La part d'ombre des hypersensibles spirituels

A January 2023 YouTube live conversation between Karine and Géraldine Prévot Gigant titled "La part d'ombre des hypersensibles spirituels." Géraldine (psychopractitioner, author of ~13 books) explores the darker aspects faced by spiritually hypersensitive people: perfectionism, hyper-adaptation, ego (shadow, spiritual ego/angélisme), illusion of omnipotence, suppression of emotions (using spirituality as defense), projections, and the need to accept and alchemize both shadow and light. The session includes audience chat testimonies and questions (e.g., about using spirituality to avoid emotions, forgiveness), practical suggestions (movement, embodiment practices, honest self-inquiry), and announcements (new book on synchronicities due Feb 28; groups and trainings).
La part d'ombre des hypersensibles spirituels en prendre conscience pour l'alchimiser. Voici la thématique de ce soir pour ce nouveau live sur la chaîne de Géraldine Prévost-Gigant, juste ici dans l'écran. Bienvenue à vous toutes et tous en direct ou en replay. Bonsoir Géraldine.
Bonsoir Karine.
Merci de nous offrir à nouveau une soirée en ce début d'année en plus, et sur une thématique et un sujet très peu abordé, ce sujet qui, disons-le, dérange, parce qu'il vient tout simplement gratter là où on n'a pas toujours envie, et pourtant ô combien essentiel. C'est une soirée de transmission, une occasion pour vous de parler franchement et d'entendre Géraldine vous en parler franchement, surtout des aspects sombres des hypersensibles spirituels. Vous êtes invités également ce soir à recueillir des clés importantes qui vous permettront plus de vérité dans vos relations, plus de simplicité dans votre vie et plus de compassion envers vous-même. Bien sûr, vous êtes invités dans le chat, surtout à partager vos témoignages, vos commentaires et vos questions. Alors, avant d'entamer la thématique de ce soir, puisque nous sommes aussi dans les premiers jours de cette nouvelle année, Peut-être pouvons-nous espérer que chaque pas de 2023 nous mène vers une humanité de plus en plus consciente. Et on sait ô combien Géraldine œuvre en ce sens et accompagne notre humanité justement et nos humanités plus particulièrement.
Sur ce chemin.
On connaît Géraldine ton engagement depuis plus de 26 ans en tant que psychopraticienne accompagnante en transformation, créatrice des groupes de paroles pour les femmes, conférencière et auteure d'une douzaine 13 ouvrages, dont un petit dernier est d'ailleurs à paraître fin février, mais on vous en reparle tout à l'heure. Voilà, moi je vais me taire maintenant et laisser la parole à Géraldine pour entamer la thématique ô combien essentielle de ce soir. Comment vas-tu Géraldine ?
Je vais bien. Je vais bien, je vais bien. Un peu fatiguée, pressurisée, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses. J'ai l'impression que je manque de temps, mais je crois qu'on est tous majoritairement comme ça parce que ce que je peux échanger, en tout cas ce que j'ai pu entendre via les personnes que j'accompagne et aussi les personnes mes proches, on a l'impression qu'il y a une sorte de pression comme ça, d'un temps qui se réduit, et d'une accélération aussi, et une intensification, je pense que je sens la densité des choses, on va dire probablement je sens une densité du collectif qui est en pleine transformation. Voilà, mais je garde le cap, je garde la boussole, je garde mon centre et voilà, je trouve que c'est fort et inspirant de commencer l'année par un live qui concerne la part d'ombre de notre être, nous les hypersensibles spirituels, alors que nous sommes au cœur de l'hiver, qu'il fait peu jour et beaucoup nuit, et donc ça nous ramène à notre part d'ombre. Et en fait, je n'étais pas très motivée à animer un live jusqu'à ce que le sujet m'arrive il y a quelques jours. Et à partir du moment où j'ai eu envie d'échanger, de partager, de transmettre sur la pardon des hypersensibles spirituels, tout d'un coup mon énergie était à nouveau disponible, ma motivation était à nouveau là, mon envie, j'avais hâte. C'est intéressant de voir nos fluctuations aussi. Je suis observatrice de mon propre système, aussi à l'écoute des personnes que j'accompagne, mais je regarde aussi ce qu'il se passe à l'intérieur de moi et j'observe aussi. les fluctuations, je m'interroge sur les raisons de ces fluctuations, psychologiques, environnementales, collectives, physiologiques uniquement, voilà. Et je trouve que nous sommes un sujet d'observation et de découverte, il y a toujours à découvrir, voilà.
Et c'est vrai que ce soir, cette thématique, ce sujet s'est peu abordé ? Qu'est-ce qui t'a le plus animée justement à partager tes expertises sur ce sujet-là ?
J'ai eu une consultation la semaine dernière, alors que je reprenais les consultations, avec une nouvelle personne, une personne qui ne m'avait jamais consultée et qui venait me voir justement sur le sujet des hypersensibles spirituels. et son mode relationnel, sa façon d'interagir avec moi, et aussi un certain nombre de croyances sur elle, sur elle et les autres, sur elle et sa vie, et la façon de me verbaliser, j'ai soudain pris conscience de quelque chose qui se tramait en termes de prise de conscience mais là ça a été le déclic grâce à elle et merci à elle pour cela. Je me suis dit tiens cette petite musique je l'ai déjà pas mal entendue en accompagnant les hypersensibles spirituels que ce soit de nouvelles personnes ou de personnes que j'accompagne déjà. J'avais tiqué sur, par exemple, et ça a été vraiment le déclencheur. Après, il y a eu des synchronicités qui m'ont amenée à me dire que c'est le moment. Et quand je vois d'ailleurs l'écho que ce sujet a auprès de mes patients ou des personnes qui me suivent sur les réseaux, je me dis que c'était vraiment le bon moment d'aborder ce thème. Et donc, en fait, un des déclencheurs qui a vraiment commencé à me faire tiquer, c'est que cette personne est assez perfectionniste, qu'elle s'en demande beaucoup à elle-même et donc aux autres. Et donc, en tant que praticien, quand nous recevons ce type de personnes, nous pouvons, si nous sommes hypersensibles, si nous sommes hyper empathiques, si nous avons vraiment des capteurs très fins et très actifs, très réceptifs, comme tu le disais, Parfois c'est agréable, parfois ça l'est moins, mais bon, ça c'est autre chose. On peut se sentir, en tant que praticien, soudain sentir en soi avoir l'envie de prouver le meilleur à ce type de patiente, ou de patient, je dis de patienteux parce que c'est une femme en l'occurrence. C'est-à-dire qu'en fait, son perfectionnisme, son hyper-exigence vis-à-vis d'elle-même et des autres, transpire d'elle et peut venir en tant que praticien nous toucher. Et suivant là où nous en sommes, de notre confiance en nous, de notre confiance dans la pratique, de ce que l'on met en place dans nos interactions, on peut être amené à vouloir absolument lui prouver qu'on est le bon praticien, etc. Je suis bien sûr pas rentrer là-dedans. J'ai fait un petit pas en arrière intérieurement, symboliquement, pour observer ce que je ressentais. Et du coup, j'ai tiré ce fil-là en me disant, c'est souvent, souvent, très souvent que nous, les hypersensibles, nous sommes dans cette recherche de perfection où bien on focus sur le détail qui tue, le truc qu'il ne fallait pas qu'on dise, ou le truc qu'on nous a dit qui n'était pas approprié, bref, le détail désharmonieux, donc l'imperfection. Donc les hypersensibles, nous on a vraiment à voir avec ça, avec cette notion de perfection et d'imperfection. Et si, en plus d'être hypersensibles, nous faisons partie des personnes à haut potentiel, des zèbres, nous avons d'autant plus cette propension-là ou ce défaut-là, tout dépend sous quelle on le regarde. Et je me suis dit que, certes, ce perfectionnisme nous amène à donner le meilleur de nous-mêmes, à être de bons, créatifs, accompagnants, bref, quelle que soit la matière de notre création, quelle que soit notre activité professionnelle, mais aussi dans nos relations, on va du coup donner le meilleur. Ça va nous challenger à donner le meilleur. Mais cette recherche de perfection, si on creuse un petit peu plus, c'est le besoin de compenser un certain nombre de choses par exemple, surtout en tant qu'hypersensible. On a, dans