Les Pouvoirs de l'Espoir - Vent Positif - Cnews

French TV talk-show episode ('Vent Positif' on CNews) centered on the theme of hope. Segments include a philosophical/practical interview with Géraldine Prévost-Gigant (book: 'Les pouvoirs de l'espoir') about self-knowledge, meditation, nature, and social ties as sources of hope; a report by Mathieu Riva on creative municipal initiatives that revitalize small rural communes (Trémargat: ~200 residents, 19 farms; Puy-Saint-André: SEM/ASSEV photovoltaic project; Grenoble: shared gardens, transport policies); and a segment with Elske Mielke explaining reflexology plantar techniques (point starter in the foot, rein meridian) as ways to restore physical and psychological balance.
Questions this video answers
Approximately 200.
19 farms.
A mixed-economy company (SEM) referred to as ASSEV for local photovoltaic production.
Vent positif, une émission, une intention, et ce qui vous emporte. Mais comment trouver ce vent positif ? Eh bien, il faut avoir la notion de l'espoir, nous verrons cela dans quelques instants. Nous aurons aussi les secrets de bien entamer la journée, de bien s'inscrire dans l'existence, être dans la vie du bon pied, avec la réflexologie plantaire Elske Mielke. Et puis, n'oubliez pas qu'aujourd'hui, les maires sont là bien ronchons, ils n'ont plus assez d'argent. Et bien pour autant, certains sont capables de réussir de véritables prodiges. Ils ont un génie créateur. Les maires qui changent tout. Nous verrons cela avec Mathieu Riva. Mais tout de suite, l'espoir. C'est beau comme ça, l'espoir, mais si je me fie en vous lisant entre les lignes, il y en a un qui a dit que l'espoir, c'est une vertu d'esclave.
Nombreux sont les philosophes qui ne sont pas très friands de l'espoir puisqu'ils nous disent qu'il n'est pas bon d'espérer puisqu'on sera forcément déçu. Je prouve le contraire.
Il n'en reste pas moins que l'espoir, il faut savoir bien le placer parce que sinon, effectivement, on s'expose à la déception. Elle est même programmée à ce moment-là. À un moment donné, vous parlez de Gatsby, ce roman que j'espère beaucoup ont lu où le héros est à la recherche de l'amour perdu, non pas du temps perdu, mais ça devient un temps perdu parce que malheureusement c'est un amour impossible à reconquérir. Mais il fait tout et ne pense qu'à ça, c'est une obsession. Donc c'est une mauvaise mise.
Lorsque l'espoir est obsessif, lorsqu'on est obsédé par ce que l'on veut avoir et qui n'arrive jamais, lorsqu'on mise tout sur le futur, on perd forcément. On perd son temps et on est forcément déçu. Donc il y a une manière d'espérer avec sagesse et justesse.
Voilà, mais comme vous dites, parce que sinon on est bien d'accord, l'espoir est en connivence avec le futur. Ce sont deux compagnons qui sont inséparables. Il ne peut pas y avoir d'espoir sans futur.
On projette sur le futur, on imagine notre futur, dans la mesure du possible on visualise notre futur, mais il est indispensable de pouvoir être en accord avec notre présence, ce qui n'est pas toujours facile lorsqu'on traverse des périodes difficiles et douloureuses.
On est d'accord, que de tracas, que d'emmerdes qui vous tombent, qui sont là, qui vous crochent, comment s'en débarrasser ? Alors l'un des premiers éléments, Géraldine Prévost-Gigant, vous l'évoquez très clairement dans votre ouvrage, c'est déjà de savoir qui on est. Parce qu'en fonction de ce que l'on est, gringalet comme je suis, je ne serai jamais champion du monde d'haltérophilie, même en travaillant tous les jours. Donc il faut d'abord partir à ce tâtonnement de soi, de façon empirique, se découvrir, avoir un vague portrait, même si ce n'est pas une connaissance absolue.
L'introspection, la connaissance de soi et le fait de connaître aussi quelles sont nos ressources intérieures, c'est-à-dire des qualités que nous avons et que nous ne connaissons pas forcément, le fait de connaître aussi certaines de nos fragilités et de les accepter. Cette exploration de soi va nous permettre de trouver une assise et des points d'appui lorsque, dans la vie, on rencontre des moments où c'est un véritable tremblement de terre. Il y a donc des bases à l'intérieur que l'on peut découvrir et en les connaissant, on s'appuie dessus.
Alors, pour trouver les bases, il y a un temps de pause. Le temps de pause, pour moi, un petit thé ?
Ah bah oui, j'adore ça !
