LE GRAND AMOUR : se préparer à la rencontre - Emission (Re)Eveille-toi - Radio Médecine Douce

Radio interview (March 2020) on the book 'Le grand amour, se préparer à la rencontre' with psychopathologist-author Géraldine Prévot-Gigant. Topics: preparing for love by using periods of solitude for inner work; identifying and interrupting repeating relational patterns linked to parental models; accepting limits of control and opening to receptivity; making psychic space to welcome a new partner; and cultivating hope and self-love. The episode is addressed primarily to women but the psychological insights are broadly applicable.
Réveille-toi, l'émission qui reconnecte à l'essentiel, présentée par Valérie Carchi, coach artiste de l'âme et conférencière, fondatrice de Wake Up and Smile.
Mes très chers auditeurs, bonjour ! Ravie de vous retrouver pour un nouvel épisode de votre émission « Réveille-toi », qui a pour vocation d'éveiller et de réveiller des dimensions encore insoupçonnées en vous. Aujourd'hui, j'ai l'immense plaisir d'accueillir à nouveau une femme de cœur, psychopathicienne, fondatrice des groupes de paroles pour les femmes et des ateliers « Voyage vers l'amour de soi ». Auteure traduite en plusieurs langues, spécialiste de la dépendance affective, de la question amoureuse et de l'hypersensibilité, elle vient nous parler dans cette émission de son ouvrage puissant intitulé « Le grand amour, se préparer à la rencontre ». Bienvenue Géraldine Prévost-Gigant.
Merci Valérie, je suis ravie d'être là.
On est ravie de te recevoir à nouveau, surtout pour parler d'amour, du grand amour qui va je pense intéresser plus d'une personne dans ses écouteurs. Alors je vais commencer tout de suite par la question rituelle. parce qu'en fait moi j'ai lu le livre qui est juste puissant, c'est vraiment le mot, et il y a eu vraiment une question qui m'est venue et qui est un petit peu le rituel de l'émission mais si tu as écrit un livre comme ça c'est que À un moment donné, tu as eu un grand réveil ou un beau réveil amoureux et j'aurais aimé que tu nous partages quel a été ce plus beau réveil, ce plus grand réveil amoureux spécifiquement.
Je ne m'attendais pas du tout à cette question. Je dirais que ça a été un long processus. En fait, l'éveil amoureux n'a pas eu lieu d'un coup, d'un seul. Pour moi, ça a été un long processus de préparation, d'où se préparer à la rencontre qui est le soutitre du livre et c'est vraiment ça pour moi qui est le plus important parce que je pense qu'il y a tout un travail intérieur qu'on peut être amené à faire pour pouvoir recevoir. recevoir l'amour, l'amour amoureux, mais aussi l'amour amical, l'amour sous toutes ses formes. J'ai pour habitude de dire que l'amour prend toutes les formes de l'arc-en-ciel. Mais c'est vrai que Le Grand Réveil a été un réveil amoureux, bien entendu, et a été une grande rencontre qui a eu lieu après l'écriture de ce livre.
Intéressant.
Donc ce livre a été la synthèse de pas mal de mes expériences et aussi de ce que j'ai observé chez les personnes que j'accompagne.
Oui, on le ressent bien à la lecture. C'est très, très puissant pour ça, justement.
Mais il y a en effet une suite pour moi en tant qu'auteur de cet ouvrage, c'est-à-dire que cet ouvrage est la synthèse de mes observations personnelles et professionnelles. Et après l'écriture de cet ouvrage, il y a aussi la suite de ma vie, bien entendu. Et donc, la grande rencontre de ma vie a eu lieu juste après l'écriture de ce livre, comme si ce livre avait ouvert la porte ou bien m'avait préparé. Moi, je suis de toute façon convaincue qu'on écrit pour transmettre notre connaissance à nos lecteurs, mais que le livre lui-même est un agent de transformation pour l'auteur. et qu'il marque des étapes de vie. C'est-à-dire que moi, je pourrais regarder mes publications, elles représentent symboliquement des parties de ma vie, en fait. J'ai un rapport au livre aussi qui est de cet ordre-là. Je suis convainque que le livre, dans son écriture, mais aussi sa lecture et son existence, est porteur de messages, est porteur de quelque chose. J'ai une relation à cet objet qui n'est pas pour moi un objet, mais en tout cas, la matérialisation d'une somme d'informations et ensuite on est libre d'en faire quelque chose.
C'est sûr que ça vient de toucher certaines parts de nous plus ou moins en profondeur et c'est là justement que ça agit finalement. D'accord. Alors merci pour ce partage Géraldine. Alors je vais citer un passage du livre pour commencer un petit peu notre exploration, parce que c'est vrai que c'est vraiment une préparation, on sent vraiment tout ça. Tu as écrit, comme le dit la chanson, la période de vie sans amour ou entre deux amours peut être une formidable opportunité de transformation intérieure. et les rencontres, jalonnant ce cheminement quasi initiatique, m'ont appris que tout est juste dans l'instant, pour qui sait y regarder d'un peu plus près." Alors j'ai trouvé ça très très beau, et pour commencer j'ai envie qu'on parle de ça parce que finalement tu me disais que tu avais écrit ce livre pour les femmes à la base, et que l'idée du célibat soulève quand même énormément de questionnements, etc. Je m'en suis notée quelques-unes, on en parlera au cours de l'émission. Je pense qu'à peu près tout le monde se pose ces questions-là quand il est célibataire. Et j'avais envie qu'on parle déjà de ce cheminement. Qu'est-ce qui fait qu'on se prépare ? Est-ce qu'il y a une posture à adopter ? Est-ce qu'il y a un nouveau regard à porter sur les choses ? Tu dis que tout est juste, donc dans l'instant. Tu peux nous en dire plus ?
