Des relations saines pour une vie pro plus belle

Béatrice and psychopractitioner Géraldine Prévot-Gigant discuss what makes work relationships healthy or toxic. They cover feedback, boundaries, power dynamics, fear, and what happens when you stay too long in a harmful system.
Bonjour et bienvenue. Alors, on va introduire tout doucement le sujet. Et bien entendu, vous allez tout savoir sur notre intention, Géraldine et à moi. Et c'est ce qui va faire la petite heure. Nous sommes bien directes. Alors, je suis heureuse d'accueillir Géraldine Prévost-Gigant dans ce live en duo. Bonjour Géraldine et merci d'être là.
Bonjour, bonjour, bonjour Béatrice. Je suis ravie d'être là. C'est une vraie joie.
Oui, pareil. Donc Gérardine, pourquoi je l'ai invitée ? Parce que Gérardine est psychopraticienne depuis plus de vingt ans. Elle accompagne les femmes, elle accompagne les personnes dans la relation relations d'attachement affectif et tous ces dysfonctionnements relationnels, c'est au cœur de ta pratique, au cœur de ton expertise, mais pas que. Géraldine, auteure, a écrit plusieurs ouvrages, essais et romans initiatiques. Et je sais, par les titres et les sujets qu'elle aborde, c'est qu'il y a aussi la notion de, pas seulement relationnelle, mais relationnelle au monde, c'est-à-dire la synchronicité aussi qui s'invite, et on est tourné vers l'extérieur, pas seulement dans la relation, mais dans cet univers de perception, de sensation, de ressenti, qui sont très présents dans justement la relation à soi et aux autres. Géraldine, notre sujet qu'on a intitulé, on s'est mis d'accord là-dessus puisqu'on se reliait sur ce sujet, qui sont les relations saines pour une vie pro plus belle. Alors, moi, j'accompagne dans la relation professionnelle, dans l'environnement professionnel, en intelligence collective pour des groupes. mais aussi dans l'évolution de soi, dans son environnement professionnel. Et la relation, pour moi, est au cœur de ces sujets-là dans la vie pro. Et en même temps, j'y touche aussi la vie personnelle. Donc tu vois, on peut être… ce n'est pas cloisonné pour moi, et ça on va en parler. Merci d'être là. J'aimerais que tu nous en dises beaucoup sur la relation. On ne va pas pouvoir tout dire dans le temps qui nous est imparti. Mais qu'est-ce qui, pour toi, est important dans la notion de relation ?
Il y a beaucoup de choses, en effet, que je peux dire par rapport à ce qui se joue dans la relation. Mais en tout cas, ce qui est important, je trouve, c'est que nous sommes des êtres de relation. nous sommes faits biologiquement, psychologiquement, socialement, pour être en lien. C'est-à-dire qu'un de nos besoins, le plus important, c'est d'être en lien, d'être en relation, parce qu'on a besoin des autres pour notre équilibre émotionnel, psychique, et on apprend de l'autre et donc je trouve que ce qui est un des éléments les plus importants dans la relation c'est ce que l'on peut apprendre de soi au travers de l'autre qu'on n'a jamais fini d'apprendre de soi parce que nous sommes infinis, nous sommes vastes, nous sommes un pays en découverte à chaque fois, c'est-à-dire que plus on avance et plus il y a à découvrir, et plus il y a à découvrir et plus on a envie de découvrir. Et dans la relation à l'autre, je trouve que le plus beau des cadeaux, quelle que soit la relation, c'est qu'on a toujours à apprendre de soi et toujours à découvrir des éléments que l'on ignorait de soi. Alors ce n'est pas quelque chose d'auto-centré parce que plus je vais découvrir des éléments de moi, plus je vais être en capacité à aimer l'autre, à accepter l'autre, à entendre l'autre, à voir l'autre. Donc il y a vraiment une énergie qui circule aussi bien dans la découverte de moi au travers de l'autre, dans la relation, Mais il y a aussi, je découvre un peu plus des humains qui m'entourent, des êtres qui sont autour de moi, puisqu'on est tous uniques. On a tous une sorte de codage, de notes de musique, de couleurs différentes. On est constitué d'une somme d'informations, d'expériences, de vibrations différentes. Et donc, il n'y a pas un être humain pareil sur Terre. et c'est en ça que c'est en même temps fabuleux, merveilleux et donc au contact de l'autre et dans la relation à l'autre, je vais aller plus loin dans la relation à moi-même, je vais aussi aller plus loin en termes d'apprentissage et donc je vais pouvoir développer une forme de sagesse à chaque fois un peu plus si j'accepte d'aller regarder les parts de lumière, les parts d'ombre, si j'accepte d'aller regarder ce que cette relation révèle de moi de beau, ou ce qu'elle révèle de moins beau, ou ce que j'estime ne pas d'être beau, puisque finalement tout est OK. C'est un ensemble d'énergie, c'est un ensemble d'ombre et de lumière, c'est un ensemble de couleurs dont on est habité, et on n'a jamais fini de découvrir ça. Il y a beaucoup de gens qui disent « moi je sais qui je suis ». Oui, mais en même temps, Comme je disais tout à l'heure, c'est un paysage qu'on est sans arrêt en train de découvrir. On va jusqu'au bosquet, au tournant, et puis passer le tournant de cette route, on se dit on va jusqu'à cet arbre parce qu'on ne connaît pas ce bout de chemin-là, et puis on a toujours envie d'en découvrir un petit peu plus. Et la relation à l'autre nous renvoie, ça nous donne des indications. sur ce qu'on a compris de nous et ce qu'on n'a pas encore découvert de nous-mêmes ?
Ça nous permet de nous jauger, effectivement. On le voit bien. Moi, alors évidemment, j'accompagne dans le milieu professionnel, dans l'entreprise, dans les organisations, et je vois bien que le sujet de la relation est extrêmement sensible, est au cœur des processus de ce qui se passe. Beaucoup ont peur de ce changement-là et n'en ont pas conscience, on se révèle de manière souvent inconsciente à soi-même, on sait qu'on change mais on sent bien pour la majorité des personnes qui n'ont pas forcément une recherche volontaire de mieux se connaître à travers la relation. Ils savent bien qu'ils ne sont plus les mêmes il y a cinq ans, il y a dix ans, donc on voit bien qu'il y a eu quelque chose qui a opéré en soi, qui s'est transformé, et c'est les relations, c'est les événements de la vie, les événements relationnels aussi. Tout le monde n'est pas dans cette conscience que la relation nous change et nous impacte. Qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné, on entre dans cette conscience, on se dit « mais j'ai quelque chose à regarder là ». Qu'est-ce qui peut provoquer ça ?
Certainement qu'il y a eu auparavant un processus de maturité ou de maturation qui, à un moment donné, fait qu'on va être réceptif ou réceptive. Je ne pense pas que ça arrive comme ça. Il y a dû y avoir un ensemble d'informations, quels que soient les canaux, qui ont petit à petit ouvert certaines portes chez la personne et à un moment donné, elle a cette conscience consciente, mais certainement qu'avant d'avoir cette conscience consciente, il y avait inconsciemment une ouverture de conscience. Je pense que c'est en deux temps, c'est-à-dire qu'il y a, mais d'ailleurs ça se voit dans le processus de thérapie ou de l'accompagnement, quel que soit l'accompagnement, on voit bien, pour l'avoir vécu ou le faire vivre ou le voir chez les personnes qu'on accompagne, qu'il y a un temps de latence où en fait il y a des choses qui se jouent dans l'inconscient, il y a des informations qui sont en train d'émerger, de se déplacer, de gravité, et à un moment donné, hop, comme une bulle émerge à la surface, l'information arrive au conscient. Et on a l'impression, en fait, que ça arrive comme ça. Mais il y a tout un processus qui peut-être s'est joué pendant des années, on ne sait pas, avec un livre ici, une citation là, une conversation avec quelqu'un qu'on n'a jamais revu, une somme d'informations par plein de biais différents crée un processus qui est en maturation et qui arrive à maturité et qui émerge à la conscience et à un moment donné la personne commence à prendre conscience que d'autres choses se jouent dans sa vie et aussi entre elle et les autres et là on passe donc une seconde phase. Alors, pourquoi ça arrive à certaines personnes et pas d'autres ? Il y a plein d'hypothèses qui peuvent expliquer ça, mais en tout cas, moi, c'est ce que j'ai observé. Il y a vraiment une conscience inconsciente et elle est un process, c'est une sorte de mouvement de vie constitué d'une somme d'informations et à un moment donné, quand c'est le bon moment, la bonne rencontre, le bon endroit, l'âge, je ne sais pas, il y a tout est bien configuré, tout est arrivé à maturité au bon moment et hop on passe à cette autre phase où là on est conscient d'avoir conscience que des choses se jouent entre soi et l'autre dans nos relations et que l'on a à apprendre et on passe donc en Ensuite, d'autres phases.
