Comment vivre serein dans un monde menaçant quand on est hypersensible spirituel

This recorded live talk (YouTube) by Gérardine Prévost-Gigant addresses how people who are hypersensitive, especially spiritually hypersensitive, can live more serenely in a threatening world. She frames hypersensitivity as increased receptivity to the "inconscient collectif" and to synchrony between brains, which amplifies fear. She offers practical interventions: information hygiene (limit sources, avoid anxiogenic media before 10:00), breathwork (focus on exhalation), grounding in nature, poetry and music as restorative practices, joining groups of parole/support to activate social bonding (oxytocin, serotonin), healing transgenerational trauma, taking concrete life choices aligned with values, and small-scale acts of kindness. She also announces upcoming trainings, workshops (groupes de parole, week in Ardèche) and a release on signs/synchronicities.
Chers amis hypersensibles, spirituels bonsoir, je suis absolument ravie de vous retrouver pour une soirée qui va être encore exceptionnelle je l'imagine sur un sujet qui vous touche de près Comment vivre serein dans un monde menaçant quand on est hypersensible, spirituel ? Bonsoir Christelle, bonsoir à tous et à toutes qui prenez le temps d'arriver, n'hésitez pas à affichez un petit coucou, un petit clin d'œil, un petit bonsoir dans le chat afin que je puisse m'assurer que vous m'entendez parfaitement que vous me voyez également voilà, bonsoir Christelle, bonsoir Émilie je vous laisse le temps d'arriver petit à petit alors ce soir un thème particulier en lien avec l'actualité et l'anxiété des hypersensibles voilà, prenez le temps d'arriver petit à petit bienvenue bienvenue à tous me regarder sur Youtube, Facebook ou Linkedin Alors, dans le secret de l'espace thérapeutique qui est celui que j'offre à vous, mes patients et mes patientes, vous m'avez confié votre inquiétude concernant l'avenir du monde. Vous m'avez confié vos doutes, vos fragilités, vos anxiétés, au fur et à mesure que vous voyez les jours passer. et les news devenir de plus en plus sombres. Et donc c'est la raison pour laquelle j'ai décidé ce soir de vous offrir un espace où nous allons pouvoir parler de votre sensibilité, de votre sentiment de vulnérabilité parfois, de votre conscience du collectif, de vos interrogations sur l'avenir du monde. J'ai quelques informations à vous proposer qui peuvent expliquer ce que vous ressentez et surtout, surtout, j'ai des clés et des leviers qui vont probablement vous permettre de vous sentir un peu plus apaisé ou en tout cas d'avoir la sensation que vous pouvez orienter le navire de vos émotions dans la bonne direction. Pour ceux qui ne me connaissent pas ou qui me connaissent peu, je suis Gérardine Prévost-Gigant, psychopraticienne. Je suis autrice de presque 18 ouvrages, le prochain est à paraître en mai. Mes sujets de prédilection et mes spécialités d'accompagnement sont les hypersensibles, spirituels, tout ce qui tourne autour de la question amoureuse, des relations, de la dépendance affective et des relations toxiques. Les personnes qui me connaissent sur le sujet des hypersensibles spirituels beaucoup m'ont découvert dans l'ouvrage « Les hypersensibles spirituels, ces intuitifs » au cœur d'or. Vous êtes donc les bienvenus ce soir. Voilà, ça c'est le best-seller que vous avez tant aimé et que vous aimez toujours et qui est sorti dernièrement en poche en réunissant les deux principaux volumes sur ce sujet. Et donc, comme vous le savez, quand je n'écris pas, je consulte et je suis là pour vous apporter aide et soutien dans un espace privilégié qui est l'espace de consultation en présentiel ou en ligne, principalement en ligne. Et dans cet espace protégé, dans cet espace de confidence, dans cet espace qui est le vôtre, Vous m'avez communiqué vos angoisses, vos inquiétudes, vos interrogations, et j'ai compris qu'une grande majorité d'entre vous avait besoin qu'on puisse échanger sur la situation mondiale. Comment on fait, quand on est hypersensible spirituel, soucieux de l'avenir de l'humanité, comment on fait pour vivre serein dans un tel monde ? D'où l'idée du titre que je vous propose ce soir « Comment vivre serein dans un monde menaçant », qu'on soit hypersensible, spirituel ou pas, peu importe, sensible tout court en fait. Avant de commencer et d'entrer dans le vif de ce sujet, je vois qu'il y a déjà une première question de Christelle, merci Christelle, qui me demande s'il y a une formation pour accompagner les hypersensibles spirituels. Christelle, bonne nouvelle, je compte en effet remettre en place une formation à l'accompagnement des hypersensibles spirituels. Cette formation, je l'ai déjà animée il y a deux ans, elle va être agrémentée aujourd'hui des connaissances supplémentaires qui sont les miennes, parce que ça va être une formation qui sera mise à jour, une formation qui s'adresse bien entendu aux professionnels, mais je compte créer un premier volet où toute personne hypersensible, spirituelle pourra venir recueillir des informations pour mieux se comprendre et participer à son développement intérieur, personnel et spirituel. Donc merci pour cette question, ça me permet d'accélérer un peu la machine parce que je dois dire que j'ai beaucoup de choses à faire et que je procrastine sur certains sujets. Voilà, la présentation est prête, il me suffit de la mettre en ligne et de la diffuser. Donc, merci Christelle pour cette question. Voilà, comme j'avais peur d'oublier d'y répondre, voici la réponse. Si vous avez des questions, si vous avez envie de souligner des points d'ores et déjà sur ce sujet, c'est-à-dire comment vivre serein dans un monde menaçant, n'hésitez pas à partager dans le chat qui vous est proposé. Moi, j'ai envie de vous demander dès maintenant, et vous, comment vous vivez le monde tel qu'il est aujourd'hui ? En vous posant cette question, je pense à tous ces rendez-vous que nous avons eus en 2021 lors de la sortie des « Hypersensibles spirituels », le livre dont je vous ai parlé tout à l'heure. Et quand on regarde où on en