"Corps et Spiritualité"

Transcription d'un live YouTube (juin) animé par Karine avec Géraldine Prévost‑Gigant portant sur la place du corps dans la spiritualité et l'accompagnement. Géraldine raconte son parcours (danse, tango argentin, psychothérapie), décrit la conscience corporelle comme outil d'exploration intérieure et d'empathie, et annonce des actualités (ateliers en présentiel, nouvelle formation et livre à paraître). Le ton est pédagogique, intime et pratico‑spirituel.
Bienvenue, vous êtes en direct sur la chaîne YouTube de Géraldine Prévost-Gigant et j'ai la joie d'ouvrir cette soirée en la présence de Géraldine. Bonsoir Géraldine.
Bonsoir Karine.
Bonsoir à toutes et tous, bienvenue pour ce premier live, les lives de Géraldine, le tout premier. avec pour thématique, une thématique inspirante, comme le sont toujours les interventions de Géraldine, le corps et la spiritualité. Alors faites-nous un petit retour, si vous êtes bien avec nous, si vous nous entendez bien, si vous voyez bien Géraldine, si tout est bon pour vous au niveau des connexions, ce serait chouette pour nous d'avoir vos retours. Bienvenue. Comment vas-tu Géraldine ?
Comment je vais ? Comment je vais ? Comment je vais ? Je vais comme quelqu'un qui a eu son anniversaire en plein dans le démarrage des alignements de planètes. Pour ceux qui le savent, les planètes dans le ciel sont alignées depuis aux alentours du 30 avril et continuent d'être alignées pendant tout ce mois de juin. et je sens qu'en effet il y a comme une sorte de redémarrage, j'ai l'impression d'entamer un nouveau cycle et avec tout ce que ça comporte, de chapitres qui se clôment et de merveilleux chapitres qui sont en train de s'ouvrir avec tout ce qui aussi accompagne ce type de transformation. J'ai l'impression d'être sur les vagues d'un océan qui n'est pas houleux, mais c'est quand même pas une mer d'huile. Et j'aime bien, j'aime bien, j'aime bien. Je sens que la vie est là, mouvante, bien présente. Ça entraîne chez moi des grandes ouvertures de conscience, beaucoup de créativité, plein d'idées, des décisions. Voilà, donc je vais bien. Je vais bien. Je trouve que c'est savoureux de vivre ce type de période quand on est en conscience. Voilà.
Absolument. On est ravis en tout cas de te retrouver et merci de nous offrir cet espace, ce nouvel espace sur ta chaîne. Merci de nous accorder ce temps, de nous permettre d'accéder à tes transmissions. avec des clés essentielles, comme tu sais si bien nous les livrer. Et là, en l'occurrence, avec le corps qui fait partie intégrante, toi, de ta vie, avec lequel tu communiques de plusieurs façons, et tu vas nous en parler plus largement, puisque c'est témoigné aussi dans certains de tes ouvrages. Et puis, à l'occasion de ce premier live sur ta chaîne et de cette soirée, tu vas pouvoir aussi nous parler de ton actualité, qui s'annonce fort riche pour les semaines et mois à venir.
Tout à fait.
Merci à chacun, chacune pour vos retours sans image. On est tout bon, donc c'est parfait. Et donc tu nous expliquais effectivement Géraldine que le corps en lien avec la spiritualité c'est un fabuleux outil et tu vas nous en parler davantage.
Oui, j'avais envie ce soir de m'exprimer par rapport à la place du corps dans notre vie. Nous, aussi bien chercheurs, explorateurs de conscience, explorateurs de la connaissance de soi ou bien expérimentateur de spiritualité. J'avais envie de parler du corps parce que je trouve déjà que j'en parle pas aussi souvent d'une façon formelle. Le corps est cependant très présent dans ce que je peux transmettre, sur différents sujets, mais là j'avais envie vraiment de donner au corps le sujet, la place centrale pour cette soirée entre nous. Voilà, donc c'était important pour moi. En fait, le corps a toujours été très présent dans ma vie, depuis toujours. Ça a une conscience corporelle présente dès mon plus jeune âge, quand j'ai été éveillée aux mouvements corporels et à la danse moderne à l'âge de 5 ans. Je me revois comme si c'était hier et surtout je me ressens et je ressens les choses comme si c'était hier. alors que j'avais à peine cinq ans. Et voilà, ce sont des images et des sensations qui sont aussi fraîches que si je les avais vécues la veille. Donc en fait, le corps et la place du corps, ça a toujours été tellement naturel pour moi que je n'en ai pris conscience que tardivement. C'est-à-dire que la conscience corporelle a toujours été là, Mais c'est en fait la prise de conscience de cette conscience corporelle qui s'est faite après. Après un certain nombre d'expériences, après un certain nombre d'années. Et donc aujourd'hui je peux dire que le corps a toujours été présent. et dans ma vie personnelle au travers de ce que j'ai pu expérimenter dans la danse, mais aussi le corps très présent dans ma façon de pratiquer mes accompagnements en psychothérapie, notamment que ce soit en individuel ou en groupe. Et en fait cette conscience, elle a toujours été plus ou moins là, mais de poser des mots et de pouvoir en parler clairement, ce n'est que depuis quelques mois en fait que je peux le faire. J'ai toujours eu une réaction lorsque j'entendais des personnes en groupe de parole ou en individuel dire qu'en fait, ce qu'on faisait ensemble n'était que de l'ordre de la pensée et de la parole. Et donc dans ces moments-là, j'étais mais désespérée, oui oui oui à ce point là parce que je me disais mais mince mince mince mince mince il y a un truc que j'ai loupé dans ce que j'ai pu exprimer ou partager ce truc que j'ai loupé c'est que ces personnes ont loupé ça la place du corps, dans le travail qu'on fait ensemble. Et en fait, on a tellement dans notre société l'habitude de focusser sur l'importance de la pensée, le bien-penser, le bien-pensant aussi, mais on a aussi tellement l'habitude de focusser sur le bien parler et de trouver des mots justes qu'en fait on donne une importance surdimensionnée à la parole et on oublie qu'en fait en pensant de cette façon-là, on fragmente en fait la parole nous permet de communiquer, nous permet d'exprimer. Et spécifiquement dans les individuels ou dans le travail de groupe, la parole nous permet de transmettre aux thérapeutes ou aux groupes ce que nous sommes en tant que participants en train de vivre, ce que nous sommes en tant que patientes en train de vivre, Comment on arrive à transmettre les choses ? Ce n'est pas parce qu'on élabore uniquement une pensée compréhensible, ce n'est pas parce qu'on trouve des mots qui permettent à l'autre de comprendre ce qu'on vit, c'est d'abord parce qu'il y a eu tout un schwing blick totalement inconscient de notre ressenti et de ce qui se passe dans notre corps, aussi bien en termes de sensorialité, de sensation que d'émotion. Que l'on ressente ceci maintenant, que l'on l'ait ressenti il y a trois jours ou il y a vingt ans. Et donc ce qu'on va transmettre dans l'espace thérapeutique, c'est une expérience que nous avons faite ou que nous faisons qui passe par notre corporalité qui passe par notre sensorialité et ensuite on va y mettre des mots pour transmettre à l'autre pour raconter ce qui s'est passé pour dire ce qu'on a ressenti et aussi pour exprimer notre interprétation. Et c'est là que le patient peut parfois interpréter un vécu, interpréter des ressentis, les interpréter au travers du filtre de leur croyance et se retrouver finalement enfermé dans un lot de croyances, une vision du monde spécifique qui n'aide pas à aller plus loin. Mais on voit bien, tout mon propos est le suivant, c'est que finalement la parole, les mots arrivent en fin de course de tout un processus qui se passe dans l'ici et maintenant ou qui s'est passé ou qui va se passer peu importe finalement la notion de temps elle n'est plus très importante ce qui est important c'est qu'on va être amené à exprimer une expérience et cette expérience elle va être vécue dans notre corps qu'on le veuille ou non je dis bien qu'on le veuille ou non parce que le sujet du corps peut pour certaines personnes être un sujet sensible la peur de parler du corps la peur de ressentir dans le corps la peur de parler de ce qu'on ressent dans le corps la peur de parler de la souffrance que l'on a pu ou que l'on ressent dans le corps la peur de parler des émotions lourdes dans notre corps c'est ce qui fait que parfois des personnes vont cliver et il y aura le corps d'un côté et ce qui leur arrive de l'autre. Et vous allez me dire « mais c'est pas séparé ». Oui mais dans la tête on va cliver, on va mettre d'un côté le corps et mettre de l'autre côté l'expérience. Ce qui est en effet faux parce que l'expérience dans cette vie-là ne peut se faire qu'à travers le corps. En tout cas, le corps fait partie dans toute la chaîne de notre expérience, notre corps est finalement l'alpha et l'oméga, c'est-à-dire qu'une expérience va être vécue au travers de notre corps et va être revécue éventuellement au travers de notre corps, va être mémorisée et imprimée dans notre corps. Donc ça c'est quand on va exprimer les choses dans un espace thérapeutique, de groupe ou en individuel, c'est pas parce qu'il y a la parole officiellement qui est soi-disant la plus importante que le corps ne participe pas. C'est pas parce que là je me lève pas pour faire des mouvements, pour expliquer ce que je suis en train de dire que mon corps ne participe pas. Et c'est la même chose en fait en thérapie, en accompagnement individuel ou de groupe, les personnes pensent qu'en fait il y a une absence de corporalité parce qu'on n'est pas en train de bouger comme je suis en train de le faire là. Et pourtant, on ressent tellement de choses dans le corps. Voilà, donc ça c'est vraiment une chose très importante que j'avais envie d'exprimer ce soir. Et je voudrais aller un tout petit peu plus loin pour, à la fois pour les personnes qui consultent, mais aussi pour les personnes qui sont des personnes qui accompagnent. C'est que moi, ce que j'ai vraiment découvert et conscientisé ces dernières années, c'est à quel point, en tant qu'hypersensible spirituel, mon corps est un support dans mon accompagnement. qu'il y a bien entendu mon intuition, mais que mon intuition elle passe aussi par mon ressenti corporel. Je vais le dire autrement, je vais dire qu'en fait, ça je l'ai découvert en formant des personnes à l'accompagnement, c'est que je me suis aperçue au fur et à mesure des enseignements que je leur donnais et des questions qui m'étaient posées, je me suis rendue compte un jour, tout d'un coup j'ai pris conscience de quelque chose que je faisais et d'instinct, je me suis aperçue qu'en fait mon corps est comme une antenne, et que ce soit en présentiel ou comme là, ensemble, en soi-disant distanciel, je dis soi-disant parce que pour moi il n'y a pas de distance mais bon voilà, et donc je me suis aperçue que mon corps était une vraie antenne. et qu'en fait, bien sûr j'observe, bien sûr j'entends bien sûr je capte un grand nombre d'informations que je vois, que j'entends mais il y a aussi et il y a surtout je dirais mon corps qui vibre Et donc mon corps, il dit plein de choses. C'est plus ouvert, c'est plus fermé, c'est tendu, c'est détendu. Je peux sentir mes centres énergétiques ou pas. Je peux sentir un poids ici, une boule là, une détente. Et parfois, je me suis aperçue que je pouvais sentir en tant qu'hypér-empathique ce que sent l'autre. et comprendre en fait dans mon corps ce que la personne à ce moment-là de son expression est en train de sentir. Et donc, je suis allée vérifier, j'ai posé des questions pour valider en fait ce que j'étais en train de découvrir. Et c'est là que je me suis rendue compte qu'en tant qu'hyper sensible et hyper empathique, la place du corps est extrêmement importante dans notre accompagnement et qui peut être un support pour parfaire notre accueil de l'autre, pour parfaire notre compréhension de l'autre, voire même mon corps m'indique des choses qui n'ont pas été officiellement dites à ce moment-là. Mon corps me permet en fait d'avoir un coup d'avance sur ce qui se passe en consultation. Donc, on voit vraiment à quel point le corps est extrêmement présent et ça ramène je trouve finalement au sujet central qui est le nôtre à tous, c'est que nous sommes des êtres incarnés, nous sommes dans un monde incarné et.
