Relations toxiques et dépendance affective - Live FB 2017

Géraldyne Prévot Gigant, a psychopractitioner and author, answers questions about toxic relationships and emotional dependency. She discusses therapy, emotional wounds, and how to recognize and manage affective dependence with toxic partners.
Je vous propose qu'on fasse quelque chose de cool, pas de précipitation, on est entre nous, c'est comme si vous étiez à la maison avec moi et on va pouvoir échanger sur ce sujet. Pour les personnes qui ne me connaissent pas ou me connaissent peu, je suis Gérardine Prévost-Gigant, psychopraticienne, auteure, formatrice, conférencière. J'ai créé les groupes de paroles pour les femmes il y a 15 ans. J'anime des stages, ma spécialisation est l'accompagnement des femmes, la question amoureuse. et la dépendance affective. Donc je suis l'auteur de plusieurs ouvrages et j'avais envie de vous montrer. Donc bien entendu, celui du jour qui est approprié avec le sujet des relations toxiques, c'est celui-là. Il apparaît à l'envers, c'est normal. 50 exercices pour sortir de la dépendance affective. Alors, ça ne remplace pas un travail de thérapie, mais ça le complète. Il y a des personnes qui, parfois, ont du mal à répondre aux questions, donc c'est justement que ça vient toucher quelque chose qui pose question ou pose problème. Et en fait, j'avais envie de vous montrer la version russe. de 50 exercices pour sortir de la dépendance affective. Donc il y a des femmes russes et des hommes russes qui bénéficient de mes exercices. Je n'ai pas eu encore l'occasion de les rencontrer, mais sait-on jamais. Alors, n'hésitez pas à poser vos questions. J'en ai reçu un certain nombre. Très intéressante question que je vais vous... Ah ! Natacha, vous êtes russe ! Génial ! Je ne savais pas ! Voilà ! Donc, n'hésitez pas à poser vos questions, à témoigner si vous le voulez en quelques lignes. Je n'aurai pas le temps peut-être de toujours... tout voir. Voilà, donc la première question que j'ai reçue. Qu'arrive-t-il si deux dépendants affectifs forment un couple ? Alors, il y a différentes réponses puisqu'il y a différents profils de dépendants affectifs. A priori, je dis souvent aux personnes que j'accompagne en thérapie individuelle, en tant que dépendant affectif, il vaut mieux de toute façon rencontrer un autre dépendant affectif qu'un pervers narcissique ou un manipulateur. C'est déjà un peu plus confortable. Ensuite, tout dépendra de là où en est la personne, de son degré de dépendance affective, de comment cette dépendance affective se manifeste. Les dépendants affectifs ont une peur très très forte de l'abandon. Et donc deux dépendants affectifs vont avoir peur de l'abandon l'un et l'autre. si ils sont conscients de leur dépendance affective, s'ils font un travail sur eux, ils vont l'un et l'autre apprendre et découvrir comment rassurer leur partenaire. Mais encore une fois, si les personnes sont en travail sur elles-mêmes, cela va faciliter la tâche. Bonjour Sabrina, bonjour Istanbul, je vois que vous êtes C'est très international ce soir, donc c'est fantastique, c'est génial, j'adore ça. Donc si les personnes travaillent sur elles, si elles sont conscientes de leur dépendance affective, elles vont pouvoir gérer cela au mieux. et pouvoir offrir à leur partenaire une relation un peu plus confortable et ce partenaire va être confortable pour eux. Excusez-moi, j'ai une question qui est très intéressante de Natacha. Est-ce mauvais d'être une personne dépendante affective ? Absolument pas ! Absolument pas, Natacha ! Il n'est pas mauvais d'être une personne dépendante affective. C'est très important quand on prend conscience de sa dépendance affective, c'est très important de ne pas porter un regard de jugement sur cette problématique. Malheureusement, les personnes qui sont dépendantes affectives ont beaucoup de culpabilité parce que leur dépendance affective va entraîner un certain nombre de comportements. Surtout lorsqu'elles sont