Ah, petit Jasmin, regardez-moi ça ! Voilà, allez-y !
C'est ma drogue !
Bon, très bien. Alors, il y a quand même une notion. Certains ne se sentent jamais très bien dans leur peau. Or, vous dites, il faut s'aimer un minimum pour pouvoir nourrir l'espoir. Alors, comment ? Si quand je me regarde dans la glace, je me dis avec la tête que tu as, tu ne vas pas faire grand chose dans la vie, est-ce que je peux arriver à me créer un phare psychologique, phare FARD, de telle sorte que je me prenne en considération positive ? Comment on fait par rapport à ça ?
L'amour de soi, c'est un très long travail qui peut durer peut-être toute notre vie, on n'en a jamais fini. Mais on peut déjà commencer avec des bases solides qui passent par la connaissance de soi comme on l'a vu à l'instant.
— C'est-à-dire qu'éventuellement, je prends un bout de papier et je me dis, allez, objectivement, devant mon petit thé, quels sont les points qui pourraient être des points d'envieux pour les autres ?
— Absolument. Par exemple... — Voilà.
En faisant attention, parce que quand on est envieux, ça ne nous rajeunit guère. Donc c'est d'essayer de voir, de dire, allez, mais si, il y a obligatoirement quelque chose de positif chez toi.
Mais c'est aussi au quotidien, par exemple, le nombre de fois où on va se juger, le nombre de fois où on va s'affubler de petits noms d'oiseaux pas très sympathiques. Il y a un dialogue à l'intérieur de nous.
Voilà, osons les expressions qui viennent comme ça. Ah, quel con !
Exactement.
Bon, et bien, là, c'est j'ai pas bien fait. Mais on ne se traite pas de ça.
Où j'ai fait ce que j'ai pu avec ce que j'avais à ce moment-là. Ça, c'est encore mieux. Donc, il y a une relation à soi-même qui peut s'affiner et ça nécessite d'avoir une écoute de soi-même, de changer le regard que nous avons sur nous-mêmes, de prendre en considération ce que les gens vont nous dire également, parce que c'est parfois difficile pour certaines personnes d'accueillir les compliments, d'accepter, d'avoir des retours positifs. Donc, de les prendre en considération et de les intégrer.
Il n'en reste pas moins, Géraldine Prévost-Gigant, que parfois, le destin, il est assez vachard. Il est là, il vous fait un énorme croche-pied et vous êtes devant un monde qui semble en capilotade complète et rien pour vous accrocher. Comment, dans ces instants-là, on peut réussir à repérer cette petite graine d'espoir que l'on va faire germer. Qu'est-ce que l'on fait à ce moment-là ? On essaie de faire d'abord de grandes respirations, on va faire bientôt, on va inviter Christophe André à voir un travail de méditation, c'est ça ?
Ça aide forcément, la méditation nous reconnecte à nous-mêmes, mais dans des moments très douloureux, il peut y avoir des charges émotionnelles qui rendent difficile la pratique de la méditation. Donc il y a des actions à mener, marcher dans la forêt si on en a eu ?
La marche, on ne le dit jamais, c'est parce que, bon, moi j'aime pas le sport, vous me dites que si je me lève ça ira mieux. L'un des éléments, et d'ailleurs qui nous a placés devant notre premier défi, faut jamais oublier qu'au départ on est là, tout larmoyant, à hurler, et puis un jour on va essayer de devenir bipède. Devenir bipède, c'est la plus belle aventure que nous vivrons tous. Ça va nous coûter cher, on tombe, on a des gnons, on hurle, et pourtant rien ne nous arrête, on finira par être debout sur nos deux pattes.
C'est exactement ce qui nous arrive régulièrement dans la vie puisqu'on passe par des phases et il y a des moments où on est à nouveau à genoux. Et c'est là où on a besoin de trouver cette lumière qui nous permet de remonter, de refaire surface.
Donc là, d'aller dans les bois et de chercher à travers une sorte d'errance qui peuvent sembler vaines, de bien exorbiter et de repérer ce rayon de soleil, ce petit piaf qui chante, etc.
La contemplation de la vie, la contemplation de l'existence, de la nature, nous permet de nous extraire de nous-mêmes mais de la bonne façon, c'est-à-dire qu'en contemplant la nature, je vais donc Avoir une distanciation sur ce que je suis en train de vivre émotionnellement, qui est chargé, et la beauté, ça peut être aussi des tableaux, on peut aller aussi...