J'ai commencé... En fait, ce livre commence par la séparation, qui en fait, pour certaines personnes, est une porte qui se ferme, mais pour moi, c'est une porte qui s'ouvre sur une phase. Et cette phase, libre à nous de l'utiliser en conscience ou de subir. C'est-à-dire certaines personnes vont associer la période de célibat comme un désert, il n'y a rien qui pousse, voilà, un désert, il n'y a rien. Et on subit et on attend que quelque chose se passe. Ou bien, on voit la période de Ceiba comme une phase offerte, que l'on s'offre, que la vie nous offre, de vivre en conscience cette phase de vie, parce que, de toute façon, on sait bien que tout est cycle.
Exactement, c'est très bien noté.
Ça dure un certain nombre de temps.
C'est un cycle, ça tourne. Comme les saisons.
Voilà. Et donc quand je suis dans cette phase hivernale ou autonome, pour reprendre ton hommage, Qu'est-ce que je fais ? Je subis et j'attends que ça se passe. Mais du coup, je prends le risque que se répètent encore les mêmes histoires. Ou bien je prends cette phase comme une phase de conscience et je commence à réfléchir sur mes histoires d'amour passé, sur celles qui viennent juste de se terminer, sur les autres, sur ma biographie amoureuse et je commence à regarder quels sont éventuellement les schémas de répétition, ce que j'ai à comprendre en fait, qu'est-ce que représente pour moi l'amour, la relation, pourquoi je me suis mis en couple avec telle et telle personne, est-ce que j'ai choisi ou est-ce qu'on m'a choisi, enfin voilà, toutes les questions qui peuvent émerger à ce moment-là, et le fait de commencer à réfléchir en conscience à son histoire, à sa biographie amoureuse, commence à se dessiner quelque chose, c'est-à-dire qu'il y a des schémas relationnels, il y a des répétitions, on est influencé par le passé, par nos croyances limitantes, aussi par nos croyances aidantes, et donc je vais commencer à faire le tri, à ranger tout ça. Qu'est-ce que je garde ? Qu'est-ce que je laisse ? Qu'est-ce que j'ai à comprendre ? Et ça va me préparer à la relation suivante. Et donc, du coup, je ne vais plus vivre mon célibat comme une fatalité, mais vivre mon célibat comme une phase de transformation et de préparation pour l'après. Donc, du coup, je suis actrice aussi.
Voilà, plus active et plus... Donc, on est acteur, on prend sa vie en main, on n'est pas en position d'attente, en pause où il ne se passe rien et on... C'est la catastrophe.
Ou en victime de la vie. Je comprends qu'on puisse ressentir ça à un moment donné, mais c'est pas productif. C'est-à-dire que c'est une phase aussi, on peut se sentir victime de ce qui nous arrive si on ne l'a pas consciemment, en tout cas, choisi. Mais ensuite, ce qui est important, c'est de pouvoir passer à la phase d'après, se poser des bonnes questions et du coup, découvrir qu'on peut En étant dans ce processus de questionnement, en étant dans ce processus de célibat conscient, on est acteur de sa vie et on se donne toutes les chances de pouvoir vivre quelque chose de différent pour l'après ou en tout cas quelque chose qui correspond vraiment à qui nous sommes, à nos valeurs, à notre sensibilité, à ce qu'on a envie de vivre.
Oui, parce que je vais enchaîner avec la partie de la solitude dont tu parles. À un moment donné, toi tu dis que c'est une fidèle initiatrice. Moi je suis d'accord, parce qu'en fait, souvent on est en couple, amoureux, mais on ne se connaît pas soi-même très bien finalement, c'est ce qu'on voit beaucoup actuellement et je pense que ça vous parlera, mes très chers auditeurs. Et donc c'est quand même une étape, un cycle, mais une étape de vie, parce que tu parles du pourquoi moi, et donc après il y a des étapes qui vont devoir être dépassées, on va en parler, mais cette étape de solitude, alors choisie ou non, est quand même initiatrice parce que, à un moment donné, À un moment donné, ça renvoie à qui je suis, c'est ce que tu marques dans le livre. Mieux se connaître permet finalement de mieux se préparer peut-être à la prochaine rencontre.
Oui, si je ne sais pas qui je suis, mes choix ne seront pas les mêmes. Dans le couple que l'on forme, l'autre nous renvoie des parties de nous-mêmes dont on n'avait pas forcément conscience et on renvoie aussi des parties de lui-même dont il n'avait pas conscience jusque-là. Et c'est en ça que le couple est un formidable espace de travail sur soi, d'évolution. Mais si on ne se connaît pas soi-même, nos choix de cet autre ne vont pas être les bons.
C'est biaisé en fait.
C'est biaisé, et souvent les gens se cherchent à travers les autres.