l'enfance, l'adolescence, appris à nous hyperadapter pour être comme les autres, parce que être comme les autres c'est une sorte de survie en fait sociale, c'est aussi une façon de recevoir de l'amour, d'être en lien avec les autres. Et avant de découvrir que nous sommes hypersensibles, voire haut potentiel et autres hyper, nous pouvons vivre notre différence comme un défaut, et donc on va surinvestir la notion de perfection. Après, ça va dépendre où on va la poser et où on va la mettre. Ce désir de perfection peut aussi aller, si on va un peu plus loin, peut aussi s'immiscer dans le processus de spiritualité où on va atteindre de nous-mêmes, et des autres, des postures, des attitudes de perfection selon certains critères, qui reposent sur plus des clichés qu'une expérience, sur des croyances plutôt qu'une expérience, et nous amener à être parfois dans un faux self, c'est-à-dire à porter un masque. Bien entendu, c'est ce qu'on a appris aussi dans notre hyperadaptation, mais on peut être amené à se demander à soi-même de correspondre à une image que l'on pense être, ce que l'on doit être si on est spirituel et si on est parfait. Et là, ce qui au départ aurait pu paraître une bonne intention va virer vers quelque chose de plus sombre, qui peut nous amener à alimenter des systèmes entre nous et nous, déjà dans notre propre relation envers nous-mêmes, à être dans un idéal du moi, c'est-à-dire de vouloir correspondre à un moi idéalisé, et refouler des aspects qui nous sont moins sexys, moins glorieux, moins spirituels, et pourtant ces aspects-là, si on les travaille, si on les regarde, si on les aime et si on les alchimise, ça c'est un vrai processus spirituel. Je dirais qu'il y a deux chemins pour cette hypersensible spirituelle. Il y a le chemin d'une spiritualité où il y a une forme d'idéalisation de qui nous sommes en tant qu'êtres spirituels, et donc ce que nous nous demandons d'être, qui peut être parfois avec une hyper exigence et apporter un inconfort et des tensions parce qu'on tend vers un idéal qui est évanescent, et qui n'est pas en connexion avec notre réalité, le réel et notre humanité. Et puis il y a un autre chemin qui est plus en connexion avec soi, dans l'acceptation de nos parts d'ombre et de nos parts de lumière, dans la compréhension que si on regarde en soi avec honnêteté, franchise et compassion et douceur, on peut aller regarder des côtés un peu trash qu'on n'aime pas, mais du coup on va se donner la possibilité de pouvoir les transformer. Mais pour ça, il y a une prise de conscience à faire. Et dans le texte de présentation de notre échange de ce soir, j'ai voulu vraiment que figure le mot angélisme, dans le sens que certains, pas tous, je ne fais pas de généralité, mais c'est intéressant d'aller regarder nos petits défauts, certains hypersensibles spirituels vont être dans une forme d'angélisme parce qu'il y a une forme de, disons, il y a un « je ne veux pas regarder mon égo sombre » et donc du coup je vais être dans un égo spirituel. On retrouve l'égo sombre et l'égo spirituel pour les personnes qui ne savent pas dans le dernier volume le pouvoir des hypersensibles spirituels. Je développe ceci pour pouvoir déjà remettre l'égo à sa juste place et aussi trouver un juste équilibre avec l'égo lumineux. L'égo lumineux étant cette énergie en soi, ces sentiments, par exemple, d'alignement, quand on se redresse, que nous sommes fiers pour servir le meilleur, quand nous contactons notre puissance pour que notre âme puisse s'exprimer. Tandis que l'égo sombre, cela va être plutôt nos tendances, la colère, le jugement, la peur, la dévalorisation de soi, ça fait aussi partie de l'ego sombre. Et l'ego spirituel, ça va être cet angélisme, c'est-à-dire on oublie que nous sommes humains. Et ça, je l'ai souvent remarqué chez les hypersensibles spirituels. Et quand ils oublient cela, et je pense qu'on passe tous sûrement par là, finalement, ça devient compliqué pour pouvoir continuer notre processus d'évolution. Et donc, en fait, l'antidote de cet angélisme, c'est de se souvenir de cette proposition, cette hypothèse que nous sommes des êtres spirituels venus faire une expérience humaine. Et donc, dans l'expérience humaine, il y a imperfection, Il y a des sentiments humains, des coups de gueule, des mécontentements, des fixettes, des « je ronge mon frein », des vexations typiques de l'hypersensibilité aussi parce que notre hypersensibilité fait qu'on va se braquer sur un point et en faire une grosse montagne. qui va entraîner une charge mentale, une charge émotionnelle, et bien nous compliquer certains jours et certaines nuits aussi. Voilà. Et donc, je trouve que ça déculpabilise, et mon propos ce soir vraiment, en tout cas mon intention, c'est d'offrir des pistes de travail sur soi pour devenir des sages incarnés, et aussi de déculpabiliser, mais ça veut pas dire de ne pas prendre ses responsabilités. Voilà, il y a un équilibre et je dirais même que cette dédramatisation permet justement de prendre davantage à bras-le-corps nos parts à nous, nos parts de responsabilité. Certains hypersensibles spirituels se demandent beaucoup, parfois trop, avec souvent des croyances spécifiques et s'empêchent du coup d'exprimer certaines choses en termes d'émotions, de ressentis, donc du coup passent à côté de la vérité et vont être dans des non-dits pour offrir à eux-mêmes et aux autres un visage de perfection et ils vont eux-mêmes attendre des autres pas tous mais certains autres surtout ceux qu'ils estiment, ils vont attendre d'eux, surtout ceux qu'ils estiment être spirituels, ils vont attendre d'eux d'être spirituels avec une idée très précise de ce que c'est que d'être spirituel. Et donc je trouve que c'est très intéressant, important de se dire, de se poser les bonnes questions et se dire « Attends, moi j'en suis où en fait ? » Être un être spirituel venu faire une expérience humaine aujourd'hui, au quotidien, pour moi ça représente quoi ? Si je regarde cet autre, mon partenaire, ma meilleure amie, les gens de mon entourage, ceux avec qui j'interagis et je co-crée quelque chose, ces êtres que je vois être spirituels, qu'est-ce que j'attends d'eux ? Est-ce que je m'empêche une certaine forme d'expression et de vérité ? Est-ce que je les empêche une certaine expression et une certaine vérité ? Et si oui, du coup, je pense que ça bloque aussi une circulation, une co-création et parfois des initiations qu'on peut être amené à vivre ensemble. J'ai eu cette prise de conscience que mes lecteurs vont me dire que c'est une évidence, ma chère Géraldine, mais oui, j'ai pris conscience, mais peut-être à un niveau de subtilité différent, que j'ai écrit pour une famille d'âmes, qu'en fait les hypersensibles spirituels c'est une famille d'âmes. c'est une grande famille et moi qui ai eu une petite famille à l'origine je pense que j'aime soudain me dire wow j'ai écrit et je fais partie d'une famille d'âmes et j'ai les brothers and sisters hypersensibles spirituelle. Et donc je suis convaincue qu'il y a cette grande famille d'âmes et qu'il y a aussi nos familles relationnelles avec qui parfois on peut être amené à vivre des expériences de transformation. Mais si nous sommes dans le faux self à donner à l'autre une image qu'on croit devoir être devoir être celle-ci, c'est-à-dire la perfection. Si on attend de cette autre une certaine perfection, on passe à côté de cette opportunité de co-créer ensemble des situations, des échanges, des partages, voire des petits conflits d'où pourront naître un apprentissage, une compréhension, un eureka, une épiphanie, quelque chose qui fasse que tout d'un coup c'est comme si une fenêtre s'ouvrait du ciel et que quelque chose vienne nous habiter. Et en consultation, et je reprends l'exemple de cette jeune femme qui est venue me consulter la semaine dernière, elle, elle était très contente de sa séance, et moi aussi, J'ai la fâcheuse tendance, et je sais que les hypersensibles et les hypersensibles spirituels aussi l'ont, on a la fâcheuse tendance à voir le potentiel de l'autre avant qu'il n'en ait même conscience, et c'est tout un apprentissage que d'accueillir l'autre là où il en est sans obligatoirement vouloir le mener vers ce qu'on a vu de beau chez lui, parce qu'on est tous responsables de ces seuils d'ouverture. Je pense que j'ai vu chez elle