Un très beau livre, prendre un García Márquez, prendre un Céline, tant d'écrier, mais Céline, c'est l'amplitude de la phrase, c'est cette musique qui vient vous toucher l'âme. Et là, j'en reviens à cette notion d'épicure, parce que souvent on dit « Ah, t'es un épicurien, ça veut dire qu'on fait bon bosse », non, que nenni ! épicure c'était savoir se ravir d'un grain de blé donc d'un petit rien et ça c'est essentiel et donc de le noter sur un cahier là aussi donc savoir marcher on pourrait retenir ça savoir marcher savoir avoir un cahier un papier et noter ces moments merveilleux ces moments.
Merveilleux et s'entourer c'est à dire ne pas hésiter à parler avec ses amis car l'espoir vient dans ces moments où on est vraiment, vraiment en train de toucher le fond. L'espoir vient aussi de ces petites phrases transmises par nos amis, par les personnes que l'on aime, par les personnes proches.
Il faut faire attention parce que parfois il y a aussi dans l'entourage ceux qui disent alors on entre dans une sorte de compassion qui devient une véritable désespoir. Comme je te plains. Comment tu vas faire mon pauvre gars ? Comment tu vas faire ? Il faut faire attention ! Vous en parlez d'ailleurs des lois de l'entourage et des lois du transgénérationnel.
Transgénérationnel avec toutes ces croyances que l'on peut avoir sur la vie et bien entendu certains amis ne s'étant pas dégagés de ces croyances limitantes. peuvent avoir tendance à nous communiquer ces visions négatives de l'existence et c'est ce qu'on appelle les projections. Donc en effet, choisir les bons amis, ceux qui ont peut-être déjà accompli un certain chemin, une certaine réflexion, qui ont une vision positive de l'existence et une relation à la vie qui soit positive, lumineuse et dente.
Alors Géraldine Prévost-Gigant, dans ce livre qui s'appelle « Les pouvoirs de l'espoir », vous n'en parlez pas, mais avoir comme référent parfois ceux qui, dans le monde, sont... Moi, il y a un pays qui me fascine, c'est Haïti. Et vous allez à Haïti, il est considéré comme le dernier pays ou l'avant-dernier pays du monde en richesse. Là-bas, ils ont des cabanes qui tiennent à peine debout, ils ont des ajustements, il y a des cyclones, tout leur tombe sur la tête, et dans la rue, ils passent leur temps à chanter.
La connexion à la nature, la connexion à la beauté et puis peut-être aussi un transgénérationnel, une vision de la vie qui se transmet de génération en génération.
Ça veut dire aussi savoir relativiser ?
Absolument, savoir relativiser, poser un regard différent sur notre vie, dans notre société et notamment la société française, l'espoir a peu de place. Et donc, réhabiliter l'espoir, c'est aussi participer à un collectif, à être en harmonie ensemble. C'est-à-dire, c'est une harmonie individuelle et collective. Et donc, s'entourer de beauté, s'entourer des belles choses, plutôt créer le focus sur ce qui est beau. Je ne dis pas être dans une sublimation qui détache du réel.
Non, non.
Absolument pas, absolument pas. C'est ce juste équilibre entre le réel et la beauté, le rêve, ce juste équilibre entre les deux crée une sagesse.
Voilà, et savoir aussi avoir le bon livre sur la table de chouette, ça coûte pas si cher que ça un livre, même on en trouve aujourd'hui sur les bancs de métro ceux qui volontairement les abandonnent, et un bon livre de poésie, même simplement prévert. Prévert, il a la petite touche qui vient vous taquiner le cœur. Merci beaucoup Géraldine Prévost-Gigant. Les pouvoirs de l'espoir chez Odile Jacob, voilà. C'était notre première intervenante. Dans quelques minutes, vous verrez comment, bien si véritablement il n'y a pas ce ressort, c'est peut-être dans vos pieds qu'il se niche, et ce sera avec Elske Milck. Mais en attendant, nous allons avoir une belle démonstration de ce que certains maires dépourvus de finances arrivent à créer. Et ça, c'est avec Mathieu Riva, ses maires qui changent tout.
Mathieu.
Riva, un petit thé ?
— Volontiers.
— Allez, on y va. Soyons fous. Voilà. Alors, les maires, oui, on a vu dans les journaux télévisés, sur CNews, on est toujours à l'affût de l'actualité, ils sont là, ils protestent, on ne va jamais pouvoir y arriver, ce n'est pas possible. Alors vous, vous avez été les rencontrer avant ces mesures gouvernementales, mais ils n'avaient déjà plus grand-chose dans les finances, et pour autant ils réussissent. Non pas des miracles, mais de beaux prodiges.
