Bien vivre les fêtes de fin d'année quand on est sensible et différent

This is a YouTube live session titled "Bien vivre les fêtes de fin d'année quand on est sensible et différent" recorded in December 2022. The content features a conversation between Géraldyne Prévot Gigant, a psychopractitioner and author specializing in hypersensitivity and relationships, and Karine, who co-hosts the live. They discuss the challenges sensitive and different individuals face during the holiday season, addressing family dynamics, societal expectations, and emotional well-being. The session includes audience interaction and practical advice on navigating the emotional complexities of the festive period.
Bien vivre les fêtes de fin d'année quand on est sensible et différent. Ce sera la thématique de ce soir pour ce nouveau live sur la chaîne de Géraldine Prévost-Gigant. Bienvenue à chacun, chacune de vous qui êtes avec nous en direct ou en replay. Bonsoir Géraldine.
Bonsoir Karine, bonsoir à tous. Je vais vous demander juste deux petites minutes. J'ai entendu que mon ordinateur à côté se déclenche et en fait je nous entends. Donc, Karine, je te propose de meubler le temps que je résolve ce petit problème technique. Merci.
Je vais meubler. Ce sont les aléas du direct.
Il n'y a aucun souci.
Alors, bienvenue à toutes et tous. On peut remercier d'ores et déjà Géraldine de nous offrir cette soirée. Ces temps de live sur la chaîne de Géraldine sont des moments où elle aborde une thématique précise dont elle a senti l'inspiration. et où elle vous livre et nous livre des précieuses informations pour accompagner nos consciences et nos différentes sensibilités, vous le savez. Évidemment, durant ce live, vous avez le chat qui est disponible pour vous, où on vous invite à partager dès à présent vos interrogations, votre point de vue sur la thématique qui est abordée ce soir. et Géraldine donc se fera un plaisir de capter l'énergie qui y circule pour répondre en résonance de cela. Et voilà, le problème technique est réglé.
Un grand merci, Karine, pour ton professionnalisme.
Merci à toi. Alors avant de déployer la thématique de ce soir, Géraldine, j'ai envie de te poser deux questions. d'abord comment vas-tu et puis la deuxième donc de te présenter parce que tu as plusieurs domaines d'expertise et c'est toujours bon de les rappeler parce que parfois on peut te découvrir dans un domaine et puis ne pas connaître l'autre alors c'est toujours intéressant voilà de rappeler où sont les sphères dans lesquelles tu oeuvres.
Eh bien, tout d'abord, je vais bien. Merci, Karine. Je suis toujours avec cette impression d'être dans une tornade qui n'arrête jamais. Voilà. Alors, de temps en temps, je m'en plains parce que j'ai l'impression que le temps m'échappe et que je n'ai pas le temps de tout faire. Et en même temps, j'ai bien conscience que j'ai beaucoup de chance de pouvoir transmettre plein de bonnes énergies, plein de bonnes ondes, du soutien, des clés sous différents angles, différents aspects et surtout pouvoir le faire en actionnant une dimension qui est hyper importante pour moi qui est la créativité. Quand je me plains, je me dis, Géraldine, rappelle-toi que tu as la chance de pouvoir transmettre via la créativité et notamment l'écriture. Je vais d'autant bien que j'ai bien écrit avant-hier. C'était une journée fructueuse et c'est toujours un bonheur. Et sinon, comme pour tout le monde, la fin d'année c'est serré. On a l'impression qu'il faut tout boucler avant les fêtes. Et on a l'impression que les fêtes arrivent vite. Et donc tous les ans, je ne suis pas la seule, je sais, c'est afflux tendu sur le début décembre. Voilà comment je vais. En tout cas, je suis super contente d'être là. Merci, Karine, d'avoir répondu à l'appel aussi de cette soirée parce que je sentais vraiment que certaines personnes avaient besoin, au vu de ce que j'ai entendu en cabinet, elles avaient besoin qu'on aborde ce thème. Mais avant cela, je vais donc en effet me présenter. Je suis psychopraticienne en exercice depuis 25 ans. Je consulte toujours en individuel. Je dis toujours parce qu'il y a beaucoup de personnes qui pensent qu'avec toutes mes activités, je ne consulte plus. Si, si. moins qu'avant, bien entendu, mais je consulte toujours et c'est important pour moi. La preuve, l'idée de ce soir vient des personnes qui m'ont consultée et avec qui on a échangé sur le sujet de ce soir. J'accompagne aussi en groupe, groupe de parole, groupe de thérapie, Atelier en présentiel, groupe online. En présentiel, j'ai créé le groupe de parole pour les femmes en 98. Oui, oui, oui, oui, oui, je sais, je sais, ça fait très, très longtemps pour les jeunes générations, pour les milleniums, c'est un truc de ouf. Mais oui, voilà, j'y étais. J'anime toujours les groupes de paroles pour les femmes. C'est vraiment une aventure formidable. Je forme aussi des accompagnatrices. Et puis j'écris. J'écris beaucoup parce que je suis très créative et fructueuse. Et écrire, c'est mon kiff, c'est mon truc. C'est vraiment quelque chose que j'aime beaucoup. J'ai toujours aimé l'expression créative. Je pense que dans l'écriture, je trouve là un moyen de faire que se rejoignent différents aspects de ma personnalité et que cela soit utile pour les personnes qui me suivent et qui me lisent. Donc, je suis l'autrice de 13 ouvrages. Les deux derniers concernent les hypersensibles spirituels, qui est une de mes spécialités. Sinon, je suis spécialiste de tout ce qui est de l'ordre de la relation, notamment amoureuse, que ce soit le célibat mal vécu, prolongé, la dépendance affective, les relations toxiques, tout ce qui concerne les relations. Voilà, donc vraiment, c'est mes deux pôles principaux, l'hypersensibilité, la relation et l'accompagnement des femmes, parce qu'avec la création des groupes de parole pour les femmes, donc il y a de nombreuses années, bien entendu, cela a fait qu'en consultation individuelle, bon nombre de femmes sont venues me consulter, et donc j'ai décidé de me consacrer à leur accompagnement. voilà je il y a un un poche qui va sortir bientôt en février, quelque chose d'autre dont je ne mentionnerai pas pour l'instant ce que c'est en en avril, c'est la grosse surprise, je suis très contente de de ce nouveau bébé et je suis sur l'écriture d'un d'un essai pour la rentrée prochaine. Voilà, je crois que j'ai rien oublié, j'ai l'impression d'oublier plein de m'occupe principalement en ce moment.
Donc, tu es déjà sur les starting blocks pour 2023.
Ah oui, à fond. Je suis déjà sur le planning de la rentrée 2023, pour tout avouer.
Alors, je veux bien un petit retour sans image pour nous assurer que tout va bien pour les personnes qui sont ici présentes dans le live, pour être sûre qu'on entende bien Géraldine. Et du coup, on va pouvoir entamer la thématique de ce soir. Qu'est-ce qui fait que tu as effectivement eu l'inspiration de ce sujet ? Alors évidemment, l'approche de la période concernée, mais qu'est-ce qui particulièrement a fait que tu as été inspirée pour ce sujet ?
