Géraldyne PRÉVOT GIGANT I "Le contournement spirituel ou comment sortir de l’illusion”

This is a YouTube video titled "Géraldyne PRÉVOT GIGANT I 'Le contournement spirituel ou comment sortir de l’illusion'" featuring a French conversation between Karine and Géraldyne Prévot Gigant recorded in September 2024. The discussion centers on spiritual bypassing, shadow work, and the challenges and ethics of spiritual development, with Géraldyne sharing insights from her recent book "Le Shadow Work des hypersensibles spirituels." The dialogue explores themes of authenticity, self-awareness, and the pitfalls of spiritual practices used to avoid personal growth.
Bonsoir, bonsoir, bienvenue à chacun, chacune, à toutes et tous. Bonsoir Géraldine Prévost-Gigant.
Bonsoir Karine !
Bienvenue ! Comment vas-tu Géraldine ?
Oh bah écoute, ça va, ça va, je suis dans le feu de l'action, de l'entrée, que je voulais un petit peu plus calme, mais non, ça n'est point calme, mais en même temps, peut-être que j'aime un peu ça quand même, une rentrée dynamique, plein de choses agréables d'être là ce soir avec toi.
Merci, oui, c'est ce qu'on disait, on a l'impression d'être déjà loin, loin, loin de la rentrée et pourtant nous sommes au 17 septembre, alors que nous réserve la fin de cette année Bien, bien rempli, très certainement.
Riche.
Riche, exactement. Bienvenue à toutes et tous. Merci de nous rejoindre, d'être là en reliance avec nous pour ce rendez-vous avec un sujet ô combien important. Je suis ravie et excitée et pressée en même temps de pouvoir aborder ce sujet qui me semble être incontournable, justement. paradoxalement au titre, du chemin spirituel. La spiritualité étant justement un chemin, me semble-t-il, en tout cas d'illusion et de désillusion, où retrouver sa simplicité d'être demande réellement à sortir de bien des contournements que nous nous faisons bien souvent à nous-mêmes et nous allons pouvoir bénéficier d'éclairage de Géraldine sur ce point où on retrouve aussi de réels tissus de réel levier de compréhension dans son dernier bébé qui est sorti il y a quelques jours, le Shadow Work des hypersensibles spirituels. On va en parler tout au long de cette soirée, évidemment, parce qu'il y a tout un chapitre dédié au contournement spirituel. Et ça me semble, s'il y a des étapes sur le chemin celle qui est vraiment à ne pas négliger parce qu'on peut sinon rester dans une spiritualité soporifique complète. Et je ne crois pas que ce soit l'objectif ou la visée d'un chemin que l'on nomme spirituel en tout cas. On se retrouve également ce soir pour vous donner un avant-goût aussi de la bulle des hypersensibles spirituels, un rendez-vous qui est proposé à la fin du mois. Le premier rendez-vous est proposé à la fin du mois, on vous en a parlé lors du précédent live et on va en reparler également au long de cette soirée. Beaucoup de choses à dire sur ce thème. Si vous avez des questions, si vous avez envie de partager ce que vous avez vécu, déjà vous, en vous livrant dans cet ouvrage, parce que vous avez des confidences à faire dans ce livre pour pouvoir vous trouver vous, en toute authenticité, en toute sincérité et dans toute votre dans tout ce que vous êtes sans tous ces masques et ces faux semblants et ces contournements justement. C'est le moment aussi d'en parler ce soir dans le chat parce que ça contribue nécessairement à chacun d'entre nous de savoir comment se vivent ces moments-là pour les uns, pour les autres. C'est ça qui fait avancer, je crois. Alors, on y va sur cette thématique dérangeante. Merci de le faire. Du point de vue où tu te places, je pense que c'est aussi courageux et peut-être un risque aussi pour toi que d'aller vraiment sur ce terrain-là tout à fait clair en fait. Les choses sont annoncées clairement, il n'y a pas de contournement justement sur ce sujet, tu nous y invites clairement. et c'est un vrai travail.
C'est vrai que ce n'est pas très glamour en termes de... Comment dirais-je ? En annonçant que je t'aime et en consacrant tout un chapitre dans mon livre, on voit bien que mon intention n'est pas forcément la facilité et de plaire et de faire du glamour spirituel au développement personnel. Merci à mes éditeurs d'oser me suivre quand je propose des choses pareilles. Voilà, donc ce n'est pas l'objet d'un livre entier, quoique je pourrais tout à fait l'écrire, mais là, je ne suis pas certaine que mes éditeurs me suivent sur un livre qui soit totalement dédié à ce thème. Quoique, parce que voilà, aujourd'hui, les langues se délient par rapport à certaines choses de cet ordre. Mais c'est vrai qu'on voit bien que, enfin, Pour le dire très clairement, si j'avais envie de faire un max de ventes et ramoter un max de monde, c'est sûr que ce n'est pas le sujet. Il faudrait que je dise d'autres choses bien plus séduisantes, attractives. ça ne me ressemble pas. Je suis quelqu'un qui aime, dans ma vie personnelle, dans ma vie privée, ma vie professionnelle, tous les endroits où je suis finalement, ce sont des espaces d'authenticité et j'ai souvent été dans des situations où j'ai été porteuse, si je puis m'exprimer ainsi, de vérité. En effet, ce n'est pas si facile que d'amener des sujets tels que celui-ci, à aller regarder comment nous utilisons la spiritualité parfois, pour alimenter nos systèmes et ne pas avancer. J'ai beaucoup aimé ton expression de spiritualité soporifique, où en effet on va soi-même aussi s'endormir avec des concepts, Oui, des visions, des angles de vue qui vont venir alimenter une certaine façon d'être en relation avec soi, avec les autres et avec le monde, et surtout ne pas regarder ce que nous avons à travailler. Pourquoi j'aborde ce thème dans le livre Le Shadow Work des Hypersensibles ? C'est parce que ça fait partie de nos parts d'ombre à nous qui sommes en démarche spirituelle. Nous qui nous intéressons à la spiritualité, c'est un des pièges du parcours spirituel. Et c'est intéressant d'aller regarder ceci pour gagner tout simplement du temps, voire même ne pas se perdre parce qu'aujourd'hui, il y a pléthore de propositions, d'orientations, de maîtres spirituels, de livres qui seraient la clé de nos vies, etc. Et on peut être amené à se perdre d'un livre à un autre, d'un enseignant à un autre, d'un enseignement à un autre. Donc il n'y en a pas un mieux que les autres, il y a surtout ceux qui nous correspondent au moment où nous en sommes. Et voilà, j'avais envie ce soir, nous avions, toi et moi, très envie d'en parler ce soir, pour que ça puisse alléger le cheminement. Je sais que depuis que j'ai posté quelques petites choses sur Instagram et Facebook à ce sujet, j'ai reçu des messages privés de remerciements. Et ça, et merci aux personnes qui m'ont écrit pour me remercier. Elles me remercient en me disant « tu mets ou vous mettez », suivant si on se connaît ou pas, et puis sur Instagram souvent on se tutoie, « merci de mettre des mots sur ce que je pense déjà depuis quelques temps » ou bien « merci de mettre des mots sur des sensations mais je ne savais pas vraiment de quoi il s'agissait, mais j'avais un malaise, une gêne, je n'arrivais pas à saisir ce qui ne me mettait pas à 100% dans le truc. D'autres m'ont dit « merci parce que ça me fait gagner du temps, parce que ça me confirme ce que je pense, mais je pensais que j'avais tort ». Voilà. Et donc, ben voilà, j'étais contente que ça aide parce qu'en fait, voilà, c'est ce qui me motive mes publications sur les réseaux, c'est aussi ce qui me motive l'écriture des livres, mis à part que j'adore écrire, je pourrais écrire sur d'autres choses, mais voilà. Mon intention, c'est que ça puisse permettre à des personnes de ressentir un apaisement, un alignement, une vue plus claire, de gagner du temps et que le cheminement soit plus simple pour elles.
Et tu sais Géraldine, dans le dernier live qu'on a fait toutes les deux, tu nous as expliqué comment était né ce livre et que tu avais senti à quel point c'était le bon moment. Et je me dis en t'écoutant finalement que Est-ce que tu vois, tu as le retour d'après ce que tu viens de nous dire, qu'il y a comme une prédisposition maintenant à accueillir ce travail-là, justement, du shadow work et particulièrement du contournement. Les gens sont disposés à se rendre compte des contournements qu'ils se font, qu'ils ont faits ?
