PME SOUS PRESSION - 5 signes d'alerte

Dans ce live du Café Expansion, Patrick Castonguay décrit les cinq indicateurs majeurs qui signalent qu’une petite ou moyenne entreprise (PME) au Québec perd de la vitesse et court le risque de faillite. Il commence par rappeler que les entrepreneurs sont sous une pression économique accrue (géopolitique, taxes, impôts) et que la vigilance est indispensable. 1️⃣ Ventes coûteuses et rendement insuffisant – Il explique que la génération de nouvelles ventes nécessite des dépenses en publicité, réseaux sociaux, IA, etc. Si les liquidités sont épuisées sans que le retour sur investissement soit visible, c’est un premier signal d’alerte. 2️⃣ Marge de crédit qui ne suit pas la croissance – Une ligne de crédit opérationnelle doit représenter 10‑15 % du chiffre d’affaires. Quand la marge de crédit stagne alors que les receveurs et le CA augmentent, la banque perçoit un risque et peut réduire ou couper la ligne, créant un « mur ». Il détaille les stratégies pour obtenir des marges de crédit en co‑financement avec la BDC, Investissement Québec ou la FTQ. 3️⃣ Financement à court terme pour des besoins à long terme – Utiliser des prêts à taux élevé (20‑30 %) pour financer des projets qui ne seront rentables que plusieurs années plus tard érode les marges et indique un manque de structure financière. 4️⃣ Décisions prises sans chiffres fiables ni prévisions de trésorerie – L’absence de suivi des dettes fiscales (TPS, TVQ, DAS), des impôts et des marges de profit empêche de savoir si un contrat sera réellement rentable. Il insiste sur l’importance d’une trésorerie prévisionnelle (3‑12 mois). 5️⃣ Refus de bons contrats à cause d’un financement inadéquat – Quand la structure de financement ne permet pas de couvrir les délais de paiement (60‑120 jours) des clients publics, les entrepreneurs doivent décliner des opportunités lucratives, ce qui accentue la perte de momentum. Patrick conclut en appelant les entrepreneurs à agir rapidement : réorganiser, refinancer ou restructurer leurs sources de financement avant que la situation ne devienne critique, et les invite à le contacter ainsi qu’à s’abonner à la chaîne.
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Bon matin tout le monde! Bienvenue ce matin au Café Expansion. On est sur un live en direct. Le groupe ce matin, problématique avec le groupe. Alors, on fait ça live sur la page Expansion Capital Consultant. Allez vous chercher un café parce que quand même le sujet est assez capital. On parle aujourd'hui d'une problématique au niveau des signes, si on veut, des 5 signes de perte de vitesse des entreprises. Ça va pas bien les entreprises au Québec. Allez vous chercher un café, on regarde ça dans quelques instants. Avez-vous des problèmes avec votre business ce matin? Pour vrai là, on regarde ça ce qui se passe économiquement parlant avec la géopolitique puis tout le kit là, c'est pas évident. Puis vous devez être organisé. Vous devez être préparé. Il y a 5 signes qui sont vraiment importants parce que les entreprises sont sous pression. On le sait. La pression est au maximum. Le presto est sur le bord de sauter. Je pense que c'est important de revenir aux bases et de regarder c'est quoi les signes. C'est quoi les signes que ça ne va pas bien et qu'on s'en va dans le mur avec ça. C'est pas pour rien qu'on parle de ça ce matin. Il y a beaucoup d'entrepreneurs qui ont des problématiques. Des gens qui se font mettre en faillite par le gouvernement. Aïe aïe aïe! Pas, ah, je pense que je sais pas qu'est-ce que je vais faire. Non, non, vous avez des dus, des taxes, des impôts, des DES pas payés. Puis là, ben, toc toc toc, bonjour monsieur, ça va bien? Oui, c'est moi le