Parce que tous les ans, dès le 25 novembre, c'est-à-dire pile-poil un mois avant Noël, le thème douloureux pour certaines personnes, complexe pour d'autres, des fêtes de fin d'année arrive sur le tapis, si je puis dire, ou en tout cas dans l'espace de consultation. Année après année, j'entends des problématiques qui se rejoignent pour la plupart d'entre mes patients, avec des variantes, bien sûr, parce que toute vie est unique et différente, mais quand même des lettres motivent. Et beaucoup d'anxiété, d'inquiétude, d'interrogation et beaucoup d'interdits aussi, j'ai remarqué. Et donc, cette année, je me suis vue dans une même journée aborder cette même thématique avec deux personnes qui vivent les fêtes de fin d'année d'une façon difficile. Et je me suis entendue leur dire des choses qui correspondent exactement, bien sûr, à leur personnalité, à leur situation, à leur problématique, à leur profil de personnalité. mais j'ai aussi entendu que je leur donnais quelques clés qui étaient similaires à l'une et à l'autre et puis le lendemain une troisième personne et j'ai remarqué qu'il y avait un fil conducteur, un fil rouge Et je me suis dit, tiens, pourquoi pas donner ces clés à d'autres personnes qui ne me consultent pas forcément ou qui n'ont pas osé en parler dans l'espace de consultation. Et je me suis dit que là, il y a urgence pour certaines personnes. Et j'avais envie donc d'ouvrir le champ d'ouvrir la vision, d'ouvrir son regard sur cette situation de fête de fin d'année. Donc, il y a des personnes qui ne se sentent pas du tout concernées par ce sujet parce qu'elles se sentent bien en famille, parce qu'elles aiment les fêtes de fin d'année ou d'autres ne se sentent même pas poser la question, ne s'autorisant parfois pas à se poser cette question. Et ce que j'ai remarqué en fait, c'est que Un certain nombre de personnes vivent les fêtes de fin d'année comme une contrainte, comme une obligation. Et chez certaines, ça peut réveiller soit de la colère, soit de l'angoisse, soit de l'anxiété, soit beaucoup d'hésitation, enfin bref, un mal-être. Quelle que soit la forme que ce mal-être prend, il y a un mal-être. parce que les personnes sont tiraillées entre j'aime mes proches, mais je n'aime pas ces réunions de famille. Et ça peut être aussi à d'autres moments de l'année, mais il s'avère que ce qui rend compliqué aussi cette période, c'est que beaucoup de personnes sentent ces fêtes comme une obligation. Et notamment, m'ont été rapportées différentes situations qui, je trouve, ont un lien avec les personnes qui vivent mal leur célibat. C'est intéressant de voir qu'en fait, il y a une sorte de leitmotiv, de structure Quel que soit finalement le sujet, la dimension normative s'invite dans le champ et pour des personnes qui n'assument pas leur différence, cette injonction normative ne peut pas leur faire violence, en tout cas ça va être inconfortable pour elles. Imaginons une personne qui est dans son environnement professionnel, qui n'a pas envie de passer les fêtes de fin d'année d'une façon traditionnelle et familiale pour des raisons qu'on pourra aborder plus tard. En tout cas, c'est compliqué pour plein de raisons. Et cette personne hésite, ou peut-être a déjà décidé, de ne pas fêter les fêtes en famille. Et elle va se retrouver donc dans son environnement professionnel avec l'éternelle question, qu'est-ce que tu fais pour les fêtes ? Et là, qu'est-ce qu'on fait ? Si on a déjà pris sa décision et qu'on est hors norme, est-ce qu'on va assumer ou pas ? Il y a des personnes qui ont encore du mal à assumer. Il y a même des personnes qui n'auront même pas encore pris la décision de faire différemment. Et il y a des personnes qui ne s'imaginent même pas que c'est possible de faire différemment. Et c'est pour ça que j'avais envie d'offrir cette soirée aux personnes qui auraient envie de nous écouter, de nous entendre et de partager un moment, c'est que j'avais envie d'élargir le champ et d'offrir de la liberté aux personnes qui en éprouveraient le besoin. De la même façon, pour les personnes qui sont dans un CIBA qui les pèsent, parce qu'elles pensent que la réussite c'est d'être en couple quand elles sont dans leur univers professionnel et qu'on leur dit par exemple qu'est-ce que t'as fait ce week-end et t'es mariée, t'es avec quelqu'un et qu'elles se retrouvent en situation de dire non mais que la question se répète week-end après week-end et qu'on finisse par leur dire mais c'est... ça fait longtemps que t'es célibataire mais pourtant t'es jolie enfin voilà. on est bien d'accord que ça n'a pas forcément de lien, sauf dans la croyance de certaines personnes. Donc ça, c'est un autre sujet, ce sujet du célibat, et je pense notamment aux femmes, parce que c'est beaucoup plus les femmes qui sont stigmatisées par rapport à un cinéma prolongé que les hommes. Mais ça, ce sera un sujet pour l'année prochaine. Je n'en dis pas plus, voilà, mais je vais dérouler ceci d'une façon sur plusieurs pages, voilà. Mais en tout cas, si on en revient donc aux fêtes de fin d'année, à ce que normalement, selon les habitudes, la tradition ou ce qu'on nous a inculqué, on devrait vivre les fêtes de fin d'année de telle et telle façon, on devrait le vivre toujours dans la joie, toujours content, Ce qui, du coup, c'est ok pour certaines personnes qui vont véritablement vivre cette période comme une période super et tout, c'est ok, bien sûr. Mais je pense à toutes ces personnes qui ne s'autorisent pas à dire, ou ne serait-ce qu'à ressentir, que cette période est douloureuse pour elles. Il peut y avoir plusieurs raisons. Une famille conflictuelle, une famille dysfonctionnelle, où on sait que Chaque réunion de famille, et notamment à Noël, ça va partir dans un sens qui est souvent toujours le même, parce qu'il y a des rivalités, parce qu'il y a des non-dits, parce qu'il y a des conflits larvés, parce qu'il y a la fatigue, parce qu'il y a le sentiment d'obligation, et à un moment donné ça peut péter. Ou bien ça n'est pas dit et les personnes rentrent chez elles en ruminant ce qui s'est passé. Bref, elles ne passent pas une bonne soirée et elles ne peuvent pas partager autant qu'elles le souhaiteraient l'amour qu'elles aimeraient partager. Il y a aussi des personnes pour qui cette période leur rappelle des moments douloureux. parce que malheureusement, nous n'avons pas tous eu une enfance où Noël a été un conte de fées. Et donc, nous avons le phénomène de date anniversaire de trauma éventuellement, de séparation. Il peut y avoir aussi des parents divorcés, quand on est enfant, le premier Noël avec la famille qui n'est plus ensemble. avec tout le défasage que ça peut entraîner. Et si cet épisode n'a pas été conscienticisé, travaillé, il va se réactiver, la douleur, la peine, tout ce qu'on a pu refouler. peut se réactiver à cette période de Noël. Et puis, il y a des personnes qui sont des personnes, ben voilà, il y en a, ils ne font jamais comme tout le monde. Et moi, je trouve que c'est super quand je dis ça. Mais ils peuvent avoir entendu, ces personnes peuvent entendre régulièrement, oui mais machine, elle ne fait jamais rien comme tout le monde, oui mais machin, il ne fait jamais rien comme tout le monde. Et si on est hypersensible, par exemple, si on est hypersensible spirituel, pour ceux qui me suivent sur ces sujets-là, on va avoir un sentiment éventuellement de culpabilité de ne pas être comme tout le monde. Finalement, je ne suis pas comme tout le monde, je devrais faire pareil que tout le monde, mais en fait, je n'aime pas ça, mais je culpabilise, etc. Il y a une phase comme ça, avant d'assumer pleinement notre totale différence, avant d'assumer le fait qu'on n'est pas dans la norme, il y a toute une phase où on va tirailler entre l'envie d'être vraiment soi, de faire les choses différemment parce que ça correspond à ce dont on a besoin, ça correspond à notre processus d'évolution, de maturation, de maturité, ce que vous voulez. ça va correspondre à cette période, mais en même temps on n'a pas encore tout à fait réglé la chose et donc on va culpabiliser vis-à-vis de nos proches. Si en plus nos proches ne comprennent pas cette façon différente de vivre les choses, on va culpabiliser de leur incompréhension, on va peut-être aussi culpabiliser du fait qu'ils sont tristes de notre choix. Et surtout, si on n'a pas anticipé la chose, on peut se retrouver dans des situations assez problématiques où on peut se retrouver entre « est-ce que je mets mon envie de faire différemment dans la poche avec mon mouchoir par-dessus ? » ou est-ce que j'assume totalement mon choix de ne pas passer les fêtes telles que toute ma famille voudrait que je les passe et dans ce cas je crée une rupture. Donc c'est soit je mets mes besoins, ma personnalité, ma différence dans un coin et je l'étouffe, soit je crée une séparation radicale et ça ne me convient pas parce qu'en effet c'est trop violent et ce n'est pas comme ça qu'en tout cas on pourra bien vivre la suite. Et je trouve qu'il y a tout un travail en fait à faire qui peut porter ses fruits si on accepte de regarder notre différence, si on accepte d'assumer le fait qu'on n'aime pas les fêtes de fin d'année, on n'aime pas Noël, on aime les gens ou certaines personnes avec qui on pourrait les passer, mais on n'aime pas cette obligation. Il y a tout un travail à faire en amont, entre soi et soi, et accompagné de son thérapeute éventuellement, dans la mesure du possible, c'est mieux, surtout si ce thérapeute est ouvert et panormé, c'est mieux, pour pouvoir anticiper et se dire comment est-ce que je pourrais vraiment me respecter. être dans une douceur vis-à-vis de moi-même et non pas me forcer à, m'obliger à, encore et toujours, avec des « il faut », des « je dois », c'est parce que c'est comme ça que ça se passe. Comment est-ce que je pourrais trouver une sorte de troisième voie qui ne soit ni me couper de ma famille, ni faire taire ma personnalité, qu'elle pourrait être la troisième ou quatrième ou cinquième voie, toutes les autres voies possibles, qui me permettent de m'autoriser à faire différemment et en même temps de me sentir en paix avec moi et en paix aussi avec certains membres de la famille avec qui je tiens à garder des liens nourrissants. Ça oblige aussi à aller regarder les liens familiaux avec qui ce n'est pas nourrissant. Et c'est important d'oser le regarder, c'est important d'oser regarder ces liens qui sont éventuellement dysfonctionnels, ces liens qui sont conflictuels, d'oser les regarder, ne pas forcément se dire que tout est de notre faute, de comprendre ce qui a pu se jouer tout au long du temps peut-être depuis notre enfance, de comprendre aussi dans quoi nous sommes embarqués. Peut-être qu'il y a des traditions familiales qui plongent leurs racines dans une histoire avec des traumas, avec des choses non résolues, avec des secrets de famille. ça vaut le coup d'aller en fait regarder tout ça parce que durant ces fêtes traditionnelles répétitives, puisque c'est tous les ans, donc une année ça passe très vite, on se retrouve éventuellement pour certains d'entre vous, d'entre nous, plongés à nouveau dans une famille qui n'a éventuellement pas réglé un certain nombre de choses. Et comment on fait pour soit être là, mais ne pas y perdre de plume, ne pas subir ce qui ne nous convient pas en termes de valeur, de transmission, de partage. comment on fait éventuellement pour être ailleurs à ce moment-là, sans être dans la fuite, sans que ce soit non plus une provocation, tout ça c'est très très compliqué mais ça se travaille. Ce que j'avais vraiment envie de proposer ce soir, c'est déjà de poser ça ici, de dire à ces personnes qui n'osent pas assumer leur différence à ces périodes-là, voilà, vous n'êtes pas seul, vous n'êtes pas seul à être différent. Certains le vivent très, très bien cette différence et d'autres c'est plus compliqué. C'est plutôt à ceux-là que je m'adresse, bien entendu, ce soir. Donc, il y a un chemin à trouver entre respect de soi, amour d'autrui, mais surtout, moi ce que je tiens à transmettre ce soir, c'est comment on peut chacun trouver sa voie de la liberté, comment on peut arrêter d'être enfermé dans des obligations qui finalement, comme nous sommes frustrés, vont générer ou en tout cas on va éventuellement avoir des comportements qui peuvent être un petit peu tendus avec les membres de notre famille parce qu'en fait on n'a pas envie d'être là. Qu'est-ce qui est préférable ? C'est d'être là et de montrer à tout le monde qu'on n'a pas envie d'être là ou de ne pas être là, mais quand on est là à d'autres occasions, on est pleinement là et on peut partager ce que l'on a envie de partager avec les autres. Ce sont des sujets qui sont relativement tabous, en tout cas dans les espaces de thérapie. Je sais que les patients avec qui j'échange vont ressentir un profond soulagement quand ils vont m'entendre leur dire « mais c'est ok, vous n'êtes pas obligés de vous imposer des fêtes de famille où vous ne voulez pas vivre ». Et là, il y a une grande culpabilité, c'est parce que la personne est tiraillée entre son devoir d'enfant, de frère, de fils, de filles, ses besoins, ses conflits de loyauté, voilà. Et c'est important d'apprendre, en fait, qu'on peut dénouer la plot. Tout ce que je viens de citer, en fait, ça se mélange en soi, en nous, Et c'est ce qui fait qu'on va s'interdire d'être soi-même. Et je pense que c'est important de s'autoriser d'être soi-même, que bien souvent on s'imagine qu'être soi-même ne va pas être accepté, on peut avoir de grandes surprises. Dans d'autres circonstances et avec certains types de familles, non, décidément ça ne passe pas. C'est important aussi d'oser le regarder. et de voir comment on peut tirer son épingle du jeu pour oser être soi et arrêter de se soumettre à des systèmes et à des postures normées, les dictates de normes.
