Courte réflexion en français (YouTube) sur l'opportunité que représente la période de célibat pour les personnes dépendantes affectives. Le locuteur, qui s'appuie sur son expérience d'accompagnement thérapeutique, explique que le célibat est perçu comme un vide effrayant par les dépendants affectifs mais qu'en thérapie on peut activer des ressources intérieures, revisiter les premières séparations (deuils, divorces, abandons) et transformer la relation à soi pour vivre la solitude comme une chance de connaissance et de liberté. Mentionne l'ouvrage/référence « Le Grand Amour ».
Bonjour les amis, j'ai décidé de vous faire partager ma pensée du jour au fur et à mesure de mon travail de consultation. Aujourd'hui j'avais envie de vous parler de cette épineuse question entre deux relations, avons-nous besoin de temps ? Je pense que oui, nous avons besoin de temps. Mais tout le problème pour les dépendants affectifs, c'est d'affronter ce temps. Parce que ce temps de célibat, c'est un temps de solitude. Et pour un dépendant affectif, c'est un temps de vide. Et c'est un temps effrayant, ce temps de vide. Pourtant, mon expérience, mon observation au cours de toutes ces années d'accompagnement des dépendants affectifs m'a permis d'observer que lorsque nous sommes en thérapie, nous avons pu découvrir des parties de nous-mêmes et notamment des ressources en nous. Et ces ressources, une fois qu'elles sont activées, nous servent d'une certaine façon de support, de socle, d'espace de sécurité. Et c'est ainsi que nous pouvons, lors d'une période de CIBA, prendre du temps pour soi et ne pas se jeter, se précipiter dans une autre relation. Du coup, lorsqu'on est en thérapie, qu'on a réactivé, activé ces ressources en soi, qu'il y a une connaissance de soi qui nous permet de sentir que nous nous habitons, du coup, cette période de célibat n'est plus aussi effrayante. Bien sûr, on peut être amené à contacter ce vide qui est en fait un vide illusoire qui est la réactivation de la souffrance de nos abandons antérieurs, c'est-à-dire les premières fois où il y a eu des séparations avec des personnes importantes comme nos parents, nos grands-parents, des membres de la famille, des décès, des départs, des divorces. Voilà, c'est toujours intéressant d'aller regarder quelles ont été les premières coupures, les premières séparations. C'est le travail que propose la thérapie. Parallèlement, ce que je propose aussi, c'est d'aller découvrir qui nous sommes, découvrir la belle personne que nous sommes, de transformer la relation à soi-même. Et de cette manière, on est rempli de soi. on commence à avoir confiance en la personne que nous sommes, à ne plus nous juger, à porter un regard nouveau sur nous-mêmes. Et du coup, le vide est de moins en moins vide, ou en tout cas, il est de moins en moins effrayant. C'est ainsi que nous pouvons, petit à petit, traverser la période de célibat et découvrir la formidable opportunité de connaissance de soi qu'est cette période. J'en parle dans Le Grand Amour. Se préparer à la rencontre, c'est ça. La période de célibat est une période de temps. avec nous-mêmes et d'exploration de nous-mêmes, de façon à comprendre ce que nous avons mis en place dans les relations précédentes, de façon à aller explorer nos blessures, nos peurs d'abandon et de réparer Non, j'aime pas le mot réparer parce que ça sous-entend que nous sommes une chose. On ne nous répare pas puisque nous ne sommes pas cassés, puisque nous ne sommes pas des objets. Plutôt de guérir ou de transformer, d'alchimiser nos souffrances intérieures. Ce célibat est une véritable opportunité de transformation. Encore une fois, pour les dépendants affectifs, ça n'est possible qu'avec un accompagnement thérapeutique soutenant, où vous allez à la fois explorer votre histoire, comprendre comment les choses se sont mises en place, et aussi découvrir qui vous êtes, changer votre relation à vous-même, déployer des ressources intérieures, qui vont vous permettre de pouvoir vivre votre solitude d'une manière merveilleuse et d'y découvrir une merveilleuse liberté. Voilà, c'était mon mot du jour, ma réflexion pour vous. A très bientôt.