insécurisées. Surtout lorsqu'elles sont dans l'insécurité, dans leurs relations. Elles vont du coup manifester émotivement, émotionnellement beaucoup de demandes. Et c'est ce qui vont rendre ces dépendants affectifs parfois difficiles à... à gérer. Je n'ai pas d'autres mots. Et c'est ce qui fait que certaines personnes vont dire que les dépendants affectifs sont difficiles, problématiques, etc. Un dépendant affectif n'est pas une mauvaise personne. Et c'est justement parce que un dépendant affectif ne s'aime pas. Et si, en découvrant qu'il est dépendant affectif, il se juge lui-même, ça va être encore plus terrible. Donc la première chose à faire lorsqu'on en a conscience de sa dépendance affective, c'est de ne pas se juger et de porter un regard sur soi-même bienveillant. Ce n'est pas, j'allais dire, de votre faute en termes de faute et de culpabilité. C'est votre histoire, les répétitions de situations, éventuellement les abandons successifs, les blessures de l'enfance qui sont la cause de votre dépendance affective. Alors en effet, si vous étouffez l'autre, comme le mentionne Lola, ça va rendre la vie impossible à l'autre et l'autre va au final vous abandonner. Et c'est bien là le cercle vicieux dans lequel sont bon nombre de dépendants affectifs. Malheureusement, le dépendant affectif ne va pas choisir un autre dépendant affectif. C'est assez rare. Le dépendant affectif va bien souvent choisir un contre-dépendant affectif, c'est-à-dire quelqu'un qui va avoir une attitude de fuite. Le dépendant affectif va s'attacher à des personnes toxiques. ou des manipulateurs, le dépendant affectif va s'attacher aux personnes qu'il ne lui faut pas, comme pour répéter toujours la même histoire. Car un dépendant affectif ne s'aime pas, a peur de l'abandon parce qu'il a vécu l'abandon, Oui, le grand amour se prépare à la rencontre parle de la dépendance affective. Il y a un chapitre, mais ce n'est pas le sujet principal. Je répondais à la question. Le dépendant affectif a une blessure d'abandon. Il a une peur terrible de l'abandon. Comme il a été abandonné, il a un regard sur lui-même très négatif. Il y a une dévalorisation, un non-amour de soi. Et il y a cette blessure d'abandon. Et il y a tout un programme, toute une expérience d'enfance et de blessure de vie qui va faire que ce dépendant affectif va se retrouver dans le schéma répétitif d'abandon et va choisir des personnes et exactement les personnes qu'il ne lui faut pas. C'est la raison pour laquelle, bien souvent, les dépendants affectifs sont en couple et en relation avec des personnes qui sont soit contre-dépendantes, soit phobiques, amoureux, soit manipulateurs, soit des personnes froides. Et du coup, cette attitude du partenaire, de par sa personnalité, va accentuer et rendre encore plus prégnant cette souffrance du manque d'amour. Le dépendant affectif va se sentir non aimé, mal aimé. ne va pas supporter une éventuelle indifférence et risque de devenir en effet étouffant avec le partenaire et cela va donner quoi ? Que le partenaire part puisqu'il étouffe et du coup on retombe encore dans le même cycle de l'abandon. Cette expérience supplémentaire, cette blessure supplémentaire va accentuer encore plus la problématique d'abandon, va encore plus faire ressortir cette souffrance d'abandon. Et c'est un cercle infernal qu'il faut absolument stopper par une prise de conscience, déjà dans un premier temps, de sa dépendance affective. Par la prise de conscience que l'on va fréquemment voire tout le temps dans des relations toxiques et il y a un indéniable travail de thérapie avec un spécialiste qui puisse vous aider à d'une part prendre conscience de vos blessures d'autre part vous accompagner dans l'apaisement de ces blessures faire le deuil du passé, ranger les vieux dossiers dans les bons tiroirs, s'alléger du passé de manière à ne plus être dans ce schéma de répétition. La thérapie aide aussi à prendre conscience de nos propres comportements parce que nous