Oui alors effectivement l'objectif du livre c'est de démontrer en quoi l'échelon communal, l'échelon municipal peut être un échelon intéressant pour changer les choses au niveau du territoire et pourquoi pas ensuite inspirer et s'aimer en fait à différents échelons, que ce soit ensuite au niveau des communautés de communes ou des pays en fait.
Alors on va prendre quelques chapitres de votre ouvrage. on va d'abord aller butiner du côté des petits, ceux qui par définition ne se ressentent pas nantis, puis après on verra une grande ville comme Grenoble. Alors par exemple, si l'on attaque par Trémargat.
Alors à Trémargat, effectivement, c'est un petit village du centre Bretagne, donc à une heure de Saint-Brieuc au sud. Alors eux, ils mènent un certain nombre d'initiatives très intéressantes.
Ils sont combien à peu près ?
Ils sont 200 à peu près.
200, d'accord. C'est vraiment le...
Exactement, sachant que l'une des spécificités du village, c'est que dans les années 50-60, comme tous les villages en zone rurale, ils ont subi un exode rural très important. La population baissait fortement et puis vieillissait. Et à la fin des années 70, en fait, il y a des jeunes paysans néoruraux qui sont arrivés, six couples en fait.
Que l'on aurait dit dans les années 70, des hippies.
Voilà, en quelque sorte. En tout cas, c'était vraiment des gens qui avaient la volonté de s'installer dans le village et puis d'y développer une agriculture paysanne respectueuse de l'environnement.
Ce qui est intéressant, c'est qu'on a l'impression aujourd'hui qu'il y a un nouvel essaimage. de ce genre de personnage qui se dit « j'en ai marre de cette vie tapageuse où on est bousculé » et si on trouvait le petit endroit où on va s'enraciner. Donc c'est un bel exemple à méditer, celui de Trémalga.
Oui, effectivement. Et effectivement, il y a aujourd'hui une vague aussi de gens qui quittent les villes pour s'installer à la campagne.
Alors qu'est-ce que l'on fait d'exemplaire à Trémalga ?
Il y a beaucoup de sujets possibles. L'un des grands aspects de Trémargate, c'est d'essayer de favoriser l'installation de jeunes paysans qui ne sont pas nécessairement à la base venant de familles de paysans.
Mais quand on dit ça, on se dit qu'il faut du budget parce que si je veux monter ma ferme, il va falloir que je dispose de quelques finances. En l'occurrence, qu'est-ce que le maire et la communauté ? Parce que ce n'est plus une commune, ça devient une sorte de communauté.
Oui, tout à fait. En fait, l'échelon communal, ça devient quasiment une communauté politique qui gère ces affaires.
Ça fait presque penser au phalanstère de Fourier.
Voilà, il y a quelque chose de cet ordre-là, effectivement. Donc eux, ils ont monté une SCI. C'est une société... En fait, c'est une structure juridique qui leur a permis de mettre des parts. La commune, mais aussi des habitants, voire même des habitants de Saint-Brieuc qui ont accepté de mettre un peu d'argent. Ils ont construit comme ça un petit capital et quand des terres se sont libérées aux alentours de Trémargate, la commune a préempté ces espaces pour éviter qu'ils soient pris par des agriculteurs. des lotisseurs ou des agriculteurs qui viendraient installer un champ de maïs, mais par contre, du coup, qui ne vivraient pas dans le village. Donc eux, le parti pris, c'était de favoriser l'installation de jeunes paysans qui mènent une agriculture respectueuse de l'environnement et qui s'installent aussi dans le village. Et tout le pari qu'ils ont fait, c'était de la maîtrise du foncier pour pouvoir justement installer des fermes et donc des familles. Aujourd'hui, il y a 19 fermes sur le village.
C'est énorme sur un petit village !
C'est très important.
19 fermes, ça fait 60 personnes.
C'est ça. Et du coup, c'est ça qui a permis notamment de réinsuffler de la vie et un élan dans le village.
Et vous avez l'impression que ces 19 fermes, alors que le monde agricole pleure énormément, malheureusement aussi trop victime des multinationales qui leur imposent un certain type de culture, là, vous avez l'impression qu'ils arrivent tous à être dans une certaine autonomie financière, à avoir non pas une grande aisance, mais de quoi vivre.
Oui, alors du coup, à chaque fois, c'est un choix de vie, en fait, quand on les rencontre, ça ressort fortement. Ce qui est très spécifique là, c'est qu'en fait, eux, ils sont sur des espaces qui sont relativement petits. Ils arrivent à produire suffisamment pour répondre à leurs besoins qui ne sont pas non plus démesurés. Mais du coup, comme ils sont sur des espaces petits, ils n'ont pas besoin d'avoir énormément de machines. Ils ont souvent une agriculture respectueuse de l'environnement, donc sans pesticides. bio, et ça leur permet aussi de mieux valoriser leur travail parce qu'ils passent par les circuits courts en fait.