Absolument. Je le remarque, par exemple, Il y a un ou deux écrits dans la littérature de ce domaine qui parlent en fait du développement personnel tel que nous pouvons l'aborder maladroitement. Donc il y a un ou deux livres, il y a des échanges avec des personnes, je pense qu'en effet c'est le moment. Tout comme pour les hypersensibles spirituels, je pense que je me connecte bien au collectif, en tout cas le collectif qui est le nôtre, nous qui nous intéressons à la conscience humaine, à la psychothérapie, au développement personnel et à la spiritualité bien sûr. Et je pense qu'en effet, les gens sont prêts aujourd'hui, d'une part, à aller regarder leur part d'ombre pour pouvoir effectuer un nettoyage salvateur qui va alléger leur vie, simplifier leur parcours et leur permettre de mieux se connaître. Et également, les personnes sont prêtes à faire le tri et et à s'offrir un parcours de cheminement spirituel qui corresponde à leurs besoins, à leur sensibilité, au moment. C'est très important. Il y a des moments pour les choses et il y a des moments pour des thématiques, pour nous, il y a des moments pour nous, pour des thématiques, des auteurs, désorientation. Et c'est à ce moment-là, parce que nous avons une trajectoire, un processus et il y a des étapes de conscience, d'évolution de conscience, d'ouverture de conscience, des étapes de conscientisation. Et ce que nous osons regarder aujourd'hui, on n'aurait pas osé regarder hier. Et donc, c'est valable individuellement et collectivement. Je pense qu'aujourd'hui, on a suffisamment progressé, avancé, pour pouvoir s'interroger sur une éthique du chemin spirituel finalement, c'est ça dont il s'agit. Une éthique vis-à-vis de soi-même dans notre parcours très intime de la spiritualité.
C'est ce que tu dis dans le livre, c'est qu'il n'y a pas de méthode toute tracée ou de façon de.
Faire.
Qui serait appropriée à tout le monde. Il y a vraiment une façon de faire approprier à une personne, à chaque être unique.
Absolument. Et c'était un des travers du développement personnel et de la spiritualité, c'est qu'il y a des personnes qui pensent qu'il y a la méthode miracle finalement, la thérapie qui fonctionne pour tout le monde, le courant thérapeutique qui fait qu'on va aller super vite, ou bien l'enseignement spirituel qui va nous faire atteindre le grand éveil d'un coup d'un seul. Non, on est différents. D'ailleurs, on est nous-mêmes différents. Par exemple, nos tranches de vie, nos tranches d'âge, si on regarde comment étais-je il y a 10 ans, 15 ans, J'étais bien sûr la même, mais je n'étais pas tout à fait la même. Et donc, c'est bien la preuve que nous sommes en constante évolution, même dans nos stagnations, d'une certaine façon. Apparentement. Apparentement, exactement. Et en fait, tout au fond, il y a vraiment des transformations. Et donc, en fonction de nos sensibilités, de là où nous en sommes, de nos problématiques, de ce que l'on souhaite aborder, eh bien, il va y avoir des praticiens, des enseignants, des méthodes thérapeutiques ou bien des parcours spirituels qui vont être différents. Et ça, c'est important de le souligner parce que ça permet aux êtres… Alors certes, ils peuvent se dire « Oh là là, mais alors comment choisir ? écoute » ton cœur déjà, expérimente, va voir, va sentir, vis les choses et tu verras si ça te correspond ou bien échange avec des personnes de référence qui ont un vécu, qui sont des personnes de confiance dont l'avis vous son pesant de cacahuètes en termes d'expérience et de sagesse. Et c'est formidable d'avoir accès à différentes orientations, différents parcours.
Je rebondis d'ailleurs, j'ai beaucoup aimé, tu as fait un live sur ta chaîne il y a quelques jours à propos de faut-il arrêter le développement personnel, alors évidemment, thématique que j'ai adoré, et tu as expliqué à quel point c'était important de sentir, comme tu viens de le dire, et de se connecter en fait plus à l'être, la personne qui transmet, plus qu'aux produits vendus.
Absolument, absolument. Moi je le vois avec les personnes que je rencontre, que ce soit en conférence, en signature, en consultation, c'est incroyable comme la connexion avec certaines personnes va être immédiate, forte au sens de vrai, avec des personnes qui se seront connectées à moi et m'auront choisie bien sûr par rapport à mon expérience, mon expertise, mon professionnalisme. Mais avant tout, ma personnalité, parce qu'elles se sentent en confiance, elles ont la sensation qu'on parle la même langue, et c'est le cas. Eh bien, l'interaction qu'on va avoir ne sera pas du tout la même qu'avec les personnes qui font abstraction de ma personnalité et me choisissent pour ma fonction. ça déshumanise déjà, et c'est une rencontre. Est-ce vraiment une vraie rencontre ? Voilà. Mais c'est parce que dans notre société, on a tellement l'habitude... Par exemple, quand nous allons voir notre médecin, mis à part certains médecins qui prennent le temps, c'est extrêmement rapide, c'est une succession de questions pour que le médecin puisse établir son diagnostic. Il n'a pas le temps, ça, pour toutes les raisons que l'on sait, et c'est pas le débat de ce soir. il n'a pas le temps, le temps lui manque, il aimerait, il ou elle aimerait certainement et donc ça devient une interaction qui est très technique et on repart avec notre ordonnance de Mais en termes de rencontre humaine, y a-t-il une rencontre humaine ? Bien sûr, il y en a, j'en connais d'ailleurs, ce sont les médecins que je fréquente, ce sont ceux avec qui il y a vraiment une connexion, même si on a peu de temps, il y a une richesse d'interaction qui est là, en dehors de la dimension technique. Et je pense que les gens sont souvent habitués à rencontrer des experts et peu à rencontrer des humains. Or, la portée thérapeutique dans un espace de psychothérapie ou d'accompagnement spirituel, bien entendu encore plus, l'humain et nos personnalités sont importantes. on peut choisir avec qui on va travailler, quand on est patient ou en démarche de développement personnel ou spirituel, on peut choisir quelqu'un qu'on choisit avec le cœur. Est-ce que cette personne m'est sympathique ? Est-ce que cette personne me donne confiance ? Est-ce que quand je regarde son parcours, c'est un parcours que si je reconnais des choses, ça me parle ? Si c'est quelqu'un qui a écrit, est-ce que ces mots me touchent ? Est-ce qu'il y a une cohérence entre l'humain et le praticien ? Oui, l'alignement, la cohérence entre ce qu'on dit et ce que l'on semble être. Bien sûr, tout ça est important. Le cœur peut parler, l'élan, la reconnaissance. Il ne faut pas hésiter à écouter ça en soi.
Oui, oui, oui, oui, je dis oui ! Alors, les subtilités du contournement spirituel et comment le reconnaître ? Qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné, selon toi, Qu'est-ce qui peut venir nous alerter sur cette étape ? Première question avant celle-ci, est-ce que le contournement spirituel selon toi est inévitable sur le chemin ?
Oui et non. Ça dépend vraiment de notre culture. Quand je parle de notre culture, c'est comment nous sommes entrés en spiritualité, si je puis dire. Est-ce que nous avons grandi dans un environnement comme moi où, voilà, ma mère lisait beaucoup de bouquins, de livres, j'aime pas le terme bouquin, de livres, surtout pour la spiritualité. Elle lisait, mais elle n'avait pas la boulimie. Attention, quand je dis qu'elle lisait beaucoup de livres, elle était très curieuse de sujets de spiritualité parce qu'elle avait aussi été dans un environnement elle-même avec mes grands-parents qui s'intéressaient à des enseignements de sagesse. Donc voilà, quand on a grandi dans un environnement, on a accès à des lectures et donc il y a une forme de normalité à la place de la spiritualité dans notre vie. Donc, il y a une culture de fond qui aide à avoir certains repères. En tout cas, quand on a été dans un environnement où il y a des livres sur différents courants, pas seulement quelque chose de fermé et de sectaire, bien sûr, une ouverture. C'est différent de la personne qui va traverser une crise difficile et va se mettre en quête parce qu'elle tombe par hasard dans une librairie sur un livre. elle aura à découvrir d'autres ouvrages, d'autres auteurs, et à acquérir quelques points de repère qui vont lui permettre de sentir de quelle pensée, comme en philosophie, elle se sent proche. Donc voilà, ça c'est déjà un point. Il y a les personnes qui entament un processus de développement spirituel sans avoir fait un travail de thérapie, et qui vont utiliser ce qu'elles vont apprendre du domaine spirituel pour éviter d'aller regarder certaines blessures, certains comportements, certaines croyances, un certain rapport au monde, aux autres, etc. Et en fait le contournement spirituel c'est ça, c'est « on va utiliser notre connaissance spirituelle pour rester dans un système qui est toujours le même, un système de fonctionnement, un rapport à soi, un rapport aux autres, une vision du monde qui va toujours être le même. Et on va aussi utiliser certaines notions spirituelles pour renforcer des systèmes qui ne sont pas les bons pour nous. Donc, est-ce que c'est un passage obligé ? Pas forcément, ça va dépendre de nos résistances à dégommer ou pas les barrières de ce qui nous empêche d'évoluer en termes de développement personnel et spirituel. Donc, je dirais pour résumer qu'en fait, plus nous avons des mécanismes de défense costauds, c'est-à-dire plus nous résistons à des prises de conscience et à une véritable connaissance de soi-même, plus nous allons utiliser la spiritualité. Et donc, ça devient