Ça veut dire que potentiellement c'est accepter d'être un facteur déclenchant peut-être dans une famille, c'est accepter ça ?
En tout cas, ça peut être la peur, c'est-à-dire qu'il y a des personnes qui vont en effet, imaginons une fratrie où un de nos frères ou une de nos sœurs ou plusieurs pourraient profiter de ce que l'on ose faire. Oui, on peut avoir la peur. de détruire la famille. C'est une expression qui revient souvent. C'est aussi une expression qui revient chez les personnes qui n'osent pas assumer une séparation. C'est-à-dire qu'il y a des personnes qui veulent quitter un conjoint et elles vont exactement dire la même chose, elles vont dire je ne peux pas détruire la famille, faire éclater la famille. Donc au sens vraiment où il y a souvent des images qui reviennent dans leur langage et dans leur imaginaire, il y a vraiment cette image de fragmentation. Je vais être la personne qui va arriver telle une bombe et qui va fragmenter et éparpiller la famille. Ça, c'est une peur intéressante à regarder. Peut-être que oui, ça pourrait être le cas si cette personne s'autorisait à être elle-même. Et donc ça, c'est intéressant d'aller le regarder, de parler ensemble, d'échanger pour voir si c'est une peur et d'où elle pourrait provenir. ou est-ce que ça pourrait vraiment être une réalité ? Et donc là, il y a plusieurs possibilités. On peut, par exemple, s'il s'agit de nos frères et sœurs, et qu'on a de bonnes relations avec eux, on peut en parler. On peut dire, voilà, moi j'ai besoin de souffler, ne serait-ce que cette année, par exemple. On n'est pas obligé, c'est pas obligé que ce soit ad vitam aeternam, mais là, cette année, j'ai besoin de souffler, j'ai besoin de passer ces fêtes au milieu du désert, à des milliers de kilomètres ou sur le haut d'une montagne en France, mais en tout cas pas en famille. Mais ma peur, c'est que vous ne soyez pas là et donc on peut discuter de ça sans enfermer les autres non plus pour passer le bébé en disant voilà c'est toi qui dois soutenir cette famille, mais éventuellement, en disant ça, je me dis aussi que si on sent que nous, ou bien notre fratrie, nous sommes ce qui maintient encore la famille ensemble, c'est qu'elle a déjà beaucoup de fragilité, c'est que l'édifice est déjà très très très très tremblant, fragilisé, il a reçu beaucoup de coups ou des fondations ne sont pas solides. C'est intéressant d'aller regarder ça aussi, parce que nous ne devons pas être le pilier de soutènement d'un édifice entier. Ça, ce sont souvent des personnes qui vont être mises éventuellement à cette place-là ou qui vont se mettre à cette place-là parce qu'elles ont un tempérament plus empathique, plus sauveuse, plus hypersensible. Mais ce n'est pas à nous d'être le pilier de soutènement de l'édifice familial. C'est chaque membre de la famille qui a son rôle à jouer, de préférence un rôle sain, et la famille ne repose pas sur un personnage. Alors oui, il y a un personnage phare ou des personnages phares, comme par exemple le doyen de la famille, pour les grandes familles c'est souvent ça, et quand ce doyen part, il y a une redistribution des places. On l'a vu avec la mort d'Elisabeth II, on a vu ça en grand, mais c'est ce qui se passe aussi dans les familles, sur un plan privé, quand un personnage important de notre famille, le doyen, la doyenne, part. est décédée, eh bien, il va y avoir l'autre personne plus âgée qui va prendre un peu la place, mais ça ne veut pas dire qu'elle porte tout l'édifice non plus. On a chacun notre part, mais on peut aussi assumer de ne pas remplir le rôle et la fonction que la famille veut que nous assumions. C'est aussi, je pense, pour ça que nous sommes, depuis la série The Crown, fascinée par la royauté britannique, c'est qu'on a pu suivre aussi des vrais humains. qu'il y avait des vraies expériences humaines comme nous, dans une famille qui n'est pas anodine, mais finalement on retrouve exactement des problématiques, elles sont amplifiées bien sûr, mais finalement si on regarde bien, ce sont des situations typiquement humaines que nous pouvons tous être amenés à vivre suivant la taille de notre famille, suivant nos origines, suivant notre culture. et suivant nos obligations et notre sentiment de loyauté. Et n'oublions pas que le sentiment de loyauté, c'est ce qui souvent nous emprisonne et nous empêche d'être véritablement soi. Et il y a souvent une croyance qui nous fait penser que si nous sommes vraiment nous-mêmes dans cette famille, nous allons soit être éjectés de cette famille, soit nous allons devoir quitter cette famille. Ce sont des peurs qui sont à regarder parce que ce n'est pas forcément la réalité et donc c'est important de ne pas oublier ça. C'est que nous avons souvent des peurs d'être nous-mêmes parce que c'est notre attachement à certains membres de la famille, ça peut être aussi notre peur du rejet, notre peur de l'abandon. Et finalement, ça peut être aussi une non-autorisation vis-à-vis de nous-mêmes. Je ne m'autorise pas à être véritablement moi-même et donc je vais aussi projeter sur un environnement, là on parle de la famille, je vais imaginer que cette famille, que ce groupe, que cet environnement ne va pas m'accepter telle que je suis dans ma différence. Alors qu'en fait, c'est moi qui inconsciemment, n'accepte pas ma différence et qui va projeter ceci sur les membres de ma famille ou le clan, les amis, on peut déplacer exactement la même mécanique vis-à-vis d'autres groupes.
On a un témoignage de Chris, justement, qui dit « Je suis très angoissée car tiraillée entre l'envie de ne rien faire parce que je n'ai plus de famille, j'ai coupé les ponts avec le peu qui me restait, entre parenthèses, et l'obligation de faire Noël pour mon fils. » Son fils a 21 ans, sans copine, et du coup, elle précise que pas de Noël, c'est un peu triste. Donc, c'est vrai qu'une situation concrète, que pose ici Chris dans le chat.
Merci. Merci, Chris, pour cette transparence et ce témoignage. Moi, ce que j'aurais envie... Tout de suite, la question qui m'est venue, mais j'imagine qu'elle l'a fait, mais quand même, au cas où, je demande, est-ce que Chris a demandé à son fils ce qu'il voulait et ce dont il avait envie ? Pourquoi je dis ça ? Vous allez me dire... C'est une évidence ? Bah non, non. Parfois, on est tellement avec des modes de communication habituels, avec des habitudes relationnelles, qu'on en oublie de poser la question. parce que ça nous paraît être une évidence, parce qu'on pense qu'ils pensent la même chose, parce que, parce que, parce que, et en fait non. Et il y a des questions toutes simples comme celle-ci qui peuvent régler la situation ou en tout cas permettre de faire le choix. Chris, est-ce que votre fils a envie de passer Noël avec vous ? C'est surtout ça. Et est-ce que vous, vous avez envie de passer Noël avec lui ? Si c'est oui dans les deux cas, vous fêtez Noël. Si en fait, vous vous sentez obligés l'un et l'autre pour ne pas faire de la peine à l'un, peut-être que le fils de Chris n'ose pas dire qu'il a envie de faire autre chose. Ou peut-être qu'il a envie de passer son Noël avec sa mère mais qu'il n'ose pas lui dire parce qu'il sent bien qu'elle n'a pas envie. Enfin voilà, on voit bien là l'emberlificotage dans lequel on peut être.