Alors, circuit court, c'était la question qui me venait. En l'occurrence, c'est se mettre d'accord avec un magasin qui regroupe plusieurs petits producteurs comme ça, mais est-ce qu'ils vont éventuellement aussi sur les marchés ? Vous savez, c'était la vieille tradition à une époque.
Oui, tout à fait. Alors effectivement, ils ont plusieurs débouchés possibles. Il y a d'abord l'épicerie associative du village qui est un des points où ils peuvent justement vendre leur production.
Et cette épicerie, les tenants sont payés par l'ensemble de la communauté ?
Alors du coup c'est une association, donc en fait elle est ouverte deux heures par jour à peu près et en fait c'est des bénévoles qui viennent de 17h à 19h grosso modo tenir en fait la caisse et permettre ainsi à l'activité de tourner en fait et à l'épicerie.
Très bien. Alors ça c'est donc, on va les laisser, mais aller visiter Trémargate. Trémargate, c'est juste à côté de Saint-Brieuc. On peut aller faire un petit tour, c'est du côté de Puy-Saint-André.
Alors Puy-Saint-André, c'est aussi un autre exemple très intéressant, où là en fait le maire, lui, a développé tout un tas d'initiatives.
Là de personnes c'est ?
Combien À peu près pareil, il y a un petit peu plus, je crois peut-être 500, j'ai de mémoire.
Moi j'habite un village bourdonné, on est 420.
Voilà, du coup ça devrait être dans ces eaux-là. Une des préoccupations du maire, c'est de travailler sur la question de l'énergie, l'énergie renouvelable. Eux, ils ont monté une SEM, une société d'économie mixte. dans laquelle la commune et les habitants, notamment, sont impliqués. Là aussi, en fait, ils participent financièrement, donc ils constituent un capital qui permet ensuite d'investir dans l'achat de panneaux photovoltaïques, la production et la distribution de l'énergie.
D'accord, ça s'appelle l'ASSEV. Si je vous ai bien lu, il semblerait qu'aujourd'hui ils aient un droit de copyright, alors je ne sais pas s'ils demandent des royalties, mais toujours est-il que leur système est récupéré par d'autres communes et donc on retrouve le principe un peu partout qui s'appelle l'ASSEV aussi.
Je ne sais pas si c'est un copier-coller et je ne pense pas que ce soit nécessairement le cas. Ce sur quoi insiste Pierre Leroy, le maire qui a l'initiative de cette action, c'est bien que la sève est un exemple qui est adapté à Puy-Saint-André et à l'écosystème brillant-sonné.
Là, on est dans le brillant Soneb, plutôt ensoleillé ?
Oui, alors du coup, c'est une des spécificités, effectivement. C'est un territoire qui bénéficie d'un ensoleillement important. Et donc, assez logiquement, c'est les panneaux photovoltaïques qui ont été choisis.
Est-ce que ça crée une solidarité ? Est-ce que vous avez l'impression, vous qui allez avec votre plume dans des villages comme ça, qu'il y a une sorte de côté guirée, qu'on sent bien, qu'on est dans la... C'est peut-être un grand mot, mais dans une forme de fraternité ?
Alors oui, en tout cas, il y a un élan collectif qu'on ne trouve pas forcément ailleurs. que ce soit à Puy-Saint-André ou à Trémargate, il y a effectivement une volonté de la part des maires de faire en sorte d'associer autant que possible les habitants, de les inciter aussi à proposer des initiatives. Et il y a une vie collective qui est assez enthousiasmante, il y a une espèce de vitalité aussi démocratique.
Voilà, bientôt on finira comme dans certains peuples ancestraux, on se convoquera le matin, on étudiera les rêves pour savoir ce qu'il se cache dans les rêves. Alors là, on pourrait se dire, oui, mais bon, tout ça, c'est un peu folklorique, ce sont des petites niches. Mais une ville comme Grenoble a ses propres initiatives, ça c'est fou, non ?
Oui, alors, il y a effectivement une question de taille, mais c'est un sujet, effectivement, que j'ai à chaque fois essayé de creuser en disant, est-ce que le fait qu'on soit...
Dans ce livre qui s'appelle « Ces mers qui changent tout », Acte Sud.
Voilà, en se disant, est-ce que les petits villages, finalement, c'est pas plus simple ? Parce qu'on est à une échelle plus petite. Et en réalité, cette question-là, je l'ai posée à chacun des échelons, et clairement, c'est pas nécessairement une question d'échelle, même s'il y a une facilité qui peut être observée.
