🇫🇷 En Français 🇨🇦: S5:E110🎙️ EN DIRECT avec Mentor Nathalie COLLOMBAT 🇫🇷

Mentor and author Nathalie Collombat discusses conscious leadership as total alignment between words, decisions, behavior, and inner state. She draws lessons from high-level athletics and motherhood, and describes how her book "Leadership Conscient" aims to give readers freedom, inner peace, and autonomy through Kundalini Yoga and mindfulness practices.
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Hi, I'm John Maxwell. When the top companies in the world are looking for trainers, speakers, and coaches, there's one name that stands above the rest, and that's Maxwell Leadership. Our certified team members have gotten proven results for companies all over the globe, and our reputation, I'm proud to say, is second to none. Some of our members have risen to the top of their profession, including the one you're going to meet today. I proudly introduce you to my friend, Bob Fabien Zinga.
Welcome to the Leadership Success Podcast with your host, Coach BZ, where we help you lead with purpose and succeed with impact. If you're ready to grow into the kind of leader others want to follow, this podcast is for you. If you're determined to elevate your success and leave a lasting legacy, this podcast is for you. As my mentor, Dr. John C. Maxwell reminds us, everything rises and falls on leadership. Our goal is simple: to inspire you, challenge you, and equip you with insights that can transform the trajectory of your leadership journey. Welcome aboard to another episode of the Leadership and Success Podcast with Coach B.
Je suis vraiment contente de vous accueillir et de vous présenter notre organisme de formation. Nous l'avons tellement pensé, travaillé, rêvé même, j'ai envie de vous dire. On y a mis tout notre cœur, toute notre expertise pour vous proposer le meilleur de notre savoir-faire et de nos formations. Et pour commencer, je voulais vous dire quelque chose de vraiment essentiel: vous venez de pousser une porte, mais pas n'importe quelle porte. Vous venez d'ouvrir la porte de notre organisme de formation et sachez que derrière cette porte, c'est un petit peu comme si vous rentriez dans la vraie vie, dans un vrai endroit et que vous allez rencontrer des vrais humains parce que c'est vraiment ça qui fait le fondement de ce qu'on a pensé, de ce qu'on a voulu et ce qui nous motive chaque jour: la relation humaine, la formation de l'humain, l'expertise et la compétence dans la formation de l'humain. Donc nous sommes bien réels, nous sommes bien là.
Alors bonjour, bonjour à tout le monde de la famille francophone sur LinkedIn et sur YouTube. Donc c'est Coach Bizzy ici des États-Unis et je veux vous dire la bienvenue. Ça sera le premier show qu'on va faire complètement en français. Donc excusez mon accent, des fois je vais utiliser des mots un peu anglais, mais vous devriez bien me comprendre. Mais comme on aime commencer ici, on va prendre un temps pour ce qu'on appelle notre moment de gratitude. C'est lorsque l'on passe un petit moment pour être remerciant. C'est ça. Donc peut-être que vous pouvez fermer vos yeux. Et vraiment, pensez à une chose dont vous êtes remerciant maintenant là. Je sais qu'il y a beaucoup de chaos partout au monde, mais qu'est-ce qu'il s'est passé dans votre vie et vous êtes remerciant dans ce moment? Moi, je suis remerciant que je suis toujours vivant. Je suis allé au lit la nuit passée et je suis réveillé aujourd'hui, et tant que je suis vivant, il y a de l'espoir pour moi. Donc, Dites-nous d'où vous venez, d'où nous écoutez-vous, quelle ville, quelle région et quel pays, au Canada, en Europe, en Afrique, et une chose pour laquelle vous êtes reconnaissant aujourd'hui. Et puis si vous avez des questions pour mon invité aujourd'hui, frappez la questions ci-dessous et nous y répondrons en direct. OK, je vais essayer d'introduire notre invité aujourd'hui. Aujourd'hui, on va parler du leadership conscient à l'ère de l'IA, l'intelligence artificielle, et du burnout. Donc Attendez un peu, je vais, je vais mettre le ticker pour que vous puissiez savoir de qui on va parler aujourd'hui. Donc je disais, on va parler du leadership conscient à une époque marquée par l'accélération de l'intelligence artificielle, l'épuisement émotionnel, l'hyperconnexion et une pression croissante à toujours performer. Comment les leaders peuvent-ils vraiment rester humains, alignés et intérieurement stables? Cette semaine, j'ai l'honneur d'accueillir Nathalie Colomba. Elle est une auteure, entrepreneure, conférencière et fondatrice de Transformations et The Happiness House, donc trans-formation.org. Depuis plus de 15 ans, Nathalie accompagne des dirigeants, entrepreneurs, professionnels en transition et personnes en quête de sens afin de les aider à se reconnecter à eux-mêmes, aligner leurs valeurs avec leurs actions et développer un leadership plus conscient, plus humain et émotionnellement intelligent. Son travail intègre le leadership conscient, l'intelligence émotionnelle, les neurosciences, les transformations intérieures, le leadership centré sur l'humain, la conscience spirituelle, la résilience et l'alignement et le leadership dans les environnements sous haute pression. En tant que dirigeant en cybersécurité et commandant en guerre de l'information dans la Marine américaine, je pense que cette conversation arrive à un moment essentiel. Trop de leaders, je crois, aujourd'hui souffrent silencieusement de burnout, d'isolement, de perte d'identité et d'une culture du leadership basée uniquement sur la pression et la performance. Et le mentor Nathalie apporte un message puissant: le leadership ne se résume pas à la performance. Il s'agit d'alignement de conscience, d'humanité et de devenir visionnaire sans se perdre soi-même dans le processus. Donc nous parlerons également de son puissant ouvrage Leadership Conscient, monter en compétences, devenir visionnaire. Ce que vous apprendrez, c'est la différence entre le leadership traditionnel et le leadership conscient, mais aussi l'importance de l'alignement intérieur et de la conscience de soi. Donc, sans plus tarder, aidez-moi à accueillir au Leadership Success Podcast avec Coach Bizzy la menteuse Nathalie Colombat. Bonjour Nathalie, comment ça va?
Hello! Bonjour, bonjour, bonjour, merci, merci, ça va très bien, merci, merci pour l'invitation, merci pour le sujet, merci pour ce temps d'échange.
C'est vraiment un très grand honneur de parler avec vous et vous venez de Lyon en France, n'est-ce pas?
Oui, tout à fait, oui, à Lyon en France.
Et moi, je suis à San Francisco en Californie. C'est vraiment très étonnant comment est-ce que la technologie peut nous ramener ensemble. Donc pour commencer, j'aime toujours commencer le podcast par demander de quoi êtes-vous reconnaissante aujourd'hui?
Alors vraiment, aujourd'hui, si je disais ici et maintenant, je suis reconnaissante pour la technologie. Exactement pour ce que vous êtes en train de dire. C'est incroyable parce que je suis à Lyon en France et vous êtes à San Francisco aux États-Unis. C'est juste waouh quand on réfléchit à tout ça. Donc j'ai beaucoup de reconnaissance et de gratitude pour le développement de la technologie, pour cette magie-là, pour ces possibilités-là. Et plus largement, je dirais, je suis reconnaissante un petit peu pour ce que, la même chose que vous avez dit tout à l'heure, d'être en vie d'être en vie. Les parcours de vie sont pas toujours évidents, on est tous éprouvés à un moment ou un autre dans notre chemin de vie. Et en préparant cette émission, j'ai effectivement remonté différentes étapes de la vie parce que, pour réfléchir à cette notion de leadership et de conscience, et je me dis waouh, On est vivant, on est vivant, on est en bonne santé. Et un tout petit peu plus classiquement, je dirais j'ai mes 3 enfants avec moi et je suis reconnaissante pour ça parce que la vie n'a pas été facile et on est vivante toutes les 4. Alors merci.
C'est vraiment très impressionnant et c'est vrai que si tu n'as pas de bonne santé, la vie n'a pas de sens du tout.
C'est difficile, c'est effectivement, on peut, on dit toujours que l'or du monde se trouve dans la santé, effectivement.
Ok, ça c'est Daniel, il est de Floride, il ne parle pas français du tout, je suis sûr qu'il a utilisé intelligence artificielle pour traduire ça, mais il va revenir quand on va faire ça en anglais. Merci beaucoup. Beaucoup, Daniel. Et pour ceux qui écoutent en direct sur YouTube et sur LinkedIn, vous pouvez poser vos questions maintenant. Donc je voudrais aussi savoir, mon tante Nathalie, pour ceux qui te voient pour la première fois, est-ce qu'il y a quelque chose à propos de toi que la majorité des gens ne savent pas?
Oui, il y en a pas mal, quelques-unes. Quelque chose de spécial? Oui, alors quelques-unes sur lesquelles on peut réfléchir et qui font beaucoup écho sur mon parcours et qui illustrent un tout petit peu là où je suis devenue maintenant. Alors, je suis végétarienne.
Oh, très bien!
Voilà, je suis végétarienne depuis 2013. Et je n'ai pas de télévision. Voilà, je n'ai pas de télévision et je n'ai pas de canapé.
Ma première fille, elle est végétarienne aussi. Ça fait à peu près 5 ans maintenant. C'est pas facile d'être végétarien ici parce que la viande, c'est pratiquement partout. Ça prend un peu de discipline, ça.