contre-productif là où la spiritualité, les enseignements spirituels devraient élargir notre conscience, élargir notre vision, ça nous amène finalement à penser toujours de la même façon et à valider certains mécanismes. Donc le contournement spirituel, c'est « je vais contourner ce que je ne veux pas traverser en termes de prise de conscience en utilisant des concepts de spiritualité, voire de développement personnel, je pense par exemple à la positivité toxique. Quand on se met, pour soi ou pour les autres, à être dans du positivisme à tout crin, Pour éviter finalement de regarder la réalité crue, qui n'est pas plaisante à regarder, eh bien on va faire de la positivité toxique et on va le faire aussi avec les autres. « Oh, mais t'inquiète pas, ça veut dire ceci, ça veut dire cela, etc. » Et en fait, c'est une stratégie pour éviter de regarder l'information telle qu'elle est réellement. Et c'est fort dommage parce que l'information brute a un enseignement à nous donner. Tout dépend comment on accueille, comment on regarde et le sens qu'on va y mettre, l'interprétation, l'enseignement, si on laisse l'événement ou la vie aussi nous apporter un enseignement de sagesse, si on prend le temps, on peut vraiment, d'un événement qui est pas confortable, on peut en extraire des pépites qui nous ouvrent à une prise de conscience, à une pensée, à un changement de regard, et donc là on va être dans un processus d'évolution. Si on a peur de regarder certaines choses en soi, ou si on a peur de regarder le réel tel qu'il est, de gentiment le remarquer et de s'accompagner soi-même pour regarder au-delà. Parce qu'en fait, ce sont des peurs. Le contournement spirituel, c'est parce qu'on a peur. On a peur de découvrir vraiment qui nous sommes, on a peur de lâcher des choses, on a peur du réel, de la vie, de la vraie vie, parce qu'on a des croyances, certainement, par rapport à ça, qui nous en empêchent. Quel est notre regard sur l'existence ? C'est ce qui peut nous faire fuir le réel tel qu'il se présente. Et donc ça, on peut le travailler fort heureusement. Mais par exemple, l'exemple de la positivité toxique, c'est un exemple assez parlant, je pense qu'il parlera à tout le monde. Et par exemple, un autre contournement spirituel, c'est le perfectionnisme, être parfait. se demander à soi d'être selon certains critères qui sont tout à fait personnels, d'être parfait en actes, en paroles, etc. C'est très noble comme démarche bien sûr d'avoir une parole juste, Vous avez vu, c'est différent que juste et parfait, c'est différent, mais on confond. C'est-à-dire avoir une parole juste, un comportement juste, être aligné, c'est différent de parfait. Et la notion de perfection, c'est nous en demander beaucoup, c'est souvent nous demander de ne pas être finalement celle ou celui que nous sommes. c'est être en psychanalyse ce qu'on appelle « l'idéal du moi », c'est-à-dire étendre vers ce que l'on aimerait être, cet être parfait, détaché, sage, que l'on écoute avec vénération parfois. Ça c'est une vision idéalisée de ce que l'on devrait être en tant qu'être spirituel, et ça cache aussi ce que j'appelle l'égo spirituel, c'est-à-dire de s'enorgueillir finalement d'une posture où on est le sachant face à ceux qui ne savent pas, etc. Ça aussi c'est un contournement parce que quand on fait ça, ça révèle un manque de confiance en soi. Si je n'ai pas confiance en moi, si je ne m'aime pas, je pourrais utiliser inconsciemment des informations de spiritualité, ma connaissance spirituelle, pour impressionner les autres. Je caricature un peu, mais je pense qu'on en connaît tous autour de soi. C'est du contournement spirituel, au lieu de travailler sur la valeur que l'on se donne, de travailler sur l'amour de soi, l'estime de soi, la confiance en soi. Et lorsque l'on est en paix avec soi, on n'a plus besoin d'utiliser le perfectionnisme pour être quelqu'un d'autre que nous sommes, et on n'a plus besoin non plus d'utiliser des informations de spiritualité pour enseigner aux autres à qui veut l'entendre et même à ceux qui ne veulent pas l'entendre.
Il y a un moment donné justement tu reprends, j'ai pourtant fait des annotations sur le livre, mais j'ai fait trop d'annotations.
Ça c'est un compliment.
Où tu parles justement, je vais très mal le dire mais tu sauras me reprendre, la poutre et la paille, tu sais, l'histoire de, voilà, et ça me fait penser à ça en fait, Ça.
Ce sont les projections. Oui. Je crois que c'est dans la partie des projections. Les projections, c'est un de nos mécanismes de défense. Les projections, elles peuvent être de différentes façons. Et donc, on va faire… Attends, est-ce que c'est des projections ? Parce qu'en fait, la poudre… Ça y.
Est, j'ai mis le texte. Oui, oui, c'est les projections, tout à fait. Je peux me permettre de lire le… Oui, j'ai compris. De deux choses l'une, nous connaissons notre ombre ou nous ne la connaissons pas. Dans ce dernier cas, il arrive souvent que nous ayons un ennemi personnel sur lequel nous projetons notre ombre dont nous le chargeons gratuitement. C'est notre bête noire que nous vilipendons et à laquelle nous reprochons tous les défauts. toutes les noirceurs et tous les vices qui nous appartiennent en propre. C'est l'éternelle histoire de la paille et de la poutre. Et en fait, je me demande si on ne fait pas cette histoire-là avec les contournements aussi, finalement.
Oui, tout à fait. Absolument. C'est-à-dire que, par exemple, quelqu'un qui va être en quête d'une certaine perfection, ce qu'elle estime, elle, être une perfection, attendue pour toute personne en spiritualité, elle peut être amenée à faire focus sur des choses pas très nobles chez d'autres, à pointer ces choses pas très nobles chez les autres, qu'elle en parle ou qu'elle n'en parle pas, peu importe. tant se douter que le fait qu'elle fasse focus sur ses dimensions négatives de l'autre, c'est bien parce que ça fait écho avec ses dimensions négatives en elle. Autrement dit, qu'est-ce qui fait qu'on va voir un élément chez quelqu'un et ne voir que ça et en parler tout le temps ? « Ah mais t'as vu, il ou elle a fait ci, ah mais t'as vu… » On a tous fait ça à un moment donné à un autre. Je ne suis pas en train de dire que c'est bien, que c'est mal, c'est l'humain, point. Travailler l'ombre, ça va être de se dire Attends, attends, attends. Déjà, on est humain, ce que je viens de dire. Nous ne sommes pas dans une perfection. Et d'abord, c'est quoi la perfection ? Elle va être différente suivant plein de choses. On est humain, je suis humaine, j'ai mes qualités, mes défauts. Et il y a probablement des aspects de moi que je refoule, que je ne veux pas voir parce que ce n'est pas très noble. Et donc, qu'est-ce que je vais faire ? Je vais les voir chez les autres. Et c'est ce qui explique pourquoi on ne voit que ça, un truc qu'on va voir chez quelqu'un. Par exemple, on est avec des amis, on parle, ou bien avec des collègues. Par exemple, on est avec des collègues, on prend un pot en fin de journée, et puis soudain, une personne se met à parler de quelqu'un qui, bien sûr, n'est pas là, c'est toujours comme ça. et va commencer à faire toute la liste des comportements de cette personne. Mais elle va insister, elle va pas mal tourner en boucle là-dessus, elle va en reparler le lendemain. Bref, elle fait une fixette sur ces aspects-là. Il est fort probable que ça fasse écho avec sa propre histoire. Est-ce que cette personne a aussi finalement les mêmes tendances que celui qu'elle critique, mais qu'elle les refoule ? Ou bien, est-ce que ça correspond, ce comportement, à un membre de sa famille, un père, une mère, et qu'elle déteste ces aspects-là, et qu'elle refoule ça en elle pour surtout pas l'incarner ? Et du coup, elle va voir que ça chez l'autre. « Bah tu me diras Karine, bon bah ouais, et donc ça va pas l'empêcher de dormir ? » Peut-être que ça va l'empêcher de dormir déjà, mais surtout ça vaut le coup de le travailler. Parce que de cette façon-là, on peut observer des comportements qu'on n'aime pas trop chez quelqu'un, c'est ok, mais ça va pas prendre toute la place, et surtout, on va pouvoir aller regarder ce qu'on ne veut pas voir, ce qu'on ne voulait pas voir, et aller nettoyer un petit peu tout ça, et on va se sentir beaucoup plus léger, ça va désencombrer notre espace psychique, ça va nous permettre d'avoir plus d'énergie pour d'autres choses, et de poursuivre notre développement personnel ou spirituel. Voilà. Et donc, la paille et la poutre, c'est ça. C'est-à-dire que je vais voir la paille dans l'œil du voisin alors que j'ai moi-même une poutre. C'est-à-dire que je vais faire une fixette sur quelque chose dit de négatif, en tout cas, que je n'aime pas chez l'autre, alors qu'en fait, j'ai en moi exactement la même chose en énorme. Mais c'est impossible pour moi. Jusque-là, c'était impossible de le regarder. Et en fait, le shadow work, c'est ça. Et en termes de spiritualité, c'est intéressant de travailler le shadow work sous l'angle de la spiritualité. C'est pour ça que je l'ai dédié aux hypersensibles spirituels, parce que déjà, j'adore écrire sur ce sujet. Et parce que je trouvais super intéressant, pour avoir observé ça souvent, Comment, quand nous sommes en démarche spirituelle, nous allons utiliser la spiritualité pour arranger nos affaires, c'est-à-dire pour éviter de regarder ce qu'on n'a pas envie de voir, pour éviter d'aller travailler des dimensions dérangeantes en nous-mêmes, pour être dans une forme de répétition, de comportement, d'actes, etc. Bref, on est dans une saisie de dimensions et ça ne nous permet pas d'avancer.
