Faut-il arrêter le développement personnel ?

This is a French-language YouTube live (host Guillaume with guest psychopractitioner/author Géraldyne Prévot Gigant) centered on the question “Faut‑il arrêter le développement personnel ?”. Géraldyne critiques the current consumerist, surface-level use of self-help (boulimie/overdose), contrasts développement personnel (work on the ego/’je’) with développement transpersonnel (exploration of the Self/soi supérieur), and advocates for deeper inner work such as Shadow Work. She introduces her forthcoming book Shadow Work des hypersensibles spirituels (published by Éditions Le Duc) as a practical guide with exercises, and describes related offerings (shadow-work consultations, a short formation for practitioners, and a group programme "Le voyage vers l'amour de soi"). The live includes audience chat interaction and a poetic trailer for the book.
Questions this video answers
Éditions Le Duc.
Yes — she mentions approximately fifteen years of training in psychotherapeutic accompaniment.
She will soon celebrate about 30 years of practice (mentions nearly 30 years of practice).
Il est tout juste 20h pile, nous sommes ponctuels et nous sommes en direct sur la chaîne de Géraldine. Bonsoir Géraldine.
Bonsoir Guillaume.
Très heureux de te retrouver pour cette soirée, pour ce live qu'on va aborder ce soir avec une question qui est très intéressante. Avant tout, on va souhaiter évidemment la bienvenue aux spectateurs et spectatrices qui nous rejoignent en ce moment. Voilà, tout le monde va arriver Au fur et à mesure, je vois qu'il y a déjà quelques personnes de connectés. Il y a même déjà les premiers messages. Bonsoir Nathie. Est-ce que vous nous entendez bien ? Est-ce que vous pouvez nous laisser un petit message en nous disant que tout est OK de votre côté ? Au niveau du son, au niveau de l'image, est-ce que tout le monde nous entend bien ? Est-ce que tout le monde nous voit bien ? Normalement, il n'y a pas de raison puisqu'on a Carlos qui est qui assure la technique et la réalisation de son côté. Donc il n'y a aucun problème. On nous dit 5 sur 5. C'est magnifique, tout est OK. Bonsoir Marie, bonsoir Chris, bonsoir Céline. Ah oui, il y a déjà plein de monde qui se connecte direct. C'est bien ça, c'est chouette. Tout va bien Géraldine.
Oui, tout va bien, je suis ravie d'être là. C'est ma rentrée aujourd'hui en fait. J'ai commencé les consultations déjà il y a quelques jours, mais j'ai l'impression qu'aujourd'hui c'est ma vraie rentrée avec ce live ensemble. et je suis impatiente qu'on puisse échanger sur le sujet, toi et moi, et puis toutes les personnes qui sont présentes. Merci à vous, déjà, ceux qui sont là, et ceux qui vont arriver. Je suis, comment dire, impatiente, bouillonnante d'énergie, il me tarde.
Super, alors évidemment vous allez pouvoir poser toutes vos questions au cours de cette soirée à Géraldine qui vous répondra évidemment en direct. La question est le thème de cette soirée, faut-il arrêter le développement personnel ? Alors je fais juste une petite parenthèse avant de démarrer et d'aborder cette première question, enfin cette thématique avant. pendant que les personnes se connectent. Tu parlais de ta rentrée, Géraldine, il a y une double rentrée puisqu'il y a demain un événement très attendu, évidemment, comme tous les ans au mois de septembre, d'ailleurs, c'est devenu un petit peu la coutume, la tradition. Il y a un nouveau livre qui sort aux éditions Le Duc et moi, je l'ai reçu. Je t'en remercie du fond du cœur, évidemment, le Shadow Work des hypersensibles spirituels. Ça sort aux éditions Le Duc demain. Vous allez voir, c'est... un ouvrage qui est hyper intéressant et qui, en même temps, est complémentaire avec, justement, cette question et cette thématique que nous allons aborder ce soir, à savoir, faut-il arrêter le développement personnel ? Alors, il est 20h04. Je vois qu'il y a plein de gens qui nous laissent des petits messages. Il y a Jean, François, Céline, Marie, Chris, Émilie, Max, etc. Bonsoir à vous. Soyez les bienvenus. On va pouvoir démarrer cette cette soirée avec ce live. Alors, je vais être très sincère avec vous, Géraldine m'a envoyé un petit message il y a quelques semaines de cela, en me disant, si on faisait un live avec cette question, faut-il arrêter le développement personnel ? Et là, dans ma tête, il y a eu deux choses, je me suis dit la question est géniale, la thématique est hyper intéressante, et en même temps, je me suis dit c'est une bonne question et c'est surprenant, Cette interrogation est surtout venante de Géraldine, qui est psychopraticienne depuis de très nombreuses années, qui a écrit de nombreux ouvrages sur le sujet. Géraldine, première question toute simple, cette réflexion, cette question est née à partir de quoi ? C'est venu comment ?
C'est un long processus. C'est comme une vague qui monte, qui monte, qui monte de situations récurrentes, en consultation principalement. C'est une observation et de mes patients, et de mes lecteurs, et aussi de ce que j'observe sur les réseaux sociaux. Moi j'aime, je m'intéresse bien sûr via ma pratique professionnelle, je m'intéresse au fonctionnement humain bien sûr, je m'intéresse à la conscience, ça c'est la dimension plus spirituelle de ma démarche, mais je m'intéresse aussi au processus des êtres dans notre société. Et donc, notre société, voilà, elle évolue, elle change très rapidement. Il y a des tournants, il y a des tendances qui passent aussi vite qu'elles apparaissent. Et donc, ce que j'observe actuellement, en fait, c'est et qui m'attriste, c'est que nous transformons notre rapport au développement personnel comme un achat de produits. C'est-à-dire que le développement personnel est devenu un produit, Les ouvrages de développement personnel sont devenus des produits. Alors oui, ce sont des objets que l'on achète, mais pour moi, ils ont une âme, donc c'est important de le préciser. Mais ce que je remarque, en fait, c'est qu'il y a dans cette société qui est la nôtre, une société de plus en plus numérique où nous avons, pour la plupart d'entre nous, des habitudes qui commencent à s'ancrer, des nouvelles habitudes dues à l'utilisation des smartphones, des ordinateurs, où nous sommes de plus en plus habitués à avoir un accès rapide, immédiat, instantanée à l'information et à zapper d'une information à une autre aussi vite que nous respirons, je dirais. Et donc, en fait, c'est en train d'influencer nos relations. Ça, c'est la thématique que j'ai abordée l'année dernière, en septembre, avec « Les femmes et l'amour ». et les rencontres en ligne. Et aujourd'hui, et principalement en cette rentrée, je m'intéresse à ce rapport que nous avons au développement personnel, aux informations concernant l'humain, ce rapport que nous avons qui, pour une certaine catégorie de personnes, se transforme en une sorte de boulimie qui peut aller jusqu'à une overdose. Et donc c'est absolument contre-productif. Certaines personnes disent Et on a échangé, toi et moi, tout à l'heure, tu l'as dit notamment, qu'il y a profusion de livres de développement personnel.
Et pas que.
Et pas que, bien sûr. Il y a aussi énormément d'informations, c'est-à-dire de formations, de masterclass, de propositions en ligne. Et donc finalement, où que l'on soit sur cette planète, pour peu qu'on soit muni d'un smartphone et d'une bonne connexion internet, en un clic, et ce, nuit et jour, on peut j'allais dire bouffer du développement personnel. Et donc, à un moment donné, cette boulimie va créer une overdose. Et c'est ce qui fait que, par exemple, j'ai une patiente hier après-midi qui me dit, l'autre jour, j'étais devant ma bibliothèque de développement personnel, d'ouvrage de développement personnel et aussi de psychothérapie et de spiritualité, et je n'ai eu qu'une envie, c'était de tout virer. Elle ne l'a pas fait, bien entendu. Et donc, Cet échange que nous avons eu, il arrive après plein d'autres échanges que j'ai eu en consultation avec des personnes. Et je me suis dit, il y a vraiment une situation qui est celle qu'il y a aujourd'hui, c'est-à-dire qu'il y a eu un engouement ces dernières années et avec un pic au moment du confinement pour tout ce qui est de l'ordre du développement personnel et de la spiritualité. Et aujourd'hui, ce que je constate, c'est qu'il y a une sorte d'écœurement concernant ces sujets. Pourquoi j'avais envie d'en parler ? C'est parce que j'ai plein de choses à dire sur le sujet, sur cette situation, et aussi parce que je trouve dommage que nous ayons ce rapport aux choses et aux sujets qui soit un élan passionné, passionnel et une boulimie pour assez rapidement finalement être dans le rejet. C'est aussi ce que l'on peut observer chez certaines personnes dans leurs relations affectives et amoureuses. Et donc, j'avais envie ce soir de parler de ce sujet parce que j'observe ça depuis plusieurs années, mais surtout plusieurs mois chez les personnes que j'accompagne, parce que j'entends beaucoup de choses sur le sujet et parce que ça vaut vraiment le coup qu'on se posent quelques instants, en l'occurrence une heure, je crois que c'est ce qui est prévu pour ce soir, au minimum une heure, qu'on se pose ensemble, qu'on réfléchisse, et ce que je souhaite c'est que les personnes repartent d'ici en ayant quelque chose d'aligné finalement avec eux-mêmes, et les livres, et la connaissance, et le parcours. Parce que finalement, on met dans le développement personnel énormément de choses, c'est devenu un mot-valise, C'est ce que je voulais.
