Comment guérir nos peines de coeur quand on est hypersensible spirituel

Transcript of a live YouTube conversation (June 2023) between Géraldine Prévot Gigant and Guillaume about how spiritually hypersensitive people experience and can heal heartbreak. The discussion defines 'hypersensible spirituel', explores relational vulnerabilities (intensity, hyper-empathy, replaying childhood wounds like rejection/abandon), common symptoms (anxiety, prolonged grief), therapeutic and practical remedies (therapy, self-knowledge, boundaries, rituals, workshops and retreats), and mentions upcoming events and publications by Géraldine.
Bonsoir Géraldine, bonsoir tout le monde.
Bonsoir Guillaume.
Très heureux de te retrouver, très honoré. Bonsoir à vous qui nous rejoignez actuellement sur la chaîne YouTube de Géraldine, sur la page Facebook. Est-ce que vous pouvez nous envoyer des petits likes, des petits messages pour nous montrer que vous êtes là ? Bonsoir Brigitte. Je vois que Brigitte est connectée. Frédéric qui est également là. Bonsoir Frédéric, soyez les bienvenus. Voilà, le temps que tout le monde arrive, tout le monde s'installe. Déjà Géraldine, je veux te remercier sincèrement pour ta confiance. Je suis très honoré et très heureux de présenter et d'animer ce live avec toi ce soir.
Je suis absolument ravie. J'attendais ça depuis plusieurs jours. Voilà, ça y est, on y est. Et vraiment, je suis ravie. Merci à toi d'avoir accepté. Merci pour ton enthousiasme et ta confiance. Je suis ravie.
Super, merci à Carlos également qui est en régie, qui gère avec beaucoup de talent également tout ce dispositif et qui nous permet justement de vous rejoindre ce soir et de parler de ce thème, comment guérir nos peines de cœur quand on est hypersensible spirituel. Je trouvais que la question était très intéressante. C'est un sujet qui est délicat, c'est un sujet qui est complexe, et comme je le disais tout à l'heure, j'ai mis un petit post sur les réseaux sociaux, et pour moi, qui était aussi un sujet nécessaire d'aborder justement cette thématique. Alors c'est la question que nous allons aborder avec toi Géraldine ce soir justement, et avec vous bien sûr qui nous regardez. Si vous avez des questions, si vous avez des commentaires, des réflexions, évidemment n'hésitez pas à nous les laisser sur le chat et on se fera un plaisir de les lire et Géraldine vous répondra en direct. Plein de personnes qui sont arrivées, Philippe, Florentine, Céline, bonsoir à vous, bonsoir Isabelle, Et on va pouvoir commencer.
Oui !
Alors tout d'abord, en introduction Géraldine, est-ce qu'on peut rappeler tout d'abord ce qu'est un hypersensible espirituel avant d'aller plus loin dans notre réflexion de ce soir ?
Alors, je vais faire une blague, je vais dire que c'est un hypersensible et c'est un spirituel. Mais bien entendu Guillaume, je te promets, je ne m'arrête pas là, je vais être sympa pour toi et pour les personnes qui sont présentes. Un hypersensible spirituel, c'est un être qui est un hyper, qui a une hypercognition, une hyperémotivité, une hypersensorialité, qui a des capteurs ouverts, qui capte énormément d'informations, qui a moins de filtres au niveau de son cerveau et qui donc capte davantage d'informations et a besoin de temps pour les intégrer. Donc tout ça, c'est la dimension de l'hypersensibilité. Bien sûr, je résume, je vais vite. Et c'est aussi un hypersensible qui va avoir de fortes intuitions. L'intuition est très présente. Qu'il fasse confiance ou non à son intuition, de toute façon, elle est très présente. C'est quelqu'un qui peut avoir, de par son hyper-empathie, une capacité à sentir les atmosphères dans les pièces, dans les endroits où il passe. C'est quelqu'un qui va sentir ce que l'autre dégage, ce que les autres dégagent. Ça peut être aussi quelqu'un qui capte ce que l'on pense, qui peut avoir ce qu'on appelle de la télépathie, c'est quelqu'un qui peut aussi avoir de la clairvoyance, qui peut aussi avoir des vies nocturnes très abondantes en termes de rêves, un monde onirique très riche, aussi bien en symbolique mais aussi des rêves qui sont des rêves d'enseignement ou des rêves de connexion avec d'âme à âme, disons, clairement les choses. Ça peut être aussi un hypersensible qui sent la nature, qui voit les énergies des êtres, des animaux et de la nature. et ça peut être un être qui communique aussi avec les animaux. C'est ça un hypersensible spirituel. Et j'ajoute, excuse-moi Guillaume, le truc le plus important pour moi en fait, et le plus important pour nous tous hypersensibles spirituels, c'est cette conscience de l'avenir de l'humanité, de l'écologie au sens de la préservation du vivant. Les hypersensibles spirituels sont excessivement touchés dès qu'on détruit des parcelles de terre, des parcelles de mer, qu'on maltraite les animaux, c'est vraiment un point extrêmement commun aux hypersensibles spirituels. Ils ont donc une conscience aiguisée, fine, de l'avenir de l'humanité. Et mon hypothèse, c'est qu'il y a un état de conscience spécifique chez ces êtres-là. Les deux livres que j'ai écrits leur sont dédiés pour qu'ils puissent se reconnaître, ne pas se sentir seuls et découvrir comment ils peuvent vivre du mieux possible en harmonie avec eux-mêmes dans ce monde en totale transformation.
Et c'est ce que tu expliques justement à merveille dans ce livre, tout d'abord, les hypersensibles spirituels, c'est intuitif, au cœur d'or, c'est disponible aux éditions Le Duc, et puis il y a également le pouvoir des hypersensibles spirituels. Deux livres hyper complémentaires, hyper intéressants, dans lesquels on apprend énormément sur les hypersensibles et on se découvre aussi, d'une certaine façon, parce qu'on ignore parfois être soi-même hypersensible et spirituel. Pour revenir à notre question de ce soir, comment guérir nos peines de cœur quand on est hypersensible spirituel ? Hypersensibilité, hypersensible spirituel et relation amoureuse, est-ce que tout cela fait bon ménage ? C'est un atout ou un inconvénient ?
Tout dépend si nous sommes en harmonie avec notre hypersensibilité ou pas, déjà, ça va jouer un rôle essentiel. Tout va dépendre de notre état de conscience et connaissance de soi. Pourquoi ? Parce que lorsque l'on se connaît davantage en tant qu'hypersensible, et notamment l'hypersensible spirituel, on sait qu'on vit les choses à fond, qu'on les vit avec intensité, que lorsque l'on s'engage, c'est vraiment et totalement parfois trop rapidement d'ailleurs, et c'est en ça que ça peut être un inconvénient, c'est qu'il va y avoir une intensité relationnelle, l'hypersensible va souvent s'emballer, son hyper-empathie va faire qu'il ne va pas toujours poser les limites là où ça devrait être nécessaire, dire oui à tout, et donc, du coup, ouvrir la porte à des personnes ou des relations qui risquent d'être préjudiciables à son équilibre et à son épanouissement. Mais je dirais et j'ajouterais que même en ayant travaillé sur son hypersensibilité, cela peut de toute façon entraîner parfois une difficulté à vivre des situations comme par exemple la déception, parce que l'hypersensible et notamment le spirituel a de grandes valeurs, aspire à des relations qui soient authentiques, dans l'altérité, où l'engagement est mutuel, d'une même intensité. et on peut parfois être déçu, ou bien on peut, en tant qu'hypersensible spirituel, être déçu par l'inconstance. Ça, c'est terrible pour l'hypersensible spirituel qui, lui, a un engagement, une fidélité. Ce sont des êtres souvent fidèles, qui s'engagent vraiment. L'inconstance fait de la peine, et même si on a travaillé sur notre hypersensibilité, ça peut encore nous faire de la peine. Et le point ultime, pour toute hypersensible spirituelle, c'est lorsque nous sommes quittés, que ce soit par amour ou par amitié ou un décès. Et donc, la perte de l'autre, que l'autre nous quitte, quelle que soit la raison, nous touche davantage parce que nous avons une implication dans les relations intense, forte, et donc, du coup, ce type de situation va nous meurtrir davantage.