gouvernement, puis je viens collecter. Ah ben là, j'ai pas d'argent, pas capable d'embourser ça. Bon, on va vous mettre en faillite. C'est ça qui arrive. Pas le fun pendant tout. Premier point ce matin qu'on va regarder avec ça. On parle des ventes. Les ventes, c'est ultra important. On veut des bonnes ventes. On veut des contrats lucratifs. On veut continuer à chercher des contrats. Mais souvent, on fait des ventes. On met une équipe en place. On organise notre entreprise pour que les ventes se fassent. Ce n'est pas toujours évident. Des fois, il faut essayer d'aller voir d'autres marchés. Il faut utiliser d'autres stratégies. Des stratégies avec, si on veut, l'intelligence artificielle. Ce n'est pas évident. Il faut aussi utiliser des technologies avec Facebook, Twitter. Pas Twitter, ça veut dire X maintenant. Bref, les réseaux sociaux. On doit essayer d'être un peu partout. On doit essayer d'être un peu partout sur les réseaux sociaux. Sur Instagram, Chambre de commerce. On essaie d'aller chercher de la clientèle bouche-à-oreille. Un peu partout. On en parle à nos amis. On met des pancartes. On fait de la publicité. Bref, on met tout ce qu'il y a à mettre de l'avant pour, si on veut, aller chercher des nouvelles ventes. C'est une bonne chose à faire. C'est une bonne idée, une bonne stratégie. Mais générer des ventes, ça coûte de l'argent. Si vous prenez vos propres liquidités et vous dites, bon ben moi j'ai un fonds de roulement. J'ai à peu près un quarante mille piastres, un cinquante, peu importe, un cent mille dollars de disponible que cette année j'aimerais mettre. En publicité un peu partout pour organiser, si on veut, ma visibilité. Faire en sorte qu'on puisse me donner, que je puisse récolter un peu plus de notoriété là-dessus. Et j'ai comme pas le choix aussi, j'ai augmenté un peu mes prix. Mais là, je veux pas perdre non plus le momentum. Il faut que je continue à bombarder les réseaux pour être là tout le temps. Pour que les gens, ils ne voient que moi. Et qu'avec des témoignages, qu'avec ce qu'il y a à faire. Bref, qu'on puisse démontrer qu'on a quand même Une entreprise qui est le fun, qui exécute la job, qui livre la marchandise. C'est en ça que les gens vont avoir confiance. Bref, qu'on fasse de la visibilité, qu'on génère de la nouvelle clientèle pour des nouveaux contrats. Si vous n'avez pas d'argent, vous en allez où avec ça? Ou si vous avez de l'argent et que vous prenez toutes vos liquidités, à quoi ça sert? Pourquoi vous prenez votre argent, vos liquidités et après ça vous dites, attends une minute, le générateur a réparé. Il y a un autre problème qui vient d'arriver aussi. Puis là, écoute, ça coûte plus cher que je pensais la publicité puis refaire faire le site internet. Ça va toujours coûter plus cher, je vous dis. Ça fait des années que je suis dans le domaine et j'ai déjà été aussi dans le domaine de tout ce qui est production graphique, programmation, design internet et tout ça dans ma jeune vingtaine. Puis je vous le dis, ça coûte cher. À moins que vous le fassiez vous-même. Si vous êtes bon avec ça, parfait. Si vous n'êtes pas bon avec ça, vous devez payer quelqu'un. Parce que vous, votre job c'est d'être sur le chantier. Ne pensez pas que ça commence à être sur internet d'un matin à essayer de programmer des publicités Facebook ou faire des vidéos comme on fait là. Ou encore là de, je ne sais pas. Ça me semble compliqué. Ça me semble un chemin difficile. Vous devriez peut-être déléguer à une équipe, à quelqu'un qui le fait. Mais vous devez avoir les moyens de le faire. Vous devez voir ce que chaque pièce que vous mettez vous rapporte. C'est important. Sinon, vous allez gruger votre capital. Puis un moment donné, il n'en restera