Et oui, c'est pour ça que je te parle de ce sujet-là, je trouve que c'est très intéressant, parce que souvent, c'est vraiment dans le regard de l'autre qu'on pense se connaître, mais est-ce qu'on se connaît vraiment soi-même déjà, nous-mêmes, à l'intérieur de nous, seuls ?
Et cette phase de solitude, elle permet de se rencontrer. Mais c'est ce qui fait aussi très peur. C'est-à-dire que nous sommes dans une société qui nous sollicite. On est constamment happé à l'extérieur de nous-mêmes. Et la solitude ramène à soi, c'est-à-dire qu'on est moins sollicité par des informations environnantes, ne serait-ce qu'au niveau sensoriel, le fait d'être seul, il y a moins de stimulation externe et donc on va tout d'un coup prendre conscience ou un peu plus conscience de ce qu'on ressent à l'intérieur, ne serait-ce qu'au niveau vraiment corporel, sensitif, voire émotionnel. Et ça peut aussi faire peur parce qu'on n'est pas habitué, parce qu'on n'a pas été éduqué comme ça ou parce que ce n'est pas dans nos habitudes. Et c'est pourtant dans des moments de solitude qu'on peut être amené à prendre conscience de ce qui nous habite. Donc il y a des personnes qui ont par exemple une problématique d'abandon qui vont ressentir le vide de l'abandon. C'est-à-dire le vide de l'abandon va s'activer et c'est là qu'un travail sur soi est nécessaire. Et quand on a guéri certaines blessures, on s'aperçoit que la solitude peut être non pas sombre mais lumineuse. Et c'est quand nous apprécions d'être seuls avec nous-mêmes que l'on a l'information, en fait, qu'il y a un commencement de réconciliation avec soi-même. Quand nous avons peur d'être seuls avec nous-mêmes, c'est que nous sommes séparés de nous-mêmes, c'est que nous-mêmes est un inconnu, une inconnue, et qu'il y a éventuellement un vide, mais c'est le vide de la méconnaissance de soi. Et quand on a fait un travail sur soi, la solitude est même savoureuse parce qu'elle nous permet de nous recharger, elle nous permet de faire le point, elle nous permet de faire une pause, elle nous permet de nous reconnecter à nous-mêmes. Et donc c'est pour ça que je parle du... de la solitude sombre qui est celle où on va être en contact avec nos blessures et ça, ça nous fait peur et pourtant il faut traverser ça, accompagné d'un professionnel bien sûr parce que sinon ça peut être très angoissant. Et la solitude lumineuse qui est celle où on est en paix avec nous-mêmes. Et quand on est en paix avec soi-même, on ne va pas interagir de la même façon. Et on a d'autres types de rencontres aussi, moi je pense que vraiment il y a quelque chose qui se modifie à l'intérieur de soi et donc à l'extérieur de soi.
Oui parce que tout part de soi donc forcément après notre environnement va se modifier en fonction de ce qu'on a modifié en nous finalement.
Voilà, exactement, c'est primordial.
Non mais c'est très intéressant, il y a tout un chapitre sur le célibat, une solitude nécessaire, je suis complètement d'accord. Mais ça fait très peur dans notre société effectivement et je pense que c'est important d'en parler aujourd'hui dans l'émission parce que quand on comprendra que la solitude finalement est quand même le point de départ de beaucoup de choses après, on comprend bien dans le livre, après tu nous parles des différents profils d'amoureuse etc. C'est très très intéressant. Moi j'avais envie de parler également de la reproduction du modèle parental. On parle un petit peu, enfin t'en parles beaucoup à un moment donné. Il y a ce modèle parental, il y a aussi le love remake, c'est-à-dire on reproduit etc. Est-ce qu'il n'y a pas quelque chose à comprendre entre chaque relation, entre chaque rencontre finalement ? Parce qu'on évolue et avec la personne, on évolue nous-mêmes. Le modèle parental a quel impact sur notre vie amoureuse finalement ?
Ce qu'on aura vu de nos parents, le couple qu'ils auront formé, sera une référence pour nous. Les phases aussi qu'ils vont traverser vont faire partie de cette grille de départ, c'est-à-dire qu'il y a des parents qui restent ensemble toute leur vie, mais on sait en tant qu'enfants et adolescents qu'ils ne s'aiment plus, par exemple, et qu'ils restent à cause de nous, donc ça se travaille aussi. Il y a des parents qui se séparent quand on est enfant, donc on a la phase où nos parents sont ensemble et puis ensuite ils ne sont plus ensemble et en fonction de ce qu'ils vont nous dire, on va interpréter différentes choses. Donc il y a ce qu'on voit, ce qu'on vit et ça va créer une forme de première grille de lecture Et on va ensuite construire nos relations en fonction d'un certain nombre de croyances. Et ces croyances viennent de ce que l'on aura vécu ou vu de nos parents ou de nos grands-parents. Donc l'amour vécu par nos grands-parents, par nos parents, vont être une forme de référence concernant l'amour. Et nos choix vont être influencés par ça jusqu'à ce qu'on en prenne conscience. Ensuite, la répétition de ce que l'on va vivre va ancrer, le love remake va creuser encore plus le sillon de certaines croyances. Et donc quand j'accompagne des personnes sur leur biographie amoureuse, je commence par les interroger sur quelle a été l'expérience précédente, celle qui vient de se terminer.
Posez-vous ces questions mes très chers auditeurs, ça va beaucoup vous aider.
