The video excerpt presents the Canella micro‑reserve project in Corsica, initiated by Étienne and developed by two young local leaders, Noémie Testard and Clément(e) Geromini. Noémie outlines the overarching vision: a locally‑rooted scientific and pedagogical reserve that supports research, student learning, and a social hub for the community, with the ambition to become a replicable model for other regions. Clément adds a personal perspective, emphasizing his Corsican heritage and farmer family background, and focuses on sustainable food autonomy. He describes the concrete action of collecting endemic seed varieties through a partnership with the Vavilov Institute, critiquing the dominance of commercial, non‑adapted crops. The plan includes creating an interactive educational environment for children to teach the importance of local, seasonal produce, with the long‑term goal of scaling the approach globally. Both speakers convey strong enthusiasm for preserving biodiversity, fostering community cohesion, and demonstrating a scalable pathway toward agro‑ecological resilience.
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Donc nous, notre projet, il est un peu en commun. C'est un projet qui a été commencé par Étienne, qui est développé dans une réserve en Corse. Moi, ce projet-là, il me tient à cœur parce que c'est vraiment un projet qui est à l'échelle locale et qui a pour but d'avoir un impact à l'échelle locale, mais aussi de créer un modèle qui va pouvoir s'exporter. En fait, dans l'idée, ce serait de créer une réserve à but scientifique et pédagogique qui est son objectif à lui. Moi, plus sur l'aspect scientifique, donc de recherche, etc., mais aussi permettre à des étudiants de pouvoir justement découvrir ce que c'est une réserve naturelle, comment on la gère, pouvoir y mener des études, etc. Et de permettre en fait de créer un espace de vie sociale qui rassemble la population sur divers aspects et qui a pour but central la préservation de la nature et donc de créer une communauté autour de ça. C'est un truc qui tient beaucoup à cœur. Et 2, plus tard, si ce projet fonctionne bien, de pouvoir l'exporter dans différentes régions afin justement de créer, d'exporter ce modèle-là et de le reproduire. À mes yeux, en tout cas, ce projet-là a un intérêt pédagogique, mais aussi de communauté, sociologique et de recherche scientifique aussi. Voilà.
Alors, bonsoir à tous. Moi, je m'appelle Clément. J'ai rencontré Guilhem il y a très peu grâce à Dorian. Et quand on m'a parlé tout de suite de ce projet autour de la Corse, ça m'a beaucoup touché parce que je suis Corse personnellement. Je suis né en Corse, j'ai vécu toute ma vie en Corse et je suis aussi fils d'agriculteur. Donc tout ce qui est en lien avec le développement durable, la nature, c'est des problématiques qui me touchent particulièrement. Et durant mes années collège lycée, on avait monté un projet au sein de nos écoles dont j'ai parlé à Guylaine et je sais qu'elle aura les capacités de nous aider et même de développer la chose autour de la problématique de comment se nourrissent les populations et comment, en parlant d'autonomie alimentaire, c'est-à-dire qu'aujourd'hui on entend beaucoup parler d'agriculture biologique, d'agriculture écoresponsable, de permaculture. Mais on a tendance à se demander est-ce que c'est suffisant? Est-ce que, à quoi ça rime? Qu'est-ce que, quel est l'objectif principal? L'objectif de notre travail, c'était en fait de collecter des semences endémiques parce qu'on arrivait à un constat, c'est qu'aujourd'hui, la consommation agricole et la production agricole est principalement tournée autour de calibre, de calibrage qui qui sont plaisants, attractifs pour la grande consommation. Donc on a tous vu les belles tomates, les grosses tomates, ou alors les légumes qui sont hors de saison. Et donc du coup, notre objectif, c'était de collecter ces semences endémiques. On avait un partenariat avec l'Institut Vavilov qui est une banque de collecte de semences qui vise à réinséminer et réintégrer ces variétés de légumes, de fruits et de céréales. Dans des régions où en fait, c'est ces variétés qui sont plus adaptées à la région, non seulement au climat, à la géographie et à l'adaptation. Donc pour rentrer dans plus la concrétisation de ce projet, ce serait créer un environnement pédagogique et interactif avec les enfants. Au début, comme on l'a dit, à petite échelle, pour pouvoir peut-être développer et espérer développer ce schéma sur une échelle mondiale, parce qu'en fait, c'est pas normal. Je trouve que moi, personnellement, j'ai 20 ans d'avoir appris si tard que les légumes qu'on mange dans notre assiette et qui souvent poussent pas loin de chez nous, sont pas forcément des légumes adaptés à notre consommation. Il faut aussi, je pense, qu'on explique aux jeunes et aux moins jeunes que c'est normal qu'on puisse pas manger certains produits tout au long de l'année.