était à l'époque et qu'on regarde où nous en sommes aujourd'hui, eh bien, ça donne un petit peu le vertige parce qu'on était loin de se douter. En tout cas, moi, j'étais loin de me douter que nous traverserions une période aussi chahutante et challengeante. En même temps, quand je vous dis ça, je me souviens avoir, pendant toutes ces interviews et ces lives donnés sur le sujet des hypersensibles spirituels, je me souviens n'avoir eu de cesse que de dire que nous sommes à la croisée des chemins et que nous pouvons faire de notre avenir un avenir radieux, peuplée d'êtres conscients qui protègent le vivant, ou bien nous pouvons prendre une autre route. Je pense que nous sommes encore plus à la croisée des chemins aujourd'hui, que nous sommes challengés, que nous sommes interpellés, et que, je le sais, beaucoup d'entre vous se posent la question « mais qu'est-ce que je fous sur cette planète ? » « Qu'est-ce que je fais sur cette planète qui est dans cet état de chaos ? » alors que chaque jour je regarde les news et j'apprends un nombre de faits que je n'imaginais pas possibles. Alors c'est bien entendu une réponse qui va être personnelle pour chacun et chacune, mais on peut émettre des hypothèses tous et tous ensemble, et c'est ce que je vous propose ce soir. Je vais demander à Carlos, en régie, de baisser un tout petit peu la musique, si c'est possible, de façon à ce que je puisse me concentrer pour vous partager différentes informations. Merci. Par rapport à ce sujet, j'ai eu envie de commencer à vous proposer un angle de vue qui concerne l'inconscient collectif. Pour ceux qui ont lu « Les hypersensibles spirituels », peut-être que vous vous souvenez qu'à un moment donné dans le livre, je souligne le fait que les hypersensibles, et notamment les hypersensibles spirituels, sont particulièrement sensibles à ce qui circule en termes d'informations dans l'inconscient collectif. Alors, pour les novices, je vais faire simple dans mon explication. Nous avons un conscient, nous avons un inconscient. Je fais super simple, super basique, histoire que vous puissiez me suivre, et puis ça fait un petit rafraîchissement pour les personnes qui ont l'habitude de suivre mon travail et mes transmissions. Donc, on a un conscient et nous avons un inconscient. Dans l'inconscient se trouve un certain nombre d'informations dont nous n'avons pas conscience. Ces informations vont influencer nos réactions, nos états émotionnels, nos comportements, parfois aussi notre vision du monde. Dans notre inconscient, il peut y avoir un certain nombre d'informations que nous refoulons, des choses que nous ne voulons pas voir de nous-mêmes, des choses qui sont en devenir et qui émergeront aussi probablement à un moment donné. Dans notre inconscient, il y a aussi tout un ensemble d'informations dont nous allons à un moment donné éventuellement prendre conscience. Donc, il y a une circulation ou non d'informations entre notre conscient et notre inconscient. Mais que nous soyons conscients ou pas de notre inconscient, notre inconscient nous influence. Nous sommes soumis à un certain nombre d'informations qui proviennent de notre inconscient. Et puis, il y a l'inconscient collectif qui est une proposition, une hypothèse, faite par Carl Gustav Jung, qui a été un de ceux, voire le premier, à parler d'un conscient collectif. Nous serions donc, selon lui, connectés à un inconscient collectif. Il y a un inconscient collectif familial, il y a un inconscient collectif global, il y a un inconscient collectif de nos villes, de nos pays, un inconscient collectif de nos continents et un inconscient collectif planétaire. Vous pouvez imaginer ça comme un champ de conscience, une grille d'informations, dans laquelle circulent des informations, des mémoires, des croyances, des mythes, tout un ensemble d'informations qui proviennent de l'histoire, de notre collectif, de notre culture. Il y a, comme dans notre inconscient individuel, de l'ombre et de la lumière. Il y a dans cet inconscient collectif un certain nombre d'informations qui vont nous influencer, tout comme notre inconscient a une incidence sur notre mode de penser, de ressentir, de vivre et d'interagir. Eh bien, l'inconscient collectif est un champ de conscience dont nous captons les informations sans le savoir, Et ce champ de conscience peut aussi nous influencer. Cet inconscient collectif, bien entendu, les personnes sensibles, notamment les hypersensibles spirituels comme je les appelle, eh bien, ils vont être particulièrement sensibles à cet inconscient collectif. Mais le seul problème, c'est que bien souvent, ils l'oublient. Et d'ailleurs, vous, cher lecteur, vous vous souvenez qu'à un moment donné, j'en parle dans mon livre et vous l'aviez oublié. Et là, en m'écoutant, vous vous dites « Mais oui, mais oui, mais oui, j'avais oublié ». Ce n'est pas seulement les informations télévisuelles sur les réseaux sociaux, ou que ce soit, ce ne sont pas seulement les news que je reçois qui m'affectent, ce sont les informations qui circulent dans notre inconscient collectif. Et donc ça, c'est très très important de le noter, et c'est la raison pour laquelle je voulais absolument démarrer cette soirée ensemble, avec cette notion d'inconscient collectif. vivre serein dans un monde menaçant est-il possible ? Ça nous allons voir si c'est vraiment possible ou non. En tout cas, il est difficile d'être serein dans un monde menaçant où le collectif a de plus en plus peur. Et donc, je pense que peur pourrait être le maître mot de cette soirée, le fil rouge côte à côte avec l'inconscient collectif. C'est-à-dire qu'en fait, des peurs émergent, des peurs circulent dans notre inconscient collectif, Et si, en fonction de notre histoire, en fonction de notre inconscient, notre transgénérationnel, en fonction de notre culture, en fonction d'un certain nombre de choses, nous allons être plus ou moins réceptifs à cette peur. Or, on le sait, quoi de plus facile à attraper, mis à part un virus de la grippe, c'est la peur. C'est l'une des émotions si ce n'est peut-être même l'émotion la plus contagieuse qui soit. Pourquoi elle est contagieuse ? Je pense que ça repose beaucoup au niveau du cerveau reptilien et de nos premières présences sur Terre, quand on était homme de Cro-Magnon et qu'on devait avoir un instinct surdéveloppé. pour savoir quoi faire, pour se défendre, pour se protéger, pour survivre. Et donc, si notre famille, notre clan a peur, nous devons le sentir et le savoir pour savoir quoi faire. Ça vient probablement de là. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, nous ne sommes plus hommes de comagnon, et nous sommes censés être un petit peu plus évolués, avoir un cortex, c'est-à-dire le cerveau pensant, qui est en capacité d'analyser les peurs rationnelles, les peurs irrationnelles, les peurs qui sont de l'ordre de la survie pour qu'on réagisse tout de suite là maintenant, ou bien, ou pas. Voilà. Donc « inconscient collectif » et « peur », c'était vraiment les trois mots que je tenais absolument à faire figurer dans cette introduction, parce que je trouve que ça nous permet de faire un pas de côté et de regarder ce qui se passe en soi quand nous sommes dans ce stress, cette anxiété, cette peur de l'avenir. Je voudrais aller un tout petit peu plus loin, parce que ce que je vais vous partager va pouvoir vous aider à comprendre un peu mieux ce qu'il se passe en vous. Et en comprenant ce qu'il se passe en vous, vous allez pouvoir agir avec vous-même et aussi probablement avec vos proches si vous le souhaitez. Je vais boire un petit peu. Oui Julie, il y a un replay. Si tu dois aller à un rendez-vous, tu pourras revenir et voir le replay. Et merci à Corinne pour ses commentaires. N'hésitez pas à commenter tout du long, j'aurai la possibilité de les voir et de répondre à des questions si vous m'en posez. Alors, j'avais envie de vous parler de la synchronie des cerveaux. C'est un phénomène qui est étudié en neurosciences sociales. Alors, pourquoi je voulais vous parler de ceci ? C'est que la synchronie, et attention, pas la synchronicité, pour ceux qui connaissent mes travaux sur les synchronicités, il s'agit là de la synchronie, c'est-à-dire qu'en fait, les cerveaux se synchronisent. En fait, quand vous êtes en train de discuter avec quelqu'un et que l'entente se fait plutôt bien, quand vous êtes en connexion sur la même longueur d'onde, vos cerveaux se synchronisent l'un et l'autre. Ça, c'est une des récentes découvertes qui a été faite grâce aux neurosciences et aux outils que nous avons aujourd'hui qui permettent d'évaluer le fonctionnement du cerveau. Je trouve ça absolument fabuleux parce que Nous les hypersensibles et nous les hyper-empathiques, nous avons la synchronie facile. C'est qu'en fait, nous avons plus que les autres, en tout cas toute personne empathique et hyper-empathique va avoir cette capacité, ce don de se synchroniser avec l'autre. Alors, aujourd'hui, on dit « synchronie des cerveaux », je pense qu'on pourra aller plus loin en émettant l'hypothèse qu'il y a une synchronie des consciences, puisque selon les récentes études, là aussi, on est en train de découvrir que la conscience ne demeure pas dans le cerveau. Ce n'est pas le sujet du jour, donc je ne vais pas développer ceci. Je pourrais le développer dans un autre live si vous le souhaitez, mais en tout cas, il y a une synchronie des cerveaux et probablement une synchronie des consciences quand nous sommes sur la même longueur d'onde. C'est un phénomène étudié en neurosciences sociales et ça rejoint tout à fait un certain nombre de choses. S'il y a synchronie de deux cerveaux quand ils sont sur la même longueur d'onde, il est donc possible d'envisager une synchronie des cerveaux collectif, ce qui rejoint absolument l'hypothèse, le concept de Carl Gustav Jung concernant l'inconscient collectif. Et donc, dans le climat dans lequel nous sommes aujourd'hui, national, international, mondial, Avec cette avalanche d'informations plus anxiogènes les unes que les autres, déjà il est normal d'avoir des inquiétudes, de l'anxiété, voire de la peur. C'est naturel, c'est humain, ne vous jugez pas de cela. Mais cette peur, elle est décuplée par votre connexion à l'inconscient collectif, c'est-à-dire la synchronie des cerveaux, votre capacité qu'a votre cerveau, à se synchroniser avec le cerveau des autres. Ce qui est génial, c'est qu'avec cette découverte qui m'emballe totalement, ça vient corroborer avec ce qu'une de mes enseignantes aimait à dire, et aime toujours, elle est toujours de ce monde, aime à dire et que j'ai repris aussi à mon compte, elle dit souvent « les inconscients communiquent ». C'est une thérapeute jungienne, vous vous doutez. J'ai toujours adhéré à cet angle de vue. Nous n'avions pas de preuves scientifiques, aujourd'hui nous avons des preuves scientifiques. Puisqu'il y a synchronie des consciences, en tout cas synchronie des cerveaux, il y a donc des inconscients qui communiquent. Nous avons la preuve scientifique que cela est réel. Et donc, si nos inconscients communiquent, notre propre inconscient et l'inconscient collectif et les inconscients collectifs communiquent entre eux, et donc il y a un certain nombre d'informations. inconsciente qui arrive jusqu'à vous, et comme vous êtes hyper-sensible, hyper-réceptif, hyper-empathique, vous recevez ces informations sans même le savoir, et ça vient alimenter un certain nombre d'émotions déjà présentes en vous. Si en plus de cela, il y a dans votre transgénérationnel des mémoires de conflits, de guerres, de génocides, de dictatures, de drames comme il y en a eu partout sur la planète, Quelles que soient nos origines, notre culture, nous avons dans notre transgénérationnel ce type de drame, d'événement, qui circule d'inconscient en inconscient, dans l'inconscient collectif familial. Et donc, ceci peut nous rendre davantage sensibilisés dans certaines situations comme celles que nous traversons aujourd'hui. Et alors, si en plus vous êtes hypersensibles et hypersensibles spirituels, c'est le cocktail d'étonnant. qui crée un inconfort majeur en ce moment. Ne vous en étonnez pas, mais le fait que je pose les mots, j'imagine que ça peut aussi vous