La première relation, la toute première fois. Et puis ensuite j'interroge sur qu'est-ce qui s'est passé entre la toute première fois et la toute dernière fois. C'est là qu'on peut voir s'il y a du love remix, c'est-à-dire est-ce qu'on vit souvent les mêmes types d'histoires ou est-ce qu'on rencontre souvent les mêmes types de personnes ? Je veux dire pas forcément, je rencontre toujours des bruns aux yeux bleus parce que c'est mon type physique, mais un profil psychologique. Avec des comportements, des mécaniques relationnelles, de communication, etc. Et ensuite, je remonte avec la personne. Quels ont été les couples que cette personne a vus ? Oncle, tante, grands-parents, parents, etc. Et là, commencent à devenir de plus en plus clairs les références sur l'amour qu'à la personne. Et on découvre qu'il y a forcément des liens. Après, il y a aussi ce que l'on a vécu avec nos parents, la qualité de lien, la non qualité de lien. Ce qu'eux ont tissé entre eux, mais ce qu'eux ont tissé avec nous. Toutes les formes d'amour, les qualités relationnelles ou pas de qualité. Tout ça, ça va jouer sur notre façon d'interagir avec l'autre et bien entendu encore plus au niveau amoureux. C'est là qu'on va découvrir s'il y a de la dépendance affective ou s'il y a de la phobie de l'engagement ou bien lorsqu'on est persuadé qu'on n'a pas le droit à l'amour. Il y a aussi si on a une relation fusionnelle avec un des parents, comme par hasard, on va toujours rencontrer des personnes avec qui des amoureux ou des amoureuses avec qui ça ne pourra jamais se passer, comme ça on garde toujours le lien fusionnel avec un des parents. Il y a plein de tiroirs à aller ouvrir et de découvrir comment tout ça s'est tissé, comment je me suis construite au niveau relationnel, quelles sont mes croyances sur l'amour, et tout ça va expliquer mes choix. Et quand j'en prends conscience, je peux du coup, en étant consciente, réorienter mon avis à ajuster. C'est une question de choix finalement. Oui, plus je suis consciente, plus je suis libre. Parce que plus je suis consciente, plus je peux choisir. Moins je suis consciente, moins je suis consciente. Moi je choisis, je vais vers...
On se laisse attirer par ce qui se passe à l'extérieur, c'est ce que tu disais en début d'émission.
Et par notre inconscient, qui nous pousse à faire tel et tel choix. Et quand on passe en mode conscience, c'est là que ça s'élargit, que le champ des possibles est beaucoup plus large, et pour moi c'est là que se trouve notamment, pas seulement, la liberté.
Complètement. Alors justement, moi je vais enchaîner dans la cinquième partie du livre, donc c'est vraiment se préparer à la rencontre, après on va passer à la rencontre, très chers auditeurs, n'inquiétez pas. Mais tu parles dans le chapitre 1 de cette partie-là, d'accepter d'être impuissante face au destin. J'ai beaucoup aimé parce que l'acceptation est quand même une immense clé, comme toujours, mais là aussi en fait. Accepter ce qu'on a vécu, accepter ce qui s'est passé, ce qu'on est finalement dans l'instant présent, ce qu'on disait tout à l'heure. Au niveau de cette impuissance face au destin, tu parles d'en finir avec la lutte et accepter, on en a parlé un petit peu tout à l'heure, mais moi j'avais envie de creuser un petit peu là-dessus parce que c'est quand même explorer son inconscience et tout ce qu'on vient de dire. Renoncer à l'illusion de toute puissance. Bon après on a un petit exemple sur Irène ou la fin de sa colère. Cette illusion là, c'est quoi ?
Je pense qu'elle vient de notre société consumériste et nous sommes dans une société de consommation. Nos moyens de télécommunication font que dès que j'ai besoin d'un truc, j'ai une appli pour ça.
Même pour l'amour.
J'ai besoin, j'ai envie de sushis, j'ai une application pour les sushis, j'ai envie d'un mec ou d'une nana et j'ai une application pour ça. Donc en fait, dès que je veux quelque chose, j'ai qu'à appuyer sur un clic. je fais un clic et j'obtiens. Et quand j'en ai marre, je jette. Donc, ce sont des formidables outils de communication, mais en même temps, ça fausse aussi notre rapport au monde et notre rapport aux autres. De plus, nous sommes dans une société consumériste, c'est-à-dire si j'ai besoin d'un truc et que j'ai les moyens financiers, je peux l'obtenir. Et ceci fausse notre rapport au monde et moi je vois émerger depuis un certain nombre d'années, ce qui n'était pas le cas quand j'ai commencé, le cabinet psychothérapie est une formidable fenêtre sur la société. Je vois évoluer en fait la société au travers des témoignages des personnes, de leurs souffrances et aussi de leurs mécanismes de pensée et d'action. Et donc je vois des personnes qui souffrent de leur ceiba parce qu'ils le vivent comme quelque chose qu'ils subissent et ils sont dans une frustration de ne pas pouvoir rencontrer alors qu'ils ont décidé de rencontrer. Et donc il y a une forme de colère comme ça, de frustration totalement pas gérée. Mais je comprends pas, je veux rencontrer quelqu'un, mais ça ne se produit pas.
Je suis prête, je vois très bien.