Le.
Corps n'est pas seulement notre véhicule pour se déplacer mais il peut être aussi un support pour entrer en cohésion et en relation avec l'autre sans pour autant le toucher mais par nos capteurs, notre sensibilité et surtout notre conscience corporelle individuelle. Cette conscience corporelle permet d'avoir une présence à l'autre qui va aussi décupler cette capacité d'écoute, décupler cette capacité d'accueil et décupler cette capacité de compréhension, parce qu'il va y avoir des ressentis que nous allons avoir, que le mental ne peut pas nous donner, que la pensée ne peut pas nous transmettre, en tout cas pas avec ses subtilités. Voilà déjà ce que j'avais envie d'exprimer par rapport à l'importance du corps dans l'espace d'accompagnement individuel ou de groupe, que l'on soit accompagnant ou que l'on soit accompagné. Et du fait que, en tant qu'accompagnant, notre corps peut vraiment être notre allié. Et de toute façon, notre corps peut, de toute façon, au sens large, pour nous tous, être notre allié. Et suivant ce qu'on va traverser, ça ne va pas toujours être aussi simple et toujours être ce type de pensée que nous allons avoir, bien entendu. Mais dans le meilleur des cas, il peut être notre avis.
Est-ce que toi, selon toi, puisque tu es danseuse devant l'éternel, je ne divulgue pas là un grand secret, tu le dis maintenant largement, et puis on peut aussi le découvrir dans tes ouvrages, mais là on va laisser à ceux qui n'auraient pas encore lu la joie de découvrir. Est-ce que tu penses que le fait d'avoir la danse comme moyen d'expression du coup ce senti corporel, est-ce que ça appuie la conscience ? Est-ce que ça l'a développé selon toi ? Est-ce que ça peut se développer même si on ne danse pas ? Comment est-ce que tout ça peut se marier selon toi ?
Je pense qu'en effet ça peut se développer sans qu'on ait une approche de la danse Cependant, il y a des pratiques de danse qui nous permettent de développer cette conscience corporelle, notamment la danse moderne et bien entendu le tango argentin qui a été vraiment dans ma vie, il y a eu un avant et un après cette rencontre avec le tango argentin. Je pense que vraiment le tango argentin est arrivé au bon moment dans ma vie, à un moment où j'avais exploré différentes danses et où je n'ai trouvé plus mon compte. Compte, finalement, où je ne savais pas consciemment exactement ce que je cherchais, mais je cherchais quelque chose. Et quand j'ai rencontré le tango argentin, j'ai compris que je l'avais trouvé. Et en fait, le tango argentin, ça a été vraiment le pont qui a pu réunir mon amour de la musique, de la danse et de la dimension de connaissance de soi et d'accompagnement, donc du coup, de la relation. Ça a vraiment été Il y a vraiment des portes qui se sont ouvertes parce que j'étais mûre pour ça. Je suis arrivée vraiment à un moment de ma vie, à cet instant où j'avais une grande disponibilité pour vraiment faire les connexions que je devais faire en fait. Et dans le tango argentin, suivant les enseignements qu'on va avoir et les enseignants, on peut être amené à faire des petits exercices tout simples. J'en relate un ou deux dans « Écoute les signes que la vie t'envoie », mais il y en a plein d'autres. Et en fait, j'ai suivi beaucoup de cours avec des enseignants argentins sur différentes années. Ils ont chacun leurs méthodes, chacun leurs approches. Il y a des exercices qu'ils créent pour développer notre sens de la présence à soi, la conscience corporelle et la conscience de l'autre. C'est vraiment le triptyque extrêmement important. Il y en a d'autres, mais disons que c'est la base extrêmement importante dans la pratique du tango qui, pour moi, ça a été une vraie déflagration au sens positif du terme. Je parlais des alignements des planètes tout à l'heure, mais c'est comme si toutes mes planètes intérieures s'étaient alignées et que tout prenait sens. J'avais à ce moment-là, dans ces expériences de conscience corporelle, de conscience de ma posture, de moi dans l'espace, de comment évoluer dans l'espace, et de l'écoute de l'autre et du dialogue avec l'autre, j'avais là l'illustration de ce que j'avais perçu plus ou moins consciemment dans mon approche de l'accompagnement. Et c'est à ce moment-là, je pense, qu'il y a eu vraiment un step énorme de franchie par rapport à la conscience corporelle dans ma pratique d'accompagnante. Alors, c'est pas venu comme ça non plus comme un cheveu sur la soupe, c'est qu'il y avait eu plusieurs années auparavant des expériences et toutes les années qui ont suivi, des expérimentations en méditation active ou statique avec des ouvertures de conscience accompagnées de ressentis énergétiques très forts. qui ont préparé le terrain de cette conscience corporelle. Et je pense qu'en fait, le tango est arrivé au bon moment où j'étais mûre pour pouvoir donner du sens, poser des mots, conceptualiser ce ressenti profond. Et tout ça s'est marié d'une façon divine, je dirais. Et ensuite, il y a eu la phase qui a suivi, qui a été que tout ça a commencé à maturer en moi et où je me suis rendu compte que dans mon approche de l'accompagnement de l'autre, la conscience que j'avais développée dans ma pratique du tango, je la vivais dans mon accompagnement de thérapeute. cette écoute, ce positionnement, cet accompagnement en fait c'est une danse et donc il y a des passions qui arrivent avec leur chaos et qu'est-ce que je fais de ce chaos moi ? comme quand je rencontre un danseur qui danse d'une façon plutôt chaotique comment je reçois son mouvement et qu'est-ce que je lui réponds. Et le tango, c'est un dialogue en permanence comme ça, c'est-à-dire que le danseur nous envoie une information, une invitation. Est-ce qu'on reçoit ? Déjà, est-ce qu'on l'entend, premièrement ? Est-ce qu'on reçoit ? Et qu'est-ce qu'on en fait ? Et bien, dans l'accompagnement thérapeutique, je me suis aperçue que c'était la même chose. C'est-à-dire, comment j'écoute ? Encore et encore, comment je reçois ? Et de ce mouvement énergétique en fait, on transpose le mouvement corporel à un mouvement énergétique, bien que de toute façon dans la danse le mouvement est corporel et énergétique, et dans le tango la place du mouvement énergétique est très présente, mais donc on le retrouve dans l'accompagnement thérapeutique, et que ce soit en groupe ou en individuel, cette énergie qui m'arrive, j'en fais quoi ? Pourquoi ? Pour mon patient ? Pour ma patiente ? Est-ce que ça va la servir, la desservir ? Est-ce que ça va servir ou desservir notre relation thérapeutique ? Et c'est là que j'ai commencé à comprendre qu'il y avait un pont, que le corps en fait est un pont entre notre vécu matériel, quotidien, pragmatique, notre vécu intérieur spirituel et notre conscience. C'est-à-dire qu'en fait, plus je suis consciente d'un certain nombre de subtilités, plus je vais avoir des ressentis qui vont se manifester, et ces ressentis vont être des enseignements qui, finalement, vont me donner encore plus de conscience. Alors, vous me direz « Oui, d'accord, mais moi, dans ma vie de tous les jours, j'en fais quoi de tout ce truc ? » Eh ben, je te répondrais déjà « Est-ce que tu écoutes ton corps ? » est-ce que tu écoutes ton corps, toi tout seul avec toi le matin au démarrage de ta journée et au cours de ta vie de tous les jours est-ce que tu écoutes ton corps ? C'est quoi écouter mon corps ? Alors je t'explique. Est-ce que tu as conscience de ta respiration ? Est-ce que tu t'aperçois que tu respires pas, que tu respires peu, que tu respires en avec le haut du corps ou avec le bas du corps, par exemple. Ça, c'est une première porte d'entrée très facile à utiliser, c'est de se dire « tiens, est-ce que je respire ? Et je respire comment ? Est-ce que je respire profondément ? Est-ce que je respire vite ? » Ça veut dire qu'il y a du stress, de la tension. « Est-ce que je respire en profondeur ? » Ça veut dire que déjà t'es plus calme. et de pas changer la respiration, de prendre ça comme une information. On est tellement dans le faire, vouloir agir, etc., qu'on est déjà à peine en train de prendre conscience qu'on n'a pas respiré, qu'on a respiré vachement trop en superficialité, qu'on a respiré trop en profondeur, qu'on est déjà en train de se dire « arrête, il faut que tu respires différemment ». Non. On observe. On écoute. Et c'est tout. Et t'interprètes pas. Juste écoute. Ou bien est-ce qu'il y a des tensions dans le corps ? Est-ce que t'as la boule dans la gorge ? Est-ce que t'as le poids sur la poitrine ? Est-ce que t'as un poids à l'estomac ? Est-ce que t'as des épaules qui sont relevées ? Est-ce que c'est plutôt détendu ? Voilà, ça, de s'entraîner à ça, c'est tout bête et pourtant on va s'apercevoir que nos ressentis physiques sont en cohésion, en cohérence, en association avec notre état émotionnel, nos états de pensée et notre environnement. Et la troisième étape, et là ça commence à être super intéressant, c'est d'être à l'écoute de ton corps quand tu es en interaction avec quelqu'un. et de regarder ce qui se passe dans ton corps, sans jugement, sans interprétation, et de remarquer qu'avec certaines personnes, ton ressenti corporel, il va être comme-ci et comme-ça, et avec telle autre personne, ton ressenti corporel, il va être comme-ci et comme-ça. Pour deux raisons. Si t'es hyper-sensible, hyper-empathique, c'est parce que tu absorbes ce qui se passe chez l'autre et que tu le sens. Ou bien c'est parce que l'autre, par sa présence, crée ou réveille chez toi un certain nombre de choses. Et c'est là que, comment on sait faire la différence, c'est justement le travail sur soi qui nous permet de découvrir