Oui, exactement. Ça demande 2 choses. Ça demande de faire face au regard des autres Et on rentre directement dans le vif du sujet du leadership. Mais ça demande de faire face au regard des autres, d'assumer le regard des autres et d'assumer leurs réflexions. Parce que quand on parle d'ouverture et d'état d'esprit, finalement, on ne sait pas toujours de quel côté c'est le plus fermé. Et puis c'est un chemin de transformation. Moi, je dis toujours je veux convaincre personne. Si on me demande comment ça vit à l'intérieur de moi, je l'explique, mais c'est à mon sens un chemin intérieur et une transition qui se fait progressivement et en fonction de qui on est à l'intérieur de soi.
C'est ça, c'est ça. Mais pour ceux qui veulent faire ça pour une bonne santé au moins, je sais qu'en Amérique on mange trop de viande, il faut même manger de moins en moins de viande.
J'ai perdu le son, Bob!
Vous m'écoutez maintenant?
J'entends «blblbl» Attends un peu— Tout d'un coup ça floutait ta voix... Ça y est, c'est bon!
Je disais seulement pour ceux qui veulent faire ça pour la bonne santé parce qu'il y a beaucoup de raisons pour être végétarien il faut sûrement manger moins de viande et plus de légumes. Des légumes et des fruits. Surtout aux États-Unis, on a besoin de ça parce que manger de la viande tous les jours, tout le temps, ça nous rend vraiment malade. Puis très très très gros aussi.
C'est surtout savoir qu'on peut trouver les protéines ailleurs que dans la viande.
C'est ça.
Et qu'il vaut mieux réfléchir en termes d'équilibre nutritionnel que de plaisir pour faire du bien au cerveau. Voilà, pour rester soft.
J'espère qu'on va inspirer beaucoup de gens qui vont écouter, donc ils vont être exposés à beaucoup d'idées, et j'espère qu'ils vont essayer certaines des idées que tu vas nous donner aujourd'hui pour améliorer notre vie et notre leadership. Donc pour commencer, parlons de ton histoire d'origine. Qui est Nathalie Colombat? Pour celles et ceux qui vous découvrent aujourd'hui pour la première fois, qui êtes-vous au-delà de votre CV et de tous vos titres?
Je dirais, je crois que je suis une personne avant tout qui cherche à comprendre l'humain en profondeur. J'ai une passion pour la recherche et pour la transmission. Et c'est vrai que mon parcours est multiple, mais il raconte souvent toujours la même quête, la même idée, c'est celle du sens, celle de la conscience et de la transformation humaine. C'est vraiment quelque chose qui me vient depuis toute petite, en fait.
Waouh! Ça, c'est très intéressant. Vous aviez quel âge quand vous avez commencé à parler de la conscience, à penser à la conscience humaine?
Alors là, on plonge dans mes souvenirs. Alors j'ai des souvenirs, mais je savais pas que ça s'appelait comme ça en fait. C'est-à-dire, j'ai des souvenirs quand j'ai— en fait, le plus grand souvenir que j'ai, c'est avec la musique. Quand j'étais petite, à mon époque, on avait encore ce qu'on qu'on appelait les Walkman, avec les cassettes à l'intérieur, et on pouvait mettre le casque sur les oreilles. Et j'écoutais beaucoup les soirs avant de m'endormir la musique. Et aussi, bon, peut-être on parlera de ça après, mais comme j'étais sportive de haut niveau, alors on faisait aussi beaucoup de voyages pour aller faire les compétitions, donc on passait beaucoup d'heures en voyage, et j'écoutais cette musique.
Et Cette—
en fait, je percevais, voilà, je percevais le son, je percevais les vibrations et j'arrivais à percevoir les instruments, les différents instruments. Et j'avais l'impression que j'arrivais à me projeter en fait à l'intérieur de cette musique. Donc c'est déjà un acte de pleine conscience. Que d'arriver à sortir de soi un petit peu et à se dissoudre et à se fondre dans la musique, dans la composition de la musique, dans les instruments. Mais je savais pas du tout que c'était de la conscience ou de la pleine conscience. Donc je dirais vraiment très jeune, j'avais 7-8 ans sur les souvenirs qui peuvent revenir.
Ça, c'est vraiment très, très puissant ça. Et c'est vraiment la puissance de la musique, c'est vraiment très universel. C'est pourquoi l'une des questions que j'aime poser à ceux à qui je parle, c'est: est-ce qu'il y a une chanson ou bien même un livre ou un documentaire ou un film qui sera l'hymne de de votre vie? Est-ce qu'il y en a un?
Alors, pour la musique, je pense qu'il y en a plusieurs parce que j'ai vraiment des souvenirs de quand j'étais petite. Mais autrement, il y a des livres, il y a des livres qui m'ont accompagnée tout au long du chemin, des films. Alors, C'est en fait bizarre parce que pour parler d'évolution et de transformation, bon, comme c'est un petit peu ce qui m'habite, je dirais qu'en fait c'est étonnant parce qu'à chaque étape de développement de vie, de naissance et d'acquisition de conscience, c'est comme si l'univers venait vous déposer les rituels dont vous avez besoin En fait, à tel âge, il va vous apporter une musique et un livre, à tel âge, il va vous apporter une autre musique et un autre livre. Il y a quelque chose de particulièrement marquant qui a vraiment commencé à ouvrir les choses, c'est tout ce qui a touché à la PNL, à l'Analyse Transactionnelle, à la méditation, au magnétisme. Ça, c'est vraiment— et j'avais quel âge? J'avais 15 ans à peu près.
Waouh, très jeune.
Quand ça a ouvert en fait ce champ-là de conscience, mais plutôt dans le sens de découverte que ça existe et je peux commencer à trouver des références à l'extérieur de moi pour croire et penser que c'est pas juste une conception de mon esprit ou moi qui suis complètement différente, mais globalement, enfin, il y en a d'autres qui le pensent, il y en a d'autres qui le vivent, il y en a d'autres les autres qui l'écrivent. Et ça, ça a été vraiment, ouais, la PNL a été vraiment le tout début d'une révélation en fait. Ça a été le step, la marche.
C'est très pertinent ça. Donc aujourd'hui, vous êtes un mentor en leadership conscient. Que signifie réellement cette expression pour vous? Conscient, leadership conscient, c'est quoi ça?
Il y a plein de choses qui viennent.
Je veux savoir comment est-ce que c'est différent du leadership comme les gens le savent dans le business.
Le leadership conscient, je dirais que c'est d'abord la capacité à se voir soi-même avec honnêteté, en sortant de ses propres schémas et de ses propres pilotage automatique. J'ai souvent une expression qui dit: sois entrepreneur de ta vie. Donc ce leadership conscient, c'est aussi une capacité à remettre en question et à garder en permanence à l'esprit que l'autre n'est pas soi, que notre représentation du monde en fait est bien différente de la nôtre. Pour résumer, faire un petit peu court, j'aime bien dire que c'est la carte n'est pas le territoire. C'est vraiment la différence effectivement entre comprendre qu'il y a une réalité et qu'il y a une représentation qu'on se fait de cette réalité. Donc ce leadership de conscience, c'est une partie, voilà, comprendre ce que je suis, que j'existe et que je fonctionne selon mes propres représentations du monde. Et la conscience, c'est savoir que le monde n'est pas complètement moi.
C'est bien ça. Je crois que c'était René Descartes qui a dit: «Je pense donc je suis.» Mais il y a aussi une partie de l'émotionnel. Intelligence quand tu dois devenir un appliquant du leadership conscient, n'est-ce pas?
Alors, c'est un outil, the emotional intelligence. Donc le, oui, oui, c'est vraiment un outil. Oui, c'est ça exactement, c'est vraiment un outil qui permet d'affiner les perceptions, qui permet de, comment dire, ça permet de garder les capteurs intérieurs, la connexion intérieure, et de se dire que tout ce qui n'est pas visible, tout n'appartient pas à la communication orale directe que nous sommes en train de le faire. Donc nous parlons, nous échangeons. En réalité, il y a tout un tas d'autres choses qui se jouent autour. Et l'intelligence émotionnelle permet de garder des satellites qui vont continuer à capter les informations et qui vont venir compléter la communication orale avec toute cette perceptivité des informations. En fait, l'intelligence émotionnelle sert beaucoup à ça. Et beaucoup vont dire, pardon, excuse-moi, je te coupe aussi, mais l'intuition, l'instinct, voilà, tout ce qui est de ce côté un peu intangible, perception, en fait.
Donc quand on parle de la perception, j'aime ce que tu as dit au début, la carte n'est pas le territoire. C'est bien vrai ça, mais sauf que nous tous on a nos propres cartes et nos cartes ne sont pas les mêmes. Donc on a nos propres perceptions. Donc comment est-ce que dans un monde comme ça tu interagis avec d'autres individus qui ont une carte différente que la sienne? Est-ce que ça t'a appris à être plus Empathetic, c'est ça?
Empathic, oui. On rentre vraiment là, déjà dans le cœur des mécaniques. Un peu. Alors le postulat de ça, c'est waouh, c'est vraiment quand on dit la carte n'est pas le territoire, en fait C'est vraiment déjà, comment dire, la plupart d'entre elles n'ont pas le chemin de conscience, n'ont pas conscience que l'autre pense différemment, que l'autre a une représentation et une conscience du monde différente. Donc déjà, chez les leaders, c'est déjà un premier éclairage à avoir, un premier step. C'est-à-dire que c'est vraiment, avant toute discussion, expliquer à la personne que son son langage, sa personne, et n'est pas le langage de tout le monde. C'est-à-dire que c'est en permanence réfléchir que je suis en train de te parler, mais je ne suis pas toi et tu n'es pas moi. Donc tout l'enjeu du leadership conscient est de parler d'un endroit qui n'est plus moi mais qui est accessible à celui qui m'écoute. Et ça, nous ne l'avons pas de manière autonome et nos sociétés ne nous l'apprennent pas, c'est-à-dire que nous réfléchissons et nous concevons le monde toujours depuis nous-mêmes, depuis notre intériorité Et c'est déjà un grand travail que d'expliquer et comprendre que si je veux que l'autre me comprenne, je dois parler son langage.