Et donc ça crée vraiment des énergies internes qui sont absolument pas productives. Et moi je vais vraiment les accompagner, et c'est ce que j'ai voulu transmettre dans ce livre, sur la notion qu'on a des désirs, mais il y a la vie. Il y a aussi tout ce qu'on ne maîtrise pas. C'est aussi merveilleux parce que c'est le mystère de la vie. C'est aussi comme ça qu'il y a des surprises dans l'existence qui nous arrivent et c'est génial et on s'émerveille. Il faut absolument maintenir cet émerveillement. Mais si je suis dans je veux, j'obtiens et ça en fait qui est de l'ordre du contrôle, c'est-à-dire je me donne l'illusion, je contrôle ma vie.
Le.
Bonheur, à mon avis, ne se situe pas là. Il se situe plutôt dans le fait que la vie décide. Moi aussi, je décide de certaines choses, mais je ne suis pas seule décisionnaire et il y a des choses qui m'échappent. Et je dois, pour mon bien-être intérieur, accepter qu'il y ait des choses qui m'échappent, qu'il y ait un timing de vie aussi qui m'échappe, que je ne sais pas ce qui va se passer demain.
C'est ça l'initiation en soi finalement dont tu parles au début du livre avec les cycles. C'est que ça va venir nous chercher sur quelque chose en nous, et le temps qu'il va falloir pour aller venir toucher et libérer ça par exemple, c'est le timing qui nous remet en perspective les choses de ce qu'il y a en nous. Qu'on voit une autre dimension de nous-mêmes grâce à ce temps-là qui est passé. S'il n'était pas passé, on n'aurait pas vu ça de ce qu'il y a en nous, peut-être.
Le temps est un de mes sujets obsessionnels. Je dois bien l'avouer. Merci de mentionner la notion de temps, parce que je trouve que, justement, dans cette société de consommation, cette société de rapidité, les gens ne supportent plus d'avoir du temps. Parce que ça crée un vide. Et pourtant, en effet, la dimension initiatique ne peut être active et opérante qu'en se donnant du temps. Et je vois...
Dans ce vide qui est un espace, finalement, d'exploration.
Exactement. Et c'est là où je vois des personnes qui arrivent en cabinet et qui veulent tout de suite.
Ils ont pris rendez-vous.
Allez mieux. Mais maintenant, quoi. Tout de suite, tout de suite, tout de suite. Et pourtant, Il est nécessaire que ces personnes-là prennent le temps de se découvrir, de comprendre. Se laisse le temps aussi qu'il se passe des choses entre les séances de travail sur eux-mêmes, que la magie puisse opérer. La magie ne peut pas opérer s'il n'y a pas l'espace-temps.
Il faut lui laisser de l'espace, cet espace qui va permettre que ça arrive. Oui, tu dis de s'ouvrir au monde et vivre avant tout en fait, se libérer de la pression sociale, avoir l'audace d'aller dans l'inconnu. pour vivre sereinement l'incroyable, j'aime bien accepter l'inattendu, c'est vraiment vivre sereinement l'incroyable, accueillir la surprise parce que finalement on a envie d'être surpris mais en fait on n'en a vraiment envie peut-être pas puisqu'on est dans le contrôle. T'as parlé du contrôle, moi j'aime bien aussi la notion de contrôle parce que des fois on ne se rend pas compte qu'on est dans le contrôle, non ?
Absolument, tout à fait. C'est ce que je disais tout à l'heure par rapport au fonctionnement de notre société, c'est-à-dire qu'on est amené à être dans le contrôle même sans l'apercevoir parce que notre société fonctionne de plus en plus avec cette immédiaté. Donc immédiatement je veux un truc et je dois pouvoir l'obtenir. Forcément, ça entraîne cette notion de contrôle et nous échappe cette posture qui est que prendre son temps, accepter de recevoir, se laisser surprendre. Par exemple, dans mes animations de groupe, je me rends compte qu'il y a des personnes pour qui c'est extrêmement difficile. Quand je dis, par exemple, au démarrage d'un accompagnement de groupe, je leur dis, n'oubliez pas une chose importante. c'est de vous laisser surprendre par ce qui va se passer et on ne sait pas ce qui va se passer. Mais c'est super flippant quand on a l'habitude de contrôler et puis quand on a peur de se rencontrer et pourtant... Quand on commence à apprivoiser ça et que la peur disparaît, c'est là qu'il y a quelque chose qui lâche, on se détend, et du coup on peut recevoir des informations, qu'elles viennent de nous-mêmes en interne, de notre inconscient, ou qu'elles viennent de la vie, de l'environnement. Et cette réceptivité, cette disponibilité, pour moi c'est vraiment un art. et un art de vivre. Et il y a une paix qui forcément s'installe aussi, de facto. Mais c'est tout un cheminement pour y arriver. Mais je suis convaincue que pour notre bonheur et notre bien-être, nous devons prendre soin de ces notions de réceptivité, de temps, de connaissance de soi, parce que nous sommes dans cette vie où tout va très vite. D'ailleurs, tout le monde le dit, la perception temporelle n'est plus la même, on a l'impression que tout va vachement vite, on voit plus passer le temps, parce.
Que... D'où prendre des temps pour soi, justement, pour ralentir cette impression que le temps va vite. Je pense que c'est illusoire là aussi. C'est nous qui allons vite en fait.