Est-ce que les hypersensibles sont plus vulnérables dans leur relation amoureuse ?
Oui, il y a une forme de vulnérabilité, mais je dirais même un sentiment de vulnérabilité, mais ça ne veut pas dire qu'ils le sont. Attention, soudain j'entends ce que l'on dit et j'ai envie de rectifier sur un sentiment de vulnérabilité dans la vie tout court finalement. On peut se sentir déstabilisé et vulnérable quand nous sommes confrontés à la violence de nos vies quotidiennes, surtout les personnes qui vivent en ville, quoique à la compagne ça peut être aussi assez terrible, comme on l'a vu dernièrement dans les faits divers. Donc nous sommes dans une société violente et de toute façon, notre vie quotidienne est rythmée par des situations qui peuvent nous déstabiliser, qui peuvent nous violenter, alors le mot est fort, mais en tout cas nous brutaliser, et bien entendu, dans les relations, Si nous sommes face à de l'inconstance, à des comportements qui nous heurtent ou à de la déception, ça va nous toucher davantage parce qu'on vit les choses d'une façon intense, d'une façon forte, avec en plus des valeurs, comme je le disais tout à l'heure, importantes. On peut comprendre qu'une relation s'achève tout dépend comment elles s'achèvent. Souvent, les hypersensibles me confient cela. Ils sont très ouverts avec le fait que nous ne sommes pas au pays de bisounours, et donc il peut y avoir des situations où des relations s'achèvent, qu'elles soient professionnelles, amicales ou amoureuses. Mais c'est la façon dont les choses sont faites. Très souvent, les hypersensibles spirituels vont souligner davantage ce qu'on leur a fait et la façon dont c'est fait, plutôt que la situation elle-même. Parce qu'ils peuvent être, de par leur ouverture et leur générosité, ils peuvent accepter que quelque chose s'achève même s'ils ne le souhaitent pas, parce que dans leur empathie, ils comprennent que l'autre veuille s'arrêter là. Mais ce que les hypersensibles spirituels n'arrivent pas à bien vivre, et on les comprend, en tout cas moi oui, c'est quand c'est fait avec brutalité, voire quand c'est sans information, comme par exemple dans les situations de ghosting, ou bien dans des situations où il y a un changement assez radical ou rapide des sentiments provenant de l'autre personne.
Donc ce n'est pas forcément dans les relations amoureuses. C'est aussi, comme tu l'expliquais à l'instant, ça peut être dans les relations professionnelles, dans les relations amicales, etc. Quelles sont les problématiques que peuvent rencontrer les hypersensibles spirituels au sein de leurs relations amoureuses ? Est-ce que, par exemple, tu rencontres des personnes qui rencontrent des problématiques qui sont récurrentes en tant qu'hypersensibles spirituels ?
Très souvent, ça va être des personnes qui vont se remettre davantage en cause, plutôt qu'eux. Ils vont prendre davantage les fautes sur eux. Ça, c'est le côté hyper-empathique. Et le côté hyper-empathique donne un côté sauveur. Et donc, du coup, ce côté sauveur peut déstabiliser la relation. Les autres aspects qui peuvent être préjudiciables et difficiles dans une relation amoureuse pour les hypersensibles spirituels, c'est la culpabilité. Il y a un sentiment de culpabilité qui revient très souvent. ou bien le fait de focusser sur un aspect et un mot de travers que l'hypersensible estime avoir prononcé alors que ce n'est pas le cas, et va le voir à la loupe. Et donc du coup, l'hypersensible va être dans une forme de culpabilité, alors que rien ne s'est passé pour le partenaire. et il va s'en faire une montagne. Donc c'est pour ça que c'est important de pouvoir communiquer. L'hypersensible spirituel a besoin de pouvoir communiquer avec son partenaire, et ce qui va être important c'est d'avoir un partenaire qui soit à l'écoute, qui soit ouvert, qui comprenne aussi son hypersensibilité. Et ce que j'entends régulièrement, ce sont des hypersensibles spirituels qui sont avec leurs opposés. Tout comme les dépendants affectifs vont souvent aller vers des personnalités froides ou évitantes ou moins démonstratives, eh bien l'hypersensible, souvent, en tout cas dans ce qui m'est confié, l'hypersensible va souvent se retrouver avec des personnes qui n'ont pas d'hypersensibilité ou bien pas la même hypersensibilité. Et du coup, il y a une sensation d'avoir un dialogue comme ça où on se rate en fait, où on essaye de dialoguer et d'être sur un terrain commun, mais en fait, on ne parle pas de la même chose ou en tout cas pas au travers de la même sensibilité. Il y a aussi des hypersensibles qui pensent être en relation avec une personne qui n'est pas hypersensible, alors qu'elle l'est, mais pas avec les mêmes ressorts, pas avec la même hypersensibilité. On n'a pas la même hypersensibilité au même endroit, si je puis dire. on va être hypersensible sur certaines choses, le manifester d'une certaine manière, l'exprimer d'une certaine manière, et notre partenaire peut l'exprimer d'une autre manière. Suivant aussi le fait d'être conscient ou pas de son hypersensibilité. Par exemple, une personne qui va être consciente de son hypersensibilité avec un partenaire qui ne sait pas qu'il est hypersensible, eh bien, Celui qui ne sait pas qu'il est hypersensible va continuer d'activer des systèmes de protection, des automatismes, et c'est là qu'il peut y avoir parfois des incompréhensions. Et l'hypersensibilité du partenaire peut aussi nous déstabiliser. Il y a aussi ça. Il y a aussi des hypersensibles ensemble dont l'hypersensibilité de l'autre va être déstabilisante parce que Ça renvoie à notre propre hypersensibilité ou à une partie de notre hypersensibilité qui n'est pas assumée, par exemple.
Je voulais justement te demander, deux hypersensibles qui se rencontrent, ça fait quoi, ça donne quoi ?