Te demander justement, pardon je t'interromps, mais on est dans une surconsommation de développement personnel. Moi j'aimerais c'est que déjà on comprenne ce qu'on entend par cette notion de développement personnel. On parle d'un livre, on parle d'un objet, mais pas que. C'est quoi le développement personnel ?
Avant de répondre, j'ajouterais une anecdote pour faire la transition, c'est que je dois bien avouer, je vais vous faire une confidence, quand mes éditeurs placent mes livres dans la catégorie développement personnel, ça m'a toujours gênée. parce que je ne me reconnais pas dans le courant du développement personnel. Je me reconnais dans le courant de la psychothérapie, puisque j'ai quinze années de formation essentiellement dans l'accompagnement psychothérapeutique, et je me reconnais dans le développement spirituel. Et puisque j'ai un pied dans la psychothérapie et une ouverture sur la spiritualité, ce qui permet aux personnes qui sont sensibles à une certaine ouverture de conscience, de pouvoir faire un travail de psychothérapie solide, je dirais, et aussi de pouvoir s'ouvrir à plus grand. Donc le développement personnel, c'est un processus, ce sont des techniques, bien que je ne sois pas super fan du mot, mais c'est un processus où on va développer ce qui concerne notre personne. C'est pour ça déjà là, je ne m'y reconnais pas trop. Et ce développement personnel, il a du bon. Au départ, si on n'a jamais fait un travail sur soi et qu'on commence à plonger le nez dans certains livres de développement personnel, on va y trouver des réflexions intéressantes. Ça va nous amener à réfléchir sur certains points de nous-mêmes et de notre vie. Et ça va nous donner, je l'espère, des clés pour commencer à regarder à l'intérieur de soi, commencer à comprendre comment on fonctionne, commencer à comprendre comment les interactions fonctionnent, bref. Donc le développement personnel, c'est développer nos potentiels personnels. Là où je trouve que, en tout cas moi je m'y reconnais moins qu'on pourrait le penser, c'est que c'est le développement du jeu, J-E. Pour des personnes qui ont besoin de développer justement ce jeu, cette estime de soi, cette confiance en soi, cette connaissance de soi, c'est une étape qui va être intéressante, parce que des personnes qui ont un moi fragile vont y gagner à travailler en développement personnel, parce qu'ils vont consolider, ils vont connaître et consolider ce jeu qui était auparavant fragile. Donc ça va donner un socle intéressant sur lequel ils pourront s'appuyer. Mais les cas, c'est que le développement personnel, où on ne fait que ça, à un moment donné, on tourne en rond autour d'un jeu qui va s'enfler. L'inflation de l'ego va être là et donc ça va alimenter aussi une identification à un niveau de notre identité, c'est-à-dire uniquement ce « je suis » et sans aller plus loin. Moi, ce que j'aime et ce que j'avais envie de proposer aux personnes qui nous écoutent, pour celles qui ne connaissent pas ce terme, je sais qu'il y a des professionnels qui sont là ce soir, qui connaissent ce terme, mais d'autres ne le connaissent peut-être pas, c'est le développement transpersonnel. Le développement transpersonnel, là, ouvre le champ sur quelque chose d'autre. C'est-à-dire que le développement transpersonnel, en fait, c'est quoi ? C'est au-delà du jeu. Pour les personnes qui connaissent la psychanalyse Jungian, vous savez que, si je peux faire très très très bref pour les novices, mais il y a donc le « je », le « je suis », celui ou celle qui interagit dans notre société, celle que je suis, voilà, je suis Géraldine, je suis psychopraticienne, et c'est ce « je » sur lequel je m'appuie pour entrer en interaction avec les autres. Et il y a le soi, avec un grand S, qui est ce soi supérieur. Et dans le développement transpersonnel, on va explorer ces dimensions supérieures de notre être. On va les découvrir, on va les explorer, et on va développer cette dimension. Et donc là, il y a une notion de transcendance, il y a une notion d'élévation, il y a une notion d'expansion, non pas du « je », mais de notre conscience, des parties supérieures de notre être, de ce qu'il y a de plus élevé en soi. Et cela va davantage contribuer aussi à notre épanouissement parce que le développement personnel a ses limites, c'est-à-dire que je vais développer mon jeu, Comme je le disais, quand j'ai un « je » fragile, un « moi » fragile, c'est hyper structurant, c'est super, c'est une étape importante, mais il faut savoir aller plus loin. Et le souci actuellement, c'est que notre société consumériste, notre société de l'immédiateté, fait manquer à beaucoup ce chemin qui est un chemin, qui est un processus de connaissance de soi. Je dirais même que c'est le chemin de la vie. Vivre, c'est un développement transpersonnel. Et le problème, je trouve actuellement, c'est que beaucoup d'êtres vont utiliser des supports de développement personnel, que ce soit des vidéos, des masterclass ou des livres, pour trouver des solutions toutes faites, un prêt-à-penser, pour vite vite vite aller mieux. Et donc, penser comme ça, être dans cette rapidité, être dans cette consommation, c'est finalement être aussi dans un rapport à l'objet avec soi-même. C'est-à-dire qu'on ne prend pas le temps d'aller regarder en soi, de s'encontrer. C'est vite, vite, vite, il faut aller mieux. Donc, je suis comme une machine et je vais essayer de trouver des disquettes pour être dans le bonheur, pour être bien, pour que tout me réussisse, voilà. Et quand je dis ça, pour que tout me réussisse, c'est aussi un des écueils d'un certain développement personnel, parce que là aussi, il y a différents développements personnels. Et certains développements personnels amènent les gens à imaginer qu'ils pourraient avoir une vie en encéphalogramme plat, toujours le bonheur, toujours le bonheur, toujours le bonheur. Or, la vie n'est pas ça. En fait, il y a plusieurs développements personnels parce qu'il y a aussi différents profils d'auteurs et d'accompagnants qui vont amener une texture, une couleur, une orientation différente à leur propos. Et j'ajouterais, pour finir de répondre, qu'on projette aussi pas mal de choses sur le développement personnel. On projette notamment nos propres limitations. Je pousserai le bouchon un peu plus loin en disant que finalement, peut-être que notre rapport au développement personnel nous montre nos propres limitations, ce que l'on projette en termes de pardombre, de peur, d'espoir, de sublimation. Et ce que j'ai vraiment envie de passer comme message, d'ores et déjà maintenant, tout de suite, c'est qu'il n'y a pas de recette magique, il n'y a pas de clé qu'on va nous donner qui ouvriront toutes les portes. Et heureusement, parce que ce processus de connaissance de soi est une formidable aventure. Mais ce processus de connaissance de soi, ça ne va pas nous être donné comme la béquille à des petits oisillons. Ce processus, ça va être une quête. Et on peut voir cette quête d'une façon assez belle finalement, d'imaginer que nous sommes à la chasse aux trésors et qu'il y a des trésors cachés quelque part, dans des livres, dans des rencontres, dans des événements, dans des espaces thérapeutiques, avec des enseignants, et que le challenge, le défi de tout humain sur Terre, est-ce que ce ne serait pas de trouver ses trésors ? Et comme toute chose importante de la vie, et j'ajouterais comme toute chose sacrée, et je pense qu'on y reviendra à ce mot tout à l'heure, eh bien on n'a pas accès à ce qui est précieux en un claquement de doigts, on n'a pas accès à ce qui est précieux à une première lecture de livre, parfois à une deuxième lecture, parfois à une troisième lecture.
Ou après un travail personnel.
Et j'allais dire, bien entendu, pendant ou après ou durant un travail personnel, je trouve que la rencontre avec un praticien, un accompagnant, fait partie de cette chasse au trésor et cette rencontre est aussi un trésor. Et il y a aussi des petits trésors dans cette rencontre. Donc moi je dis, est-ce qu'il faut arrêter le développement personnel ? S'il est totalement consumériste, oui. S'il s'inscrit dans une chasse aux trésors, alors là non, il faut continuer. Continuons un développement personnel qui soit transpersonnel et qui soit une quête d'un trésor.
