Synchronicités : sommes-nous aux commandes de notre vie? #BTLV Extrait

Géraldine Prévost-Gigant explains synchronicities as meaningful events we recognize when we're calm and clear our limiting beliefs. She warns against using them to fill inner voids or obsessively chasing external signs instead of building inner peace.
Bonjour à tous, bienvenue sur BTLV. Sommes-nous réellement aux commandes de notre existence ? C'est la question à laquelle nous allons tenter de répondre avec Géraldine Prévost-Gigant. Bonjour Géraldine.
Bonjour Sandrine.
On est ravies de vous accueillir à nouveau sur BTLV. Je rappelle que vous êtes psychopraticienne spécialiste de la relation. Vous êtes également auteur. Vous venez d'écrire le livre « J'apprends à accueillir les synchronicités ». Accueillir les synchronicités, ça veut dire accueillir ce que la vie nous propose, nous impose. Comment vous voyez les choses ?
C'est danser avec la vie, c'est-à-dire être attentif aux signes que la vie nous envoie, parce que parfois, pas toujours, ces signes nous disent quelque chose. Ils nous invitent à regarder une thématique, à regarder peut-être une dimension de nous-mêmes, à regarder une orientation que nous devrions prendre plutôt qu'une autre. Il nous interpelle sur notre monde inconscient, c'est-à-dire observer, accueillir les signes de l'existence, que ce soit des coïncidences ou des synchronicités. entrer dans un mode relationnel avec la vie via le cerveau droit, c'est-à-dire celui qui est le même que lorsque l'on rêve la nuit. C'est le même langage, c'est le langage de la symbolique. Et ça peut nous permettre d'en apprendre plus sur nous-mêmes. C'est une façon d'entrer en relation avec la vie, d'une façon... humble et respectueuse aussi de l'existence. C'est important, je trouve, d'entendre ce qu'elle a à nous dire. Parfois, la vie parle beaucoup. Parfois, elle se tait. C'est aussi des cycles.
Le silence aussi dit beaucoup parfois. Mais comment on sait si c'est une coïncidence, si c'est une synchronicité, si c'est un message, s'il n'y a rien à y voir ? Vous avez une intuition ? C'est un sentiment d'évidence ? Comment ça se passe pour être sûr que c'est un signe de la vie ? Comment vous le savez ?
Les coïncidences sont deux événements qui sont similaires et qui rentrent en écho. Je pense à une amie que je n'ai pas vue depuis longue date, je suis dans Paris dans l'après-midi, je la croise, c'est une coïncidence. Ça n'a pas forcément de sens. Les synchronicités ont du sens pour celui qui l'observe.
Parce qu'elle apporte une réponse à une question qu'il se pose ou à un besoin qu'il a ?
La question n'est pas forcément dans le conscient. On peut ne pas être conscient de la question. Les synchronicités nous indiquent qu'on a à voir avec cette vibration-là, je dirais. Si, par exemple, il y a un symbole qui revient régulièrement dans les jours qui viennent, dans les semaines qui viennent, moi, j'invite à se dire c'est une énergie à laquelle je suis connectée et de ne pas chercher forcément à savoir ce que cela veut dire parce que ça va prendre sens au bon moment, au moment où on a atteint un seuil de maturité dans notre réflexion, dans notre évolution et ça émerge. de soi-même. C'est important, je trouve, d'être dans cet équilibre entre humilité, lâcher prise, réceptivité, et de ne pas être dans le vouloir, le saisir, avoir une réponse. Ça, c'est plus de l'ordre de l'ego. Vraiment recevoir les informations. Elles n'ont pas de sens pour l'instant, elles en auront peut-être demain.
D'accord. Et à force de chercher les signes extérieurs, parce qu'il y a de plus en plus de personnes qui s'accrochent aux synchronicités, où on se dit que c'est un signe, on cherche des réponses à des questions qu'on a ou qu'on se crée. Est-ce que finalement, à force de vouloir voir des signes tout le temps ou de chercher des réponses, est-ce qu'on ne se déconnecte pas de notre monde intérieur, de la réponse qu'on doit trouver en soi ?
C'est vraiment le processus que je propose, c'est en effet se reconnecter d'abord à soi-même, faire le ménage, ça revient à ce que je disais tout à l'heure sur se libérer de nos croyances limitantes, guérir nos blessures du passé, nous alléger de bagages qui ne nous appartiennent pas forcément, faire le ménage à l'intérieur de soi, rentrer chez soi, faire le ménage et s'asseoir à l'intérieur de soi. Et ensuite, s'ouvrir à ces informations qui arrivent jusqu'à nous. Je suis convaincue que, de toute façon, nous sommes dans un champ de conscience. Et d'énergie. Et si, à l'intérieur de moi, il n'y a pas la place, si c'est chaotique, si je suis embrumée de plein d'informations contradictoires, je vais chercher à l'extérieur des informations, mais je ne vais pas être... Je ne vais pas relationner avec l'existence. Tandis que si je reviens à moi, je rentre chez moi, je fais le ménage, j'explore les différentes pièces de mon château intérieur, j'ouvre des portes et des portes, et je découvre ces espaces intérieurs, j'ouvre aussi l'accès plus direct à la vie.