Oui, ça me parle bien ce que tu dis, parce qu'effectivement, moi j'accompagne des groupes qui ne sont pas forcément volontaires, c'est-à-dire que c'est un peu proposé par la direction, et ces groupes-là sont confrontés à des personnes comme moi, qui vont les emmener à regarder ce qui se joue dans le système relationnel. Et là, ce que tu as décrit, je le vois dans les yeux de certains, une espèce d'arrêt sur image où ils plongent dans une espèce de pensée en se disant « je commence à comprendre quelque chose, je le vois ». Et leur réaction n'est plus la même. Ils commencent à être dans des silences, à se dire « je suis acteur de ce qui se passe alors ». Et là, je vois cette émergence de conscience, le voile se lève, Et de séance en séance, il y a des transformations pour certains. J'aime même dire s'il n'y en a qu'un pour qui ça a eu un impact. C'est magnifique. Ce que tu as décrit, c'est exactement le processus que j'observe pour des personnes qui ne sont pas venues volontairement. C'est ça aussi, parce que les personnes qui viennent en cabinet, en général, sont volontaires. Il y a déjà quelque chose qui est là, mais pour beaucoup, ce n'est pas le cas. Il y a une espèce de découverte de soi et de son système relationnel. Je trouve ça super intéressant. C'est là où les gens vont réaliser qu'ils vont mettre des mots et qu'il y a des relations plutôt saines et des relations qui ne le sont pas. Alors, qu'est-ce que déjà une relation saine ? Est-ce que tu peux nous en dire quelques mots pour les personnes qui nous écoutent et qui n'auraient pas forcément entendu ou l'habitude de clarifier ce terme-là ?
Une relation saine, c'est une relation bien souvent dans l'altérité, c'est-à-dire qu'il n'y a pas un rapport de force. Il y a plutôt un mouvement d'énergie, d'échange, de partage, que ce soit dans les idées, dans les émotions. Une relation saine, c'est une relation où on a la sensation que ça nous tire vers le haut, que ça nous élève, qu'on construit quelque chose, qu'il y a du positif qui en émerge. ce sont des relations saines. Des relations saines, c'est des relations où on a vraiment la sensation, et c'est vraiment le cas, que l'autre est en lien avec notre personne et dans le respect. Et bien souvent, les relations saines sont des relations où on se retrouve avec des valeurs communes.
Oui. Et il y a quand même des différences qui émergent, mais peut-être que la manière de confronter ces différences se fait d'une façon plus souple, plus constructive. J'utilise ces mots-là, mais elle n'est pas dans un refus d'entendre.
Non, elle est dans l'acceptation de l'autre. Il y a vraiment la notion de respect qui est « j'accepte l'autre dans sa différence », et sa différence ne ne m'agresse pas. Ben non, puisqu'on a les mêmes valeurs. Donc du coup, sa différence, je vais pouvoir l'accepter ou l'accueillir, la regarder et m'adapter. Et l'autre va faire aussi la même chose par rapport aux dimensions qui seront les miennes et qui seront différentes de cette personne. Cette personne est OK avec ça parce qu'elle ne se sent pas en danger. Puisqu'il y a cette relation d'altérité où chacun a sa place et où on donne et on reçoit, on reçoit autant qu'on donne, on donne autant que l'on reçoit et on s'adapte en fonction de nos différences et c'est aussi assez gratifiant, on aime sentir qu'on accepte la différence de l'autre, ça renvoie quand même une meilleure image de soi que lorsqu'on se braque, donc c'est aussi par rapport à l'estime de soi, c'est aussi assez valorisant. de sentir qu'on est dans l'harmonie relationnelle, que l'autre est dans le même état d'esprit, que lorsqu'il y a des moments d'incertitude parce qu'on aborde quelque chose de différent chez l'autre, différent de nous, d'avoir cette capacité à regarder, à s'adapter, à comprendre, on se sent bien avec ça. Voilà, ça c'est vraiment une relation saine et constructive. Et ensuite, Dans notre libre-arbitre, on va savoir nourrir ou pas cette relation. C'est-à-dire que bien souvent, notre erreur, c'est quand ça fonctionne entre deux personnes ou avec quelqu'un d'autre. Notre erreur, quand on est en relation avec quelqu'un d'autre, c'est de surfer sur les acquis. Mais en fait, comme pour une relation de couple, toute relation a besoin d'être alimentée. Elle a besoin d'être nourrie. Elle a besoin d'être nourrie par le partage, par le feedback, par des projets, par la parole, par la communication, par la transparence. Voilà, tout ça va nourrir la relation et cette relation, du coup, elle va grandir. Parce que sinon, le risque, et ça, bien souvent, on l'oublie, c'est que si on s'appuie sur ce qui existe déjà et on a la chance que ça existe déjà quand c'est une relation saine, ça risque de s'endormir. L'énergie a besoin d'être alimentée pour exister, pour circuler. Et on voit qu'on peut intensifier cette énergie positive entre soi et l'autre, ou bien si on ne fait rien, ça peut devenir stagnant. Et parfois les relations peuvent s'éteindre comme ça, qu'elles soient professionnelles, amicales, amoureuses, quels que soient les domaines de vie. Donc c'est là qu'on voit qu'on a notre part de co-création et que si on ne co-crée pas, ça s'éteint.
Tu me mets des frissons, j'ai des frissons. Mais vraiment, je t'assure, c'est-à-dire que mon corps, mon esprit, tout, aime ce qu'il entend. Il vient certainement confirmer tout ce qu'on a vécu dans l'entreprise et dans ses accompagnements d'intelligence collective. où on essaie d'amener justement à des personnes qui n'ont pas l'habitude cette conscience qu'ils sont co-créateurs d'un projet, d'une transformation dans un système, parce qu'on est dans ce monde de l'entreprise où on est au service d'un projet, d'une entreprise, et donc quelque part on a à investir quelque chose de soi dans cet espace-là. Et les personnes, souvent les salariés, ont du mal à savoir comment s'investir là. Et c'est là où je trouve que dans ces groupes de travail, s'investit cette relation. Ce n'est pas que sur l'objet, l'objet cahier des charges, l'objet produit, ce n'est pas que dans le faire, c'est dans l'être, et qui est très négligé dans beaucoup de systèmes. Et ce que tu décris, pour moi, c'est vraiment ça. Et cette nourriture relationnelle, elle se fait, je trouve, dans le don. Moi, c'est ce que j'ai rencontré. Je te donne de l'information, j'ai appris ça, ça peut être utile. Et ce don, cette générosité de partage, de transparence, crée cette confiance. On est au cœur de ces systèmes qui ont besoin de générer ces confiances. Je me suis dit, au moment où tu disais « on doit le nourrir », je te dis, je te donne une info, je te donne quelque chose. Et c'est ça qui va rendre sain un système où chacun vient rajouter à l'édifice-service, toutes ces pierres précieuses qui nourrissent l'équipe. Et c'est là où un groupe devient une équipe, parce qu'on s'accepte dans cette différence. Et là on est dans quelque chose qui peut se passer de manière harmonieuse. Mais la vraie vie, au quotidien, avant d'accéder à ça, il y a tout un processus. Et c'est là où, si c'est passant, qu'est-ce que c'est ? C'est dysfonctionnant. Et qu'est-ce qui s'y passe ? J'aimerais bien que tu puisses m'éclairer et nous éclairer.