C'est ça. Waouh! C'est vraiment—
Si je veux réussir à comprendre l'autre et à lui donner la possibilité d'être qui il est, c'est comme si je devais moi-même apprendre le langage universel.
C'est ça. Non mais c'est très pertinent ça parce que je crois que c'est l'une des raisons majeures pourquoi il y a tant de chaos, de fight, les gens se battent et il y a plus de guerres, de chamailleries et tout ça parce que les gens ne se comprennent pas du tout. Donc je crois que l'œuvre que toi tu fais, ça peut vraiment amener beaucoup de changements dans l'espèce humaine, je crois. C'est important, non?
Oui, oui, parce que la communication, c'est le fondement des civilisations.
Si on peut dire.
Waouh, on est déjà dans des niveaux de conscience là.
Oui, oui, je sais.
Level direct. Oui, bien sûr, bien sûr. Et en même temps, c'est vrai que les gens qui nous suivent et qui peut-être me suivent un tout petit peu, notamment sur LinkedIn, auront déjà bien identifié que je parle à ces niveaux de conscience-là et que j'écris à ces niveaux de conscience-là. Et c'est C'est vrai que la communication, le langage, c'est le ciment civilisationnel. Tu sais, il y a une expression qui dit que la langue, le langage est une arme de guerre redoutable. Parce qu'imagine que tu es sur un terrain de bataille, même Mais peu importe, je vais prendre quelque chose peut-être de plus concret qui va mieux parler à l'audience. Si vous êtes en réunion et que d'un côté vous avez des personnes qui parlent anglais et de l'autre côté des personnes qui parlent français et de l'autre côté des personnes qui parlent espagnol et que vous devez échanger des informations, trouver des consensus, créer de l'idée Si pour la stratégie, les Anglais parlent entre eux et que le Français et l'Espagnol ne comprennent pas l'anglais, ils peuvent être en train de parler de ce qui est en train de se jouer ici et personne ne va le comprendre. Donc ça veut dire que cette capacité à partager le langage ou à ne pas le partager est une arme redoutable.
C'est vraiment très intéressant ça, parce que dans juste un petit verset qui est venu vers moi, dans Jacques 3:6, je crois que c'est la Bible qui dit que la langue aussi est un feu, c'est le monde de l'iniquité. La langue est placée parmi nos membres, souillant tout le corps et enflammant le cours de la vie, étant elle-même enflammée pas la G1. Donc avec ta langue, tu peux complètement enflammer tout l'univers. Donc il faut faire attention à ce qu'on dit dans notre conscience intérieure.
Oui, et puis alors, comme on est sur le sujet, on peut rajouter aussi quelque chose de très intéressant que j'enseigne beaucoup. Souvent, je peux être un peu pénible parce que je choisis beaucoup les mots que j'utilise parce que les mots ont une vibration, les mots ont un sens profond.
Ouais.
Et c'est extrêmement important de comprendre qu'en fonction du mot que j'utilise, il y a deux choses qui vont se jouer. La première, c'est la vibration que j'envoie à l'univers et à celui qui va écouter les mots. Et la deuxième, c'est la compréhension que l'autre a de ce mot parce que, par exemple, quand j'accompagne certaines personnes, je donne vraiment un exemple très concret, la personne va arriver et va me dire: «Je n'ai pas de famille.» Ou alors quelqu'un va arriver et va me dire: «Ma collègue m'a dit que je me comporte comme une sauvage.» C'est des mots, «je n'ai pas de famille» ou «je me comporte comme une sauvage », qui dans le référentiel de la compréhension et de la connaissance que chacun a de ces mots et de ces expressions, qui vont avoir une portée vibratoire extrêmement profonde. Parce que je n'ai pas de famille, au sens littéral du terme, suggère tu es forcément né de quelqu'un, tu es forcément une lignée, tu as forcément des ancêtres, tu as forcément des cousins, des frères, des sœurs, un papa, une maman, des oncles, des tantes, des grands-parents. Donc quand ton inconscient veut croire qu'il est seul au monde, et qu'il est désespéré, c'est faux. Donc remettre en balance qu'est-ce que ça veut dire ne pas avoir de famille, c'est très important. Et parfois même j'utilise un dictionnaire pour remettre les choses au bon endroit et dans leur juste valeur. Et c'est pareil pour la personne qui va me dire: ma collègue m'a dit je me comporte comme une sauvage. Mais elle, dans sa tête, pour elle, une sauvage, c'est le pygmée dans le bush australien. C'est une personne qui n'aura pas été éduquée, c'est une personne qui va se comporter, qui n'aura pas les codes sociaux pour se comporter. Et pour cette personne-là, c'est très difficile à entendre. Donc on peut prendre Voilà, c'est juste garder à l'esprit la puissance du mot qui est d'une part la puissance vibratoire dans l'univers et d'autre part l'interprétation et la connaissance qu'on a du mot. Parfois les humains utilisent des mots mais ils ont oublié le sens.
Ouais.
Et l'information passe mal donc.
Non mais ça c'est très intéressant ce que tu as dit. Donc je crois que ça dépend donc, je suis en train de voir le mot français, d'état d'esprit, mindset, la manière dont on interprète ça. Mais aussi ça, c'est aussi la puissance d'impacter votre subconscient.
Je crois que les gens ne réalisent pas ça, pas à la puissance à laquelle ça, comment dire, Ça se joue vraiment, effectivement. Il y a vraiment besoin, et ça fait partie donc de, comme tu dis, du mindset de conscience. C'est-à-dire, c'est aussi tout l'objet du leadership de conscience, parce que être leader de soi-même, mais aussi être leader dans un environnement, c'est connaître que tout cela fonctionne comme ça. Cela.
Très, très pertinent. OK, vous, vous avez eu de nombreuses vies professionnelles: entrepreneur, mentor, formatrice, thérapeute, éducatrice, auteure, mère, conférencière, et même nutritionniste, je crois, aussi dans votre site web. Donc vous faites pratiquement tout. Quelles expériences ont le plus façonné votre compréhension du leadership?
Ah, alors, oh my god, c'est en fait, en fait, quand on arrive à mon âge avec différents métiers, en fait, c'est-à-dire, je vois un petit peu ça comme chaque élément est constitutif d'un tout. Et comme je dis, parce que, enfin, comment dire, j'ai plutôt mené ma vie en étant à l'écoute de moi-même et de qui je suis intérieurement. J'avais, je sais pas, peut-être cette chance-là, cette possibilité-là. C'était, en fait, c'est un peu ce que je dis, c'est le boomerang de qui on est, c'est-à-dire que j'étais jeune et j'étais moi-même et j'étais différente. Mais en même temps, cette différence m'a permis de rester vraie avec mon intérieur. Et donc chaque, chaque, chaque, chaque compétence, chaque étape est vraiment venue construire quelque chose chaque décennie, chaque étape en fait au final. C'est-à-dire que si je prends par exemple la nutrition, la nutrition est venue parce que ben j'étais sportive de haut niveau, alors c'était important d'avoir une alimentation en lien avec la bonne santé, avec le poids, avec les enjeux de la compétition. Et puis ensuite la nutrition était là parce parce que dans le yoga kundalini, on a donc l'alimentation yogique qui explique un peu plus au niveau nutritionnel comment ça se positionne. Et puis la santé de mes enfants, mes deux filles aînées ont des spécificités anatomiques qui nécessitent nécessite d'avoir une alimentation qui est vraiment là, liée à leur santé, à leur survie en fait. Donc c'est nécessaire d'adapter l'alimentation. Et en fait, tout ça pousse à la compréhension des mécanismes, des systémiques et oblige à descendre en fait dans l'infiniment petits pour se rendre compte combien en réalité tout forme un tout, tout est lié en fait. Et donc voilà, le côté éducatrice, formateur, teacher, transmission, ça c'est venu aussi parce que comme j'étais— alors j'ai commencé le sport, j'avais 8 ans. Wow! Donc ça a commencé très tôt et j'ai terminé, j'avais 22-24 ans à peu près. Et donc dans toute cette carrière sportive, on se contente pas juste d'être un athlète, on observe aussi parce qu'à un moment donné, quand l'entraîneur vous explique une stratégie, une progression, vous êtes bien obligé de comprendre où votre entraîneur veut vous emmener. Et pourquoi il faut s'entraîner comme ça et pourquoi il faut faire ça. Donc ça entraîne aussi votre mental et ça vous permet de comprendre que derrière chaque chose, en réalité, il y a une mécanique, il y a une systémie. Voilà, donc chaque étape de la vie a amené Alors, et puis comme je l'ai dit tout à l'heure, par exemple la PNL, la PNL vraiment a été une révélation parce qu'après, enfin en même temps, j'ai fait des études de commerce aussi.
Oui, vous avez tout fait, vous avez complètement tout fait.
Non, non, non, mais j'ai été un peu à l'école quelque temps.
Oui, très impressionnant.
C'est vraiment, je pense, parce que mon cerveau est analytique peut-être, mon cerveau est câblé comme ça en fait.
Mais tout ce que vous avez fait là, quel est le, comment tu dis ça en français, le lien qui emmène tout ensemble?
C'est l'humain, c'est vraiment comme on l'a dit au tout début, C'est la compréhension des mécanismes d'existence et la conscience. Alors, waouh, je raconte beaucoup de choses là.
