, sans établir un portrait robot, mais avoir une idée de quel type de personnes Il nous faut... Qui pourrait nous correspondre ? Qui pourrait correspondre à cette partie de nous qui s'est libérée des blessures, qui s'est libérée des vieux programmes ? Donc quelqu'un de différent. quelqu'un qui soit différent de tous ceux que j'ai rencontrés auparavant. Et donc, c'est un travail intéressant de s'interroger sur le profil de personne, ses valeurs, ses modes de fonctionnement, sa façon de relationner, sa façon de communiquer, sa façon d'être au monde, de s'épanouir dans l'existence, et comment cette personne incarne aussi ce qui est important pour elle, Donc.
Vous le savez, et après, une fois que vous avez le profil type, comment vous faites pour trouver la bonne personne ?
On laisse la vie faire. L'important, c'est soi-même s'installer dans une vie qui nous correspond, parce que bien souvent, auparavant, on était dans un rythme de vie, des choix, ou une vie qui ne nous correspondait pas. Pour moi, ce qui est fondamental, et ce que j'ai vu chez bon nombre de gens, c'est d'être épanouie dans sa vie, de se sentir dans l'harmonie, dans la liberté, va créer une disposition à la rencontre. Si en revanche, je suis frustrée dans ma vie et que j'attends que la rencontre amoureuse vienne me donner ce qu'il me manque, là, Là, ça va être un peu compliqué. Autant le dire clairement. Mais si je me rencontre moi-même, je commence à m'aimer et j'organise autour de moi une vie et à l'intérieur de moi une vie harmonieuse où je suis épanouie, forcément je vais avoir une disponibilité, les gens vont me voir, parce que je vais être heureuse, parce que je vais être en lien avec le monde, parce que je vais diffuser un comportement, de par mon comportement, je vais attirer des personnes. Mais je trouve que la clé c'est d'être dans cette disponibilité sans être dans cette attente. Il y a une forme de lâcher prise qui est un peu surfer sur la vague. Le lâcher prise, ce n'est pas se laisser couler sous l'eau. Le lâcher prise, c'est prendre la vague, lui faire confiance. La vague de la vie, c'est le mouvement de la vie. Et puis se laisser porter et voir comment on... on réagit, mais j'aime pas trop ce mot, plutôt comment on co-crée avec l'existence, comment on répond aux événements, comment on accueille ou pas les nouvelles rencontres. Notre disponibilité, notre ouverture, sans projection, sans tension, facilite aussi les rencontres.
On va avec le courant comme on dit.
Oui.
Toute rencontre n'est pas bonne à prendre, alors comment on le sait ?
Malheureusement, on le sait quand on vit la relation. On ne le sait pas avant.
On ne le sait pas avant. Il y a des gens qui disent qu'ils ont des radars.
Oui, il y a des personnes hypersensibles.
C'est ce que vous appelez les hypersensibles.
J'ai bien témoigné. On a des radars, oui, tout à fait.
Alors hypersensible, ça ne veut pas dire fragile.
Non.
Quelle est la définition de l'hypersensibilité ? Souvent, on pense que l'hypersensibilité, c'est des gens qui pleurent beaucoup, qui pleurent tout le temps.
Et je vous remercie de le souligner par rapport à la fragilité ou à la force. L'hypersensibilité, c'est être hypersensible. C'est-à-dire déjà, ce sont les sens qui captent plus d'informations que la moyenne. Le sixième sens, l'intuition est très développée. C'est une sensibilité à l'environnement, une sensibilité aux sons, aux images, aux vibrations. Ce sont des personnes qui captent beaucoup plus intensément. Donc les émotions vont être aussi fortes, mais l'hypersensibilité n'est pas forcément une hyper-émotivité.
Est-ce qu'on peut avoir cette image là aussi ?
Et quand l'hypersensibilité est canalisée, comprise, quand on se connaît un peu plus, ça devient même une force, parce qu'après on sait comment naviguer dans la vie, pour reprendre les métaphores maritimes, naviguer dans la vie en fonction de notre hypersensibilité. Donc en effet, il y a des personnes qui ont des antennes, Si j'ai.
Bien compris, les hypersensibles rencontrent des hypersensibles.
