Donc le moi toxique, c'est la partie de nous dĂ©jĂ qui va ĂȘtre dans l'auto-jugement, l'auto-critique. C'est le petit dictateur intĂ©rieur, c'est-Ă -dire cette partie de nous qui nous dit « Mais pourquoi t'as pas fait ci? Mais pourquoi t'as fait ça? Pourquoi tu l'as pas fait comme ci? » Les personnes qui sont en quĂȘte de perfection vont avoir un petit dictateur intĂ©rieur assez dur. C'est comme un parent autoritaire, finalement. C'est cette partie de soi qui va ĂȘtre sans arrĂȘt en train de nous rĂ©primander, de chercher la perfection, de porter un regard critique, de porter un regard de jugement. Et de l'Ă©couter va ne faire qu'alimenter la mĂ©sestime de soi, la perte de confiance en soi, ne va faire qu'alimenter le non-amour de soi. Donc ça va alimenter ou intensifier un cercle vicieux. Et en prendre conscience, c'est rebrousser chemin, je dirais, c'est enclencher un cercle vertueux. Donc vraiment, ça s'apprend de prendre conscience du dialogue qu'on peut avoir avec soi-mĂȘme, d'apprendre Ă reconnaĂźtre ce dialogue nocif. et puis apprendre Ă Ă©tablir un dialogue, un relationnel avec soi, qui soit plein de douceur, de comprĂ©hension, un accompagnement bienveillant avec soi-mĂȘme, ĂȘtre son meilleur ami, sa meilleure amie.