petit à petit, et d'apprendre, et de parfaire cette lecture et ce décodage. Et en fait, c'est un support très intéressant parce que ça va nous donner beaucoup d'infos qu'on n'aurait pas écoutées forcément. les tensions qu'on va avoir dans telle circonstance ou avec telle personne, c'est intéressant d'aller regarder pourquoi il y a ces tensions. Ou au contraire, cette détente qu'on va avoir avec telle personne, c'est intéressant d'aller regarder et de voir ce qu'elle nous dit. De la même façon que dans un environnement, que d'être à l'écoute de son corps en forêt, c'est tout de suite beaucoup plus facile parce que la forêt nous ramène à nous. par écho, avec ses alignements, ses énergies. La vérité de la nature, en fait, nous ramène à notre vérité à nous. Et quand on nous met dans un autre environnement, on ne va plus écouter notre corps parce qu'on va être à l'extérieur. On va, d'une certaine façon, être beaucoup plus à l'extérieur qu'à l'intérieur de soi en termes de conscience. Et ça, c'est intéressant à observer et de se dire « Attends, tiens, si je rééquilibrais les choses et si j'étais à nouveau connectée à mon corps dans cet environnement, qu'est-ce qui se passe ? Et en fait, il y a un max d'informations super passionnantes qui va nous donner beaucoup d'informations sur nous et la connaissance de soi, c'est ça aussi. c'est cette conscience. Et je ne parle pas aussi de tout ce qu'on va vivre spirituellement à travers le corps, parce que souvent, on met la spiritualité désincarnée. En tout cas, moi, ce que je peux dire, c'est que ma spiritualité n'est pas désincarnée. J'ai des expériences désincarnées, bien sûr, mais il y a beaucoup, beaucoup de porte d'éveil que j'ai pu vivre, où mon corps avait vraiment été participatif puisque j'étais, via mon corps, connectée à l'environnement, connectée aux énergies qui me traversaient, en communion avec les lieux en question, et c'est à ce moment-là Là aussi, quand tout s'aligne, des portes intérieures s'ouvrent et elles sont vraiment à l'intérieur de notre être. Ce n'est pas uniquement éterré et désincarné. Et je pense qu'aujourd'hui, avec ce que nous traversons, comme grand changement de conscience collectif, c'est très important d'être connecté à notre corps parce que nous sommes connectés à la Terre simultanément. C'est-à-dire que si je ne suis pas dans ma conscience corporelle, je ne suis pas véritablement dans ma conscience planétaire en fait. nous sommes comme des arbres et donc la conscience que je vais avoir de mon corps, comment j'habite mon corps, comment je suis avec lui en ami ou en ennemi, comment je le considère et comment je comprends que c'est un un espace sacré où circule un grand nombre d'informations, ça dit aussi beaucoup de ma relation avec la planète Terre et de la conscience que je peux avoir du vivant. Et donc, c'est en ça qu'en ce moment, on est vraiment en train d'avoir des prises de conscience. Avec tout ce qui nous arrive, c'est quand même la moindre des choses qu'on commence à s'interroger. Et donc, la place du corps est excessivement importante. Je serais même tentée de pousser le bouchon un petit peu plus loin en disant que cette méga-pandémie nous a ramené forcément à notre corps. Elle nous a ramené à la vie, la mort, à l'incohérence de nos vies dans nos contrées, mais elle nous a aussi beaucoup, beaucoup ramené à notre corps.
Justement, c'est la question que j'avais envie de te poser par rapport à ce que tu exprimes dans « Les hypersensibles spirituels, ces intuitifs au cœur d'or », ton dernier ouvrage, où tu parles de cette humanité qui contribue à l'émergence de nouvelles consciences, cette notion du corps dont tu parles, avec cette présence au corps, est-ce que selon toi ça fait partie intégrante et c'est essentiel que ce soit un des outils, voire l'outil principal pour justement incarner cette humanité émergente, consciente ?
D'une part parce qu'on ne peut pas être sensible au vivant sans être sensible à notre corps vivant et le reconnaître au-delà d'une dimension purement et uniquement matérielle. Je pense que c'est ça qui est très C'est peut-être ça qui nous est demandé en ce moment, c'est de prendre conscience que c'est pas parce que notre corps est un corps de chair, un corps matériel, qu'il n'est que ça. Et ça renvoie à tous les enseignements d'autres cultures, notamment le yoga, avec la présence des circuits énergétiques, du prana, ou même dans la médecine chinoise avec le chi, les méridiens. On voit bien que chez ces anciennes civilisations, ces traditions qui remontent à la nuit des temps, on voit bien que ce corps n'est pas qu'un corps de matière, mais que c'est un corps d'énergie, et les ouvertures de conscience passent par ce corps. puisqu'on sait qu'il y a les circuits énergétiques et les chakras, et les chakras ne sont pas qu'un carrefour d'énergie, les chakras sont un carrefour aussi d'énergie et de conscience. Là aussi, avec notre esprit de nos contrées, on sépare aussi beaucoup les choses, on oublie que cette structure énergétique qui est la nôtre, cette énergie qui circule dans notre corps, elle est pleine d'informations, de mémoire et de conscience. Et donc notre conscience, elle circule aussi à ce niveau-là. Et quand tu me poses la question, et notamment par rapport aux hypersensibles spirituels, je ne peux que penser, ça me ramène immédiatement à ça en fait, qui est l'ouverture du cœur, qui est cet espace du cœur que l'on sait être très présents chez les hypersensibles, puisqu'ils sont très généreux, ouverts, sensibles, affectifs. Donc la région du cœur, pour eux, est une région d'autant plus sensible. Et je pense aussi qu'il montre que l'humain va évoluer en ouvrant peu à peu les portes de son cœur. Et elles sont vraiment aussi au niveau du corps. C'est pas seulement à être généreux le concept de la générosité. C'est vraiment sentir dans son corps la générosité. C'est vraiment sentir dans son corps l'amour. On parle beaucoup d'amour dans certaines religions ou dans la spiritualité. Et ça peut être pour certaines personnes des concepts. « Ah, il faut sentir l'amour », mais on ne le sent pas. Et donc, en fait, quand on commence à être dans cette réconciliation avec le corps, on comprend qu'il y a des portes qui peuvent s'ouvrir à l'intérieur de soi, qu'il peut y avoir des ressentis qui commencent à pointer le bout de son nez, et que ces ressentis peuvent être des supports de méditation, des supports de conscience. Et moi, c'est vraiment ce que j'ai découvert quand j'ai découvert qu'en fait mon corps pouvait être mon support de méditation, et non pas celui que je ne dois plus sentir par la méditation. Et là c'est vraiment un équilibre super subtil, c'est-à-dire qu'en effet le calme mental et le calme corporel de la méditation statique amène à ne plus sentir notre corps mais pas totalement, c'est-à-dire nous amène à ne plus sentir notre corps dans ses ressentis de la vie de tous les jours mais on se met à soudain sentir d'autres choses. et ça passe par le corps. Et ça peut être des ressentis d'énergie, ça peut être des ressentis d'émotion, ça peut être des ressentis d'allégresse, de grâce, ça peut être des ressentis très spirituels qui passent par le corps et pas uniquement hors le corps. Et c'est vraiment, je trouve, magnifique parce que c'est là que prend sens la notion de sacré, Le corps est sacré dans ce sens-là, c'est-à-dire qu'on peut être avec son corps, un corps qui fonctionne très bien avec sa mécanique, son corps, son cœur, le sang qui circule, la respiration, toute cette machinerie hyper sophistiquée. Et ne pas oublier qu'en fait, c'est bien plus que toute cette machinerie hyper sophistiquée. Il y a aussi des énergies qui circulent, des portes qui s'ouvrent ou se ferment, une conscience qui circule. En fait, C'est pareil que par rapport au cerveau où on sait que on sait très peu d'un grand nombre de parties de notre cerveau. Il y a un grand nombre de parties de notre cerveau, on ne sait pas à quoi ça sert. La science n'a pas encore avancé suffisamment pour connaître tout de notre cerveau et savoir à quoi ça correspond. Il y a des parties de notre cerveau, on ne sait pas à quoi ça sert. Je serais tentée de dire que par rapport au corps, on connaît techniquement exactement comment il fonctionne, mais en fait, il y a tout un pan que nous avons à explorer, et je pense que c'est très intime et très personnel, de ressentis énergétiques, de ressentis corporels, de quand notre conscience commence à s'éveiller, et où soudain, nos ressentis s'affinent, notre sensorialité se met à s'activer encore plus, où on sent les choses avec force, intensité. Et donc moi, j'ai comme support la nature, j'ai comme support la danse avec la musique, ou bien quand je nage aussi, mais ça peut être aussi pour d'autres personnes, d'autres activités qui créent un éveil de conscience et qui les amènent à sentir. une connexion particulière avec quelqu'un, une connexion particulière avec la musique, avec l'espace, avec l'environnement. Voilà, c'est ce que les états modifiés de conscience nous permettent de connaître quand on passe par exemple par des cérémonies chamaniques ou par des états d'hypnose. En fait, ça nous aide à avoir des expérimentations non ordinaires de conscience et donc du coup des vécus intérieurs également dans notre corps, qui sont non ordinaires. Ce qui est important, c'est de les ramener ensuite dans notre vie ordinaire, et de créer ce pont, et de laisser la porte entre-ouverte. Et là, notre interaction avec nous-mêmes, et avec les autres, et avec le monde change, et devient beaucoup plus simple, ou en tout cas avec beaucoup plus de sens.
