Rupture Amoureuse - Emission MCS Bien-être. Invitée Géraldyne Prévot Gigant

A French-language TV talk show episode about breakups (romantic, familial, friendly). Hosts Frédéric and Serge moderate a discussion with psychotherapist Géraldyne Prévot-Gigant and author Basile Bernard about why breakups hurt, the grieving process, societal responses, and practical coping strategies (self-reflection, social support, activities, colour therapy). The episode also answers viewer questions about announcing separations, protecting children, rebuilding confidence and identity, and handling family estrangement. It concludes with recommended books and films on rupture.
Bonjour à tous. Bonjour Serge.
Bonjour Frédéric.
Ça va bien ?
Ça va très bien.
Vous ne pourrez pas qu'on forme un beau couple tous les deux ?
Un couple, j'espère que ça va durer toute la vie.
Toute la vie ?
Oui.
Vous ne me quitterez jamais ?
Jamais.
Jurez ?
Je vous le promets. Non, non, jamais.
Bon, parce que vous savez, un chagrin d'amour, c'est difficile à surmonter, une rupture d'ailleurs, de manière générale, que ce soit des amis avec lesquels on s'est fâchés à mort, comme on dit, ou des parents qui ne veulent plus vous voir. C'est en général une blessure dont on a beaucoup de mal à cicatriser. Alors justement, comment affronter ces moments de vie qui nous paraissent à ce moment-là insurmontables ? Quelles sont les étapes qui nous attendent après une rupture ? Comment trouver les clés pour rebondir, reprendre goût à la vie et tirer des enseignements positifs de ce vécu douloureux ? Toutes ces questions, on va les poser à nos invités du jour qui sont sur le plateau. Il y a Géraldine Prévost-Gigant et Basile Bernard. Bonjour à Vous vous. deux, soyez les bienvenus. Alors, Géraldine, vous êtes psychopathe praticienne et vous avez créé un groupe de paroles et de thérapie pour les femmes. Vous accompagnez notamment sur la dépendance affective, les difficultés de couple, le célibat, la solitude, et vous avez écrit le grand amour, se préparer à la rencontre. Je vous présente Basile Bernard, qui est juste en face de vous. Bonjour, Basile. Vous avez écrit, je me suis fait larguer. Parce que vous vous êtes fait larguer. C'est un ouvrage sur la reconstruction après une rupture. Une idée qui vous est venue suite à cette rupture. Vous avez décidé de soutenir vos amis IE qui étaient dans le même cas. Vos conseils étaient tellement bienveillants et réconfortants que vous avez décidé d'en faire un livre. Vous allez bien sûr nous parler de votre expérience. On va commencer tout de suite Serge avec un constat que je trouve quand même assez violent. Un couple sur deux divorce. Est-ce que c'est une fatalité la rupture Serge ?
En tout cas ça fait partie de notre paysage de plus en plus. C'est-à-dire qu'on a vécu des ruptures, on est entouré de gens qui vivent des ruptures, nos parents eux-mêmes. ont eu des ruptures, nos enfants sont en train de rompre, bref, je dirais que la stabilité conjugale n'est plus du tout du tout ce qu'elle était auparavant. Alors qu'est-ce que ça signifie ? Est-ce que ça signifie qu'on s'aime moins dans les relations conjugales ? J'aurais plutôt tendance à penser le contraire, c'est-à-dire que c'est plutôt que on mise tout sur une certaine forme d'amour dans la conjugalité, une forme d'amour un peu passionnelle, cette forme d'amour absolument merveilleuse où on se regarde chacun dans le regard amoureux de l'autre, où on est absolument extraordinaire, où la sexualité est à son paroxysme et où on vit une grande passion. Mais est-ce que la conjugalité et la passion, ça a forcément à voir ensemble ? Nos grands-mères nous diront le contraire, que la stabilité d'un couple, c'est plutôt transformer cette passion, si elle est là, en quelque chose de plus confiant, de plus stable, de plus serein. Mais aujourd'hui, les couples n'ont plus très envie de ça, ils ont plutôt envie de passer de passion en passion, et donc les ruptures sont de plus en plus nombreuses.