On parlait de dire, justement, une relation, disons, toxique ou pas saine ou dysfonctionnelle, c'est déjà un espace où il y a du non-dit. À partir du moment où le non-dit s'infiltre dans la relation, là ça commence à devenir un peu problématique parce que l'énergie ne circule plus puisqu'il y a un non-dit. Donc il y a une information qui flotte dans l'air. que certaines personnes, dont les hypersensibles par exemple, vont percevoir. Les hypersensibles perçoivent ça à fond, les ballons, les hauts potentiels émotionnels le sentent et sont très mal à l'aise avec ça. Donc ça, le non-dit est extrêmement délétère pour la relation et donc si on sent ça, c'est important de pouvoir aller au devant de l'autre si on sent qu'il y a du non-dit et de l'aider à dire. Peut-être que la personne a peur de nous blesser, ne sait pas comment dire, on peut aider l'autre à dire. Et soi-même, si on se rend compte qu'on est dans le non-dit, de trouver le moyen de pouvoir dire de la manière la plus constructive, la moins difficile, brutale, la plus douce possible, si on est dans un milieu professionnel, la plus diplomatique possible. Il y a aussi dans le milieu personnel des relations qu'il vaut mieux quitter aussi. Donc ça, c'est dans le milieu...
On verra ça, oui.
Donc voilà, un élément qui vraiment m'a sauté à l'esprit quand tu parlais à l'instant, une relation dysfonctionnelle, c'est une relation où il y a bien souvent du rapport de force, où va y avoir dominant-dominé, où il va y avoir du forcing, où on ne va pas avoir des valeurs communes, où on va avoir un mode de fonctionnement qui ne sera pas le même, mais avec l'une des deux parties qui ne s'adapte pas et qui n'est pas souple. qui va vouloir que l'autre se suradapte à notre fonctionnement. Les personnes rigides attendent qu'on se suradapte à leur fonctionnement. Et ce n'est pas toujours possible si ça va à l'encontre de nos valeurs, à l'encontre de notre sensibilité, à l'encontre de notre philosophie relationnelle ou de notre philosophie de vie. Des relations malsaines sont des relations où il pourrait y avoir une forme de manipulation, c'est-à-dire on nous oblige à aller dans ce sens, on nous amène à aller là où on ne voudrait pas aller. Donc là on voit bien que ça devient déjà étroit dans ce que je décris, que l'énergie est beaucoup plus ralentie, qu'il y a quelque chose de laborieux, que si on le vit soi-même on va se sentir en train de ramer à contre-courant.
La couronne qui peut s'installer, tu vois, remet à contre-courant. Il y a une fatigue relationnelle, une fatigue qui est au départ impalpable, et dans l'entreprise, dans ces lieux-là, tu parlais de pouvoir, il y a des enjeux de pouvoir très forts, ce qui est peut-être moins vrai dans un cercle d'amis, encore que, mais je trouve que c'est accentué dans l'environnement. professionnel. Évidemment, on a un rapport de force qui est constamment présent parce que notre société elle est comme ça, et du coup ça génère cette disparité de positionnement, de capacité à se dire et à partager. Du coup, c'est là où ça ferme, ce sentiment de restreindre et de fermer, et c'est là où apparaissent les gondilles. « Je ne vais pas dire ce que je pense parce que ça va me nuire ». Parce que si je dis ce que je pense vraiment pendant cette réunion-là, je risque, quand je demanderai mon augmentation, qu'il, comme il n'est pas content, il va me la refuser, il va me trouver des excuses. Et là, on rentre dans ces jeux de manipulation, de revanche, mais l'enjeu est hyper présent. trouver le moyen d'ouvrir un espace pour relationner de manière consultive et bénéfique, c'est ce que veulent beaucoup de dirigeants aujourd'hui. On voit que les entreprises sont à la mode de cet esprit d'intelligence collective, de co-créer. Pour autant, ça ne prend pas encore. Ça ne prend pas, je pense, à cause de tout ça. C'est puissant comme courant contraire, en fait.
Et je trouve que ce qui ressort de ce que tu dis, finalement, c'est qu'il y a Consciemment ou inconsciemment, la peur est là. Qu'est-ce qui rend les gens arrivistes, dans le forcing, dans l'agressivité, à voir tout casser ? c'est parce qu'elle a peur de ne pas y arriver, c'est la peur de l'abandon, la peur du rejet, la peur de la dévalorisation, la peur de ne pas avoir, la peur, la peur, la peur, la peur. Dans ce que tu disais, la personne qui ne va pas oser dire les choses par peur de ne pas avoir l'augmentation qu'elle attend, donc finalement on voit qu'il y a une émotion qui revient beaucoup, c'est la peur. Et nous sommes dans une société qui repose sur la peur. On a peur de beaucoup, beaucoup de choses et il est véhiculé une information qui repose beaucoup sur la peur. Heureusement, de plus en plus de personnes en ont conscience et commencent à prendre du recul et à voir les choses différemment et à se prendre en main par rapport à ce qu'elles perçoivent de notre collectivité et comment tracer sa route en étant tous ensemble. sans être véhiculée par la peur, heureusement. Et petit à petit, une personne plus une personne plus une personne plus une personne. C'est aussi ça, tout à l'heure on parlait de qu'est-ce qui fait que tout d'un coup quelqu'un devient conscient, c'est parce qu'il y a aussi un collectif. Tu l'as sous-entendu tout à l'heure, tu as parlé d'intelligence collective. On est aussi réceptifs à notre environnement. Et donc, si autour de moi, de plus en plus de gens s'éveillent, je vais avoir accès à une information plus facilement. Je vais aussi moi-même m'ouvrir comme une petite fleur et recevoir l'information nécessaire. Donc, je crois que c'est très important d'avoir vraiment conscience dans tous les domaines de notre vie. Là, on parle du milieu professionnel parce que c'est quand même assez majoritairement comme ça que ça se passe, mais disons que la peur, j'ai toujours dit les choix qui reposent sur la peur ne sont jamais des mauvais choix, sont toujours des mauvais choix, ne sont jamais des bons choix. Mais les choix qui reposent sur l'envie, sur le désir, sur oser, les choix qui reposent sur la joie sont les bons choix. Donc la peur est quelque chose qui s'infiltre dans le domaine professionnel et dans les structures d'entreprise principalement, beaucoup moins et quasiment pas chez les entrepreneurs autonomes, chez les personnes qui construisent leur propre métier, qui construisent leur propre chemin. Ils peuvent avoir des craintes, des doutes parce qu'ils ont envie que ça marche, mais ce n'est pas la même peur en fait. c'est une peur parce qu'on a le trac, comme on a le trac quand on va rentrer sur scène, c'est pas du tout la même que celle qui peut être véhiculée dans certains environnements où là c'est comme si on nous mettait sous cloche en fait, ça nous réduit et à un moment donné On implose, on explose, il se passe un truc, voilà. On ne peut pas soumettre à ça longtemps, en fait.
On ne peut pas sans en souffrir.
Sans en souffrir, on peut en souffrant, oui.