C'est très pertinent, je crois, parce que même le sport de haut niveau, vous avez expérimenté. C'était quel sport?
Le trampoline.
Waouh, trampoline!
Voilà, mais vraiment le trampoline, le vrai, vrai trampoline.
C'était combien de mètres de distance votre plus haut niveau?
On peut monter peut-être 5 ou 6 mètres quand on fait très haut.
C'est beaucoup ça!
C'est des doubles rotations, des doubles vrilles. Vous n'avez pas eu peur? Si, certaines fois, bien sûr. Si, si, mais c'est pareil, ça apprend beaucoup de choses. La peur, le stress, la résilience.
Aussi avoir la confiance aussi, non?
Le trampoline, dans ce sport, c'est— il faut savoir où on est. C'est-à-dire que ça demande aussi une conscience de son endroit dans l'espace. Ça demande beaucoup de tonicité, de rigueur musculaire. Mais aussi de...
C'est mental aussi, non?
Oui, oui, oui, parce qu'on doit connaître les figures, connaître à quel endroit on va ouvrir une position, à quel endroit on va retomber sur le trampoline. C'est ça, c'est la grande question. Comment allons-nous atterrir?
C'est vraiment très intéressant ça, parce que je crois que cette expérience votre expérience sportive de haut niveau, tu as commencé à peu près à 8 ans, donc très très jeune, a vraiment influencé votre discipline, votre résilience et votre vision du leadership aujourd'hui aussi, non?
Ah oui, vraiment, j'ai un mantra, c'est travail, rigueur et discipline. Oui, bien sûr. Alors, ça influence positivement, mais on dit toujours, le sportif de haut niveau, le mental, quand il faut faire la reconversion, quand on arrête, c'est-à-dire qu'on a l'habitude de fonctionner, vraiment, c'est comme on dit, on fonctionne, on fonctionne et et on sait vraiment comment c'est construit et comment la vie va être demain, plus ou moins. Et quand on arrête ça, c'est comprendre que tout le monde ne fonctionne pas comme un sportif de haut niveau. C'est comprendre que les gens avec qui vous travaillez, c'est-à-dire c'est sortir de l'environnement sportif.
Oui.
Et trouver un autre monde, des autres mondes, et aussi connaître qu'en dehors du sport, il y a une vie.
C'est ça.
Mais c'est aussi comprendre que tout ne peut pas fonctionner comme le sportif de haut niveau. En plus, les personnes ne sont pas entraînées pour avoir cet état d'esprit-là. Donc ça demande là aussi d'avoir un niveau de conscience qui permet de se dire une fois de plus: ma carte n'est pas le territoire.
C'est bien vrai ça, mais ça prend beaucoup de concentration aussi. Donc tu as un état d'esprit quand tu fais ça, tu es complètement concentré, presque dans un monde alternative presque. Oui, parce que c'est bien puissant ça. Mais je crois que ça prend beaucoup de courage, je sais, parce qu'une chose que vous avez dite, c'est «celle qui dit tout haut ce que tout le monde pense bas». Mais ça, c'est très très courageux ça. D'où vient ce courage, vous pensez? Comment dire, je pense que tout le monde ne va pas aimer et accepter ce que vous dites, mais vous parlez de votre propre vérité, right? Et vous dites ce que vous voyez, et les gens ne vont pas toujours accepter ça d'une manière positive. Donc ça prend du courage pour faire ça.
Oui. Mais c'est pareil, en fait il y a des étapes, c'est-à-dire que la réponse spontanée c'est vraiment l'innocence de l'enfance.
Oui.
Parce que quand on est enfant, on n'a pas la conscience ou l'idée que ce que l'on peut dire peut venir déranger ou peut être justement, comment dire, une vérité ou une réalité ou une idée que les gens pensent mais qu'ils n'osent pas dire.
Oui.
Et déjà quand on est enfant, ça permet déjà de repérer que vous pouvez déranger Et donc ça s'apprend aussi de se dire: «Ah tiens, là j'ai dit quelque chose, tiens c'est bizarre, je remarque que les gens ont changé de comportement ou ont changé d'énergie ou sont moins sympas.» Ou on peut être seul, on peut un peu se retrouver isolé Et donc ça permet en grandissant de prendre de la maturité et donc de la sagesse, de la conscience, de se dire— en fait c'est pas tant une notion de courage, c'est une notion aussi de comment est-ce qu'on grandit à l'intérieur de soi et quelles sont les connaissances qui viennent nourrir notre posture à l'intérieur pour être après suffisamment strong, fort pour assumer ce que l'on dit. C'est-à-dire que c'est cette notion effectivement d'assumer ce que l'on dit parce que notre chemin de vie sera venir nourrir notre conscience du monde, notre compréhension et notre capacité à expliquer pourquoi nous disons telle chose ou telle chose. Et il y a aussi la notion de choisir ses combats, c'est-à-dire qu'à un moment, on va pas être là en permanence à dire tout le temps, à être le porte-parole de ce que tout le monde pense. C'est-à-dire que ça va aussi à un moment donné s'affiner sur les choses qui résonnent le plus avec soi. Donc le courage entre guillemets est tout relatif parce que quand on est enfant, c'est l'innocence de l'enfance, on le dit, et en observant que ça dérange les personnes après, alors on pourrait se dire bon ben alors je ne dis plus rien. D'une certaine manière, Oui, mais—
Mais vous continuez à le dire et vous écrivez des livres. Donc ça vient d'où cette conviction de continuer à parler?
Parce qu'en chemin, j'ai continué à étudier, j'ai continué à observer les humains, les sociétés, parce que j'ai aussi étudié un peu l'anthropologie. La sociologie, les neurosciences, la compréhension des civilisations et de comment ça se comprend, de comment, pardon, ça se construit. Donc quand je vais dire quelque chose tout haut que tout le monde pense tout bas, maintenant c'est parce que j'estime que j'ai suffisamment de force en moi et de maturité consciente Pour pouvoir répondre à n'importe quelle question.
C'est très fascinant ça. Donc on a à peu près que 2 minutes, on doit parler de votre livre. Parlons de ça, Le leadership conscient, monter en compétences, devenir visionnaire, un guide pour incarner votre vision, penser, ressentir et agir en En quoi? Et agir en leader de conscience. Voilà, donc on va parler de ça. Pourquoi est-ce que ce livre devrait être écrit? Qu'est-ce qui vous a inspiré à écrire ça?
Je pense, c'est alors ce livre, et alors moi je crois beaucoup à la temporalité des choses, à la synchronicité des choses, et et au fait que ce qui arrive maintenant est ce qui est juste qui arrive. Et donc je pense que c'est arrivé, l'écriture de ce livre, à un carrefour entre ma vie personnelle et ma vie professionnelle. Et aussi parce que depuis plus de 10 ou 15 ans que j'accompagne des personnes, j'ai remarqué beaucoup de personnes me disent: «Mais où est-ce que tu connais ça? Où est-ce qu'on peut trouver telle information? Qu'est-ce qu'on peut lire comme livre? Qu'est-ce que tu nous conseilles?» Et donc j'ai voulu regrouper au même endroit toutes ces informations et j'ai voulu expliquer, c'est-à-dire c'est pas juste de dire à la personne tu dois changer ou il va y avoir un switch ou non, c'est comment tu fais ça, comment c'est que ça se passe pour de vrai quand je suis en train de le vivre. Et tout ça est une progression, tout ça est un chemin et Toute cette connaissance, toute cette mécanique réunies au même endroit, c'est vraiment l'idée de ce livre.
Waouh! C'est vraiment très pertinent ça. Je crois qu'il faudrait le traduire en anglais aussi. Il y a plus d'anglophones que de francophones au monde parce que tu as beaucoup de sagesse à partager, je crois. Par exemple, vous dites que ce livre n'est pas juste un manuel, mais un chemin de conscience. Que voulez-vous dire par là?
Eh bien, justement, c'est ça. C'est que, en fait, souvent aussi, dans les personnes que j'accompagne, beaucoup vont arriver pour me dire: j'ai lu ceci, «J'ai lu cela, je me suis formé ici, je me suis formé sur cela.» Et moi souvent, parce que souvent c'est au téléphone le premier contact, je dis: «OK, mais si vous savez tout ça, si vous avez lu tout ça, si vous pouvez citer des auteurs, citer des exemples, mais pourquoi vous êtes encore malade? Pourquoi vous venez me voir? À quoi je vais vous servir en fait?» Et la réalité de ça, c'est que vous pouvez lire un manuel de survie mais ne jamais pratiquer la survie.
C'est ça.
C'est-à-dire que vous pouvez apprendre dans un livre intellectuellement parlant la survie, mais quand vous allez être confronté quand vous allez être sur le champ de bataille, quand vous allez être éprouvé, quand vous allez être dans l'adversité, ben vous allez pas chercher votre manuel et relire votre page. Non, vous devez l'avoir intégré, vous devez l'avoir conscientisé, vous devez l'avoir imprégné à l'intérieur de vous. C'est-à-dire que c'est pas juste une compréhension intellectuelle, c'est une transformation profonde, C'est un changement de paradigme, c'est quelque chose qui à un moment donné va connecter. Et donc c'est une traversée, c'est un centre expérimentiel de transformation. C'est-à-dire que le livre est pensé comme un voyage, comme une traversée. Vous allez commencer à un état à un état d'être. Et puis au fur et à mesure que vous allez lire, c'est-à-dire que comme je connais un tout petit peu comment le langage de l'inconscient et comment faire processer à l'intérieur pour que ça s'intègre, j'ai expliqué les concepts, j'ai employé les bons mots, j'ai convoqué les bonnes philosophies, les bons auteurs.