plus. Puis les résultats escomptés sont-ils là? Peut-être que oui, mais peut-être que non. Si la réponse est non, ça commence à être un des signes que ça ne va pas bien. Deuxième signe: la marge de crédit ne redescend presque jamais. Hey, ça là, Ça là, la marge de crédit qui redescend presque jamais là, ça c'est l'enfer. Vous le disiez, c'est l'enfer là, ça a aucun sens. Une marge de crédit, c'est pas un prêt. Une marge de crédit, c'est pas fait pour se mettre des réparations de truck là-dessus qu'il faut qu'on rembourse à plus long terme. Une marge de crédit, c'est pas fait pour partir en vacances non plus. Une marge de crédit, c'est pour les opérations Gérer les recevables 30, 60, 90 jours, 120 jours. C'est à ça que ça sert une marge de crédit d'opération. Si la banque vous octroie une marge de crédit puis qu'au bout de la ligne vous étiez à 1, 2 millions de chiffre d'affaires, vous venez d'avoir des bons contrats, vous tombez à 3, à 4, à 5 millions de chiffre d'affaires, mais que votre marge de crédit ne suit pas. Là vous avez un problème sérieux. Là vous allez avoir un sérieux, mais sérieux, sérieux problème. Parce que les recevables eux augmentent, le chiffre d'affaires augmente, mais si la marge de crédit ne suit pas, aïe aïe aïe! Vous allez vraiment vous ramasser avec un solide problème là. Un solide, solide problème. Vous allez frapper un mur là. Je vous le dis là. Ça sera pas drôle tantôt. Fait que c'est très important pour vous d'organiser ça là. La marge de crédit doit refléter à peu près entre 10 à 15% du chiffre d'affaires. Puis je vous le dis, nous on en fait, on organise des présentations de dossiers aux banques, aux institutions, aux créanciers alternatifs, aux créanciers institutionnels, BDC, FTQ, Investissement Québec, pour aller générer des marges de crédit aussi en pari-passu. Ce que je veux dire par là, c'est que la marge de crédit, elle, elle est, si on veut, prise par la banque et et une entité comme BDC ou Investissement Québec. Et ça, c'est un pari perçu sur le risque. Ça veut dire que la banque va absorber moins de risques. Bref, il va être partagé. Alors, la marge de crédit risque d'être supplémentaire, d'être plus élevée. Il risque également d'avoir un taux d'intérêt un peu plus bas dans la mesure où vous avez également un dossier de crédit qui tient la route. Très important. Puis je vous le dis, à matin, là, on jase des vraies affaires. On a jasé de politique, on a jasé la semaine passée de Mark Carney. On jase de plein d'affaires à cet instant-ci. Mais l'essentiel, revenons à l'essentiel. Je vous en conjure. L'essentiel c'est la rentabilité de votre entreprise. Il y a 5 signes majeurs qui font que les entreprises sont sous pression. On doit les regarder ensemble. C'est pour ça que je prends du temps ce matin. C'est important pour vous. On le fait gratis pour vous. Ça me fait plaisir de vous donner cette information-là. Et de grâce, on essaie que la marge de crédit ne soit pas toujours topée parce que veut veut pas, si elle redescend jamais, à un moment donné ce qui arrive c'est qu'au rappel bancaire, à chaque année il y a une révision si on veut au niveau de la marge de crédit, au niveau des outils de financement que vous avez. Mais là si la banque elle voit que ça fait 1 an, 2 ans que la marge ne descend plus, Elle va vous la couper. Oui! Elle ne va pas vous l'augmenter pour que vous refoutiez dans des ratios plus normaux. Non! Elle va sentir un stress. Elle va se dire: Coudonc! Ils sont-ils capables de payer? Ils vont-ils nous rembourser quelque part à un moment donné? Je pense qu'ils en ont. C'est mal géré leur affaire. Puis la banque, elle voit ça complètement à l'inverse. Au lieu de dire: Regarde, on va vous en