C'est fort, c'est intense, suivant les personnalités et les caractères, parce que les hypersensibles ne sont pas forcément, je le redis parce que parfois il y a des incompréhensions à ce sujet-là, les hypersensibles ne sont pas forcément des timides, des introvertis. Il y a beaucoup d'hypersensibles qui sont extravertis et pas timides, et c'est d'ailleurs compliqué pour eux, parce qu'il va leur falloir du chemin avant de comprendre qu'ils sont hypersensibles, parce qu'ils pensent qu'être hypersensible, c'est être timide et introvertie et se retirer dans sa coquille. Si c'est un couple hypersensible avec de la personnalité, il va y avoir autant d'élans amoureux que d'élans de colère, par exemple, suivant l'évolution et les phases de la relation. Et... Il va y avoir des... On va être plus touchés puisqu'on aime l'autre. Et l'autre est important pour nous Est-ce que l'autre pense de nous, est important pour nous ? Surtout qu'en tant qu'hypersensible, on passe notre temps à être dans la suradaptation pour être sûr d'être intégré. Et donc, si on sent par exemple que notre partenaire, ce jour-là, dit quelque chose qui ne va pas dans notre sens, ou ne valide pas quelque chose, ou n'est pas sur le même mood, on va le vivre comme quelque chose d'hyper fort, intense, et ça peut se manifester soit sur une forme de peur de ne plus être aimé, ou bien on va le manifester une forme de colère, ça va dépendre en fait de notre personnalité, de là où nous en sommes, et aussi de notre histoire personnelle bien entendu. de ce qui se joue pour nous dans la relation. En tout cas, deux hypersensibles ensemble, c'est fort, c'est beau, il y a vraiment le sentiment de se comprendre, et parfois, quand on est touché, on est touché plus fort, et on peut l'exprimer plus intensément. Donc c'est coloré, on va dire. Ce sont des relations qui sont très colorées, très intenses. Mais il peut aussi y avoir un hypersensible plus introverti, un hypersensible avec plus d'ascendant, plus de caractère. L'introvertie va plutôt être dans le mutisme, dans ce cas-là, va ronger son frein, ne va pas parler tout de suite, ça va être difficile d'exprimer les choses, va plutôt prendre refuge dans sa grotte et puis ensuite revenir. Ce qui est important quand on est deux hypersensibles, c'est de regarder comment se manifeste notre hypersensibilité à l'un et à l'autre. À quel moment c'est pareil, à quel moment c'est pas pareil ? puis de regarder ce qui nous touche le plus, à quel moment notre partenaire nous fait réagir. qu'est-ce qui nous fait réagir ? Et d'aller regarder qu'est-ce que ça réveille chez soi et d'en parler ensemble. Et de cette manière-là, on peut désactiver la cocotte minute qui monte, qui monte. Voilà, le fait de poser les choses et d'anticiper aide énormément, en fait, les hypersensibles à pouvoir trouver un équilibre ensemble. Parce que comme tout couple, on traverse des crises de toute façon. Mais chez les hypersensibles, ça va être vécu comme quelque chose de beaucoup plus fort, de beaucoup plus intense, avec plus de questionnements, plus d'émotions, plus de ressentis, plus de mots éventuellement, ou plus de silence suivant notre sensibilité, notre personnalité.
Et puis comme tu le spécifiais justement, Cette hypersensibilité, ce ressenti qu'on peut avoir parfois, va aussi renvoyer à sa propre histoire et aux blessures du passé, aux blessures affectives.
Absolument. De toute façon, ça c'est valable pour nous tous, hypersensibles ou pas hypersensibles, plus ou moins hypersensibles, hypersensibles spirituels ou pas, dans notre relation amoureuse, suivant ce que l'on va traverser, suivant le comportement de notre partenaire, on va revivre certaines blessures qui n'auront pas été guéries, explorées et soignées. Et ça, c'est vraiment important. Et aussi, dans certaines relations d'amitié intense, c'est important de souligner finalement nos relations, celles qui ont de l'importance pour nous, peuvent, pas toujours, mais peuvent faire écho avec des choses qui n'auront pas été résolues en nous, en fait. Et c'est là qu'on rejoint le thème des peines de cœur chez les hypersensibles. C'est que si on a, par exemple, une blessure de rejet, parce qu'on était différent à l'école, déjà, parce qu'on était différent de nos frères et sœurs, ou parce qu'on était différent de nos parents, on va avoir cette histoire d'être pas aimé, on va en tout cas bâtir la croyance qu'on n'est pas aimé parce qu'on n'est pas comme il faut, pas comme il faudrait, d'où la suradaptation pour être sûr d'être accepté dans notre différence. Du coup, cette blessure de rejet, quand on est quitté, quelle que soit la forme d'être quitté et par qui, ça va réveiller notre histoire de quand on a été quitté ou rejeté. Et il peut y avoir, en même temps que les émotions de l'adulte, l'enfant en nous qui souffre aussi. Donc il y a une sorte d'empilement en fait. Il y a la souffrance de l'adulte que je suis aujourd'hui et puis il y a la souffrance du petit garçon ou de la petite fille qui n'a pas été guérie. Cette partie de soi qui continue de souffrir dans ce passé qui se rejoue en même temps que notre présent. Et là, ça devient insupportable. Et c'est exactement le même système pour la dépendance affective. C'est de toute façon ce qui se produit pour nous tous. Mais disons que pour les dépendants affectifs et pour les hypersensibles, ça va être vraiment quelque chose d'intense, de fort, un vécu beaucoup plus poignant que d'autres. Et puis ensuite, il y a des relations aussi qui vont... Pour plein de raisons qui sont dans notre inconscient, il y a des relations qui vont réveiller plus que d'autres nos blessures. Moi, c'est ce que je vois dans les personnes qui viennent à moi. Elles me disent récemment, c'est ce qui m'a été confié, mais avec cette personne, c'est hyper difficile. Donc, avec cette personne, est la personne qui vient me consulter, a sa blessure de rejet qui s'active davantage, ou plus, plus, plus, comme jamais. Ça peut être une question d'âge, ça peut être une question de la nature de la relation, ça peut être une question de personnalité, ça peut être aussi une question de « c'est le bon moment pour aller regarder cette blessure ». Donc là, je parlais du rejet parce qu'on est le titre de notre rencontre, c'est les peines de cœur, et les peines de cœur, bien souvent, c'est quand on est quitté, Donc il y a la blessure de rejet et il y a la blessure d'abandon, ce qui n'est pas tout à fait la même chose. Par exemple, à l'école… Il différence y.
Justement a un entre l'abandon et le rejet.
Elle est parfois assez difficile à distinguer. Par exemple, à l'école, je suis rejetée parce que je suis différente, ou bien je suis rejetée dans ma famille parce que je suis différente, ou bien j'ai une place dans la fratrie qui n'est pas confortable pour plein de raisons inhérentes à l'histoire de la famille, ou bien je suis rejetée par un parent parce que je ressemble à un grand-parent, un oncle, un voisin, allez savoir. Donc voilà, on projette sur moi, on m'identifie à quelqu'un d'autre, donc on me rejette pour ce que je représente et non pas qui je suis. Par rapport à la blessure d'abandon, ça va être le décès, quand on est petit, jeune, le décès d'un parent, d'un grand-parent, d'une figure référente, une figure d'attachement. Mais il y a aussi, par exemple, dans les blessures d'abandon, les déménagements successifs, où on est obligé de partir, on a le sentiment qu'on abandonne nos petits copains d'école et notre lieu de vie, mais on a aussi l'impression qu'on est abandonné par eux. Il y a aussi quelque chose de très subtil, là, qu'on ne va pas toujours regarder, mais c'est important, ces histoires de vie, où on a à changer d'école tous les ans, par exemple. L'abandon, ça va être aussi dans les cas de divorce, quand un des parents part, même si on va le voir ensuite tous les huit jours, tous les week-ends ou tous les mercredis ou toutes les deux semaines, suivant l'organisation après le divorce. Mais les circonstances du départ d'un des parents ou la décision de leur séparation, suivant l'histoire qui s'est jouée avant, suivant l'attachement que l'enfant va avoir avec telle ou telle personne, parent peut vivre ce changement, ce divorce, cette séparation des parents comme un abandon, comme si on l'abandonnait lui-même. Et il y a aussi, et ça je tiens à le rajouter parce que c'est souvent des questions qu'on me pose en conférence, en consultation, voilà, souvent on me dit « mais moi j'ai pas été abandonnée, rejetée par mes parents, par ma famille ». N'oublions pas que Une indifférence des parents est vécue comme un abandon. Ça, c'est important de bien souligner. C'est-à-dire des parents qui sont là, mais qui ne sont pas là. Des parents avec qui il n'y a pas d'échange, par exemple. Des parents qui ne sont que dans une fonction matérielle. Le loger, le coucher, le manger, la scolarité. Et sur le plan affectif, il n'y a pas de qualité relationnelle. La relation n'est pas nourrie. Et la blessure d'abandon peut être à ce niveau-là. Physiquement, nos parents sont là, mais dans ce qui circule, il n'y a pas. Donc on se sent abandonné.