Ils reconnaissent des hypersensibles.
Oui, mais ça veut dire qu'ils vont plus facilement, par exemple dans la rencontre amoureuse avec des hypersensibles ?
Quand on sait qu'on est hypersensible, on va être sensible aux êtres sensibles. Mais quand on ignore notre hypersensibilité, qu'on y a mis des étiquettes parce qu'on nous a dit « tu ressens trop », tu surréagis, etc. Les personnes qui ne savent pas qu'elles sont hypersensibles et que c'est un atout ne vont pas forcément être attirées ou reconnaître des personnes comme elles.
Quels sont les signes qui alertent ?
On se sent bien avec la personne, on aime des choses communes, On peut avoir, au fur et à mesure de la conversation, on se rend compte si on a les mêmes sensibilités pour certains arts, la musique, comment une personne réagit à la musique par exemple, je trouve que ça en dit beaucoup sur son degré de sensibilité.
La rencontre c'est aussi ça, c'est rencontrer, on parlait d'art en début d'émission, c'est ça, c'est rencontrer.
La peinture, la musique, le cinéma. Donc au cours de la conversation, on peut entendre si la personne a une sensibilité sensorielle, si elle est plus sensible à la musique, aux images, aux liens, aux rencontres et comment elle les vit en fait. En communiquant avec l'autre, on a un certain nombre d'informations. Et on se reconnaît en fait. Moi aussi, je ressens ça comme ça. Moi aussi, j'ai eu la même réaction en voyant tel film. Je pleure. J'ai telle et telle réaction. En fait, c'est au fur et à mesure de la découverte de l'autre que l'on remarque qu'il y a des points communs avec notre sensibilité. A contrario, au fur et à mesure de l'échange qu'on va avoir avec une personne qu'on ne connaît pas encore très bien, on va sentir en fait que l'autre ne comprend pas très bien pourquoi on a une réaction intense dans tel... On a eu une réaction intense à tel moment quand on le lui raconte. On sent bien que la personne ne comprend pas très bien pourquoi on va vivre avec autant d'intensité les choses. Il va y avoir des questions qui vont nous surprendre parce qu'on trouve ça tellement logique, tellement normal. et ça ne l'est pas pour l'autre personne.
Ce sont des profils qui ont des hauts potentiels ou pas ?
La plupart qui viennent jusqu'à moi, oui.
Parce qu'on les associe ? On parle de handicap émotionnel aussi chez les hauts potentiels.
C'est les hauts potentiels émotionnels que je connais bien, que je reçois. Les hypersensibles que je reçois en cabinet sont principalement des hauts potentiels émotionnels et on travaille beaucoup sur comment apprendre de ces émotions.
Ce que vous décrivez me fait penser à ça.
Oui, tout à fait. Et comment ensuite pouvoir utiliser ce potentiel émotionnel, parce qu'on peut l'utiliser principalement dans la création, mais ça peut être aussi des projets, pas seulement l'art, des projets, la dimension créative, c'est-à-dire une capacité à voir loin, à voir plus large, à imaginer d'autres choses que la plupart des... des autres et la capacité à relationner d'une façon plus qualitative. Voilà, les hauts potentiels émotionnels sont des empathiques.
Nous parlons de la rencontre ce matin avec mon invité Géraldine Prévost-Juigan qui est psychopathicienne et qui publie la force de la rencontre chez Odile Jacob. On parlait de l'empathie. Alors, l'empathie, il y a dix ans, personne n'en parlait. Maintenant, l'empathie, c'est vraiment un concept qu'on vous sert à toutes les sauces. Alors, on va essayer de définir ce que c'est que l'empathie, l'antipathie et la sympathie.