Quand on fait ce calme, on entend plus son intuition, on écoute plus ses désirs. Ce qui va nous donner l'impression de voir des signes ou des synchronicités, n'est-ce pas le reflet de nos propres intuitions ? Comment on fait la part des choses ?
Le désir est plus de l'ordre de l'ego. On peut faire le distingo de cette façon-là. C'est-à-dire... Si je suis dans le désir de quelque chose, que je souhaite qu'il arrive, ou si je souhaite voir des signes qui me disent telle et telle chose, je suis dans le contrôle. Et donc, je ne suis pas certaine que, du coup, je puisse avoir accès aux synchronicités. En revanche, si je suis dans cette assise intérieure, qu'il y a ce calme et que je me connecte à moi-même, je vais être dans une réceptivité d'informations Il y a ces informations qui viennent à moi, ou elles ne viennent pas. Peu importe, puisque je suis déjà stable à l'intérieur, je suis déjà dans l'harmonie à l'intérieur de moi-même.
Oui, on n'est pas en train de vouloir une réponse. D'une certaine façon, on est dans cette forme de lâcher prise.
Exactement.
Parce qu'on a l'impression, quand on dit qu'il faut comprendre les synchronicités, qu'on est dans une demande et une observation qui, du coup, est à l'inverse du lâcher prise. Et vous, ce que vous nous expliquez, c'est que ce calme intérieur permet d'accéder aux informations, aux possibles messages, parce qu'on est dans un lâcher prise, c'est ça ?
Comme quand on marche dans une forêt, parce que finalement cette démarche est très chamanique, comme lorsque l'on marche dans une forêt, quand on marche dans une forêt, au bout d'un certain temps, on rentre automatiquement dans un état modifié de conscience. Si, en plus, on est hypersensible, on va être connecté aux arbres, à la nature, aux champs des oiseaux, on va sentir l'humidité de la terre, enfin voilà, on va vraiment ne faire qu'un avec cette forêt. Et à ce moment-là, il se peut que l'on voit des phénomènes... une branche dans une direction, un oiseau spécifique qui aura du sens éventuellement pour nous. Donc on voit bien que l'on marche dans cette forêt juste pour profiter de cette forêt, pour recevoir cette énergie bienfaitrice et on ne veut rien de plus. Finalement, c'est cet état d'esprit-là que nous pouvons transposer à notre vie de tous les jours, notre vie urbaine. On peut aussi, de cette même façon, avoir cet équilibre de connexion à notre environnement. Et dans notre environnement des villes, c'est plus difficile, mais en même temps, ça peut être aussi une façon de transcender et de rendre plus beau une vie urbaine qui est parfois un peu stressante et rude.
Un peu stressante et un peu envahissante. On peut devenir esclave ou dépendante des synchronicités à force de tout le temps vouloir soit les provoquer, soit les analyser. Est-ce qu'on peut devenir indépendant et en perdre notre tâche apprise, finalement ?
Les obsessifs, les gens obsessionnels, auront une petite tendance à ça. Je dirais que si on n'est pas habité de soi, au sens du non-amour de soi, on prend ce risque-là. Mais si on a travaillé cet espace intérieur et qu'on s'est rapproché de soi, on ne sera pas dépendant de cet extérieur. Parce que le rapport à l'environnement, à la vie et aux informations qui arrivent jusqu'à nous, n'est pas le même. Si je suis vide à l'intérieur, je vais justement chercher à remplir avec des informations qui viennent de l'extérieur. Mais s'il y a une énergie à l'intérieur de moi, si je m'habite, si je suis de retour chez moi, pour reprendre la métaphore du château, si je suis de retour chez moi, Je ne vais pas chercher à l'extérieur pour remplir l'intérieur, je vais donc être dans une harmonie et un dialogue. Et ce sont des énergies en fait, c'est un aller-retour entre soi et les communiquants. Ce sont des vases communiquants, et ça communique. Et du coup, il n'y a pas la dépendance. Il y a la dépendance si on cherche à utiliser l'information, les signes, les coïncidences, les synchronicités, pour remplir un vide existentiel.
Oui, c'est-à-dire qu'on n'est pas en confiance. Et du coup, on cherche des explications ou des signes pour savoir où on va, parce que la route n'est pas claire.
More from Géraldyne

Tu n'es pas trop sensible. Tu es clairsentiente. #hypersensible #hypersensitivity #shorts

Transformer l’ombre en lumière #relationstoxiques #renaissance #psychologiejungienne

Relations toxiques & émotions : comment s’en libérer pour des relations saines

Rejoignez des personnes sensibles comme vous ! #hypersensible #etresoi #hypersensibilité #émotions

☀️Pour une personne hypersensible, le lieu n’est pas un détail : il fait partie de l’expérience.

Hypersensibles : ce n’est pas l’amour qui vous fait souffrir, c’est la peur du rejet.

💛 Hypersensible, choisir qui nous entoure est une nécessité, pas un luxe. #hypersensible #relation