Est-ce que vous êtes plutôt du genre à larguer ou à vous faire larguer ?
Moi, je suis d'une fidélité et comme je vous le disais tout à l'heure, Frédéric, je ne largue personne et personne n'ose me larguer, bien évidemment.
Bien évidemment. En tout cas, c'est la question qu'on est allé vous poser. Et puis, savoir ce qui a été le plus difficile pour vous après une rupture. On écoute vos réponses dans le micro-trottoir de Bien dans ma tête. Il est signé Soumaya Messabi.
Oui, j'ai déjà vécu une rupture.
J'ai déjà vécu une rupture.
C'était assez douloureux. J'ai pas mal pleuré.
C'était pas trop dur.
Je préfère larguer, c'est sûr. Mais ça arrive aussi de se faire larguer, ouais.
Non, en général, je suis plutôt celui qui se fait larguer. Enfin, celle qui se fait larguer.
Je suis plutôt celui qui largue, en fait.
Je suis plutôt celle qui largue. Le plus difficile dans une rupture, c'est de se remettre en question après, de savoir ce qui ne va pas avec nous.
Après une rupture, des fois on pleure.
On n'a plus trop envie de faire.
Les choses qu'on appréciait avant. Souvent on se sent un peu mal ou un peu seul, mais après c'est facile de se relever.
Après une rupture, tout dépend des motifs. Je suppose que si c'est nous qui largons, c'est un peu plus facile, même si après on ressent quand même un peu de culpabilité.
Il faut être sûr de soi, il faut être aussi très méchant, il faut être un battant aussi, et surtout penser à soi-même.
Donner des conseils, ce serait d'essayer de combler ce vide avec autre chose. Les voyages, les sorties entre amis.
Extérioriser le plus possible et ne pas garder pour soi la tristesse qu'on peut avoir.
Les conseils à donner, oui, c'est de s'amuser, rester avec ses amis, ne jamais rester seul pour ne pas trop réfléchir. Après, on se remet avec le temps, tout simplement.
Avec le temps va, tout s'en va.
Mais bien sûr, tout le monde le sait. Cette douleur très vive qu'il y a au moment de la rupture, elle finit toujours par se cicatriser. Mais ils ont des bons conseils.
Géraldine, vous en pensez quoi de ce micro-trottoir ?
J'ai réagi. Il faut être méchant. J'ai l'impression qu'en fait, ce jeune homme essaye de trouver, quand il dit ça, l'énergie qui va lui permettre de rebondir, en fait. Moi, je conseillerais plutôt de ne pas être méchant, mais d'oser regarder en soi et de faire le point. À un moment donné, une jeune femme dit surtout ne pas rester seule et ne pas réfléchir. Moi, j'ai plutôt tendance à conseiller d'oser regarder les choses et ce qui n'a pas fonctionné dans cette relation, oser se remettre en question, peut-être oser regarder le choix que l'on a fait. Pourquoi j'ai choisi cet homme-là dès le départ ? De regarder tout le processus de l'histoire, du début au milieu jusqu'à la fin.
D'Accord avec vous parce que justement ce qui caractérise le fait qu'on a été dans une relation amoureuse et passionnelle c'est qu'on n'était pas seul justement, on se regardait toujours dans le regard de l'autre et la rupture c'est une occasion de réfléchir au sens fort du terme c'est-à-dire de se réfléchir, on ne réfléchit plus dans l'autre mais on réfléchit par rapport à soi-même et c'est très utile ces moments de solidarité.
Et aussi d'oser traverser la tristesse. Bien souvent, les personnes ont peur de ressentir cette souffrance, parce que ça peut être terrible, et on est obligé de passer par cette phase-là, de toute façon, qu'on le veuille ou non. Ca fait partie du processus de deuil que d'être triste, voire de souffrir de cette séparation. Voire même, ça peut aussi réveiller des souffrances antérieures, des séparations antérieures. Il y a aussi tout le bagage dont on est porteur qui peut aussi influer sur la difficulté à vivre la séparation, la rupture.
Basile, ce micro-trottoir, qu'est-ce qui vous inspire ?
