Excerpt from a French YouTube conversation (Oct 2023) with Géraldine Prévost-Gigant discussing how modern, consumerist society and digital environments amplify superficial behaviours (e.g., "zapping", sexual consumerism) and may foster fear of emotional intimacy and genuine affective commitment across romantic and friendship relations.
Géraldine Prévost-Gigant, l'œuf ou la poule ?
Est-ce que c'est parce que les gens.
Étaient des goujats avant ou qu'Internet c'est un miroir déformant et où les goujats sont encore plus visibles ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Il n'y a pas simplement la goujaterie, il y a plein d'autres choses, on l'a compris aussi.
Moi, j'ajouterais quelque chose. Tout à fait, je suis d'accord avec ça, bien entendu. Mais j'ajouterais aussi que nous sommes dans une société qui, de part sa dimension consumériste, nous amène à avoir davantage de comportements de cet ordre. C'est-à-dire, il y a en effet, ce que je dénonce, cette modernité qui favorise des comportements délétères. Mais il y a aussi cette modernité qui est dans une société qui favorise ce type de comportement.
Quand ça ne va pas, on change.
Voilà, on zappe, mais en amitié, c'est pareil, dans tous les domaines, finalement. Là, on parle du sujet de la rencontre, mais finalement, c'est ce qu'on retrouve. On retrouve un leitmotiv comportemental dans différents types de relations et on passe vite à autre chose. Il n'y a pas d'implication. C'est très en surface. Peut-être par peur, en fait, de l'intimité affective. Parfois, quand j'entends ce témoignage, je me dis mais cette intimité sexuelle extrêmement rapide, cette consommation des corps, elle est peut-être aussi pour éviter d'être dans une intimité affective. Pourquoi, dans cette société, nous avons si peur d'être dans cette intimité affective, d'aimer vraiment, d'être dans un engagement affectif ? Je ne parle pas d'un engagement sur le papier marital, etc. J'ai vraiment un engagement réel avec l'autre et c'est aussi valable pour les amis.