Mathieu Riva, à Grenoble, quels sont les points spécifiques qui, justement, distinguent cette grande ville des autres ? Et là, on pourrait se dire qu'il y a véritablement à puiser une façon d'être, de se comporter, de diriger la ville.
Alors à Grenoble, un des grands sujets qui les préoccupe, c'est la question du transport, comme dans beaucoup de grandes villes.
Oui, mais en plus là-bas, ils sont enclavés.
Il y a vraiment des sujets très importants à ce niveau-là. Et puis, ce qui peut être intéressant à regarder, c'est de quelle manière aussi la commune initie en fait des actions. C'est-à-dire, elle dessine un cadre, par exemple, pour les jardins partagés. ils récupèrent un espace qui était en jachère et ils vont voir ensuite les habitants pour les inciter en fait sur cet espace-là en jachère à se rassembler.
Pour gérer un jardin de partage. Ça veut dire que chacun a son petit arpenter ou chacun vient participer à l'ensemble de la croissance des végétaux. C'est-à-dire que j'ai pas mon petit lopin puis ça m'appartient. Non. Je participe à un mouvement de croissance.
C'est un jardin collectif. C'est un espace qui est relativement important sur lequel plusieurs habitants du quartier viennent se préoccuper de faire pousser des légumes, des fruits.
Et chacun vient prendre après ce qu'il veut ?
Chacun vient prendre après ce qu'il veut.
Respect de l'autre. Et puis quand on sait que chez les fourmis, qui sont réputées pour être des besogneuses, chez lesquelles il n'y aura jamais une feignasse, pour reprendre un terme presque du président de la République, il y a des feignasses chez les fourmis. Alors là on pourrait se dire celui qui attend et qui va juste récolter.
En fait c'est ça qui est intéressant, c'est que précisément quand il y a un élan collectif et quand il y a un partage qui se fait, tout le monde met la main à la patte. C'est assez peu rare qu'il y ait effectivement des passagers clandestins et puis à la rigueur s'il y en a, c'est pas grave.
D'accord, et puis on lui fait une petite leçon normale. C'est formidable parce que ça donne envie de croire en une société qui sera effectivement meilleure, une société dynamique, une société que l'on s'approprie. C'est mère qui change tout, le génie créatif des communes. Mathieu Riva aux éditions Actes Sud. Merci beaucoup.
Merci.
On se retrouve dans un instant pour voir comment aller du bon pied, et oui, comment la réflexologie plantaire peut nous dynamiser à tous les niveaux psyché et corporel avec Elske Minnick. Vous serez la troisième à subir la torture du thé. Est-ce que la réflexologie plantaire, c'est pas très connu parfois, on avait fait une émission sur l'auriculothérapie, mais apparemment, si je regarde mon pied, j'ai tout mon corps en cartographie, c'est ça ?
Absolument. On trouve ça pour plusieurs extrémités du corps. Justement, en auriculothérapie qui est beaucoup plus connue en France, parce que justement c'est un médecin, le docteur Paul Nogier, qui a mis en place cette médecine complémentaire absolument extraordinaire qui bénéficie d'une reconnaissance de la part des médecins. L'OMS reconnaît clairement cette pratique comme étant salutaire pour notamment soulager du douleur. Donc on a exactement la même chose.
Comment on s'est rendu compte que c'était pareil sur le pied ?
Ça c'est une belle histoire.
Il y a un petit malin qui s'est dit si c'est sur l'oreille pourquoi pas sur le pied ?
Comment ça s'est passé ? Il faudrait le dire dans l'autre sens parce que finalement on l'avait découvert d'abord sur les pieds et ensuite sur les oreilles. C'est très intéressant parce que c'était au début du XXe siècle, il y avait un autre médecin qui était spécialiste en otorhinolaryngologie qui s'appelle le docteur Fitzgerald, c'était un américain. et il avait découvert l'existence de la médecine chinoise, donc l'acupuncture a priori. Il n'a jamais vraiment fait une référence claire à cette découverte, mais on sait qu'à la fin du 19e siècle, il y avait des choses qui se pratiquaient en Europe déjà avec l'acupuncture, donc on utilisait les aiguilles pour anesthésier. Donc c'est quelque chose qui était là.
Mais là, on peut utiliser les aiguilles aussi sur le pied ?
Pas du tout.
Ah bon !
Ne vous inquiétez pas, c'est formidable !
Non, parce qu'il y a le talon aiguille !