gênerons aussi la fuite de nos partenaires en fonction de notre attitude. Ça, c'est quelque chose d'important. C'est-à-dire que quand j'ai terriblement peur de l'abandon, je vais me mettre à avoir une attitude, un comportement avec mon partenaire qui va lui donner envie de fuir. Donc, il y a une co-responsabilité et en tant que dépendant affectif, la personne doit prendre conscience que ses comportements peuvent générer la fuite de ses partenaires. Donc, il y a une prise de conscience des comportements, une prise de conscience aussi des schémas relationnels que l'on met systématiquement en place. Ça c'est très important de comprendre qu'est-ce que je mets en place. Ensuite il y a des personnes comme Lola qui malgré sa thérapie n'ose plus recommencer une histoire. Ça c'est une autre phase quand nous avons pris conscience Quand nous avons pris conscience de notre dépendance affective, quand nous nous sommes éloignés et sortis de la relation toxique, lorsqu'on est en thérapie et qu'on prend conscience de nos schémas, il vient en effet, il arrive cette phase qui est assez naturelle et qui peut durer chez certaines personnes un certain temps. La peur d'être à nouveau dans une relation amoureuse et la peur de souffrir. Alors, c'est une étape normale, mais il est important de ne pas s'y enliser parce que ça peut durer des années. Donc, si vous êtes en thérapie, ça ne durera pas des années et vous êtes consciente qu'il y a là un blocage. Je pense qu'il y a un travail à faire sur la notion de souffrance. Il est normal d'avoir peur de souffrir à nouveau. Mais il y a une chose très importante à comprendre, c'est que cette souffrance que nous avons ressentie dans cette relation amoureuse, elle n'est pas à 100% liée à la relation amoureuse avec votre ex-partenaire. Cette souffrance, c'est aussi toute la blessure d'enfance ou d'adolescence ou de jeune adulte qui est remontée à la surface durant votre relation. Et donc parfois, cette souffrance énorme qui nous a bouffé le cœur et rongé les tripes, on va l'associer à cet ex. Alors qu'en fait, c'est toutes nos souffrances passées qui sont remontées en même temps que cette relation. Du coup, cette souffrance, on va l'associer à la relation de couple, alors qu'en fait, c'est une souffrance qui est tout à fait personnelle, due à nos blessures d'enfance. Je pense que là, Lola, si on était en travail de thérapie ensemble, je vous proposerais de travailler sur sur cette souffrance, sur la relation à cette souffrance, de manière à vraiment découvrir ces multiples facettes pour pouvoir la désactiver et que vous puissiez petit à petit réapprivoiser l'idée d'être en relation et d'être en couple. Merci Vanessa. Je suis contente que ça apporte un changement de regard. C'est important parce que nos peurs sont entretenues par des visions erronées sur nous-mêmes, sur le couple et sur la vie. départir vraiment, prendre conscience que cette souffrance n'était pas seulement due à cette relation qui vous a fait souffrir. L'autre chose que je dirais pour les personnes qui ont peur de l'amour, c'est qu'il est nécessaire d'expérimenter d'autres relations et que lorsque vous êtes conscient de votre problématique, lorsque vous êtes en thérapie, vous êtes donc dans un cadre sécurisé qui va vous permettre, lorsque vous vous orientez vers des relations qui ne sont pas bonnes pour vous, la thérapie va vous permettre de vous alerter. Déjà vos signaux corporels, normalement votre thérapeute, dans le cadre de la thérapie, doit vous aider à réapprivoiser vos signaux internes. Ça, c'était une des questions que j'avais reçues. Comment sait-on que nous sommes dans une relation toxique ? Nos signaux internes. Mais encore faut-il pouvoir les écouter. Et lorsque nous sommes en thérapie, nous apprenons justement à nous écouter, à nous découvrir et à réapprendre ou apprendre nos signaux internes et du coup à nous protéger et à nous éloigner des personnes qui ne nous correspondent pas. Alors Natacha, je