On est bombardés d'informations.
C'est nous qui voulons bien prendre tout ça. Exactement. C'est très intéressant. Alors, on va en venir à la rencontre. Tu dis qu'il faut quand même laisser une place pour un homme.
Quand même, oui.
On parlait d'espace il y a deux secondes, donc parlons de place, espace, place, parce que c'est quand même important là aussi. Moi j'entends souvent, oui mais là je me sens prête, là c'est bon, c'est décidé, voilà. On nous demande de prendre en considération notre libre arbitre, de décider, d'oser, etc. On entend beaucoup ça. Puis il y en a qui disent, ça y est, moi j'ai décidé, voilà, je me suis inscrite sur telle application, ou je sors tous les samedis pour rencontrer quelqu'un. Enfin, tu vois, on sent qu'il y a quand même une action qui est mise en place et c'est super. Donc la personne va s'ouvrir d'une certaine manière des choses qu'elle ne faisait peut-être pas avant, etc. Donc c'est vraiment ce qu'on disait il y a deux secondes, sauver au monde et vivre avant tout. Mais quand même, il y a une petite attente derrière, il y a tout ça. Est-ce qu'on laisse vraiment l'espace et donc la place à la personne qu'on a rencontrée, moi je ne suis pas sûre. Parce qu'en fait, justement ce contrôle fait qu'on... Comment dire ? qu'on va atrophier cette place ou cet espace en pensant de façon illusoire qu'il y a cette place, mais finalement il n'y est pas. Parce que nous on va quand même s'activer à faire plein de choses, sortir, aller voir si on peut trouver quelqu'un sur une application, etc. Mais par contre, encore une fois, on n'a pas cet espace pour nous. à accueillir etc. parce qu'en fait on ne sait pas où on va, c'est ce que tu dis. Donc la place, comment on peut définir cette place ? Comment on sait qu'on a vraiment la place pour quelqu'un finalement ? Ou alors qu'on est dans l'illusion de ça finalement ?
La place, elle peut être occupée par pas mal de monde. En fait, c'est une place dans notre espace psychique. On peut imaginer un paysage et un grand jardin. Notre espace psychique, c'est imaginons un grand jardin. Dans ce jardin, il y a des statues qui sont des symboles de certaines de nos valeurs, de nos origines, de notre transgénérationnelle. Il y a aussi nos ancêtres qui sont là. qui font leur vie, il y a des gens du passé. Et donc cet espace psychique peut être encombré par un certain nombre de personnes. Ça peut être des deuils pas faits, c'est-à-dire des relations amoureuses du passé, qu'on n'a pas digéré.
On croit que oui, mais en fait, non. Voilà.
En fait, non. D'ailleurs, c'est clair. Toutes les personnes que j'accompagne vont dire, ah ben merde, j'ai rêvé de mon ex. OK, travaillons ça. C'est le moment. C'est le moment. Donc, les gens qui reviennent dans nos rêves. c'est qu'il y a quelque chose qu'on a à comprendre, c'est qu'il y a un lien qui n'est pas encore parti. Donc il peut y avoir des relations passées, des deuils. On peut avoir fait le deuil de la personne, mais pas de la relation, par exemple. Donc ça, ça occupe la place.
Tu vois, c'est intéressant de voir un petit peu ces nuances, parce que je pense que dans cette préparation, il y a beaucoup de nuances et de subtilités à prendre en compte.
Absolument.
C'est pour ça que je voulais qu'on en fasse une émission complète. On ne pourra pas tout dire, mais en tout cas on va déjà parler de ça.
Et oui, c'est vrai qu'il y a beaucoup de clichés, il y a beaucoup d'idées toutes faites. Il y a aussi beaucoup de clichés qui sont des concepts de développement personnel mal interprétés. Je travaille souvent là-dessus. J'ai fait deux heures de groupe là-dessus il y a quelques mois. On a fait un formidable travail collectif parce que sont sortis énormément de croyances. mais interprétés, réinterprétés, c'est-à-dire des concepts de développement personnel, voire des concepts de thérapie, des notions psychothérapeutiques du fonctionnement humain, mais réinterprétés et qui bloquent le système en fait, qui modifient nos croyances et qui modifient notre vision de nous, des autres, du monde, de l'amour, etc. Voilà, je ne sais plus où j'en suis. Oui, la place. La place peut être occupée par le deuil de quelqu'un, c'est-à-dire quelqu'un, un ex, auquel on tient encore, ou d'une relation que l'on regrette. La place peut être occupée par une relation fusionnelle avec un parent, comme je le disais précédemment. La place peut être occupée par toute relation fusionnelle ça peut être un ami, un très bon ami, une amie, une sœur, un père, une mère, des personnes qui ne sont pas dans le paysage à la bonne place, pour reprendre l'image du jardin. Et donc il y a un travail à faire sur ces... ces relations. Et il y a un tri à faire avec le passé. Donc, il faut laisser de la place pour pouvoir laisser rentrer quelqu'un. Et en effet, on peut décider, comme tu le disais tout à l'heure, et que rien n'arrive parce que la place est encombrée par un certain nombre de choses. Des choses du passé que l'on ne laisse pas partir, des croyances, des relations fusionnelles.