réconforter. Christelle souligne, je pense, que c'est aussi énergétique. Bien entendu, bien entendu. Pour ceux et celles qui ont l'habitude de mon approche, vous savez que mon approche est particulièrement holistique. Et donc, c'est forcément énergétique, puisque dans les structures énergétiques circule un certain nombre d'informations. Les informations de l'inconscient circulent dans notre structure énergétique. Et quand je disais que la conscience ne se situe pas dans le cerveau, bien entendu, les études vont probablement venir à un moment donné nous confirmer que la conscience se trouve probablement dans nos structures énergétiques. Ce n'est pas le sujet du soir, je fais juste une parenthèse pour Christelle et les copains et les copines de Christelle qui se disent la même chose. Voilà, c'est juste une petite information supplémentaire. Donc, cette synchronie des cerveaux, vraiment c'est important que vous l'ayez en tête, parce que c'est quelque chose qui se produit de toute façon dès que vous êtes dans un environnement collectif, pas seulement lorsque vous êtes sur la même longueur d'onde avec les personnes. Dans l'inconscient collectif, il y a un certain nombre d'informations, comme je viens de le mentionner, et il y a aussi des archétypes. des archétypes qui sont des figures symboliques, qui sont particulièrement présentes dans certaines cultures, auxquelles parfois on se rattache. Et il y a aussi des patterns universels c'est-à-dire des modèles qui sont innés, et aussi des systèmes de reproduction de schémas, en fait. Tout comme nous, nous sommes dans des répétitions de comportements dus à des systèmes de croyances, et bien en fait, c'est le même système sur le plan collectif. C'est ça qui est très intéressant. C'est-à-dire que vous pouvez envisager le collectif comme une entité à part entière, qui fonctionnerait finalement de la même façon que nous, individuels. il y a un inconscient, il y a des schémas répétitifs, il y a des peurs inconscientes, il y a des visions du monde, il y a des croyances aidantes, il y a des croyances limitantes, il y a des ressources. Bref, il y a l'ombre et il y a la lumière. Donc ça, c'est dans notre champ collectif, et nous y sommes sensibles. Et donc, ça explique aussi la récurrence d'événements historiques, et en tout cas dans ce transgénérationnel, il y a aussi des mythes, des rituels, un certain nombre d'informations, qui en fait, c'est comme s'il y avait une infrastructure psychique commune, une infrastructure psychique commune, qui sous-tend en fait cette synchronisation inter-cerveau, et qui explique que nous sommes sensibles aux réactions du collectif, et cette grille, en fait, informationnelle, elle est constituée de toutes nos expériences collectives, transgénérationnelles, à travers le temps. Donc ça, c'est quelque chose d'important. Et j'imagine que vous vous posez la question, par exemple, « Ma lignée vient de telle et telle culture, de tel et tel pays, et je vis ici en France ». Eh bien en fait, vous avez l'inconscient collectif du pays dans lequel vous vivez, et vous avez aussi l'inconscient collectif de là d'où vous venez en fait, d'où viennent vos parents, vos grands-parents, etc. Donc, c'est le lieu dans lequel vous vivez, et c'est aussi la lignée de laquelle vous êtes issue. Tout ça va avoir une incidence sur la façon dont vous vivez un stress collectif. Parce qu'en fait, c'est ça dont il s'agit. On vit un stress collectif. Il y a ceux qui vont, face à ce stress, être pétris, sidérés, pétris de peur, sidérés parce qu'il y a des réactivations de trauma, trauma personnel, individuel ou transgénérationnel. Il y en a d'autres qui vont être dans le déni « ça n'existe pas, je fais l'autruche, je me mets la tête dans le sable ». En général, c'est soit l'un, soit l'autre. Je serais curieuse que vous me disiez dans quel camp vous vous situez, mais je pense que si vous êtes là ce soir, c'est que vous ne faites pas l'autruche et que justement vous vous posez ces questions. Alors, que faire ? J'en viens à ce que vous attendez bien entendu, j'imagine tout particulièrement. Il y a bien sûr une hygiène informationnelle à avoir, c'est-à-dire que par rapport aux news, je crois que c'est Corinne tout à l'heure qui disait qu'elle évite de maintenir une attention permanente sur les médias. Mais ce n'est pas toujours évident, c'est clair. Alors, si vous êtes comme Corinne, sachez que j'ai découvert un truc hyper intéressant. C'est qu'en fait, il est préférable de ne pas consulter les médias anxiogènes avant dix heures. du matin, parce qu'il y a un pic de cortisol matinal qui amplifie l'anxiété. En fait, au niveau de notre métabolisme, nous avons, avant dix heures, un pic léger, suivant ce qu'on traverse, ou fort, suivant ce qu'on traverse comme période de tranquillité ou de stress. Et donc, c'est là qu'on va être… Ça risque d'amplifier. Donc, en fait, essayez de repousser l'accès aux informations. Je sais bien que, bien souvent, on se lève, on prend un petit déjeuner, on regarde les news, on prend notre smartphone, on voit les pop-up, etc. Donc, vous pouvez aussi drainer le flux d'informations en sélectionnant l'arrivée des pop-up, en dé-sélectionnant les pop-up d'informations par exemple, en vous arrangeant pour que les informations arrivent moins fréquemment jusqu'à vous, ou en tout cas à certaines heures éventuellement, et en tout cas pas avant dix heures, ça c'est clair. C'est clair aussi qu'il faut sélectionner d'une façon assez stricte les sources d'informations. Il est dit qu'il est préférable de limiter à deux ou trois sources d'informations, parce qu'à un moment donné, sinon, vous allez être dans une forme d'addiction. Il y a une sorte de spirale. Plus vous avez accès aux informations stressantes, plus vous allez les chercher. C'est un truc paradoxal, je sais bien, mais c'est un système de survie qui s'active. Probablement, le siège est dans le cerveau reptilien, homme de Cro-Magnon, ce que je disais tout à l'heure. Voilà, donc ça c'est vraiment extrêmement important. N'hésitez pas à faire des temps de pause, de relaxation, de marche dans la forêt. D'avoir