Donc l'inconscience stocke évidemment tous ces événements au cours de l'enfance, au cours de la vie. Et si j'ai bien compris, à un moment donné, ça se traduit par une problématique, par un symptôme, entre guillemets, c'est bien ça ?
Tout à fait. Quand on va se retrouver dans une situation qui va en fait créer une forme de déclencheur. C'est émis sous le tapis, comme je dis, parfois pour illustrer ce qu'est l'inconscient. Donc il y a tout ce vécu et ces émotions, ces informations qui sont enregistrées, dont on est plus ou moins conscient. qu'on tente plus ou moins d'oublier, ou bien une forme de déni conscient qui fait que, par exemple, les patients vont me dire... Soit ils vont me dire « moi j'ai eu une enfance banale », Mes parents ont divorcé, mais je l'ai bien vécu. Au début, il y a très longtemps, quand j'ai commencé ma première psychothérapie, c'est ce que j'ai dit en consultation. J'en étais convaincue. Et en fait, pas du tout. Donc, c'est ça en fait. On se souvient, mais en fait, on se raconte une histoire, ou bien c'est ce que nos parents ont voulu nous faire croire qu'on a très bien vécu le divorce, etc. Donc en fait, on aménage les informations et les charges émotionnelles, les croyances qui sont associées vont être stockées en effet dans l'inconscient. Et quand on est dans une relation où on va aimer très fort quelqu'un, où ça va être très fort, très intense, parce que cette personne aussi correspond à un certain nombre de choses qui correspondent aussi à notre histoire, et bien là, ça va arriver à notre conscience par des émotions excessivement fortes et un deuil de la relation qu'on ne va pas arriver à faire. Et chez les hypersensibles spirituels, le deuil des relations est beaucoup plus long. Ils ont besoin de plus de temps parce qu'ils vivent les choses fortement, et suivant l'histoire qu'on aura eue, et des blessures qui n'auront pas été guéries, des informations qui n'auront pas été rangées au bon endroit dans les bons tiroirs de notre inconscient, le deuil de la relation va être aussi très compliqué et très long. Et je voulais juste faire une parenthèse, parce que je trouve que c'est une synchronicité très troublante. En fait, durant la préparation de cette émission, tu le sais, Myome, et j'en ai parlé sur les réseaux, je ne m'en suis pas cachée, mon superviseur est décédé. J'ai pu vivre en direct, j'ai été observatrice et dans le vécu de ce qui se passe en tant qu'hypersensible spirituel quand on perd un ami, quand on perd quelqu'un qu'on aime beaucoup et qui a eu dans notre vie, et qui a encore d'ailleurs, et qui aura toujours, une place privilégiée. Je voulais aussi que cette émission soit en hommage avec son départ. Mais j'ai trouvé aussi très intéressant d'observer ce qui me traversait, et j'ai accueilli toute la peine qui a été extrêmement forte, à ma grande surprise, et en même temps non, on voit bien le côté conscient et inconscient. Je pense que pour nous, les hypersensibles spirituels, des événements comme ça sont vécus avec une certaine conscience, et en tout cas une grande sensibilité. Et on va se souvenir de certains détails, et ils vont vivre en nous d'une façon plus intense. Et le deuil est aussi une séparation. D'ailleurs, on diffère le deuil d'une relation amoureuse. Donc, on voit bien qu'on passe par, finalement, les mêmes étapes. Ça peut réveiller des blessures, éventuellement. Ou bien, comme ce que j'ai traversé, nous faire être dans des perceptions, des ressentis très fortes. J'ai été dans des émotions très fortes, mais j'ai aussi été dans des perceptions et dans un état de conscience très particulier. Je pensais à notre rendez-vous de ce soir et je me disais que je partagerais ça avec vous parce que C'est une expérience qui est la mienne, au travers du prisme de ce que j'étudie concernant les hypersensibles spirituels. Ce que nous avons, nous, dans notre spiritualité, c'est un atout, je trouve, parce que nous pouvons vivre le départ de quelqu'un d'une manière qui va être vécue au travers de ce prisme de notre spiritualité. Quand je parle de spiritualité, c'est la conscience du vivant, comme je disais tout à l'heure, c'est l'amour comme valeur importante, c'est la notion de conscience, d'un certain nombre C'est la paix intérieure que l'on tente d'avoir dans ce monde chaotique en pleine transformation. Les peines de cœur ne sont pas seulement amoureuses, c'est aussi une peine de cœur, mais différente. C'est aussi important, je trouve, d'en parler.
Joli témoignage en tous les cas que tu nous apportes avec cette émission, alors que le thème, il avait été déterminé bien avant ce triste événement dont tu viens de parler. Comment guérir nos peines de cœur quand on est hypersensible et spirituel ? C'est justement le sujet de ce soir. Soyez les bienvenus si vous venez de nous rejoindre. Il est 21h35. Il y a des questions qui arrivent sur le chat. Il y a notamment Céline qui demande peut-on hériter des blessures non guéries de nos parents ? C'est intéressant ça aussi.
Absolument, et par exemple, les déracinements sont des blessures dont nous pouvons être porteurs. Là aussi, je peux témoigner, ça je ne l'ai pas écrit et ça vaudrait le coup que je l'écrive un jour aussi. J'ai fait une expérience, moi, vraiment quasi de laboratoire, c'est que la blessure d'abandon, peut être en lien avec des parents qui ont connu soit la déportation ou les grands-parents, soit l'immigration, déracinement. Et j'ai vécu jusqu'à 35 ans sans savoir comment mon père avait dû quitter l'île de la Réunion et un jour, il a décidé de tout me dire. Et il y avait longtemps que j'étais en thérapie, j'étais déjà psychopraticienne, j'avais déjà fait un gros travail sur moi, mais il y avait cette information qui était dans l'angle mort, je ne le voyais pas, je ne pouvais pas le voir puisque je n'y avais pas accès. puisque ça ne m'avait pas été raconté. Et lorsqu'il m'a raconté ce qu'il a vécu, j'ai fait ensuite des connexions, des liens. D'abord, j'étais sous le choc, parce qu'il l'a déballé. J'ai été sous le choc et ensuite, j'ai fait des liens et j'ai compris énormément de choses. Et j'ai pu faire le tri entre ce qui m'appartenait et ce qui ne m'appartenait pas, en termes de peur, en termes d'angoisse, en termes de pertes. en termes de sécurité, d'ancrage, etc. Donc voilà, c'est une illustration pour répondre à la question. Oui, nous sommes porteurs d'informations. Si nos parents ou nos grands-parents sont vivants, si on peut avoir les informations, c'est mieux. S'ils ne sont pas, de toute façon, il y a plein de façons de travailler ceci, en connaissant leurs histoires de vie. Mais en effet, attention à ne pas tout mettre là-dessus, c'est-à-dire que tout ne vient pas d'un seul pôle, comme toujours. Nous avons différentes influences, je dirais, et celle-ci en est une, et elle est intéressante et importante. Et il faut en tenir compte dans notre processus de connaissance de soi, parce que ce sont des mémoires, enfouies dans l'inconscient plus ou moins, et lorsqu'on en prend conscience, qu'on regarde, Il y a plein de choses qui font sens, qui prennent du sens. Et aussi, on peut se réapproprier ce qui nous appartient et comprendre ce qui a pu nous influencer inconsciemment. Et donc, du coup, libérer ses mémoires.
Bien sûr. Voilà Céline, j'espère qu'on a répondu à votre question. Avant de poursuivre justement ce débat ensemble, Géraldine, dans la continuité de ce live, tu prépares et tu proposes un atelier le 27 juin prochain à 20h, rendez-vous dans lequel tu vas finalement approfondir ce thème qu'on aborde ensemble ce soir. Tu iras encore plus loin sur les hypersensibles spirituels et l'amour, sur les blessures affectives dont on parlait à l'instant, avec un vrai travail justement qui va permettre de faire le deuil d'une relation.