C'est Goldman, par rapport à l'intelligence émotionnelle, qui a commencé à en parler. Alors aujourd'hui, on en parle beaucoup plus. L'empathie, c'est une capacité à sentir l'autre. C'est une capacité à se mettre à la place de l'autre. ce que n'ont pas tous les êtres. C'est-à-dire qu'il y a des personnes qui n'arrivent pas à se mettre à la place d'autrui, qui n'arrivent pas à sentir à la place d'autrui. Et puis, il y en a d'autres qui sont hyper empathiques, c'est-à-dire qu'ils vont sentir plus, plus, plus les choses quand on leur témoigne, raconte une expérience, quand on leur exprime une émotion. Ces personnes-là vont vraiment ressentir la même émotion en même temps qu'on leur décrit, comme s'ils vivaient notre histoire à notre place. L'antipathie, c'est une réaction épidermique, de rejet presque, c'est-à-dire qu'on n'est pas sur la même longueur d'onde. Aussi bien avec l'empathie, on est vraiment sur la même longueur d'onde, on sent que c'est assez fluide, il y a un écho, on a l'impression de parler la même langue. Quand on a un ressenti d'antipathie, il y a vraiment une désynchronisation, c'est-à-dire qu'on... On a l'impression qu'on ne parle pas la même langue.
Quand on arrive dans une pièce, par exemple, ou dans un groupe où qu'on voit des gens pour la première fois, on dit, oh là là, celui-là, il est antipathique.
Oui, il y a un langage non verbal, il y a une attitude, il y a un regard qui ne correspond pas à ce dont on est sensible. Il peut être sympathique pour quelqu'un d'autre. Il va être antipathique pour nous parce que ça correspond à son comportement, son langage non-verbal, sa façon d'être, ne nous correspond pas, ne correspond pas à notre sensibilité.
C'est bizarre finalement de ressentir de l'antipathie pour quelqu'un qu'on ne connaît pas.
Les inconscients communiquent. Il y a plein d'informations qu'on capte sans le savoir. Si on le sait d'ailleurs.
Vous savez l'histoire du genre, oh là là, je ne la sens pas, je ne la sens pas lui, je ne la sens pas. Et pourtant, vous ne connaissez pas la personne.
Et combien de fois on s'est dit, je le savais, la première fois que je l'ai vu, je ne l'ai pas senti. Pourquoi j'ai insisté dans cette relation ? Parce qu'au final, ben voilà, ça n'a pas fonctionné.
Est-ce que la première impression est la bonne ?
La plupart du temps, oui. Cependant... Encore une fois, si on n'a pas nettoyé le pare-brise et si on est plein de croyances et si on est chargé de plein d'histoires traumatiques ou bien de choses qui ne nous appartiennent pas, qui appartiennent à notre transgénérationnel, à nos parents, nos vieux programmes, peuvent brouiller nos perceptions et nous faire rejeter un certain profil de personnes qui finalement pourraient nous correspondre. Donc il y a vraiment une connaissance de soi qui permet d'ajuster nos perceptions. Surtout pour les hypersensibles, c'est très utile de connaître leur histoire, d'alléger leur fardeau, de guérir leurs vieilles blessures, de comprendre comment leur passé a pu avoir une influence sur eux et comment s'en libérer, leur permet du coup ensuite de pouvoir sentir d'une manière plus juste en fait, de pouvoir utiliser leur sensibilité, leur perception d'une manière plus juste.
D'ailleurs vous, vous employez le terme plutôt de ultra sensible plutôt qu'hypersensible.
Oui j'aime bien ultra sensible parce que ça sous-entend qu'en fait on est plus sensible que les autres. Hyper voudrait dire que c'est trop.
C'est trop... Et donc on n'est jamais trop sensible ?
On n'est jamais trop sensible. On n'est jamais trop... réceptifs aux choses, tout dépend comment on régule à l'intérieur de soi le flot d'informations. En fait, ce qui pose problème, c'est que quand on ne sait pas comment on fonctionne, il y a une arrivée d'informations telle que ça crée un embouteillage et que ça crée des surcharges émotionnelles, des tensions nerveuses, une mauvaise... un mal-être. À partir du moment où on commence à comprendre comment on fonctionne, cette arrivée d'informations, on arrive à... à danser avec elle, je dirais.
Il y a une idée qui dit qu'on est la moyenne des cinq personnes qu'on fréquente le plus. C'est-à-dire ? En fait, on ressemble aux cinq personnes qu'on fréquente le plus. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ou pas ?
Peut-être qu'on les choisit en fonction de nos sensibilités, justement. Qui influence qui ? Je pense qu'on va vers des personnes avec qui on se sent en harmonie, avec qui on partage des valeurs communes, avec qui on est dans une co-création, c'est-à-dire qu'on crée ensemble une relation qui va vers le beau, vers l'harmonie.