Oui.
Pour pouvoir, alors je vous donne la clé, j'utilise beaucoup le langage métaphorique. Le langage métaphorique, c'est le langage de l'inconscient et c'est un langage que l'on utilise beaucoup dans les protocoles d'hypnose, dans l'hypnose thérapeutique, celle qui va soigner. Et donc j'utilise beaucoup le langage métaphorique parce que c'est celui que l'inconscient comprend tout de suite. Et l'inconscient est chargé de réguler notre survie. Et l'inconscient est ce qui est connecté à ce qu'il y a de plus primaire et primitif à l'intérieur de nous. Et donc, le langage métaphorique est celui qui peut transcender les langages. Parce que lorsque vous montrez une image à quelqu'un, peu importe l'endroit dans le monde où il se trouve, il va voir cette image. Et si vous n'y mettez pas de mots, son inconscient va être capable de lire cette image. Et si vous expliquez à travers un récit une image, C'est-à-dire, dans l'exemple que je vous ai cité, si je vous dis vous lisez un manuel de survie, ce n'est pas la même chose que lorsque vous pratiquez la survie.
C'est ça.
Tout de suite, votre inconscient à vous, il a réagi, il a capté l'idée, il a fait waouh. Mais bien sûr, la différence, elle est là en fait.
Non, mais vous avez bien raison parce que l'un de mes mentors Mathieu, je dis tu ne sais rien si tu ne le mets pas en pratique. Juste savoir ça ici, ça ne veut rien dire. Il faut le savoir là et le faire, le pratiquer tous les jours. Même encore dans James 1:22, mettez en pratique la parole et ne vous bornez pas à l'écouter en vous trompant vous-même par de faux raisonnements. Donc c'est pas seulement écouter, mais c'est vraiment la mise en pratique. C'est vraiment ça le gap, non, la différence entre ceux qui écoute et qui pratique, ou ceux qui écoutent seulement et s'en foutent de connaissances, mais ils n'ont rien à montrer.
Oui, c'est exactement ça, parce que parfois les gens sont très sachants et ils vont vous citer des auteurs, ils vont vous citer des livres, mais «and so what?» Si tu es toujours autant malade à l'intérieur de toi, À quoi il te sert tout ça? Ouais, je pense que chacun a un potentiel à l'intérieur de lui, mais qu'ils ont jamais appris à le rencontrer eux-mêmes réellement pour le mettre en œuvre. En fait, on a vraiment besoin de leaders qui sont capables de penser le monde autrement aujourd'hui. Capable de relier une compétence, une conscience, une humanité et une vision. Et je pense que chacun de nous est leader de sa propre existence. C'est ça. Et c'est ici que—
Donc vous n'avez pas besoin d'avoir un titre ou un bureau pour être un leader?
Non, non, sois leader de toi-même déjà et tu feras déjà du bien au monde.
C'est ça. Parce que dans votre livre, vous évoquez deux tensions contemporaines: la tension entre impact et cohérence, mais aussi la tension entre diriger et rester intérieurement vivant. Pourquoi ces tensions sont-elles si importantes aujourd'hui?
En réalité, alors, en réalité vraie, comme on dit en Kundalini Yoga, c'est-à- c'est-à-dire en véritable identité, c'est-à-dire en véritable vérité, il ne peut pas y avoir d'impact sans cohérence. Et donc l'impact éphémère ne sert à rien. La cohérence, c'est le ciment de l'impact durable parce qu'on vit dans des sociétés où la guerre de l'attention et de la réussite maintenant sont à l'œuvre en permanence. Et surtout à l'ère là où on arrive depuis 2-3 ans avec l'intelligence artificielle, il faut le dire je crois, tout est construit en fait dans un état de tension. Donc la qualité de l'état intérieur depuis lequel en fait cette réussite est construite Elle n'a pas de place si la cohérence n'existe pas, si on n'est pas aligné avec soi-même. Et c'est ça en fait qui crée une fracture entre l'impact éphémère qui au final ne sert à rien et la cohérence avec laquelle on est ancré, avec laquelle on est aligné. Et donc—
Wow!
Si je suis aligné entre ce que je suis, ce que je dis et ce que je vis, il n'y a plus de tension en réalité. Et donc c'est là que la deuxième tension est tout aussi importante, c'est-à-dire que ça nous permet de continuer à diriger sans perdre son humanité. Si un leader se coupe totalement donc de lui-même, c'est-à-dire s'il est donc désaligné entre ce qu'il pense à l'intérieur, ce qu'il vit et ce qu'il est, ça va créer des systèmes déconnectés parce qu'il est déconnecté de lui-même, donc il vibre et il rayonne de façon déconnectée. En fait, comme on l'a dit tout à l'heure, en fait, le véritable enjeu du leadership, c'est pas la réussite personnelle, mais c'est la réussite collective où chacun peut exister en tant qu'entité entière, complète, intègre pour le bénéfice du sens commun. C'est ce que je disais aussi, je dis souvent, je parle de la symphonie du vivant. Joël de Rosnay a écrit ce livre-là, La Symphonie du Vivant. C'est comme si vous êtes un chef d'orchestre, donc un orchestre philharmonique, C'est ça. Et chaque instrument est vital pour l'ensemble. Et si on descend au niveau du leadership encore plus, c'est en quoi c'est important pour un trompettiste de savoir ce que vit un violoniste? C'est-à-dire en quoi c'est important pour le trompettiste de comprendre ce que vit le violon, et ben, pour l'harmonie du tout, ça permet là de sortir de soi et de ça, et de sa propre vision de l'existence, et de comprendre que le violon existe, qui nécessite un travail, une compréhension, un entraînement, un investissement, et que c'est en fait le violon plus la trompette plus tous les autres instruments qui créent l'harmonie et qui font le sens, l'harmonie finale en fait.
Waouh, ça c'est vraiment, vraiment puissant. Donc c'est vraiment l'effet du tout, de l'organisation, est beaucoup plus grand que l'effet de chaque individu séparément. Waouh, ça c'est très, très puissant. J'ai même là l'image quand vous parlez, comme les gens qui sont sur les les bateaux, comment tu dis ça en français, qui— Ah, le français va me revenir. Mais tu les vois là dans les bateaux, il y a 6 ou 12, et si tous vont dans la même direction, le bateau va aller dans cette direction très vite. Mais s'ils rament de direction contraire, et là c'est la pagaille et le bateau ne va absolument nulle part.
Nulle part, on tourne en rond.
OK, on est pratiquement hors du temps. Est-ce que je peux te garder pour 5 ou 8 minutes de plus?
OK, pour moi c'est OK.
Ça c'est très intéressant parce que dans le livre vous approchez, vous suivez 4 étapes: éveiller, libérer, équiper et puis incarner. Pouvez-vous nous expliquer chacune de ces étapes, bref, et pourquoi la transformation doit se produire dans cet ordre-là?
Parce que l'inconscient ne sait pas ce qu'il ne sait pas. Non, en fait, on peut pas demander à quelqu'un de réfléchir à quelque chose dont il n'a pas conscience. Donc il faut éveiller, c'est-à-dire consiste à prendre conscience. Je ne peux pas focaliser mon attention sur quelque chose dont je n'ai pas conscience que ça existe. Souvent, je prends l'exemple de dire: «Tiens, est-ce que tu as remarqué ce bouton que tu as sur la joue, là, juste ici, et peut-être qu'il va commencer à te gratter?» Et la personne, elle avait pas l'idée qu'elle avait un bouton sur la joue, alors elle va mettre sa main comme ça Elle va commencer à chercher le bouton et peut-être même que le bouton a commencé et peut-être même parfois qu'il n'y a pas de bouton du tout. Donc il faut amener l'attention. Donc on ne peut pas réfléchir à quelque chose dont on n'a pas conscience. Donc ça c'est éveiller, prendre conscience.
Donc ça c'est comme quand quelqu'un achète une nouvelle voiture rouge et maintenant il voit cette voiture rouge partout. Alors qu'avant, ça n'existait pas.
Oui, exactement ça. Oui, oui. C'est prendre conscience de ses schémas, de soi, de ses croyances, de ses fonctionnements automatiques, de son rapport au monde. Donc sans conscience, il ne peut pas y avoir de véritable transformation. C'est exactement ça. Je veux acheter une voiture rouge et tout d'un coup, je vois des voitures rouges de partout. Je veux être enceinte, je vois des femmes enceintes. Oui, oui, c'est exactement ça. Ensuite, il y a libérer, parce qu'une fois qu'on commence à voir, donc quand on dit voir, c'est voir par l'esprit, voir par les yeux de la conscience en fait, il faut apprendre à se détacher de ce qui nous limite intérieurement, donc nos peurs, nos conditionnements, nos croyances héritées, nos identités construites. Par survie. On a, c'est la survie qui organise ça, c'est-à-dire qu'on a ces process automatiques qui sont mis en place par notre inconscient qui régit la survie de façon à ce qu'on soit toujours apte à pouvoir surmonter une difficulté, surmonter une épreuve. Et c'est aussi pour ça d'ailleurs qu'on se souvient toujours de ce qui est négatif et et de l'échec plutôt de ce qui est positif, parce que notre survie est directement convoquée à cet endroit-là et sur les solutions qu'on a dû mettre en place pour se garder vivant et en bonne santé. Donc il faut absolument se libérer de tous ces encodages, de tous ces programmes, de toutes ces croyances sur lesquelles on ne s'est jamais interrogé auparavant dans la façon dont on fonctionnent pour pouvoir donc commencer à les remplacer par autre chose et donc s'équiper, s'équiper parce que la conscience seule donc ne suffit pas. Il y a beaucoup de personnes, donc ça on l'a déjà dit aussi, spirituelles ou conscientes qui restent impuissantes parce qu'en fait elles développent pas leurs compétences concrètes, c'est-à-dire effectivement ça ne s'incarne pas, ça ne descend pas dans le corps. Le leadership demande aussi donc des outils, de la stratégie, de la communication, de la compréhension du monde et de l'intelligence émotionnelle, donc relationnelle et donc systémique. Donc tout ça, s'équiper, ça répond dans le livre à «mais comment on fait?» C'est-à-dire, c'est pas juste, je vais vous dire soyez conscient ou soyez leader. Non, concrètement, à quoi ça correspond? Comment ça s'incarne? Comment ça descend dans le corps? Et donc effectivement, on est enfin sur le incarné. Parce qu'en fait, donc, la conscience, elle, elle, elle, elle descend jamais dans la matière, en fait. C'est-à-dire qu'il faut que ça reste, il faut pas, pardon, Je recommence, il faut pas que ça reste une idée, il faut que ça descende dans la matière justement, il faut l'incarner, voilà, c'est-à-dire que c'est devenir ce que l'on a compris, c'est exactement ce qu'on disait tout à l'heure, c'est faire vivre dans le réel ce qu'on a intégré intérieurement, donc incarner, c'est descendre dans la matière.