une conscience particulièrement aiguë sur votre respiration. Ça c'est une clé dans tous les domaines. Là on parle de ce domaine de stress collectif, mais votre respiration. Prenez le temps de respirer. Par exemple, là maintenant. On inspire. On expire. Vous voyez, ça fait un break là. On se pose. On atterrit. et on reprend le cours des choses. C'est rien, et ça peut être tout. C'est-à-dire qu'en fait, dès que vous avez une montée d'anxiété, votre respiration change. Dès que vous êtes contrarié, votre respiration change. Dès que vous êtes en mode survie sans le savoir, votre respiration change, etc. etc. Donc, votre respiration. Avec une accentuation sur l'expiration, comme je viens de le faire. Et le stress, vous imaginez qu'il s'échappe comme un petit nuage sombre, il surfe sur le souffle de votre respiration. Si vous faites ça régulièrement tous les jours, chaque fois que vous sentez un tout petit peu la tension monter, quel que soit le sujet, cela va devenir une une habitude qui va s'ancrer au fur et à mesure. En fait, ce que je vous propose là, c'est d'être davantage à l'écoute de votre corps. Et quand vous êtes à l'écoute de votre corps, vous revenez à votre espace central, votre espace personnel, votre univers intérieur. Et ça c'est une des clés qui peut vous permettre d'être beaucoup moins réceptif à la peur collective. De revenir à votre souffle, c'est revenir à la vie qui est en vous. Et revenir à la vie qui est en vous, c'est revenir à l'essence, l'essentiel. Ça c'est quelque chose d'important. N'hésitez pas à observer votre respiration. C'est fondamental. De vous ancrer dans la nature. Vous remarquez qu'en fait ces aspects-là, c'est revenir au vivant. Revenir au vivant, c'est revenir au sacré, c'est revenir à l'essentiel, c'est revenir aux belles choses du vivant. Et ça m'amène à une autre source que je propose parfois, que vous avez déjà entendue de ma part dans d'autres lives, la poésie. Alors vous allez me dire « la poésie dans ce monde-là, en ce moment, c'est ce qui peut sauver votre journée ». Parce que ce n'est pas parce que l'ombre gagne du terrain, ce n'est pas parce qu'il y a des événements qui nous menacent, ce n'est pas parce qu'il y a une culture de la peur, que la poésie disparaît, la beauté du vivant existe toujours, et vous, hypersensibles que vous êtes, la poésie, la subtilité, la délicatesse, la beauté, c'est vraiment ce qui vous ressource. Donc, moi, je vous propose de vous interroger et de noter, là, aujourd'hui, ce soir, de prendre votre petit carnet et de noter, pour moi, qu'est-ce qui est poétique dans mon quotidien ? Vous pouvez décrire par exemple, et on peut partager ceci, qu'est-ce qui est poétique pour moi dans mon existence ? Vous voyez, moi ce qui est poétique c'est cette libellule magnifique, iridescente, vibratoire juste derrière moi, ce sont ces fleurs que je porte, vous avez remarqué peut-être que j'aime apporter des vêtements où il y a des fleurs, parce qu'en fait ça me ramène au vivant, ça me rappelle la poésie, ça me reconnecte à des dimensions lumineuses. En effet Corinne, la poésie est indispensable, c'est ce qui nous permet de nous connecter selon moi au langage de notre âme. Et ça m'amène à partager avec vous, oui, la musique aussi. Je suis la première à le penser, bien entendu, parce que la musique est une de mes ressources fondamentales. N'hésitez pas à faire la liste des ressources fondamentales qui sont les veaux, des jonquilles au printemps, qui illuminent l'environnement, bien sûr Myriam, bien sûr. Cette période du printemps peut nous permettre de nous reconnecter encore et encore à la poésie en nous. Pour moi, c'est un acte de résistance, alors peut-être utopique au regard des canons, des drones, et des menaces nucléaires, mais s'il n'y a plus d'êtres qui poétisent, il n'y a plus d'êtres qui combattent l'ombre. Pour moi, la poésie c'est une façon d'honorer le vivant, de remettre le sacré au quotidien, et de lutter contre ce qui parfois, ces nuages sombres qui peuvent obscurcir notre ciel collectif. Les oiseaux qui chantent en plus, vous avez dû voir la couverture du journal Libé avant-hier sur le pouvoir thérapeutique du chant des oiseaux, j'en ai toujours été convaincue. La science nous le confirme. C'est poétique et c'est thérapeutique. Et pour nous, les hypersensibles spirituels, la poésie, c'est à la fois une arme de résistance et aussi une ressource pour notre survie psychique. Donc ça, c'est vraiment des atouts fondamentaux pour survivre, je dirais, psychiquement dans un monde tel que le nôtre. Et il y a un autre aspect qui est très important, c'est se réunir. Lorsque nous sommes vulnérables face à un collectif qui a peur, quand nous sommes dans un monde incertain, l'isolement n'est absolument pas une bonne chose. Il est indispensable de pouvoir se donner la possibilité de se réunir. Des études ont prouvé que le fait d'être dans des groupes de parole permet de décupler le sentiment de cohésion, de relation, d'écouter les autres, active bien entendu notre empathie, mais nous avons un terrain pour ça, mais aussi notre compassion, et aussi le fait de se sentir relié avec des personnes de sensibilité commune, ça a une force thérapeutique. que beaucoup sous-estiment. Ce n'est pas seulement être en groupe à faire la même chose, c'est vraiment faire ceci, se réunir en groupe régulièrement, dans des groupes de parole, permet vraiment de générer à l'intérieur de soi un certain nombre d'hormones, notamment une remontée de sérotonine, parce qu'on est en lien avec l'hormone du lien oxytocine qui s'active. Le sentiment d'être dans une collectivité, une communauté, ça donne un sentiment de sécurité, de se serrer les coudes face à un monde qui est impressionnant, Ça permet d'avoir des bulles de respiration, des espaces de partage où on va partager, poser des mots, tous nos mots sur nos mots, mais aussi partager des visions communes, avoir un échange, du soutien, bref la solidarité. C'est vraiment quelque chose qui est fondamental dans des périodes telles que nous les traversons. Pourquoi ? Parce que quand il y a la peur qui circule dans