C'est vrai que, je vous entends d'ici, mes très chers auditeurs, on a dit, enfin on s'en sort jamais. Il y a toujours, c'est vrai, un petit détail dans une vie. Il y a beaucoup de détails subtils comme ça, qui ne sont pas laissés au hasard. Et c'est important, justement, d'aller voir des choses qu'on ne voit plus, en fait, je pense, ce que tu es en train de dire. Et cet espace fait qu'on va arriver à prendre du recul ou faire un pas de côté, voir sous un autre angle La situation, notre situation, c'est difficile de le faire pour soi tout seul, c'est pour ça qu'il faut être accompagné effectivement, parce que ça va permettre de mettre en lumière des choses qui sont en fait dans l'ombre, mais on n'a pas vu que c'était dans l'ombre.
C'est comme le plan du métro. Si on est nés dessus, on n'arrive pas à trouver la station que l'on cherche. Et si on fait deux pas ou trois pas en arrière, ou bien que quelqu'un arrive derrière nous, tout de suite, cette personne va trouver ce qu'on cherche. Parce qu'on est trop près. Et j'entends souvent des personnes qui arrivent dans mon cabinet qui disent, j'ai fait tout un travail sur moi. Et je pose toujours la question en disant, mais accompagnée ou seule ? Seule. Et donc, Ok, il y a eu des prises de conscience suivant... Oui, on.
A un énorme inconscient tellement énorme...
C'est impossible d'aller regarder dans certains espaces même qui nous font peur, où il y a des souffrances, des douleurs, donc nos mécanismes de résistance... Il y a un système automatique qui nous protège de ce qui nous fait peur ou de ce qui nous fait mal, mais si on est accompagné par quelqu'un, on va pouvoir aller regarder et les informations vont commencer à émerger. De toute façon, moi je suis convaincue que cette initiation de la connaissance de soi, elle se fait avec l'autre. Que le lien, la relation, c'est la clé de tout. Je suis d'accord.
Ça on en parlera dans une prochaine émission. Alors, j'ai noté quelques petites choses, on va bientôt terminer, mais... Dans le livre, on arrive quand même à voir toutes ces étapes, comment bien vivre cette étape de vie du célibat, comment ne pas reproduire les mêmes erreurs, ça on en a parlé un petit peu aussi, comment rencontrer un autre type d'homme ou de femme, bon là il est destiné aux femmes mais on est d'accord que tout... On ne va pas en parler aujourd'hui, mais les hommes aussi ont besoin de retrouver leur place. C'est dur, la femme a beaucoup évolué ces dernières années, donc c'est ni simple pour les uns, je pense, ni simple pour les autres. Donc il y a tout ça, il y a beaucoup de choses que j'ai. Il y a comment garder espoir et croire encore à l'amour. Moi j'aimerais qu'on parle de ça, parce qu'on a parlé de comment bien vivre le temps qui passe, de plus avoir peur d'aimer, de souffrir, mais comment garder espoir et croire encore à l'amour ? Ça, ça serait bien pour terminer l'émission d'en parler quand même, parce que la rencontre, tu dis qu'il y a l'indispensable cristallisation, tu en parles dans le livre, je ne vais pas tout dévoiler, mais voilà, comment croire encore à l'amour ?
J'ai eu envie d'écrire sur la notion d'espoir et croire encore à l'amour parce que j'ai constaté qu'il y avait beaucoup de personnes qui avaient renoncé à l'amour, c'est-à-dire, c'est pas pour moi, c'est pour les autres. C'est complètement en lien avec l'amour de soi. C'est le sentiment qu'on ne mérite pas. Les autres sont mieux que moi. Eux, ils y ont droit. Mais moi, je suis pas assez bien. Moi, je suis de ceux qui n'ont pas de chance. Moi, je suis de ceux qui sont punis. Enfin, voilà. Et ça, ce sont totalement des croyances limitantes. On est bien d'accord.
C'est encore une fois prendre sa responsabilité vis-à-vis de soi-même, par amour de soi justement.
Exactement. S'aimer soi-même, c'est prendre conscience que, comme tout être sur terre, nous avons droit, c'est même pas un droit, c'est notre destinée, on est là pour ça, d'être aimé et d'aimer. Sauf que l'amour arrive par surprise. On en revient à oser se laisser surtout. On ne sait jamais, mais quelles que soient les rencontres, on ne sait jamais sur qui on va tomber, si je puis dire. On ne sait jamais ce qu'il va se passer. C'est pour ça que je dis qu'il faut garder espoir, c'est qu'on ne sait jamais ce qu'il va se passer. Et c'est formidable. Alors, ça peut faire peur à certaines personnes, mais en même temps, pour ceux qui sont avec cette perte d'espoir, je pense que c'est extrêmement important de se dire que, moi, c'est ce que je dis aux personnes que j'accompagne, la vie avant tout. Aime-toi, aime la vie et les choses vont se faire.