donner un peu plus. Là, s'il n'y a rien de fait, s'il n'y a pas de présentation, s'il n'y a pas de— Si vous ne faites rien, Vous pouvez dire, ben nous autres, on essaie de s'organiser de même, on espère que ça va bien aller. Vous jouez avec le feu là, vous jouez avec le feu. De grâce, contactez-nous, ça va nous faire plaisir de réorganiser, de restructurer, de refinancer ou de, en fait, la structure de financement de la mettre à jour avec le chiffre d'affaires actuel avec les projections qui s'en viennent pour l'année prochaine et faire en sorte que cette marge de crédit-là grandit et évolue avec vous. C'est ça l'objectif. Parce que même si vous êtes à 10 millions de chiffre d'affaires, puis on en a des entreprises à 10, 15, 20, 75 millions de chiffre d'affaires, ces gens-là, s'ils ont une problématique au niveau des liquidités, la marge de crédit est saturée toujours, vous allez aussi malheureusement frapper un mur. D'accord? On va regarder ceci. Donne-moi un petit second. OK. Donc, point numéro trois très important. On utilise du financement à court terme pour régler un problème long terme. Aïe aïe. Attention. OK. Aïe aïe. Pourquoi faire ça? Pourquoi? Pourquoi utiliser du financement à court terme pour régler un problème long terme. Il y en a beaucoup qui font ça. C'est vraiment, je vous dirais, une mode. Une mode très très forte qu'on prend de l'argent puis on essaie de régler un problème qui est plus majeur avec un financement de courte durée. Financement à haut taux d'intérêt. Financement alternatif qui coûte cher. 20-30% d'intérêt pour essayer de régler une situation dans le fond aujourd'hui. Le problème est plus large que ça. Le problème c'est que vous manquez de structure. Que vous n'êtes pas capable de vous faire payer. Que vous avez de la misère à gérer vos contrats et faire en sorte que vous soyez payé plus d'avance. Si on veut une marge un peu plus importante. Et que vous en étiez de courir après le chèque. Il est là le problème. Parce que c'est un problème qui va revenir. Ce n'est pas grave. J'ai besoin de liquidités maintenant parce que je pars sur un nouveau projet. Parlons-en. Vous partez un nouveau projet. Vous avez besoin d'un 50 000, d'un 100 000, d'un matin, de 200 000, peu importe. On part le projet. Vous devez financer votre projet. Dans combien de temps votre projet va devenir rentable? Dans combien de temps vous allez rentrer dans votre argent? Est-ce que c'est dans 1 an? C'est-tu dans 2 ans? Pendant ce temps-là, vous allez faire quoi? Vous allez endetter la compagnie à côté? Vous allez payer de l'intérêt qui vont manger vos marges au bout de la ligne? C'est de ça qu'on parle. On parle de structure ce matin. Puis c'est plate là. Trois, quatre claques dans face là. Moment donné, il faut que ça bouge. Il faut que ça réveille là. C'est important. Je suis pas fâché pour vrai là. Je ne suis pas fâché pour vrai. Je suis même pas fâché pour vrai là. Pas fâché par tout. Moi, ce que je veux, c'est que ça aille mieux pour vous. Parce que c'est important qu'on travaille sur la même longueur d'onde. Quand on parle avec des clients, on veut que ces clients-là, ils soient déjà Déjà positif à effectuer des changements majeurs. Puis si je parlais, mais là on doit faire un petit changement, c'est important de changer, c'est important de faire ci de cette façon-là. Le message passe pas. Puis je l'ai fait là, parler doux comme un agneau, ça passe pas. Ça doit être percutant. C'est plate à dire, mais il faut que ça brasse. Il faut que ça soit assez intense quand que je vous parle le matin là, le mercredi là, pour que ça résonne une cloche. Quand vous m'écoutez dans le char, quand vous allez en pick-up à votre job et que vous écoutez Patrick