Très puissant ça!
Et donc justement, pour finir de dire, pardon, c'est vraiment qu'il y a beaucoup de transformations qui échouent parce que c'est exactement ce que tu disais tout à l'heure, les gens ne veulent pas incarner.
Ouais.
Voilà.
Non mais ça, c'est très puissant, ça a le potentiel de changer beaucoup. Tu parles éveiller, libérer, équiper et incarner. Pour finir vers ça, Quelles sont certaines, je peux les appeler croyances limitantes, qui empêchent les gens à entrer pleinement dans leur leadership? Mais aussi, quand vous parlez de la performance, je crois que le leadership va au plus que ça, n'est-ce pas? Donc à quoi ressemble concrètement un leadership incarné dans la vie réelle? Donc d'abord les croyances limitantes, et puis comment faire ça?
Alors des croyances, il y en a beaucoup, il y en a beaucoup. Avant, il y a des croyances vis-à-vis de l'argent, il y en a vraiment, vraiment beaucoup. Il y a des croyances qu'il faut avoir l'autorisation qui sont souvent liées justement à des loyautés. Il y a des croyances qu'il faut entrer dans certains codes pour être légitime, par exemple. Et il y a aussi pas mal de blocages, là cette fois je vais dire, qui sont liés à la peur du rejet. En fait, Entrer pleinement dans son leadership demande souvent en fait d'accepter de ne pas être validé par tout le monde. Et là, on revient beaucoup à ce qu'on a dit au début. C'est vraiment un processus d'individuation dans le sens premier du terme. C'est autonomiser dans la compréhension que j'existe moi-même dans ce ce que je suis. Alors évidemment, c'est aussi intégrer les codes sociaux et sociétaux parce qu'on doit fonctionner dans le collectif, c'est le but. Mais c'est vraiment aussi s'autoriser à être soi. C'est penser, c'est une croyance qui est très profonde, que notre valeur ne dépend pas uniquement de notre performance. En fait. Notre véritable légitimité vient souvent d'une posture intérieure. Donc comme je disais tout à l'heure, c'est l'alignement, donc la cohérence qui fait donc la qualité de la présence.
Donc cette cohérence, cet alignement-là, il faudrait savoir vos propres valeurs, n'est-ce pas?
Alors on n'est pas obligé de les identifier de façon aussi aussi forte. J'ai regardé l'interview là de Madame Meyer et de ce que dit peut-être John Mack, qui fonctionne beaucoup sur les valeurs. Mais pour répondre à la deuxième partie de la question, c'est effectivement plus une question de leadership incarné. Je dirais que ça se joue pas au même niveau de conscience que les valeurs strictement telles qu'elles nous sont expliquées sur certains enseignements enseignements. C'est pareil, vous voyez, c'est une transversalité, c'est un peu un tout qui fait qu'en fonction de qui on est à l'intérieur, certains enseignements vont résonner et d'autres beaucoup moins. Mais si la finalité, c'est le bon sens commun et c'est donc le leadership incarné, c'est ok, peu importe le chemin par lequel on y va en fait. Parce que le leadership incarné, c'est quelqu'un dont les paroles, les décisions, les comportements et l'état intérieur sont alignés, donc sont cohérents entre eux. Donc peu importe le chemin que vous prenez et les enseignements que vous suivez, tant que vous êtes stable intérieurement avec vous-même, ça veut dire vraiment, voilà, c'est se connaître soi-même avant même de pouvoir nommer que ce soit tel enseignement ou tel enseignement ou tel enseignement. C'est être tranquille et apaisé avec soi. C'est une capacité d'écoute et de perception, voyez, pareil avec tout ce qu'on a dit, qui sont devenus en fait des forces quasiment naturelles. En fait, c'est une personne, c'est une personne qui va rester la même que les lumières soient allumées ou que les lumières soient éteintes. C'est-à-dire que quand nous allons raccrocher ici, je suis qui je suis.
C'est ça.
Et que si vous allez me rencontrer dans la rue, je suis la même.
C'est ça le leadership intérieur. J'aime ça beaucoup parce que c'est vraiment très compréhensif, ça a une vue entière. Ce n'est pas comme si les gens sont coupés dans plusieurs compartiments, mais c'est vraiment la totalité, quoi. Ouais, c'est pour ça. Et puis on vient d'avoir un commentaire de Chamise Kassongo, il vient du Zaïre, Kinshasa, et dit c'est une meilleure communication, Nathalie. Colombes. Donc les gens t'écoutent partout au monde, même en Afrique. Donc je vais, je sais qu'on a pris trop de ton temps déjà, mais pour terminer avec ton livre, je crois que tout le monde doit acheter une copie de ce livre-là, Leadership Conscient, Monter en Compétences, Devenir Visionnaire. Je crois que c'est vraiment très important. Donc une question que j'ai pour vous aussi: un leader devrait retenir seulement une seule leçon de votre livre dans 10 ans, que aimeriez-vous que ce soit?
Il y en a plusieurs.
Oui, je sais.
Attention, l'interrogation à la fin du livre. Non, alors c'est une réponse à plusieurs niveaux. Le véritable enjeu du leadership Oui, voilà, c'est peut-être ça, c'est peut-être ça vraiment pour être focus donc sur le leadership, c'est que la réussite personnelle n'est rien si au final c'est pas le collectif qui réussit. C'est-à-dire que le véritable enjeu du leadership, c'est de créer un environnement où chacun peut exister en tant qu'entité entière et intègre pour le bénéfice du sens commun. Et à commencer par le leader lui-même, en fait. Et je rejoins ce que je disais tout à l'heure, c'est-à-dire que la leçon qui peut être retenue aussi, c'est que chacun de nous, en fait, est leader. Sois le leader de ta propre propre existence et tu seras stable et en paix dans n'importe quelle circonstance.
C'est ça.
L'idée, encore plus la leçon qu'on peut retenir, c'est de dire que si je peux réfléchir, organiser la mission et l'objectif de la mission, qu'elle aboutisse, qu'elle soit réussie, dans laquelle chacun peut exister, mon leadership est conscient. Voilà, si je peux dire ça comme ça.
C'est vraiment puissant parce que c'est vraiment ce que moi j'appelle un servant leadership, le leadership de service. C'est pas mon ego, moi et moi-même, me, myself and I. C'est moi, je suis le boss, je suis le chef, j'ai le bureau au coin, j'ai des bénéfices et tout le monde travaille pour moi. Non, mais c'est moi qui travaille pour tous les autres. Et c'est une manière de penser différente. Donc pour finir, quel chapitre du livre a été émotionnellement le plus difficile pour vous à écrire?
Alors je dirais que c'est pas forcément un chapitre en soi qui est le plus, comment je vais dire ça, mon fil rouge en fait. Mon souci, ça a été vraiment parce que Je remonte dans la mécanique. En fait, j'ai essayé de garder un fil conducteur, une vision qui tout au long du livre, en fait, en fait, c'est pas tant le chapitre, c'est-à-dire c'est la traversée, justement la cohérence, le voyage, c'est d'arriver à expliquer les mécanismes C'est d'arriver à descendre dans les strates profondes des mécanismes de l'existence, de parler des douleurs, des souffrances, des situations qui nous ont chacun convoqué profondément dans notre humanité mais qui nous amènent aussi à grandir pour que chacun en fait puisse s'en saisir pour que chacun puisse comprendre ça. Ça a été de choisir les auteurs, les passages de leurs œuvres qui soient cohérents avec l'idée, mais surtout que chacun puisse trouver un écho, trouver une résonance. C'est-à-dire, c'est pas juste dire j'ai lu celui-là ou j'ai rencontré celui-là. Non, c'est vraiment de garder présent à l'esprit. Ouais, c'est ça, cette vision, cette perception. Créer des exercices, créer ce que j'ai appelé des questions d'éveil, de mise en application. C'est-à-dire qu'à la fin de chaque chapitre, il y a des exercices qui posent les questions sur ce que vous avez compris sur ce que vous n'avez pas compris, sur comment vous avez passé votre journée, en fait, qui vont vous demander concrètement comment vous le mettez en application justement.
C'est ça.