Absolument, absolument. Je propose vraiment un travail qui sera sur mesure, c'est-à-dire que je vais apporter, bien entendu, de l'information comme je le fais là, mais mon travail a de spécifique qu'il n'est pas pour alimenter le mental, mais pour permettre à la personne, d'une certaine façon, d'accoucher d'un certain nombre d'informations dont elle est porteuse plus ou moins consciemment, Notre fonction de thérapeute, c'est d'entendre ce qui n'est pas forcément dit, ou au travers de ce qui est dit, d'entendre finement ce que la personne elle-même ne s'entend pas forcément dire. Et dans la façon dont elle va nous le raconter, sa posture, etc., nous avons un grand nombre d'informations qu'elle ne voit pas. Donc c'est le travail déjà que je fais. et aussi des prises de conscience sur un certain nombre de croyances, de ce que les personnes mettent en place, des jeux psychologiques éventuellement qu'elles mettent en place. Donc, mon travail est toujours sur mesure, en interaction directe avec mes participantes ou mes participants, suivant si c'est un groupe de femmes ou un groupe mixte. Là, c'est un groupe mixte.
Donc ça c'est la défi du 27 juin à 20h, ce sera en ligne sur internet. Les infos, les inscriptions, ça se passe directement sur ton site. L'adresse c'est www.geraldineprevogigon.com. Je pense qu'on mettra toutes les petites infos aussi qui vont avec sur tes réseaux sociaux, la page Facebook, Instagram, etc. Alors ça c'est la première chose, la deuxième c'est toujours en ligne, un cycle qui va démarrer un petit peu plus tard, ce sera à la rentrée prochaine au mois de septembre. Voyage vers l'amour de soi, alors on est toujours dans l'amour de soi, ce voyage, cette fabuleuse destination et cette croisière vers l'amour de soi et la sagesse.
Absolument. C'est la 16e saison, si je ne me trompe pas. Je ne sais plus à force. C'est un atelier que j'adore. C'est un cycle de septembre à juin où j'accompagne un petit groupe de femmes. Donc là, c'est vraiment dans la catégorie du groupe de parole pour les femmes et de thérapie, d'accompagnement, d'un vrai travail sur soi, de connaissance de soi. pour aller découvrir ce qui freine notre amour de nous-mêmes, les systèmes d'auto-sabotage, d'auto-critique, pourquoi on se met dans des relations qui nous détruisent, qui ne nous épanouissent pas, on étudie. Voilà, cas par cas, toujours, chacune peut travailler vraiment sur sa problématique individuelle, puis trouver aussi les ressources qui permettent de pouvoir concrètement mettre en place l'amour de soi, parce que l'amour de soi, pour beaucoup de gens, ça veut tout dire et rien dire, c'est-à-dire concrètement, on fait comment ? Donc c'est vraiment... Voilà, on fait comment pour s'aimer ? Comment je sais que je m'aime et que je m'aime vraiment ? Et j'accompagne donc un petit groupe dans ce processus. Il y a aussi une dimension spirituelle parce qu'il y a des personnes qui sont hypersensibles spirituelles et qui ont besoin d'avoir cette approche sensible et spécifique et subtile avec une conscience particulière. Moi, j'adore. C'est mon cycle préféré, mis à part les présentiels où j'adore aussi. Mais vraiment, c'est un cycle que j'adore. D'ailleurs, je ne le referais pas d'année en année si je n'aimais pas. Moi, je ne fais que ce qui m'enthousiasme et que j'aime. Ça, il faut le savoir. Si je m'ennuie, ce n'est pas bon. C'est comme Jacques Brel qui a arrêté de faire de la scène quand il s'est embêté. Il a toujours dit, le jour où je m'emmerde, j'arrête. Moi, c'est un peu pareil.
Voilà, le voyage vers l'amour de soi, ça demarre à la rentrée prochaine en septembre. Les infos et les inscriptions, là aussi sur ton site internet geraldineprévogigant.com. L'avantage en plus, justement, en faisant ça sur Internet, ça permet à tout le monde finalement qu'on soit à Paris, dans le Nord, dans le Sud, de la France, dans le Nord. Finalement, c'est accessible à tout le monde.
Oui, j'ai des personnes des Antilles, de Martinique, parfois d'ailleurs.
Au sujet des décalages, c'est toujours...
Voilà ce que j'allais dire, il faut juste bien être calé au niveau du décalage horaire. Donc, c'est sur Zoom. Pour ceux qui ne connaissent pas Zoom, c'est hyper simple. Voilà, il suffit juste de... C'est une plateforme hyper simple et donc c'est génial. Il faut vraiment, je trouve, profiter de ces avancées technologiques pour pouvoir abolir les distances, les frontières et moi j'adore.
Alors comment guérir nos peines de cœur quand on est hypersensible et spirituel ? C'est le thème de l'émission de ce soir. Merci à vous qui venez de nous rejoindre. Si vous avez des questions, comme l'a fait Céline tout à l'heure, n'hésitez pas à nous les poser évidemment sur le chat. Pour revenir à ce qu'on se disait tout à l'heure, à ce que vous nous expliquez tout à l'heure, Géraldine, tu parlais de cette blessure affective et de quelle manière Elles vont se présenter dans notre vie concrètement. Quelles sont les problématiques qui sont générées par ces blessures ?
Ça va vraiment dépendre de notre histoire.
Il y a des symptômes particuliers ou finalement c'est propre à chacun ?
Il y a une intensité émotionnelle, c'est-à-dire qu'à un moment donné, c'est un véritable tsunami mental et émotionnel, le mental étant connecté à la charge émotionnelle et notre mental tentant de réguler notre charge émotionnelle, et on n'y arrive pas, etc. Il peut y avoir de l'anxiété aussi, chez les hypersensibles, tout comme les dépendants affectifs qui vont avoir l'angoisse d'abandon. Mais il y a de toute façon une anxiété parce qu'il y a à un moment donné, comme je le disais, un empilement, c'est-à-dire qu'il y a l'émotion de ce que l'adulte que nous sommes vit maintenant, et il y a les émotions de ce qui n'a pas été réglé de l'enfant en nous. Donc, on vit simultanément des blessures du passé en même temps que l'événement du présent. Donc, du coup, c'est une vraie vague émotionnelle qui va être forte, intense, avec le sentiment, l'impression qu'on n'arrive plus à gérer la situation. On va aussi éventuellement être convaincue que l'issue de la crise que nous traversons sera comme d'habitude, c'est-à-dire que dès qu'il se passe ceci, forcément il se passe cela. Par exemple, s'il y a une crise dans mon couple, forcément il va me quitter, forcément il y aura la séparation, je n'ai pas le droit au bonheur. Tout ça, ce sont des croyances qui sont nées de nos traumatismes du passé. Il faut revenir à la question de tout à l'heure, ça peut être aussi des croyances, ou une croyance dont un de nos parents est porteur suite au traumatisme, par exemple, du déracinement. Donc on va vivre les choses d'une certaine façon, on va les interpréter au travers du filtre de notre histoire, donc pas forcément dans l'objectivité, et on va avoir des raisonnements qui vont être aussi biaisés.
On se fait des films.
On se fait des films, voilà. Exactement. Ce qui va nous amener à avoir un certain comportement, qui peut amener un certain résultat et qui va faire qu'on va être dans la répétition de l'histoire, c'est-à-dire c'est… régulièrement la même chose qui se reproduit. Ce ne sont pas les mêmes acteurs, sauf nous. Autour de nous, ce ne sont pas les mêmes protagonistes, mais c'est la même histoire qui se rejoue. Et là, on peut se dire, OK, la situation que je suis en train de vivre là est en train de déclencher une mémoire. mes blessures affectives sont en train d'être touchées. En fait, elles sont toujours là. Sauf que quand on va bien, elles sont recouvertes d'un certain nombre de choses, parce que notre système psychique va faire qu'on régule, on met sous le tapis, on est dans l'évitement, nos mécanismes de protection nous aident à ça. Mais quand il y a une situation de crise, ça remonte. Et tant mieux, si je puis me permettre de dire ça comme ça, c'est que ça va nous interpeller et pour la majeure partie d'entre nous, c'est ce qui va déclencher la décision d'être accompagnée par un thérapeute. Et donc ça, c'est formidable.