dans votre camion. Il faut que ça frappe. Il faut que le message rentre. Parce que s'il y a un besoin et que vous l'ignorez, que vous vous mettez la tête dans le sable, c'est votre entreprise qui va en souffrir. Des entreprises à 10 millions de chiffre d'affaires faire faillite, j'en ai vu. J'en ai vu plein cette année. C'est malheureux. C'est triste. Pourquoi? Parce qu'il aurait fallu qu'ils s'organisent un petit peu avant. Ça cogne à notre porte, ça vient chez nous, mais ils sont déjà là. Puis la corde est comme ça, ils sont en train de se pendre déjà. Il y a 400 000, 800 000 de dus au gouvernement. TPS, DAS en retard. Impôts en retard au provincial, au fédéral. Les marges sont à côté. Les prêts sont maximisés. La cote de crédit personnel, parce que tout est backé avec la cote de crédit, est à terre. Je ne dis pas qu'il n'y a rien à faire. Rendu là, il y a quand même quelque chose à faire. À part faire faillite directement. Ça c'est une autre histoire, un autre sujet. On en parlera. Mais risque que c'est très compliqué. C'est très compliqué et c'est très stressant pour vous l'entrepreneur. Ce qui est important c'est de voir avant de structurer ça. 6 mois, 1 an avant que la catastrophe s'en vient. Quand on le sent déjà que ça commence à— ça risque d'être compliqué. Les tarifs, les contre-tarifs aux États-Unis et Canada, ça va me compliquer la vie tout à l'heure. Puis je vais être sûr de prévenir l'affaire. Qu'est-ce que je peux faire? Comment je peux m'organiser pour que je frappe pas un mur dans un an? Parce que s'il y a autre chose qui s'empile en plus, d'autres contre-tarifs, X, Y, j'y arriverai plus. Aujourd'hui, ça va pas pire. L'année passée, ça allait bien, mais l'année prochaine, ça continue. Aïe aïe aïe! C'est important de regarder ça. Point numéro 4, vous pouvez, c'est-à-dire vous prenez des décisions sans chiffres fiables ou prévisions de trésorerie. Je répète, point numéro 4, vous prenez des décisions sans chiffres fiables ou sans prévisions de trésorerie. Ça, c'est un point hyper important. Vous devez, vous organiser pour avoir des chiffres à jour. Je dois combien au gouvernement là? Combien je dois en TPS, TVQ, en DAS? Est-ce que mes impôts 2025-2026, parce qu'on a 2026 en vie, ça va être fini bientôt là, est-ce que mes impôts vont être faits? Est-ce que je suis à jour déjà pour 2024-2023? Ça a-tu été réglé? C'est-tu payé cette affaire-là? Je m'en vais où avec mes skis là? OK, j'ai des bons contrats, j'ai des bons contrats, il m'en reste combien? Combien qu'il me reste quand j'accepte un contrat au bout de la ligne? Je signe un nouveau contrat. C'est le fun! On signe un contrat. Un beau contrat juteux. Payant. La problématique c'est qu'il reste combien au bout de la ligne? Est-ce qu'on est capable de prévoir des dépassements de coûts? Est-ce qu'on est capable de prévoir que finalement les gars sur le chantier vont peut-être prendre plus leur temps et que ça va coûter encore plus cher en heures parce qu'eux autres veulent absolument avoir leurs vacances payées. Il faut qu'ils fassent un nombre d'heures X. Puis ils vont être tirés à la sauce jusqu'à temps qu'ils l'aient. Avez-vous pensé à ça? Y avez-vous réfléchi à cette situation-là? C'est déjà arrivé ça aussi à une entrepreneure qu'on a chez nous. Malheureusement, la dame ne l'a pas vu venir. Les projets coûtent 2 fois plus cher. Les matériaux ont augmenté. Elle n'a pas demandé assez de dépôt au début. C'est tout ça qu'il faut regarder. C'est important de le faire sinon c'est vous qui allez patiner tantôt. Il faut savoir nos chiffres pour exactement savoir où on s'en va et avoir des prévisions de trésorerie claires. Pour 3 mois, 6 mois, 1 an, 2 ans s'il faut. Si vous êtes dans une