Je le trouve assez étonnant dans le sens où il illustre très bien le fait que la société n'est pas du tout armée pour accueillir les ruptures. La société sait très bien accueillir la naissance d'un enfant, un mariage, le passage à la vie adulte, un deuil de mort. Et finalement, tous, autant qu'on est, on se retranche derrière des espèces de petites phrases du genre, se changer les idées, une de se perdue, dix de retrouvée, pense à autre chose, ça ira mieux, etc., pour ne pas avouer qu'on est complètement démuni face à la rupture, la rupture amoureuse.
Et ça m'amène à ma question personnelle du jour que je vous pose, si vous avez la solution. Les ruptures, moi, j'en ai connu, bien sûr, et c'est vrai qu'au moment où on les vit, on se dit qu'on va y laisser sa peau. Pourquoi ? C'est dévastateur, on est ravagés, et pourtant, oui, en effet, avec le temps, on guérit, mais sur le moment, ça fait très mal. Pourquoi ça fait aussi mal que ça, une rupture ?
Mais parce que dans l'amour et dans la passion amoureuse, on n'est plus soi-même, on est une partie de l'autre, c'est-à-dire qu'on se projette totalement dans l'autre, on projette ses idéaux, on projette tous ses projets, on projette la meilleure partie de soi-même parce que l'autre vous la renvoie dans son regard amoureux, donc c'est comme si on était enfermé dans l'autre, et que l'autre est enfermé dans vous, donc quand il s'en va, c'est comme si on vous arrachait un bras ou qu'on vous arrachait une jambe, c'est une partie de vous-même qui vous quitte. Et c'est un vrai arrachement de pouvoir se reconstruire, au sens fort du terme, c'est-à-dire laisser son bras repousser, sa jambe repousser, parce qu'on a le sentiment que l'autre est parti avec.
Ca prend plus ou moins de temps, selon les personnalités, Géraldine ?
Vous pensez qu'il y a... Le temps, c'est comme pour une thérapie, c'est aussi en fonction de la personne, de son bagage, de son histoire, et aussi de la relation. De quelle nature a été cette relation ? Est-ce que c'était vraiment sur le mode passionnel ? s'est filochée ? Est-ce qu'il y a eu beaucoup de projections sur l'autre ? Est-ce que la relation a été chargée de certaines problématiques qui sont la nôtre ou pas ? Je pense que c'est justement tout ça qui va modifier la durée du deuil, enfin, de... de la digestion, j'allais dire, de la tristesse.
Est-ce que ça réveille ou pas des vécus d'abandon antérieur ? Parce que vous savez, il y a des gens, ils vivent une grande passion pendant une semaine, et puis ça s'arrête, et puis ils sombrent dans la mélancolie. On se dit, quand même, c'est disproportionné par rapport à ce qu'ils ont vécu. Mais parce que ça a réveillé d'autres angoisses d'abandon, et que notre travail d'être humain depuis qu'on est né, c'est de supporter la séparation, c'est de supporter l'abandon, c'est de supporter qu'on n'ait plus... contre le ventre de sa maman, à téter son enceint, et qu'il y a un moment, il faut pouvoir supporter d'être seul. Or, la passion amoureuse, elle nous met dans l'illusion qu'on n'est plus jamais seul, qu'on retrouve cette fusion qui était si bonne et dans laquelle on était enfant.
En plus de ça, il y a une espèce de fantasme sur la question de la résolution de la rupture, c'est-à-dire que de partir en se disant qu'il y a une période au bout de laquelle on va arrêter de souffrir, c'est un petit peu dangereux dans le sens où n'importe quel parent divorcé vous le dira, le fait de ne pas voir ses enfants tout le temps, c'est un objet de souffrance. Et du coup, de s'imaginer qu'à partir d'un certain temps, on va arrêter de souffrir, c'est aussi une manière de se fixer un objectif irréaliste, et du coup, de finalement pas être capable de se dire que sa rupture est derrière soi au motif qu'on souffre, alors que la fin de la rupture et la digestion de la rupture et l'arrêt de la souffrance sont deux choses qui peuvent être assez différentes. Et c'est dangereux de se dire qu'il y a un moment à partir duquel je vais arrêter de ressentir tel ou tel sentiment, Et ça va être ça, mon indicateur, pour dire que la rupture est terminée. Ca peut être plutôt contre-productif de raisonner comme ça.