l'inconscient collectif, il y a de l'isolement. Les gens se replient sur eux-mêmes, se voient moins, par le peu, et se méfient de plus en plus des autres. Et donc, cet isolement, graduellement, va déjà affaiblir, concrètement, nous affaiblir, parce que si nous sommes isolés, nous sommes affaiblis. Nous avons le même fonctionnement, bien souvent, qu'une meute de loups. Et pour moi, les loups, c'est sacré, c'est au sens positif. Et de se retrouver ensemble permet psychologiquement de se sentir relié, soutenu, inclus, entouré, et aussi à son tour de pouvoir participer, d'être solidaire, de soutenir, d'être dans une forme de compassion, de partage. Ça fait du bien au cœur, à l'âme et au psychisme. Donc ça, ce sont vraiment des leviers indispensables à activer dans des périodes comme celles que nous traversons. C'est vraiment sur ce point-là que j'insisterai le plus, surtout pour les hypersensibles spirituels. Voilà. Depuis 2020 Christelle, tu sens qu'il y a encore plus d'isolement ? Absolument, je suis tout à fait d'accord. Je partageais ceci avec une personne la semaine dernière, et nous en arrivions à la même conclusion. Indéniablement, il y a eu une Un élan, en fait, à la sortie des derniers confinements, un élan où tout le monde a voyagé, s'est rencontré, etc. On voulait absolument tous être en présentiel, se voir, se voir, se voir. Et puis, c'est redescendu avec un isolement qui s'accentue au fur et à mesure de l'actualité internationale. Et je pense que nous avons été psychologiquement énormément fragilisés durant le Covid. J'en ai eu de 16 durant le Covid, de dire attention aux répercussions. Et je n'ai pas été la seule, tous mes confrères et consœurs l'ont dit. Attention, nous sommes en train d'être focus sur l'instant présent. Mais attention, il va y avoir des répercussions sur plusieurs années concernant ce qui nous arrive. Ce n'est pas anodin. il y a vraiment un trauma invisible. Et en fait, ce trauma invisible se fait vraiment sentir avec en effet cette difficulté à se déplacer pour être tous ensemble, un isolement de plus en plus fréquent, qui est accentué aussi par une technologie qui permet un accès à l'information immédiat, et où que l'on soit à travers le monde, donc ça nous permet d'être tous ensemble, moi j'adore, c'est vraiment formidable, mais en même temps, nous ne pouvons que constater qu'il est de plus en plus difficile de nous réunir dans nos quartiers, dans nos villes, voilà, et je pense que ça mérite vraiment qu'on y réfléchisse et que, pourquoi pas, on mette des choses en place, voilà, c'est pour ça que moi je maintiens les présentiels, autant que je peux, en fonction du nombre de participants qui se manifestent, mais il est vrai que notre mode de connexion a changé, et ce n'est pas bon pour notre équilibre moral et psychologique. Alors, est-ce que vous avez des questions ? Je vais lire vos commentaires. « Valérie, quand on est anxieux, stressé, comment ne pas se sentir un vilain petit canard dans un monde où il y a une tyrannie à la positivité qui culpabilise du coup la moindre pensée négative ? » Mais carrément, Valérie, merci pour cette question. Vraiment, vraiment. Je pense que je ne serai pas la seule à te dire merci, parce que je suis convaincue que 90% des personnes ici présentes, voire peut-être 100% des personnes ici présentes, ressentent la même chose que toi. Je pense que les réseaux sociaux, ils sont aussi pour quelque chose, puisque sur les réseaux sociaux, tout le monde est beau, tout le monde n'est pas beau, tout le monde n'est pas gentil, mais moi, tout ce qui m'arrive, c'est merveilleux. Vous voyez, on est un peu dans cet état d'esprit-là sur les réseaux sociaux, et c'est ce qui fait que ça peut aussi biaiser notre façon de nous présenter aux autres et de communiquer. Je pense que cet excès de positivisme, à tout crin, c'est aussi une façon d'être dans le déni du tournant que prend notre société. Je ne veux pas voir, je ne veux pas voir, je ne veux pas qu'on parle du négatif, alors je parle absolument du positif. Soyons heureux, soyons dans le bonheur, etc. Pensons positif, etc. Je pense que ça peut être aussi une des raisons. C'est moi qui te remercie, Valérie. Parce que c'est un sujet tellement important, ça pourrait faire l'objet d'un live entier. C'est OK, on est humain, et donc on ressent des trucs. Et les trucs, c'est des trucs cools et c'est des trucs moins cools, c'est des trucs qu'on était dit positifs et dit négatifs. Mais en fait, tout ce qu'on ressent, ce sont des sentiments, des sensations, des émotions d'être humain. C'est ok d'avoir les jours avec et les jours sans. Quand je dis ça, le jour sans, on n'est pas de bonne humeur, on ne pense pas positif, on a peur. Et c'est ok. C'est important de pouvoir assumer ce qu'on ressent, de pouvoir l'accueillir soi-même. Ce qu'il ne faut pas, bien sûr, quand je dis « il ne faut pas », c'est parce que ça ne vous fait pas du bien. On peut, mais ça ne vous fait pas du bien, c'est si on entretient sur du long terme un angle de vue toujours négatif, et si nos sentiments, nos émotions demeurent. Là, il faut vraiment faire quelque chose, parce que ça dit une souffrance, en fait. Ce n'est pas que ce n'est pas bien de les ressentir, c'est à ne pas ignorer, parce que ça dit quelque chose. En revanche, je trouve que c'est hyper important de partager ce qu'on ressent. Et quand je parlais de se réunir, je pense notamment au groupe de parole que j'anime depuis des années. Dans ces groupes de parole, pourquoi ça fait du bien aux personnes ? C'est parce que c'est des espaces où on peut poser au centre du groupe ce qu'on ressent. « Voilà, en ce moment j'ai peur de ceci, en ce moment j'ai mal à cause de cela, ceci m'a mis en colère », ou bien « je culpabilise », etc. De poser les mots, de partager, de mettre au centre d'un espace où il n'y a pas de jugement, ça c'est l'aspect thérapeutique des groupes de parole. c'est extrêmement important d'avoir des espaces où on peut exprimer qui on est, ce qu'on ressent, et ce que l'on vit à l'intérieur de soi, de pouvoir l'extérioriser, et être assuré qu'on ne va pas entendre