Et justement, quand on se rend compte qu'on est justement dans une situation peut-être à voir chez l'autre ce qui est dans notre poutre. Quand on commence à avoir ça, comment ne pas passer par l'étape de la culpabilité, de se dire, mais en fait, mon Dieu. Et là, du coup, est-ce qu'on verrouille tout ? Est-ce qu'on arrête tout ? Ou est-ce qu'on se replanque derrière autre chose ? Parce que ça peut faire peur de se dire, mais en fait ce que je vois là c'est que c'est parce que c'est chez moi.
C'est tout le travail du shadow work et je pense aussi c'est tout le travail de la vraie spiritualité. Alors c'est quoi la vraie spiritualité ? C'est en fait d'être honnête avec soi-même et surtout de ne pas être dans une quête de perfection parce que On fait tous de la projection, on refoule tous, on fait tous de la positivité toxique à un moment donné parce qu'on a que ça sur le coude, soit à dire à quelqu'un, soit pour soi. On fait tous du contournement spirituel à un moment donné ou à un autre avec plus ou moins d'intensité. suivant notre parcours. Encore une fois, ça dépend vraiment de qui nous sommes. Mais ce qui peut vraiment aider, quand on est dans ce que tu décris, de se dire « Oh là là, j'ai projeté en fait ce que je suis en train de faire, je critique à fond quelqu'un, mais peut-être que je suis porteuse ou porteur de cet élément-là », il y a deux choses qui sont importantes à ne pas oublier. C'est que nous sommes des êtres humains, d'en incarner ici, dans un monde de dualité et dans une société telle que la nôtre. Déjà, en tant qu'âme incarnée à notre époque, dans ce monde de matière et de dualité, il faut déjà se débattouiller avec le truc. L'autre chose, c'est qu'on a parfois aussi une quête de perfection spirituelle, qui fait qu'on va se sentir coupable d'avoir éventuellement projeté, critiqué, vu les choses sous un angle négatif, ou avoir vu peut-être quelqu'un sous un angle négatif, alors que nanana. Ça sont aussi des influences de nos cultures religieuses. La religion dit qu'il ne faut pas faire ça, par exemple. Moi, je prône l'accueil de soi. Ça ne veut pas dire qu'on va s'excuser de mal agir. Ce n'est pas ce que je suis en train de dire. C'est que quand on se surprend à faire par exemple des projections, de s'accueillir avec bienveillance, douceur et amour. Tu es humaine. Et si tu as fait ça, c'est parce que tu avais peur de regarder peut-être quelque chose. il y a toujours une raison à ce que nous faisons. Ça ne veut pas dire que je suis en train d'excuser tous nos travers d'humains, je ne suis pas en train de dire ça, mais il y a une différence plutôt entre s'excuser de nos comportements qui seraient irrespectueux, violents, etc. J'ai projeté probablement des dimensions pas très glorieuses sur quelqu'un, ça c'est déjà une chose. de se souvenir que nous sommes ombre et lumière, et que nos parts d'ombre ne sont pas si négatives qu'on pourrait le penser. Elles ont toujours une fonction. Elles cachent toujours quelque chose. Comme je disais tout à l'heure, ça peut être la peur qui nous fait voir les choses comme ceci, ou parler de quelqu'un comme cela. Et, en dernier point, j'ajouterais que c'est plus c'est moins radical que l'exemple que tu as donné. C'est-à-dire que, pour reprendre l'exemple des collègues du bureau et dont une personne va rhabiller pour l'hiver une autre personne, c'est-à-dire qu'elle va faire la liste de tout ce que cette personne aura fait, ça ne veut pas dire qu'elle l'est comme ça. Imaginons un collègue désagréable qui ne dit pas bonjour, qui balance des feuilles sur le bureau, voilà, et on est entre nous, on prend un verre, et puis, pfff, ça fait du bien de dire « bah dis donc, t'as vu, machin, aujourd'hui, il était costaud, hein, t'as vu, il a fait la gueule toute la journée, hein, et puis alors moi il m'a balancé le dossier sur la table, là, non mais t'as vu comment il a rembarré, machin, bidule ». Bon. Ça fait du bien de pouvoir partager de cette façon-là, ça permet de décompresser. Déjà, ça c'est une chose. Il se peut qu'on projette sur cet individu un certain nombre de choses, mais ça ne veut pas dire qu'on est porteuse de ces éléments négatifs. Ça veut dire que ça nous renvoie à quelque chose, c'est différent. C'est toute la subtilité du travail du shadow work justement. Je dis du mal de quelqu'un, ce que je vais dire de cette personne n'est pas forcément un élément que je refoule en moi. il faut surtout que je regarde pourquoi je vois cette personne comme ça et à quoi ça me renvoie. Ça me renvoie à quelque chose d'inconscient qui est donc dans l'ombre. Ce qui est dans l'ombre c'est ce qui est secret, ce qui n'est pas conscient, ce qui est caché, c'est aussi ce qui me fait peur. Et donc si je vais regarder ça, je vais pouvoir mieux comprendre pourquoi cette personne me fait cet effet-là. pourquoi je fais focus sur elle ? et en comprenant ceci ça va se décharger « Ah, je vais me sentir plus à l'aise, il va y avoir de l'espace à l'intérieur de moi ». Et ça va laisser de la place à autre chose, ça va laisser de la place à plein d'autres choses déjà, je vais avoir une disponibilité dans ma tête, dans mon cœur, dans mon être. Et puis peut-être que je vais voir cette personne différemment, et du coup je vais pouvoir interagir avec elle d'une façon différente, et peut-être même que je vais découvrir chez elle des aspects que j'ignorais, qui sont finalement super sympas. et ça ouvre sur autre chose. Et donc c'est là que l'on voit que ce qui était dans l'ombre, quand c'est mis en lumière, peut nous transformer et transformer par exemple notre rapport à l'autre, notre rapport au monde, et transformer nos interactions. Et donc tout l'intérêt d'aller regarder ce que l'on refoule, nos parts d'ombre en fait, c'était pour les mettre en lumière, les transformer, les alchimiser, et prendre appui sur ceci pour que ça ait des répercussions positives dans notre vie. Et ça c'est merveilleux parce qu'en plus, ça donne le sentiment, et c'est pas qu'un sentiment, c'est une réalité. Ça nous permet de comprendre en fait que nous pouvons aller regarder des choses qui auparavant étaient inaccessibles, qu'elles deviennent accessibles, qu'elles soient compréhensibles, et qu'en plus de ça, nous pouvons les transformer. Comme si on pouvait changer leur apparence, comme si on pouvait changer leur couleur, leur vibration. En fait, on transforme des éléments qui sont en nous, et ça c'est un travail qui est hyper puissant. Déjà on se sent mieux, on est allégé d'un poids, on est débarrassé d'un certain nombre de choses, ça peut être aussi transgénérationnel, le contournement spirituel peut aussi avoir des racines dans ce qu'on nous a transmis. Et donc quand on libère cette énergie, eh bien on a une énergie qui va être disponible pour plein d'autres choses et pour des choses beaucoup plus constructives en fait.
C'est très apaisant.
Merci.
Si vous avez des questions, envie de partager quoi que ce soit sur cette thématique précisément, c'est vraiment le moment. N'hésitez pas, bienvenue à toutes et tous qui nous avez rejoints en cours de route ou si vous nous rejoignez en replay, évidemment.
Qui va oser écrire son contournement spirituel ?
C'est justement le qui va oser, tu vois, c'est ce que je te disais en off, quand j'ai vu les questions que l'on a à se poser à soi-même dans ton ouvrage, j'ai dit je vais attendre un petit peu. Parce que voilà, c'est un travail qui On a envie d'y aller parce qu'on sait à quel point ça va nous révéler à l'intérieur. Par contre, ça demande une telle sincérité qu'il faut vraiment se poser, prendre le temps et ça ne se fait pas.