Je propose de découvrir la première question de nos téléspectateurs. On va parler de cette idée de quitter l'autre et de ne pas savoir comment lui dire et de ne pas savoir comment l'assumer. C'est Yannis, il a 35 ans. Il nous dit...
Il est gentil, Yanis, il quitte sa femme, il quitte sa femme.
C'est ce que j'allais dire, on ne fait pas l'argent du bain sans casser d'eux.
C'est vrai que des Yanis, moi j'en rencontre dix par jour dans mes séances. C'est vrai qu'on est très écartelé aujourd'hui, les hommes comme les femmes d'ailleurs, entre cette aspiration à vivre un nouvel amour, une nouvelle passion et puis une autre forme d'amour qu'on a pour un conjoint avec qui on est depuis longtemps, avec qui on a éventuellement des enfants. Et ce qui est un petit peu dommage, c'est que cet amour-là, qui s'est transformé, qui a mûri, qui est davantage basé sur la confiance, l'intimité, le partage, eh bien, il est vite balayé par cette passion amoureuse beaucoup plus irrationnelle quand on rencontre quelqu'un.
Et qui va redonner de la couleur à la vie si jamais on trouvait aussi son existence un peu platounette.
On a vite fait de la trouver platounette.
Dans le cas de Yanis, apparemment il est décidé, il veut quitter sa compagne.
J'entends beaucoup de culpabilité, et il a tout un travail à faire sur la culpabilité, et oser regarder en face que, de toute façon, s'il y a séparation, il y aura forcément des conséquences, et oui, elle sera triste, et c'est son processus à elle aussi. Si le couple en est arrivé là, c'est peut-être qu'elle aussi y a sa part. Ils peuvent peut-être en parler aussi, pourquoi le couple en est arrivé là. Est-ce que vraiment l'aboutissement est la rupture ou pas ? Et cet homme, je pense, doit regarder au niveau de sa culpabilité et du reste du lien d'attachement. et d'approfondir ça. Et pour, petit à petit, éventuellement, si c'est vraiment jusqu'à la rupture qu'il veut aller, petit à petit, pouvoir faire en sorte que le lien s'effiloche.
En tout cas, s'il est décidé... S'il est décidé, voilà.
Il a l'air.
Je pense qu'il ne doit pas prendre sa femme ou sa compagne en charge. Il ne doit pas être dans l'illusion que c'est lui qui va la soulager de sa souffrance. Parce qu'alors là, c'est terrible, c'est des doubles messages en permanente où une femme a affaire à un compagnon qui la soutient, qui la cajole, qui la comprend et qui en même temps la quitte. Donc il vaut mieux que les choses se passent de façon claire.
Et par rapport aux enfants, comment est-ce qu'on gère l'annonce ? Il y a certains parents qui prennent la décision de ne rien dire pendant un certain temps, d'autres de dire la réalité de la situation. Est-ce qu'il y a une méthode ?
Oui, il n'y en a qu'une. Une fois qu'on en est sûr, c'est de dire aux enfants qu'on reste leurs parents et qu'on est les parents qui les aiment et qu'on sera leurs parents pour tout le restant de leurs jours et qu'on va les aimer tout le restant de leurs jours. mais que ce n'est pas pour ça qu'on a besoin d'être ensemble pour continuer à être les parents. On reste des parents si on n'est plus un couple.
Finalement, ça illustre bien que la question du comment cache souvent la question du quand. C'est-à-dire que ce monsieur se demande comment est-ce qu'il va annoncer ça à sa femme, puisque vis-à-vis lui, il a l'air convaincu, et qu'au plus il retarde le moment, au plus ça a des chances de sortir dans une situation que sa femme aura forcément plus ou moins intuitivement anticipée, Et ça va sortir sous une forme qui va être quelque chose qui sera… Enfin, de toute façon, il n'y a pas de moyen agréable d'annoncer une rupture. Et du coup, de se demander quelle va être la manière la plus douce de le faire, c'est le meilleur moyen pour reculer, reculer, reculer. Et puis, on sait ce que ça donne quand les choses sortent sous la pression, après une accumulation, etc.