entreprise où c'est stabilisé puis vous avez les mêmes clients récurrents année après année puis vous savez que vous avez une courbe de croissance qui est comme ça tranquillement pépère. C'est parfait. En connaissant Les nouveaux facteurs qui viennent se jouer dans le décor comme l'augmentation des tarifs, les contre-tarifs, le bois coûte plus cher, la main-d'œuvre coûte plus cher, l'essence coûte plus cher. Vous devez vous ajuster. Au bout de la ligne, est-ce qu'il en reste assez? Est-ce que c'est payant? Est-ce que c'est vraiment rentable de le faire ou vous devez peut-être changer le fusil d'épaule? Un contrat avec une ville qui dure 120 jours avant de se faire payer. 160% et plus. Avez-vous les reins assez solides pour accepter ça? Posez-vous les bonnes questions. Point numéro 5. Point numéro 5. Vous refusez de bons contrats parce que votre financement ne suit pas. Vous refusez de bons contrats parce que le financement ne suit pas. OK, pourquoi le financement ne suit pas? Pourquoi le financement ne suit pas? Tout simplement parce que peut-être que dans le passé vous avez eu des bad luck. Il y a peut-être des choses qui sont pas financées de la bonne façon. Les réparations de camions. Il manque peut-être un financement de quelque chose. Peut-être que ça devrait être du crédit-bail, du financement de bons de commande. Peut-être que ça pourrait être, je sais pas moi, un prêteur alternatif, un prêteur privé temporairement le temps qu'on organise un financement bancaire quand les États financiers vont sortir. Bref, le financement suit pas. Pourquoi? Parce qu'il y a des lacunes dans votre structure de financement. Puis vous avez des bons contrats, puis c'est le fun d'avoir des bons contrats. On veut tous des bons contrats. Tout le monde veut travailler. Tout le monde veut avoir des bons contrats. Mais si le financement ne suit pas, vous allez financer ces contrats-là. C'est ça que je disais un petit peu tantôt. Vous allez être pogné pour financer pendant 60, 90, 120 jours et plus en attendant que vous soyez payé. En plus, vous allez rester là sur le bord en attente de chèque qui s'en vient. Chèque, on me l'a dit, ça fait 3 mois qu'on me l'a dit parce que ces contrats, c'était marqué 90 jours max. Être rendu dépasser 180 là quasiment là. C'est pas des jokes, c'est vrai, c'est réel, c'est des situations réelles. Puis à un moment donné, c'est le fun là, mais la ville elle là, elle n'en a rien à foutre de vous là. Vous allez mourir à petit feu, vous serez pas capable de continuer. Ils vous paieront pas, pas grave, il y en a un autre lui là, il est prêt à prendre la job parce que lui-ci là, il pense qu'il est capable de prendre ce risque-là. C'est compliqué les entreprises qui prennent des contrats avec les villes. Je ne dis pas de ne pas prendre de contrat avec les villes. C'est important d'en prendre parce que c'est vraiment le fun, c'est vraiment payant, mais vous devez être structuré financièrement avant. De grâce, contactez-nous, on va consolider les engagements que vous avez déjà avec un financement peut-être court terme ou moyen terme, le temps qu'on réorganise ça au niveau bancaire pour faire augmenter la marge de crédit pour qu'elle puisse suivre les projections financières qui s'en viennent. Avec ces nouveaux contrats-là. Vous me suivez? Tout est dans tout là. C'est pas mal ça aujourd'hui. C'était du tough love. On a parlé des 5 signes d'alerte chez les entrepreneurs parce que vous êtes sous pression et on veut que ça arrête. On veut que ça arrête. Là-dessus, je vous dis une excellente semaine. Allez vous abonner à la chaîne YouTube également. Partagez la vidéo. On se revoit la semaine prochaine pour un autre Café Expansion. Bonne journée!