Quand j'interviens, c'est qu'il y a déjà des états de souffrance bien avancés, si je peux dire. Mais c'est hyper pertinent ce que tu viens d'évoquer parce que c'est peur, la peur d'être dévalorisé, de ne pas correspondre à ce qui est attendu. Il y a vraiment un système communautaire quand on entre dans une entreprise. Et d'ailleurs, même dans une entreprise, il n'y a pas forcément dans une direction ou une autre la même culture, la même manière de se comporter. C'est vraiment régi par une espèce de souvent du directeur lui-même qui apporte sa couleur et qui va la déverser un petit peu et imposer son énergie, sa façon de fonctionner et qui va générer des peurs par exemple, ou au contraire générer des ouvertures. Dans une même entreprise, il n'y a pas forcément la même énergie qui circule. Et ce que j'ai constaté aussi souvent, c'est que les personnes qui sont dans cette situation-là, c'est le biais de conformité en fait, elles rentrent dans ce conformisme. Et moi je l'ai vécu, tu vois, j'ai été recrutée avant l'an 2000, dans une très grosse structure, une boîte donc en siège France, mais une boîte américaine, et il y avait un enjeu qui s'est mis en moi, « Oh c'est grand, c'est un grand poste, voilà, venez me chercher ». Et là je me suis mis un enjeu sur la casquette, et je n'ai pas osé d'être dans mon naturel, où j'étais auparavant, assez à l'aise, où j'emmenais ma façon d'être. Et je suis arrivée dans un système qui était très éteint, très tu, non dit, et je suis restée longtemps comme ça, un an, deux ans, trois, et à un moment donné j'étais malheureuse comme les pierres, et je me dis « c'est pas possible, je suis devenue grise ». Voilà, tu vois, je me sentais devenue terne. Et je ne sais pas ce qui s'est passé, il y a eu quelque chose, un événement. Je crois savoir que c'était la loi Evin, on n'avait plus le droit de fumer dans les bureaux, il y a eu toute une transformation et l'ADG a eu un geste magnifique, c'est qu'elle a offert à tous les fumeurs le cadeau d'un accompagnement avec un psychologue. Et donc il y a eu un grand geste d'attention, c'était une femme qui arrivait à la Direction Générale, aussi peut-être que ça a joué. Et je ne sais pas moi d'un seul coup qui j'étais à exploser en Réunion. J'ai commencé à blaguer, à m'autoriser à être dans mon naturel tout en étant professionnelle. Mais dans cette entreprise, j'ai compris que si tu plaisantais, si tu rigolais, tu n'étais pas sérieux, tu n'étais pas crédible. Et je m'étais empêchée ça, je ne l'avais pas compris. Je l'ai vu et quand j'ai lâché ça, j'ai dit « si, regardez ». Ma légitimité était bien installée, ça faisait trois ans que j'y étais, et j'ai commencé à plaisanter, à être naturelle, et on a vu que c'était tout à fait compatible.
C'est de la créativité en plus.
Voilà, et ça a généré… La spontanéité.
C'Est la créativité qui s'exprime.
Et quand on libère ça, ça libère cette créativité, ça libère ce naturel à être en lien Et ça vient nourrir je trouve, ça vient ouvrir l'empathie, la sympathie, la joie, l'amusement. C'est ce qui fait défaut dans des structures en fait.
Et la complicité en fait, le mot qui peut résumer tout ce que tu viens de dire c'est la complicité, c'est vrai que la complicité est une dimension je trouve un peu oubliée dans les relations, pas seulement professionnelles, dans certains environnements c'est même tabou, mais la complicité déclenche cette spontanéité et du coup peut entraîner aussi de la créativité. parce que plus on se restreint, moins on a de spontanéité, moins on a confiance et moins on libère cette énergie, donc la complicité avec les personnes avec qui on co-crée, quel que soit ce que l'on co-crée, s'il y a spontanéité, s'il y a complicité, il y a une forme d'autorisation à être et là on donne le meilleur de soi-même.
Et c'est vrai que ça passe dans les cercles de parole, parce que les gens vont se raconter. Dans l'histoire, on a vécu ça, il y a eu des licenciements, peu importe ce qui s'est passé. Je pense que se raconter, être dans la narration, permet de trouver ce terrain commun où on va devenir complice. on a vécu la même chose, et ça peut favoriser cette complicité je trouve. Donc ça passe d'abord par cette libération de la parole, on est en plein dedans avec ce qui s'est passé sur le confinement, et tu vois là moi je propose des des cercles de reconnexion où justement la parole de « qu'est-ce qui a été vécu ? » va permettre de se reconnecter dans cette complicité. « Ah oui, moi aussi je me reconnais dans ce que tu racontes ». Donc ça va favoriser je pense. Tu le vis toi dans tes cercles ?
J'ai vécu une expérience très intéressante durant le confinement, c'est-à-dire que je me suis aperçue qu'un certain nombre des personnes qui étaient régulièrement dans mes groupes de parole avaient du mal à intégrer le fait que, si on ne se voyait pas physiquement, nous étions tout de même reliés. Et ça a été pour certaines personnes un enseignement très fort que de réaliser que même confinée chez soi, grâce à cette modernité, et là on voit que si on sait s'en servir, on peut servir quelque chose de plus grande que soi et quelque chose de beau en fait, Il y a eu certaines personnes qui se sont adaptées très vite parce que j'ai proposé donc de basculer nos rendez-vous en ligne, c'est-à-dire de continuer aux mêmes dates, de nous retrouver, mais en ligne et non pas à mon cabinet. Et donc, certaines personnes se sont adaptées assez rapidement du fait de la voisinson, de leur structure psychologique, de leur souplesse, mais pour la majorité quand même, ça a été une vraie découverte que de s'apercevoir que lorsque nous étions connectés, que nous travaillions ensemble en ligne, nous nous ressentions ce sentiment de communion, de sororité, des émotions circulaient, bref c'était pareil en fait et donc ça a été un apprentissage pour toutes ces personnes de s'apercevoir qu'en fait nous sommes en lien quoi qu'il arrive. Et si nous, bien entendu, si on reste dans notre coin, qu'on dit rien, qu'on bouge pas, qu'on connecte personne, qu'on ne répond pas aux sollicitations, on est déconnecté. Mais si on sait utiliser cette modernité dans ce moment où nous étions retirés du monde, comme on dit, et bien finalement nous étions quand même connectés au monde. Donc on était tous et toutes ensemble et donc ça a été une grande découverte pour ces personnes-là de vivre vraiment physiquement et non plus en termes de concept que tout est lié et que nous sommes tous reliés. Et moi ça a été aussi un travail intéressant pour moi de les accompagner vers cette découverte. de leur permettre d'assouplir leur résistance, de changer leur croyance par rapport aux numériques, aux connexions, de comprendre que tout comme l'argent, les connexions internet numériques peuvent être utilisées pour le bien ou pour le moins bien. C'est la même face, c'est le même ça s'appuie sur les mêmes ressorts en fait. Il y a beaucoup de choses comme ça dans notre société et je mets souvent en parallèle l'argent parce que c'est un exemple facile qu'on peut comprendre. Notre modernité, elle peut se retourner contre nous si par exemple on est hyper sollicité, si on ne sait pas couper nos connexions, si on se laisse bouffer par ça ou bien si on se discipline et qu'on prend les commandes d'une certaine façon, on peut vraiment utiliser cette modernité pour rester en lien pour transmettre l'information, pour transmettre le meilleur. Et donc là, on voit qu'on est en relation, même à distance. Et ça a été une expérience fabuleuse, et elle m'en parle encore. Donc, voilà.
Une ouverture sur un paradigme qui montre que ma représentation de l'objet Internet, de l'objet électronique, c'est une représentation, mais mon intention première reste le lien et la connexion à l'autre.
Exactement.
Ça rejoint ce que tu disais tout à l'heure sur le partage de nos valeurs. Notre valeur, c'est connectons-nous, discutons, c'est la valeur première, c'est l'intention qui se pose, et l'outil, le moyen, se déplace.
C'est le moyen, voilà, tout à fait.
C'est le moyen qui le permet, c'est vraiment. Alors, on a une petite question qui est posée par Sabrina, je vais la positionner ici. Merci déjà à vous, vous êtes une dizaine connectées, merci beaucoup, et n'hésitez surtout pas à interagir, si ça résonne pour vous, manifestez-vous, c'est fait pour, le champ connaît des commentaires. Sabrina nous dit « Quand on a peur, c'est aussi parce que la blessure n'est pas encore guérie. Si j'ai peur d'être dévalorisée, c'est parce que je manque de valorisation intérieure. Difficile d'évoluer dans ce cas et de co-créer, qu'en pensez-vous ?
».
Qu'est-ce qu'il faut répondre à Sabrina ?