On l'a compris, on l'a entendu, on est donc aujourd'hui dans une société de surconsommation de développement personnel, c'est-à-dire qu'on va vouloir chercher la recette magique, comme tu le disais à l'instant Géraldine, la recette miracle pour aller mieux, pour avoir accès au bonheur, donc pour ça on va aller dans un magasin, dans une grande enseigne, au rayon développement personnel, et là c'est la jungle, c'est-à-dire qu'on a des centaines, des milliers d'ouvrages qui sont à notre disposition, avec des titres très accrocheurs, c'est normal, il faut vendre du papier quand même, c'est très vendeur, On est tenté d'aller consulter, à l'issue de la lecture de ce livre, on est tenté d'aller consulter une psychothérapeute, un psychothérapeute, une énergéticienne, un hypnothérapeute, une sophrologue, un magnétiseur, on va acheter un bracelet pour avoir confiance en soi, on va participer à une masterclass, on va aller dans un salon, etc. etc. On picore et on stagne, j'ai envie de dire, finalement. Comment on ne va pas se perdre et zapper justement d'un ouvrage à un autre, d'un thérapeutre à un autre, d'une méthode à une autre, et au final de se retrouver un an, deux ans, trois ans plus tard au point de départ. Combien de fois on a déjà entendu ça ?
On va dire que le développement personnel ou la psychothérapie c'est bullshit.
Ça ne marche pas, voilà.
Un mécanisme de défense, donc je parle dans le Shadow Work des hypersensibles spirituels, mais il est pour tout le monde qui s'intéresse à tout ça. Nous avons tous des mécanismes de défense qui sont en fait des systèmes de protection. Initialement, les mécanismes de défense sont là pour notre survie psychologique. pour la gestion du stress, la gestion des traumas, les mécanismes de défense, c'est vraiment un système de sécurité psychique très utile. Là où ça pose problème, c'est quand notre système de sécurité psychique nous empêche d'avancer. Ce système de sécurité va s'activer dans des situations, comme je le disais, de stress, de danger, et ça c'est super. Mais malheureusement, il va aussi s'activer dans notre processus de connaissance de soi. C'est donc un mécanisme de défense psychique. Et mon hypothèse, c'est que ce tourisme, on va dire, ce « je picore », tu l'as très très bien décrit, merci Guillaume, c'était vraiment précis et parfait, ce tourisme du développement personnel, de la thérapie, en fait, est un moyen de rester en surface. C'est complètement inconscient. Si vous vous reconnaissez, vous qui nous écoutez, ne culpabilisez pas. C'est le moment d'en prendre conscience.
Si vous avez des questions à nous poser ou même des témoignages à nous apporter, profitez-en pour nous laisser des petits messages sur le tchat.
Ce que tu as décrit, on voit bien que la personne reste finalement en surface. Elle est dans une attente de quelque chose qui va venir de l'extérieur. Mais ça, c'est notre société qui nous structure de plus en plus comme ça. Le monde intérieur existe. Tout dépend de la sensibilité de chacun, mais je dirais à 20% et toute notre attention, tout le reste est porté à l'extérieur. Donc, on attend de l'extérieur. une aide, une réponse ou un coup de baguette magique. Parfois on peut même avoir ce rapport-là avec la vie, c'est-à-dire demander à la vie qu'elle règle nos problèmes, qu'elle nous donne ce qu'il nous manque, une maman inconditionnelle qui va pallier à tous nos manques. Or, ce n'est pas comme ça que ça se passe. Et donc, bien entendu, quand on est en souffrance, on est en quête de réponse. Et donc, on va lire, googler, scroller sur les réseaux sociaux dans l'espoir d'avoir une information qui va nous permettre de prendre une décision, de comprendre ce qui nous arrive. Bien sûr, mais attention, il y a une vigilance à avoir et se dire « est-ce que je ne suis pas en train de me bercer l'illusion, en me donnant l'illusion que je fais quelque chose, j'entreprends quelque chose, je lis, je consulte, je passe à l'action ? » Et qu'en fait, je reste en surface, parce que dès que ça commence à devenir un peu inconfortable, je change de thérapeute, je pose un bouquin, j'en prends un autre, et je zappe. C'est une réaction humaine, mais c'est important de le regarder. Pourquoi je trouve que c'est important qu'on en parle et qu'on puisse partager tous ensemble sur ce sujet ? C'est que je pense qu'en fait, les êtres ont besoin d'apprendre ce que je suis en train de dire. Nous, on a les clés en tant qu'accompagnants, mais quand on n'est pas de la profession, quand on n'a pas été formé ou même quand on ne s'est pas interrogé plus que ça sur le sujet, c'est normal. d'être perdue et d'être dans cette boulimie d'information, parce qu'on a une montagne qui s'offre à nous de livres, de connaissances, et donc on va, comme si on avait accès à une boulangerie alors qu'on a faim, on va manger, manger, manger, manger. Et au final, on n'aura pas savouré, on aura mal au cœur, on ressortira de la boulangerie sans avoir eu vraiment une satisfaction. Et c'est aussi la société qui ne nous permet pas d'être dans l'instant, dans la profondeur, dans le ressenti. C'est pour ça que tout à l'heure je disais « relire un livre », parce que quand on lit, on peut dévorer un livre et c'est super ! J'ai écrit mes romans comme ça, pour qu'ils soient dévorés, les deux romans de développement personnel que j'ai écrits. Moi, j'adore quand on me dit « j'ai dévoré vos livres ». Pour les romans, oui. En revanche, si on me dit « j'ai dévoré les hypersensibles spirituels » ou « j'ai dévoré celui-là », oui, j'entends le compliment, mais en même temps, j'aspire en fait, quand j'écris un livre, à ce que la personne respire une phrase. Tout comme en consultation. Parfois, je dis aux personnes ou en groupe, parce qu'elle me répond tout de suite, je lui dis « je t'invite à respirer ma question ». Vous voyez déjà, rien que là, ça vient s'asseoir. Il y a le silence, on s'assoit à l'intérieur de soi, il y a quelque chose qui se connecte, Et là, il peut y avoir quelque chose qui s'ouvre, parce qu'il y a la connexion qui se fait à l'intérieur. Et ensuite, quelque chose peut s'ouvrir. Et là, il va y avoir des informations à un niveau de conscience différent. Faut-il arrêter le développement personnel si on est à un niveau de conscience ordinaire ? Oui. Si on s'ouvre, si on respire, si on regarde, si on écoute vraiment, si on intègre les informations, là le développement personnel peut devenir un développement transpersonnel et devenir un vrai processus et une hygiène de vie qui peut nous apporter énormément de bienfaits.
Et puis, comme je dis souvent, le développement personnel, c'est une démarche qui est intime. Faire un travail sur soi, c'est une démarche très intime, c'est une démarche profonde. Comme je le souligne aussi souvent, parfois, il faut avoir envie, il faut être prêt. C'est pas, tiens, j'ai rien à faire, je vais prendre un bouquin de livre, un développement personnel dans lequel on va me bourrer le crâne de tout et de rien sans savoir ce que je viens chercher, forcément. On m'en parlait Pas plus tard qu'hier soir, toi et moi, où je t'ai envoyé un petit message tardif, où je te disais, j'ai pensé à un livre qui prône « Fais que ta parole soit parfaite », « Fais que ceci, fais que cela », etc. Quelle importance accorder à tout ça ?
Il y a des ouvrages qui viennent d'Amérique latine. Pour les personnes qui me connaissent, elles savent que j'ai une connexion très particulière avec l'Amérique latine et la culture chamanique du Mexique et de l'Argentine. Et il y a des trésors de sagesse de ces contrées. Ça peut être aussi d'Asie, d'Afrique, de tout autre pays. Il y a des trésors, des perles de sagesse que nous avons la chance de découvrir dans nos contrées européennes, et c'est ensuite « qu'est-ce que nous, nous allons en faire ?
».
Et finalement c'est ça, c'est « qu'est-ce que je vais en faire ?
».