Quand vous regardez les groupes, ils se ressemblent toujours un petit peu. Moi je trouve que ce soit les.
Groupes... Ceux qui sont choisis, vous voulez dire.
Oui.
Les groupes d'amis...
Les groupes d'amis ils se ressemblent beaucoup quand même. Ils s'habillent de la même façon, même ils se ressemblent presque physiquement.
J'ai jamais vu ça.
Tu n'as jamais vu ça ? Et même dans les entreprises, en fonction d'ailleurs des hiérarchies, les gens se ressemblent.
C'Est aussi une volonté de s'intégrer. C'est instinctif, c'est un petit peu le phénomène comme les animaux. Il est important qu'on soit intégré à la meute et pas exclu parce qu'il y va de notre survie. Donc on a nettement même des modes de fonctionnement qui remontent à très longtemps et qui s'inscrivent dans notre quotidien encore aujourd'hui. De toute façon, oui, les personnes avec qui on va être amis, ceux qui vont faire partie du cercle proche, vont être des personnes avec qui il y a une connexion, avec qui il n'y a pas forcément une ressemblance, je dirais un écho. Ça fait écho. C'est-à-dire qu'on va avoir une sensibilité commune, on va avoir une vision du monde commun, on va avoir des valeurs, on va avoir des... Et c'est ce qui fait qu'on se rapproche de ces personnes-là, parce qu'on se sent bien avec des personnes qui nous ressemblent. Forcément, c'est moins... C'est plus doux. Cependant, on apprend aussi de la différence. C'est important aussi, ça, je trouve.
Si on veut évoluer et être curieux, il faut aussi rencontrer des gens qui ne vous ressemblent pas.
Absolument. On apprend, ça nous renvoie à des parties de nous qu'on ne connaît pas. L'autre...
On peut sortir aujourd'hui de sa zone de confort, comme on dit.
L'autre n'est pas forcément notre reflet, c'est-à-dire ce n'est pas forcément nous-mêmes que nous voyons chez l'autre. On voit vraiment l'autre, mais l'autre, dans sa différence, va nous obliger à élargir le champ de vision, sur le monde, sur nous, à regarder les choses sous un autre angle, peut-être parfois à devoir assouplir certaines rigidités que nous aurons sur des a priori, sur des convictions. C'est riche d'enseignements et parfois même, ça peut donner de très, très, très belles amitiés ou de formidables histoires d'amour. Quand deux personnes, au départ, semblent opposées, Mais finalement, dans les sous-couches, je dirais, il y a des points d'accroche au sens de connexion. Et ce sont des relations très riches parce qu'il y a les points communs et les différences qui permettent à la fois d'être en harmonie avec l'autre et à la fois de découvrir autre chose, autre chose de soi, autre chose de notre environnement, autre chose de nos convictions, de notre vision du monde.
Les rencontres sur Internet, est-ce que ce sont des rencontres ?
J'évolue beaucoup dans ma réflexion à ce sujet.
Aujourd'hui, sur Internet et sur les réseaux.
Il y a de toute façon, il y a du bon et du moins bon, c'est comme tout, ça dépend comment on l'utilise.
Mais pourquoi vous évoluez là-dessus ? Qu'est-ce qui a changé dans la façon dont justement vous regardez ces formes de rencontres ?
Les gens ont évolué durant le confinement. Ils n'ont pas utilisé les sites de rencontres et les applications de rencontres de la même façon parce qu'ils ne pouvaient pas se rencontrer physiquement. ils sont passés à un mode de rencontre via caméra et ils ont pris plus de temps. C'est en tout cas ce qui ressort des études qui sont faites et des témoignages. Donc auparavant je trouvais que c'était très consumériste parce qu'on feuillette un catalogue de visages en fait et il y a tout un... C'est compliqué de pouvoir entrer vraiment en relation. Alors ça se fait graduellement, on a des conversations de surface, puis ensuite on peut en approfondir. Mais il faut être en conscience, je trouve, pour pouvoir établir un mode relationnel qui soit de qualité sur ses supports. Voilà, ça c'est ce que je pensais avant le confinement.
