En effet, quand on arrive enfin en tant que victime de relations toxiques dans l'espace thĂ©rapeutique, le thĂ©rapeute, la thĂ©rapeute doit ĂȘtre d'abord dans l'accueil pour que la personne puisse poser ses valises, ses mots, ses larmes, ses peurs, ses croyances, qu'elle soit en relation avec quelqu'un qui soit sĂ©curisant, oĂč il n'y a pas un jeu psychologique. oĂč elle est accueillie telle qu'elle est, elle va commencer Ă se dĂ©tendre dans cet espace. Et cet espace, il va peu Ă peu devenir un espace ressourçant. Et non plus l'autre, et non plus la relation, puisque de toute façon, la relation devient de plus en plus infernale. Je crois beaucoup en la qualitĂ© relationnelle. Je pense que c'est le premier facteur thĂ©rapeutique. Et puis ensuite, il y a toute la maĂźtrise technique, notre savoir faire. Mais notre savoir ĂȘtre, il va permettre dĂ©jĂ que quelque chose se passe. Et cet espace, il va devenir un espace refuge et il va y avoir un phĂ©nomĂšne de confiance. La personne va nous faire confiance, elle va revenir, etc. Et donc lĂ , elle est en train de se prĂ©parer. Elle ne le sait pas, mais elle est en train de se prĂ©parer. Donc, elle arrive avec une autre demande. Elle n'est pas toujours avec ces prises de conscience que vous avez eues. Elle ne va pas nĂ©cessairement arriver en disant voilĂ , je suis dans une relation toxique. Elle va dire, je pense que je suis dĂ©pendante affective. Et ensuite, petit Ă petit, les choses ont commencĂ© Ă Ă©merger. Il faut y aller graduellement.