Et ce que je remarque dans mes consultations, c'est qu'il y a des phrases qui sortent de certains livres que je connais, J'entends ces phrases dans la bouche de une telle, un tel. C'est les mêmes phrases que différentes personnes expriment. Elles ont appris parce qu'elles ont envie d'apprendre, parce qu'elles ont envie de comprendre, mais elles n'ont pas intégré. Et donc, ça devient une parole vide. Et les livres de développement personnel, suivant comment ils ont été écrits et comment ils vont être lus, peuvent être vides. Et nous sommes dans une société vide de beaucoup de choses, de sens, d'énergie, de cœur, d'amour. On consomme parce qu'on est vide aussi. Ce qui pourrait être intéressant, c'est de remettre tous les ouvrages de développement personnel dans leur contexte et en connexion avec leurs auteurs. À quel moment de sa vie untel a-t-il écrit cet ouvrage ? Ça peut prendre toute une coloration et un sens. Bien sûr, il y a des choses universelles, comme les perles de sagesse dont je parlais tout à l'heure, chamaniques, asiatiques, orientales, qui remontent à la nuit des temps aussi. D'ailleurs, elles remontent à la nuit des temps et elles ont traversé le temps. Et à nous de les charger à nouveau d'une vibration essentielle qui vient de nous nourrir. Et donc, pour revenir aux auteurs, moi je sais que chaque livre représente une partie de ma vie. Et chaque livre que j'ai écrit, on pourrait presque dire, correspond à un palier que j'ai franchi. Et si on regarde aussi de quelles sont les origines des auteurs ? latino-américain, européen, anglo-saxon, asiatique, hindou, etc. On peut redonner une dimension à ce qu'on lit. Je pense que ça, c'est extrêmement important. En bref, nous sommes responsables de ce que nous faisons du développement personnel. Nous sommes responsables de ce que nous faisons de certains ouvrages. Alors, bien sûr, il y a des ouvrages qui ne nous parlent pas. Il y a des ouvrages qui ne sont éventuellement pas de bonne qualité, ça peut arriver. Les auteurs sont aussi des êtres humains, donc ils ne vont pas toujours écrire des livres formidables les uns après les autres, c'est comme les cinéastes, on est des humains qui traversons des... des étapes, mais je pense que c'est aussi notre responsabilité de se dire qu'est-ce que je fais des mots que l'on me donne ? Qu'est-ce que je fais des mots que les auteurs me donnent ? Qu'est-ce que j'en fais moi ? Et ça, c'est notre part de responsabilité, c'est aussi notre liberté d'en faire quelque chose. Voilà.
Alors justement, cette notion, tout ce qu'on se dit, ce que tu nous racontes depuis tout à l'heure, depuis maintenant un peu plus de 30 minutes, c'est une notion que tu abordes dans ce livre qui sort demain, qui s'appelle le « Shadow Work des hypersensibles spirituels ». Ça sort aux éditions Le Duc. On va en parler justement parce que tu consacres deux chapitres à cette thématique justement autour du développement personnel. Je crois que si mes souvenirs sont bons, ce sont les deux premiers chapitres. On va en parler, on va définir ensemble, tu vas nous expliquer un petit peu ce qu'est le Shadow Work. Avant toute chose, il y a une petite bande-annonce qui va vous permettre de découvrir ce livre. On va la regarder ensemble et puis on se retrouve juste après pour en parler.
Ce n'est pas en regardant la lumière qu'on devient lumineux, mais en plongeant dans son obscurité. Elle est le mystère et l'inconnu.
Elle.
Est ce qui nous fait honte.
Ce qui nous fait peur.
Elle est ce que nous cachons, y compris à nous-mêmes. Elle est notre autre visage. Elle est notre part d'ombre. Pourtant, la rencontrer, c'est nous offrir le plus beau des cadeaux. Le Shadow Work est l'art de rencontrer nos parts d'ombre et de les éclairer.
Voilà, le Shadow Work des hypersensibles spirituels, c'est un ouvrage qui sort demain aux éditions Le Duc, il est disponible un peu partout, sur internet, en librairie, dans les magasins spécialisés, etc. Géraldine, est-ce que tu peux déjà nous expliquer ce qu'on entend par notion de Shadow Work ? C'est un terme dont on entend beaucoup parler, je crois, aux États-Unis.
Ah oui, c'est vraiment la démarche à succès en ce moment, le shadow work connaît une explosion de popularité aux Etats-Unis et en fait c'est quelque chose qui n'est pas nouveau, le shadow work c'est le travail de l'ombre et le travail de l'ombre et le sujet principal ou un des sujets principaux de Carl Gustav Jung, qui a traité différents aspects comme les masques, les synchronicités et la psychologie des profondeurs. Le travail de l'ombre, c'est aller explorer ce qui est, comme on l'entend dans la bande-annonce, qui correspond au poème d'introduction que j'ai écrit. C'est ce que nous ne connaissons pas de nous. c'est ce qui nous fait peur, c'est ce qui nous est inconnu, et c'est aussi ce que nous n'aimons pas de nous. Ce sont nos défauts, par exemple, ce sont des parts sombres de nous-mêmes, mais ce sont aussi ce qui est inconnu, et ce qui est inconnu, ça peut être aussi de la lumière. Et donc, finalement, ce livre, c'est un ouvrage sur le travail de l'ombre, pour aller y découvrir notre part lumineuse. J'ai voulu ce livre tel que souvent on peut le lire chez Jung, que j'apprécie tout particulièrement pour ceux qui connaissent mon travail sur les synchronicités, vous le savez. Ce que j'adore vraiment, ce que j'affectionne chez Jung, c'est sa démarche d'alchimisation, c'est-à-dire de partir de qui nous sommes et d'explorer qui nous sommes, d'embrasser qui nous sommes, de mettre de la lumière sur ce qui n'est pas connu de nous, de découvrir ceci, de l'embrasser, et ainsi ça s'alchimise et ça se transforme en or. Et ce travail d'alchimisation, c'est vraiment, je dirais, le fil rouge de mes accompagnements et aussi de ma philosophie de vie, c'est-à-dire que d'accueillir ce qui se présente, de découvrir quel en est l'enseignement et de transformer au sens de non pas de changer ceci, mais d'opérer cette alchimisation, au sens de transformer, c'est-à-dire de donner une autre forme à la forme initiale de ce qui nous arrive. Mais pour donner une autre forme à cette forme initiale, il nous faut aller regarder ce qui est inconnu, y saisir l'enseignement et ensuite on peut donner une autre forme. Et donc le shadow work c'est ça, c'est embrasser ce qui est inconnu en nous, c'est aller regarder ce qui est sombre, ce qui est secret, ce qui est mystérieux ou ce que nous refoulons et c'est faire corps avec ceci, en accueillir l'enseignement et donner une autre forme pour que nous puissions nous épanouir encore davantage, accéder à une quiétude, à une paix intérieure, malgré la vie qui, elle, continue d'être tantôt calme, tantôt secouante. Voilà, donc le travail de l'ombre c'est vraiment quelque chose qui C'est le travail de psychothérapie, parce que c'est ça le travail de psychothérapie, c'est découvrir des dimensions de nous-mêmes inconnues, c'est retrouver des souvenirs refoulés éventuellement, c'est prendre le temps d'explorer des parties de nous, d'oser regarder ce que l'on n'aime pas de soi et comprendre les messages qui sont à notre disposition et créer cette cette transformation. Et je l'ai spécifiquement orientée pour les hypersensibles et les spirituels.
Oui, parce que c'est vrai que l'ombre, à la base, le mot, c'est quelque chose qui n'est pas très... L'ombre, on n'a pas forcément envie d'aller vers son nombre. C'est quelque chose qui peut être un peu désagréable, qui peut être un peu déstabilisant, qui peut être déroutant. Et comme tu viens de le spécifier, justement, c'est ce qui va nous permettre aussi d'aller au plus profond de soi-même. Je crois que d'ailleurs, le Shadow Work, c'était quelque chose qui était beaucoup réservé aux accompagnants, justement, aux professionnels de l'accompagnement à la base.