Oui, c'est l'illustration parfaite de, en fonction de là où j'en suis, l'extérieur va me sembler infranchissable, certaines situations vont me paraître insolubles, et c'est donc bien un exemple, une fois de plus, qui dit que Si on effectue ce retournement au-dedans de soi, si on vient regarder quelles sont nos propres limites internes, et si on arrive à trouver la voie d'accès à plus de liberté, à repousser ses limites, à changer notre vision sur nous-mêmes, notre vision de l'extérieur change, et on trouve soudain les situations plus simples, plus fluides, moins effrayantes. Certaines personnes vont même en effectuant ce changement interne, vivre des expériences qu'elles n'auront jamais vécues. C'est-à-dire que tous les jours, et tu dois le voir aussi, moi je trouve que c'est magnifique de voir sous nos yeux des personnes qui illustrent la chose suivante, c'est que si on effectue une transformation à l'intérieur de nous, à l'extérieur ça change. les cartésiens vont dire ouais mais c'est notre vision qui change, moi aussi je l'ai pensé parce que je veux pas plonger dans des croyances rapidement sans fondement donc je me suis dit mais en fait c'est parce que nos croyances changent donc notre comportement change donc forcément les choses sont différentes. Réellement avec les années j'ai entendu des personnes me raconter des histoires qu'elle venait de vivre, puisque je les accompagnais sur la durée, qui prouvent vraiment que lorsqu'on dépasse nos limites intérieures, quand on lâche nos résistances internes, à l'extérieur, il se passent des choses totalement nouvelles, qu'on ne percevait pas, mais qui étaient là peut-être en gestation, qui étaient là endormies, Et comme on a eu cette transformation à l'intérieur de nous, on va les voir, on va leur permettre d'exister. Donc, si la valeur qu'on se donne, en effet, n'est pas la bonne, ça va être très compliqué ensuite de pouvoir se sentir à la hauteur d'une co-création avec quelqu'un d'autre. Donc, il y a d'abord cette relation à soi qui doit être faite. Parce qu'en fait, on est avec soi, mais on n'est pas forcément en relation avec soi. C'est comme de vivre avec quelqu'un en cohabitation. Il y a plein de gens qui vivent en cohabitation avec eux-mêmes, mais ils ne se rencontrent pas dans la pièce principale.
C'est vrai ce que tu dis, c'est vrai. Dans un bureau, une réunion, c'est pareil.
C'est pareil.
C'est incroyable. Moi ce que Sabrina pose aussi, ça me renvoie, c'est aussi le pouvoir que je donne à l'autre, parce que si je n'ose pas m'exprimer, si je me dévalorise, si je dis « l'autre en sait plus que moi, je ne vais pas donner mon avis dans ce projet par exemple », c'est aussi parce que je donne du pouvoir à l'autre ou une supériorité à l'autre. Ce n'est pas seulement que je me dévalue, c'est toujours en rapport à. Comme tu le disais, on se jauge, tu vois, au tout début.
Voilà, c'est à ça que je pensais. C'est à cette bascule en fait.
À un moment donné, il y a une bascule. Que ce soit moi en plus et l'autre en moins, je vais à ce moment-là quitter cette horizontalité, cet équilibre où j'accepte l'autre dans toute sa différence et je m'accepte dans toute ma différence. C'est ça que ça m'évoque. Et il y a le rapport à soi, mais si je donne aussi une valeur à l'autre, Oui, c'est en opposition avec la valeur que je me donne. Je pense que c'est les deux faces d'une même pièce.
Et moi, je me donne de valeur, plus je vais donner de valeur à l'autre, plus que l'autre n'en a d'ailleurs. Je me désinvestis, donc du coup, je surinvestis. Et donc, en fait, c'est cette énergie-là qui est inversement, et c'est cette énergie-là qu'il est nécessaire de rééquilibrer. C'est-à-dire, si je découvre la valeur, si je porte un regard différent sur qui je suis, c'est-à-dire si je porte un regard plus juste sur qui je suis, j'ai déjà de la valeur, c'est juste que je n'ai pas pris conscience de certaines dimensions de mon être. Si je découvre en fait ce qui est déjà là mais que je n'avais pas vu, il y a une énergie, une sensation, quelque chose va se réveiller en fait, s'épanouir et du coup je ne vais plus surinvestir cette vision de l'autre. L'autre, je vais le voir beaucoup plus tel qu'il est. Plus on se dévalorise, plus notre vision est biaisée sur nous et sur l'autre. Oui.
J'ai ma valeur, j'ai aussi ma valeur, l'autre a aussi sa valeur, mais nous n'avons pas forcément la même qualité ou la même compétence. mais chacun en a eu. Et c'est ça qui va ouvrir. C'est vraiment un travail qui n'est pas toujours simple à positionner dans les cercles de projets, ça prend son temps. C'est pour ça que c'est un accompagnement que j'aime sur le long cours. Honnêtement, c'est un partage que je vous fais, je ne suis pas très team building, ce n'est pas du tout mon truc parce que le one shot comme ça avec des potes, J'en fais pas, mais je suis en coaching collectif dans ces accompagnements sur le long cours, parce que cette transformation est possible dans ces approches où chacun va se rencontrer et facilite, nous accompagnant. Et c'est là où la richesse va émerger. C'est déjà d'accepter que j'ai une valeur, et de leur donner accès à cette valeur, c'est « Où est-elle ? Quelle est-elle ? Nomme-la, nomme-toi dans cette valeur et donc s'exprimer ». C'est ce que j'appelle « s'affirmer » en fait. Je me dis s'affirmer, c'est ça, c'est mon sujet. Et donc du coup, c'est ça, je me dis oui, mais quand je me dis oui, je dis oui à l'autre.
Et je dis oui à la vie.
Et à la vie qui circule aussi dans l'entreprise, parce qu'il y a une vie incroyable dans les entreprises. J'adore, c'est pour ça que j'accompagne dans la vie professionnelle, parce que je trouve qu'il y a là J'ai des questions d'ailleurs là-dessus, c'est qu'il y a pour moi, dans le cercle entreprise, la répétition de schéma de vie. On vient rejouer, on y joue constamment quelque chose qui se vit depuis notre toute petite enfance, et on y joue gaiement. bien souvent de manière inconsciente, et ça aussi ça vient influer la relation, ça vient influer aussi notre état d'être et notre bien-être de vie en général. Donc ces schémas-là, les gens n'en sont pas conscients. On parlait tout à l'heure de cette notion de pouvoir, de jeu, ça vient rejouer nos schémas parentaux en fait.
Et nos jeux psychologiques, c'est-à-dire j'arrive avec mes systèmes inconscients, avec ma façon de relationner dont je n'ai pas conscience, ma façon de relationner, je l'ai appris dans l'enfance, je l'ai vu chez mes parents, je l'ai vu dans ma famille, j'ai tous ces programmes-là, ces croyances limitantes, et j'arrive dans ce microcosme avec ces dysfonctionnements, et forcément, j'ai des feedbacks qui ne sont pas agréables, et là, à moi de travailler sur ça ou pas, et donc un jour arrive toi et on arrive dans ton groupe et on prend conscience de ça. C'est génial, c'est fabuleux mais sinon c'est une véritable souffrance parce que les personnes sont dans leur propre réalité et pensent que c'est la même réalité pour tout le monde et la façon dont ces gens la relationnent Je pense que tout le monde relationne de la même façon, ne voit pas où est le problème, mais pourtant voit qu'il y a un problème. Et ça peut durer des années et des années et des années, jusqu'au jour où... Il y a le clash. Oui, il y a le clash. Et puis on commence à se poser des questions en se disant, est-ce qu'il y aurait quelque chose de possible, oui, de découvrir comment on relationne, quelles sont nos croyances, quelles sont nos répétitions, comment on communique, ne serait-ce que la façon dont on utilise certaines phrases, mots, intonations, comment on entre en relation et comment on demande à l'autre. Rien que ça, c'est un il y a une matière d'une richesse infinie et donc des solutions et des clés fabuleuses et après ça facilite grandement l'existence. Mais quand on arrive avec tous nos bagages dans ce microcosme de l'entreprise, on rejoue forcément nos schémas, on est à nouveau dans les mêmes situations finalement qu'on connaît et et il est nécessaire qu'arrive quelque chose pour créer des clics et sortir du cercle vicieux, sinon ça peut durer un long moment. En plus, ça renforce toutes nos croyances militantes, ça confirme que oui, le monde est comme ça. Non, le monde n'est pas comme ça, il peut fonctionner autrement ou peut fonctionner autrement. C'est tellement… ça libère d'une façon… Moi je vois à quel point la vie des personnes change à partir du moment où elles comprennent ce qu'elles mettent en place avec les autres. Qu'elles ont leur part de responsabilité, pas de culpabilité, qu'elles ont leur part de responsabilité et donc qu'elles peuvent être actrices ou acteurs de ce changement, qu'il est donc possible d'avoir un autre feed-back.