Et est-ce qu'un même ressenti chez une personne aurait, selon toi, la même signification chez une autre personne ou est-ce que parce que tu auras employé le mot intime tout à l'heure ? Et du coup, je me disais, est-ce que, puisque chacun de nos corps sont différents, est-ce qu'ils ont chacun leur propre langage et leurs propres signaux, entre guillemets ? Est-ce qu'on peut interpréter chacun pour soi son propre langage ? Ou est-ce qu'il y a des grandes lignes ?
Je pense qu'il y a des grandes lignes parce que, par exemple, si on suit la grille de lecture du yoga avec les ouvertures énergétiques qui peuvent se produire lors de certains éveils, on sait que les témoignages sont souvent majoritairement les mêmes par rapport à la description de ressenti que les gens vont avoir. Ce qui va différencier, ça va être éventuellement les freins, les charges émotionnelles, les blocages mentaux, émotionnels, psychiques, qui pourront entraver le cheminement ou le complexifier, voire rendre l'expérience beaucoup plus compliquée ou pas agréable. C'est ça qui va différer. Ce qui peut aussi différer, ça va être le langage qu'on va employer. C'est-à-dire qu'on ne va pas forcément décrire de la même façon ce que pourtant deux personnes vont vivre de la même façon. Ça va dépendre aussi de notre culture, de l'imprégnation de notre culture, de notre environnement, de notre éducation. On va faire des associations qui ne seront pas forcément les mêmes. Moi, mon intime conviction, c'est qu'en fait, nous arrivons sur Terre dotée donc de ce corps de chair, et qu'ensuite, au fur et à mesure d'un processus d'éveil de conscience, de connaissance de soi, psychique voire spirituel, associé à des expérimentations du yoga, de la méditation, de la psychothérapie, de l'hypnose, du chamanisme, ce qu'on veut, il va y avoir des portes qui vont s'ouvrir. Et qu'en fait, moi je suis convaincue que le challenge qui est le nôtre, qui est celui de l'humain sur Terre aujourd'hui, c'est de découvrir qu'il y a des choses qui sommeillent en lui. On le sait par rapport à la clairvoyance, à la médiumnité, à des phénomènes de ce genre, mais on oublie aussi que, finalement, corporellement, énergétiquement, il y a des choses qui peuvent se produire au fur et à mesure de notre ouverture. Et donc intérieurement, énergétiquement, ça s'ouvre à l'intérieur de soi. Et c'est comme ça que, au bout d'un certain temps, parfois d'un long temps, des personnes expérimentent une ouverture du cœur. Ou bien ça peut être spontané, parce qu'ils sont dans une cathédrale, dans un temple, dans le désert, qu'il y a une communion et une communication avec le tout. qu'à ce moment-là, il y a de l'espace à l'intérieur de soi, il n'y a pas de mental, il n'y a pas de charge émotionnelle, il n'y a pas d'encombrement. Tout s'aligne et il y a quelque chose qui s'ouvre. Et soudain, la personne peut sentir l'amour. un amour inconditionnel où la personne peut sentir qu'elle fait un avec le tout. Je dis c'est fameux parce que certains textes décrivent où certaines personnes ont pu poser des mots sur ces expériences-là. Et donc, on voit bien qu'un certain nombre de personnes ont déjà expérimenté ces expériences-là. Et c'est ce qui, moi, me fait vraiment dire que nous sommes endormis et nous ne demandons qu'à nous réveiller et qu'en fait, à l'intérieur de soi, il y a plein de petites lumières qui peuvent s'ouvrir, des portes qui peuvent s'ouvrir, des courants d'énergie qui peuvent circuler. C'est comme si on était endormi et puis qu'à un moment donné, quelque chose se réveille et on se met à s'habiter soi-même. Et en fait, quand ça se produit, c'est là qu'on s'aperçoit qu'avant, on était endormi, et qu'on croyait qu'on était réveillé. Donc, ça veut dire qu'en fait, on est en constant éveil permanent. Ce qui est important, surtout, et sachez le dire, c'est que ce qui est super important, c'est de ne pas vouloir se réveiller, mais c'est de suivre notre processus. notre processus de libération au niveau psychothérapeutique, mais notre processus aussi de conscientisation. Et si on est dans une démarche de spiritualité, de suivre le processus. J'entends tellement de personnes qui confondent, qui mettent plein de trucs dans le mot spiritualité. En fait, la spiritualité, pour moi, je ne sais pas si c'est ça, mais pour moi, la spiritualité, c'est un chemin de sagesse. C'est comment est-ce que je peux être un peu moins stupide chaque jour, un peu moins conne, un peu moins brutes de décofrage chaque jour donc je m'excuse après mon entourage si certains jours c'est catastrophique je ne suis qu'humaine je suis là pour expérimenter et je tente de faire de mon mieux donc il y a des grands jours où je suis très inspirée où là vraiment c'est waouh et il y a des jours où je suis à Et c'est épouvantable. Pourquoi je dis ça ? C'est parce qu'en fait j'ai envie de dédramatiser cette pression que j'entends, que je sens que les personnes se mettent par rapport à leurs évolutions spirituelles. Le plus important c'est qu'on trouve la paix en nous, qu'on soit le plus sage possible, qu'on ouvre ces fameuses portes lumineuses, et de ne pas chercher à se réveiller, parce que de toute façon à partir du moment où on a enclenché le processus, A partir du moment où on est sur notre bicyclette, on a donné les premiers coups de pédale, finalement, il n'y a qu'à suivre le mouvement. Le plus important, c'est de suivre le mouvement. Ce n'est pas toujours si facile. Et c'est plus suivre le mouvement qui est important que de vouloir absolument pédaler. Parce que finalement, c'est ce que je remarque. On est dans une telle société de consommation que la spiritualité est devenue aussi quelque chose de cet ordre-là. Il faut du résultat, quoi. Alors, je pédale pour être super spirituelle et tout. Oh là là ! Ah, mon ego ! Poum poum ! Ah, mon âme ! Ah ah ! Et à un moment donné, c'est « Hey ! On se calme. On est là pour apprendre. On est là pour expérimenter. On fait du mieux qu'on peut. On se calme. on revient au corps, on revient à l'instant présent, et on suit le mouvement, ça va le faire, on a confiance dans son processus. Cool. J'ai le bonheur de t'entendre. Merci. Ça fait toujours du bien.
Parce que c'est des clés essentielles que tu nous livres là, à travers l'humour, à travers le détachement aussi du sérieux, du chemin qu'on pourrait s'infliger pour...
Pour atteindre le nirvana.
Du coup, tu nous ramènes à chacun notre chemin, quoi, tranquille.
C'est important, tellement important.
Et du coup Géraldine dans la continuité du mouvement justement que tu vis à travers la danse et au quotidien et qui fait partie de ta vie du coup tu as eu envie de l'intégrer dans un rendez-vous en présentiel que tu proposes là dans quelques jours dans une.
C'est une envie que j'avais déjà eue avant la pandémie. notamment à la sortie de « Écoute les signes que la vie t'envoie », en fait, je me suis aperçue que j'avais encore tellement à partager, à dire, et que c'était un partage que là, en revanche, je pouvais un peu plus difficilement faire par écrit et par les livres, et plus facilement en présentiel. Et puis donc, il y a la pandémie qui nous est tombée dessus, voilà. Et donc, je suis passée à autre chose. Et en fait, pas tant que ça, parce que c'était bien présent. Et puis, la reprise de ma pratique du tango, un enchaînement de circonstances, de synchronicité. C'était une évidence pour moi, je ne pouvais pas finir cette saison sans avoir fait un atelier en donnant la place au corps, à la danse, au mouvement, à la connaissance de soi. me sont venus en tête des exercices que je pourrais proposer, des musiques, et j'ai senti à quel point j'en avais envie. Et je me suis dit, je vais proposer et puis je vais voir l'écho que ça a, et ça a visiblement un bel écho. Alors, d'autant plus qu'on sort de ces périodes de confinement, déconfinement, confinement, on ne sait pas où on va, que va être demain, on est ensemble mais on ne sait pas trop si ça va durer, machin, truc bidule. Donc, du coup, ça donne encore plus, je trouve, un sentiment de fête. En tout cas, moi, ça me rend très très joyeuse l'idée de partager une journée et demie avec un groupe de femmes où on va. Bien sûr, il y aura des temps de parole, mais on a vu ensemble tout à l'heure que ce ne sont pas que des temps que de parole, mais que le corps est bien présent. Il y aura aussi des expériences à vivre en termes de développement de la conscience corporelle, de connaissance de soi, d'entrer en relation avec soi, avec l'espace. avec l'autre, j'ai envie de faire expérimenter des choses et ça sera différent pour chacune des personnes que je vais accompagner et aussi pouvoir transmettre à chacune un accompagnement qui soit aussi adapté en fonction de leur personnalité et aussi de là où elles en sont à ce moment-là, de bénéficier aussi des belles énergies qui tournent autour du 21 juin, où là vraiment c'est culminant, et de finir notre saison scolaire en beauté de cette façon-là, ça me paraissait une évidence. C'était pour moi une évidence que de proposer un rendez-vous où on se réconcilie avec notre corps, on sent à quel point nous sommes des antennes et où ça circule entre ciel et la terre, entre nous et les autres. d'être dans cette conscience fine permet aussi de trouver des espaces de sécurité à l'intérieur. Moi, ça m'a beaucoup beaucoup aidée, ces explorations, à trouver des espaces de sécurité et à me rencontrer en fait, sans le mental, à me sentir. Et ensuite, ce qui est super passionnant, c'est en fait de rester en connexion avec soi comme ça, et d'entrer en relation avec l'autre, et d'apprendre en fait à garder contact à la fois avec son propre ressenti interne et avec l'autre. Et je trouve que finalement, ça symbolise tout l'équilibre relationnel qu'idéalement nous devrions avoir, c'est avoir cet état de conscience où on est autant connecté à soi qu'on est connecté à l'autre, et aussi à la relation finalement.