Là on est en train de parler de quelque chose qui a changé alors.
Depuis, ce qui ressort de ce que j'ai pu entendre et de la majeure partie des personnes qui ont continué à vouloir rencontrer malgré le confinement, c'est qu'ils ont pris plus leur temps, ils avaient du temps. Et donc les conversations ont été plus approfondies, ça a été graduel. Le temps, n'a pas été le même pour nous tous durant le confinement et n'a plus été le même aussi pour la rencontre sur les applications et les rencontres Internet. Et donc, il y a quelque chose de nouveau qui s'est instauré, installé.
Donc, qu'est-ce qui change si on a plus de temps ?
Moins d'urgence, moins de consommation, plus de connaissances de l'autre. Il y a quelque chose d'un peu plus romantique, en fait, qui ressort.
Et puis il y avait l'impossibilité aussi, c'était quand même...
Romantique ça !
C'est mieux que tout !
C'est absolument romantique !
On dit que le désir vient du manque, mais là c'était... Voilà, on était dans le fantasme.
Alors justement, c'est ce que j'allais dire. Selon moi, il y a un écueil et il faut faire attention à ça si on veut pouvoir rencontrer via ce mode de rencontre. C'est la sublimation, c'est-à-dire que de ne pas rencontrer l'autre entretient l'idéalisation de l'autre. Et puis l'autre se présente sous son meilleur jour. C'est la phase de séduction. Elle est naturelle et je suis tout à fait OK avec ça. C'est nécessaire au fondement de la relation que de passer par cette phase de séduction.
Ça fait partie du mythe du couple.
Oui, ça fait partie des... des racines de la relation, des colonnes qui vont être les bases de soutènement de la relation. Les circonstances de la relation, c'est quelque chose d'important, de sous-estimé, d'oublié parfois. Mais comment vous vous êtes rencontré, on demande au couple. Ils sont tellement fiers de dire, quand ce sont des circonstances romantiques, ils sont tellement fiers de raconter ça. Fiers parce que ça témoigne de la beauté de leur amour, ça témoigne de la beauté de leurs relations. Et cette histoire, cette historique de la relation, elle fait partie des points de consolidation de la relation. Ça fait partie des points importants. Et si on s'est rencontrés sur les sites de rencontres, Il est nécessaire qu'il se passe quelque chose de plus original. Un truc en plus. Plus de glamour. Plus de glamour.
La synchronicité, qu'est-ce que c'est pour tout le monde, pour ceux qui nous écoutent ?
Les synchronicités, c'est une succession de coïncidences qui n'ont de sens que pour celui qui l'observe et qui n'ont pas de cause, c'est-à-dire que ce sont des informations qui apparaissent sans raison mais qui ont du sens pour la personne ou qui vont l'interpeller quitte à ce qu'elle trouve du sens après. Mais c'est une répétition très souvent. Les synchronicités arrivent par séries. Une coïncidence peut être...
On rappelle la loi des séries d'ailleurs. Tout à fait.
Une coïncidence ça peut être, je pense à quelqu'un que j'ai pas vu depuis des années, ce matin.
Et puis... – Bim, je le vois.
– Voilà.
– Ou il m'appelle.
– Dans Paris, ou la personne m'appelle. Ça, c'est une coïncidence. Deux événements, clac, qui rentrent en connexion. Synchronicité, ça va être une succession de coïncidences. de symboles, une thématique qui revient régulièrement via différents canaux. Une affiche dans le métro, une affiche sur le bus quand je suis au volant de ma voiture, ma télécommande qui tombe et claque, une chaîne, la chaîne de télévision s'allume sur cet élément-là, un bouquin que j'ouvre, une conversation à table, à côté de moi quand je suis au restaurant, voilà. Les canaux d'informations sont multiples en fait. et il va y avoir une série d'une même thématique et ça va m'interpeller. Ou bien ça a déjà du sens, ça dépend, le sens est dès le départ ou le sens va justement arriver après.
Bien Géraldine Prévost-Gigant, la suite est dans votre livre, ça s'appelle La force de la rencontre, c'est chez Odile Jacob. Merci d'avoir été avec nous ce matin, c'est une très belle rencontre.
Oui, absolument.
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