Tu allais justement y venir quand on parle de peur de l'abandon, de la peur de ne pas être aimé, de la peur de la solitude affective. Comment on fait pour avancer dans son couple quand on est confronté à ça au quotidien ?
Il faut vraiment appeler à l'aide et donc consulter. Alors quand je dis consulter, c'est dans la régularité parce que malheureusement, l'accès à l'information, la modernité, nos outils formidables de connexion sont en train de modifier notre rapport au monde et notre rapport à nous-mêmes et nos rapports aux relations. c'est l'objet du prochain livre qui sortira bientôt. Mais en tout cas, dans la thérapie, ce que j'observe, c'est qu'il y a des personnes qui pensent qu'en une ou deux séances, ils vont régler le problème. Moi, j'adorerais, ce serait super, on peut régler un truc, mais le fond du problème nécessite d'explorer. Et puis, c'est tellement super de se connaître, parce que ça va nous permettre de prendre conscience en nous, de faire les bons choix, de ne plus être dans des réactivités ou des réactions qu'on aurait eu auparavant, d'assumer notre hypersensibilité quand nous sommes hypersensibles, d'assumer aussi notre spiritualité quand nous le sommes, d'assumer aussi qui nous sommes. Le travail d'aller consulter quelqu'un, c'est d'abord parce qu'on est en souffrance, on veut comprendre pourquoi, on veut que ça cesse, Et ensuite, il y a la connaissance de soi qui peut apporter un apaisement de la souffrance, une paix intérieure, mais aussi un équilibre de vie, un équilibre dans nos relations, des choix relationnels qui vont être différents. Et si on prend le temps d'être dans cette connaissance de soi, ça apporte énormément de choses. une confiance en soi, une estime de soi, un amour de soi, un ancrage, une sûreté de soi, parce qu'on sait qui nous sommes. Et aussi bien les parts d'ombre que les parts de lumière, parce qu'un travail sur soi, c'est aussi aller regarder les trucs pas cools qu'il y a en nous, dessous. mais on a tous des trucs pas cool, sauf qu'on ne les montre pas tous les quarts d'heure, c'est juste ça. Mais c'est utile d'aller regarder les trucs pas cool qu'on a en soi, c'est-à-dire nos parts d'ombre, nos défauts, les trucs qu'on n'assume pas en nous, parce que si on fait la paix avec ça, déjà la paix intérieure peut commencer à s'installer un petit peu plus. Donc quand on est vraiment dans ces peurs de l'engagement ou dans la peur de la perte, suivant ce qui s'active en nous, quand on n'arrive plus à communiquer alors qu'on est hypersensible avec notre partenaire, c'est important de pouvoir se faire accompagner parce que ça nous permet de prendre du recul. et puis on se sent moins seul, et puis on repart avec des billes. Quand je veux dire des billes, c'est aussi comment on peut faire différemment dans nos relations. Et quand on arrive à mettre en place des comportements différents, on est content parce qu'on voit le résultat. Et là, on enclenche le cercle vertueux, et là, on commence à pouvoir surfer sur la vague. Et là, ça commence à devenir Vachement confortable.
On peut changer aussi, peut-être, ces rencontres, voilà, parce que tu l'expliquais tout à l'heure, on est parfois dans des schémas de reproduction, finalement, on va aller vers quelqu'un, puis on va aller vers une autre personne avec laquelle on va répéter les mêmes problématiques et les mêmes souffrances. Donc, en faisant ce travail, justement, c'est peut-être aussi un moyen de se dire, voilà, aujourd'hui, je sais ce qui est bon pour moi et je sais ce qui n'est pas bon pour moi.
Absolument. Et ça, c'est fondamental. Et je sais qui va être bon pour moi et qui ne sera pas bon pour moi. Cette personne ou ce profil de personnalité sera bon pour une autre personne, mais pas pour moi. Et je sais Pourquoi ? Parce que je fonctionne comme ça, j'aspire à ceci, j'ai telle sensibilité, j'ai telle valeur. Et en travaillant sur soi, on arrive petit à petit à comprendre que nous ne sommes pas hyper exigeants. C'est souvent les hypersensibles et souvent les femmes hypersensibles Les hommes aussi, cela dit, me disent qu'ils ont peur d'être hyper exigeants, alors que non. Ou alors leur copain leur dit « mais tu es trop exigeant, tu devrais… » réévaluer à la baisse tes exigences. Non. C'est important de rester fidèle à soi-même et de se dire, pour mon épanouissement, pour que je puisse m'épanouir et être heureux, j'ai besoin de rencontrer tel type de profil. Et je parle du profil psychologique, du comportement, des valeurs, de comment la personne se comporte, et soi-même, comment on va être avec ces personnes-là. En fait, ce qui est important, c'est de pouvoir co-créer des choses qui nous élèvent. C'est ça, en fait, qui donne du sens à notre existence. Qu'est-ce que je vais co-créer ? Avec qui ? Pour que la co-création soit belle, pour que la co-création soit lumineuse, pour que ça nous élève, pour que ça nous tire vers le haut, pour qu'on soit heureux et fiers de ce qu'on co-crée ensemble. Et même si parfois, ça tangue un peu, il y a des crises de réajustement, c'est juste parce qu'on a besoin de se réajuster, se positionner. Mais ce qui est le plus important, c'est de se dire, à quoi je vais accorder de l'importance dans mon existence ? Où est-ce que je vais donner de l'énergie ? À des relations qui m'élèvent et à des relations qui élèvent l'autre. des relations où nos âmes peuvent exprimer ce qu'il y a de meilleur en soi. Et c'est là que je vais mettre toute mon énergie. Donc oui, je vais choisir les gens avec qui je vais aimer, d'amour, d'amitié. Oui, je vais choisir les gens avec qui je vais co-créer. Et oui, je vais assumer de plus en plus, parce que c'est un long travail, je vais assumer de plus en plus de dire non à ce qui ne me convient pas, de dire non à ce qui ne me convient plus, de dire stop à ce qui me fait du mal. Ça, c'est super important.
Et de pouvoir mettre des limites.
Extrêmement important.
Bien sûr. Ça concerne J'allais dire, cette démarche concerne aussi bien les hommes que les femmes, on est bien d'accord ?
Tout à fait, absolument. Nous sommes totalement égaux à ce niveau-là. et poser les limites, ça ne peut être faisable que si on connaît nos limites. C'est-à-dire, nous sommes une maison, un jardin, et notre propriété finit à un moment donné, et elle doit être signifiée par des barrières, un panneau, une sonnette. On n'entre pas chez nous comme ça sans sonner. Mais pour pouvoir signifier à l'autre le nom ou les limites, il faut que moi je sache où mon royaume se termine. Parce que mon royaume, il n'est pas infini. Il est délimité par des contours. Mais si je ne sais pas quel est mon royaume, que je ne l'ai pas arpenté, que je n'ai pas découvert les régions, les vallées, les rivières, les montagnes, et les côtes, je ne peux pas dire à l'autre, voilà, là c'est chez moi, là il y a de l'abus, là il y a du non-respect, ou bien là c'est parfait, c'est exactement dans un respect mutuel toi et moi, d'où l'importance de la connaissance de soi pour pouvoir repérer les relations toxiques, les personnalités abusives, savoir quand être empathique mais pas trop, ça je parle pour les hypersensibles qui sont souvent dans l'hyper-empathie et l'hyper-adaptation, Et donc, à partir du moment où je connais mes délimitations et où je sais dire non, j'apprends à arrêter de m'hyperadapter et à avoir un dosage qui est juste, ni dans le rejet, ni dans la fusion.