ce potentiel, et en même temps j'ai senti toutes les résistances psychologiques avec une assise, une assurance, elle est sûre de certaines choses qu'elle m'a dites et j'ai accueilli ceci, j'ai noté ceci et je me suis dit, ok, quel chemin nous allons prendre pour que tout ça s'assouplisse ? parce qu'il y a beaucoup de convictions sur elle, sur sa spiritualité. Et une de nos parts d'ombre à tous, c'est de se dire, mais avec tout le travail que j'ai fait sur moi. Après, il y a trois petits points, c'est-à-dire en fonction de la situation, la personne va remplir, va compléter la phrase, Et je crois qu'à force de l'avoir entendu de la part des personnes qui viennent me voir, je suis très très vigilante sur cette posture que moi je pourrais avoir. Je pense que le travail que nous avons fait Super, c'est important de le reconnaître, de se féliciter parce que le parcours n'a pas toujours été facile. Ça a demandé du courage, de l'honnêteté, de la sincérité, de dépasser des peurs, de dépasser un nombre de fois incalculable. On a voulu jeter l'éponge, etc. de se dire ou de dire à l'autre, j'ai fait un très très très long travail, j'ai compris beaucoup de choses, nous empêche de tourner notre regard vers c'est quoi aujourd'hui l'apprentissage ? Parce que nous sommes toujours à un moment donné, chaque matin nous sommes comme des enfants. En fait, on devrait même chaque matin se dire, allez, je suis dans cette... pureté de l'enfant, en fait, qui accueille la nouveauté et qui est curieux d'apprendre, même si ça fait peur. et de se dire qu'est-ce que j'ai encore à apprendre parce que je suis convaincue que c'est une découverte de chaque jour, de chaque instant, c'est une découverte après la vie aussi et pas seulement durant notre existence, et que c'est la formidable aventure de la conscience humaine et de l'âme en fait. Et que du coup, d'être dans cette posture et de poser ce regard, d'être dans cet accueil fluide, presque innocent, est une façon finalement de tordre le cou à l'ego spirituel qui tente régulièrement de pointer le bout de son nez. Et pour les personnes qui ont lu le pouvoir des hypersensibles spirituels, vous avez vu qu'à un moment donné dans notre spiritualité, l'ego spirituel peut commencer à apparaître Et d'une certaine façon, il faut se réjouir de ça parce que cela indique que nous avons franchi un seuil, mais en même temps c'est un challenge costaud que de découvrir notre égo spirituel, de ne pas nous en vouloir, de ne pas nous juger, de dire c'est naturel, ça fait partie du processus, mais aussi de regarder ceci et de voir où se trouve l'équilibre. où se trouve cette posture juste pour moi, cette place qui est la plus alignée et qui me permet d'interagir avec les autres tout en restant humain. et tout en n'oubliant pas que c'est ok de faire des erreurs, d'être imparfait, d'être maladroit, de douter, d'avoir peur, d'être en prise avec un certain nombre d'émotions, ne veut pas dire que nous ne sommes pas spirituels. C'est le regard que nous portons sur ceci et c'est ce que nous allons en faire qui va être très spirituel.
Qu'est-ce que c'est apaisant d'entendre ça.
Tant mieux, tant mieux, c'était l'objectif. Parce que le sujet est touchy et donc voilà. Mais en fait, c'est libérateur de regarder, d'oser regarder de ce côté-là.
C'est en fait comme si on restait en surface et pour éviter d'aller justement dans les profondeurs des relations, dans les profondeurs de soi-même.
La vision que j'ai du processus initiatique, c'est justement la profondeur. Par exemple, l'initiation d'Eleusis en Grèce, c'était de plonger dans l'eau, sous l'eau, et de franchir le dessous d'une roche pour renaître à la surface de l'autre côté. Donc là on est bombardé de symboles, j'adore cette phrase. Il y a donc la plongée au-dedans de soi, au-dedans de l'inconscient, l'inconnu, Il y a donc la profondeur et il n'y a qu'en atteignant cette profondeur que nous allons pouvoir trouver cette ouverture qui nous permet de passer de l'autre côté et de remonter à la surface. Pour moi, l'initiation, se figure comme cela, c'est-à-dire que c'est vraiment une image que j'ai, et aussi un ressenti. Et en effet, oser regarder notre part d'ombre nous permet de plonger dans des profondeurs de notre être, d'affronter nos peurs, parce qu'on a peur de découvrir ce que nous estimons être négatif, avec notre esprit très duel, qui sont en fait des aspects de nous, point en fait. C'est nous qui posons le mot positif, négatif, bien, mal, parce qu'il y a l'éducation, la société, on est structuré aussi comme ça. Et donc on plonge dans les profondeurs, dans l'inconnu, et donc il fait de plus en plus sombre. Et ensuite, on va dans cette profondeur, on aperçoit la lumière et on suit la lumière et on remonte. Tout est dit en fait avec cette dimension symbolique-là. Et chaque jour, ou en tout cas dans des moments charnières de notre vie, dans des moments qui peuvent être un peu inconfortables dans certaines relations, Si on fait un pas de côté et qu'on regarde ce qui se passe, on va découvrir qu'il y a là la possibilité de lâcher nos systèmes répétitifs, cognitifs, comportementaux, d'alimenter nos croyances limitantes, et de plonger au-dedans de soi pour aller découvrir autre chose. Qu'est-ce que cette situation m'oblige à regarder ? Qu'est-ce qu'elle me propose ? Quand je dis oblige à regarder, ce n'est pas forcément des choses que nous n'avons pas voulu voir de nous, quoique c'est souvent ça, mais ça peut être aussi Des choses très positives, j'en parle à un moment donné dans un des deux ouvrages sur les hypersensibles spirituels, je parle de ces personnes qui sont tellement habituées à être dans un mode relationnel avec elles, d'autocritique, elles se sont tellement identifiées au jugement de leurs parents, qu'elles vont elles avoir plus de mal à entrer en contact avec des aspects dits positifs de leur être. C'est comme si c'était plus confortable, paradoxalement, d'entretenir une image négative de soi, de regarder constamment ce qu'on fait de mal, ce qui n'est pas positif, Et du coup, on va biaiser nos relations et notre vie va être compliquée. Et ces êtres-là ont parfois du mal à aller regarder du côté de leur part de lumière. C'est comme s'ils restaient coincés toujours dans la dimension ombre. Et pour eux, le challenge, c'est d'aller regarder la lumière. Moi, j'ai vu des patientes en individuel ou en travail de groupe, parfois, pleurer à chaudes larmes en découvrant au cours d'un exercice ou d'un échange ou d'une situation ou d'un retour que je leur faisais, d'un décodage d'un rêve ou d'une situation, pleurer à chaudes larmes parce qu'elles étaient face à leur part de lumière. Donc là, on est vraiment dans l'inverse, en fait. Et c'est important de le souligner parce qu'il y a aussi des personnes qui sont dans cette situation-là. Et leur égo sombre, ça va être la déconsidération et ne pas arriver à regarder ce qu'il y a de porteur en elle, de positif, de lumineux. Et on voit que finalement, quelle que soit notre difficulté, avec l'ombre ou avec la lumière, le chemin de sagesse et d'ouverture et de libération, c'est d'accueillir les deux en même temps. parce que je suis spirituelle, parce que je suis humaine, parce que je suis lumière et parce que je suis aussi ombre, et de tendre vers une alchimisation et que s'épouse finalement ces parties en soi pour être davantage en paix avec qui nous sommes. Et là, quand il y a cette paix qui s'installe petit à petit, malgré des moments de tourment, mais un truc de fond en fait, on peut accéder aussi à des états ou à des prises de conscience, à une conscience qui s'élargit, une conscience plus large de soi, de ce qui se passe dans notre existence, dans nous avec les autres, et aussi le collectif, le pays dans lequel nous vivons et la terre sur laquelle nous demeurons.
Il y a des témoignages dans le chat et avec des questions en arrière-plan, je vais vous permettre de te les partager. Et merci à chacun et chacune qui laisse un message ou un témoignage dans le chat pour qu'on puisse interagir ensemble. C'est l'objectif, surtout, de cet espace que tu nous permets, Géraldine. Alors Jacqueline nous dit il y a souvent de la toute puissance qui cache une estime de soi fragile, il faut beaucoup de compassion envers soi. Et donc voilà il n'y a pas de question mais j'entends que...
