Puis-je dire à mon partenaire que je suis dépendant(e) affectif(ve)?

Gérardine Prévost-Gigant (psychopractitioner, Paris) answers whether one should tell a new partner that one is emotionally dependent. Her main advice: yes — but wait until the relationship has existed for several weeks or months (not after 2–3 days). Disclose when the partner appears psychologically stable, compassionate, and communicative. She explains that fears about telling are often projections of one’s own shame, rejection or abandonment anxieties. She emphasizes that disclosure should happen alongside ongoing therapy — partners should not be asked to 'save' or fully reassure you — and that honest disclosure enables authenticity and co-construction of a nourishing relationship.
Bonjour les amis, voici une nouvelle vidéo concernant la dépendance affective. Pour ceux et celles qui ne me connaissent pas, je suis Gérardine Prévost-Gigant, psychopraticienne sur Paris, auteure de nombreux ouvrages. Je vais donc répondre à une question qui m'est régulièrement posée au cours des différents forums ou bien dans le groupe privé Facebook consacrée à la dépendance affective. La question qui m'est fréquemment posée, en fait, est la suivante. Puis-je dire à mon nouveau partenaire que je suis dépendante affective ? Est-ce que je prends un risque à le lui dire ? Donc ma réponse est bien entendu oui. Vous pouvez en parler à votre nouveau compagnon. Attendez cependant de vous connaître déjà depuis un certain temps. N'annoncez pas la couleur après 2-3 jours de rencontre. Vous risqueriez de lui faire peur. Mais si cette relation dure depuis un certain temps, plusieurs semaines, voire plusieurs mois, n'hésitez pas à lui en parler parce que construire une relation amoureuse, c'est aussi se faire confiance et se dévoiler. Alors bien entendu, dans ma réponse, je considère, je pars du... du principe qu'on imagine que vous êtes avec quelqu'un d'équilibré psychiquement et qui met en place une relation saine et constructive avec vous. A partir de ce moment-là, si cette personne est donc saine, stable et sait mettre en place un mode de communication équilibré, vous communique son amour, sa tendresse, il n'y a aucune raison de lui cacher votre dépendance affective. Cette peur en fait relève la peur de dire qu'on est dépendant affectif. C'est tout simplement une projection de votre propre dévalorisation que vous faites sur l'autre, c'est-à-dire ce que vous redoutez, les réactions que vous redoutez qu'il puisse avoir, ce sont en fait vos propres jugements que vous portez sur l'autre. Si vous vous dites qu'il va vous rejeter à partir du moment où vous lui dites que vous êtes dépendante affective, dans ce cas, vous projetez votre propre peur du rejet sur votre partenaire. Si vous vous imaginez qu'il ne va plus vous aimer parce que vous lui avez confié être dépendante affective, c'est que vous projetez votre peur de l'abandon sur votre partenaire. Si vous avez peur qu'il vous juge, c'est votre propre désamour que vous projetez sur votre partenaire. Si vous vous êtes assuré d'être avec un partenaire semble-t-il stable, compréhensif, ayant de la compassion et démontrant une écoute et une acceptation de la personne que vous êtes, il n'y a aucune raison que cela pose problème, bien au contraire, ça va lui donner de l'information sur votre mode de fonctionnement, ça va lui donner de l'information sur vos besoins, Et ça va surtout vous permettre d'être authentique, d'être vous-même, d'assumer vos besoins, d'assumer d'exprimer certaines de vos peurs, d'oser exprimer ce que vous ressentez. Et cette personne-là, si elle est bien, droite dans ses bottes, et si elle est authentique, avec un mode de fonctionnement sain et stable, Puisqu'il vous aime, il saura accueillir cette information, il saura répondre à vos besoins, il saura entendre vos peurs. Bien entendu, cette réponse que je vous fais là, elle tient compte d'un élément important, c'est que vous êtes dans un processus de thérapie. parce qu'il ne s'agit pas de demander à son partenaire de nous rassurer sur des points qui concernent nos propres angoisses liées à notre propre histoire. Il ne s'agit pas de demander à notre partenaire de nous sauver. Il ne s'agit pas de demander à notre partenaire de compenser les peurs et les manquements dont nous sommes porteurs et qui appartiennent à notre problématique. Ça, c'est dans l'espace thérapeutique que nous devons le traiter. Donc, à partir du moment où on imagine que vous êtes en thérapie, que vous êtes dans un processus, un processus qui n'est pas une ou deux séances. Le processus du travail sur la dépendance affective nécessite du temps. Alors, je ne dis pas non plus 25 ans. Mais je ne dis pas non plus cinq séances. Voilà, il y a un juste milieu à trouver. Et en plus de ça, c'est une formidable occasion et opportunité de se connaître et de se rencontrer. Donc ma réponse à votre question est oui, vous pouvez en parler à votre partenaire. Ça lui permettra de mieux vous connaître. Ça vous mettra dans un rapport d'authenticité l'un et l'autre. Et ça vous permettra de co-créer et de co-construire une relation stable, nourrissante pour vous et qui vous apportera du bonheur et de l'épanouissement. À très bientôt pour répondre à vos questions. Belle journée, au revoir et prenez bien soin de vous.
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