On va passer à notre deuxième question. On va parler de la perte de confiance après une rupture, réapprendre à séduire, recommencer à vivre. C'est Chantal qui nous écrit. Elle a 56 ans et elle nous dit... C'est.
Une histoire. Malheureusement très banal aujourd'hui.
C'est un grand classique, j'ai envie de dire.
Eh oui, c'est un grand classique. On n'est plus un individu entier à partir de ça. C'est comme si on était, une célèbre expression, une moitié d'orange et la moitié d'orange de l'autre. Donc on se trouve amputé, on est une demi-personne. et qu'il faut donc apprendre à redevenir une personne à part entière et se reconstruire. Elle a perdu la faculté de séduire, c'est dommage. Chantal aurait dû garder cette capacité tout au long de son union parce que c'est fondamental de pouvoir séduire dans la vie quotidienne, pas forcément d'être infidèle, mais de séduire. Ça regonfle le narcissisme en permanence. Elle s'est oubliée elle-même pour devenir une maman, une épouse, et plus une femme. Faut qu'elle apprenne à redevenir une femme.
Comment apprendre à redevenir une femme après 30 ans d'union ? A 56 ans, Géraldine, qu'est-ce qu'on peut conseiller à Chantal ?
Elle est vraiment à un tournant de sa vie. Il y a différents points à faire. Qu'est-ce qu'elle veut vivre ? Que veut-elle vivre pour la suite ? et d'imaginer que tout est possible, déjà, parce que j'entends dans la question qu'il y a quelque chose de très fataliste, elle a perdu espoir, elle a perdu confiance en elle, donc il n'y a pas de vision du futur. Ca pourrait être intéressant qu'elle ose envisager une vie après cette vie, et puis, éventuellement, par exemple, d'oser faire les choses qu'elle n'a jamais osé faire, un voyage qu'elle aurait rêvé de faire, qu'elle n'a jamais pu faire avec son conjoint, s'ouvrir au monde, en fait, explorer cette nouvelle vie qui lui est offerte, et ensuite, éventuellement, il y aura une rencontre, mais déjà, vivre pour elle, réapprendre à vivre pour elle, puisque il y a ce sentiment d'amputation, il y a à réapprendre cette autonomie, cette individuation.
J'ai connu énormément de femmes de cet âge-là qui se disaient, mais plus jamais, Je ne pourrais rencontrer un homme, c'est fini, ma vie est terminée. Je suis entouré d'ailleurs de femmes qui ont mon âge et qui ont beaucoup de mal. Si on part dans l'anticipation négative, on est sûr que ça va se réaliser. Mais je connais énormément de femmes qui sont sidérées, non seulement de rencontrer des hommes, mais de rencontrer des hommes merveilleux, c'est-à-dire de vivre quelque chose qui est tout à fait une autre partie, un autre volet de leur existence, où elles apprennent à être encore quelqu'un d'autre que ce qu'elles ont été.
Chantal, vous voyez le message. Un message d'espoir et concret. Vous nous donnez des nouvelles. J'espère qu'elles seront bonnes. Soyez audacieuse et actrice de votre vie. On va lancer notre reportage de bien dans ma tête. Evidemment, avoir des pensées négatives après une rupture, c'est naturel, on est d'accord. On va vous proposer une solution très originale, c'est chasser les idées noires grâce aux couleurs. C'est Fabienne Chatillon, coach en images, qui nous en parle. C'est un reportage d'Isabelle Laïani.