Ah, on est d'accord ! Donc c'était très intéressant parce qu'il cherchait, bien sûr à l'époque, fin 19e siècle, début du 20e, il cherchait des moyens d'anesthésie parce qu'effectivement il y avait l'opium qui existait à l'époque.
N'oublions pas que Freud a utilisé la cocaïne et l'a même conseillé pour des opérations.
Absolument, c'était à peu près ce qu'ils avaient. Donc tout ce qui est méthode anesthésique était très intéressant, surtout si ça passait par les extrémités. Ce médecin, Dr Fitzgerald, a découpé le corps en 10 zones longitudinales. C'est là où on pourrait dire que ça ressemble un peu à la médecine chinoise, parce qu'on voit ces méridiens qui parcourent le corps. Seulement lui, il ignorait tout vraiment de la médecine chinoise. Donc vous avez effectivement à l'écran, vous voyez très bien, c'est 10 zones longitudinales qui traversent le corps. Et donc vous voyez que... Et que.
L'On sollicite par le pied, les doigts de pied, etc. Chaque point très précis, on est au millimètre. C'est du travail d'horloger.
Absolument, mais vous allez voir donc la zone par exemple qui part du pied, qui pousse du pied, il traverse tout le corps, il va jusque dans la tête. Donc effectivement, si on a des problèmes de maux de tête, de rhinites allergiques, des choses comme ça, on va plutôt aller trouver les zones réflexes qui permettent de les soulager sur le pouce du pied.
Alors vous, vous enseignez la réflexologie, vous avez écrit des livres sur la réflexologie qui sont des références en tant que telles. Que puis-je attendre de la réflexologie ? Est-ce que je peux attendre simplement, tout à l'heure on parlait d'espoir, le matin je suis un peu raplapla, je me prends le doigt de pied, lequel, pour pouvoir... m'inscrire dans un bon élan.
C'est formidable, mais s'il y avait un seul doigt de pied, ça se saurait. Avec la réflexologie, il y a plusieurs techniques de réflexologie plantaire, on va parler plutôt du pied aujourd'hui. Il y a une réflexologie très douce, et très agréable où effectivement le praticien va travailler sur toutes ces zones réflexes du pied, le pied dans son ensemble, et bien souvent le receveur s'endort, il ronfle même, c'est-à-dire il plane. Donc cette technique douce a été développée en Afrique du Sud, d'où l'accent et tout ça. depuis le temps que je suis là. En Afrique du Sud, c'est une femme qui s'appelle Chris Storm qui avait développé cette technique métamorphique du pied que j'enseignais particulièrement en France. C'est assez extraordinaire parce qu'elle, en tant qu'anglaise, parle du pied en disant c'est le soul, the soul of the foot, en anglais, d'accord ? C'est-à-dire c'est la plante du pied, en français. Mais soul, en anglais, est l'homonyme de l'âme, soul. C'est-à-dire, elle dit qu'en touchant le pied, finalement, on touche l'être profond, on remet les personnes sur patte, pour ainsi dire.
Est-ce que ça veut dire aussi que quand je marche, quand je cours, je fais de la réflexologie plantaire ?
Oui. D'une manière, parce que la vie est bien faite, c'est absolument extraordinaire, c'est-à-dire quand on marche justement, parce que comme vous avez posé la question à la première invitée, c'est passionnant ce qu'elle a dit justement, parce qu'elle parle justement de l'espoir et le fait qu'on puisse avoir de l'espoir déjà si la posture reflète cette histoire, c'est-à-dire de se mettre debout, de regarder en face, avoir une vision d'avenir comme Nelson Mandela bien sûr, enfermé dans sa prison. garder la cape, garder l'espoir, mais donc justement ça c'est l'image même de l'homme debout.
Alors tout à l'heure en parlant de l'espoir on se disait qu'il fallait immanquablement oublier certains conditionnements, qu'ils soient culturels, qu'ils soient les conditionnements transgénérationnels, les influences immédiates. Est-ce que vous, si j'ai ça dans la tête, grâce à une action sur mes pieds, vous avez la possibilité de me libérer de ce qui m'entrave ? Est-ce que vous avez des processus comme ça qui vont avoir l'effet d'une psychanalyse ?
Ah, il y a des choses intéressantes à faire, justement. C'est pour ça que j'ai commencé à vous parler de cet aspect-là, de la réflexologie, qui est un peu moins connu en France, parce qu'effectivement, il y a d'autres formes de réflexologie, donc la réflexologie orientale chinoise, où on rentre vraiment dans la dimension un peu plus, on va dire, médicale.
D'accord.
Parce qu'en Chine, effectivement, la réflexologie plantaire est pratiquée au même titre que...