crois que c'est Natacha, je ne vois pas bien, qui pose la question pourquoi je suis attirée par des hommes nocifs. Justement parce que vous êtes ou tu es, on va se tutoyer, justement parce que tu es dépendante affective et que c'est bien le problème des dépendants affectifs, c'est qu'ils sont bien souvent attirés par des personnes toxiques. Il y a plusieurs raisons à cela et les réponses sont souvent dans l'histoire personnelle. Déjà, en fonction de nos relations parentales, des liens que nous avons eus, des premiers liens d'attachement, de la nature de ces premiers liens d'attachement, ça va conditionner ensuite les relations vers lesquelles nous allons aller. C'est indéniable. Ensuite, le dépendant affectif ne s'aime pas, ne se connaît pas assez, ne s'aime pas, n'a pas développé certaines ressources lui permettant d'être dans une relation d'amour avec lui-même. Et c'est la raison pour laquelle le dépendant affectif va aller vers des personnes toxiques. Alors Natacha, tu me dis, j'attirais donc toujours des hommes toxiques. Et oui ! Les toxiques aiment les dépendants affectifs, c'est vachement plus confortable. C'est super, c'est vachement facile. Ces personnes qui aiment avoir, être dans une forme de prise de pouvoir, d'emprise de l'autre, ces personnes qui aiment être en position autre, ces personnes qui veulent occuper une place excessivement importante et ces personnes qui contrôlent les autres adorent les dépendants affectifs parce que c'est beaucoup plus facile. Ce sont des relations, pour eux, c'est rassurant parce que La psychologie de la personne toxique est intéressante aussi. Ce sont des personnes qui ont terriblement mon peur de ne pas être aimées pour ce qu'elles sont. Ce sont des personnes qui ne sont pas en contact avec elles-mêmes. Et ce sont des personnes qui sont inconsciemment persuadées que c'est en rendant l'autre dépendant qu'ils vont pouvoir avoir des relations affectives. Et donc, c'est très confortable et facile d'aller vers des dépendants affectifs. Voilà pourquoi Natacha, tu attirais, et j'aime que tu parles au passé, Ah non, c'est j'attirerai donc. J'avais déjà anticipé. J'attirerai donc des hommes toxiques. Ça va dans les deux sens parce que les inconscients communiquent. Quand on est dépendant affectif, il faut être prudente. Prendre le temps de voir venir la bête, j'allais dire. Prendre le temps de voir venir cette personne et observer de qui il s'agit. C'est le meilleur moyen de te protéger. Je réponds à Natacha, mais je pense que ça parle à un certain nombre d'entre vous. Prendre le temps. Ça, c'est les bonnes vieilles recettes de nos grand-mères ou de nos mères qui nous disaient, ne te précipite pas, ma fille, prends ton temps. Il faut savoir à qui tu as affaire. Et nous, dans notre jeunesse et notre fougue, on se disait, mais qu'est-ce que les vieux ne comprennent pas ce qu'est la vie ? Et oui, avec l'expérience et dans ce type de situation, aujourd'hui, on peut dire quand on a connu la dépendance affective et quand on a connu certains déboires dus à la passion, il est préférable de prendre son temps. Donc en tout cas, pour les dépendants affectifs, qui, bien logiquement, attirent ou sont attirées par des hommes qui ne leur faut pas, il est nécessaire de prendre le temps et d'observer. Mais l'autre chose, c'est à quoi vais-je reconnaître une personne toxique ? À quoi vais-je reconnaître une personne, en tout cas, qui ne me convient pas ? Elle sera peut-être toxique pour moi et pas toxique pour la voisine. L'important, c'est que je ne sois pas avec une personne qui ne me convienne pas. Et je choisis de ne pas être avec une personne qui ne me convient pas parce que je commence à m'aimer et à me souhaiter le meilleur pour moi-même. Les dépendants affectifs ont tendance à vouloir chercher à l'extérieur l'amour qu'ils n'ont pas eu. chercher à l'extérieur la sécurité qu'il n'arrive pas à se donner, chercher à l'extérieur la reconnaissance qu'il n'arrive pas à se donner. Bref, le