Normalement. C'est-à-dire, oui, si nous n'explorons pas nos parts d'ombre, nous y serons confrontés au travers de la vie et de nos consultations. Donc, en tant qu'accompagnant, on a tout intérêt à explorer nos parts d'ombre et faire la paix avec elles. Ça prend un certain temps parce que, voilà, ça se fait pas en deux coups de cuillère à peau, bien sûr, mais ça permet aussi d'avoir moins peur. de soi, des eaux, de la vie. Parce que c'est vrai, l'ombre, c'est ce qui nous fait peur, c'est le propre de l'ombre. Mais quand on fait cette initiation, parce que c'est vraiment une initiation, quand on plonge dans nos parts d'ombre, on va y décrocher la lumière et remonter à la surface munie de force, la force de la connaissance de soi, de lumière, et d'un grand recul sur les choses. Tout à l'heure, j'ai noté sur mon papier, en regardant à nouveau la bande-annonce, j'ai noté le mot « intimité » par rapport aux échanges que nous avons eu ensemble jusqu'à présent. Et cette plongée au cœur de soi-même, c'est aussi finalement une démarche intime, le développement personnel, la psychothérapie, le développement spirituel. est quelque chose qui doit être intime. Je suis parfois étonnée de voir des réels ou des personnes décrivent par le menu leurs expériences spirituelles. Ça m'interroge parce que c'est tellement intime. Moi, quand il m'est arrivé de me confier sur ces sujets, c'était vraiment dans des contextes très particuliers, parce qu'il y avait quelque chose qui s'y prêtait, parce que les personnes étaient aussi d'une rare bienveillance, d'un accueil, il y avait de la magie dans l'air. Mais sinon, je ne le fais pas, parce que c'est vraiment s'exposer dans toute notre nudité, puisque c'est très, très, très intime. Et la démarche du développement personnel devrait être aussi intime. Et le rapport aux ouvrages, aux livres de développement personnel aussi. Mais encore une fois, c'est à nous de pouvoir mettre en place cette conscience, parce que finalement c'est ça dont il s'agit. D'arrêter ou pas le développement personnel, le travail sur soi, n'est pas finalement la question. Je pense que la question c'est quelle conscience on met dans les choses à chaque instant, et comment on peut faire avec ce monde quand on a cette conscience-là. Et la raison aussi pour laquelle j'ai écrit le Shadow Work, c'est que j'avais envie d'offrir un troisième tome aux hypersensibles spirituels, et aussi parce que nous traversons des heures sombres sur notre planète, et que si nous ne traversons pas nos ombres individuelles, le monde ne pourra pas changer. Gandhi l'a très bien dit avant moi, je n'invente rien, mais je le rappelle. on a tendance à oublier et à séparer l'extérieur et l'intérieur. Si on s'y met tous, ça peut changer une société. Et le bon côté du développement personnel, parce que c'est très à la mode aussi en ce moment de cracher sur le développement personnel, le bon côté du développement personnel c'est quoi ? C'est que les consciences s'ouvrent, les consciences se réveillent, que l'accès à des perles de sagesse, des trésors, des enseignements sont accessibles. Juste un livre et nous avons un enseignement précieux alors qu'avant il fallait prendre l'avion, traverser des contrées pour aller rencontrer un enseignant qui allait éventuellement nous délivrer ces informations. Donc, Nous avons parlé dans cette première partie d'émission finalement de l'ombre du développement personnel et là je suis en train d'aborder la lumière du développement personnel.
Justement il y a une question qu'a posée Céline il y a quelques minutes sur le chat qui met l'explosion du développement personnel ne serait-elle pas l'illustration d'une société qui cherche à rester avant tout dans une illusion de contrôle ?
Tout à fait. Et nous pouvons individuellement aussi être concernés par cette notion de contrôle, et c'est d'ailleurs quotidiennement ce que je constate et j'œuvre dans mon accompagnement individuel et collectif, pour que les êtres puissent apprendre à comprendre déjà qu'ils sont dans une tentative de contrôler leur existence, de contrôler eux-mêmes, de tout contrôler, et de découvrir qu'il y a une bien plus grande puissance en soi, qui est soi. et qu'il y ait une perception différente du monde, une relation différente à soi-même. Mais je pense que cette explosion de l'accès à la spiritualité et au développement personnel est aussi preuve que le collectif est en train de changer en termes de niveau de conscience.
Je vais te demander, ça révèle quoi cette tendance, cette surconsommation de développement dans notre société aujourd'hui ? On l'explique par quoi ?
Maladroitement, on tente de retrouver du sacré, puisque à partir du siècle dernier, le sacré a disparu. Quand je dis « le sacré », ça n'a rien de religieux, ça peut l'être pour les gens qui sont en démarche, mais c'est au sens spirituel des choses, voire même… Le sacré, c'est quoi ? C'est redonner ses lettres de noblesse à ce qui doit l'être, C'est porter un regard respectueux sur les choses. Ça peut être un tableau qu'on regarde comme ça, comme aux arcs, ou bien un tableau où on se pose, on le regarde, on le respire, on le découvre, on le contemple. On voit bien la différence. On est dans une société qui cherche à s'éveiller aussi. Je pense qu'il y a une lecture à plusieurs niveaux. On peut lire au premier niveau en disant « il y a une perte de sens, il y a une perte de sacré aussi, il y a une réelle souffrance ». Mais je pense qu'il y a aussi, si on regarde à un niveau un petit peu au-dessus, des consciences qui sont en train de s'éveiller, des personnes qui s'ouvrent. À l'époque, avant, au siècle dernier, je dirais, il y avait des personnes qui souffraient de leur situation et qui ne se seraient jamais tournées vers la psychologie, le développement personnel et la spiritualité, parce que ça n'était pas accessible. Ils se tournaient vers d'autres choses, des addictions. Aujourd'hui, c'est accessible. Par contre, attention à ce que ça ne soit pas une addiction et à faire en sorte d'être dans ce respect de l'information qui n'est pas juste de l'information. Bien sûr, sur Terre, il y a tout plein d'intentions. Tous les ouvrages n'ont pas été forcément écrits dans l'intention de généreusement partager des clés pour que l'humanité s'éveille. C'est vrai, il y a des intentions plus mercantiles. C'est OK. Il y a de tout et c'est OK. L'important, c'est Je pense que nous avons aujourd'hui, en prenant conscience de notre rapport au développement personnel, on peut avoir la possibilité d'en faire à nouveau quelque chose de beau. Parce qu'encore une fois, il y a eu la tendance à glorifier le développement personnel. Je n'aime pas le terme comme je l'ai dit tout à l'heure. Et aujourd'hui, c'est très tendance de le dénoncer.
Mais il y a aussi des aspects positifs.
Mais voilà, il y a aussi des aspects positifs. Je t'en prie, vas-y.
Justement, j'allais te dire, la question, on l'a compris, il y a du bon, il y a du moins bon aussi. Comment on navigue dans tout ça ? C'est-à-dire, à qui se fier ? Quels livres choisir ? méthode, quel thérapeute choisir. Voilà, on est aussi dans cette, comme tu le disais tout à l'heure, on est dans un système, dans une surconsommation de développement personnel, mais celui qui a vraiment envie, celui qui est vraiment prêt, il fait quoi ? C'est au feeling, c'est comment on fait ?
Alors oui, le feeling, le cœur, c'est-à-dire est-ce qu'il y a un ouvrage ou un praticien où notre cœur parle ? Mais en même temps, quand je dis ça, attention parce qu'il peut y avoir de la part de certaines personnes, vis-à-vis de personnalités à succès, une sublimation, j'en parle aussi dans mon livre, c'est aussi un mécanisme de défense, une sublimation, une idolâtrie. Finalement, de quoi on est en train de parler ? On est en train de parler d'idolâtrie et de rejet total. On est en train de parler de dualité dans tout ça. J'ai eu un échange hier avec une nouvelle patiente, qui est hyper sensible spirituel, qui m'a énormément touchée. Si elle m'écoute ce soir, je suis contente qu'elle sache qu'elle m'a touchée. Je suis heureuse de recevoir des personnes comme elle, parce qu'il y a une réelle sincérité chez ses êtres. L'échange que nous avons eu était vraiment authentique. Et nous avons échangé sur son parcours et son choix de praticien, et elle me parlait de l'alignement, et qu'elle a la chance d'avoir cette capacité de voir, déjà d'écouter son cœur, et de voir une parole authentique et une posture de thérapeute, d'accompagnant aligné. Je pense que c'est intéressant, quand on est en quête, de s'interroger sur « qu'est-ce que je cherche ?
».