Chris répond justement, son fils apparemment s'en fiche un peu, mais Chris interprète ça comme une tristesse.
Là, on entre dans le champ de l'interprétation, c'est-à-dire en fonction de ce qu'on croit connaître de l'autre. Alors, on va me dire, ouais, mais c'est quand même son fils, elle sait très bien comment il fonctionne. Ben ouais, mais 21 ans, il pense déjà par lui-même, bien entendu, depuis longtemps, depuis déjà son adolescence. C'est très piégeant d'interpréter ce que l'autre nous dit. Et on peut se faire des nœuds au cerveau et non plus finir. Donc, pour arrêter ça, eh bien, il y a une solution toute simple, peut-être simpliste, mais qui permet de stopper d'éventuels jeux psychologiques, c'est de se dire ce qui n'est pas dit n'existe pas. S'il me dit Pour moi, ça m'est égal. Eh bien, pour lui, ça lui est égal. Et voilà. Et on a posé une question, on a une réponse et on s'appuie sur cette réponse. Si la personne nous a dit quelque chose et pensait son contraire, c'est sa responsabilité. Parce que sinon, si on commence à essayer de deviner... Voilà, la personne m'a dit ceci, mais je pense qu'elle pense cela. Non. C'est là qu'on rentre dans des jeux psychologiques complexes, c'est là qu'on peut être aussi dans des relations qui nous enferment l'un et l'autre. Donc on pose une question claire, on a une réponse et la réponse, on part de cette réponse-là et on prend notre décision. le plus sain. Et si un jour, le fils de Chris lui dit « Ouais, mais en fait, tu ne voulais pas passer Noël avec moi, donc je t'ai dit que je m'en fichais pour ne pas t'obliger à… », ben voilà, ça se discutera à ce moment-là, mais je pense qu'il faut se libérer du sentiment d'obligation de parter d'autre.
Là, j'ai envie de mettre une musique, tu sais, qui fait « Tiling ! Une clé à mettre dans la main, la trésor !
».
Précieuse, précieuse clé de sagesse qui vient d'être livrée là.
Oui, entre une mère et son fils, il se joue beaucoup de sentiments de loyauté. Et ça peut être compliqué de part et d'autre. Et de simplifier ceci autorise d'une certaine façon l'un et l'autre à vivre sa vie l'un sans l'autre. ça n'a rien à voir avec sans l'amour, l'amour est toujours là. Et c'est ça en fait dans ces périodes qui est compliquées, c'est qu'on confond l'intensité, la sincérité de nos sentiments d'amour ça vient se mêler, se mélanger sans berlificoter dans les obligations traditionnelles, familiales. Et du coup, on perd de vue la notion d'amour, la notion de lien. Donc, chaque fois qu'on se sent obligé, finalement, l'amour passe très loin au second, quatrième, dix-millième plan. En fait, ce qui est plus important, c'est C'est l'amour que l'on a l'un pour l'autre, et donc de ne pas passer Noël ensemble entre un fils et sa maman, si on n'a pas envie de se sentir obligé. Parce qu'on s'aime beaucoup plus que ça. Notre amour est bien plus grand qu'une obligation. Mais comme dans notre inconscient collectif et notre culture, les fêtes de fin d'année symbolisent tellement de choses que l'on croit que si on ne s'y plie pas, on va être vecteur d'un message de non-amour. Pas du tout. Il faut vraiment séparer nos sentiments d'amour pour nos proches et les fêtes. Et on peut fêter d'autres choses d'une façon bien plus libre, à d'autres dates, faire de sublimes cadeaux alors que c'est absolument pas Noël et absolument pas l'anniversaire. c'est ok, à partir du moment où on a envie, et c'est comme ça qu'on a envie de transmettre notre amour. En fait, notre amour se voit davantage dans nos élans spontanés d'originalité que dans les faits obligés, parce qu'on se dit « ben voilà, on me fait un cadeau parce que la personne elle se sent obligée » ou bien se proche. vient à cette fête de famille parce qu'ils se sont obligés. Donc, on sait plus finalement si c'est vraiment par amour. Voilà, donc c'est bien de séparer les deux. Et il peut y avoir aussi les deux en même temps, mais je parle vraiment aux personnes qui sont confrontées à ce type de difficultés.
Merci Géraldine, tu as un retour de Le Lex. Bonsoir Géraldine, votre douce voix et vos conseils m'aident bien dans ma vie. Vous êtes un ange.
Oh c'est trop gentil. Mon quotidien d'hypersensible.
Alors justement tu parles là de ton cœur d'hypersensible et justement dans le titre et l'intitulé de cette émission tu as évoqué le fait d'être sensible et différent par rapport à ce questionnement qui se pose pour nombre d'entre nous effectivement de faire différemment ces fêtes. sur quel axe principal la sensibilité joue sur ces questionnements ?
Les gens très sensibles, les êtres très sensibles culpabilisent facilement. Les hypersensibles sont souvent hyper empathiques. et ils veulent que tout se passe bien. Et donc du coup, ne pas être là où les autres s'y attendent, ne pas faire comme tout le monde, faire différemment, surtout si c'est vis-à-vis de la famille, ça peut réveiller un grand sentiment de culpabilité. C'est vraiment... un sentiment qui est commun au très sensible Et si en plus, et ça va souvent avec, ces êtres très sensibles sont des personnes qui fonctionnent différemment des autres, qui perçoivent le monde d'une manière un petit peu différente, qui accordent de l'importance à certaines choses là où d'autres n'y accordent pas d'importance, il va y avoir un sentiment de décalage. Et ce sentiment de ne pas être comme tout le monde peut être vécu comme j'ai un défaut de fabrique, en fait, c'est ça. Et donc je culpabilise de ne pas avoir envie des mêmes choses que tout le monde. Je culpabilise d'avoir envie de faire différemment. Si je m'autorise à faire différemment, je culpabilise de faire différemment. Et si en plus de ça, je suis entourée de personnes qui sont des personnes plutôt culpabilisantes parce qu'un peu manipulatrices, je vais être dans un bain de culpabilité et je n'en sors pas et c'est atroce. Voilà, donc c'est vraiment... ce que j'avais envie de transmettre ce soir, c'est pour ces personnes qui se sentent très sensibles, qui se sentent différentes et qui se sentent obligées de correspondre à ce qui se fait, je vous invite vraiment à imaginer comment ce serait de ne pas faire comme il faut faire. Et en fait, je suis en train de penser J'ai des patients qui me parlent de la série Mercredi que j'ai commencé à regarder, Wednesday, réalisée par Tim Burton sur Netflix. Pour ceux qui me suivent, vous savez que je suis croyante de séries et de films, et donc j'ai pas mal de patients qui me parlent de cette série que j'ai commencé mais j'ai été happée par une autre série que je vais finir pour y revenir et en fait je suis pas étonnée parce que quand j'ai vu les premiers épisodes et que j'ai vu le personnage de Wednesday qui pourrait paraître sympathique et qui nous est tout de suite sympathique, pourquoi elle nous est tout de suite sympathique alors qu'elle est particulièrement antipathique normalement en termes de façon d'interagir avec autrui Il y a deux choses que je me suis dit, c'est que elle est en mode hyper-efficiente, hyper-intelligente, son regard hyper-lucide, sa parole libre qui va dire exactement la vérité en deux secondes à quelqu'un sur son mode de fonctionnement, la situation, etc. Donc, je pense que les personnes qui se sentent différentes vont être fascinées par Et l'intelligence est aussi cette liberté que ce personnage a de dire tout haut ce qu'elle pense, et ce qu'elle pense est assez radical et souvent tellement vrai. Et je pense que ça vient jouer sur notre corde sensible de fantasme de nous autoriser à dire exactement ce qu'on pense au moment où on le pense. Imaginons ce que ça pourrait donner, mais on ne le fait pas d'une part parce que nous sommes des êtres adaptés, et si nous sommes hypersensibles et atypiques nous allons être hyper adaptés parce que très tôt dans notre enfance on aura compris qu'on n'était pas comme les autres et notre instinct de survie c'est d'être intégré à la meute donc c'est dans le cerveau reptilien archaïque que ça se situe et notre système d'adaptation sociale va faire qu'on va parfois se suradapter parce qu'on remarque à quel point on est différent et Wednesday fait tout l'inverse, elle n'est pas du tout en mode de suradaptation donc ça fascine les hypersensibles, ça fascine les atypiques parce qu'elle est atypique mais en fait elle n'a pas de filtre et donc ça fascine beaucoup les sensibles et les atypiques. mais c'est intéressant de regarder ce personnage et de voir que ce personnage plaît à toutes ces personnes sensibles et je pense que ça invite à ces personnes sensibles qui sont en suradaptation ça les invite à peut-être oser être un peu plus eux-mêmes Et ça peut être très thérapeutique, finalement, cette série, si on sait la regarder avec le recul, c'est une fiction, c'est un conte. Mais ce personnage est vraiment un archétype très intéressant qui peut aider les hypersensibles et les atypiques à redresser un petit peu la barre et à créer un petit peu plus d'équilibre, à stopper cette hyperadaptation. Parce que cette hyper-adaptation, pour en revenir à notre sujet, va faire qu'on va s'obliger à participer à des fêtes familiales que l'on n'aime pas parce qu'on sait qu'éventuellement ça va mal se passer. Ou bien, je me souviens, tout à l'heure j'ai vu un témoignage sur Facebook, merci à la personne qui l'a laissé, qui me disait que les fêtes de fin d'année en famille, pour elles, sont très difficiles parce qu'étant végétarienne, végane, si je me souviens bien, le repas traditionnel de Noël n'est absolument pas adapté aux personnes qui sont végétariennes ou véganes. Et donc, c'est compliqué pour cette personne parce qu'il semblerait qu'elle soit dans une famille qui n'entendent pas sa différence. Et je trouve que c'est important, si on veut soi-même être ensuite le doyen d'une famille, d'apprendre en fait de cela. On est à une époque où il y a beaucoup de différences qui osent se revendiquer. On est beaucoup plus libre d'être soi-même, enfin, on tente que la société devienne plus souple par rapport à des différences. Et je pense que si on veut être un jour un parent, un grand-parent conforme à nos valeurs, il ne faut pas oublier que nos petits-enfants seront peut-être véganes, auront des orientations qui seront différentes, et que c'est important de les accueillir dans leurs différences. parce que nous, on sera vieux à ce moment-là, mais on a été des jeunes différents aussi. Et chaque génération fait avancer la société d'un pas. Ce serait bien que ce soit de deux, mais bon, d'un pas dans l'acceptation de la différence de l'autre. Et donc, si notre société continue à être avec ces éveils de conscience, on peut être dans une société moins normative et plus dans l'acceptation de la différence de l'autre. sachant que la différence n'entraîne pas forcément séparation. C'est la non-acceptation de l'autre dans son unicité qui entraîne les conflits. L'acceptation de l'autre dans son unicité, tant qu'elle n'est pas imposée, mais qu'elle est inhérente à la personne, d'accepter l'unicité de l'autre ne peut que donner des familles harmonieuses et une nation harmonieuse. Et voilà, je pense que c'est comme ça que les sociétés peuvent changer.