Je ne sais pas comment vous vous sentez vous après une rupture, mais moi, après une rupture, je suis envahie par les formes pensées négatives. Je vois tout en noir, je bois du noir, j'ai des idées noires, je vois la vie en noir. Et c'est là que les couleurs sont très intéressantes, parce qu'elles vont éclairer ce qui a besoin de l'être, elles vont vous revitaliser, elles vont vous réanimer. Le rose est la première des couleurs à utiliser pour retrouver la confiance en soi. Et le rose dans toutes ses tonalités, le rose poudré, le rose ragé, le rose layette, le rose pastel, le rose bonbon. Prenez vraiment, vraiment un bain de rose. Dans ce moment de tristesse, de déprime, vous allez éviter toutes les couleurs qui vous ramènent aux idées noires. Vous allez éviter les marronnées, les gris, les noirs. Pour retrouver de la joie de vivre, je suis une instinctive. Je me fie aux couleurs de l'arc-en-ciel, le bleu, le vert, le jaune, l'orange, le rouge, pour retrouver de la vitalité. Le rouge va vous donner de la vigueur, va vous donner de la force, de la motivation. L'orange va chasser la fatigue et va vous redonner le goût concret des plaisirs de la vie. Le jaune va vous redonner la confiance, va vous redonner de l'optimisme, de la gaieté. Le vert va vous permettre d'harmoniser votre vie, de vous réénergiser. Quant au bleu, il va vous permettre de lâcher prise, de calmer votre esprit. Et le violet, je dirais que c'est la couleur qui va vous permettre de repartir, de recommencer une nouvelle vie. Pour profiter de ces couleurs, je vous invite à faire vibrer tous vos sens, à ressentir ces couleurs avec vos sens. Allez regarder, allez toucher, allez humer. Vous pouvez faire un bain dans lequel vous aurez mis des pétales de rose avec quelques gouttes d'huile essentielle de lavande. Vous pouvez faire des masques à la rose. Et mesdames, portez des sous-vêtements colorés. Ce n'est pas le moment de porter du noir. Vous pouvez marcher pieds nus dans l'herbe. N'hésitez pas également à manger coloré et usez et abusez des épices oranges de préférence car elles vont stimuler votre appétit, stimuler votre libido. Vous pouvez également regarder le ciel et perdre votre regard et laisser vos pensées se calmer. Les couleurs sont en fait partout autour de nous, dans notre environnement, dans notre quotidien. Alors je vous dirais, accueillez-les tout simplement.
Voilà une bonne idée pour voir la vie en rose après une rupture.
C'est tellement simple, non ? Toutes ces couleurs, tous ces goûts, c'est peut-être un peu supposé le problème résolu quand même. Déjà pour avoir envie de s'habiller, de humer, de se mettre les pieds dans l'herbe, il faut déjà être un petit peu mieux. On va quand même essayer de suivre ses bons conseils.
La prochaine fois, vous mettez une chemise rouge, d'accord ? Allez, c'est parti, sans transition.
Et vos sous-vêtements, Frédéric ? Vous avez entendu ? Il faut suivre les prescriptions.
On arrête. On va passer à la rupture familiale, après la rupture sentimentale, avec une 3e question de Samira. Samira, elle a 35 ans. Elle nous dit...
C'est vrai que les ruptures amoureuses, on s'en remet toujours, ça fait partie de l'existence, on le sait, c'est de plus en plus fréquent, et on sait qu'il y aura d'autres possibilités, mais rompre avec sa famille, c'est autre chose, parce qu'une famille, on n'en a qu'une, a priori, et des parents, on n'en a pas 36 000, et ça, c'est des ruptures beaucoup plus douloureuses, parce que celles-là ne sont pas naturelles. Normalement, on reste relié à ses parents tout au long de leur vie, et puis on est là, justement, quand ils sont plus âgés, pour aussi leur servir leur servir de guide et de soutien. Donc, une famille, c'est une appartenance. C'est pas une vision artistique de soi-même où on est merveilleux, on est beau et on est aimé par l'autre. C'est toute notre structure interne, c'est tout notre sentiment d'appartenance au reste du monde. Et une rupture avec une famille, c'est perdre ses appartenances, c'est-à-dire perdre son identité. Donc, il ne s'agit pas de reconstruire juste l'estime de soi, il s'agit de reconstruire son identité, ce qui est beaucoup plus compliqué.
Est-ce que ça veut dire que Samira doit faire le deuil ou continuer à espérer, quand on est dans cette situation ?
Je crois qu'il faut toujours continuer à espérer, c'est-à-dire ne jamais penser qu'une rupture avec la famille, avec les parents, est une rupture définitive. Au contraire, toujours avoir l'idée qu'en se reconstruisant pendant un temps, en se refabriquant soi-même, en refabriquant son identité, il y a peut-être une possibilité aussi pour que de l'autre côté il y ait une réflexion qui se mette en place et qu'on puisse un jour se retrouver différemment de quand on s'est quitté, c'est-à-dire se retrouver comme des adultes et pas comme l'enfant, le petit-enfant de ses parents.