Ça changerait l'harmonie du monde, ça, si on pouvait avoir ne serait-ce qu'un soupçon plus de conscience à cet endroit-là.
Oui, parce qu'il n'y a plus de place pour le dominant-dominé à ce moment-là. Pour le rapport de force, il y a de l'altérité puisque chacun a son espace, chacun a sa place, chacun a la note, sa propre note à apporter à l'autre. Donc, il n'y a plus à se raconter l'histoire qu'il n'y a pas de place pour tout le monde, qu'il faut forcément zigouiller l'autre pour avoir de la place. Enfin, voilà, c'est bien archaïque, finalement, tout ça. Et c'est vrai que plus les humains auront conscience et plus ça va... Il ne faut pas oublier qu'on peut chaque jour diffuser un petit peu plus de lumière. Ce n'est pas parce qu'on ne voit pas le résultat que rien ne se passe. C'est important. En tout cas, j'avais envie de permettre aux personnes qui auraient envie de passer une journée et demie avec moi, de leur offrir la possibilité de vivre un bon moment ensemble, de pouvoir leur transmettre mes inspirations en fonction du moment et des énergies qui vont circuler, de leur permettre aussi d'avancer dans leur connaissance d'elles-mêmes, d'expérimenter, d'aller vers un peu plus de conscience de soi, des autres, et puis de connexion aussi avec des instants de paix intérieure, à entretenir ensuite dans son cœur pour la suite.
Et oui, l'opportunité de te rencontrer aussi fait que c'est vécu, quoi. Ce sera vécu, donc ce sera vécu par le corps, dans le corps, intégré, par la vibration, même au-delà des exercices, le fait d'être en présence, même si effectivement il y a d'autres moyens de transmettre, comme tu le fais dans ta pratique quotidienne, mais c'est quand même... Il y a une... la chair quoi, la chair qui parle, qui vit, qui s'exprime. Donc c'est quand même une belle opportunité que tu proposes là. Merci d'offrir cet espace-là aussi à l'approche effectivement du solstice. Bientôt, bientôt.
Donc point besoin de savoir danser, d'être à l'aise ou pas avec son corps, j'imagine déjà ce que certaines personnes pourraient penser. On vient avec qui on est, avec notre corps, et on accepte de se laisser surprendre de toute façon, en tout cas dans les ateliers que j'anime, je dis toujours aux personnes, laissez-vous surprendre, mais vous allez être surprise que par vous-même. En fait, votre conscience supérieure, votre inconscient vont faire en sorte que vous passiez par certaines expériences qui vont vous amener à certaines prises de conscience ou certaines libérations. Et voilà, il n'y a qu'à venir avec soi et puis d'avoir confiance dans toute cette conscience qui est la nôtre. Et après, la magie opère d'une façon finalement assez simple.
C'est un lieu pas loin de Paris, à une trentaine de minutes de Paris, c'est ça, il me semble. Et j'ai mis le lien dans le chat pour les personnes qui souhaiteraient aller voir les renseignements pratiques. et technique.
Oui, ce qui permet de résider sur place si on en a envie, pas seulement si on vit loin, on peut aussi avoir envie, même si on est à Paris à 30 minutes, d'avoir envie justement de passer deux jours loin de chez soi, loin de son quotidien, pour faire une parenthèse, ou bien si ça rassure de rentrer à la maison, du coup le soir on peut rentrer à la maison. Voilà, donc j'ai trouvé le moyen pour que ce soit confortable et faisable pour toutes les participantes, en fonction de la hausse en somme.
Alors, ça c'est donc un rendez-vous en présentiel pour le 18 et 19 juin, qui est réservé aux femmes, et puis s'ouvre bientôt un espace de formation pour les hypersensibles spirituels. Alors moi j'avais envie de te poser comme question, Est-ce que c'est ouvert aux hommes et aux femmes ?
C'est la grande question ! En tout cas, c'est ma grande question parce que je connais quelqu'un de vraiment d'adorable et d'un hypersensible spirituel avec qui je danse aussi notamment le tango argentin et qui est intéressé par la formation. Et donc, moi, j'ai un gros, gros problème, non pas pour l'accueillir ou accueillir les hommes, bien au contraire, j'en serais absolument ravie. C'est juste que les modules complémentaire pour donner de la cohérence à ce que les personnes vont apprendre de mon enseignement, nécessite de participer au groupe de parole. Et que ce soit les groupes de parole du vendredi soir pour les femmes, soit le groupe Voyage vers l'amour de soi, qui est aussi un groupe pour les femmes. Et donc, voilà, c'est ma grande... Donc, j'ai pas la réponse. Je vais faire en fonction des demandes aussi. C'est-à-dire, s'il y a seulement lui, je vais voir comment je m'organise. S'il y a d'autres hommes qui me font la demande, pourquoi pas organiser un groupe d'hommes spécifique pour les hommes en formation avec moi concernant l'hypersensibilité et la spiritualité. Et puis ensuite, en fin d'année, faire un groupe mixte avec les hommes et les femmes. Il y a plein de choses qui sont possibles. Je ne suis pas du tout fermée à cette option, je suis juste en train de réfléchir à comment je peux faire pour que ce soit confortable pour tout le monde, aussi bien pour les hommes qui viendraient recevoir cet enseignement que pour les femmes qui viendraient être formées aussi. que les participantes qui, elles, sont de toute façon dans les groupes habituels. Voilà. Donc, s'il y a des hommes ici qui sont intéressés par ma formation, n'hésitez pas à vous manifester parce que c'est aussi en fonction. de la demande que moi, je vais aussi pouvoir organiser les choses. C'est-à-dire que moi, je suis très carrée sur mon organisation, mais je suis très open sur ce qui peut se passer et je suis souvent le mouvement de la demande. C'est pour ça, je le redis, je le répète encore ici. N'hésitez pas à me faire vos demandes. Je peux y répondre, j'y réponds. je ne peux pas y répondre, je vous réponds que je ne peux pas. Ou bien, ce n'est pas possible maintenant, mais ce sera possible dans six mois, on ne sait pas. Parce que là, j'y reprends, après la crise que nous avons passée, je suis sur de nouvelles créations, comme je le disais, il y a un cycle nouveau qui commence. Je suis très ouverte à réaménager certaines choses s'il y a un certain nombre de personnes qui me demandent. Une personne, c'est plus compliqué. Je serais vraiment ravie d'accueillir des hommes hypersensibles spirituels qui voudraient en savoir plus sur l'hypersensibilité et la spiritualité telle que je l'aborde, et principalement des accompagnants qui souhaiteraient introduire c'est prendre appui sur leur hypersensibilité et leur spiritualité pour accompagner des hypersensibles spirituels. Parce que finalement, l'objectif de cette formation c'est ça, c'est comment soit en tant qu'hypersensibles spirituels accompagnant on peut mettre au service de l'autre et des autres notre belle sensibilité et notre ouverture de conscience ? Et comment nous accompagnons aussi des personnes qui sont sur le chemin et qui ont besoin d'accompagnement et d'aide pour pouvoir bien vivre leur hypersensibilité et leur spiritualité dans ce monde en pleine transformation, avec tout ce que ça comporte de chaos ? Deux choses merveilleuses. Donc on est ensuite en actualité pour.
Voir ce qui sera proposé prochainement en fonction des demandes parce qu'effectivement on le sait quand on suit tes activités, que tu réponds et que tu es à l'écoute de ce à quoi la vie t'invite par diverses par divers capteurs, voilà. Et puis effectivement, les hypersensibles spirituels, il y a aussi une actualité autour.
Absolument voilà je le dis ou tu le dis ?
Je ne dis rien je vais savourer voilà je me délecte déjà de ce que tu vas pouvoir nous livrer.