Et qui va vous permettre d'utiliser ce fameux langage métaphorique dont je parlais tout à l'heure pour pouvoir en fait le voir pour le croire, c'est-à-dire comme si vous l'aviez déjà traversé en fait. Donc c'est C'est garder la vision, justement, cette vision consciente en permanence d'écrire ce livre et de ne pas perdre l'idée de ceux qui vont lire, comment est-ce qu'ils vont le lire, comment ça va se passer.
C'est cohérent du début jusqu'à la fin. Donc on est toujours en train de grandir, n'est-ce pas, dans notre conscience, la conscience des autres, et se développer. Comme un leader. On a une question de Chammy sur LinkedIn, de Zahir ici. Nathalie, peut-il y avoir le leadership sans vocation et comment mettre sa vocation au service du leadership?
Ça dépend si à cet endroit-là la vocation est associée avec la notion de pleine conscience. Mais, ou avec la notion de servitude, c'est ce que j'allais dire tout à l'heure quand Bob Fabien Zinga, tu en as beaucoup parlé, cette notion de servitude. Et tu vois, quand j'ai appris le Kundalini Yoga, quand je me suis formée, donc je suis devenue yogi, je suis teacher, enseignante de Kundalini Yoga, c'est-à-dire je peux accompagner, donner des cours et proposer des des séances dans la philosophie yogique. Donc la notion de servitude, c'est fondamental, c'est une base, c'est-à-dire c'est effectivement réfléchir en permanence comment est-ce qu'on peut être dans le service à l'autre. Et donc est-ce que c'est une vocation au sens au sens propre du terme, je ne sais pas, mais ça peut faire partie de notre personnalité, de notre histoire, de notre humanité qui remonte à la surface et qui, à un moment donné, effectivement, on peut se dire, c'est pas donné à tout le monde de passer son temps de réfléchir comment mettre l'autre en position de façon à ce qui donne le meilleur pour le bénéfice de tous.
Mais vraiment ce que tu dis, je vois ça, c'est très simple mais c'est très puissant aussi. Donc c'est pas compliqué, c'est pas comme moi quelqu'un, c'est pas comme la science de l'espace et tout ça. C'est très très simple mais c'est vraiment puissant dans sa simplicité.
Oui, c'est la subtilité effectivement de la chose. Waouh! Et j'entends, mais quand on est dans le, dans le, un petit homme, un petit humain, quand il vient au monde, il est neutre de tout encodage, il est dans encore dans la conscience pure. Et donc en fonction de l'endroit où il va grandir, de comment les messages de la société qui l'entoure va venir nourrir son être intérieur, sa conscience, sa pensée, son mindset. Il va fonctionner comme ceci ou il va fonctionner comme cela. Donc, est-ce qu'on peut dire qu'il aura perdu son origine, sa boussole originelle? Peut-être. Et que, à l'âge adulte, peut-être il y a beaucoup d'adultes qui passent beaucoup de temps à chercher leur enfant intérieur, à se reconnecter à leur divin profond, à l'originel en fait.
Donc d'une manière, c'est vraiment garder notre innocence et continuer cette curiosité. Et voilà, ok. Il faudrait qu'on puisse s'arrêter. Je peux parler avec toi pour 2, 3, 4, 5 heures, mais on n'a pas ce temps aujourd'hui. Merci beaucoup pour tout le temps extra que tu nous as donné là. Quand on fait ça en anglais, ça sera beaucoup, beaucoup plus court. Mais comme ça, c'est ta langue natale, je veux quand même parler un peu. Donc pour finir, si on peut, tu me donnes 2 minutes, je veux te poser des questions très, très vite. Ne prends pas trop de temps à penser, réfléchir, mais très, très vite, vite.
OK.
Qu'est-ce que la maternité vous a appris sur l'amour inconditionnel et le leadership? Être mère de 3 enfants, n'est-ce pas, ça vous a appris quoi?
L'abnégation de soi-même.
Et tous les parents vont savoir ça.
L'abnégation de soi-même, c'est-à-dire, c'est toujours pareil, c'est cette notion de servitude, cette notion de ne pas être un sachant tout-puissant. J'ai élevé mes enfants dans la pleine conscience. Et dans l'autorisation à la parole justement. C'est-à-dire que c'est éduquer son enfant en pleine conscience, c'est un petit peu la vague de John Kabat-Zinn et du mindfulness quand il est arrivé en France il y a 20 ans. Mes enfants ont 21 ans et cet enseignement est arrivé quasiment au moment où j'ai eu mes enfants. Comme j'étais déjà dans la méditation et toutes ces choses-là, C'est juste venir nourrir ça. Donc c'est cette notion de leadership vraiment. Quand j'ai voulu prendre des décisions dans ma vie, pour moi je disais toujours «conseil de famille».
Ça c'est vraiment très puissant parce que je sais surtout dans les familles africaines, beaucoup les parents sont «OK, tous mes enfants vont être docteurs et avocats». C'est ça, donc des fois l'enfant est poussé à faire ce qu'il ne veut pas faire juste parce que c'est ce que papa veut. Mais il peut même être très bien à ça, mais ils ne sont pas contents, ils ne sont pas heureux parce qu'ils ne font pas ce que je crois que Dieu les a appelés à faire. Ça, c'est vraiment très pertinent, ça. Mais quelle partie de vous avez-vous dû guérir avant de devenir le leader que vous êtes aujourd'hui? Mentor Nathalie?
Alors étonnamment, je dirais débrancher le mindset du sportif de haut niveau, comme j'ai parlé un tout petit peu tout à l'heure, et le mode machine. C'est-à-dire que vraiment, quand j'ai arrêté de vivre dans cet écosystème, dans ce, dans cet environnement sportif, je veux pas dire que j'étais très naïve, mais vraiment, enfin, je pense les sportifs me comprendront, et peut-être ceux qui ont l'habitude en fait de vivre dans les corporations. C'est-à-dire, c'est un petit peu comme si vous aujourd'hui, quand vous arrêtez d'être le commandant de US Navy, vous allez être civil, devoir transformer, changer. Voilà. Et ça, vraiment débrancher le le mindset de sportif et connaître que le monde fonctionne de manière différente, c'est-à-dire les réflexes, l'énergie, le travail, l'entraînement.
Il faut être flexible.
Oui, oui, oui.
Ça, ça prend ça. Maintenant, vous avez 2 filles, moi j'ai 2 filles aussi, donc vous avez 3 enfants. Qu'espérez-vous que— 3 filles, wow! Qu'espérez-vous que vos filles retiennent de votre parcours de vie?
La liberté. Vraiment la liberté et que leur vie leur appartient. Et souvent je dis, la vie est un laboratoire d'expérimentation à ciel ouvert. Vraiment, chaque chose qui nous est donnée de vivre n'est pas un problème, c'est une source de solution. Chaque instant qui peut paraître difficile et compliqué, et je parle même des situations où il y a des grandes souffrances, je peux largement témoigné que j'ai été convoquée par la vie dans des situations de grande souffrance. Chaque situation qui nous est donnée de vivre est une source d'apprentissage, est un enseignement, parce qu'elle nous permet d'aller chercher en nous les ressources, les réponses et les solutions. Et ça, ça peut garder la liberté intérieure d'être qui nous sommes parce que parallèlement, ça crée la notion de détachement, ça crée la notion d'autonomie, c'est-à-dire je n'existe plus dans le regard de l'autre, je n'existe plus parce que l'autre m'aime, blablabla, tous ces trucs-là. C'est vraiment...
Mais ça, ça assure beaucoup de maturité, ça, et puis de liberté. Je crois que c'est ça la différence entre ceux qui vont au travers des choses très difficiles comme toi et moi, mais qui sont complètement effondrés, ils meurent, ils se suicident ou bien ils commencent à boire et tout ça,. Ou puis ceux qui, comme toi, qui continuent à pousser en avant. C'est ça la différence, l'état de l'esprit, de penser, de voir les choses?
Oui, vraiment, et c'est un muscle, ça se travaille. Et c'est pour ça aussi qu'on parle de leadership, on parle de conscience, on parle de ce livre, mais c'est un mindset. Et c'est pour ça, quand tu dis qu'est-ce que je voudrais laisser à mes enfants, C'est cet état d'esprit-là en fait.
Mais tu sais, on fait ça très très mauvais. Ça devrait être très très rapide, ok? Question rapide, réflexion et héritage très rapide. Mais là, on prend beaucoup de temps. Avec toi, je veux parler de 3, 4, même 5 jours sans arrêt. Donc on va garder ça très très très bref, ok? Très très très bref. Je veux te poser une autre question. Que signifie le succès pour vous aujourd'hui? Par rapport à il y a 20 ans? Ne me donne pas un discours, ne sois pas le professeur.
La paix intérieure.
J'aime ça. Quelle est une croyance que vous défendiez autrefois avec conviction et à laquelle vous ne croyez plus aujourd'hui? Donc sachant votre progression, transformation, open mind.
Alors pour faire court, la fille.
La famille.
Ah là, suspense! Ah maintenant tu veux savoir plus!
C'est très intrigant, oui je dois savoir! Vous m'avez bien eu là, là je dois savoir!
On pose des questions! Non, la famille, alors pour faire court, dans mon histoire de vie personnelle, j'ai pas eu donc une famille et j'avais l'idée que pour être heureux il fallait une famille. Donc une famille au sens schéma classique du terme, c'est-à-dire un papa, une maman, des enfants, une maison, un chien, une voiture et une vie très rangée avec des vacances en famille. Voilà, la vie de rêve. Et pour avoir accompagné beaucoup, beaucoup, beaucoup de personnes qui ont de grandes souffrances avec leur famille, j'ai compris Effectivement, que donc, pour répondre à la question de la croyance, la famille n'est pas la famille, ce qu'on appelle la famille nucléaire, c'est-à-dire qu'en fait, biologique, nous sommes des âmes et nous sommes plutôt à nous reconnecter avec notre famille d'âmes que notre famille biologique. Ça, c'est clair et sensé. Oui, c'est ça.