Géraldine ?
Oui, c'est tout à fait... Moi, j'entends que, dans ce type de situation, régulièrement, c'est par phase. À un moment donné, quand le temps passe, en effet, il y a quelque chose qui peut se produire, et le parent a aussi besoin de passer par certaines étapes pour accepter que son enfant soit adulte et ait fait ses propres choix, choix qui sont différents de ce qu'on a éventuellement transmis. Donc, des deux côtés, la mère et la fille vont traverser différentes étapes de maturité, de maturation, d'évolution, et à un moment donné, avec le temps, il est fort probable qu'elles se rejoignent.
L'idée, c'est de faire son chemin pour Samira, mais de ne pas oublier qu'elle a cette maman et qu'un jour, elles vont peut-être pouvoir se retrouver.
De toute façon, elle l'oubliera pas.
On n'oublie pas qu'on a une mère. -"Quand elle-même aura des enfants, les petits-enfants seront un alibi parfait pour la grand-mère, la nouvelle grand-mère, qui prendra peut-être sur elle pour retrouver sa famille.".
-"C'Est souvent ce qui se passe." Qu'est-ce qu'on fait de ces enfants ? Samira a des enfants. Qu'est-ce qu'elle leur dit, face à cette grand-mère ?
Elle leur dit, elle leur explique qu'elles sont fâchées, elle leur explique que pour elle, c'était important par rapport à sa propre identité, son propre devenir de personne, d'être dans ce mouvement d'autonomie par rapport à sa mère, mais qu'un jour, peut-être qu'elles la retrouveront, un jour peut-être que les enfants renoueront avec leur grand-mère ou qu'elle renouera avec eux.
Comme le dit Basile. De la rupture familiale, on va passer à la rupture amicale. C'est une rupture douloureuse, ça aussi. C'est Eva qui nous écrit à la 37 ans. Elle nous dit... Alors... Qui veut répondre ?
C'est ce qui est difficile. Quand on a des amis en commun, ça nous renvoie, mais pour les ex, c'est pareil. Là, on est confrontés parfois à des choix. Faut-il changer d'ami ou pas ? Ou quand même garder contact avec les amis de cet ami ? Moi, souvent, ce que je dis aux personnes que j'accompagne, c'est que la vie est faite de cycles. et de... Parfois, on vit des amitiés ou des amours qui ressemblent à des livres, et ce livre, à un moment donné, a une fin. Et il faut accepter la fin, accepter la fin de certaines relations. C'est vrai que c'est difficile, mais ça fait partie de la vie. il y a des rencontres et des séparations. Parfois, il n'y a pas de séparation, il y a des amitiés qui durent toute une vie, mais c'est beaucoup plus rare. Et donc, il y a tout un apprentissage, presque une posture de sagesse, je dirais, de pouvoir accueillir la notion de fin, que parfois, les relations peuvent avoir une fin, et voilà.
Basile, comme le dit Géraldine, dans La rupture...
Je vais faire plus court. Tout est impermanence.
Les vrais amis, c'est une expérience de la fidélité. On peut se dire qu'une amitié qui se rompt autour d'une dispute, c'est un peu suspect, peut-être que d'ailleurs, comme dans une relation amoureuse, il y avait autre chose qui se jouait avant, peut-être qu'ils n'avaient plus grand-chose à faire ensemble. On évolue chacun au long de notre existence. On peut prendre des voies totalement différentes l'une de l'autre.
Je vous propose de passer à l'idée reçue du jour. Je serais curieuse d'avoir vos réponses. Les femmes souffrent plus que les hommes dans une rupture.
Non, mais non. Les hommes souffrent beaucoup, mais non.
Ça se voit peut-être moins chez des hommes.
Ils l'expriment moins, ils le disent moins. Les femmes, dès qu'elles souffrent, elles ont toujours une amie, une soeur, une copine, un copain avec qui partager cette souffrance. Les hommes, on leur apprend pas à parler des sentiments.
C'est peut-être pour ça qu'ils souffrent plus.