Oui, parce que quand tu parles de la rencontre, je vous laisserai découvrir dans le livre, je vais mettre le lien bien entendu pour vous le commander, sur la partie de la rencontre, tu parles de l'indispensable cristallisation, là je viens de le dire, ne pas confondre enthousiasme et précipitation, tout ce qui est troubles de confiance, etc. J'ai bien aimé aussi les risques du no limit, c'est quelque chose que j'aime bien parce que on croit que c'est nos limites, mais en fait il y a des limites, c'est le respect de soi finalement derrière. Et puis tu parles de l'homme différent, cette perspective du bonheur d'un homme différent, avec différents types d'hommes, vous découvrirez. Moi, ça m'a interpellée à un homme différent parce que, en fait, notre société est quand même une société d'images et de stéréotypes, etc. Nous-mêmes, nous avons une image de nous-mêmes spécifique. Et donc, d'envisager de rencontrer quelqu'un de différent de ce qu'on a toujours voulu, comme le prince et la princesse, ou... On va découvrir quelqu'un qui n'aura peut-être pas physiquement en termes d'image ce qui va aller avec nous, mais par contre dans son cœur, dans sa puissance intérieure, dans son empreinte à cette personne, à cet homme différent par exemple, si on prend cet exemple-là. L'image est finalement bien après tout ça, parce qu'en fait la puissance d'une rencontre, je pense, c'est de se reconnaître en l'autre et d'avoir comme un puzzle, tu sais, d'alchimiser un petit peu chacun son empreinte finalement, et de découvrir de la beauté en quelqu'un, mais pas que par l'extérieur en fait, pas que par l'image.
L'homme autre est aussi un homme qui va être différent de ceux que j'aurais rencontré en termes de fonctionnement relationnel, communicationnel et... et j'ai perdu le mot. Donc ce sera de toute façon, moi j'invite toujours les personnes, c'est-à-dire qu'en fait on va pouvoir trouver qui est l'homme autre si on a compris notre love remake. Si je connais mon système de répétition, c'est-à-dire quels sont, qu'est-ce qui se répète en termes de relations, qu'est-ce qui se répète en termes de rencontres, c'est-à-dire quel type de personnes je rencontre fréquemment, quel profil psychologique, Quel serait un homme autre ? C'est-à-dire un homme qui ne soit pas du même moule que ceux que j'ai rencontrés auparavant qui, eux, proviennent aussi de mes névroses, du contenu de mon inconscient, de mes croyances limitantes, de mes traumas, etc. Quel va être cet homme autre qui va correspondre à celle que je suis devenue ? à celle qui a guéri ses blessures, à cette femme qui est connectée à son pouvoir de femme, celle qui est connectée à son pouvoir créateur, celle qui est véritablement en connexion avec elle-même, qui est en paix avec elle-même et qui savoure sa liberté et qui n'est plus dépendante de l'idée de rencontrer quelqu'un.
C'est réveiller sa puissance intérieure un peu, finalement.
C'est complètement réveiller sa puissance intérieure et être libre. C'est-à-dire que les personnes qui souffrent de célibat et qui veulent absolument rencontrer sont dépendantes déjà de quelqu'un qu'elles n'ont pas encore rencontré.
Ils sont dans le futur en fait, c'est pour ça qu'on parlait d'instant présent tout à l'heure.
Exactement, et du coup dans cet instant présent on crée cet espace-temps qui se rallonge, cet espace, et on est vraiment connecté à soi, et il n'y a plus cette dépendance à l'idée de rencontrer quelqu'un d'idéal, mais on savoure sa liberté, sa liberté de femme, et donc, du coup, en effet, sa puissance. Et c'est là qu'on va être alignés et dans un... une façon de relationner avec le monde et les autres qui va être très constructive.
Voilà. Je pense que ça peut être un bon conseil pour garder le sourire, le smile quand on est célibataire.
Oui, absolument.
Voilà, de rester ouverte. Alors très bien. Géraldine, j'aimerais qu'on parle de ton actualité, parce que c'est très très en lien avec cet ouvrage, Le Grand Amour, se préparer à la rencontre, aux éditions Odile Jacob, qui est donc disponible. Vous pouvez vous empresser de cliquer dessus pour toutes les célibataires. Tu as une actualité qui arrive là dans quelques jours. Tu vas avoir la réédition des 50 exercices pour sortir de la dépendance affective qui sortira en librairie et bien sûr sur internet, etc. le 26 mars 2020, le 26 mars prochain. et je suis heureuse de vous l'annoncer en exclusivité aujourd'hui parce que ça va très très bien avec le livre puisqu'il y a beaucoup de dépendance affective de nos jours. Et ces 50 exercices sont vraiment très intéressants donc je vous inviterai à les découvrir aux éditions Erroll. On peut retrouver Géraldine sur son site geraldineprevotgigant.com avec ses autres ouvrages, avec ses ateliers, avec les groupes de paroles pour les femmes. C'est juste merveilleux et magnifique tout ce que tu nous proposes. Merci beaucoup. Et puis bien sûr sur ses réseaux sociaux à son nom. Je te remercie vraiment Géraldine d'être venue nous parler d'amour aujourd'hui. Vous nous direz quand est-ce que la rencontre a eu lieu mes très chers auditeurs. J'ai envie de connaître la suite nous aussi. Et puis pour finir l'émission, J'avais envie de vous poser la question. N'est-ce pas l'opportunité d'entrer en relation avec soi comme jamais auparavant ? C'est ce que tu marques dans le livre et j'avais envie de finir là-dessus. Posez-vous la question. Passez une bonne fin de journée. A très bientôt. Merci Géraldine.
Merci à toi Valérie. Réveille-toi, l'émission qui reconnecte à l'essentiel, présentée par Valérie Karchi, coach artiste de l'âme et conférencière, fondatrice de Wake Up and Smile.
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