C'est ce que j'allais dire, le plus difficile peut-être, c'est de trouver justement cet équilibre, ce dosage, qu'il soit le plus subtil possible.
Absolument, oui.
Je dirais, est-ce qu'il est possible ? Alors, on l'a compris, on l'a entendu ce soir, il est possible. de neutraliser, d'apaiser ces blessures affectives du passé ? Est-ce qu'il serait possible aussi, carrément même, je dirais, les soignants optimistes, est-ce qu'il est possible de les guérir totalement ?
Moi, j'en suis convaincue. Alors, 100%, 100%, je ne sais pas. Mais en tout cas, de se sentir guéri de nos peines du passé, oui. De se sentir guéri de nos peines amoureuses, oui. De se sentir guéri de nos déceptions amicales, oui. De se sentir guéri, oui. Et on le verra à ce qu'on ressent à l'intérieur de soi. Est-ce qu'il y a de la nostalgie ? Est-ce qu'il y a du regret ? Est-ce qu'il y a une absence de pardon, par exemple ? Souvent, les gens me disent « Je voudrais pardonner, mais je n'y arrive pas ». Je leur dis « Ouh là là ! Mais prenez le temps ! » Parce que le pardon, il arrive en bout de course, en fait. il y a plein d'étapes à traverser. Et alors comme on est impatients, surtout dans notre société, on voudrait tout de suite avoir fait le deuil et tout de suite arriver à être dans le pardon et la paix intérieure.
Il faut déjà accepter avant de peut-être parler.
C'est un gros taf, c'est un gros boulot l'acceptation, et c'est pourtant une porte d'entrée formidable. Se sentir guéri, c'est avoir franchi toutes ces étapes de l'acceptation. La tristesse d'abord, la colère ensuite, les étapes du deuil classique. l'acceptation, la paix intérieure, le pardon. Et là, on peut se dire « oui, je suis guérie des blessures du passé ». Ça ne retirera pas ma sensibilité à certaines situations que je vais vivre d'une manière un petit peu plus vive que d'autres personnes. Mais je vais savoir, c'est juste un petit peu, ça ne me dévaste plus. C'est ça la différence. Et donc là, on peut se dire « oui, il y a une trace parce que j'ai une histoire, mais c'est une trace, c'est cicatrisé ». Donc, c'est une guérison intérieure qui est bien entendu possible, heureusement. Et d'ailleurs, comme je l'ai dit récemment à une de mes patientes, qui me demandait « Mais on en sort ? » Je lui ai dit « Vous croyez vraiment que je ferai un travail où les personnes ne s'en sortent pas ? Moi, ce n'est pas mon truc. Je ne travaille pas pour rien. » Bien entendu, si je n'avais pas l'espoir, la foi et la conviction pour y être passée aussi de mon côté, ça c'est fondamental d'avoir traversé toutes ces étapes que j'ai franchies aussi. Si je n'avais pas cette conviction, je ne ferais pas ce travail parce que comme tout hypersensible est d'autant plus spirituel, nous on est entier et donc on fait les choses avec conviction. Si on n'est pas convaincu, on ne fait pas.
C'est vrai qu'un travail sur soi est quand même, je pense, le plus beau cadeau qu'on peut s'offrir. Voilà, je parle en connaissance de cause. Et c'est vrai, quand tu parles de guérison intérieure, j'aime beaucoup cette expression, parce que c'est vrai que c'est puissant, c'est fort, cette guérison intérieure, pour retrouver finalement sa liberté et guérir de ses blessures du passé.
Absolument, tout à fait.
Brigitte qui demande sur le chat, elle a répondu à ce qu'on se disait tout à l'heure sur le pardon, est-on obligé de pardonner ?
Alors, on n'est pas obligé de pardonner. Il y a des influences religieuses autour du pardon. C'est une énergie que j'aime beaucoup. Mais, mais, mais, comme je le disais tout à l'heure à l'instant, il ne faut pas s'obliger à pardonner. Il ne faut pas se forcer à pardonner, parce que quand on constate qu'on n'y arrive pas, on va être dans une forme de culpabilité ou de colère envers soi-même. Bref, s'obliger à pardonner, c'est se faire violence, à être dans une posture que l'on estime être belle, être juste et devoir atteindre. Donc déjà là, ce n'est pas possible en termes d'amour de soi. Il prêt. faut Oui, être il faut être prêt. Ça vient naturellement. Comme je le disais, il y a ces phases. Et à un moment donné, et c'est OK, moi je dis aux personnes que j'accompagne, vous n'êtes pas obligées de pardonner, Vous êtes en colère ? Soyez en colère, assumons cette colère. Ça fait du bien, on a besoin de passer par là parfois, et même souvent, pour pouvoir traverser la séparation. On ne peut pas vivre la séparation sans traverser à un moment donné la colère. Parce que sinon, on reste fusionnel, on reste attaché. Le détachement passe par une forme de colère, et ensuite, il y a de la place pour autre chose. Et cette autre chose, en bout de course, au bout du chemin, ça va être de pardonner. Mais si on n'y arrive pas, C'est OK, on a peut-être besoin de ne pas pardonner pour renforcer une forme d'estime de soi, pour se détacher, pour un certain nombre de choses qui vont être importantes pour notre équilibre psychologique. Alors oui, c'est moins esthétique, si je dis ça. C'est moins politiquement correct, spirituellement correct, je dirais. Mais se forcer à pardonner, c'est vraiment être violent envers soi-même et ce n'est pas bon. C'est ça l'encontre de l'amour.
Oui, avoir envie et être prêt à parler.
Voilà, et ça vient tout seul, ça arrive comme ça. Un beau matin, oh, ok, tiens, je.
Sens que c'est possible. L'inconscient l'a décidé.
Oui, l'inconscient l'a décidé, notre âme l'a décidé, il y a de la place pour que ça circule et que ça aille dans ce sens, et c'est ok. Et il nous fallait passer par toutes ces autres étapes, moins... sexy, jolie, mais tellement humaine. Nous sommes des êtres humains. Et nous ne nous demandons pas d'être super parfaits parce qu'on est là pour venir expérimenter. On n'est pas là pour devenir parfaits.
Pour approfondir justement cette guérison du cœur. Tu proposes un stage de quatre jours. Ce sera… Alors, je n'ai pas les dates sous les yeux sur ce stage. C'est au mois de juillet, je crois.
Du 3 au 6 juillet.
Voilà, du 3 au 6 juillet. J'avais perdu ma petite fiche. Voilà, la guérison du cœur. Quatre jours immersifs, justement. Alors là, c'est en présentiel et ça va être pour approfondir justement tout ce qu'on se disait à l'instant, cette notion d'amour de soi, de bienveillance aussi. Quatre jours pour apprendre, je dirais tout simplement, à s'aimer vraiment tel que l'on est.
Et à guérir nos blessures et à découvrir aussi des dimensions qu'on ignore de soi, donc c'est vraiment un accompagnement là aussi sur mesure. Alors l'immersion c'est fort, c'est impressionnant, on a un peu la trouille en tant que participants, mais aussi ce qu'il faut savoir c'est qu'on vit des grands, grands grands moments de connexion, d'amour, de réconciliation avec soi-même, de partage avec le groupe, avec moi, tout ensemble, parce que c'est un groupe de femmes. Moi, j'adore. Ce type de format, j'en anime depuis plus de 20 ans. Et pourquoi j'aime ? Parce que c'est vrai, c'est authentique, on ne peut pas se raconter d'histoire. Si vraiment on veut donner un coup d'accélérateur à son processus de thérapie, c'est vraiment indéniablement, il y a un avant et un après. Et en plus sur quatre jours, c'est fort, c'est beau, c'est vrai. Et voilà, donc ça va être la guérison du cœur, les blessures, on va bien entendu, les blessures affectives, on va en parler, la façon d'entrer en relation, les débuts, les fins d'histoire et le sens de notre vie. Donc des questions aussi, des aspects aussi assez philosophiques, donc psychologiques, philosophiques, spirituels et concrets. Très concrets aussi.