Alors, merci Karine de dire ça, parce que là, spontanément, ce que j'ai envie de te dire ou de dire aux personnes qui ressentent la même chose que toi, et que j'aurais pu écrire, mais voilà, c'est comme toujours, quand je parle de mes livres après, il y a tout plein de trucs qui me viennent, c'est pour ça que j'avais écrit d'ailleurs « Le pouvoir des hypersensibles spirituels » pour faire une suite de tout ce qui m'est venu après en parlant du livre. Bref. Pour toute personne qui ouvre le Shadow Work des hypersensibles spirituels, qui voit les questions dont tu parles, justement, sur le contournement spirituel et qui dit... J'invite vraiment, vraiment, portement, chacun et chacune à se dire intérieurement et en être convaincu, et ça c'est tout un travail, tu es une belle âme. tu es porteuse de lumière l'ombre a recouvert quelque chose d'initial et pas l'inverse et donc tu vas ne faire que retirer des oripeaux poussiéreux dont tu t'es recouverte pour avancer dans ce monde pour faire face à ce que tu pensais être dangereux, être néfaste, pour tout plein de bonnes raisons en fait. Toutes nos croyances limitantes, tout ce qu'on se raconte comme histoire a pour fonction de nous protéger de quelque chose. Mais ça nous encombre, ça ne fait pas que nous protéger, ça vient alimenter aussi un certain nombre de croyances qui vont avoir des répercussions dans nos choix, dans nos vies. Et donc, d'où l'intérêt de se débarrasser de ces oripeaux, de se débarrasser de ce qu'on a revé, oui, de ces manteaux, de ces habits qui, à un moment donné, on disparaît ou notre âme disparaît là-dessous. Donc, quand on a peur d'aller regarder l'ombre, eh bien, c'est ça qu'il faut se dire. Il faut se dire « Attends, je suis lumière, et en être convaincu. Donc ça, c'est un autre livre que je n'ai pas encore écrit et qu'il faudrait que j'écrive pour vous aider à traverser le Shadow World, j'ai compris. Je n'avais pas compris le message. Non, je plaisante. C'est pour dire que c'est facile à dire, mais ce n'est pas facile à contacter. Mais en tout cas, c'est intéressant de se dire que finalement, pourtant, toute démarche de psychothérapie, de développement personnel ou de développement spirituel, quand nous avons peur de regarder des choses que nous estimons, nous, ne pas être positives en soi, c'est de ne pas oublier qu'en fait c'est des détails, c'est pas nous. C'est nous là maintenant, mais le vrai « soit » au sens de Carl Gustav Jung avec un grand « S ». Cette véritable dimension de nous, elle est lumineuse. Et donc, c'est plus facile de regarder nos travers, nos maladresses. Il faut les voir comme des maladresses. Parce qu'il y a des trucs qu'on n'a pas compris, parce qu'il y a des trucs qu'on n'a pas intégrés, parce qu'il y a des trucs qu'on nous a dit et puis que ce n'était pas des trucs bons à dire et à apprendre et qu'on a besoin de désapprendre pour se rapprocher de notre vérité et de quelque chose qui soit lumineux, porteur, juste, vrai. Par exemple, quand on fait du perfectionnisme en spiritualité, c'est-à-dire qu'on veut être parfait, de regarder ça et de se dire que nous sommes lumière au départ, que nous avons une certaine perfection, c'est retrouver qui nous sommes et du coup on a à y gagner. Tout ce que nous faisons maladroitement dans nos démarches spirituelles, nous peuvent, si on prend le temps et si on ose regarder, nous ramener à nous-mêmes. Ça peut être une vraie démarche spirituelle. C'est une vraie démarche spirituelle. Comme je le disais tout à l'heure, les personnes qui, par exemple, peuvent prendre des postures de supériorité parce qu'elles ont une connaissance spirituelle, si elles osent regarder ça sans se juger, et qu'elles comprennent qu'elles ont fait ça parce qu'elles n'avaient pas d'autre chose, parce qu'elles ne s'aimaient pas, elles ne s'estimaient pas assez, de calmement regarder ça et de se dire « ok, je vais apprendre à m'aimer vraiment, comme ça je pourrais transmettre ma connaissance spirituelle d'une façon humble, sincère et dans l'altérité ». Et là c'est victoire quoi, c'est génial !
Et quand tu dis « je vais m'apprendre à m'aimer vraiment », ça sous-entend dans l'entièreté de l'être ?
Exactement. Tout. Mes imperfections, mes défauts, ce que j'essime ne pas être bien, ne pas être spirituel, ne pas être assez bien, mes lâchetés, mes colères, mes critiques, mes jugements. On est humain. Ça ne fait pas de nous de méchantes personnes. Les méchantes personnes, c'est quand on passe à l'acte, quand vraiment on va mettre en place des actions dans l'objectif de désinguer quelqu'un, de salir sa réputation, de lui rendre la vie impossible, que la personne ait des problèmes. Là, ce n'est pas top. Là, il faut vraiment aller regarder l'ombre, parce Mais nos petites vilainies d'humains, de les remettre à leur place et de se dire c'est parce que je suis un être humain et il y a aussi ça en moi. Et s'il y a ça en moi, ces trucs pas top, pas glamour, c'est aussi parce qu'il y a de la lumière. L'ombre sans lumière n'existe pas, parce que l'ombre est créée par la présence du soleil. Et d'ailleurs, on dit, c'est Carl Gustav Jung qui le dit dans ses écrits, « plus il y a de lumière, plus il y a d'ombre ». Et donc, tout le travail, ça va être d'aller regarder ces parts d'ombre, pour y découvrir ces parts de lumière que nous avons en nous, et qu'il y ait une réunification. Parce qu'en fait, sinon, on est dans un conflit intérieur avec notre ombre qu'on va refouler, nos parts dites positives que nous estimons être lumineuses qu'on va mettre en avant. En fait, ça crée un conflit intérieur, une tension. L'intérêt et l'idée, c'est Regarder ces deux aspects, ombre et lumière, en même temps, et c'est ça à prendre à ses mains. Et ne pas se juger de ça. Se dire « j'ai fait comme j'ai pu avec ce que j'avais ». Et maintenant que je sais, je peux m'aborder moi-même différemment, je peux ouvrir les bras à ces deux parties ombre et lumière et créer finalement une réunification des pôles opposés. Et là, la paix peut commencer à émerger en soi. Et quand nous sommes en paix avec nous-mêmes, il y a plein de choses qui vont être différentes. Le regard des autres, on ne va plus le vivre du tout pareil. La critique, en tant qu'hypersensible, ça va être un peu désagréable, bien entendu, on va ronger notre frein pendant quelques jours, et encore même pas, peut-être même pas, mais on va vite oublier. La rivalité, la concurrence, les trucs, les machins, qu'on est en paix avec soi, ça n'a plus grande importance. On doit surtout focaliser sur « qu'est-ce qui me rend heureux ? », « qu'est-ce qui rend ceux que j'aime autour de moi heureux ? », « qu'est-ce qui correspond à mes valeurs profondes ? ». Et on va surtout accorder de l'attention à ceci. Quand on s'aime vraiment, on passe son chemin. Quand on croise des personnes qui ne seront pas celles qui seront en harmonie avec notre vibration. Cette paix intérieure, elle n'est pas constante, c'est un truc en fond d'écran, parce qu'il y a la vie de tous les jours, avec nos petits agacements, nos déceptions, nos peurs, nos colères. On est humain. Cependant, il y a quelque chose à l'intérieur qui commence à s'installer, un socle, et ce socle Eh bien, comme je le disais à l'instant, ça va adoucir énormément de choses autour de nous. On va prendre beaucoup plus de recul et on dira de nous qu'on est philosophe. Non, c'est parce qu'on aura touché intérieurement un ressenti, une rencontre avec nous-mêmes qui aura débouché des lignes et transformé notre vision de nous, des autres et du monde, et notre façon de danser avec tout cela. Merci.
On va prendre la question d'Aurélia. Merci Aurélia pour la question, magnifique. Bonsoir à vous deux et merci pour vos échanges. Je lis actuellement le Shadow Work des hypersensibles spirituels. En écoutant, je me demandais s'il y avait un ou des liens entre la sublimation et le contournement spirituel. Merci pour la question.