Mais oui, mais oui. On va répondre à Vanessa qui nous pose la question. Plus on chemine vers l'amour de soi, plus on est donc dans l'altérité avec l'autre. Est-ce qu'on peut le dire comme ça ?
Oui. Est-ce qu'on peut le dire comme ça ? L'amour de soi, c'est le respect de soi. Déjà, ça c'est un gros boulot. Je dirais que c'est une des étapes les plus importantes dans l'amour de soi, c'est où j'en suis en termes des actes que je pose qui vont dans le sens du respect de ma personne, du respect de mon corps, du respect de mes émotions, du respect de mes valeurs, de toutes les dimensions en fait de mon être. Donc si je progresse, si j'évolue en fait dans la notion de respect, c'est-à-dire je me respecte, je pose des actes respectueux envers moi-même, donc je vais davantage oser me faire respecter les autres, les abuseurs, les dominateurs ou tristes, voilà. Je vais donc pouvoir poser les limites. Ça, c'est déjà les deux étapes. Respect de moi, respect de l'autre. Ensuite, je peux être dans l'intention d'être dans l'altérité. Ça ne veut pas dire que l'autre va être dans l'intention de l'altérité. Et c'est là où la notion de respect pourrait se perdre. C'est-à-dire, quand on est empathique, émotionnel, relationnel, les gens pour qui la relation est importante, qui vibre à ça, voire même qui fonctionne à ça, ces personnes-là vont vouloir que les choses se passent bien. Et donc, elles vont envoyer un message d'altérité à l'autre. Mais l'autre peut apporter ces jeux psychologiques dont on parlait tout à l'heure et un autre mode relationnel. et être dans quelque chose qui est plus de l'ordre du rapport de force, dominant-dominé, de refus, de méfiance. Et donc là, l'altérité qu'on apporte, qu'on offre à l'autre ne sera pas reçue. Et c'est dans ces moments-là qu'il peut y avoir parfois des conflits, plus ou moins larvés, plus ou moins visibles, et où il nous faudra, dans notre amour de nous-mêmes, ne pas oublier où se trouvent les limites Et à quel moment il nous sera nécessaire, par respect pour nous-mêmes, de dire là...
C'est super ce que tu dis là, je reconnais tellement de choses déjà !
Mais c'est grâce à la question Vanessa !
Merci Vanessa ! Mais je reconnais ça à moi, j'imagine que vous aussi qui nous écoutez, je reconnais ça dans du vécu en entreprise et dans ces prises de conscience que c'est ça qu'il s'agissait pour moi de faire et c'est ce que j'invite maintenant mes groupes à regarder. C'est à partir de quand je ne dois pas me négliger et cesser de tenter quelque chose qui ne peut pas prendre. Et ça c'est super important, parce que quand on est à l'extérieur, dans une vie où on peut partir, on peut pas forcément quitter un travail parce qu'on s'entend pas avec les gens qui sont autour de nous. On peut tenter de favoriser quelque chose, on peut ouvrir ce dialogue, ouvrir cette confiance, se dire pour, et moi c'est ce que j'appelle prendre sa place, vraiment s'affirmer parce que s'affirmer, se dire oui, cet amour de soi c'est s'affirmer pour moi. Et quand je le fais, j'autorise l'autre à le faire, je donne à l'autre un regard sur ce qui est possible dans cet environnement où ça ne l'était pas. Et donc, c'est ça que je pense qu'on peut proposer, mais c'est pas forcément pris, tu vois ? Et là, il faut comprendre cette limite.
Oui, et accepter que Notre impuissance, parce que l'autre, dans son libre arbitre, a aussi le droit de ne pas prendre ça parce que la personne est dans une autre vision du monde, avec d'autres schémas relationnels, des jeux psychologiques qui sont encore actifs. pour cette personne-là et elle n'a pas accès à quelque chose d'autre et elle ne veut pas parce que ça lui fait peur, mais elle n'en a pas conscience. Et on va vers ce qu'on connaît, on continue encore et encore de la même chose par ce qu'on connaît et si on offre à ces personnes-là la possibilité d'un changement alors qu'ils ne sont pas prêts, ça n'est pas possible, ça ne se passe pas comme ça. Et ça renvoie je trouve aussi à accepter qu'on ne peut pas tout contrôler, accepter qu'on peut avoir les meilleures intentions du monde, mais que ce n'est pas avec les meilleures intentions du monde qu'on change forcément toujours le monde. Absolument, mais ce n'est pas toujours. Ça peut, mais pas toujours. Oui, non.
Ce qu'il faut écouter, tu vois, c'est… J'entends souvent des salariés dire, cadre ou non cadre, mais dire « De toute façon, ici, c'est comme ça, on ne changera rien ». C'est faux, c'est-à-dire que ça peut effectivement ne rien changer, mais ce qui est sûr qu'il ne changera rien, c'est si je ne fais rien, si je ne tente rien. Et à minima, ce que chacun peut tenter, c'est cette ouverture du dialogue, ce questionnement de « qu'est-ce qui se passe pour l'autre ? ». Personne ne fait avancer ce dossier, ce projet, qu'est-ce qui m'empêche de le faire ? Je peux le prendre et tenter. Et on me dit « non, ben c'est non ». Parce que moi j'ai fonctionné comme ça, j'étais plutôt J'anticipais tout, c'est-à-dire que je n'étais pas attentiste dans mon approche, mais il y a beaucoup de gens qui sont attentistes, qui sont déjà dans le renoncement à tout changement possible tant ça leur paraît énorme. On a cette conscience qu'effectivement on peut s'échanger soi et pas l'autre, mais on peut quand même s'ouvrir soi et se proposer autrement. C'est là où je pense qu'on peut inviter les systèmes à plus d'espoir, alors ça me fait penser à ton livre. C'est très en lien avec ça, parce que c'est moi, ça m'a parlé là-dessus. Pour moi, c'est ça, c'est se donner l'espoir que c'est possible, se donner l'espoir qu'il y a cette ouverture, parce que moi, je fais quelque chose, même si c'est tout petit. C'est l'effet papillon, tu vois.
Oui, c'est faire notre part en fait. On lance la petite graine, on lance une énergie, on lance une intention, on propose quelque chose, la personne saisit ou ne saisit pas en fonction de son libre arbitre conscient et inconscient, en fonction de là où elle en est, en fonction de plein de choses. Ce qui est important c'est d'accepter que parfois, Il n'y a pas d'écho et on ne peut pas co-construire ou co-créer avec d'autres personnes à ce moment-là tel qu'on le pensait et ça fait aussi partie de la magie de la vie. il y a des surprises, des déceptions, parce que quand t'arrives pas quelque chose qu'on attendait, on est déçu. Et c'est aussi tout un travail que... Et c'est un de mes dada, ça, c'est comment on relationne avec la vie. C'est-à-dire, qu'est-ce qu'on fait de ce qui se passe ? Et ça, c'en est un exemple. Ou qu'est-ce qu'on fait de ce qui ne se passe pas ? Qu'est-ce que ça me dit ? Bien souvent, ça dit, tu as fait ta part, l'autre dans son libre arbitre n'a pas pris, continue ton chemin.
Et c'est là où j'allais justement en venir, c'est très bien parce que je me disais il arrive peut-être à un moment qu'on est dans un système où on s'y nourrit, on apprend des choses, on gagne de l'argent, on vit ce qu'on a à vivre dans cette entreprise et puis arrive un moment où on se dit j'arrive au bout de ce qu'il est possible pour moi de trouver enrichissant ici Et peut-être qu'il est simplement le système, vraiment l'environnement me renvoie qu'il est peut-être temps pour moi d'aller vivre autre chose ailleurs. Et c'est là où le pas est grandement difficile pour beaucoup. Parce que dans l'esprit de beaucoup, c'est « je dois tout recommencer ailleurs ». On ne recommence pas tout, on ne fait que poursuivre parce qu'on s'est tellement empli, nourri de quelque chose de nouveau, on s'est transformé. On n'est certainement pas après cinq ans dans une boîte ou dix ans ou vingt ans le même qu'on était au départ, bien entendu. Et donc on repart de plus belle. Mais pas tout a recommencé à zéro et les gens ne voient pas cet aspect des choses. Ils sont nourris de toutes ces relations et ils vont, la haute garnie, nourrir un nouveau système sur un palier différent qui va être en plus en lien avec nos valeurs encore. Et ça, c'est souvent omis dans l'esprit des gens, ce qui est dommage.