C'est Jacqueline, c'est ça ? Oui. Merci Jacqueline. Merci, merci, merci Jacqueline. Parce que le mot illusion de toute puissance et toute puissance, je ne l'ai en effet pas prononcé ce soir. Je voulais d'abord axer sur ces dimensions que je viens de souligner. jusqu'à présent et tout à fait merci Jacqueline de l'avoir prononcé je prenais probablement des pincettes avant d'arriver sur le sujet Tochi bien entendu c'est l'écueil qui nous attend quand notre spiritualité n'est pas encore incarnée. Parce qu'en fait, nous sommes des êtres spirituels venus faire une expérience humaine. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire « sagesse incarnée ». Je suis habitée par ces mots-là depuis quelques jours. Et pourquoi ? Parce que c'est ce qui m'inspire Je pense que c'est ce qui m'a portée jusqu'à maintenant pour cette thématique, et que finalement c'est certainement notre fil rouge. Quand notre sagesse n'est pas suffisamment incarnée, ou que notre spiritualité on va l'utiliser pour alimenter certaines choses de notre psychologie, on peut être amené à basculer dans cette illusion de toute puissance. Alors quand on parle d'illusion de toute puissance, certaines personnes ici peut-être n'ont jamais entendu ce terme, on peut l'entendre à la fois d'un point de vue psychologique, avant tout d'un point de vue psychologique et aussi comment ça peut se manifester dans notre spiritualité. L'illusion de toute puissance est une étape dans notre petite enfance où à un moment donné on pense que on a comme une baguette magique et que nous pouvons être la cause et le remède de tout quand papa ou maman est triste c'est à cause de nous et on se doit de faire en sorte que papa ou maman ou les deux se réjouissent et donc nous devons les sauver, les aider, etc. En fait, le monde tourne autour de nous, c'est normal, c'est une étape du développement psychologique de l'enfant, mais parfois, il peut se produire des faits qui ne sont pas forcément graves, mais une part de nous peut rester figée dans cet aspect-là. où et parce que nous sommes dans une société qui alimente beaucoup l'illusion de toute puissance. Nos technologies aussi viennent solliciter ça chez nous, donc ce sont des mouvements naturels finalement de l'humain et nos technologies favorisent ce type de sentiment. Et si nous n'en avons pas conscience, en fonction de notre histoire, de notre personnalité, ça peut prendre différentes formes et parfois beaucoup de place. Et quand en effet nous avons une estime de soi fragile, on va essayer de compenser avec une illusion de toute puissance. Alors elle s'incarne comment cette illusion de toute puissance ? Elle s'incarne avec ce perfectionnisme par exemple, la personne à laquelle je fais référence depuis tout à l'heure, qui a été une des personnes qui m'a inspirée la thématique de ce soir, elle est sans le savoir, et je ne lui ai pas encore dit, et on va prendre le temps de le travailler, elle est dans cette illusion de toute puissance, tout innocemment, tout inconsciemment, mais c'est important d'en prendre conscience. Cette illusion de toute puissance peut aussi se manifester quand nous voulons sauver aussi bien nos amis, nos parents, que lorsque nous pensons que nous avons comme mission de vie de sauver un maximum de personnes. Et c'est là qu'on retrouve l'illusion de toute puissance qui, dans la spiritualité, peut se manifester, c'est-à-dire que, mue par une pensée très noble, spirituelle, notre égo peut s'emparer de cela et nous amener à ce que nous nous racontions l'histoire, que notre mission d'âme, c'est de sauver, de guérir. C'est important d'aller regarder cela, par exemple, quand on a pour objectif d'être dans l'accompagnement. être thérapeute. Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas et que tout est illusion de toute puissance, pas du tout. Par honnêteté vis-à-vis de soi-même, c'est un élément important à aller regarder. Si par exemple on a le désir d'être thérapeute, c'est important d'aller regarder où on en est par rapport à l'illusion de toute puissance, par rapport à l'estime de soi, par rapport à l'image de soi, Et par rapport à un certain nombre de choses, notamment le sauvetage, est-ce que nous sommes souvent sauveurs ? Et c'est souvent le cas des hypersensibles et des hypersensibles spirituels. Ils vont souvent mettre la cape de superman et superwoman et être celui ou celle qui écoute, qui comprend, qui guérit, qui sauve, qui est là, la bonne âme. Et là, on s'approche de ce perfectionnisme spirituel, non pas parce que ce n'est pas bien, c'est-à-dire qu'à un moment donné, si on s'oblige à admettre que là-dedans déjà on est dans un sauvetage permanent et ce n'est pas une bonne chose, Mais aussi, on s'empêche de regarder nos imperfections. Et nos imperfections, elles nous invitent à aller plus loin dans la connaissance de soi, à porter un regard plus doux, plus bienveillant, à transformer, à libérer, à alchimiser. Pourquoi ? Pour être plus libre. Et quand on a rééquilibré ces énergies en soi, d'estime de soi, d'amour de soi, quand on est un peu plus gentil avec soi au sens d'arrêter de se demander la perfection, d'arrêter de se demander d'être parfait avec les autres, du coup déjà on va s'autoriser à dire les choses, donc du coup nos relations vont se fluidifier. Donc la vérité, va être dite. Tout dépend comment elle est dite. Mais on peut dire les choses avec beaucoup de sagesse. On peut aussi s'autoriser à dire les choses avec colère, si c'est une colère d'énergie de vie. on a le droit, ça ne veut pas dire qu'on n'est pas spirituel, ça ne veut pas dire qu'on est imparfait, on a peut-être besoin de passer par cette énergie-là. Cependant, il y a aussi des colères qui sont l'incarnation d'un refus d'impuissance. Si je me sens impuissante, je peux être amenée à ressentir automatiquement de la colère, comme tous les êtres humains, Et là, c'est intéressant de se dire, pourquoi je refuse le sentiment d'impuissance ? Parce qu'il y a quelque chose du côté de l'illusion de toute puissance. Vous voyez, il y a un équilibre à trouver entre je prends conscience de mes illusions de toute puissance, qui vont s'incarner par contrôler l'autre, contrôler les relations, contrôler les situations, attendent des autres et de moi-même la perfection. Et puis il y a l'autre côté où on se sent impuissant et où on n'accepte pas. Et c'est là que c'est intéressant d'accueillir l'impuissance pour éviter d'être automatiquement tenté de basculer dans l'illusion de toute puissance et pouvoir trouver Je serais tentée de dire le sommet de la pyramide, c'est-à-dire quelque chose d'autre. Si je lâche mon illusion toute puissance, que je lâche, donc j'accepte de ne pas être toute puissante parce que je ne le suis pas. Si j'accueille mon sentiment d'impuissance, parce qu'il y a des moments où on est impuissant, on ne peut rien faire, on ne peut pas faire, ce n'est pas à nous de le faire, ou on n'a pas les moyens de faire. Si j'accueille ceci, donc si je lâche l'illusion de toute puissance, Et si j'accueille mon sentiment d'impuissance, qu'est-ce qu'il y a derrière ? Qu'est-ce qu'il y a d'autre ? Je vous invite à sentir, et éventuellement dans le chat à nous dire qu'est-ce qui vient là. Sentez par exemple une situation où vous avez envie d'avoir le dessus, où vous avez été dans du sauvetage, dans du contrôle, Et puis pensez à une autre situation où vraiment les bras vous en sont tombés et vous ne saviez pas quoi faire, ou par exemple quand vous vous sentez impuissant face au conflit mondiaux dont nous sommes témoins. Sentez ces données énergie et si vous lâchez et si vous accueillez, qu'est-ce qui émerge ? Vous pouvez jouer à ça et vous allez voir que quelque chose émerge. Je serais très curieuse de lire ce qui émerge ce soir ou plus tard, peut-être dans les jours qui vont suivre. Parce que là, à mon sens, se trouve la voie de la sagesse, une des voies de sagesse. C'est ça, c'est de sortir de ces dualités et découvrir en fait, il y a d'autres leviers en soi, qui donne plus de liberté, c'est plus vaste en fait. Précieux, précieux pour nos fonctionnements.
Il y a une question de Yael, à laquelle tu viens de répondre sans avoir eu la question, mais je pense que certainement tu auras le souhait de compléter. Yael dit « J'utilise parfois la dimension spirituelle pour me couper de mes émotions. Comment trouver l'équilibre entre une prise de recul qui fait du bien et spiritualité comme mécanisme de défense ?