Aussi bien dans mes lectures que chez des praticiens. Qu'est-ce que je cherche ? Et je vous invite à chercher une rencontre, un être, un humain, pas de l'information sur du papier vide. Pour moi, les livres, c'est un médium qui me relie entre moi et des lecteurs qui ne me rencontreront peut-être jamais. Mais le livre n'est pas un objet vide, il est chargé de mon intention. Je pense que c'est ça la clé en fait. Cherchons des êtres. Cherchons des êtres qui sont plus en avance que nous. On est tous à différents niveaux. Cherchons des êtres qui sont en avance et qui pourront nous guider. comme l'ermite qui a la lanterne et qui nous guide dans la nuit. On rejoint la notion d'ombre, de mystère et de lumière. Nos enseignants devraient être nos guides et non pas nos idoles, et non plus de les désacraliser. Ces tendances à l'idolâtrie et à la désacralisation sont finalement des pièges, ça nous fait perdre notre équilibre, nous ne sommes plus alignés non plus. Le professionnalisme, bien sûr, dans les écrits, dans les propositions d'accompagnement, c'est indéniable, des formations solides, un engagement sincère et intègre. Ce sont aussi des informations qui sont importantes d'avoir en tête. Et il y a des praticiens qui ne sont pas connus et qui sont de formidables accompagnants. Il y a des auteurs qui vendent peu, dont les noms ne sont pas connus non plus, et qui sont des êtres qui sont d'une profonde sagesse, je pense à certaines personnes quand je dis ça. Voilà, donc d'écouter son cœur, de garder du discernement, et de vraiment savoir ce que l'on veut. Et de ne pas oublier qu'en fait, nous sommes sur cette terre pour expérimenter, apprendre, et que nous avons rendez-vous avec des livres, et nous avons rendez-vous surtout avec des personnes qui écrivent des livres, ou pas, nous avons rendez-vous avec des personnes dans des espaces thérapeutiques, et que c'est une démarche intime. Donc en fait, La situation que l'on a décrite ce soir, j'aurais tendance à dire que c'est notre défi, quand on est un explorateur de conscience, quand on est un être qui a envie de se développer, d'être plus conscient, de grandir, un être qui a envie que son âme puisse se réaliser pleinement, et bien de se dire que voilà, on est là de toute façon sur cette terre pour accomplir cette exploration et que parfois on peut être comme dans une forêt obscure avec plein de plantes, plein de fleurs, une abondance d'informations et que le défi c'est est-ce que l'on saura trouver les trésors qui s'y trouvent et les vrais trésors, pas les miroirs aux aileouettes. Voilà, et je pense que c'est le défi des personnes qui ont la chance de s'interroger, parce que je trouve que c'est une grande chance de se poser des questions. Ça prend la tête et ça complique la vie, mais c'est aussi une grande chance. Et je n'ai pas répondu à cette personne hier qui avait envie de virer toute sa bibliothèque. Aujourd'hui, j'ai envie de lui dire remercie ces livres. Prends le temps de les intégrer si tu ressens de l'overdose. Et prends le temps de recevoir des personnes qui t'accompagnent. En l'occurrence, c'est moi, mais ça peut être une autre personne, et ça peut être d'autres personnes ici à qui je parle. Il faut remercier aussi les livres qu'on a croisés. Et cette abondance, elle peut en effet créer ce que tu as décrit tout à l'heure, Guillaume, Et je me dis finalement, on peut imaginer que ce sont comme des forêts, et donc on va aller vers tels arbres, telles fleurs qui nous font du bien, et se dire qu'en fait il en faut pour tous les niveaux de conscience, il en faut pour tous les goûts, et il en faut pour des personnes qui sont avancées sur le chemin, et des personnes qui découvrent le chemin. Et c'est pour ça aussi peut-être qu'il y a autant de choses. Il y a beaucoup de monde qui s'éveille et donc il en faut pour chaque niveau de conscience et de connaissance.
Absolument. Et pour compléter ton propos justement, il y a Béatrice qui a fait une petite remarque il y a quelques minutes sur le tchat et qui met « si on lit bien, on se rencontre soit dans un livre ».
Absolument. et le soit avec un grand S. Et c'est là qu'on voit que le développement transpersonnel est juste le step suivant. Il y a le développement personnel pour entrer dans le processus, et ensuite il y a le développement transpersonnel et le développement spirituel. Je vois ça comme trois étapes. Et quand mes éditeurs me disent que tel et tel livre, comme celui-ci, sera au rayon développement personnel, Je me dis, aujourd'hui, parce qu'au début « oh, oh, oh », mais maintenant je me dis « ok », parce qu'il y a des personnes qui ont besoin de trouver ce type d'ouvrage facilement, qui ont peur d'aller au rayon psychothérapie. qui ont peur d'aller au rayon spiritualité. Mais encore une fois, tout dépend de ce que l'on en fait. J'ai vu des postes ou des témoignages de personnes connues qui pointent du doigt le développement personnel en disant au effort que il ou elle en sont revenus, il y a des personnes pour qui ça peut être un levier pour ensuite entrer dans un espace de psychothérapie. C'est-à-dire que si le développement personnel ne reste qu'une lecture à premier niveau et qu'on ne va pas plus loin, Bien entendu, ça peut aussi alimenter des systèmes, des histoires qu'on se raconte. J'entends beaucoup des concepts mal compris qui viennent aussi alimenter des peurs, des angoisses. des pensées magiques, une déresponsabilisation, une victimisation, de l'idéalisation, un manque de prise de responsabilité. Là, il faut arrêter le développement personnel quand il a cet effet-là.
Pour rebondir sur ce que tu viens de dire, j'avais noté qu'on a aussi parfois le sentiment, je ne vais pas faire une généralité évidemment, mais on peut avoir le sentiment parfois qu'on nous invite à la lecture. J'ai trouvé que c'était beaucoup sur les réseaux sociaux, notamment. On invite le lecteur, en quelque sorte, à devenir une autre personne en pratiquant, par exemple, la pensée positive.
Oui, ou cette phrase que je n'aime pas, qui est « devenir la meilleure version de soi-même », qui veut dire que la version que nous sommes, avec la part d'ombre et refuser, et qu'il faut être la meilleure version. La part d'ombre, où est-elle ? La pensée positive, quand elle n'est J'ai lu un commentaire aujourd'hui, je crois sur Instagram, sous un de mes posts, très juste, d'une personne qui disait, c'est une praticienne bien sûr, une professionnelle, elle disait « la pensée positive est excellente quand on a déjà fait un travail sur soi ». Pourquoi ? C'est très juste. Pourquoi ? Parce que la pensée positive peut être utilisée pour justement ne pas aller franchir le seuil, aller de l'autre côté, ouvrir à la porte et découvrir quelles sont nos blessures, nos peurs, les histoires qu'on se raconte, nos croyances limitantes. Et donc on peut utiliser la pensée positive et des concepts de développement personnel pour essayer d'être une autre personne, d'avoir une autre vie. au lieu d'accueillir qui nous sommes et de découvrir qui nous sommes et d'effectuer cette transformation, comme je disais tout à l'heure, c'est-à-dire de partir de qui nous sommes pour développer tout ce que nous sommes et nous avons un potentiel infini, Et la pensée positive devrait venir être une touche qui vient parfaire le travail sur soi. Là aussi, la pensée positive, c'est comme le développement personnel. Comment on va l'utiliser ? Est-ce que ça va être pour entretenir notre vision du monde, se raconter des histoires, ne pas vouloir regarder ce que nous devrions regarder ? Est-ce que c'est pour entretenir une sublimation ? Voilà. La pensée positive. Moi j'aime beaucoup la psychologie positive. Et la psychologie positive, c'est prendre appui sur les ressources qui sont en nous. On fait ça en hypnose, tu connais. C'est complètement différent que essayer de penser des trucs positifs au lieu de penser des trucs négatifs. Voilà, c'est différent. La psychologie positive, c'est prendre appui sur nos ressources, sur ce qui est déjà opérant en soi, c'est donner plus de place à des dimensions qui sont en soi, c'est changer notre regard sur nous-mêmes, et c'est pas être dans une sublimation, c'est vraiment d'être dans quelque chose d'objectif, La psychologie positive vient activer plein de leviers qui sont déjà là en nous, qui sont nos ressources, nos facultés, qui nous sommes. La pensée positive est aussi quelque chose de très positif quand c'est savamment dosé et utilisé non pas pour éviter de regarder ce qu'on n'a pas envie de regarder, est vraiment utilisée d'une façon intelligente, comme une touche supplémentaire à un processus de connaissance de soi et de développement personnel, mais au sens noble du terme.
Oui, bien sûr, évidemment. Il y a Carlos qui mettait un message tout à l'heure qui met « Je suis très heureux de vivre à une époque où autant d'outils existent pour tenter de mieux se comprendre, de guérir, avancer. Après, c'est un mot qui peut prendre des sens variés. » Évidemment, passionnant. Merci. Merci à toi, Carlos, pour ce message. Il y avait une autre question aussi tout à l'heure. J'ai lu… On va la retrouver. Béatrice qui mettait « On entend souvent maintenant développement impersonnel. Cela parle de la lombre du développement personnel, mais développement impersonnel. Ça te parle Géraldine ?