Oui, c'est très intéressant parce qu'en effet, on peut retrouver cette vision de la vie en fait, ce regard sur la vie. Aussi par exemple en thérapie, il y a des personnes qui ont fait un chemin avec un accompagnant et puis.
Ils.
Disent, quand des amis leur disent que tu ne veux pas recommencer justement, tu ne veux pas à nouveau poursuivre ce chemin de travail, de thérapie. Ah non, non, il va falloir que je raconte tout à nouveau à cette nouvelle personne. Donc, il y a en effet cette notion de « on repart de zéro ». C'est très intéressant parce qu'en fait, ce filtre, parce que pour moi c'est vraiment un filtre qui déforme notre perception, on la retrouve dans beaucoup d'espaces, de domaines de vie où les êtres ont la croyance que quand ils vont quitter une tranche de vie, ils vont recommencer à zéro. Donc forcément, il y a la notion d'échec parce que ça veut dire que tout ce qu'on aura appris avant, poubelle, on recommence de zéro. Non, la vie est faite de tout ce qu'on a appris et on est riche des apprentissages, riche des succès, des non-succès, riche des rencontres, riche de ce qui a fonctionné, de ce qui a pas fonctionné, bref. et on continue notre chemin et ce que tu disais à l'instant sur les niveaux différents me fait penser à... moi je vois ça comme je ne joue pas aux jeux vidéo, je n'ai aucune idée de comment ça marche mais il y a un truc que je sais, que tu n'as pas parlé. Voilà. J'ai cassé l'essentiel. C'est que quand tu marques des points suffisants, tu passes un niveau.
C'est ça. Mais c'est exact.
Comme dans la vie. Mais oui. C'est pareil.
C'est comme dans la vie. Mais c'est génial. J'adore le parallèle.
Donc on gagne des points, on passe des niveaux et on passe encore un niveau et on sait pas quel est le parcours qu'on va vivre à ce niveau 1, niveau 2, niveau 3. On ne sait pas d'ailleurs combien de niveaux il y a parce que c'est infini. et qu'on peut gravir tous les niveaux et qu'on ne sait pas quels vont être les parcours, les pièges, les gros dragons, les fontaines d'or, les joyaux. Ça me fait penser à ce que tu disais tout à l'heure à propos des joyaux. Oui, mais on repart pas de zéro jamais.
Non. On change des habitudes, et c'est peut-être cet inconfort que les gens vont traduire autrement, mais c'est juste de remettre les mots dans leur vraie signification. C'est « je vais devoir quitter mes habitudes et l'installation de tout ça ». C'est tout !
Et quitter, savoir quitter est essentiel pour pouvoir permettre que le nouveau arrive. Parce que si, ça j'en parle beaucoup dans mes accompagnements par rapport à l'amour et au célibat, et où ça c'est une étape extrêmement importante donc tout changement de vie c'est valable pour tout changement de vie c'est-à-dire que si je ne sais pas quitter certaines choses, certaines personnes, certains lieux, certaines croyances, certaines vérités que je croyais vraies qui ne sont pas tant que ça si je fais pas la place ça peut pas rentrer le nouveau peut pas rentrer C'est en ça que le processus de changement n'est pas toujours facile, parce qu'en effet il nécessite de laisser partir pour pouvoir accueillir le nouveau. En revanche, nos acquis, nos pierres précieuses, nos points gagnés, on les a. On les garde à tout jamais. Ça s'appelle l'expérience. Et c'est en ça que, pour une fois, le temps joue en notre faveur. Nous qui nous plaignons toujours du temps qui passe, du temps que l'on n'a pas, du temps... Et bien là, le temps est notre allié. C'est-à-dire que plus on avance dans le temps, en âge, plus on acquiert des expériences et donc on a la possibilité de devenir plus sage. Et chaque changement de vie, On part avec notre petit lot de pierres précieuses, d'apprentissages qui nous ont rendu plus sages. Par contre, il faut savoir laisser partir ce qui n'est plus utile, ce qui n'est plus utile, je veux dire, dans le sens à notre épanouissement, qui ne nous correspond plus parce que ce n'est plus la même énergie, ce n'est plus la même vibration, on n'est plus la même personne.
On n'est plus la même personne. Et ce parallèle, tu vois, c'est là où les seniors ont une grande valeur dans l'entreprise. ils ont une valeur de cette histoire passée, de ces rencontres différentes, de ces événements vécus, où ils ont su transformer et engrammer quelque chose, où c'est direct, la réponse est là déjà, je l'ai dans ma besace, que n'ont pas certains jeunes. Et le partage des expériences, le padawan et son apprenti, ça se fait de plus en plus le mentoring dans les entreprises, comment vraiment ça prend Ça vaut la peine justement de mettre ça en œuvre, parce que c'est là où se mêlent cette innocence, ce regard neuf du nouveau qui arrive, de l'inexpérimenté, et la sagesse du Seigneur et cette valeur qui est là. C'est important de pouvoir garder ces groupes, ces équipes, dans une une diversité au niveau de l'âge, des genres et des choses comme ça. Plus il y a de la diversité, je trouve que plus ça enrichit notre système en fait. Donc du coup oui, cette altérité elle se vit comme ça en fait, dans ces différences et dans l'acceptation que je dois aussi quitter certains états. Je pense que le regard qui s'est posé, tu vois ça m'évoque ça, sur les seniors, dans beaucoup de structures, c'est le fait que beaucoup de personnes s'étaient accrochées à la difficulté de changement. C'est bien que ce phénomène, le fait de ne pas, de s'accrocher à ses acquis, a collé l'étiquette que si tu as déjà 15-20 ans dans l'entreprise, tu bloques. Et donc on a collé cette croyance-là beaucoup. On est en train de s'échanger, les accompagnants comme moi par exemple, pour montrer qu'au contraire, il y a une facilité maintenant qui se fait de plus en plus de nourrir les jeunes dans leur inexpérience. On ne s'accroche pas à des vieux acquis, c'est une idée reçue que la majorité des seigneurs le font, ce n'est pas vrai. Mais il y a vraiment, je pense, a changé un peu l'image stéréotypée des entreprises comme ça. Il y a de plus en plus d'ouverture, de travail collectif qui se fait, ça se nourrit, ça bouge. Alors moins dans les administrations, je te l'avoue, parce que je les accompagne et je vois que c'est plus long. C'est toujours du retard, mais c'est un peu normal. Dans l'association pour structurer les administrations, c'est des grands paquebots, donc c'est plus difficile à manœuvrer qu'un petit voilier, on est d'accord. Mais n'empêche que voilà, C'est vraiment la relation, ça fait une heure, je ne vois pas de question, je voulais répondre. Je vois des beaux diamants de Sandrine, regarde.
Merci beaucoup.
Écoutez, je pense qu'on a fait un beau voyage autour de cette relation dans le cercle professionnel, dans le monde de la vie de l'entreprise et de ce qu'on y joue personnellement. qui est très en lien avec nos histoires de vie à nous, à chacun, tout est lié, il n'y a pas de frontière, pour moi il n'y a pas vraiment de séparation si ce n'est l'horaire de travail, mais on y arrive avec nos émotions, avec tout notre être, et je pense que c'est ça qui est important de bien reconnecter. Qu'est-ce que tu en penses ?