Oui, excellente question, merci Aurélia. Bien sûr, la sublimation, pour les personnes qui ne savent pas, c'est un mécanisme de défense. Les mécanismes de défense, c'est un système de sécurité à l'intérieur de soi. Les mécanismes de défense, en général, initialement, ils sont là pour nous permettre de naviguer dans l'existence en gardant notre équilibre psychologique, en préservant notre espace psychique. Donc en fait, les mécanismes de défense, initialement, c'est super bien. C'est notre structure intelligente qui nous permet de nous adapter tout au long de notre vie. Là où ça commence à poser problème, c'est quand nos mécanismes de défense vont nous empêcher d'approfondir un travail de connaissance de soi, un travail de psychothérapie, ou bien quand les mécanismes de défense mettent des bâtons dans les roues à notre développement spirituel. Parenthèse, quand nos mécanismes de défense s'activent, c'est une bonne nouvelle parce que ça veut dire qu'on va découvrir quelque chose, qu'on va libérer quelque chose. Et donc là, il y a du changement dans l'air et donc nos mécanismes de défense peuvent s'activer. Donc il y en a un certain nombre que je ne vais pas énumérer là parce que sinon on en a jusqu'à 6 heures du matin. Et la sublimation fait partie d'un de nos mécanismes de défense, et c'est un des mécanismes qu'on va utiliser dans le contournement spirituel en effet. il y a nettement un lien. C'est-à-dire que si nous avons une tendance, déjà initialement, à être dans la sublimation, eh bien, on peut, si nous sommes en démarche spirituelle, le faire aussi avec notre processus spirituel. Donc, comment ça va s'incarner ? Eh bien, on va voir certaines personnes plus belles qu'elles ne sont. Plus belles qu'elles ne sont. Je souligne ça parce que je sais que c'est très fréquent chez les hypersensibles spirituels qui ont une clairvoyance, une finesse d'évaluation des personnes. Le sport favori des hypersensibles spirituels, j'en ai fait partie. Quand je blague comme ça, c'est aussi de l'auto-dérision. Je ne me moque de personne, si ce n'est de nous tous, parce que j'ai été longtemps dans le sac du truc. C'est de porter plus attention au potentiel de la personne qu'à ce qu'elle incarne aujourd'hui. Pour dire clairement, Je sais parmi les personnes que j'accompagne qui sont hypersensibles, spirituelles et qui sont des personnes très très intelligentes émotionnellement, et je sais pour l'avoir fait dans ma pratique il y a de nombreuses années, on va voir chez l'autre tout le potentiel qui demande à naître, qui demande à être. C'est-à-dire qu'on voit ce que la personne va devenir. Et c'est ce qui fait que l'on va parfois laisser cette personne abuser, dépasser des limites, nous mener la vie dure, jusqu'à ce qu'on finisse épuisé dans la relation, et qu'au final, on s'aperçoive que la personne n'a toujours pas atteint ce niveau de potentiel qu'on lui voit. Et ce que je dis souvent à mes hypersensibles spirituels, je leur dis « peut-être que cette personne, elle a besoin de beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps pour arriver à déployer ce que vous avez vu en elle ». Cette partie d'elle existe, mais elle ne le sait pas encore, elle a peut-être besoin de beaucoup de temps pour que cette partie d'elle puisse émerger au grand jour. La sublimation, c'est voir les personnes mieux qu'elles ne sont, ou donner beaucoup d'importance à un potentiel qui n'est toujours pas actif. Ça va être aussi voir des situations de notre vie de tous les jours sous un angle sublimé, c'est-à-dire magnifié. Alors c'est super quand on écrit de la fiction, quand on crée des choses artistiques, parce que finalement la sublimation c'est aussi ça, c'est-à-dire qu'on va utiliser ce mécanisme de sublimation pour l'écriture, les films, voilà. Mais on va aussi l'utiliser pour alimenter nos croyances spirituelles, et nos croyances spirituelles vont alimenter notre sublimation, En gros, c'est ce que je disais tout à l'heure par rapport à la difficulté à voir les choses d'une façon réaliste et donc de regarder le réel, c'est qu'en fait on fait une scission, une dichotomie très forte entre quelque chose de sublime et de très spirituel et un réel, brut de décoffrage, avec quelque chose où la matière est vraiment matière quoi, ça c'est étroit et ça pèse lourd. Si certaines personnes ici se reconnaissent là-dedans, si Aurélia qui a posé la question se reconnaît là-dedans, la clé c'est quoi ? C'est encore une fois, c'est la clé magique ça, c'est de réunifier les deux, c'est-à-dire de mettre du spirituel dans la matière et de mettre un peu moins de sublimation et plus de, pas de raison, mais de sagesse dans la spiritualité. Et donc là, on rapproche les deux dimensions. Moi, je suis convaincue, c'est une de mes convictions, en tout cas, je vais parler pour moi. Par exemple, quand j'écris, pour moi, C'est spiritualiser la matière. C'est-à-dire, j'utilise la matière qui est le papier. D'ailleurs, j'aime les livres. On peut voir. J'aime l'objet. Tu peux te le cacher. Voilà. J'aime l'objet livre. Je lis sur la tablette quand c'est nécessaire, etc. Mais ce n'est pas du tout le même rapport. J'aime le livre. Et j'aime écrire des livres parce que j'y vois une occasion formidable, une occasion en or de spiritualiser la matière, c'est-à-dire d'y mettre mes intentions élevées, de transmettre de la lumière, de transmettre de la connaissance, de transmettre des clés aux personnes qui en ont besoin à travers la matière. Et quand on se surprend à être dans la sublimation et à utiliser la sublimation et la spiritualité pour fuir certaines choses, voilà une clé qui peut vous aider, c'est-à-dire vous dire « je peux regarder le réel, je peux me réconcilier avec la matière si je prends cette entrée-là qui est, et si nous étions là tous et toutes pour mettre de la spiritualité dans l'incarnation, pour mettre de la spiritualité dans la matière, pour réunir ce que nous pensons être séparé. Et on sait, pour les personnes qui sont en démarche spirituelle, on sait, pour l'avoir vécu, pour l'avoir lu d'abord, puis vécu, puis senti, que tout est lié, qu'il n'y a pas de séparation. Et donc ça, ça peut permettre de se réconcilier avec la matière quand on est en démarche spirituelle et que la sublimation ne vienne pas nous faire du contournement spirituel. Et c'est une manière de vivre la matière d'une façon plus belle aussi, parce qu'elle prend sens, et de vivre notre spiritualité d'une façon ancrée, incarnée.
Et c'est à ce moment-là que les les notions spirituelles quand elles ont été intégrées, c'est le mot que tu as employé dans la présentation du live de ce soir, quand elles ont été intégrées, c'est là où il y a justement cet esprit dans la matière.
Absolument. Il y a cette notion de descente et d'élévation, si on regarde au niveau de la circulation énergétique, des vibrations. Moi, j'aime faire des ponts entre le mouvement psychique et l'énergie, puisque c'est lié, et la symbolique. Donc là, dans ce que je viens de dire, il y a les trois piliers. Et donc, ne plus faire du contournement spirituel, et par exemple, si on reprend l'exemple de la question d'Aurélia, c'est intégrer cette notion, et donc du coup il y a la notion d'incarnation, mais on vient incarner une dimension supérieure. de façon à permettre à ce que la densité puisse s'alléger. On voit vraiment qu'il y a quelque chose qui circule dans les deux sens. Et donc là, on n'est plus dans le contournement spirituel quand on fait ça, c'est-à-dire quand les dimensions de notre quotidien, finalement, peuvent bénéficier de nos connaissances et de notre vécu spirituel. Ça me fait penser à une personne qui a fait une story sur mon livre, une consoeur, et qui dit, comme toujours avec les ouvrages de Gérardine, celui-ci est très concret, pratico-pratique et tout. Et là, en venant d'échanger à l'instant ce qu'on vient de dire, c'est la raison pour laquelle je m'évertue à proposer à mes lecteurs des angles de vue et des exercices et des réflexions qui soient vraiment liés à leur vie de tous les jours, parce que notre spiritualité, elle s'incarne dans notre vie de tous les jours. C'est l'objectif d'ailleurs. Elle se doit, nous nous devons de l'incarner dans notre vie de tous les jours. Et faire du contournement spirituel, ce serait de se dire que l'on fuit tout ce qui est désagréable, parce que sinon on ne peut pas vivre notre spiritualité. Ce que je comprends en bonne hypersensible, on comprend tout ça. Cependant, ça vaut le coup de s'interroger et de se dire « Attends, est-ce que ce ne serait pas plus intéressant et profitable pour tout le monde de regarder ce qui est si désagréable et ce qui m'empêche de vivre ma spiritualité ? » Et de prendre des décisions. Est-ce que vraiment ça m'empêche ? Est-ce que c'est le regard que je pose sur moi ? Est-ce qu'il n'y aurait pas quelque chose à réajuster aussi ? On a le droit de faire des changements. dans le but de pouvoir avoir le plus d'occasions possibles d'incarner notre spiritualité, sans que ça se voit au quotidien, dans notre vie quotidienne, sans que personne ne le sache. Il n'y a que nous qui sommes au courant.
J'aime bien Marie-Hélène qui dit « Géraldine, vous pourrez écrire un tome 2 ». Alors déjà, petit récap, les hypersensibles spirituels à ses intuitifs au cœur d'or, le premier bébé, la maman des hypersensibles spirituels est présente avec nous ce soir, Géraldine, le pouvoir des hypersensibles spirituels Le 2, enfin voilà, parce qu'il est sorti après le...
Le 2 ou 2, moi je l'appelle le 2 aussi.
Votre cœur peut changer le monde, voilà. Et puis donc le dernier qui vient de sortir, le Shadow World des hypersensibles spirituels. Donc oui, a priori, ça ne va pas s'arrêter là. Alors, il y a Aurélien qui dit... Ah pardon, je reprends celui-ci. j'ai souvent l'impression de devoir alléger la matière comme si elle était trop lourde, d'où la fuite et la supprimation. Alors que spiritualiser la matière me parle plus, car c'est de ne plus lutter contre, mais relier.