quelqu'un qui nous dit « oh bah dis-donc, t'es pas très positif ». Il faut penser positif, c'est pas bien de penser négatif. Ça, ça suffit. Donc dans les groupes de parole, en tout cas moi, ceux que j'anime, il y a la place pour pouvoir exprimer ce qu'on ressent. Parce que ce que tu ressens Valérie et tout le monde ici, ce que tu ressens, Tu es libre de ressentir ce que tu ressens. Personne ne doit dire que c'est bien ou que c'est mal. Ce que tu ressens t'appartient. Tu es libre de ressentir ce que tu dois ressentir. Parce que ça exprime quelque chose d'important en toi, dans ton vécu du moment. Mais tout le monde n'est pas prêt à pouvoir recevoir une parole sincère, une parole authentique. Et donc, c'est pour ça qu'il faut choisir ses espaces et à qui on va pouvoir partager ce que l'on ressent. C'est hyper important. Corinne qui dit « ne pas oublier d'ouvrir son cœur malgré la peur », mais c'est tellement important, c'est quelque chose que je n'ai pas abordé là parce que je voulais vraiment parler de l'inconscient collectif et comment vous en protéger. Et ce n'était pas centré uniquement sur la peur, mais plutôt sur le collectif qui nous influence. Mais bien sûr, plus nous avons peur et plus nous fermons notre cœur et plus nous nous isolons. Bref, nous ne nous aidons pas en faisant ça. Donc, on peut avoir peur et continuer à avoir un cœur palpitant, un cœur généreux. C'est vraiment important de regarder la peur, c'est-à-dire de se dire « j'ai le droit d'avoir peur ». C'est normal d'avoir peur. Surtout si je viens d'une lignée, d'un collectif, d'un pays, d'une culture, d'une histoire. Surtout si j'ai des traumas également, parce que nos traumas individuels vont nous rendre plus sensibles aussi à un collectif qui a peur et à ce qui se passe en ce moment dans le monde. Si vous avez été victime d'agressions, si vos parents, vos grands-parents ont été victimes d'agressions, si vous, vous avez des traumas, vous avez une sensibilité accrue à ce qui se passe aujourd'hui. Les conflits, les guerres, les destructions, et bien, symboliquement, ça vous rappelle aussi des agressions que vous avez pu vivre, psychiques notamment, pas seulement physiques. Cela m'amène à répéter ce que je dis souvent, c'est hyper important d'apaiser, de guérir nos traumas, parce que c'est ce qui va nous permettre aussi de pouvoir faire face à un stress individuel ou collectif, à nous renforcer. Ça, c'est le travail individuel qui est indispensable de faire. Et bien entendu, nous réunir, comme on le fait là, ce soir, ou dans les groupes de parole que je peux animer régulièrement en ligne. C'est hyper important. Alors, j'avais fait un break sur les groupes de parole pour les femmes, mais j'en relance un, dont il y aura une première soirée à nouveau le 24 avril. Vous avez l'information sur mon site Internet, quand vous cliquez sur « Atelier et groupe de parole pour les femmes » ou bien sur « Atelier exceptionnel », vous pouvez voir annoncée cette soirée groupe de parole pour les femmes. Si ça vous plaît, ça peut être conductible. Donc, il y a des dates que j'ai proposées, je crois jusqu'à juillet. Voilà, donc c'est quelques séances ensemble. J'hésitais à maintenir ce groupe, mais vu l'actualité et le besoin du moment des hypersensibles, je pense que c'est important qu'on ait des espaces pour pouvoir partager de notre sensibilité, de notre spiritualité. Ce sont des groupes de parole, de soutien, donc je suis là pour apporter du lien pour aider à la parole, au partage ? Et est-ce que vous puissiez repartir aussi avec des réponses, des clés, des méditations, tout ce qui sera nécessaire pour le groupe à ce moment-là ? J'anime aussi du 3 au 9 août un présentiel en Ardèche « Hypersensibilité et émotions ». Ça va être vraiment une semaine en plein milieu de la nature, entre hypersensibles, pour pouvoir explorer nos dimensions d'hypersensibles. Je vais pouvoir vous accompagner pour activer des leviers essentiels pour que vous puissiez mieux vivre vos émotions. pour que vous puissiez vous sentir davantage en harmonie dans votre environnement et aussi, bien entendu, vous sentir davantage à votre place dans ce monde hyposensible. Et cela m'amène à une information importante que vous m'avez déjà entendue dire et partager. Tout ce que l'on voit en ce moment, ces menaces de conflit, de guerre, ce mot « guerre » qui a été maintes et maintes fois répété durant le Covid, « nous sommes en guerre, nous sommes en guerre », aujourd'hui, c'est encore répété, encore et encore et encore. Et nous, hypersensibles, humanistes, alors que nous aspirons à un monde de conscience, un monde de respect du vivant, un monde d'altérité, et bien c'est difficile pour nous de pouvoir vivre dans un monde tel que celui-ci. Ce qui peut aider, je le répète, c'est de se dire que nous ne sommes peut-être pas, à cette époque, par hasard, nous, tous, sensibles. Et il y a beaucoup, beaucoup de personnes qui sont pour le respect du vivant, pour le respect de la beauté. Sachez que vous pouvez agir à petite échelle auprès de votre voisin, de vos amis, d'une association. Faites votre part du mieux possible, avec le plus de sincérité possible. Ne désespérez pas du monde tel qu'il est, parce qu'il se passe plein de choses absolument formidables. également. Donc, ce qui est important, c'est de préserver vos bulles de poésie, vos bulles de bien-être, de privilégier des rencontres avec des personnes qui nourrissent votre cœur, qui nourrissent votre âme. C'est important de regarder, par exemple, une journée, vos habitudes. Quelles sont les habitudes qui entretiennent du bien-être, qui nourrissent des pensées, qui sont aidantes ? Quelles sont, en revanche, des petites actions de tous les jours, qui contaminent votre esprit, qui contaminent votre espace émotionnel ? quels sont-ils et pouvez-vous changer cela ? N'oubliez pas que vous avez le choix, toujours le choix, même si c'est aussi infinitésimal, que vous aimeriez que ce soit plus grand, plus large, et vous ne le pouvez pas, ce n'est pas grave. Tout changement, aussi petit qu'il soit, peut contribuer à un monde meilleur. N'oubliez