J'avais envie de rebondir sur ce que tu as évoqué concernant les seniors. C'est un des aspects que j'évoque dans mon dernier livre, La force de la rencontre. La rencontre avec le mentor est, selon moi, une sorte de passage nécessaire si on a la chance de vivre ce passage, parce qu'on n'a pas toujours la chance de rencontrer un mentor ou de le reconnaître. Mais selon moi, c'est vraiment une des... C'est un aspect extrêmement important dans notre parcours de création, de parcours professionnel, de savoir reconnaître qui ont pu être nos mentors aussi. Parce qu'il y a le reconnaître quand il est là, Mais il y a aussi se remémorer les personnes que nous avons rencontrées, qui ont été des mentors pour nous, mais nous n'en avions pas conscience à cette époque-là, parce que nous n'avions pas le décodage, la disponibilité, la maturité. Et il est toujours temps, en fait, de regarder derrière et de faire ce petit rituel de gratitude, de se dire « Attends, mais qui j'ai rencontré, quelles ont été les rencontres qui ont été fortes pour moi parce qu'ils m'ont révélé certaines dimensions, certains aspects de moi, ma vocation. Et il est toujours temps de les remercier dans le cœur, dans l'esprit ou matériellement en envoyant un petit mot de gratitude. Et ça, je trouve que ça donne des points de repère dans notre biographie. Tu parlais de la narration tout à l'heure qui est un élément dans les groupes que tu organises, qui est un des éléments importants parce que c'est là qu'il peut y avoir de la complicité qui se crée parce qu'on se reconnaît semblable. Il est aussi important d'être conscient de notre biographie. C'est quoi mon histoire ? et qu'elles ont été des personnages qui ont pas changé ma vie parce que j'ai déconstruit ma vie mais qui ont mis l'éclairage, impacté, réveillé, qui m'ont révélé à moi-même dans cette rencontre, qui ont été des déclencheurs de conscience, des déclencheurs de mouvements, qui ont été des déclencheurs de choix, C'est ce que j'avais envie de dire.
Moi j'ai vécu ça quand j'étais toute jeune, je rentrais dans une entreprise, je venais à peine d'être embauchée, je démarrais à zéro de rien du tout. Et j'ai eu cette rencontre synchronistique incroyable, sachant que j'avais fait des études de droit parce que j'avais un peu raté mon lycée et tout ça, alors qu'au départ, quand j'avais 14-15 ans, je voulais être ingénieure informaticienne. J'avais vite renoncé à tout ça, ne faisant pas de bac scientifique. Et je rentre dans cette entreprise, vraiment pour un petit boulot de secrétariat, et le premier ordinateur personnel arrive dans le service. et personne ne savait s'y connecter, c'était compliqué, il y avait un petit mode opératoire. Et moi, je me dis j'adore, j'adore l'idée, je vais pouvoir taper des textes là-dessus. Je descends des pointées à 5h parce que j'avais pas le droit de rester si je pointais pas. Je descends des pointées comme si j'étais partie, je remontais toute seule dans le loco, à prendre. Et à 8h le soir, je vois un grand bonhomme arriver qui ressemble à Sean Connery, tu vois ? Vraiment. C'est pas une pièce mais l'homme, voilà, comme ça, il me presse un, ça clavise. Il me voit, il y avait une petite lumière dans ce grand open space. « Mais qu'est-ce que vous faites là ? Qui êtes-vous ? » Je me suis sur l'ordi et en fait c'était l'ingénieur informaticien de la structure qui arrivait et me dit « Ça vous plaît ?
».
J'ai dit « Oui ». Il s'en va, il revient avec trois, quatre bouquins. Il me dit « Quand vous aurez fini ces livres de MS-DOS, de PC.
Reviendrez me voir ».
J'ai fait ce qu'il m'a dit. Et c'est comme ça que j'ai intégré l'informatique et c'est comme ça qu'ensuite je suis devenue chef de projet et responsable. Et j'ai grandi professionnellement. Ça a transformé ma vie et j'ai rejoint, la boucle était bouclée, j'ai rejoint ce métier que je n'ai pas pu faire d'ingénieur informaticien, je l'ai rejoint par le biais de cet homme-là. Tu te rends compte ?
C'est formidable, j'adore cette histoire. tellement illustratif en effet de ces êtres qui arrivent au bon moment, porteurs de messages, à nous ensuite de recevoir, de suivre la voie, mais ce sont des portes en fait qui s'ouvrent sur notre destinée et on voit dans ces moments-là, et merci pour cette anecdote importante de ta vie, on voit Dans notre libre arbitre, on reçoit ou on ne reçoit pas ? Qu'est-ce qu'on en fait ?
Qu'est-ce qu'on fait de nos temps ?
Et quand on reçoit, parce qu'on sent, parce qu'inconsciemment on sait que l'on doit recevoir de cette personne et suivre le message, ça s'ouvre et ensuite ça va tout seul. C'est comme un flot, une vague, et il n'y a plus qu'à surfer dessus. C'est formidable.
J'ai envie qu'on reste sur ce mot de la fin que tu viens de donner, parce qu'il y a vraiment une fluidité qui s'installe, magnifique. Merci pour ce partage, pour ce moment échangé qui m'a complètement nourrie. et donner encore plus la conviction que je me sens à la bonne place. Je vous remercie, il y a des très bons petits témoignages, merci, magnifique, très belle histoire. Merci à Sandrine, merci à Sabrina, merci à Vanessa, merci de votre présence et de vos petits partages, Joadin aussi, merci beaucoup. J'ai été ravie et écoute, moi tu me laisses je dirais l'eau à la bouche sur plein d'autres sujets dans les mêmes esprits donc c'est pas impossible que je revienne vers toi pour qu'on partage à nouveau parce que c'est vraiment un régal.
Partager, partager, vraiment je suis ravie de ce moment partagé avec toi. J'ai pu exprimer sous une forme différente certaines choses donc on a vraiment l'illustration que on co-crée avec un autre être toujours quelque chose de nouveau même si nous sommes la même personne j'ai exprimé les choses sous un angle différent avec voilà j'ai moi-même découvert des aspects en le disant j'ai reçu des informations inattendues voilà donc ça ça ne pouvait être possible qu'avec toi dans cet instant J'étais pleine de joie dès ce matin au réveil, j'étais pulpulupulupulup comme ça parce que mon âme sent vraiment que voilà c'était juste et donc je suis je serais ravie de partager un autre moment de co-création avec toi parce que ça m'a nourri aussi et J'ai le cœur toujours aussi pétillant et ce n'est que la confirmation que nous sommes sur la même longueur d'onde. Je me suis engagée avec moi-même au début de cette année à ne co-créer qu'avec des personnes avec qui c'est joyeux dans mon cœur. et parce que je trouve que voilà on s'impose parfois bien des situations rudes, dures, rugueuses et donc je me suis engagée avec moi-même comme je le dis dans mon roman à avoir une vie simple, fluide et facile et la vie me le rend bien et tu fais partie des personnes qui correspondent aux personnes avec qui j'ai envie de co-créer. Tu as la vibration, l'état d'esprit, la façon de relationner qui pour moi correspond à un monde harmonieux pour moi et donc je tenais vraiment à te remercier de cette invitation et de ce moment partagé parce que c'est tellement chaud de vous pas à mon cœur !
Je pense à la même chose, c'est ces cadeaux, ces bonbons, c'est ça qui moi me nourrit aussi profondément.
Et j'espère aussi que donc les personnes qui ont regardé et qui vont regarder le replay pourront aussi recevoir ces énergies que et ce partage qu'on a créé ensemble et qu'ils puissent en recevoir à la hauteur de ce dont ils ont besoin.
Voilà, ça rejoint ce que tu avais évoqué, c'est donner, offrir, nourrir. C'est infini, c'est sans fin. C'est avec grand plaisir qu'on a passé ce moment avec vous. Merci beaucoup et partagez-le si ça vous a plu, n'hésitez surtout pas. À bientôt, merci beaucoup !
À bientôt !
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Rejoignez des personnes sensibles comme vous ! #hypersensible #etresoi #hypersensibilité #émotions

☀️Pour une personne hypersensible, le lieu n’est pas un détail : il fait partie de l’expérience.

Hypersensibles : ce n’est pas l’amour qui vous fait souffrir, c’est la peur du rejet.

💛 Hypersensible, choisir qui nous entoure est une nécessité, pas un luxe. #hypersensible #relation