dépendant affectif, sa problématique, c'est qu'il ou elle va chercher à l'extérieur ce qui lui manque et c'est ce qui, du coup, crée la relation de dépendance. Et si la personne en face, qui va être une personne mal intentionné ou avec des mécanismes psychologiques particuliers. Cette personne va se rendre compte que la dépendance prend facilement et que le dépendant affectif a besoin de tout cela et ça va être très facile de rendre dépendant le dépendant affectif. Donc, l'observation permet de prendre son temps, de rester connecté à soi et d'écouter ses signaux internes. Ils sont dans le Le mental peut nous dire beaucoup de choses, mais nos signaux internes sont dans le corps. Mais parfois, avant de faire un travail de thérapie, le risque est que nos émotions prennent le dessus sur nos signaux, sur notre petite voix. d'où l'intérêt de travailler sur soi, d'où l'indispensable passage du travail sur soi. Et vous allez découvrir à quel point cela va vous donner de la force, du discernement et vous permettre aussi de choisir d'autres personnes. Parce qu'il y a aussi une notion de choix. Qui je choisis ? Qui je choisis pour moi ? Il y a aussi une chose qui est intéressante. Je vois que Natacha apprécie. Je suis contente que mes mots t'aient apporté quelque chose et vous apportent quelque chose. N'hésitez pas à liker et à mettre des petits émoticônes. Quelle est la durée idéale d'un travail thérapeutique ? Alors, cette durée est en fonction de notre psychologie, de notre sensibilité, de notre histoire. Si on revient de très loin, de moyennement loin ou de pas loin, elle dépend aussi des méthodes de travail. La durée de la thérapie dépend aussi de la qualité relationnelle entre le patient et son thérapeute. En tout cas, moi, c'est une de mes bases de travail. Je dirais que la qualité relationnelle et ce qui se passe entre le patient et le thérapeute est primordiale et spécifiquement pour la problématique de la dépendance affective, spécifiquement pour tout ce qui est de l'ordre de la relation, du lien, voilà. Donc la durée idéale, elle est surtout en fonction de ce que tu ressens et de ce que tu échanges avec le thérapeute. Il y a des méthodes de travail qui font qu'on avance un peu plus vite, un peu moins vite, et puis il y a aussi en fonction de là où... où on en est dans notre vie et de notre fonctionnement. En tout cas, moi, mon objectif quand j'accompagne des personnes, c'est qu'elles puissent assez rapidement sentir un changement intérieur et un bien-être. c'est la chose la plus importante voilà donc j'ai répondu à un certain nombre de questions oui, il y avait une question d'Agnès qui était très intéressante concernant comment gérer une relation lorsque la personne toxique se trouve dans le cadre familial alors c'est vraiment ce qui est le plus difficile puisqu'il y a notre affect qui est en jeu. Lorsque les personnes toxiques sont dans un environnement professionnel, c'est une chose. Lorsqu'elles sont dans un environnement amical, associatif, etc., ce sont des relations différentes que lorsque c'est dans le cadre familial. Et je ne sais pas si Agnès parle d'un parent ou d'un frère, d'une sœur ou d'un cousin ou d'un oncle. En fonction de l'éloignement ou de la proximité du lien familial, la relation toxique va être plus ou moins difficile à gérer. Les personnes qui sont dans nos familles, on ne peut pas les fuir, mais on peut s'en protéger. Donc l'important c'est déjà d'en avoir conscience, d'avoir conscience que cette personne n'est pas bonne pour nous, même si officiellement c'est un lien familial d'amour. L'important est d'avoir conscience de cette situation, de la psychologie de cette personne, de pouvoir l'observer et de se mettre affectivement à distance et de se protéger au maximum. D'observer aussi comment cette personne met en place le système relationnel, la communication. Il y a des systèmes relationnels et des phrases et des mécanismes qui reviennent d'une manière assez cyclique. Et