Le 20 septembre, la suite des hypersensibles spirituels sera dans les bacs, comme on dit, dans toutes les librairies dignes de ce nom. C'est la suite des hypersensibles spirituels et le titre sera et est déjà, puisque le livre existe, « Le pouvoir des hypersensibles spirituels ». Et le sous-titre, je ne l'ai plus en tête, mais j'ai surtout le pouvoir des hypersensibles spirituels parce que je suis très contente de ce titre qui insuffle une belle énergie de confiance pour les hypersensibles spirituels qui en ont tant besoin. Et l'idée, c'est bien entendu que l'ouverture de cœur contribue à la transformation de notre monde, déjà de notre monde, notre petit monde autour de nous. C'est par rien et par répercussion des autres grands mondes autour. Et donc, je vais un petit peu plus loin. Je me suis aperçue que j'avais encore énormément à dire sur le sujet et je n'ai pas fini, je pense. Et donc, voilà, je vais plus loin, j'en dirai plus certainement début septembre, mais bien entendu, je parle d'état modifié de conscience, je parle d'expérience extraordinaire, je parle de conscience et je parle d'ouverture de cœur, je parle aussi des pièges dans lesquels Parfois les hypersensibles spirituels peuvent tomber par trop grande générosité, par absence de protection. Je vais aussi plus loin par rapport à la notion d'ego qui n'est pas à tant éradiquer que cela, mais comment on peut trouver l'équilibre entre l'ego et l'âme, et donc du coup trouver l'équilibre entre douceur et fermeté, assertivité et accueil, Je parle aussi bien entendu de la conscience de la Terre, de l'écologie, de l'avenir de notre humanité et de la planète. J'ai voulu souffler un vent d'espoir, un souffle dynamique pour que toutes les personnes sensibles, hypersensibles et spirituelles continuent à garder espoir, à avancer, qu'elles ne sont pas seules, que nous ne sommes pas seules, et que ce monde hyposensible peut changer si les hypersensibles parlent, s'expriment, si les personnes spirituelles osent exprimer leur spiritualité. Et encore une fois, quand je parle de spiritualité, je parle de chemin de sagesse. C'est un livre avec, comme avant, des clés, des informations, des supports, de l'inspiration. J'ai voulu, une fois de plus, que les personnes puissent ouvrir ce livre et trouver soit le lire dans l'ordre, soit garder sur la table de chevet et ouvrir à un moment où ils en ont besoin et être inspirés et que ce livre souffle une belle lumière de réconfort et d'amour pour tous ceux qui en ont besoin.
Et Dieu sait que le premier Le premier opus a déjà fait tellement de bien dans les cœurs des hypersensibles. Ça a été relayé très, très, très, très largement.
Mais à quel point ça fait du.
Bien de se sentir juste reconnu déjà et pas montré du doigt par genre une bête curieuse ou... par plein d'incompréhensions, plein de questionnements sans réponse. Et là, se reconnaître dans cet ouvrage et de se sentir juste dans une certaine... normalité enfin en tout cas qui existe chez chez chez d'autres et et à travers des souffrances aussi qui sont similaires parce que parce que manque de reconnaissance justement de de ces sensibilités quel grand bien quel grand bien tu nous as procuré à travers ce ce premier opus-là donc grande joie que de savoir qu'en mois de septembre on pourra à.
Nouveau être.
Du persan au spirituel.
Donc la bande-annonce, parce que j'ai voulu une bande-annonce pour celui-là aussi, je pense que je vais pouvoir la diffuser soit fin de cette semaine, soit courant de la semaine prochaine, donc tout le monde en saura déjà un petit peu plus, donc c'est un petit apéritif avant les grandes vacances. et ensuite rendez-vous le 20 septembre en librairie. J'ai vraiment hâte. C'est toujours beaucoup de trac et en même temps d'excitation. Je me mets à la place des réalisateurs qui font le number two. C'est toujours plus challengeant, je trouve. Quand c'est le premier, c'est la nouveauté. Et puis après, on nous attend au tournant. Du coup, j'y ai mis encore plus d'enthousiasme, d'inspiration, de sueur aussi, d'émotion. J'ai voulu donner encore plus le meilleur pour celui-ci, pour être à la hauteur de mes super lecteurs qui m'ont tellement fait pleurer de joie, d'émotion avec leur retour, leur message. C'est important. On a beau dire, c'est toujours à chaque fois une aventure exceptionnelle, même si ce n'est pas le premier. C'est à chaque fois quelque chose de nouveau, c'est à chaque fois quelque chose de miraculeux. Moi, j'ai vraiment conscience de la dimension sacrée de la naissance d'un livre. Ce n'est pas seulement parce que j'ai écrit moi, j'aime énormément les livres, je suis une amoureuse des livres et du coup, j'ai conscience que ce n'est pas rien, ce n'est pas rien ces étapes-là. Et donc, quand les lecteurs accueillent comme ils ont accueilli en tout cas les hypersensibles spirituels, c'est un cadeau absolument merveilleux. Parce qu'il ne suffit pas de les écrire, il faut qu'il y ait des gens qui les lisent. Et il ne suffit pas de les lire, il faut aussi pouvoir ouvrir son cœur, vibrer, raisonner, entrer en écho, aimer le livre qu'on a écrit. Donc finalement, nous les auteurs, oui, on fait une large part, c'est vrai, Il y a toute une grande large part qui revient au lecteur. Le lecteur a une place fondamentale. Et moi, chaque jour, je remercie mes lecteurs de leur présence et de leur générosité. Parce qu'on peut aimer un livre et ne pas le dire à l'auteur. Et donc, merci à ceux qui témoignent parce que vous n'avez pas idée, à chaque fois, c'est hyper touchant.
Donc on va suivre ton actualité sur les réseaux, avec ta newsletter aussi, pour suivre, et bien avoir la joie de découvrir cette bande-annonce prochainement. Avant de passer à un petit temps de questions-réponses, n'hésitez pas déjà à inscrire vos questions, si vous en avez pour Géraldine, dans le chat, que je puisse eh bien voilà, moi être la messagère de vos mots. Et est-ce qu'avant cet espace-temps-là, est-ce que tu as un message, Géraldine, que tu souhaitais partager à l'occasion de cette thématique du soir qui est le corps et la spiritualité ? Quelque chose que tu n'aurais pas évoqué jusqu'à maintenant, ou est-ce que tu avais envie d'autre chose ?
Je remarque que pour certaines personnes c'est compliqué en ce moment, c'est difficile. C'est difficile à vivre, ce que certaines personnes traversent c'est intense. Le corps peut être le lieu qu'on a envie de fuir parce qu'on ressent de l'angoisse, de l'inquiétude, de la tristesse, de la peur. Oui, c'est des moments où l'incarnation nous paraît violente, où la vie nous paraît violente. Et ce que j'ai envie de dire, c'est que le corps peut être aussi un espace de réconfort. Mais pour ça, il faut trouver des points d'appui. Donc, il y a des personnes qui vont marcher, il y a des personnes qui vont dans la nature, il y a des personnes qui vont nager, il y a des personnes qui vont, comme moi, danser, il y a des personnes qui vont écouter de la musique. Ce qui est important, c'est de trouver votre ressource corporelle. ce qui va vous permettre de retrouver dans votre corps des sensations agréables qui vous permettent de switcher de l'état lourd, difficile à quelque chose de déjà un peu plus vivant, mouvant et aidant. Et de la même façon que parfois on est avec des pensées qui n'arrêtent pas de tourner autour des mêmes sujets de préoccupation, là aussi le corps est vraiment ce qui va nous permettre de déconnecter du mental, mental qui va pas nous aider à trouver des solutions, voire même qui va entraîner des insomnies, des tensions, nous faire voir tout en noir, etc. Là aussi, de trouver des moyens ressourçants pour se reconnecter au corps. Parce qu'en ce moment, c'est difficile pour un certain nombre de personnes. Et de ne pas oublier qu'il y a beaucoup de peur, et que la peur, ça contamine. Et de trouver aussi vos points d'appui pour ne pas alimenter la peur. Là aussi, ça peut être courir, marcher, aller dans la nature, nager, danser, aller se faire masser. Il peut y avoir aussi des méditations actives, le qigong, le tai chi. bien sûr le yoga, de ne pas oublier que le corps peut être un support pour aller mieux, et non pas par là où on sent que ça va mal, d'inverser en fait. Et c'est là que la réconciliation avec le corps va être possible.
En faire un allié, un compagnon ?
Oui.
Merci. Merci beaucoup Géraldine. Il n'y a pas de question particulière dans le chat sauf à l'heure de ma part. Ah si, il y a Patricia qui demande « Et le livre sur les synchronicités ?
» Alors… Je sais quoi la question ? Alors, on va jouer aux devinettes. Et le livre sur les synchronicités, il sort quand ? Non, peut-être que ce n'est pas ça. Et le livre sur les synchronicités, c'est lequel ? Je vais répondre à toutes ces questions. Donc, le livre sur les synchronicités, il y en a plusieurs. Voilà, c'est ça. il y a Ecoute les signes que la vie t'envoie qui est le roman des synchronicités mais où je parle des relations à soi, à l'autre et au monde au travers de la danse et notamment du tango argentin qui est sorti en version poche il y a 70 exercices pour apprendre à lire les synchronicités chez le Duc il y a je développe mon intuition qui en fait concerne je développe mon intuition pour pouvoir voir les synchronicités donc ça c'est chez le duc en version poche la collection c'est malin et il y a celui que je suis en train d'écrire c'était là où je voulais arriver je crois que.
C'Était ça la question je pense.
Je suis en train d'écrire un poche sur les signes pas seulement que les synchronicités c'est à dire sur les signes Donc, bien entendu, il y a la thématique des synchronicités, mais il y a aussi des rencontres qui sont des rencontres qui sont pleines de sens. Donc, là aussi, de l'information, des exercices pratiques. Ce sera un poche dans la collection C'est Malin qui deviendra le petit frère de du premier de « je développe mon intuition ». Voilà.
Voilà, donc Patricia avait senti ou alors elle avait eu un petit doigt qui.
Lui avait donné une petite source d'information. La coquine ! Donc du coup, ça nous a permis.
D'Avoir une actualité qui n'était pas… En avant-première.
Ne me demandez pas quand il va sortir, je ne sais pas parce que je suis à peine en train de démarrer l'écriture en ce moment, donc je ne saurais dire à quel moment il sera mis au monde.
On va être doublement en haleine alors de savoir. En tout cas, en attendant, j'ai remis dans le tchat le lien vers ton site Géraldine où on retrouve donc tous tes ouvrages. Et pour ceux qui n'auraient pas lu l'ensemble, vous aurez ici de quoi trouver ce qui vous manquerait dans la collection.
En attendant les prochains !
Alors, il y a quand même une question de Céline. Que penses-tu des mots, M-A-U-X, qui s'expriment au travers du corps ? Autrement dit, comment en tenir compte dans notre cheminement ?