Très concrets. Et puis alors, je voudrais quand même de Géraldine Prévost-Gigant qui est sortie aux éditions Le Duc, ça s'appelle « La magie de l'amour ». C'est très difficile d'expliquer cet objet parce qu'il a une puissance incroyable. Déjà, il est magnifique. Vraiment, les cartes sont absolument incroyables. Le petit livret qui l'accompagne avec des explications, des prières aussi qui sont vraiment très explicites et chaque carte Chaque carte de ce jeu va vous inviter justement à explorer le travail intérieur que vous avez à faire et à découvrir, ou peut-être redécouvrir, je ne sais pas, l'amour sous toutes ses formes, pas que dans les relations amoureuses, mais en tous les cas, c'est un objet qui est vraiment d'une part très beau, que j'aime beaucoup, et qui est très puissant. Voilà, ça je voulais vraiment le préciser parce que tu as fait un super truc, vraiment.
Merci ! Avec la complicité de Justine qui a si bien compris mon univers. et qui a pu le mettre en image. Je suis très contente de cette belle co-création qui porte, pour le coup, en effet, la guérison du cœur, là, elle y est, et qui diffuse beaucoup de belles énergies et favorise la connaissance de soi. C'est toujours mon leitmotiv. Plus on découvre qui on est, plus on a l'opportunité d'incarner de belles choses, voilà. Avec humanité. Pas besoin d'être parfait. Avec humanité.
Vous pouvez être imparfait aussi.
Voilà, nous sommes imparfaits et c'est parfait et c'est ce qui nous rend magnifiquement humains.
Et puis il y a un ouvrage aussi qui a été réédité dernièrement. Depuis peu, cet ouvrage se sent C'est ce cahier d'exercices, 50 exercices pour apprendre à méditer. Ça, c'est aux éditions Erol. Alors là, on est justement pour aussi travailler le lâcher prise. Est-ce que tu es d'accord avec ça ?
Oui, alors quand on parle de lâcher prise, il y a beaucoup de personnes qui ont peur, qui ne savent pas trop ce que c'est, qui pensent que c'est de l'abandon de soi-même, alors que non, c'est d'arrêter de se cramponner à des trucs inutiles. Et quand on arrête de se cramponner à des trucs inutiles, notamment avec notre mental qui ronge son frein, eh bien, on peut commencer à se rencontrer et aller à l'intérieur de soi pour sentir qui nous sommes, découvrir des espaces de bien-être, de paix, de calme intérieur. C'est vraiment pour les débutants. C'est ludique, c'est simple et c'est pour les personnes qui ont du mal à se mettre à la méditation. Il y a donc plein de méthodes et c'est par palier pour pouvoir se familiariser avec la pratique.
Oui, c'est très ludique. Ce ne sont que des exercices pour la plupart et c'est très ludique justement parce que peut-être que les Pour les personnes qui n'ont pas encore entrepris, qui n'ont pas eu pour l'instant l'envie peut-être de se lancer dans ce travail personnel, de travailler avec soi-même, ça peut être justement un très bon outil, peut-être un élément déclencheur, parce qu'on prend aussi conscience de certaines choses en s'amusant avec ces petits exercices.
Absolument, absolument. Ça permet de rendre léger une pratique profonde.
C'est bien résumé. Et ça, c'est disponible aux éditions Errol. Beaucoup d'actualité, Géraldine, en cette fin de saison entre les ateliers en présentiel et en ligne sur Internet. Et puis, la rentrée va être très chargée avec la sortie d'un livre très attendu, Oui, très. Allez, je te laisse la primeur de nous révéler son titre, peut-être.
Ça va être la première fois que je vais en parler autrement qu'avec 2-3 stories discrètes sur Instagram. Le titre, c'est Les femmes et l'amour. Comment bien vivre l'amour à l'heure du dating, du ghosting et du zapping ? C'est un livre, je l'assume, féministe. C'est un livre qui dénonce une certaine forme de modernité qui vient être discriminante pour les femmes et surtout, et c'est là le cœur du sujet, un certain nombre de situations dans notre modernité crée chez les femmes un sentiment de dévalorisation. Donc, les injonctions normatives, mais aussi les petits détails de nos relations de la vie de tous les jours, comme par exemple sur les sites de rencontres, créent à la fois une dépréciation de soi chez un certain nombre de femmes, et aussi peuvent accentuer nos dépendances à tous, hommes et femmes. Et j'aborde aussi sur la dernière partie, il y a une partie que j'aime beaucoup sur les hommes, ceux qui sont dans l'altérité, ceux qui sont souvent sensibles à un certain nombre de valeurs, donc il y a aussi un hommage à ces hommes-là. C'est une feuille de route pour pouvoir, en tant que femme, retrouver sa puissance de femme et faire, et on rejoint ce qu'on disait tout à l'heure, des choix qui seront davantage en adéquation avec notre personnalité, en dehors des dogmes et des injonctions normatives. On en parlera très bientôt, au mois de septembre.
D'ailleurs un live qui est déjà prévu ce sera le 12 septembre, comment vivre l'amour dans notre société moderne, ce sera justement en écho à la sortie de cet ouvrage qui sort en septembre je crois.
Je crois que c'est le 19 septembre si je ne me trompe pas, ouais 19 septembre.
Aux éditions Le Duc toujours. Évidemment, on vous tiendra au courant et puis on mettra, Géraldine mettra toutes ces informations sur son site internet geraldinefraireaugigant.com. Tu as également ta page Instagram, tu as le Facebook, tu es présente sur les réseaux sociaux, il y a ta chaîne YouTube sur laquelle vous pouvez retrouver ce live évidemment qui va être en accès libre et puis tous les autres lives d'ailleurs que tu as pu faire dans le passé avec notamment plein de lives autour des hypersensibles spirituels.
Mais c'est parfait ! Un grand merci ! Bah oui !
Merci infiniment, en tous les cas, j'étais ravi de passer cette soirée, ce moment avec toi et avec vous qui nous avez suivis, évidemment. Merci infiniment pour tous vos petits commentaires. N'hésitez pas à laisser des petits likes, à les partager autour de vous, sur vos réseaux sociaux également, à en parler autour de vous. Peut-être que ce soir, vous avez Vous avez entendu des choses qui ont fait écho en vous et vous allez peut-être avoir envie d'en savoir plus et d'investiguer, comme on dit. Donc n'hésitez pas aussi à nous faire part de vos commentaires, que ce soit sur cette page YouTube ou même envoyez directement un petit message à Géraldine qui vous répondra avec grand plaisir, évidemment.
Absolument. Un grand merci, Guillaume, pour ce moment ensemble.
Merci Géraldine, merci à Carlos.
Et ta générosité. Merci à Carlos, en régie, pour ce beau travail. Voilà, c'est une belle équipe.
Voilà, on était ravis. J'étais ravi pour ce premier live. J'ai déjà hâte du prochain.
Moi aussi.
On se retrouvera au mois de septembre et puis on aura évidemment l'occasion d'en reparler ensemble. Voilà, je pense que tout est dit.
Oui, absolument. Un grand merci à tous.
Merci à vous de nous avoir suivis. Et puis, on se retrouve, je l'espère, très bientôt.
À bientôt, Guillaume.
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