donc, à force d'observer, on finit par découvrir le schéma relationnel dans lequel la personne est, et c'est ce qui nous aide à prendre de la distance. Et autant que faire se peut, voir cette personne le moins possible. Autre chose, si c'est très prégnant en soi et si cette personne a un impact très fort sur soi, de travailler ça individuellement ou en thérapie. Qu'est-ce qu'il y a en moi qui fait que ça résonne encore si fort ? Alors, l'amour que l'on peut avoir pour son parent, si c'est un parent, va en être la cause. Mais, voilà, d'aller regarder vraiment ce qui fait résonance. Alors, Vanessa, dirais-tu que l'expérimentation, y compris de l'observation de nos signaux internes tout en étant accompagnée par le travail en thérapie et je ne vois pas la suite ? Oui, alors l'expérimentation permet d'en savoir un petit peu plus sur nous, en effet, à quel endroit c'est difficile, à quel moment c'est difficile de gérer telle et telle personne, pourquoi c'est difficile pour moi, s'il y a des peurs, s'il y a de la tristesse. Donc vraiment de réfléchir à ce que ça réveille en soi. Et en effet, l'observation permet vraiment l'écoute de nos signaux internes et l'observation. permet de garder son centre. Cette sensation de centre, on le découvre dans le travail sur soi. C'est quelque chose qui se sent, ce n'est pas quelque chose qui s'apprend intellectuellement. On peut lire tous les ouvrages de la Terre, on peut avoir une connaissance livresque mais ce qui est important c'est d'expérimenter, de comprendre et de vivre de l'intérieur et petit à petit on finit par trouver un confort intérieur, un espace de ressources internes c'est ce qui fait aussi partie de la connaissance de soi. Donc j'espère Agnès que j'ai répondu à ta question concernant la présence de personnes toxiques dans l'environnement familial. Il y avait aussi une autre question, pourquoi l'amour se transforme-t-il un jour en haine ? Merci, Zen. Je sais que tu as aimé ce livre. J'espère qu'il t'a apporté des réponses, mais aussi des questions, parce que j'aime bien que les personnes repartent aussi avec des questions, ce que j'appelle les questions constructives, ces questions qui nous amènent à des prises de conscience, à une meilleure connaissance de nous-mêmes. Donc, merci. Merci à toi. Et ce livre connaît un grand succès. Il est bientôt en rupture de stock, d'ailleurs. Pourquoi l'amour se transforme-t-il un jour en haine ? C'est une question très intéressante. Tout dépend de quel amour il s'agit à ce moment-là. Il y a des amours névrotiques. Certains diront que toutes les relations amoureuses sont névrotiques. Je dirais que Sur quoi reposer cet amour ? Ah oui, Domi, je n'ai pas répondu à ta question. Tu as raison de la reposer. Lorsqu'on est hypersensible, est-on automatiquement dépendant affectif ? Pas automatiquement, non. Cependant, de nombreux dépendants affectifs sont des hypersensibles. Il est vrai, il est vrai. Il y a un profil de personnes que j'accompagne et que je constate qu'il y a une catégorie de personnes qui sont à la fois hypersensibles, très cerveau droit, c'est-à-dire très créatifs, inventifs, sensibles à l'art, à l'écoute de leurs rêves, qu'ils soient nocturnes ou diurnes. qui ont des fonctionnements différents des autres. Ces personnes-là vont être plus facilement dépendantes affectives. En tout cas, ce seront des hyper affectifs. On peut dire ça. Hyper sensibles, hyper affectifs. Et donc, la frontière est très fragile. Je trouve le problème aujourd'hui dans notre société et principalement dans mon métier actuellement, c'est qu'on a tendance à vouloir compartimenter. Et du coup, les patients, les gens qui sont en souffrance vont essayer de donner du sens à leur souffrance. vont essayer de comprendre et vont s'auto-étiqueter et se mettre dans des cases elles-mêmes. Et donc il y a les hypersensibles, il y a les dépendants affectifs, il y a les borderlines, qui est une de mes spécialités d'accompagnement, un peu moins aujourd'hui, mais