Absolument ! Super Aurélia ! Merci pour ce partage et merci aussi de nous avoir partagé la suite de ton écho à ce que j'ai transmis là en rapport à ta question. Ah oui, c'est très très riche et ça peut aider d'autres personnes aussi qui se retrouvent en effet. « Ah, je vois bien, oui, oui, oui, oui, oui, tenter d'élever, d'élever, d'élever, d'élever, mais oui, oui, j'ai fait ça aussi, c'est vrai, maintenant que tu le dis ! » Mais en fait non, c'est beaucoup plus simple, c'est un peu aller à contre-courant, c'est comme si on essayait de remonter la rivière à contre-courant, alors qu'au contraire, c'est que ça nous traverse, que ça passe par différents… Peu importe en tout cas, moi je sais que quand j'écris ça me traverse aussi, quand je consulte, quand je suis là ensemble, voilà ça. Et ça vient s'incarner dans ce monde de matière où nous sommes. Et comme un arbre en fait, qui reçoit la pluie, le soleil, et qu'il y a les racines dans la terre et ça circule du haut vers le bas, du bas vers le haut. Moi je suis convaincue que nous les humains, une de nos fonctions d'être éveillé, quand nous sommes éveillés, je veux dire nous les êtres éveillés, quand nous arrivons à… Alors quand je dis éveillé, il n'y a aucune notion de supériorité. Pour les personnes qui m'ont lu, elles savent que dans le tome 1 justement et le tome 2 des hypersensibles spirituels, je parle des différents éveils qu'on peut traverser quand nous sommes hypersensibles spirituels ou ou dans tout processus, et j'ai perdu ce que j'allais dire. Je suis convaincue que nous les humains, une de nos étapes d'éveil, c'est de prendre conscience que nous sommes là pour spiritualiser la matière. C'est une manière de se réconcilier aussi avec la matière. Pour les personnes qui sont sensibles à la spiritualité, nous n'avons aucun problème avec la matière sous forme de nature. Les arbres, les fleurs, la terre, la mer, les roches, c'est de la matière. C'est de la matière avec de la conscience, avec de la vibration, avec de l'énergie. Ça peut aider aussi de se rappeler que la matière, Voilà. Et encore, ça c'est du bois, bon un peu contreplaqué. D'intérieur là, tu vois, bref. Bref. De l'autre côté. Voilà, celui-là il vibre. C'est aidant aussi de se dire, attends, matière, c'est quoi la matière ? La matière c'est de se souvenir aussi, ben voilà, c'est la terre quoi. qui palpite, qui vibre, qui bouge, qui est vivante. Ça aide aussi à se réconcilier avec la matière. Il y a beaucoup, beaucoup d'hyperspirituels, de spirituels, de personnes en démarche spirituelle qui ont des difficultés avec la matière. Oui, le monde dans lequel nous vivons est tellement dur qu'il faut vraiment tout un processus de réconciliation avec l'incarnation pour pouvoir ensuite le vivre avec un peu plus de tranquillité intérieure.
On ne va pas l'aborder ce soir, mais tu en parles dans ton ouvrage, le dernier, effectivement. Le refus d'incarnation, ça fait partie de ce que tu viens de dire à l'instant. On ne va pas l'étendre parce que c'est important que ce soit lu pour être reçu. Mais en tout cas, je pense que ça vient aussi corroborer ce que tu viens de dire.
Tout à fait. Absolument.
Il y a une question de Céline. Merci Céline pour la question. Les hypersensibles spirituels n'ont-ils pas tendance à voir plus facilement leurs ombres plutôt que leurs lumières ?
Absolument. C'est la raison pour laquelle dans le premier ou le deuxième tome, je ne me souviens plus, à un moment donné je parle, c'est intéressant parce que je suis tombée dessus l'autre jour, en reparcourant un des livres. Et je me suis dit, c'est dingue, il y avait la genèse du Shadow Work dans un des deux tomes. Je ne sais plus si c'est le premier ou le deuxième. Ah si, je sais, c'est parce qu'on prépare la sortie poche. Et donc, j'étais en relecture de la version poche. Ces deux livres vont sortir en un seul poche, en fait. Et donc, je relisais ça. On voit la genèse du shadow work, du travail de l'ombre. En effet, les hypersensibles spirituels ont souvent tendance à voir leur ombre plus sombre qu'elle ne l'est pas, et à avoir des difficultés à voir leur part lumineuse pour différentes raisons. la lumière peut être difficile à voir suivant notre histoire, suivant là d'où nous venons, suivant nos blessures, suivant un certain nombre de choses. Et dans le « Shadow Work » des hypersensibles spirituels, je reviens régulièrement tout au long du livre comme un rappel pour que les hypersensibles spirituels et autres lecteurs se souviennent que dans l'ombre on ne trouve pas que l'ombre, puisque dans l'ombre il y a ce que nous ignorons de nous et il y a cette lumière que nous ignorons de nous, pour ceux qui n'y ont pas accès, et très souvent les hypersensibles spirituels ont comme part d'ombre des dimensions lumineuses qu'ils ont refoulées ou qu'ils ignorent, pour des raisons personnelles et aussi de par leur sensibilité, il y a très très souvent une évaluation de soi en deçà de qui ils sont. Et bien entendu, c'est logique, ça va avec une difficulté à s'aimer. Donc, il y a tout un travail. Le shadow work c'est aussi ça, en tout cas tel que moi je le propose et dans le livre et dans mes accompagnements, c'est d'aller regarder ce qui n'est pas connu et de découvrir aussi nos potentiels et nos lumières. et les hypersensibles spirituels ont vraiment, vraiment besoin d'apprendre à s'aimer et à découvrir toutes les « toutes ». Puis il y en a beaucoup en plus, enfin en tout cas des personnes que j'accompagne, on découvre un truc, puis un autre truc, puis un autre truc. En fait, il y a énormément de ressources qui demandent à être conscientisés et à être mis en lumière, et ça fait un bien fou à ces personnes qui ont besoin vraiment. C'est ça la connaissance de soi. La connaissance de soi, ce n'est pas forcément découvrir des choses « trash », c'est aussi découvrir des aspects que l'on ignore en termes de lumière, de talent, de beauté, de compétence, voilà.
Et le test, justement, qui est dans ton livre, le test dans le... Je vais y arriver. J'ai un peu de manière à sortir. Dans le chapitre, justement, du concernement spirituel, et est assez bluffant, juste dans les questions, en fait, où on est obligé, on est obligé d'y répondre sincèrement. C'est...
Mais n'oublions pas, on en a tous fait au moins un des 8 thèmes. Qu'est-ce que le contournement ?
C'est fascinant quelque part. C'est fascinant de voir comment on est capable de contourner, justement.
Mais je crois qu'on a vraiment envie de progresser sur le chemin, consciemment, mais qu'inconsciemment, il y ait une grosse peur de changement. Parce que ça peut aussi remettre parfois en question des choix. Ça peut être aussi vertigineux parce que nous sommes infinis. Comme nous sommes dans un corps de charge, même si on perçoit les énergies, on sait que nous ne sommes pas limités à notre corps physique et que nous avons des enveloppes énergétiques et que nous ne sommes pas limités à notre corps. Cependant, des tas de conscience Même si nous sommes évolués spirituellement, l'état de conscience dans lequel nous sommes en tant qu'êtres incarnés ici nous empêche de percevoir notre dimension sans limite, infinie. C'est ce qui fait qu'on ne peut jamais avoir fait le tour de soi-même, parce que déjà on est en constant mouvement, comme les étoiles, les planètes, le cosmos qui est en mouvement. Et aussi parce que comme le cosmos, l'univers, il n'y a pas de fin. Et donc notre développement personnel, spirituel est vaste. Et ça c'est important aussi de ne pas l'oublier, et donc la lumière est vaste aussi. Ce qui nous limite c'est ce à quoi on s'identifie, le monde dans lequel nous vivons bien sûr, parce que nous sommes des êtres adaptés à notre environnement. notre état de conscience qui est lié à l'incarnation ici, à l'espace, au temps qui est spécifique à ici, mais de se souvenir de ce que je viens de dire, peut permettre de garder contact avec notre soi supérieur, avec Ça aide à aller regarder du côté de nos petites ombres d'êtres humains, et de les relativiser, et de se dire « Ah, c'est des trucs qui se sont construits au fur et à mesure du développement de ma psyché dans cette vie, dans cette incarnation, et je vais aller nettoyer tout ça parce que ce sera plus simple, plus facile ». Ça ne veut pas dire que nous saurons tout être lumière sans absolument aucune ombre. Ce n'est pas ça l'objectif. L'objectif c'est surtout cette connaissance de soi qui permet de relativiser cet amour de soi qui amène à prendre beaucoup de distance sur les choses. Ça ne veut pas dire de ne pas être sensible aux choses, comme je le disais tout à l'heure, mais ça donne des ressources puissantes, du sens à certaines choses qui nous arrivent aussi, et des ressources puissantes pour continuer à expérimenter cette vie. Est-ce que je suis plus fluide ?
Il y a un sentiment qui est présent dans ce que tu dis là, c'est ce sentiment de tempérance en tout en fait, qui réunifie tout et grâce à cette tempérance qui permet de Tout.