Est-ce que tout est dans l'art de présenter les choses, de présenter les choix ?
Aussi, tout est dans l'art de présenter... Les choix, ce n'est pas facile, parce qu'on ne sait pas toujours comment faire entendre nos différences. Et quand on est sensible, timide, qu'on n'ose pas s'affirmer, par exemple, on va mettre les pieds dans le plat. On sait bien que les timides, quand ils cessent de l'être, vont être dans l'excès, par exemple. Donc ça se travaille aussi, je trouve ça, ça se réfléchit, ça se teste éventuellement. Comment je peux exprimer ma différence ? Ça, c'est ma part, pour qu'elle soit entendue. Et de l'autre côté, comment on peut recevoir une différence, quand c'est par exemple dans une famille, sans en avoir peur, comprendre et s'adapter. Si la différence respecte les normes des autres, si je puis dire, c'est-à-dire une forme de cohabitation. Le danger, c'est d'imposer des choses avec force, Mais cela dit, parfois on est obligé de faire avec force si on veut être entendu dans certaines circonstances, mais bon, ensuite c'est vraiment... Là, je parle en généralité pour que chacun puisse y trouver des clés, des leviers, des réflexions. Mais après, on sait bien que chaque réponse doit être adaptée à chaque circonstance, personne, historique, culture, sensibilité.
Justement, en cas concret, il y a Céline dans le chat qui partage qu'effectivement, dernièrement, elle s'est forcée à participer à deux soirées de fête alors qu'elle a horreur de ça. Et du coup, elle repart triste et en colère parce qu'elle ne trouve pas sa place. Je pense que ça parle à beaucoup de gens.
Oui, c'est une belle illustration. Oui, parce qu'on se dit ça fait plaisir aux autres qu'on soit là. Les autres, ils prennent plaisir à ce type de soirée. Donc, on y va. Peut-être que cette fois-ci, on va apprécier cette soirée. Et puis finalement, non. Et donc, on repart en colère parce qu'on se dit pourquoi j'y suis allée puisque je savais finalement que j'aimerais pas. C'est aussi le tiraillement entre comment je peux être moi-même et montrer mon amour à ceux que j'aime. Mais dans certaines situations, si dans une relation par exemple amoureuse, on se rend compte que on est beaucoup plus différent qu'on le pense ou bien on n'évolue pas dans le même sens. Du coup, ce gap entre soi et l'autre, l'amour va s'y dissoudre et disparaître. Donc là, je parle plus du couple. Au niveau de la famille, c'est complexe aussi. L'amour n'étant pas le même, la dissolution de l'amour, je dirais, ne se passera pas de la même façon. Ensuite, ça dépend de quels parents nous avons en face, son degré de bienveillance ou de toxicité, de trauma avec tout ce qui se joue. Là aussi, ça vaut le coup d'aller regarder pour comprendre, en fait. Parce que comprendre l'histoire de l'autre, et comprendre, en fonction de son histoire, ses réactions ou ses réactivités, peut nous aider à trouver la posture juste pour soi et vis-à-vis de la famille ou vis-à-vis de ce parent, par exemple. C'est un vrai challenge de maturité aussi, je trouve, parce que pourquoi les fêtes de fin d'année, c'est plus difficile qu'éventuellement des anniversaires ? C'est comme je le disais, il y a des souvenirs de famille aussi. et puis il y a des souvenirs d'enfance. Les anniversaires, vous allez me dire aussi, mais c'est intéressant parce qu'en fait, dans le cabinet de consultation, ce n'est pas ce qui ressort, sauf des anniversaires vraiment traumatisants. Mais ça va être un, ce ne sera pas à chaque anniversaire. Tandis que Noël pour l'enfant que nous étions, ça ressort beaucoup plus fréquemment dans les partages que je peux avoir en consultation avec mes patients. Il y a vraiment quelque chose qui se réactive. Je pense que c'est aussi lié au collectif. Il y a beaucoup de choses qui intensifient la réactivation des mémoires à cette période. Et puis l'hiver, l'absence de lumière, le froid. Et puis aussi le mythe de la famille, qui devrait être parfaite, qui ne l'est pas. Il y a des personnes qui ont du mal à assumer que leur famille ne ressemble pas à la famille de la petite maison dans la prairie. Et souvent, j'ai des patients qui me regardent avec des grands yeux, tout écarquillé, quand je leur dis « mais vous savez, j'entends souvent ce que vous me dites ». Et ce n'est pas parce que viennent me voir des personnes qui vont mal, j'entends aussi à l'extérieur des témoignages tels que les vôtres. En fait, souvent, on se sent les seuls à avoir une famille humaine en fait. Et il y a beaucoup la notion de famille sublimée, soit parce qu'on l'a eu et qu'on voudrait avoir la même, mais on l'a sublimée parce qu'en fait c'était peut-être pas si sublimé que ça et si sublime que ça. Soit on n'a pas eu de famille telle qu'on en rêve et donc on rêverait de la créer soi-même avec nos propres enfants ou de la retrouver chez la famille de notre compagnon, de notre compagne par exemple. Enfin voilà, il y a aussi tout un mythe autour de la famille qui plonge ses racines aussi dans notre inconscient collectif, parce que ce sont des valeurs refuge en cas de stress collectif par exemple, et là nous sommes dans une période de stress collectif aussi. Donc ça doit jouer aussi je pense, dans les inconsciences individuelles, sur comment j'assume ma différence, justement parce qu'en ce moment le collectif est malmené, est-ce que je ne devrais pas justement prendre refuge dans l'espace familial, mais finalement je sais que dans cet espace familial ce n'est pas autant un refuge que j'aimerais en étirailler entre l'image idéalisé est la réalité et parfois on a du mal à trouver sa place. C'est aussi un chemin de maturité que de le trouver, ce chemin, cette place, cette façon d'interagir et éventuellement de faire différemment.
Est-ce que ce chemin d'aller vers faire différemment, ce serait un mélange entre un cheminement d'amour de soi et de l'image projetée.