j'ai quand même été 7 ans vice-présidente d'une association qui s'occupait de l'information pour les borderlines et la formation pour les thérapeutes. Donc voilà, je connais quand même pas mal ce sujet. Et donc attention aux catégorisations. Attention, je dis bien en tant que thérapeute ou en tant qu'accompagnant ou en tant qu'accompagné, Attention à ne pas systématiquement toujours nous mettre dans des cases. Et moi, mon accompagnement, il est dans ce sens-là. C'est-à-dire que j'accompagne une personne avec sa vie, sa sensibilité, sa particularité. Voilà. Ce qui fait que c'est un être unique. Et donc, cet accompagnement que je vais faire avec cette personne va être unique. Parce que cette personne est unique. Et donc, qu'elle soit hypersensible, dépendante affective, borderline ou autre bien sûr on va en tenir compte mais ça va pas être notre point de focalisation. Et je vois plein de likes et des cœurs qui arrivent, je suis contente que vous soyez contente. Content ou contente aussi. Donc on partage le même point de vue et je crois que c'est vachement important et qu'il y a beaucoup de personnes qui souffrent de cela aussi. C'est aussi très difficile à vivre en tant que patient que de se sentir étiqueté comme ça. Alors d'un côté, c'est aidant de pouvoir mettre un mot. Et de l'autre, ça peut devenir handicapant parce qu'on va soi-même s'enfermer dans cette case-là, ou bien les autres vont nous enfermer aussi dans cette case-là. Et donc, je pense que c'est important de savoir que l'on est hypersensible, d'avoir conscience que l'on est éventuellement dépendant affectif. Mais avant toute chose, d'être conscient de qui je suis moi individuellement, quelles sont mes souffrances, de quelle aide j'ai besoin, et de découvrir mon mode de fonctionnement, comment sortir de mes schémas répétitifs et trouver une voie qui soit salutaire. Je vais essayer de redescendre. Voilà, Sandrine, il y avait une question intéressante. Est-ce que l'on peut verbaliser à l'autre que nous avons besoin d'être sécurisés ? Tout dépend quel est cet autre, mais ça peut être une question test. Donc oui, je dirais que si la personne est bienveillante, et ça suivant ton radar, tes sensations, ce que tu sais de toi, là où tu en es dans ton travail, Et voilà, je te connais un petit peu, donc je sais que tu as avancé sur le travail. Tu vas pouvoir déterminer si tu peux exprimer à cette personne-là. Moi, je dis oui, oui, oui, oui, oui, c'est important que ton partenaire ou, parce que je pense que c'est de ça dont il s'agit, ou les personnes avec qui tu es en lien affectif, sachent quand tu as besoin d'être sécurisé que ces personnes le sachent parce que c'est important de le verbaliser. Après, la personne ne saura peut-être pas comment te sécuriser et tu pourras lui expliquer. Voilà, c'est important. Si c'est une personne qui n'est pas très saine, si c'est une personne qui est dans une problématique psychologique particulière, qui est dans un jeu relationnel ou avec des mécanismes de défense en particulier, justement cette question va faire réagir cette personne. Et tu le verras assez rapidement. Donc oui, c'est important quand on est avec des personnes qui semblent relativement saines, de pouvoir exprimer ce que l'on ressent. Alors, je suis en train de lire... Ah Lola ! Rebonjour Lola ! Avec des super questions, merci à vous Lola, c'est super ! À toi, on va se tutoyer. Mon ex est incapable de dire je t'aime, d'où cela peut venir ? C'est une question que tu peux lui poser. Enfin bon, comme c'est ton ex, c'est déjà plus délicat. Je pense, au vu de tes questions, qu'il y a énormément de questions que tu te poses concernant ton ex et que ça pourrait être intéressant de faire le tri par rapport à toutes ces questions que tu te poses, éventuellement y trouver des réponses pour pouvoir... tournez la page car je vois que c'est ce qui est difficile pour toi. Il y a des personnes qui ont du mal à dire je t'aime parce qu'ils sont très pudiques. Il