» Très très très très bonne question, merci Yael, particulièrement juste et on sent qu'il y a eu du chemin de fait pour en arriver à ce type de question. Je pense que la réponse se trouve dans « qu'est-ce qui me dérange et que je souhaite fuir ? ». Ça ne veut pas dire pour autant que la dimension spirituelle n'est pas appropriée à ce moment-là. On peut faire les deux en même temps, c'est-à-dire que, par exemple, on peut être dans une situation qui réveille chez soi de l'inconfort, soit parce que ça réveille des choses de l'ordre du psychologique, de notre propre histoire, de nos blessures non guéries, soit parce que on sent qu'il y a quelque chose de dysfonctionnel, de chaotique, voire de toxique. Dans ce cas, on peut appeler en soi des dimensions lumineuses la lumière, la sagesse, une aide extérieure, des guides. Cela n'empêche surtout pas, ne devrait pas empêcher, de regarder Qu'est-ce qui est inconfortable pour moi ? Les deux en même temps. On retrouve ce non-clivage en fait. Ce n'est pas l'un ou l'autre, et c'est ce que souligne Yael, mais c'est l'un et l'autre. parce que nous sommes humains dans un corps de chair et dans la densité et que nous sommes un être spirituel venu faire cette expérience humaine. Donc nous sommes les deux en même temps et peut s'activer en soi les deux en même temps. Et c'est toujours intéressant de regarder avec honnêteté, comment on peut se servir de notre spiritualité pour éviter de contacter quelque chose ou par exemple d'éviter d'être en colère. Ça c'est un truc, les hypersensibles spirituels, c'est la peste le truc. Pourquoi ? Parce qu'ils ont peur du conflit et que très souvent s'associer à cela, un besoin d'être aimé, parce qu'il y a eu toute la suradaptation pour intégrer le collectif et faire partie, d'être comme si on était comme tout le monde. Et je m'aperçois qu'il y a pas mal d'hypersensibles à qui ça ferait du bien de dire les choses. Tout simplement. À partir du moment où c'est l'expression de ce qu'ils ressentent, parce que souvent est associée à la colère la dimension de violence. Ça dépend comment on dit les choses. On peut dire les choses avec puissance, sans être destructrice ou destructeur. Et c'est souvent l'amalgame. Parce qu'on a peur aussi de ce qu'on ressent à l'intérieur, parce qu'en fait l'hypersensible, comme il ressent tout fort, la colère va être ressentie avec une intensité qui peut faire peur. Et donc du coup, Si en plus on est spirituel, c'est pas spirituel. Et là, du refoulement à fond des ballons, un mal-être, puis à un moment donné ça sort d'une autre manière. Somatisation, fuite de la relation, contamination de la relation, toxicité dans la relation, et c'est le boxon. Et donc à un moment donné, quand on pose les choses d'une manière carrée, avec beaucoup d'amour pour l'autre, mais là, il y a des trucs, c'est pas OK. c'est légitime de dire c'est pas ok. Et c'est même du respect vis-à-vis d'autrui. C'est du respect vis-à-vis de soi et c'est du respect vis-à-vis d'autrui. Et c'est là qu'on touche à quelque chose de plus aligné, de plus young et qu'on retrouve un équilibre entre douceur et force. Et il y a une réconciliation avec l'énergie de colère qui est aussi une énergie de vie qui permet aussi de pouvoir affirmer notre personnalité Et puis souvent, les gens qui ne sont pas hypersensibles pensent que les hypersensibles sont des gens introvertis, qui sont avec peu de personnalité et donc qui vont vivre tout de l'intérieur, dans un bouillonnement qui vont faire dans un pot qu'ils ferment à double tour. Et souvent, on oublie qu'il y a une catégorie d'hypersensibles, qui sont des personnes avec de la personnalité, du caractère. Et pour eux, c'est compliqué d'être à la fois avec du caractère et de l'intensité, et en même temps, d'être hyper, hyper, hyper sensible, hyper empathique. C'est compliqué parce que les autres ne les voient pas comme hypersensibles, mais voient principalement la force de caractère, par exemple. et donc ces personnes-là vont avoir un peu moins de gêne à exprimer éventuellement un désaccord, une colère, mais en face En face, les personnes peuvent attendre. Si tu es hypersensible, tu ne devrais pas être rouge de colère, tu ne devrais pas être furieuse. Et si ! Et donc, il y a tout un travail soi-même d'apprentissage avec notre colère et nos émotions purement humaines. nos tourments, nos tristesses, nos désaccords, nos envies, nos désirs. Et il y a aussi les autres qui doivent apprendre et non pas comprendre au sens de prendre sur eux, mais comprendre que l'hypersensibilité c'est ressentir fort et longtemps, et que parfois on peut exprimer d'une façon intense les choses. Mais si nous sommes dans un processus spirituel et que nous pensons qu'il ne faut pas faire ça, on va être dans un refoulement et c'est là qu'on va biaiser notre rapport à nous-mêmes, le rapport aux autres, et où les relations vont être compliquées et où finalement on va ressentir une forme de frustration parce qu'on n'aura pas le sentiment d'être vraiment à sa place. Ou en tout cas, pas dans la bonne connexion avec soi et avec l'autre.
Merci Géraldine. Je souris intérieurement parce qu'avant l'émission tu disais j'aurais pas le temps de tout aborder mais tellement parce qu'on voit bien qu'il y a tellement à dire et à quel point c'est essentiel d'entendre ce que tu transmets ce soir parce que j'ai le sentiment que ça permet de passer un pas un pas essentiel sur le cheminement et d'autant plus avec tout ce qui se vit en ce moment où on a ô combien besoin d'authenticité et de véracité dans les échanges quels qu'ils soient finalement.
C'est vrai qu'on peut aussi faire un pont avec ce qu'il se passe au sens symbolique. L'ombre est là. parce que notre civilisation est en train de mourir et que naît autre chose. Nous sommes témoins de ça. C'est flippant et en même temps, ça peut être réjouissant si, encore une fois, on prend le bon tournant, souvent je le dis. Et c'est vrai que ce qui se passe en ce moment partout dans le monde, nous invite à trouver un espace en soi pour à la fois ne pas refuser de voir, mais ne pas alimenter des énergies denses et basses qui ne nous appartiennent pas forcément à la peur, la colère, mais là, pas du tout constructive, plutôt destructrice, et aussi de regarder où j'en suis, du coup, moi, avec mes dimensions sombres, avec mon dictateur intérieur, avec éventuellement, si je suis fusionnelle, mes envahissements de territoire de l'autre, parce que je l'aime, je l'aime, je l'aime, je l'aime, je l'aime, mais je n'ai jamais demandé à l'autre si c'était OK, OK, OK, OK. Voilà, on peut regarder au niveau symbolique et du coup, je trouve que ça peut aider aussi à faire un travail intérieur qui mène à à trouver des espaces, nos jardins intérieurs où là, il y a la paix, il y a le soleil, il y a le respect, il y a le vivant, il y a la fluidité, il y a l'eau, la pureté. C'est en soi tout ça, il ne faut pas hésiter à aller visiter ces espaces. à l'intérieur de soi. La difficulté dans laquelle nous sommes, de toute façon en tant qu'être incarné, mais je trouve beaucoup dans cette période que nous traversons, c'est de donner trop d'importance à la densité et à la matière. Ça ne veut pas dire de rejeter la matière. Attention, je n'ai pas voulu dire ça. Ce que je veux dire là, c'est que ça ne nous absorbe pas et que nous fassions attention à ce que ça n'occupe pas toute la place. Et donc là aussi, on retrouve l'équilibre matière, et lumière, matière et non-matière, c'est-à-dire la densité et les énergies, par exemple. C'est pour ça que je trouve dans la danse, moi, et dans la nage aussi, quand je nage, parce que c'est mes deux activités favorites, mis à part l'écriture, quand je n'écris pas donc, c'est ce que je trouve, ça me permet de créer un pont, en fait. et de vivre la densité et la matière quand elle n'est pas trop, cette densité quand elle n'est pas trop chargée bien sûr et compacte. La danse me permet de pouvoir vivre dans mon corps de chair donc de matière. la vie avec quelque chose de spirituel et de lumineux justement. Je trouve que dans le mouvement, d'ailleurs vous tous ici ou en tout cas certaines personnes ici, moi je le vis fréquemment, quand il y a quelque chose qui me charge émotionnellement, je me mets en mouvement. Je vais marcher, je marche vite ou je danse ou je nage. et du coup ça circule, les énergies circulent et là nous sommes dans notre corps de matière mais il y a toutes les énergies subtiles qu'on ne voit pas qui circulent et c'est un bon moyen de se souvenir. Comment je peux trouver l'équilibre entre ce monde dense, que je sens plus dense en ce moment parce qu'il y a ce chaos et ces sortes de contractions de renaissance, et être en contact avec quelque chose de fluide, de lumineux, de spirituel. On voit bien qu'il y a l'équilibre à trouver et on retrouve toujours finalement cette piste de comment je crée dans ma vie un équilibre entre légèreté, poids, densité, lumière, ombre, au-dedans et au-dedans de moi. Et ça peut passer par des trucs très concrets, je vous parlais de la danse, je vous parlais de nager. comment on incarne en fait quelque chose de lumineux. Et peut-être même, et je pense d'ailleurs, je suis même convaincue qu'à partir du moment où on s'interroge, on réfléchit, on s'intéresse, on a conscience de ces choses-là, de ces aspects-là, de ces subtilités philosophiques, on arrive peu à peu à comprendre que nous sommes si on ouvre les portes également là pour que certaines énergies passent à travers nous. Nous sommes en fait des canaux de transmission d'énergie et si on refuse l'ombre si on sublime la lumière en soi, ça bloque le système. En revanche, si on accueille tout ça, il y a une énergie qui circule et un certain nombre d'informations, de ressentis, peuvent passer à travers nous, pour nous et pour les autres. Merci.