Oui, ça fait référence au livre de je ne sais plus son prénom, de Funès, qui est philosophe et qui a écrit je crois de mémoire, le développement impersonnel, avec entre parenthèses, et qui est le premier ouvrage finalement qui a donné un coup de pied dans la fourmilière d'une façon assez, parfois un peu trop de parti pris, mais c'était intéressant de dénoncer certaines choses. Voilà. Ce que j'ai envie de dire là maintenant, c'est que finalement tout ça s'est fait pour nous décentrer. Parce que si on se met à réfléchir avec notre tête, développement personnel, développement impersonnel, mais je fais quoi, je vais où ? On est dans le mental et Et ça n'a pas d'intérêt, en fait. Ce qui est important, c'est de se dire « Est-ce qu'il y a des livres qui touchent mon cœur, qui me parlent, qui me portent, qui sont un tournant dans ma vie ? Est-ce qu'il y a des rencontres, des personnes ? » Les activités qui vont me porter le travers des réseaux sociaux et de notre modernité, c'est que tout le monde a un avis sur tout. Même sans être professionnelle et d'expert, tout le monde a un avis sur tout. Et oui, c'est bien d'avoir un avis, d'accord, mais tout le monde y va de son avis à imposer aux autres. Et ça aussi, ça crée une overdose des réseaux sociaux. Beaucoup n'en peuvent plus, des réseaux sociaux, pour cette raison, parce qu'il n'y a plus d'échanges qui nous permettent d'aller plus loin. Il y a des idées arrêtées avec des personnes qui pensent qu'elles détiennent la vérité. La sagesse, c'est à nouveau de retourner dans son cœur, dans son espace, dans cette intimité, de remettre l'humain au cœur des choses. et de se dire que le défi, c'est de voir au-delà des apparences. Et donc, qu'est-ce qu'on peut voir du développement personnel au-delà des apparences ? Eh bien, si on fait le tri du grain de livret, on peut avoir des perles qui, au bon moment, viennent vraiment créer une prise de conscience et un déclic. Ce qui est important, je trouve, c'est encore une fois, je l'ai dit tout à l'heure, c'est l'intention qu'ont les auteurs et les praticiens. Quelle est votre intention quand vous écrivez ? Quelle est votre intention quand vous accompagnez ? Quelle est la posture la plus juste ? où se trouve la posture d'humilité, de se dire qu'on est un maillon de la chaîne, qu'on fait notre part et c'est tout. Et moi, le plus grand cadeau que l'on puisse me faire, et je les remercie régulièrement, c'est quand les lecteurs me remercient parce que mon livre les a touchés, parce que mon livre a changé leur vie. ou que notre rencontre a changé leur vie. Et c'est tout, je ne demande pas plus que de faire ma part et que mon intention soit reçue au bon moment par un cœur ouvert et disponible. Et les outils, les méthodes, les courants, Ok, il n'y a pas un auteur mieux qu'un autre, une méthode mieux qu'une autre, une démarche mieux qu'une autre. Il y a des rencontres qui nous correspondent à l'état dans lequel on va être, je dirais, et surtout qui correspondent à notre niveau de conscience du moment, parce qu'on projette finalement beaucoup de choses. Je pense que le regard que l'on porte sur les développements personnels, je parle des projections dans mon livre « Le Shadow World des hypersensibles spirituels », on peut se dire finalement que ce que l'on pense du développement personnel, c'est ce que l'on projette, et c'est une part de notre ombre.
Il sort demain le Shadow Work des hypersensibles spirituels, donc aux éditions Le Duc. Je fais une petite parenthèse quand même parce que je voudrais souligner quelque chose, c'est que c'est plus qu'un livre, c'est un véritable guide dans la mesure où dedans il y a énormément d'exercices. Alors il y en a toujours, c'est un petit peu ta marque de fabrique Géraldine, il y en a dans tous tes ouvrages des exercices, mais particulièrement dans celui-ci. C'est vraiment un livre, un ouvrage qui va vous permettre d'explorer, d'amorcer un travail sur l'exploration de cette part d'ombre. Il y a des dialogues internes qui vous surprendront peut-être, qui vous émerveilleront. Il y a des exercices, comme je le disais, il y a des tests, il y a des espaces d'écriture dans lesquels vous allez pouvoir peut-être démarrer pour celles et ceux qui nous suivent et qui n'ont pas encore démarré de travail sur soi, de thérapie, peu importe. En tous les cas, c'est un vrai guide. C'est ça que je voulais dire. Un simple livre, voilà, c'est un véritable outil aussi thérapeutique, qui même au départ d'ailleurs peut un peu, pas faire peur, mais un peu surprendre parce qu'on se dit, waouh, allez explorer ma part d'ombre avec un livre. Non, vous allez voir, c'est un véritable guide, j'insiste sur ce mot. Et d'ailleurs, je fais une parenthèse Géraldine, tu vas lancer une formation courte dans les jours à venir, justement pour les accompagnants, pour les professionnels de l'accompagnement, formation courte justement sur le Shadow Work. Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus ?
Oui, j'avais envie de l'appeler quand l'ombre s'invite dans l'espace thérapeutique. C'est-à-dire comment on fait quand l'ombre s'invite dans l'espace thérapeutique, c'est-à-dire la nôtre ou celle de notre patient ? Il peut y avoir plein de situations. Les thérapeutes sont parfois timides à échanger sur des situations difficiles. Notre espace d'intimité, de profondeur n'est pas toujours un espace paisible parce que les personnes y amènent aussi tout ce qu'elles sont. Et en fonction également du travail que l'on aura effectué sur soi-même en tant qu'accompagnant, on pourrait avoir des difficultés à accueillir l'ombre des patients. On peut aussi avoir nos parts d'ombre qui s'activent en écho avec nos interactions avec nos patients et comment on fait avec ça. Donc en fait, cette formation, j'avais envie que ce soit un espace où on puisse aborder vraiment les situations les plus trash, que les praticiens peuvent connaître. Et donc, j'ai des clés pour pouvoir explorer, comprendre, débloquer ces situations-là. Mais bientôt, je fêterai mes 30 années de pratique, et je peux vous dire que j'en ai des situations. Ça pourrait faire un bouquin. J'ai des anecdotes qui sont qui m'ont marquée, qui m'ont énormément appris. Et en fait, ce que j'ai envie de faire, c'est de permettre à d'autres praticiens de gagner du temps, de leur donner ce que je n'ai pas forcément reçu. parce que dans nos formations, on n'a pas toujours des espaces, sauf exception, de pouvoir partager nos difficultés de praticien avec des patients qui peuvent être en crise, qui peuvent être avec des transferts négatifs, qui peuvent être dans des répétitions de comportement avec une certaine agressivité et où, l'accompagnement thérapeutique se transforme en combat. Et donc ça, les personnes qui ne sont pas de la profession sont peut-être étonnées, et souvent il y a une idéalisation de notre pratique, mais c'est un métier qui peut être parfois assez difficile, parce qu'on le fait avec beaucoup de sincérité, et on peut se retrouver vraiment dans des situations qui ne sont pas faciles à gérer. Cette formation courte, c'est un rendez-vous par mois, où on explore les différentes situations qu'on peut être amené à rencontrer. Je donne des clés, j'aide à travailler sur soi aussi, parce qu'on a toujours à apprendre de ces situations-là. Et il y a... d'élevier des compréhensions, des stratégies relationnelles et une conscience qui peuvent nous permettre de vivre avec plus de sérénité des moments qui peuvent être un petit peu compliqués parfois, parce que l'ombre et la lumière sont en chacun de nous, et même si on a fait un travail sur soi, nos patients apportent aussi leur part d'ombre, et comment on fait avec ça ?
Voilà, ça c'est pour les professionnels de l'accompagnement, la formation, le shadow work que tu proposes donc une fois par mois. Il y a aussi des consultations d'ailleurs pour tout le monde, consultation shadow work dans lesquelles tu vas justement explorer avec le patient, la patiente, sa part d'ombre finalement.
Absolument. C'est vraiment un travail que je pratiquais déjà, mais comme il y a la sortie du livre, je peux donc proposer officiellement, je dirais, le travail du shadow work. C'est quelque chose que je pratique depuis des années et les personnes qui ont travaillé avec moi ou qui travaillent encore avec moi savent de quoi il en ressort. C'est un accompagnement pour aller découvrir quelles sont nos parts d'ombre. y aller graduellement, en douceur, et puis les explorer, comprendre, guérir et transformer.
Il y a François justement sur le chat qui dit, on a répondu tout à l'heure à cette question, mais pourrait-on dire que nous avons parfois de belles ombres ? Oui, puisque comme tu le soulignais justement, notre part d'ombre celle qu'on voit un peu trop sombre justement, on va la transformer en or. C'est ce que tu expliques d'ailleurs dans ce livre, dans le Shadow Work.
Oui, la partie 1 s'appelle justement comme ça, c'est l'ombre et de l'or en potentiel. C'est-à-dire qu'en fait, dans l'ombre, l'ombre c'est de la lumière et ce livre en fait est très lumineux. et j'aborde en effet l'ombre merveilleuse qui est en fait ce que nous ne connaissons pas de nous et qui sont des qualités, des dons, des talents, notre part lumineuse et beaucoup d'hypersensibles spirituels doute de leur lumière, parce que cette lumière est dans l'ombre, par humilité, par timidité, par peur de l'ego. L'ombre est de toute façon un potentiel d'or pur, quelle que soit la forme avec laquelle elle se présente.
Ça c'est à retrouver dans ton livre qui sort donc je le rappelle demain aux éditions Le Duc. Donc les formations, les consultations Shadow Work. Si vous avez des questions à poser à Géraldine, profitons-en. N'hésitez pas à nous laisser vos petits messages sur le chat. Il y a une autre info, Géraldine, j'ai noté. Le voyage vers l'amour de soi, c'est ce que tu proposes également. Sachant que toutes ces infos qu'on vous donne ce soir, vous les retrouvez évidemment sur le site internet de Géraldine. L'adresse, on va vous la donner. Je pense qu'elle va s'afficher. C'est www.géraldine.com. Ça s'est même affiché avant même que je termine. C'est formidable. Carlo sait plus rapide que son nom.