Dans le travail sur soi et la connaissance de soi, je pense que c'est indispensable de bien être à l'écoute de nos douleurs physiques, qui peuvent nous indiquer un certain nombre de choses, de là où nous en sommes psychologiquement. Bien entendu, comme pour l'ésynchronicité, l'écueil, c'est de surinterpréter ou de tout interpréter. Donc là aussi, il y a vraiment un travail, un doux équilibre à trouver entre à quel moment On reconnaît que les mots que nous ressentons dans notre corps sont l'expression de quelque chose de psychologique ou pas. Par exemple, si je suis allergique à un aliment, je mange cet aliment, j'ai mal au ventre. La cause, c'est que je suis de toute façon allergique à cet aliment. Ensuite, c'est vrai qu'on peut creuser sur les raisons de l'allergie, bien entendu. Donc moi, je suis toujours très prudente sur la surinterprétation. Donc il y a vraiment un équilibre à trouver, et c'est ça l'écoute intelligente de soi, finalement, et l'observation intelligente et fine de soi, c'est de savoir s'interroger au bon moment, sur nos mots MAUX que nous rencontrons ou ressentons dans notre corps physique. Mais ce qui est intéressant, je trouve, c'est de voir quelles sont les récurrences, finalement. Quels sont nos points de sensibilité, de fragilité physique ? Quels sont les endroits où, systématiquement, quand nous allons être stressés, immanquablement, plusieurs jours ou plusieurs heures après, nous allons avoir des douleurs à cet endroit, et ce sera toujours au même endroit. Et ça, c'est super intéressant, parce que cette récurrence, elle indique certainement des choses. Est-ce que ça remonte à l'enfance ou pas ? Voilà. Et ça, c'est vraiment la dimension psychosomatique C'est-à-dire comment notre corps va exprimer un certain nombre de mots inconscients, psychiques. Voilà, ça c'est vraiment la lecture au niveau psychologique uniquement. J'espère vous avoir offert une lecture plus large sur comment entrer en relation différemment avec notre corps et y mettre une conscience différente. Et je dirais même, en disant ça, je fais le lien, je me dis que souvent on va regarder les mots de notre corps en s'interrogeant sur quels mots psychiques notre corps est en train d'exprimer. Et en fait, on oublie un certain nombre de choses une fois qu'on a fait ça. C'est que déjà, on oublie de remercier notre corps de s'être exprimé. On oublie de parler à notre corps. Il a peut-être besoin, notre corps, d'entendre qu'on l'a entendu, d'entendre que c'est bon, on a entendu, c'est bon là, c'est pas la peine d'en rajouter. Peut-être que notre corps a besoin de cette qualité de présence avec la douleur. Et souvent, on s'arrête en fait à l'interprétation. « Ah, j'ai mal là », ça veut peut-être dire aussi « Ah tiens, j'ai encore mal là parce qu'à chaque fois que je suis stressée, j'ai mal là ». Et puis on oublie la suite. Et la suite, c'est d'entrer en relation avec son corps, de lui parler, de parler à son ventre si on a tout le temps mal au ventre quand on est stressé, de parler à son cou quand on a des torticolis parce que Quand on est contrarié, on a des torticolis. De parler à ces endroits du corps, parce qu'il y a une conscience, et c'est aussi une partie de nous, et c'est une façon de rétablir du lien avec le corps, et de ne plus considérer trop comme une machine. Mais comme nous, c'est nous notre corps. Nous sommes dans ce corps. Il n'y a pas moi et mon corps à côté. Alors, coucou, comment ça va ? On est avec notre corps plus ou moins facilement, c'est-à-dire qu'il y a des personnes qui souffrent aussi d'une non-réconciliation avec leur corps, qui souffrent de ce corps qui n'a pas les contours qu'elles aimeraient, de ce corps qui n'a pas la taille qu'elles aimeraient, la morphologie qu'elles aimeraient, et comment on peut aussi se réconcilier avec ça. Les mouvements féministes sont en train de faire un beau travail par rapport à la libération des femmes concernant les les contraintes d'esthétique, l'objet sexualisé, le corps comme objet sexuel, etc. C'est en train vraiment d'aider un grand nombre de femmes pour qui le corps est aussi un sujet compliqué parce qu'ayant été objetisé, chosifié, ayant été désiré à un âge où ça ne devrait pas être le cas, à avoir été réduit aussi à un corps objet, à un corps désir. Nous les femmes, dans cette société, on a aussi tout ça à conscientiser, à travailler, à libérer, à nous libérer de ces injonctions sociales et enfermantes. Et une fois que ces seuils-là sont franchis, on peut se réconcilier aussi avec le corps. Et parfois, les mots du corps disent ça. Le corps peut aussi exprimer des mots en lien avec ça. C'est-à-dire le corps qui a été réduit à l'objet du désir, à des exigences esthétiques, etc., concernant notre féminité. C'est en ça que le corps peut être un support d'exploration, de connaissance de soi extrêmement fort, puissant et libérateur pour les femmes.
Merci Géraldine, et merci à Céline d'avoir posé cette question qui a permis que tu puisses nous transmettre cette richesse-là.
Ça va faire du bien, en tout.
Cas ça fait personnellement du bien à mon cœur, alors j'imagine que forcément à chacune des femmes qui sont présentes ici ce soir et qui regarderont en replay, ça nourrira et ça apaisera des espaces vraiment profonds. Il y a Chris qui s'était lancé à nous poser deux questions. Bonjour Géraldine et merci pour ce live super intéressant. J'ai une question, comment faire quand deux hypersensibles ressentent le stress, l'angoisse de l'autre, pour que l'interaction s'apaise ? Ça c'était la première question. La deuxième question, vaut-il mieux méditer seul.
Ou en groupe ?
Et elle te remercie pour la lumière et la sérénité.
Partage ! Bon, merci, merci, merci, merci, merci, c'est adorable. Faut-il méditer seul ou en groupe ? Ça dépend vraiment, vraiment de notre sensibilité, ce dont on a besoin. Ça dépend aussi des périodes. On peut être une aficionado de la méditation solitaire et puis un jour découvrir qu'on a besoin de méditation en groupe. Je dirais que pour les débutants, c'est plus facile en groupe parce qu'on est porté par la conscience de groupe. On est dans un environnement, on est accompagné, donc ça peut être plus facile pour découvrir en sécurité ces expériences. Ensuite, ça va dépendre de notre hypersensibilité et de notre côté hyper-empathique. Pour certaines personnes, c'est plus compliqué en groupe parce qu'elles sont perturbées par l'environnement, par les personnes présentes. et elles vont donc être plus à l'aise seules, à la maison, dans un environnement qu'elles maîtrisent, en fait, d'une certaine façon. Donc, c'est important de voir quels sont ses propres besoins. Le mieux, c'est vraiment ce qui nous correspond en fonction de là où nous en sommes et en fonction de notre sensibilité. Voilà. Ça, c'est par rapport à la méditation. Et j'ai oublié la première question !
Comment faire qu'en deux hypersensibles, le stress et l'angoisse de l'autre pour que l'interaction puisse s'apaiser.
Il est fort à parier qu'il y en ait un des deux qui soit plus conscient que l'autre. Par exemple, Chris qui nous pose la question, des deux seraient certainement celles qui auraient conscience de ce qui est en train de se passer quand ça se passe. Donc du coup, c'est plutôt à elle que pourrait revenir la tâche d'informer l'hypersensible avec qui elle est à ce moment-là, de ce qui est en train de se passer. Je crois que ce qui est très intéressant, si la personne est disponible pour l'entendre, c'est de dire à la personne « voilà ce qui se passe ». On est deux hypersensibles, on ressent l'une et l'autre, l'un et l'autre, le stress de chacun, comment on peut faire pour faire redescendre la pression. Donc on inclut l'autre dans ce qui se passe, on l'informe de ce qui se passe, du coup ça inclut l'autre, l'autre n'est pas exclu, et il est participatif, donc du coup on n'est pas là, soit seul, à sauver la relation. Voilà, on a posé le fait au milieu en fait, et puis on voit ce qu'on... L'autre va de toute façon sûrement répondre quelque chose, et puis le simple fait qu'on ait exprimé va déjà transformer. Ça c'est extrêmement important. La parole a ça d'extrêmement puissant, c'est que quand on nomme ce qui se passe, eh bien il y a déjà quelque chose qui s'est transformé dans la vibration. C'est justement quand on ne dit pas qu'on entretient, soit l'attention, soit l'animosité, soit la peur, voilà. Donc le fait de nommer, de dire « je ressens ceci », ou « je sens qu'il y a cette énergie dans l'atmosphère », « je ressens », va déjà détendre, parce que l'autre va s'apercevoir que l'autre ressent la même chose éventuellement, ou voilà, c'est dit, c'est posé, donc c'est dédramatisé. Je crois vraiment que c'est ce qui peut aider, déjà, à dire « voilà ce que je ressens », l'autre va dire « ah bah moi aussi ». Donc déjà, on est sur le même terrain. Et puis, et ensuite, c'est assez facile de dérouler l'échange pour aller plus loin dans ce qu'on... Pourquoi tu es stressé ? Qu'est-ce qui te stresse ? Ceci, ceci, cela. Oui, écoute-moi, c'est la même chose. Ou bien, moi, c'est différent. Je ressens ça. Et donc, on va parler de ce qui nous stresse, de ce qui, moi, me stresse, de ce qui, toi, te stresse. Et donc, on a cet espace où on va pouvoir partager ensemble. Et puis, on peut se dire, tiens, qu'est-ce qu'on pourrait faire, dire ? trouver pour que toi et moi, on se sente mieux. Peut-être que l'autre va dire, juste le fait d'en avoir parlé, je me sens déjà vachement mieux, ça m'a fait du bien, merci, c'est trop cool. Merci à toi d'avoir osé me dire. Ou bien, si ce n'est pas le cas, de toute façon, il y aura certainement l'une des deux personnes qui va avoir une idée. Tiens, on pourrait faire ça. Ça te dirait que... Et c'est là où on peut être créatif. Il faut, en fait, nous aider, nous c'est-à-dire soi et l'autre, à détourner la tension. Si le sujet de tension et de stress n'est pas très important, finalement, une fois qu'on a dit ce qu'on ressent, est-ce que c'est vraiment utile de rester dessus ? Et certainement qu'on peut parler d'autres choses, orienter la conversation sur autre chose, l'activité sur autre chose, et du coup partager autre chose que le stress mutuel. Est-ce que j'ai répondu à la question de Chris ? Chris, est-ce que c'était ça, ta demande ?