y a des personnes pour qui c'est impossible mais qui vont trouver. Donc ne nous attachons pas trop aux mots, attachons-nous aux preuves ou en tout cas à ce que l'on peut sentir. Quand je parle de preuves, c'est ce qu'on peut sentir, voir dans le regard, dans un geste ou dans ce que cette personne peut faire pour nous. Si en revanche on ne sent pas son amour et qu'en plus cette personne ne nous le dit pas, donc là ça pose question sur son côté peut-être handicapé de l'amour. Car il y a des personnes pour qui aimer est terrorisant. Et pour un dépendant affectif c'est terrible parce que le dépendant affectif ou hypersensible, on va revenir à la question de Domi, C'est très difficile pour un hypersensible, un empathique, voire indépendant affectif, de ne pas avoir de mots et de sentir l'amour de l'autre. Donc, des partenaires froids, ça ne veut pas dire qu'ils n'ont pas de sentiments et qu'ils n'ont pas d'amour, mais c'est très difficile à vivre pour des personnes sensibles et en manque affectif. Très, très difficile. Voilà, je vous souhaite de prendre soin de vous, de garder espoir. de vous souvenir qu'il y a des moments difficiles. Il y a une chose que j'ai envie d'ajouter, vu quelques commentaires que j'ai vus passer. Je le sens comme ça. Vous savez, pour ceux qui me connaissent, que je fais beaucoup aux ressentis, comme dans mes animations de groupe et de stage. Il y a une chose que j'ai envie de dire, qui est importante, je trouve. Bon nombre de personnes s'imaginent que les psys ont appris dans les livres et sur les bancs de la fac et dans des cahiers à spirale. Il est vrai qu'un praticien doit avoir une base théorique solide, et je le sais d'autant plus que je forme des personnes à l'accompagnement, Donc la théorie de l'accompagnement, de la relation d'aide est excessivement importante. Mais il y a une autre chose dont on parle peu ou pas, c'est qu'un thérapeute ne choisit pas une spécialisation par hasard. Et donc tout ce que je vous dis, c'est le fruit de mon expérience après 20 ans d'accompagnement dans la relation d'aide, la psychothérapie, que ce soit en individuel et en groupe, mais c'est aussi ma propre expérience. Je ne suis pas quelqu'un qui fait les choses à demi, je fais les choses toujours à 100%. Et si j'ai choisi ce métier, c'est parce qu'on m'a aidée et j'ai rencontré des formidables thérapeutes qui étaient quasiment même des initiateurs de sagesse, et j'avais à mon tour envie de transmettre cette sagesse, car ça va au-delà de la psychothérapie. Je pense qu'il y a aujourd'hui le souhait pour certaines personnes, et bon nombre d'entre nous, d'avoir un accompagnement psychothérapeutique, certes, mais un accompagnement de sagesse venant d'une personne qui a vécu, senti, compris ce que vous-même vous traversez, ce que vous-même vous sentez, ce que vous-même vous comprenez. Nous sommes tous des êtres humains ayant eu des souffrances diverses et similaires. Mais à mon sens, ce qui est important de comprendre, c'est que le psychothérapeute n'est pas un puits de science froid ayant appris sa science dans les cahiers à spirale et les bancs de la fac. Mais c'est aussi une expérience de terrain avec les patients et c'est une expérience de vie personnelle. et je pense que c'est important et donc quand je vous dis gardez espoir ne lâchez pas le manche et quand je vous dis il y a des moments difficiles mais ça passe croyez-le ce n'est pas pour vous donner des bonnes phrases encourageantes c'est parce que je l'ai vécu et parce que j'accompagne des personnes qui le vivent encore aujourd'hui Et parce que j'ai accompagné des personnes qui ont traversé ces moments difficiles et qui aujourd'hui vont très bien, sont formidablement heureux, ont rangé les vieux dossiers dans les vieux tiroirs et savourent une nouvelle vie absolument formidable. Voilà, c'était mon dernier message du soir. Prenez bien soin de vous et à très bientôt les amis, à bientôt.
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