Il lit dans tes pensées avant que tu ne verbalises.
Incroyable ce Carlos. Le voyage vers l'amour de soi, est-ce que tu peux nous en parler, nous en toucher deux mots ?
C'est la saison 7, c'est L'accompagnement en groupe que j'affectionne particulièrement, les présentiels aussi, mais celui-là c'est un accompagnement de la qualité des présentiels mais online, c'est-à-dire que les personnes du monde entier peuvent y assister si le décalage horaire leur permet. C'est vraiment un accompagnement sur mesure pour un groupe d'une dizaine de femmes. essentiellement hypersensibles et spirituels. C'est un accompagnement sur-mesure, avec beaucoup d'interactions entre moi et les participants, avec une cohésion de groupes de qualité, un niveau de conscience de qualité. C'est un groupe qu'il vaut mieux intégrer une fois qu'on m'a rencontrée ou bien qu'on a déjà fait un travail éventuellement ailleurs. Pour les personnes que je ne connais pas, je les rencontre au moins une fois. Parce que c'est vraiment un travail spécifique où on va plonger au cœur de soi-même et explorer. Les personnes ressortent du voyage vers l'amour de soi avec une connaissance d'elles-mêmes qui n'a rien à voir avec le début. Elles sont vraiment munies d'informations concrètes sur leur mode de fonctionnement, sur ce qu'elles doivent mettre en place. Elles apprennent à mettre en place aussi une relation avec elles-mêmes, de qualité, un réel amour de soi, une compassion pour soi-même, et aussi une ouverture de conscience et un développement spirituel. Donc les personnes qui ont fait un voyage de l'amour de soi, et parfois certaines continuent, parce que pour elles c'est vraiment comme un développement spirituel, Pour les personnes qui ont vraiment envie de faire une plongée, un vrai travail, c'est hyper complémentaire d'une psychothérapie. C'est un travail psycho-spirituel. Et là, on y va. C'est un vrai, vrai travail, une vraie plongée. Et en même temps, avec aussi, parce que ça pourrait paraître impressionnant, mais il y a aussi de la légèreté, bien sûr. C'est-à-dire qu'en fait, non, il n'y a pas de la légèreté, il y a beaucoup de profondeur et il y a de la joie à être ensemble et à parler la même langue, d'hypersensible, de spirituel. Voilà. Et c'est un très, très beau voyage. C'est vraiment un travail que j'affectionne particulièrement parce que je peux vraiment développer tout mon éventail de savoir-être et de savoir-faire pour ces personnes.
Et c'est quelque chose que tu proposes depuis de nombreuses années, c'est la septième saison, comme tu le disais tout à l'heure.
Une fois par mois, le mercredi, de 19h à je ne sais plus quand.
Il y a toutes les infos sur le site internet, ne vous inquiétez pas, vous retrouverez tout ça. Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas à les laisser sur le chat. On a abordé cette thématique ce soir, faut-il arrêter le développement personnel ? J'ai envie de te poser la question Géraldine, la réponse, on l'a eu évidemment, il n'y a pas de oui, il n'y a pas de non, il faut trouver le ce qui nous correspond le mieux, que ce soit un livre, un courant, un accompagnant, un professionnel, il faut trouver un petit peu chaussure à son pied.
En fonction de là où on en est, de notre parcours, nous n'allons pas choisir des livres et des praticiens de la même façon. Au début, notre niveau de conscience, notre connaissance de nous-mêmes, notre éducation, tout, nous allons aller vers certains livres et certains praticiens parce que notre mental nous dit « Ah, c'est ça, pour telle et telle et telle raison ». Et puis, au fur et à mesure du chemin, on va choisir différemment. Et moi, en tout cas, si je regarde tout mon parcours, des formidables personnes que j'ai rencontrées qui ont été mes thérapeutes, mes enseignants, mes formateurs, mes maîtres, mes mentors. Plus j'ai avancé en âge et en expérience et en ouverture de conscience, moins mes choix ont été réfléchis. Et dernièrement, je me disais finalement, je pensais aux personnes qui ont été les plus importantes sur mon parcours, et quelles ont été les personnes qui m'ont formée ou qui m'ont accompagnée. Plus j'ai eu ces éveils de conscience, ces ouvertures, plus ma conscience s'est élargie. Plus les synchronicités se sont mises en place, et la connexion était à un autre niveau. C'est-à-dire que je pensais à ce praticien ou à ce formateur ou à cette enseignante. Son visage passait sur mon écran mental, mes pensées. Cette personne, il y avait déjà une connexion avant que je ne l'aie rencontrée. J'avais vu passer des informations, je connaissais cette personne, j'avais éventuellement écouté une interview, lu un livre, parmi toutes les autres interviews, parmi tous les autres livres, cette personne occupait mon cœur et mon esprit. Et en fait, ça, ça voulait dire quoi ? Qu'on s'était déjà rencontré à un autre niveau de conscience. Et je me souviens avoir laissé passer plusieurs jours pour voir si la connexion perdurait. Et la connexion perdurait. Et donc c'est à ce moment-là que je suis rentrée en contact avec ces personnes pour leur demander de suivre leur enseignement ou pour être accompagnée par elles. Et ça a chaque fois été une rencontre cruciale dans mon existence. Je dirais que ça c'est la clé, sentir, écouter son cœur, et si on a la possibilité d'être attentif à ce qui se passe dans notre monde intérieur, Quand quelqu'un est très présent, même si on ne l'a jamais rencontré, ça veut dire qu'on est déjà connecté à cette personne et qu'il y a sûrement un parcours à faire avec elle, avec cette personne. Et plus on affine cette perception, plus c'est facile, c'est d'une évidence, et plus c'est facile de les rencontrer et de les trouver. Et si on ne sait pas encore qui ça va être, on peut aussi se connecter à cette personne avant de la rencontrer. C'est possible aussi de se coucher le soir et d'avant de s'endormir, de fermer les yeux et d'imaginer que notre pensée rejoint la personne qui sera la personne parfaite dans cet instant pour nous accompagner. On ne sait pas qui c'est, mais on peut d'ores et déjà appeler cette personne.
Demander à l'univers.
Demander à l'univers et demander à notre conscience supérieure qui c'est, puisque la conscience supérieure n'est pas soumise à ce temps dans lequel nous sommes. Nous sommes d'ores et déjà connectés à des personnes avant de les avoir rencontrées. Et il y a des livres aussi. Et tout notre parcours, c'est ça. Et ça, quand on regarde de cette façon-là, on se dit « Waouh ! Mais moi, je veux jouer à ce game ! C'est trop génial !
» Quelqu'un a mis tout à l'heure sur le chat « C'est mieux qu'un skate game ». Oui, c'est vrai !
Mais oui, et souvent je dis ça, la vie, c'est comme un jeu vidéo quoi. Et à partir du moment où tu te dis, c'est ça en fait, j'ai perdu la mémoire d'où je viens, je ne sais pas où je vais, je ne sais pas encore qui je vais rencontrer, c'est ça le jeu, c'est ça en fait. Le jeu c'est, et si on jouait, on est amnésique, on a une conscience comme ça, et le game c'est de retrouver la mémoire, d'élargir notre conscience et de trouver, comme tout à l'heure dans la chasse au trésor, les perles et les bonnes personnes. Et quand on regarde la vie comme ça, c'est hyper kiffant, moi j'adore.
Un jeu très intéressant, en tous les cas. Merci infiniment, Géraldine, d'avoir éclairci ce soir sur cette question qui n'était pas simple, on le disait au début de ce live. C'est quelque chose qui était attendu. Ce n'est pas facile d'apporter une réponse aussi directe et aussi franche. En tous les cas, tu nous as très bien répondu et éclairci sur la question. Je rappelle que donc ton livre, le Shadow Work des hypersensibles spirituels, sort demain aux éditions Le Duc. Il y a ta chaîne YouTube sur laquelle on retrouve toutes tes vidéos et les autres lives. Il y a également ton site internet geraldineprévogigant.com sur lequel on retrouve toutes ces infos, sur lequel vous pouvez prendre rendez-vous directement pour consulter Géraldine. Et quoi d'autre ? Je crois que je n'ai rien oublié.
Eh bien non, tu n'as rien oublié.
Eh bien non. Merci en tous les cas, merci infiniment à vous de nous avoir suivis nombreux et nombreux ce soir. Il y aura le replay, bien sûr, qui va arriver de ce live sur les réseaux sociaux. Merci pour tous vos commentaires qu'on a lus avec attention et j'imagine qu'ils vont être aussi nombreux par la suite sur le Facebook, le compte Instagram de Géraldine notamment. Voilà, merci infiniment pour tout, merci à toi Géraldine pour ta confiance, merci à Carlos qui a réalisé cette belle émission. C'est une belle fin de soirée et puis à bientôt !
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