Alors quand vous dites médicale, ça veut dire que, pour toutes les pathologies telles qu'on les connaît, on agit simplement par.
Pression, Dans le cadre de la réflexologie chinoise, orientale, on va travailler aussi avec l'acupuncture, l'acupressure, il y a tout un système d'ensemble.
C'est intégré à la médecine chinoise.
Ça en fait partie, absolument. La réflexologie plantaire a ses sources dans la médecine, la médecine occidentale aussi, parce que c'est une des premières et une des seules techniques corporelles qui travaillent sur l'énergie qui est occidentale.
Alors quels sont les résultats les plus spectaculaires en matière de pathologie ou simplement de ce redynamisme ? Quels sont les résultats les plus incroyables ?
D'abord, la première chose, bien sûr, c'est la détente. Ça, c'est sûr, la détente, parce que finalement, ça n'a l'air rien du tout, de parler de la détente globale. Mais c'est un phénomène absolument formidable pour soutenir n'importe quelle fonction. biochimique dans le corps pour redonner l'espoir, justement pour permettre à la personne de faire baisser le stress.
La langue française est très riche puisque vous dites détente, on s'allonge, mais c'est aussi la détente, c'est le rebond, le ressort.
Absolument, tout à fait. Donc il y a la détente globalement, on est d'accord, et la détente effectivement, de partir de bons pieds, on est d'accord. Mais après il y a aussi des choses un peu plus complexes bien sûr comme des migraines par exemple, des maux de tête chroniques. Donc bien souvent on va pouvoir améliorer ce type de conditions. par un travail sur les zones réflexes. Il n'y a bien sûr pas du tout, ce n'est pas un interrupteur, ce n'est pas un bouton interrupteur, j'appuie sur le point mal de tête et puis le mal de tête va disparaître, évidemment que non. Mais il y a un travail réel sur la dimension neurologique qui existe et même Hippocrate disait très clairement, c'est quand même le père de la médecine occidentale, expliquait clairement que pour soulager une douleur intense à un endroit, il est salutaire de provoquer une stimulation nerveuse. équivalente ou supérieure à l'intensité ressentie à un autre endroit. C'est-à-dire, en réflexologie...
C'est-à-dire, je me tape la tête contre les murs, j'oublie que j'ai mal au pied.
Absolument, c'est tout à fait ça. Le principe est là, on est d'accord. Seulement, on n'a pas besoin, en réflexologie, de se taper le pied contre le mur. Ce qu'on va faire, effectivement, par certaines techniques de stimulation, c'est une stimulation assez intense, profonde. Ça peut être relativement sensible. Je ne voudrais jamais que la réflexologie soit douloureuse. Ce n'est pas bon en Occident, surtout parce qu'on n'a pas l'habitude d'accompagner, de respirer sur le ressenti d'un certain type d'intensité informationnelle. Donc il faudrait que la détente soit là, mais on va avoir de grands résultats pour ce genre de...
Alors, Elske Milch, revenons à cette logique de la psyché, qui se trouve, bon ben voilà, je suis dans un état dépressif, que de raisons pour y être ? Comment je vais pouvoir, grâce à cette pratique, retrouver ce vent positif que nous vantons tant ici sur CNews ?
Absolument, c'est formidable parce que heureusement que vous revenez aux questions parce que sinon j'ai tellement de choses à dire, je ne vous répondrai pas. C'est vrai. Donc justement, il y a un point, un travail à faire qui est assez simple à faire en autossoin pour soi-même. Vous n'avez même pas besoin d'un réflexologue. C'est de commencer par vous stimuler la plante du pied droit en tournant dans les sens des aiguilles d'une montre, sur votre pied, au niveau du creux de pied, pour remplir ce creux de pied avec votre pouce. Ensuite, vous faites la même chose sur l'autre pied. Ça, c'est vraiment ce qu'on appelle le point starter. C'est le point de démarrage. C'est un point fondamental en médecine chinoise qui s'appelle le point source du méridien du rein. Et en médecine chinoise, en plus, on lui donne un nom politique, c'est la fontaine jaillissante ou la source bruyonnante de l'énergie. Et voilà, donc ça, c'est déjà quelque chose que vous pouvez faire pour vous dynamiser, pour partir de bon pied le matin.
Alors, il paraît qu'il y en a un dont on suscite beaucoup le nom sur les antennes, etc. Il a fait ça et ça l'a mis en marche. Merci beaucoup, votre livre La réflexologie plantaire. Le bon positif, il restera sur CNews et c'est avec joie que je vous accueillerai la semaine prochaine. Merci, au revoir.
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