Et de l'image que l'on a peur que les autres aient de nous. Ça joue aussi beaucoup par rapport à nos familles, même si on assume d'être en désaccord sur certains points. Il peut y avoir dans notre inconscient la petite fille ou le petit garçon en soi qui ne veut pas être la mauvaise fille ou le mauvais fils. Donc il y a en effet un travail à faire sur l'amour de soi, c'est-à-dire comment je m'autorise à écouter ce que j'ai envie, ce que je n'ai pas envie. et où j'en suis par rapport à l'image que je vais renvoyer à mes parents, ce qu'ils vont penser de moi, dans quelle mesure je suis libre ou pas libre de ce que les autres, en tout cas ma famille va penser de moi, ou mes frères et sœurs, ou mes grands-parents. Je crois que c'est vraiment important de se libérer de ce que nos proches pensent de nous, parce que ce n'est pas eux qui vont faire notre vie à notre place. Il peut y avoir des visions différentes en fonction des générations. Ça crée aussi des malentendus, des malaises, des incompréhensions, des impressions d'être rejeté ou l'autre peut penser qu'on le rejette. Ce qui est très important, mais je pense que c'est au-delà de la famille de toute façon, c'est comment est-ce qu'on peut se libérer de la peur de l'image qu'on va renvoyer aux autres qui ne serait pas conforme à ce que les autres attendent de nous. Et c'est vraiment un grand travail. grand dans le fait que c'est souvent ce dont on a le plus peur, c'est une des plus grandes peurs, mais grande dans le sens où, quand on se libère de ce que les autres pourraient penser de nous, on gagne une liberté incroyable, infinie, et ça allège aussi notre parcours dans l'existence. Une clé que j'ai envie de transmettre, qui est très aidante, c'est que ce que les autres pensent de nous provient provient essentiellement d'un certain nombre de projections, de visions du monde, c'est-à-dire qu'on a chacun notre réalité virtuelle d'une certaine façon, on a des casques de réalité virtuelle où on va avoir des programmes qui vont être assez similaires, ce sont les gens avec qui On a l'impression de parler la même langue, et puis il y a des personnes qui ont des casques de réalité virtuelle qui sont avec des programmes différents des nôtres. Et oui, ils vont penser un certain nombre de choses nous concernant, mais qui correspondent à leur réalité. Ça ne veut pas forcément dire que ce qu'ils pensent de nous est une réalité. C'est leur vision du monde qui font qu'ils nous voient de cette façon-là à partir du moment où on s'autorise à être différent. Et ce sont aussi des mécanismes de résistance, c'est-à-dire que quand on commence à s'autoriser à être vraiment soi, souvent les gens me disent que dans leur famille, c'est là où c'est devenu le plus compliqué. ou avec un partenaire, un conjoint ou des proches. Pourquoi ? Parce qu'en fait, quand on s'autorise à être soi-même, dans le respect des autres bien sûr, ce n'est pas Tony Truant, imposé et violent, c'est juste qu'on s'autorise à être soi dans notre authenticité et on cesse d'être constamment dans la suradaptation. En fait, en face, il peut y avoir des résistances parce que ça amène, ça entraîne en écho, en fait, les autres à s'interroger et éventuellement à changer de regard, donc à créer du changement, à créer du changement à l'intérieur, élargir sa vision, penser différemment, ou bien des changements à l'extérieur, c'est-à-dire faire différemment concrètement certaines choses. Et donc, quand nous changeons, ou plutôt quand nous devenons vraiment nous-mêmes, il peut y avoir des personnes que ça fait flipper parce que c'est comme si ça les entraînait dans un mouvement et s'ils ont une résistance au changement, ils vont manifester cette résistance dans la non-acceptation de ce que nous sommes en train de devenir. Et donc là, si on est soucieux du regard de l'autre, ça va venir nous contrarier grandement, et on va être fragilisé, et on va être amené à douter, et parfois, on va être tenté de redevenir comme avant. Oui, mais non, en fait, ce n'est pas une bonne idée. Ça arrangerait bien notre entourage, parce que comme ça, on peut continuer à fonctionner de la même façon qu'avant. Ça, c'est une clé extrêmement importante. Donc, être vraiment soi-même tant que ça n'empiète pas sur le bien-être des autres, le territoire des autres. Si ce n'est pas intrusif, ça ne gêne personne. Sauf que ça peut élargir la vision, le champ. Et parfois, on n'a pas envie de regarder ailleurs, de découvrir d'autres choses, d'une autre façon de penser.
Je trouve que ce que tu viens d'exprimer comme situation justement met le doigt sur le fait que le changement peut parfois rimer avec violence, finalement. Et c'est peut-être ça qui freine ou empêche l'action.
C'est vécu violemment par qui, dans ce que tu soulignes ? Par la personne qui change ou la personne qui est témoin de la personne qui change ?
La personne qui serait dans le refus de l'acceptation, effectivement, et c'est peut-être ça qui freine le fait de poser des choix.
C'est ça qui est violent pour elle, oui. En fait, dans ce type de circonstances, la violence provient en fait de nous qui refusons d'être ouverts à. Ça veut pas dire qu'on va accepter, ça veut pas dire qu'on va valider. C'est juste qu'on est ouverts à regarder. C'est tout. Souvent c'est ça. on n'est pas plus obligé de quoi que ce soit. C'est juste qu'il y a quelque chose de différent dans le paysage. Et donc notre frère, notre sœur, par exemple, va s'épanouir et oser être. Et on va être témoin de cela. Et ce qui va être violent, ce n'est pas le changement de l'autre, c'est notre refus. Il suffit juste de s'ouvrir, d'être ouvert au fait que, bah oui, les gens apprennent, grandissent et parfois s'autorisent à être eux. Et si on les accueille, tout va bien, en fait. Tout va bien. Ils ne vont pas nous demander forcément de changer nous, juste d'être ouverts. Mais parfois, pour certaines personnes, c'est très compliqué parce que ça peut remettre en question des croyances fondamentales. Je veux dire par là qu'il y a des croyances sur lesquelles des individus se sont construits. Et donc, si cette vision du monde change, ça veut dire qu'il y a tout qu'il faut changer. Et ça veut dire qu'on va regarder nos choix, notre parcours du passé différemment, et ça, ça peut faire flipper, oui. Donc, ce qui est important, c'est que tout le monde respecte tout le monde d'une certaine façon. C'est-à-dire, on est ouvert à la transformation de l'autre. En plus, si cette personne s'épanouit, elle est heureuse, c'est OK. Et puis, si soi-même, on a trop peur et qu'on veut rester, camper sur nos positions, c'est OK aussi. Personne n'est obligé de rien. Mais souvent, on se sent tellement obligé de plein de choses, en fait. C'est ça. Et déjà, soi-même, on s'oblige à tellement plein de choses où on pense qu'on est obligé de... comme on pense qu'on est obligé d'être conforme aux fêtes de Noël de telle façon, avec telle attitude, etc.
Est-ce que Diva se pose toutes ces questions?
Oui! Diva s'impatiente. Diva est une boule d'amour et alors elle, elle ne se pose pas toutes ces questions. Elle se pose juste la question de tiens, quand est-ce qu'on va s'occuper de moi?
Alors il y a Vanessa justement dans le chat qui témoigne aussi et qui relève ce que tu soulevais au début de ce live par rapport au célibat. Vanessa dit merci car je me rends compte que je n'ai même jamais osé en parler, poser tout simplement les choses et tu faisais le lien avec le célibat tout à l'heure et je trouve que ça peut être difficile aussi de m'autoriser à faire différemment du fait d'être célibataire justement. pas de raison de faire autre chose ou alors bon ce n'est que quelques jours je peux partir dans le désert à un autre moment etc. Ah si.
Je comprends bien Oui, c'est souvent ce que j'entends. Le fait d'être célibataire, on est forcément disponible. Mais c'est la même chose, par exemple, pour les familles nombreuses où la fratrie est mariée et a des enfants, et on va donc penser tout à fait logique et normal que la fille célibataire s'occupe de sa vieille mère ou de son vieux papa, parce qu'elle, elle n'a rien à faire. parce qu'elle est célibataire. Donc on voit la croyance là qui est que une femme qui est célibataire n'a donc rien à faire. Bah oui parce qu'une femme, mais ça c'est des vieux archétypes, ne bondissez pas, c'est des vieilles croyances plutôt, ne bondissez pas, c'est pas ce qu'on pense réellement mais en même temps c'est quand même ce qui se joue. tout au fond des inconscients, parce que ce sont des choses qui étaient encore d'actualité au siècle dernier. Et donc une femme, elle est faite pour s'occuper des autres. Et donc si elle n'a pas de famille et pas d'enfant, enfin pas de mari, pas d'enfant, donc pas de famille de son côté, et bien elle va s'occuper du vieux parent, parce que les autres y sont occupés avec leur propre famille. Et donc du coup, ça c'est dans les inconscients, et en effet, la personne célibataire, et c'est un petit peu plus le cas pour les femmes, mais aussi pour certains hommes, ça dépend des générations, mais la femme célibataire, elle va se sentir obligée d'aller aux fêtes de famille parce qu'elle est censée être dispo. Oui, parce qu'elle n'a pas de mariée, il n'y a pas la belle famille, il n'y a pas d'autres obligations, voilà. Et donc, en fait, c'est important de regarder ça sous cet angle et de comprendre qu'il est nécessaire de s'autoriser soi-même de penser différemment son célibat par rapport à sa famille. Et donc, on peut en effet le poser, en effet le dire, et exprimer ce dont on a besoin, ce dont on a envie. C'est intéressant, vous voyez, que ressorte à nouveau la situation, sentimental d'une personne vis-à-vis de sa famille. Pourquoi ? Parce qu'en fait, on est confronté à des histoires de normes étiraillées entre le devoir de bien faire, la preuve d'amour et la culpabilité à faire différemment, parce que de toute façon, la norme, c'est quoi ? C'est de passer les fêtes avec sa famille. Et d'ailleurs, j'ai des patients ou des patientes qui m'ont raconté les réactions des gens Par exemple, j'ai une personne qui a décidé qu'elle allait faire un grand voyage. C'est la solution qu'elle a trouvée pour passer cette période, pour plein de raisons. C'est ce qui va lui faire le plus grand bien. Et donc, au bureau, on lui a dit « Tu passes les fêtes dans ta famille ? » Donc déjà, question orientée. Et la personne a dit « Non, non, non, je fais un grand voyage. » Et la personne a dit « Comment ? À Noël ? Tu passes pas Noël dans ta famille ? » Comme si c'était choquant, voilà. Et j'ai dit à cette personne, parfois, peut-être c'était pas le cas de cette personne, mais sachez que, parfois, ça confronte les personnes qui rêveraient d'oser faire ça, mais qui ne se sont jamais autorisées presque à y penser. Soudain, une personne face à elle, assume quelque chose qu'elle pensait être tabou. Et donc, il y a une sorte de fascination, de colère, de jalousie. Et là, quand on fait différemment et qu'on est la personne qui décide de faire un grand voyage, c'est là où on voit où on en est, en fait, dans le fait d'assumer de faire différemment. Et j'ai aussi ajouté à cette personne, à cette patiente, Ça ne change rien à l'amour que vous avez pour vos parents, et ils le savent. En tout cas, dans son cas, ils le savent. Un de ses parents le sait, l'autre n'est plus là, et la confrontation à un membre de sa fratrie qui est quelqu'un de compliqué est comprise par le parent. Donc voilà, elle part sereine. et avec une certaine fierté d'oser faire quelque chose de tabou. Et je pense que ça va alimenter d'une manière très positive son estime d'elle-même, parce qu'elle a posé un acte pour elle qu'elle n'a jamais osé faire. Ça va être important pour elle, je pense. Magnifique.