pas cela, n'oubliez pas la connexion aussi avec les autres et je finirai par cette anecdote que j'ai vécue ce week-end ce week-end j'étais à Hambourg en Allemagne et il s'avère que les gens de Hambourg sont particulièrement gentils vous le savez peut-être, je voyage beaucoup et les voyages m'ont énormément appris sur qui nous sommes Et j'ai pu aussi comparer dans différentes villes, différents pays, comment sont les gens entre eux. Et durant ce week-end, j'étais émerveillée de voir comme les gens étaient gentils. Et c'est spécifique à cette ville de Hambourg. J'étais émerveillée, je me disais mais nous en France et surtout à Paris, c'est absolument pas du tout la même façon d'entrer en connexion. C'est davantage plus le cas dans le Sud par exemple. Ce que ça m'apprend en fait, c'est que nous avons toujours le choix de la façon dont nous entrons en contact avec l'autre. et nous pouvons repousser toujours un petit peu plus les frontières de nos auto-limitations dans nos connexions avec les autres. Je suis convaincue que la sincérité, l'authenticité, notre façon d'être gentil les uns avec les autres, ça laisse une trace dans le cœur de chacun, et ça rend meilleur les personnes que l'on croise. Et rien que ça, c'est une pierre que nous pouvons poser à l'édifice de notre présence sur Terre, à l'édifice de comment on prépare l'humanité de demain. Il y a bien entendu l'éducation de nos enfants, de nos petits-enfants, Mais il y a aussi à quel point nous ne nous autorisons pas à être généreux avec l'autre. Un sourire, un mot gentil, un accueil. C'est ce que ce week-end, je n'ai pas découvert parce que je connaissais déjà, mais il s'est passé une prise de conscience majeure Voyagez, allez voir si vous en avez la possibilité, les moyens. Juste prenez votre sac à dos, allez marcher, rencontrez des gens que vous n'avez jamais vus. Allez vers des inconnus et parfois vous allez être particulièrement surpris. Et quand vous rencontrez des êtres comme ça, qui sont dans cette générosité, cette pureté, gardez ceci comme un précieux trésor et portez attention à ceci. C'est important d'être au courant de ce qui se passe dans le monde, c'est important d'être au courant des informations, mais c'est important de ne pas alimenter avec nos pensées tout ceci. C'est important de donner de l'importance à ces précieux moments, un regard, un échange, une gentillesse, une bienveillance. des mots d'amitié, des mots d'amour, de la gratitude dire merci, complimenter, féliciter nous en avons tous besoin. Et suivant nos cultures, nous sommes très très pauvres en démonstration. Et dans d'autres cultures, c'est quelque chose de normal, et ça peut changer toute la donne de notre quotidien, de notre vécu, de notre équilibre psychique, de notre équilibre émotionnel. Et nous les hypersensibles, les tout-êtres sensibles, les tout-êtres humains, nous en avons tous besoin. Sauf que nous ne le savons plus, nous ne le savons pas, nous l'avons oublié, Et c'est hyper important de remettre la gentillesse, la bienveillance, la générosité, l'authenticité au goût du jour. C'est fondamental. C'est vraiment le message que j'avais envie de partager ce soir. Merci à vous tous pour votre présence. Merci pour vos mots. Offrir une fleur. Quand j'étais enfant, j'étais très gentille. « Plus j'étais gentille, plus j'ai été maltraitée ». Eh oui ! Et c'est pour ça qu'on arrête d'être gentille. Mais ça peut être aussi une résistance. C'est la peur d'être maltraitée qui nous fait éviter d'être gentille. « Je suis heureuse d'avoir réchauffé vos cœurs ». Merci aussi d'avoir réchauffé le mien. N'hésitez pas à m'adresser vos commentaires pour ceux qui verront cette émission en replay. N'hésitez pas à mettre en pratique tout ce que je vous ai conseillé. Et surtout, préservez vos environnements psychiques, émotionnels, vos environnements relationnels, votre maison, vos amis, vos lieux de vie. Changez de lieu de vie si ça ne vous convient pas. Osez ! Osez ! Je crois qu'avec ce qui se passe en ce moment, on peut se dire, après tout, qu'est-ce que j'ai à perdre ? J'ai plutôt tout à gagner. Osez, c'est le moment. Quand le monde bascule comme cela, en ce moment, comme nous sommes hyper challengés, osez réaliser vos rêves, on ne sait pas de quoi demain sera fait. Allez-y, osez, êtes-vous. Osez créer si vous avez envie de créer, osez déménager si vous avez envie de vivre au bord de la mer, allez-y. Si vous avez envie de vivre dans un chalet en montagne, allez-y. Si vous avez envie de changer de métier, allez-y. Faites juste attention à ne pas perdre votre équilibre, vos basiques. Mais très souvent, ce que j'ai remarqué chez les hypersensibles, c'est qu'il y a beaucoup plus de peur, de restrictions, de cogitation, de procrastination. Mais dans des moments comme ceux que nous traversons, c'est une invitation à vivre. Allez-y. Aimez. Allez dire à celui ou celle que vous aimez que vous l'aimez. Rejoignez un pays que vous aimez. Si vous aimez, encore une fois, l'océan, allez-y. Si vous rêvez de danser, apprenez à danser. Si vous rêvez de chanter, apprenez à chanter. Réalisez vos rêves. C'est maintenant ou jamais. Je pense que c'est ce que le monde est en train de nous dire. La vie est précieuse, elle passe vite, elle est fragile, et tant qu'on l'a, profitons-en. Alors je vous souhaite le meilleur. Un immense merci d'avoir été présent. Un immense merci pour les fidèles, les personnes qui sont au rendez-vous tous les mois. Je pense que notre prochain rendez-vous sera sur les synchronicités à l'occasion du coffret « Mon coffret des signes et des synchronicités » qui sort le 10 avril. Je vous donne toutes les informations très très bientôt. D'ici là, prenez bien soin de vous et n'oubliez pas de vous imaginer dans une jolie bulle iridescente qui vous protège des influences du collectif. et choisissez comme si vous aviez une télécommande de vous connecter aux dimensions positives de l'inconscient collectif, parce qu'il y en a aussi. La solidarité, le courage, la force, l'amour. Un grand merci et à très bientôt. C'est bon.
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