Je pense que oui. Du coup, elle a complété par une autre question, puis on va peut-être terminer cet espace de partage. pour ce soir, en tout cas ici. Alors, Chris dit « Quand on est hypersensible spirituel et quand on a un problème pour gérer ses émotions, c'est compliqué. Je suis tout cela et borderline. Comment gérer surtout quand on sent les blessures de l'autre ? » Donc du coup, je pense qu'il y a quelque chose de plus « fort » encore certainement à pointer.
Oui, là, indéniablement, en tant que personnalité qui souffre du trouble borderline, on est hyper sensible à la blessure d'abandon, la blessure de rejet, la séparation, etc. Donc, on va sentir ou supposer que l'on sent, c'est peut-être une projection, en tout cas on va sentir la blessure de l'autre parce qu'elle entre en écho avec notre propre blessure. Donc le fait de connaître son trouble, le trouble borderline, le fait de le savoir, aide déjà à se dire, à faire la remarque qu'a fait Chris par exemple. Et ensuite, ce qui va aider, c'est vraiment un travail en psychothérapie pour conscientiser que nos blessures d'abandon, de rejet, toutes nos blessures sont vives en soi, et il y a différentes méthodes d'accompagnement des troubles borderline. qui permettent de trouver un équilibre émotionnel, qui permettent de trouver des équilibres relationnels. Donc ça c'est hyper important de le savoir. Peut-être que Chris le sait ou si elle ne le sait pas, j'ai été pendant 7 ans vice-présidente d'une association qui formait les professionnels à l'accompagnement des personnes ayant ce trouble, donc c'est un sujet que je connais bien. Ce ne sont plus les personnes que j'accompagne aujourd'hui, pas parce que vous l'avez vu, je suis amenée sur d'autres champs, je dirais, mais je suis de près l'évolution de mon confrère et président de l'association, et je sais qu'il y a vraiment maintenant la mise en place d'accompagnements psychothérapeutiques qui sont vraiment très aidants, avec des méthodes qui vraiment font leurs effets, et on peut trouver un équilibre émotionnel et relationnel durable, heureusement. Donc c'est important de le savoir. Il y a vraiment des choses possibles qui permettent de trouver son équilibre, parce que c'est ça le plus compliqué. Et bien entendu, oui, les personnalités borderline sont des hypersensibles, parce qu'il y a ces blessures affectives vives, et puis aussi tout ce qui fait leur richesse et leur complexité. Heureusement, il y a plein d'outils et de formidables thérapeutes qui permettent de s'en sortir.
Merci Géraldine, merci à chacun, chacune pour vos présences, pour votre participation, pour vos témoignages, pour vos questions, d'avoir contribué à ce temps co-créé ensemble. Merci Géraldine, merci à la thérapeute, praticienne, psychopaticienne, auteure, conférencière, et j'en oublie, j'en oublie, à la femme merveilleuse que tu es.
Merci, merci Catherine.
Voilà, tant de lumière, tant d'éclairage, tant de richesse. qui soutiennent, qui contribuent et qui alimentent le mouvement vertueux vraiment de ce chemin d'émergence de conscience plus consciente que tu accompagnes vivement et de façon très engagée et animée. Merci, merci infiniment et je te laisse clôturer ton espace de live.
Un grand merci Karine, c'est toujours un moment savoureux, d'abord pour moi et puis pour nous tous, ta présence ! Je suis vraiment ravie de cet échange et de la façon dont tu rentres en écho avec ce que je tente de partager au plus grand nombre. Merci à toutes les personnes qui sont là ce soir, merci à toutes celles qui sont là depuis un certain temps, merci à mes lecteurs. Je suis très très touchée de la fidélité de certaines personnes et de l'écho que mes mots produisent dans leur cœur. c'est vraiment ce qui me motive à partager avec vous ce soir, c'est ce qui me motive à écrire les livres que j'écris, c'est ce qui me motive à accompagner les personnes en groupe ou en individuel ou à transmettre en formation. Donc merci parce que c'est aussi ces moments-là que nous vivons comme ce soir, c'est des moments auxquels je pense quand je suis découragée parce qu'il m'arrive de l'être, soit parce que j'ai trop travaillé, soit parce que des dragons sont venus cracher du feu autour de moi tenter de me faire peur pour me dissuader de continuer à avancer dans la lumière. Dans ces moments-là, je pense à ces soirées qu'on partage comme cette soirée grâce aussi à à toi, Karine, qui participe grandement à mon enthousiasme, à dépasser ma fatigue quand elle est là, parce que je sais que, waouh, super, on va partager ce moment et qu'on va pouvoir en faire profiter le plus grand nombre. il y a des magies comme ça qui opèrent, des connexions. Je pense qu'en fait, avec notre modernité, les gens, peut-être pas vous, mais les gens, les autres, et peut-être soi aussi, on oublie à quel point notre présence en ligne, comme ce soit, est importante. On a tendance à banaliser beaucoup de choses finalement, parce que c'est facile, parce qu'il n'y a qu'à ouvrir l'ordi, appuyer sur « Hunter » et on est ensemble. Mais en fait, non. Vous pourriez décider de faire autre chose. Vous pourriez décider que ça ne vous intéresse pas. Vous pourriez décider que ma tête ne vous revient plus. Ça peut arriver. Vous pourriez décider tellement de plein d'autres choses et ne pas être là. Moi, j'aurais pu décider aussi d'autres choses car il aurait pu aussi décider de ne pas être là. Enfin bref, je crois que ce que j'ai envie de dire c'est En fait, mon envie dans cet instant présent, c'est d'honorer, de célébrer la magie de cet instant. En tout cas, comme je le disais tout à l'heure par rapport à l'importance des lecteurs, sans qui nous, pauvres auteurs, ne serions pas grand-chose, et bien de la même façon, des moments comme ce soir, ils existent parce que vous existez, et sans vous, nous ne serions pas grand-chose non plus. Et j'en ai conscience à chaque instant, c'est-à-dire qu'en fait, des moments comme ceux-là, mais aussi dans les individuels, Chaque fois que je rencontre quelqu'un, quel que soit ce qui se passe, d'agréable ou de désagréable, parce que ça peut parfois ne pas être agréable, j'ai conscience en fait de la chance que j'ai. Et vraiment, c'est ce que j'ai envie de dire ce soir, c'est soyons davantage conscients des choses qui semblent banales, comme d'avoir un corps, Comme d'avoir un corps en bonne santé, on ne s'en rend compte de son importance que lorsque nous sommes malades ou handicapés, malheureusement. Et n'attendons pas que les choses nous soient retirées pour en mesurer l'importance. Et aujourd'hui, on ouvre nos smartphones, on est sur Facebook, on fait des likes, des commentaires, plus ou moins sympas, suivant notre humeur. on met des likes si on aime, des j'adore si on adore et on ne mesure pas l'impact que ça peut avoir, on mesure pas toujours ou peut-être vous mais pas tout le monde et en fait ce que j'ai envie de dire c'est ça, c'est merci d'être là parce que moi vraiment ce soir et tous les jours j'ai conscience de la chance que j'ai de vous avoir et que vous me posez des questions comme ce soir, que vous interagissiez, vous soyez là, vous m'envoyez des messages, que vous me lisiez, qu'on se rencontre, quand je signe des bouquins, tout ça, moi ça me fait super plaisir, non pas parce que c'est moi, moi, moi, moi, moi, ma petite personne, mais c'est parce que je me dis tout ce que je fais toute l'énergie que j'insuffle, elle n'est pas pour moi, elle est pour vous et si vous répondez présent, mais ça c'est le plus grand des cadeaux. Et moi ça me donne de l'espoir pour le monde de demain, ça donne du sens à ce que j'écris par rapport à ce monde qui se transforme et ça me donne aussi beaucoup d'espoir parce que combien de fois je me désespère de voir l'absence de considération, de gentillesse, de politesse, de conscience de certaines personnes, ça me fait de la peine en fait, c'est pas que je m'en offusque, c'est que ça me fait de la peine, je suis triste de voir ça. Et par opposition, quand j'échange avec vous comme ce soir, c'est l'opposé, ça me transporte, ça me donne une énergie dingue, Combien de fois j'ai envie de jeter l'éponge en me disant à quoi ça sert tout ça, je pourrais faire autre chose, je pourrais en faire dix fois moins. Votre présence me dit continue, c'est pour eux que tu le fais. et personne d'autre. C'est pour vous et merci d'être là. Voilà, c'est ce que j'avais envie de dire. J'avais envie de célébrer les banalités qui sont en fait des cadeaux de chaque instant. En tout cas, moi je les vois, ça me touche. ça me porte. Et en fait, c'est ce qui me nourrit au quotidien. Donc un grand, grand, grand, grand, grand merci. Et un immense merci, Karine, pour ta confiance, ta présence, ta lumière, ton enthousiasme, qui participe aussi à entretenir la flamme de mon corps et de ma créativité. Merci.
Merci à toi, grande dame, de nous transporter dans tes sphères.
Tellement, tellement, tellement, tellement.
Merci. Merci infiniment de m'avoir permis aussi d'être dans un espace de... à tes côtés. C'est précieux. J'ai beaucoup de chance aussi. Belle soirée à vous toutes et tous. Ainsi qu'à ceux qui regarderont le replay. Et puis à bientôt sur les ondes.
Et dans l'IMAQ et dans les actus.
Et sur les réseaux et enfin vous.
Savez vous trouvez Géraldine de toute façon à très bientôt je t'embrasse moi aussi.
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