Un homme doit se taire, il doit souffrir en silence et surtout pas pleurer.
C'est peut-être pour ça qu'à mon avis, il souffre peut-être un peu plus.
-"Vous qui êtes un homme", dit-on dans mon oreillette. Bien sûr, je sais que vous êtes un homme. Vous avez l'impression d'avoir beaucoup souffert, d'avoir plus souffert que votre ex-femme ? Est-ce qu'il y a un niveau, une échelle ?
Ce n'est pas un concours, donc il n'y a pas de médaille pour celui qui souffre le plus. Celui qui subit la rupture va avoir une posture qui lui permet de dire qu'il souffre, parce qu'il a été largué, donc il peut se permettre de dire qu'il souffre. Paradoxalement, les gens qui larguent, en fait, en souffrent tout autant, parce qu'on n'a pas besoin d'être largué pour souffrir, on peut larguer et souffrir.
Serge, un dernier petit mot sur la rupture ?
Un petit conseil sur la rupture ? Non, je crois que la rupture, ça ouvre une vraie béance à l'intérieur de soi, c'est un vrai arrachement, mais c'est une souffrance qui peut être une souffrance très constructive si on accepte de s'y pencher, de regarder, d'en profiter justement pour regarder à l'intérieur de soi. C'est un vrai éclairage sur soi-même, un éclairage très très différent qui peut être la base de fabriquer d'autres liens, de chercher d'autres liens, d'être dans une autre forme d'action, de prendre un certain nombre de décisions, de s'interroger réellement sur soi et non plus tout ce qu'on a vécu à travers le prisme de l'autre, quel que soit cet autre, que ce soit effectivement un amoureux, une amoureuse, un ami, un membre de sa famille, c'est une vraie expérience dont il faut pouvoir tirer profit.
Merci beaucoup, Serge. On va maintenant découvrir les livres sur le sujet. Ceux de nos invités, tout d'abord. Celui de Géraldine Prévost-Gigant, Le grand amour se préparait à la rencontre, aux éditions Odile Jacob. Et celui de Basile Bernard, Je me suis fait larguer, aux éditions Erol. D'autres livres, également. Tournez la page avec Balzac, d'Ariel Meyer-Macleod, aux éditions Zoé. Bon à remarier, de Sylvie Chaillon... Oaillon, pardon, aux éditions Robert Laffont. Et puis deux films sur la rupture. Le premier, c'est Blue Valentine de Direction de France avec Ryan Gosling. Alors, quoi de mieux pour se remettre d'une rupture ? Eh bien, peut-être ce film-là, c'est l'histoire d'un amour qui s'éteint. Deux personnages qui essaient tout de même de sauver leur couple et leur mariage le temps d'une nuit. Ont-ils y arrivé ? Regardez ce film. Et puis, un film sur la rupture. Parents-enfants de Tanguy, bien sûr, d'Étienne Chatillaise, à bout de patience, Sabine Azéma et André Dussolier, les parents de Tanguy, sont prêts à tout, et même au pire, pour dégager leur progéniture du cocon familial. Ils y arrivaient. Regardez ce film extraordinaire. On se quitte avec la citation du jour. C'est signé Alfred de Musset, un monsieur avec qui on ne badinait pas avec l'amour, paraît-il. A bientôt Serge. Merci à nos invités. On se retrouve très bientôt sur MCS Bien-être pour un nouveau Bien dans ma tête. Au revoir.
More from Géraldyne

Tu n'es pas trop sensible. Tu es clairsentiente. #hypersensible #hypersensitivity #shorts

Transformer l’ombre en lumière #relationstoxiques #renaissance #psychologiejungienne

Relations toxiques & émotions : comment s’en libérer pour des relations saines

Rejoignez des personnes sensibles comme vous ! #hypersensible #etresoi #hypersensibilité #émotions

☀️Pour une personne hypersensible, le lieu n’est pas un détail : il fait partie de l’expérience.

Hypersensibles : ce n’est pas l’amour qui vous fait souffrir, c’est la peur du rejet.

💛 Hypersensible, choisir qui nous entoure est une nécessité, pas un luxe. #hypersensible #relation