Il y a un témoignage justement de Ad Van, j'espère que je n'écorche pas, dans ce même sens, qui dit qu'après des années de mauvaises expériences, j'ai décidé de passer Noël seule. Je me prépare une soirée sympa et c'est vraiment un bonheur de pouvoir être soi et de ne pas avoir à marcher sur des oeufs.
Absolument, absolument. Et ça peut être un moment particulièrement savoureux. Je sais qu'il y a des personnes qui passent aussi le nouvel an comme ça parce que, voilà, l'obligation d'être content d'une nouvelle année avec des gens qu'on n'a pas forcément choisis, l'obligation d'être heureux à un moment donné, alors qu'on traverse aussi une période un petit peu compliquée. autant faire les choses bien, et ces personnes ont raison. Et donc, il y a pas mal de personnes qui passent soit Noël, soit le jour de l'an, soit les deux, tranquilles ou pépères à la maison, à se faire du bien, à prendre soin d'eux, voilà. Alors, il y aura bien sûr toujours quelqu'un qui va vous dire que vous êtes égoïste. Ça, c'est souvent aussi quelque chose qui revient dans des choix hors normes. Non, c'est accepter de regarder en face. C'est courageux en fait, ce n'est pas égoïste, c'est courageux. Et c'est aussi accepter de regarder qu'il y a certaines obligations qui ne rendent heureux personne. ni soi, ni les proches. Il y a aussi des personnes qui n'ont pas de famille, on n'en a pas parlé, là j'ai beaucoup parlé des problématiques familiales parce que c'est ce qui est venu ces derniers jours dans mon espace d'accompagnement. Mais il y a aussi des personnes qui n'ont pas de famille ou une famille très éloignée qui les empêche d'être ensemble. Il y a des gens qui n'ont pas de famille du tout parce que voilà, pour x raisons, et qui vont vivre du coup Noël et Jour de l'An d'une façon lourde, pesante, parce qu'elles se sentent exclues en fait de la norme, de la majorité. Et je trouve que c'est important de Voilà, merci pour ce témoignage, parce que ça peut aussi aider les personnes qui ont l'impression de ne pas avoir choisi de vivre seule Noël, de finalement switcher et pourquoi pas faire de cette soirée non plus quelque chose que je subis, mais quelque chose que je choisis. Parce que finalement, voilà, la vie m'amène à être seule à présent. et comment je peux faire pour que ça se transforme, pour en créer en fait quelque chose de différent parce que ça pourra aussi porter ses fruits sur l'année prochaine. Est-ce que je vais vivre d'agréable ou de désagréable cette année ? Je m'en souviendrai l'année prochaine à la même époque. On connaît le syndrome des dates anniversaires, la perte, la séparation, voilà. Inconsciemment, on s'en souvient. Parfois, on ne sait pas qu'on est le jour J et puis voilà. Donc, le syndrome anniversaire des traumas, on sait comment ça fonctionne. On peut en fait faire l'inverse, c'est-à-dire ancrer des expériences très positives pour qu'elles se réactivent à la même date l'année prochaine. et on peut comme ça se donner rendez-vous à l'année prochaine. Donc, par exemple, aujourd'hui, je m'organise pour mon réveillon de Noël, un super réveillon où je ne vais pas me sentir seule, où je ne vais pas sentir que je subis, mais que je choisis, je vais me bichonner, je vais regarder peut-être un film que j'adore, lire, enfin bref, comme vous voulez, vous faites ce que vous voulez, tout ce que vous voulez, que vous adorez faire, et vous vous donnez rendez-vous pour l'année prochaine et vous verrez que l'année prochaine vous allez penser à ce que vous avez fait ce jour-là et là vous pouvez entamer une sorte de cercle vertueux finalement où vous allez transformer cette date d'obligation de tradition en quelque chose, de créer par vous-même. Je crois beaucoup à ça aussi, à ce qu'on peut transformer, colorer, comme si on pouvait ajouter notre coloration à un tableau qui ne nous convient pas. On peut s'autoriser à colorer ce tableau et à faire en sorte que des rendez-vous récurrents qui reviennent donc toute l'année comme cela ne soit plus soit moins difficile et dans la mesure du possible soit même agréable.
Encore une clé de sagesse. Les clés déculpabilisantes tu les avais annoncées mais là c'est absolument à réentendre, à réécouter, à intégrer, à appliquer.
À s'autoriser. À s'autoriser. Eh oui, absolument. Et diva. Diva, oui. Elle, elle s'autorise, hein. Pas de problème.
Suivons l'exemple, voilà, d'impulsion.
Tu t'autorises.
On approche de la fin de cette soirée sur cette magnifique note déculpabilisante que tu viens d'insuffler à nouveau. Est-ce qu'on fait un petit rappel de ce qui est annoncé pour 2023 ?
Oui vous ne savez pas tout je n'ai pas tout dit donc petit rappel tu t'y colles ou je m'y colle ?
Donc il y a les ateliers en.
Présentiel Ah oui, oui, oui, oui, oui, oui, c'est vrai, j'ai oublié ça tellement il y a du temps. Je ne sais plus la date.
28, 29 janvier, mais celui-ci est complet.
Celui-ci est complet, tout à fait, discerné. la peur, le mental de l'intuition, ou l'intuition de la peur et du mental, celui-ci est complet et il y a déjà une préliste d'inscription sur le présentiel du 8 et 9 avril qui concernera l'amour sous toutes ses formes, de la dépendance affective à l'amour divin, je ne dis pas plus mais c'est parce que ça annonce un petit événement On voit.
La fan des séries, tu sais, avec les teasings.
J'adore faire des teasings. Voilà, donc c'est parce qu'en fin de mois, mi-avril, voilà, un événement tout à fait spécial aura lieu. Je commencerai, rassurez-vous, à vous l'annoncer deux mois avant. Donc fin février, il y aura The News, un livre de poche qui sort, je vous dirai le sujet plus tard, et ce truc que je ne mentionne pas, que je commencerai à annoncer déjà, il y aura une pré-annonce fin février. Voilà, en tout cas, le 8 et 9 avril, il y a déjà pas mal de monde en pré-inscription sur cette thématique-là, donc si vous êtes intéressé, et qu'on se connaît, vous pouvez m'envoyer un mail et vous serez averti en avant-première. Si on ne se connaît pas, vous pouvez aussi m'envoyer un mail et il y aura un petit questionnaire à remplir de façon à ce que je puisse faire votre connaissance et que vous puissiez être intégré dans un groupe qui vous corresponde. Voilà. Et puis en atelier online, j'ai changé d'avis. Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, on le dit, n'est-ce pas ? J'ai changé d'avis, je devais arrêter l'animation des groupes de parole pour les femmes, mais le groupe que j'accompagne jusqu'à mi-janvier souhaite continuer. Vu la thématique abordée ces derniers jours, et vu aussi la grande évolution de ce groupe, J'ai décidé de continuer à les accompagner et à ouvrir les portes à des personnes qui souhaitent faire partie de l'aventure pour les six prochains mois de 2023. Et donc l'ouverture des portes se fait le 27 janvier et c'est un voyage jusqu'à fin juin. à un rythme d'une fois à deux fois par mois suivant l'intensité de mes activités. Voilà, et donc si les personnes sont intéressées, elles doivent dès à présent se manifester parce que l'ouverture des inscriptions se fait cette semaine. Et dès que le groupe est complet, je ne peux plus accueillir de nouvelles personnes. La jauge, comme on dit maintenant, est en de 12, 15, mais voilà, je ne dépasse pas 15 pour un accompagnement qui soit sur mesure pour chaque personne. Je crois que je n'ai rien oublié.
Et alors, est-ce qu'on peut mettre au pied du sapin des cadeaux inspirants ?