Il y a des retours par rapport à la question que tu as posée tout à l'heure, l'invitation que tu as faite à sentir en soi. Alors Jacqueline nous fait le retour, il émerge l'être humain incarné, mortel, limité et libre. Malika dit également la paix, le soulagement, les vacances même. Catherine répond également, je me laisse respirer, émerger intérieurement et cela fait grand bien.
Et certainement vous avez dû sentir quelque chose d'un peu plus vaste en fait, comme si il y avait une respiration possible, plus grande qu'auparavant. Oui, je suis en précarité.
Pardon, non, je disais juste une clé essentielle, ce que tu transmets là, oui, indispensable.
Et pour ça, osons aller regarder notre perfectionnisme, nos attentes vis-à-vis des autres, nos attentes vis-à-vis de nous-mêmes, notre illusion de toute puissance, Il y a une différence entre reconnaître le long, grand, beau parcours de connaissance de soi que nous avons fait, dans cette vie ou dans d'autres d'ailleurs, et utiliser cela pour ne pas aller regarder ce qui nous fait peur. Mais c'est naturel, c'est humain, on le fait tous. C'est ce que je dis là, c'est vraiment en toute objectivité, sans dire c'est bien, c'est mal, c'est un mode de fonctionnement. Et si nous en avons conscience, un mode de fonctionnement naturel humain, et si nous en avons conscience, quelque chose à l'intérieur lâche et on peut entrer en amitié avec soi-même, entrer en relation avec soi-même. On ne devient plus notre propre ennemi. C'est ce qui aide ensuite à trouver des leviers, des chemins pour mieux vivre les moments où on a l'impression, où on a peur, où réellement les gens pensent que nous sommes méchantes. Je dis ça volontairement, c'est un mot qui pourrait paraître un peu infantile, mais en fait, il y a beaucoup d'hypersensibles et spirituels qui ont peur de ne pas être gentils. qui ont peur d'être méchants à partir du moment où ils posent un non, une limite, un refus, un désaccord. Si on entre en amitié avec soi-même, notre regard sur nous-mêmes va changer. Ça ne veut pas dire qu'on va s'excuser de tout et valider tout et n'importe quoi, pas du tout, en toute objectivité, mais ça va entraîner quelque chose de déjà plus apaisé à l'intérieur de soi qui va nous permettre de vivre différemment le regard des autres. Et d'arriver à un moment donné à cette formidable liberté, qui va et qui vient, je vous dis ça, ça dépend des situations, c'est pas fixe-fixe, mais à un moment donné, on arrive à vivre des situations où se dire, cette personne n'a pas compris qui je suis, tant pis. C'est que c'était pas le moment, c'est que c'était pas avec elle, c'est que c'était pas là, c'était pas comme ça, et on passe. Parce que nous aussi, à un moment donné, on n'a pas vu C'est pour ça que j'ai été énormément touchée dans Avatar, que je n'ai pas aimé, tout le monde le sait, au certain moment. Et qu'est-ce que j'ai adoré, que j'ai kiffé grave, c'est Je te vois. Mais je sais qu'il y a plein d'hypersensibles qui ont pleuré. Rien que d'en parler, j'ai les larmes aux yeux. Je trouve que c'est d'une infinie puissance. Voilà, je te vois. Bah oui, il y a des gens qu'on n'a pas vus, il y a des gens qui ne voient pas, il y a des gens qui passent à côté de nous et il y a des gens à côté de qui on est passé. Parce que je te vois n'est possible que si je me vois, au sens de si je retire les filtres, si je pose un regard sur moi objectif, que j'accueille ombre et lumière, je commence à m'entreapercevoir et si je commence à m'entreapercevoir, je commence probablement à entreapercevoir l'autre et à interagir avec l'autre différemment, à avoir des attentes différentes ou peut-être moins d'attentes. Ça n'empêche pas qu'il y a des fois où il est nécessaire de poser des limites, de dire non, de dire stop à toute toxicité, manipulation, injustice, etc. Voir, c'est aussi voir ça. Ce discernement, c'est important. Et de ne pas se juger, parce qu'on voit. Et qu'est-ce qu'on décide de poser comme acte ? Qu'est-ce qui est juste ? Sans angélisme ! en étant incarnée et juste, vraiment cet équilibre. Je ne dis pas que c'est facile, je le sais, ce n'est pas facile, mais j'expérimente aussi, comme nous tous, des moments qui m'invitent à regarder et à me dire ouais voilà une autre expérience quelque chose de nouveau ou bien quelque chose de pas nouveau mais que je vis différemment ou bien quelque chose de pas nouveau que je peux vivre ou poser des actes différents C'est là qu'on voit que dans nos relations, il y a des êtres où nous-mêmes pouvons être là juste comme activateurs. Et je pense à certaines personnes que j'accompagne qui sont des hypersensibles et qui ont une forme d'intelligence particulière, qui ne rentrent pas dans les cases. Ce sont des personnes qui, parfois, ne peuvent pas s'empêcher de dire la vérité. Je pense que ce sont des activateurs. Alors, il ne faut pas tomber dans l'ego spirituel et se dire « oui, je suis un activateur, j'ai pas trop de puissance à tout le monde » et vous vous démerdez avec ça, c'est pas ce que je dis. Là aussi il y a un équilibre à trouver, c'est ça la sagesse justement, c'est savoir trouver un chemin subtil entre oser être soi, oser dire les choses et aussi savoir à quel moment se taire. sans être dans un non-dit. On voit encore, c'est hyper subtil le truc parce que un non-dit est ne pas s'autoriser à dire pour garder le masque de la suradaptation et de la perfection. C'est différent que de se dire ça n'est ni bon pour moi, ni bon pour cette personne, de lui dire ce que je ressens ou ce que je pense. Il peut être aussi inapproprié de dire ce que l'on pense parce que ça viendrait nous mettre dans une posture d'illusion de toute puissance et d'être dans une position dominante, ce qui n'est pas bon non plus. Voilà. C'est toute la difficulté, et donc voilà, pas de prise de tête, on vit, on expérimente, puis après on regarde, et puis on se dit, tiens, la prochaine fois, je ferai pas pareil. Et c'est OK. Et c'est tout. On dédramatise, on allège, on est là pour expérimenter. On est là pour expérimenter, pas pour faire une copie parfaite et réaliser absolument une mission de vie qui serait de se sauver et de sauver la Terre entière. Déjà, on fait son taf. avec ses proches, avec soi, avec son entourage, avec ce qu'il nous est donné comme challenge, déjà c'est pas mal. Et puis la vie est aussi très intelligente et il y a des rendez-vous, il suffit de suivre le flot. Si on est aligné avec soi-même et si on est fidèle à soi-même, en fait on rencontre les bonnes personnes, au bon moment on vit les choses qu'on devait vivre. et pas la peine de s'en vouloir d'avoir dit ça, d'avoir été en colère, de n'avoir rien dit. C'est faux, c'est fait et c'est pour une bonne raison. L'important c'est d'avoir conscience en fait. Qu'est-ce que j'ai à apprendre ? Qu'est-ce que je peux transformer pour me rendre davantage libre, conscient, aimant, donner, recevoir ? me reconnecter, je dis me reconnecter parce qu'on n'est pas constamment connecté à l'inspiration. Il y a des moments où on est dans la densité et puis d'autres moments on se reconnecte. C'est une respiration la vie, donc c'est par cycle, c'est pas constant. C'est pour ça qu'on ne peut pas se demander d'être parfait, c'est impossible.