À fait, c'est un très joli mot, j'aime beaucoup cette carte du tarot d'ailleurs. Et tu vois, quand tu prononces ce mot, ça me fait prendre conscience que c'est depuis un certain temps Pas depuis toujours du tout. C'est quelque chose qui a émergé au fur et à mesure de mon développement spirituel, parce que je continue d'avancer, bien sûr. Je transmets ce que j'ai appris et je continue d'apprendre. On en est tous là, on n'est pas aux mêmes endroits, c'est tout. sur le chemin. Merci, c'est un beau cadeau que tu me fais en prononçant ce mot et j'ai une très belle image qui est associée à cela. C'est vrai que c'est ce qui a émergé de de mon travail de l'ombre, que j'ai fait aussi bien sûr, sinon je ne pourrais pas en parler comme j'en parle, et c'est aujourd'hui devenu un filtre au sens positif du terme. C'est-à-dire que c'est la lucarne à travers laquelle je regarde mon monde et le monde. C'est-à-dire, je regarde ce qui m'arrive à travers cette lucarne, et je regarde aussi ce qui se passe dans notre société à travers cette lucarne, et je regarde ce qui se passe dans le monde à travers cette lucarne-là. C'est-à-dire, c'est devenu l'espace depuis lequel je regarde, et j'y trouve du sens, parfois des réponses, souvent des enseignements, et c'est un espace qui est comme… Voilà, je regarde le monde depuis cet espace de tempérance. Tout à fait. Un grand merci Karine pour ce cadeau. Alors bien sûr j'ai des moments, j'ai des fluctuations d'être humain qui vit cette incarnation dans un monde où je ne suis pas dans un monastère, je ne me suis pas retirée du monde, bien qu'il fût une époque où j'aspirais à cela. J'ai à un moment donné, et ça a peut-être été mon contournement spirituel, j'ai envisagé de rentrer dans les ordres ou de rentrer dans un monastère et de me retirer du monde et de me consacrer soit à la méditation soit à la prière. ça dépendait suivant les années, telle obédience ou telle autre, ou un ashram. Et je me souviens d'un maître, qui n'a pas été officiellement mon maître, mais qui est une personne dont je suis, je suivais, je suis toujours la sagesse quand il diffuse sa sagesse. Je me souviens un jour, je lui avais écrit parce que j'en parle dans le livre, donc je peux en parler ici où je vivais mon éveil de Kundalini puisque c'est ce que j'ai vécu et que je connais encore d'ailleurs. mais elle est pacifiée. Et je lui ai dit qu'il faut que je rentre dans un ashram avec un truc pareil. Et il m'a répondu « L'ashram, c'est ta vie de tous les jours ». Cet échange a eu lieu il y a des années, il m'est resté à tout jamais. Depuis ce jour-là, j'ai compris que notre spiritualité est dans notre vie de tous les jours. Voilà, donc je traverse en tant qu'humaine des élans passionnés, révoltés, outrageés, voilà. Mais il y a toujours la conscience, il y a toujours la conscience et il y a toujours un retour à cet espace de tempérance. Merci pour ce mot, je garde, mais comme un cadeau sublime. Et voilà ce que le shadow work peut apporter. Mais le shadow work, c'est quoi ? Déjà, ça a été mis en lumière par Carl Gustav Jung au siècle dernier, donc ce n'est pas nouveau. Et surtout, c'est Le travail que je propose en tant qu'accompagnante en psychothérapie ou en développement spirituel depuis des années et des années, c'est le travail sur soi, Shadow Work. On y met un mot, on focus sur ombre-lumière, mais finalement, c'est le travail de connaissance de soi, de psychothérapie, et ensuite on va plus loin en termes de développement personnel et spirituel si on le souhaite.
C'est l'anglicisme qui a fait remettre un petit peu, entre guillemets, au goût Nous voilà avec un très très très très très bel avant-goût de la bulle des hypersensibles spirituels ce soir.
The bubble.
Le premier rendez-vous est programmé le 24 septembre. Il y a trois rendez-vous. C'est plus que trois ateliers, c'est vraiment un cursus, un chemin. Ce sera bien plus adapté à la réalité de ce que tu nous proposes Géraldine dans cet espace-là que tu as créé spécialement évidemment pour tes chères hypersensibles spirituelles. Je vais donner les trois titres des trois rendez-vous programmés, vous allez comprendre le chemin. et pourquoi c'est en lien également avec le shadow work des hypersensibles spirituels. La première bulle du 24 septembre a pour thème « Aimer dans ce monde est encore possible. Trois clés en or pour aimer et être aimé en tant qu'hypersensible spirituel ». Ce sera la thématique d'ouverture de cette première bulle. La deuxième bulle des hypersensibles spirituels, programmée le mardi 22 octobre, aura pour thématique « Cheminer vers une transformation profonde, dépaster les résistances aux changements et au bonheur ». Cette finalité est importante parce que le changement c'est une chose, mais dépasser les résistances au bonheur en est une autre. La troisième bulle des hypersensibles spirituels, programmée le mardi 19 novembre, aura pour thématique « Retrouver la lumière en accueillant son ombre, un voyage vers l'amour avec un grand A, un voyage vers l'amour de soi dans sa totalité ». Voilà le programme de la bulle des hypersensibles spirituels. Vous êtes déjà quelques-uns, vous êtes inscrits au premier rendez-vous parce que vous vous êtes procurés, soit en précommande, soit dès sa sortie, le Shadow Work des hypersensibles spirituels, et vous avez jusqu'au 20 septembre, donc trois jours.
Oui, voilà, pas deux mois.
Le temps, le temps, c'est difficile. Trois jours pour vous le procurer si vous souhaitez pouvoir offrir l'accès au premier atelier. Tout est indiqué sur la page de la bulle des hypersensibles spirituels. Vous avez le lien sous la vidéo, toutes les communications autour de de cette soirée et puis je vous mets également le lien dans le chat, ici, à cet instant. Et n'hésitez pas, si vous avez des questions, à ce sujet, évidemment. Et sentez en vous la résonance de ce rendez-vous, la résonance de retrouver des cœurs qui qui parlent le même langage que vous, de communier d'âme à âme dans ces rendez-vous-là, où vous pourrez poser des questions peut-être plus intimes ou plus confidentielles, puisque ce sera dans un espace qui n'est pas large public, mais vraiment dédié à nous, des hypersensibles spirituels. Donc, c'est vraiment un rendez-vous et un endroit pour vous.
Je trouvais que c'était important de créer un espace qui soit un espace d'exploration, bien sûr, pour chacun et chacune, mais aussi un espace où on se retrouve avec une même sensibilité sur des sujets qui touchent chacun et chacune, et surtout parce que Le monde change fort et rapidement, donc on est vraiment dans un monde en pleine transformation, et les hypersensibles spirituels ont besoin de se retrouver dans une bulle non pas qui les idole, et qui leur fasse faire du contournement spirituel par exemple, c'est-à-dire être dans la fuite de la réalité, un entre-soi qui isole et qui accentue la séparation entre moi, les autres, etc. Mais au contraire, un espace protégé, où on peut se ressourcer, où on peut partager sur des sujets communs, parler un même langage et respirer et respirer, boire, sentir, absorber, se nourrir de vibrations, de mots, de partages qui rechargent les batteries et qui permettent ensuite de vivre le quotidien d'une façon plus aidante. C'est vraiment un espace où on se ressource. J'ai vraiment cette idée de bulle des hypersensibles, comme ressourçons-nous, partageons, déposons le poids du quotidien, simplement, en toute simplicité, naturellement. on a besoin de ça, on a vraiment besoin de ça. Donc, j'avais envie de proposer cet espace-là aussi. C'est un espace où on peut y trouver pas seulement un travail sur soi ou une exploration des thématiques proposées, mais aussi un espace refuge au sens de « je prends refuge dans la bulle des hypersensibles ». parce que je sais que je vais y être compris, comprise, entendue, parler la même langue et je vais pouvoir être inspirée pour pouvoir ensuite continuer mon chemin raga et hardi et le cœur plus léger.
Et incarner le rôle, mais en tout cas, l'être qu'on est venu être aussi.
Oui, c'est tout un parcours que de prendre conscience de qui nous sommes vraiment et de pouvoir incarner cette vérité, cette dimension profonde, cette lumière, et incarner aussi des valeurs importantes à nos yeux et à notre cœur.
Pour contribuer à ce monde auquel on aspire ?
Un monde conscient, un monde éveillé, un monde unifié. Voilà, c'est ce que j'allais dire. Le verrons-nous, je ne sais pas, mais en tout cas on prépare le terrain pour les générations futures. C'est notre part de responsabilité, nous qui avons conscience avec l'écologie par exemple, des conséquences de nos actes, en tout cas les conséquences des actes de nos parents, de nos grands-parents. Nous avons donc aujourd'hui davantage conscience de ce que l'on transmet de génération en génération concernant le monde qu'on laisse aux générations futures. Et pour ceux qui croient en la réincarnation, de toute façon, ça va être notre monde aussi si on se réincarne sur cette planète, dans cette temporalité-là. Donc, nous avons tout intérêt à prendre soin de ce monde et à y poser cette pierre qui est la nôtre à chacun et à chacune. Je plaisante, bien sûr. Ça doit être altruiste parce que, voilà, par amour de la vie, par amour de la Terre, par amour de l'humanité, et de la beauté, tout simplement.
Au-delà du travail du shadowwork et des hypersensibles spirituels, tu vas encore plus loin puisque parmi vous, il y a probablement des accompagnants qui seront amenés à rencontrer des.
More from Géraldyne

Tu n'es pas trop sensible. Tu es clairsentiente. #hypersensible #hypersensitivity #shorts

Transformer l’ombre en lumière #relationstoxiques #renaissance #psychologiejungienne

Relations toxiques & émotions : comment s’en libérer pour des relations saines

Rejoignez des personnes sensibles comme vous ! #hypersensible #etresoi #hypersensibilité #émotions

☀️Pour une personne hypersensible, le lieu n’est pas un détail : il fait partie de l’expérience.

Hypersensibles : ce n’est pas l’amour qui vous fait souffrir, c’est la peur du rejet.

💛 Hypersensible, choisir qui nous entoure est une nécessité, pas un luxe. #hypersensible #relation