Oui, bien sûr, il y en a au moins 13.
Quelques-uns figurent juste en dessous, sur l'écran, et puis les autres en dessous aussi. voilà sur le site de Géraldine oui.
Tout est sur mon site alors ne cherchez pas la nouveauté mystérieuse parce qu'elle n'est pas annoncée je garde le secret voilà donc vous ne pourrez pas avoir la nouveauté mystérieuse au pied de votre sapin En tout cas pas cette année, l'année prochaine, mais je pense que vous souhaiterez l'acquérir avant Noël 2023. Mais en tout cas, pour les autres, ils sont en effet tout à fait disponibles. Vous pouvez aller sur mon site. Ils sont aussi disponibles à la FNAC ou en commande chez votre libraire préféré à moins que votre libraire préféré soit totalement fan de moi et donc il est censé avoir tous mes livres ce qui est rare quand même parce que je ne suis pas la seule auteure et voilà. Et n'hésitez pas à offrir à vos amis. Moi, mon souhait quand j'écris ou comme ce soir, c'est de diffuser le maximum de bonnes ondes et que ça fasse chaud doudou au cœur et à l'âme. Voilà, c'est ça qui me fait me lever le matin. Donc, si vous connaissez des âmes sensibles, à qui ça ferait plaisir de lire mes livres. Voilà, c'est bien.
Et c'est ce qu'on peut souhaiter à chacun, à chacune, pour justement ces fêtes de fin d'année, de se faire des chauds doudous au cœur.
Oui, parce que En fait, un jour, j'ai décidé quelque chose de totalement tabou, que certaines personnes n'ont pas comprise. Un jour, je me suis dit, mais pourquoi on s'impose autant d'obligations ? Je me suis aperçue, je me sentais obligée de ceci, obligée de cela, et en fait, ça revenait sans arrêt, sans arrêt. Ah oui, mais je suis obligée. Ah oui, non, mais là, je ne peux pas refuser, je suis obligée. Ah oui, non, mais là, il faut que je le fasse. Je suis obligée, je suis obligée, je suis obligée, je suis obligée. En fait, je pense que la majorité des obligationsations, c'est nous qui nous les imposons. C'est aussi en écho avec une certaine éducation. Si en plus, vous êtes du genre bon élève, donc encore plus, Quoique moi, je suis un brin rebelle, mais bon, là, ma rébellion ne sert strictement à rien dans ce cas-là. Et donc, un jour, je me suis dit, j'ai fait un pacte avec moi-même, un engagement avec moi-même, et je me suis engagée à alléger mon stock d'obligations. Et là, je ne m'attendais pas à un changement pareil. en termes d'apaisement, de détente intérieure, un sentiment d'être plus légère et d'être plus libre aussi. Et c'est en fait une autorisation à se donner à soi-même. tout en assurant mes engagements parce que je suis quelqu'un d'hyper carré, j'ai un certain code d'honneur relationnel, voilà. En fait, je me suis aperçue que c'était tout à fait compatible et qu'il y avait beaucoup d'obligations que je m'imposais qui reposaient sur des normes qui n'étaient pas franchement tout à fait en lien, finalement, directement avec ma vie. Et ce que j'ai envie de dire, oui, pour cette fin d'année, et si vous proposiez le challenge de faire des fêtes de fin d'année chauds doudous, chauds doudous au cœur et à l'âme, et vous allez voir, votre qualité de présence avec vos proches n'en seront que décuplées. Ce n'est pas parce qu'on n'est pas là où on devrait par obligation, qu'on en aime moins les gens. Au contraire, je trouve. C'est en s'autorisant à se retrouver soi-même et en étant fidèle à soi et en arrêtant de se faire violence qu'en fait, notre qualité d'être, notre qualité de présence et notre qualité d'amour va être beaucoup plus belle quand on sera avec nos proches. Et c'est ça qu'on a oublié en chemin. Et c'est pour ça en fait qu'on s'oblige à beaucoup de choses. C'est pour prouver notre amour, c'est pour prouver notre respect, c'est pour prouver un certain nombre de choses. Mais en fait, on n'a pas besoin des obligations pour ça. On peut faire le tri des obligations, décider de ce qu'on garde et de ce qu'on ne garde pas, rester fidèle à soi et se proposer quelque chose qui soit plus doux au quotidien. Notre société est violente, on l'a vu, on le voit et on le revoit. Le monde est violent, le monde est en pleine transformation, en pleine secousse chaotique comme des convulsions pour accoucher. des convulsions, des... Enfin, vous voyez quoi. Et donc, c'est la raison pour laquelle c'est important que dans votre univers, vous puissiez regarder où se trouvent les choses qui vous font violence, et vraiment faire le point. Parfois, il ne s'agit pas forcément d'arrêter certaines choses, certaines relations. Parfois, il suffit simplement de les déplacer dans le temps, ou de les mettre un peu plus loin de soi. Parfois, il suffit de faire différemment, de dire différemment, d'être différemment. On est souvent assez radical en pensant qu'ils font plonger à 100% ou couper à 2000%. Non. De regarder où on veut redistribuer notre temps, nos liens, et s'alléger des obligations. Du coup, il y a de la place pour autre chose, il va y avoir de la place pour une parole plus riche, il va y avoir de la place pour des actes qui seront porteurs de sens, il y aura des engagements et des partages qui seront vibrants d'intensité et d'authenticité. Et donc, je trouve que c'est ça qui est important de partager entre nous tous, que ce soit nos proches, dans notre famille, nos conjoints, nos conjointes, nos amis, il y a en fait une redistribution de là où on met notre énergie, une redistribution de notre attention et de nous inclure dans ce système relationnel et de ne pas s'oublier, bien au contraire, d'être à notre écoute et de nous faire confiance, de se faire confiance par rapport à ce qu'on ressent. et de ne pas tout de suite imaginer que si on se choisit, on exclut l'autre. Pas du tout. En se choisissant et en écoutant ce dont on a besoin, on peut trouver une autre manière d'être avec l'autre, et parfois, on est très surpris, on s'aperçoit qu'en fait, l'autre n'attendait que ça, que l'autre se sentait aussi obligé d'eux. Donc surtout, surtout, je vous propose de vous offrir cette fin d'année de cette façon-là, quelque chose de chaud doudou et de léger, et de ne pas oublier qu'en fait, en vous engageant de la sorte vis-à-vis de vous-même, vous ouvrez le champ pour vivre des expériences qui sont particulièrement enrichissantes.
On infuse, on intègre, magnifique.
Merci, merci, merci, merci, merci. Un grand merci à toi Karine pour être ce sublime médium entre les personnes qui sont avec nous ce soir et moi.
Merci, merci de nous avoir offert cette soirée qui va nous permettre une fin d'année en sérénité le plus possible, en tout cas plus que les années passées, pour aller comme tu viens de nous inviter à le faire, d'ancrer de nouvelles habitudes, de nouvelles de tenter de nouvelles choses pour notre bien, simplement.
Et on peut être créatif, faire différemment alors que les autres ne s'y attendent pas. C'est être créatif et bien souvent, c'est aussi donner l'opportunité aux autres de faire différemment, de penser différemment et de se libérer aussi. Donc, ce n'est pas égoïste. Au contraire, ça participe à quelque chose de systémique qui probablement ne demande que ça, en tout cas dans certains environnements.
Merci, merci infiniment Géraldine. Je te laisse le mot de la fin pour dire au revoir.
Un grand, grand merci à toutes les personnes qui ont été présentes ce soir, à celles qui vont regarder le replay, aux personnes qui ont aussi partagé des choses très personnelles dans le chat. Vraiment, un grand merci d'avoir été au rendez-vous. Merci aussi pour les personnes qui sont régulièrement présentes. Je sais qu'il y a beaucoup, beaucoup de personnes qui regardent le replay parce qu'elles me l'ont dit déjà et puis je le sais, dû aux émissions, précédentes. Donc un grand merci, c'est comme pour tout, je le dis toujours. Sans lecteur, les livres n'ont pas grande valeur, en tout cas pas autant. Voilà, c'est le lecteur qui fait vivre le livre. Et ce sont les personnes qui nous regardent, qui sont avec nous ce soir et qui nous regardent en replay, qui font aussi exister ce moment de partage. Et voilà, nous sommes vraiment co-créateurs de l'événement. Il n'y a pas que moi, il n'y a pas que toi. Il y a aussi toutes les personnes présentes. Merci à vous d'être là, merci à vous d'être là pour nous, Karine et moi, et aussi merci pour vous, parce que je suis persuadée, en tout cas j'espère, que certaines choses que nous avons partagées vont fleurir dans les jours qui viennent, dans peut-être les mois qui viennent. Et ça, c'est le plus grand cadeau que vous puissiez vous faire et c'est aussi un cadeau pour moi parce que c'est ce qui donne du sens à toute l'énergie que je tente de transmettre, en tout cas toute l'énergie que je mets à faire ce que je fais. Donc merci.
Merci à toutes et tous et merci Géraldine effectivement pour cet espace privilégié que j'ai à tes côtés sur ta chaîne. Merci beaucoup. Magnifique fin d'année du coup à toutes et tous.
Quelle que soit la forme que vous donnez à cette fin d'année. Magnifique de toute façon. À bientôt.
Au revoir Géraldine.
Au revoir Karine.
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