Il va falloir le refaire plusieurs fois, le replay, pour qu'on puisse... Il y a à chaque mot, à chaque phrase, il y a des intégrations à faire. C'est... Voilà, on comprend à quel point c'était essentiel que tu abordes ce sujet. Il y a aussi une question d'Alice, qui dit... Ah, on a Diva !
Elle voulait.
Venir faire un coucou.
Oui.
Alors Alice dit, est-ce que le pardon peut nous aider à accepter notre ombre et celle des autres aussi ? J'ai des difficultés à pardonner dans certains cas, je m'accroche à la colère.
Alors, ne l'oublions pas, je l'ai déjà souvent dit, mais je le répète pour les petits nouveaux qui sont bienvenus, et puis pour ceux qui ont besoin de le réentendre parce qu'on sait bien que la répétition dans ces cas-là est nécessaire, on n'entend pas toujours de la même oreille, ne pas s'obliger à pardonner. Ça, c'est super important parce qu'on peut être dans une culpabilité de « ah, je n'arrive pas à pardonner, ce n'est pas bien ». Ce n'est pas spirituel, on est en plein dedans, merci Alice pour cette judicieuse question et ce détour par rapport au pardon et à la colère, c'est très intéressant, merci à toi. Donc, dans notre démarche de perfection spirituelle, on va se demander de pardonner à tout le monde. Et vite ! On va d'abord oublier de se pardonner à soi, bien entendu, alors que c'est la première étape la plus importante, c'est de se pardonner, ce qu'on a fait, ce qu'on n'a pas fait, ce qu'on n'a pas mal fait, ce qu'on aurait dû faire, etc. Et ensuite, la chose importante à ne pas oublier, c'est que s'il subsiste de la colère par rapport à ce qu'on nous a fait, c'est que le processus de deuil n'a pas abouti, qu'éventuellement on est resté scotché sur quelque chose, quelque chose qu'on nous a dit, quelque chose qu'on a pensé, ou bien une croyance qui est alimentée par cet événement. Il y a quelque chose qui nous bloque dans le système, en fait. C'est comme si on était figé dans le processus. Et donc, du coup, on tourne en boucle avec notre colère. C'est un disque rayé. C'est pour ça que c'est intéressant d'aller explorer en étant accompagné par un thérapeute, un professionnel qui vous accompagne, de parler de cela avec votre thérapeute, parce que du coup, vous allez pouvoir être accompagné dans cette exploration. Inconsciemment, on s'accroche à quoi ? Ça peut être aussi la difficulté à laisser partir la relation, et donc la colère entretient le lien. Et oui, ça c'est important de ne pas l'oublier. Et du coup, on peut toujours essayer de pardonner ? Ben non, parce que si on pardonne, on va laisser partir. Ça veut dire, enfin, on va laisser partir ce qui est déjà au passé, mais ce qui dans notre inconscient, on garde au présent. Si je pardonne, le chapitre est clos. le dossier est rangé dans un tiroir. Et si je n'arrive pas à accepter que la relation soit terminée, je vais nourrir ma colère inconsciemment. C'est aussi une hypothèse, donc c'est intéressant d'aller regarder. Et ensuite, une fois que le processus de deuil est remis en action, qu'on passe ses différentes étapes, la dernière étape sera de pardonner à l'autre et à soi, parce que comme ce sera rangé dans un dossier, il n'y aura plus de charge émotionnelle et donc à ce moment-là, on peut faire appel au pardon. En fait, il vient naturellement le pardon. Je crois que c'est vraiment important de ne pas s'obliger à, parce que cette obligation au pardon, encore une fois, c'est ce désir conscient ou inconscient d'être parfaite. Si je suis spirituelle, j'ai pardonné. Non. Tu peux être un être spirituel avancé sur le chemin et qu'il y ait quelque chose qui te touche encore et qui réveille chez toi de la colère. Accueille cela. Ça, c'est spirituel. d'être bienveillant avec soi, de ne pas se juger, de se dire ok je suis un être humain venu expérimenter. Et donc qu'est-ce que c'est que cette colère ? Je vais la regarder. Colère, très chère colère, qu'as-tu à me dire ? Et là, le processus psychique, ça se remet en route et donc ça circule et des informations vont peut-être venir à notre conscient au fur et à mesure de nos échanges avec le praticien qui va nous accompagner par exemple, ou bien dans des rêves. Après l'inconscient fait son taf et clac, il y a des informations qui émergent et après ça se fait naturellement. Comme on ouvre un robinet et que l'eau circule.
Merci Géraldine, merci Alice pour la question et à chacun et chacune pour les témoignages. Jacqueline dit on ne projette plus ou on projette moins et on se sent beaucoup mieux.
Oui, absolument. Je ne vais pas parler des projections parce que j'en ai parlé souvent au cours de nos échanges ici. Pour ceux que ça intéresse, voilà, il y a les replays, j'avais envie d'aborder sous d'autres angles, mais bien entendu, bien entendu, la part d'ombre, mais pas seulement des hypersensibles spirituels, de tout être humain, c'est en effet de projeter sur l'autre des aspects de soi dont nous ne sommes pas conscients ou des aspects de soi que nous ne voulons pas regarder, et donc on va automatiquement projeter sur l'autre. Et là aussi, ne nous jugeons pas. ce sont des processus humains de l'état de conscience du collectif en ce moment, nous en sommes là, humains, et donc faire un travail de développement psychologique, personnel et spirituel c'est de se dire oh là ! Oups ! J'ai grave projeté. Un truc pas sympa. Ok, donc on dédramatise, on peut rigoler comme je le fais là. C'est absolument pas irrespectueux. Ça permet que l'ego aussi ne s'en saisisse pas trop. Ça permet aussi d'avoir moins peur d'aller regarder et se dire ok, qu'est-ce que j'ai projeté ? J'ai projeté ça. Qu'est-ce que j'ai éventuellement à voir avec cette projection ? Est-ce que c'est une peur et donc je me protège ? Est-ce que c'est quelque chose que la personne incarne que j'ai en moi ou qui me fait peur aussi ? Souvent c'est ça. Est-ce que ça correspond à des croyances ? En quoi est-ce que ça me rassure de projeter ceci sur cette personne ? Voilà. Et honnêtement, de regarder et puis de voir ce qui se passe, comment évolue notre réflexion. Et voilà, tout simplement. tout simplement, d'y aller avec honnêteté, d'être cool avec ça, et ça c'est très spirituel aussi, et c'est sans égo, c'est-à-dire que c'est avec une certaine honnêteté, donc humilité, au sens de altérité avec l'autre. Voilà, j'ai projeté sur cette personne, je regarde ma part, la personne ne le sait pas, et puis moi, en mon âme et conscience, comme on dit, Je vais aller regarder d'un petit peu plus près de quoi il s'agit, parce que de toute façon, je suis gagnante à ce jeu-là. Je suis perdante à ne pas aller regarder. Et je suis forcément gagnante à ce jeu-là d'aller regarder parce que ça va entraîner des prises de conscience qui vont libérer des choses et donc on se sent plus légère. On l'a vu tout à l'heure avec l'exercice, on a entendu, c'était plus léger, c'était plus vaste, c'était plus calme. Les vacances, c'est ça, il y a de la place, on est tranquille, c'est lumineux. C'est les vacances à l'intérieur de soi. Et voilà, on a à gagner ça en fait. Et si c'est les vacances à l'intérieur de soi, eh bien on va interagir avec les autres naturellement, mais les autres vont sentir un petit quelque chose d'indéfinissable et on peut même les contaminer avec cette énergie pétillante, vitale, vivante, lumineuse, joyeuse. est vrai, est profonde à la fois. C'est ça aussi le spirituel, c'est léger, joyeux, léger et profond, c'est tout ça.
Merci infiniment Géraldine pour la précision, la perfection des mots qui viennent cibler, on le sent, Je pense que ça vient en fait s'afficher comme des évidences comme ça devant nos consciences. Et voilà, ça permet de continuer le chemin. Et ô combien précieux. Merci infiniment. On arrive déjà à quelques minutes de la fin de ce rendez-vous. Alors, il y a quand même une actualité dont on doit parler et pas dépeindre, ça continue. En même temps, tu nous avais prévenu en mois de décembre que 2023 démarrait sur des chapeaux de roue.
Oui, oui.
Alors, il y a la sortie prochaine d'un nouveau bébé.
Oui.
J'écoute les signes.
Un pocket qui va être en fait le petit frère ou la petite sœur de l'autre pocket que j'ai ici, je crois. Je développe mon intuition, donc ça c'était le premier. Ça va être dans la même collection. 190 pages quand même sur les synchronicités voilà sous un sous de nouveaux angles avec de nouveaux exercices de nouvelles approches ça ça monte en puissance je dirais.
C'est étonnant, c'est très étonnant.
Venant de toi, c'est Toujours chez le Duc, bien entendu. Il est en précommande. Comment ? Oui, en précommande.
Il est en précommande.
Il est en précommande et il sort le 28 février dans toutes les librairies dignes de son nom.
J'ai mis dans le tchat le lien si vous souhaitez la précommande. Voilà, vous pourrez vous y rendre. Alors, il y a aussi l'ouverture prochaine des groupes de parole pour les femmes pour un cycle jusqu'au mois de juin.
Inclus, tout à fait. Donc, en fait, il y a un groupe qui est déjà constitué que je continue d'accompagner parce qu'elles ont entamé un processus qu'elles souhaitent continuer. Donc, je continue à les accompagner et il y a une ouverture des portes pour ce nouveau cycle. Toute personne souhaitant vivre l'aventure du groupe de parole pour les femmes en ligne animée par moi, c'est le moment, ça démarre début février pour le nouveau cycle. Normalement, c'est deux rendez-vous par mois. Généralement, mes cycles de groupes de paroles pour les femmes. Mais là, il y a certains mois où ce ne sera qu'une fois par mois parce que mon actualité est dense. Et ce groupe-là, je ne devais pas l'animer. Finalement, j'ai décidé de l'animer parce que je me devais de suivre jusqu'au bout, jusqu'en juin, les personnes qui ont entamé le process en septembre. Voilà, donc c'est l'occasion. Je ne sais pas, pour la saison prochaine, si je continue, pour les groupes de parole pour les femmes, donc voilà, c'est un petit peu... Vaut mieux, là, si on a envie, se décider un peu là, maintenant, parce que... Je sais pas pour la saison prochaine. Voilà, donc les inscriptions sont ouvertes. Pour les personnes que je ne connais pas, il y a un petit questionnaire. On peut donc se rendre sur la page de mon site gerardineprévogigant.com à la rubrique Atelier. On clique sur le groupe de paroles pour les femmes. Il y a toutes les infos. Il y a aussi le questionnaire qu'on peut remplir. Voilà, parce que tous mes groupes à présent sont sur candidature de manière à constituer des groupes homogènes et harmonieux pour que ça puisse enrichir les unes et les autres, et puis aussi pour garantir le simple fait que des personnes soient assurées qu'elles soient au bon endroit, et donc j'essaye aussi à ce qu'elles soient au bon endroit, qu'on soit bien sûr qu'elles cherchent la même chose que ce que je propose, quoi, en fait, voilà.
Et puis, pour finir, il y a aussi la formation à l'accompagnement des hypersensibles spirituels, justement, où il reste de la.
Place... Pas de place ! Bah voilà, tant pis pour vous ! C'est-à-dire qu'en fait, pour l'atelier des notions, qui est la théorie à l'accompagnement des hypersensibles spirituels, on a commencé une première soirée vendredi dernier. C'est deux vendredis soir par mois. que l'on peut intégrer en auditeur libre, mais ça c'est un point essentiel. Il est préférable d'avoir déjà travaillé avec moi, sinon c'est compliqué d'avoir vu inside en fait, comment j'accompagne en individuel et éventuellement en groupe. Donc si éventuellement ce soir il y a des personnes que je connais, que j'accompagne en individuel ou qui suivent régulièrement mes groupes et si vous avez envie d'intégrer l'atelier des notions, c'est maintenant parce qu'après ça va être trop tard, on aura beaucoup trop avancé. Et s'il y a des personnes qui sont intéressées par la formation à l'accompagnement des hypersensibles spirituels, étant donné que cette formation est constituée de différents modules, théoriques comme nous l'avons vu avec l'atelier des notions, mais aussi et surtout des ateliers expérimentiels expérimentiel, oui, non, expérimentiel, expérientiel, pour vivre de l'intérieur. Il y a des modules que vous pouvez d'ores et déjà intégrer, mais par contre, pour l'atelier des notions, si je continue cette formation, l'atelier des notions, il faudra intégrer un nouveau groupe. Voilà, donc toutes les infos sont disponibles sur simple demande par mail. J'ai créé un petit graphique pour expliquer comment est structurée la formation avec les différents modules. On n'est pas obligé de faire tout d'un coup. On peut faire ADN, l'atelier des notions et suivre un cycle en expérientiel, soit en présentiel, soit en live, et puis ensuite un autre plus tard. Voilà, on peut étalonner son processus de formation, ce qui est plutôt bienvenu. Moi, j'apprécie que, par exemple, une personne suive l'atelier théorique et un cycle expérientiel. et expérimente aussi au coup par coup, en individuel avec moi, parce que sur le temps, sur une durée un peu plus longue, on intègre davantage, parce que ça vient toucher des dimensions très fines de connaissance de soi et aussi d'accompagnement de l'autre. C'est préférable que de faire tout compresser en même temps, ça peut faire beaucoup à expérimenter et à intégrer, et ça peut être moins confortable. Voilà, donc on peut établir au contraire, c'est bienvenu, c'est sage. Pour devenir des thérapeutes sages, c'est parfait.
Merci infiniment Géraldine pour ce que tu nous as transmis de précieusité encore ce soir. C'est important de mettre la considération à sa juste valeur sur ce qui est transmis parce que ça nous permet d'avancer et c'est un espace offert, donc c'est important de le noter et d'en prendre la juste mesure.
Merci, Karine, d'avoir cette conscience. Je suis très touchée, merci. Merci beaucoup.
Merci à toutes et tous d'avoir été présents pour ce direct de début d'année. Merci à ceux et celles qui regarderont en replay. Merci pour vos témoignages et vos interactions. Et Géraldine, je te laisse dire au revoir à ta communauté.
Un grand merci, Karine, pour ta lumineuse présence qui contribue aussi à me sentir à l'aise pour transmettre avec authenticité, intensité et liberté. Je tiens vraiment à te remercier. C'est un beau travail de co-création et c'est important pour moi de me sentir en confiance. et un grand, grand merci aux personnes présentes, aux fidèles, aux nouvelles. Là aussi, je peux dire que j'ai senti ce soir une énergie particulière, alors que le sujet est sensible pour les hypersensibles, mais j'ai senti une attention et des intentions très positives, des personnes très curieuses aussi. Et je tenais vraiment du fond du cœur à remercier toutes les personnes qui ont échangé avec nous dans le chat, qui ont aussi diffusé leurs belles énergies, parce que vous participez aussi à ce que je sois inspirée, que je me sente à l'aise, même si je ne vous vois pas et même si je ne lis pas forcément les messages dans les chats et que ça m'est rapporté par Karine, je sens la qualité de présence comme si nous étions dans la même pièce. Je trouve ça particulièrement beau, magique et je suis pleine de gratitude. Un grand merci à mes lecteurs que je ne cesserai jamais de remercier parce que vous enchantez mon quotidien avec vos petits messages. Voilà, du coup ça me booste encore plus à écrire. Et puis une surprise nous attend au mois d'avril qui sera annoncée le 14 février. Je ne dis rien de plus. J'ai hâte d'avoir vos réactions parce que voilà, je trouve que c'est chouette. Je pense que vous allez aimer, c'est pour vous. Voilà.
Nous voilà encore en haleine. Merci infiniment Géraldine, merci à toutes et tous pour le tour de ce live et à très bientôt.
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