Les gens qui pensent comme toi, qui ont les mêmes valeurs, et qui— c'est vraiment les gens que tu choisis, que tu amènes dans ton cercle intérieur. Oui, ça c'est très très très important.
On dit toujours, on choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille, mais on choisit ses amis. Ça c'est vraiment une croyance que j'avais avant quand j'étais petite et qui devait répondre justement à une blessure.
Oui, oui, non, vous avez bien raison. Je crois que ces questions, ça ne va pas marcher avec toi. Normalement, mon anglais, quand je fais ça, ça va très, très vite. En 1 minute, 2 minutes, on est fini. Mais je veux poser comme quand même parce que je suis curieux. C'est moi, oui, c'est moi, c'est moi, c'est moi. Mais je comprends très bien le sens dont tu dis, parce que c'est vrai, des fois il y a des gens, même la Bible dit c'est un frère, c'est un ami qui est plus proche que toi, que même un frère. Je vois ça dans l'armée américaine tous les jours, quelqu'un qui est prêt à prendre, à être fusillé pour moi. Mon frère naturel, ma sœur biologique, elle ne va jamais faire ça, mais il y a des gens dans mon service qui sont prêts à le faire pour moi et moi pour eux. Donc ça, c'est une famille vraiment très, très puissante. On est vraiment lié, quoi, même au niveau de l'âme. C'est vraiment puissant, ça. OK. Quelle pratique quotidienne vous aide à rester ancrée? Vous faites quoi tous les jours?
Alors pour moi, du coup, le silence. Donc c'est pour ça aussi que j'ai pas de télé.
Ça fait partie de votre méditation, ça?
Oui, alors oui, méditation, mais c'est aussi vivre dans le silence. Parce que ça veut dire beaucoup de choses vivre dans le silence. Ça veut dire que je suis complète et capable de vivre totalement avec moi-même.
Oui.
Donc ça veut dire que j'ai soigné et nettoyé beaucoup de choses.
On a besoin de ça aujourd'hui.
Donc j'invite les gens qui nous écoutent à expérimenter le silence, à être le plus souvent possible dans le silence pour être à l'écoute d'eux-mêmes Et découvrir que finalement, déjà moi c'est souvent ce que je dis, il y a déjà tellement de voix dans ma tête.
Trop de distractions, c'est ça.
À l'intérieur de moi qu'à l'extérieur, c'est bien que ce soit le silence.
Oui, je crois que toute la technologie, les téléphones et tout ça, ça mène nos enfants un peu idiots, je crois. Ils ne peuvent plus se concentrer, ils ne peuvent plus réfléchir. Wow, ok. Donc pour finir, lorsque les gens quittent votre présence après avoir lu votre livre, assisté à une conférence ou écouté cette interview, quelle transformation espérez-vous voir naître en eux? Ça, ce sera la dernière question.
Alors si je dois répondre en un mot, je dirais la liberté.
La liberté, c'est ça, ok, je comprends. Maintenant je comprends. Donc J'espère qu'il y avait d'autres questions que tu voulais partager que je n'ai pas posées. Je crois pas parce qu'on est allé 30 minutes plus que le temps qu'on avait. Donc pour finir, je dois faire ça: qu'est-ce que nous on peut faire pour ajouter de la valeur à toi? Tu as été ici avec nous pour plus de 90 minutes. Qu'est-ce que nous on peut faire pour pour vraiment vous donner de la valeur aujourd'hui?
Eh bien oui, voilà, je vois à l'écran, ça c'est mon site Transformations, donc, dans lequel vous retrouvez les propositions dans lesquelles on peut collaborer et travailler ensemble et dans lesquelles je peux vous accompagner. Il y a également le livre on en a beaucoup parlé. Et puis, et puis l'esprit communautaire qui vit déjà sur LinkedIn, sur ma chaîne YouTube. Donc ça, c'est sur la chaîne YouTube, je suis en train de mettre, comment dire, une régularité dans les vidéos. Je suis dans l'idée de sortir une vidéo par semaine sur des sujets spécifiques et de proposer des des mini-modules pour approfondir les sujets. Et puis voilà, oui, le profil LinkedIn, ça permet d'entrer en contact, de prendre rendez-vous. J'aime beaucoup découvrir les personnes qui viennent commenter sous les posts et me connecter avec eux pour découvrir leur univers, pour découvrir leur métier, pour découvrir ce qu'ils vivent. D'ailleurs, c'est comme ça que nous on s'est matchés, qu'on a rencontré. Donc je trouve Ça, vraiment, j'ai beaucoup de gratitude, tu vois, si on doit clôturer tout début. Gratitude et reconnaissance sur ce qu'on est en train de vivre ici.
On a parlé de ton livre Leadership Conscient, mais tu as un autre livre, on n'a pas parlé de ça. Tu peux nous dire pourquoi les gens doivent acheter ça et lire Le Second Souffle de Vie, Chroniques d'un chemin d'éveil?
Alors pareil, pour aller très simple et faire très simple, et ça va parler vraiment, là c'est beaucoup plus spécifique. Ça va parler aux personnes qui sont en train de vivre cette phase de vie, les personnes qui sont en phase d'éveil de conscience, les personnes qui ont vécu des situations très traumatiques, qui sont en burnout, qui sortent du burnout. Il y a une période très spécifique qui est— c'est un processus en fait de petite mort et de renaissance. C'est ce qu'on appelle chez les chrétiens le Saint-Esprit, mais ce que nous on appellerait en pensée libre, la deuxième naissance, la naissance de l'esprit. Et c'est donc ces personnes, toutes ces personnes qui, à un moment donné de leur vie terrestre, ont l'impression de renaître, ont l'impression de revivre à elles-mêmes, ont l'impression de connecter avec leurs origines. Et c'est un processus très spécifique, c'est une période de vie très spécifique. Et ce livre, c'est pour ça que ça s'appelle Le Saut Le second souffle de vie, parce que c'est un peu comme le premier souffle, souffle primal, celui de la naissance physique. Ici, c'est la naissance de l'esprit, c'est la reconnexion avec son âme, avec sa famille d'âmes, avec, avec la conscience, avec la pleine conscience, avec le grand tout en fait. Et donc ce livre raconte effectivement l'histoire de cette personne qui traverse Toute cette période de transformation profonde. Mais sachant que ça va au-delà quand même de la transformation profonde, c'est vraiment cette phase spécifique de naissance de l'esprit, de l'esprit saint, de la pleine conscience, de l'éveil.
Je dois te dire, m'entends Nathalie, tu parles à toute l'Afrique aujourd'hui. Marina Da est du Burkina Faso, ou Gadagu, centre Burkina Faso en Afrique. Elle dit On ne se trouve mieux que lorsqu'on se trouve seul avec soi-même. Le silence est très primordial. Donc c'est la bonne chose, pourquoi je fais ça en direct. Dès qu'on a fini dans 2 minutes là, les gens peuvent voir ça tout de suite sur YouTube et sur LinkedIn. Ils n'ont pas besoin d'attendre. Mais après ce soir, ça sera partout sur Apple, Google, Amazon, ça sera partout. Mais aujourd'hui, dès maintenant, sur YouTube et sur LinkedIn. Donc pour finir, j'aime toujours demander Mentor, pas coach, mais mentor. Nathalie, de quoi êtes-vous optimiste aujourd'hui? Qu'est-ce qui vous donne de la joie et de l'espoir? Il y a tellement de chaos et de choses mal qui arrivent au monde, à l'économie, les guerres et tout ça. Mais qu'est-ce qui vous donne de l'espoir ces jours-ci?
C'est pareil, en un mot ou je peux en dire plusieurs?
Merci encore pour ton temps. Merci, merci beaucoup.
C'est vraiment l'humain. Voilà, je vais faire court. Je vais faire court. C'est l'humain parce que je vois que ça bouge. Je vois que les personnes sont quand même intéressées. Je vois que les personnes sont sont soucieuses. Je vois que, tu vois, on est là ensemble aujourd'hui, on en discute effectivement, on a pris tout ce temps pour en parler, donc ça veut dire qu'on est concerné. Ça veut dire donc l'espoir, c'est l'humain, c'est la transformation de demain, c'est l'humanité, c'est la communauté, c'est voilà, c'est garder foi en la vie.
Voilà, donc comme ça, garder une pensée positive. On n'a pas pu parler de tes livres, peut-être on va faire ça quand on fait la version anglaise bientôt là, mais c'est important d'avoir une pensée positive. OK, donc pour finir, un mot cette fois-ci, un tout petit mot, ça c'est la dernière question. Un mot qui décrit le temps passé ensemble sur cet épisode, cette émission aujourd'hui?
Alors, gratitude comme je l'ai dit, mais waouh, conscience. Je suis vraiment merci parce qu'il n'y a pas beaucoup de podcasts qui donnent la possibilité d'aborder le leadership sous l'angle de la pleine conscience. Et vraiment merci, merci d'ouvrir la parole sous cet angle-là. Merci.
Ça c'est beaucoup de mots. Moi un mot c'est très merci, merci aussi. Je suis tellement reconnaissant que vous avez pris le temps pour nous parler. Vous avez donné 42 minutes de plus, donc merci beaucoup. Mais j'ai vraiment beaucoup à dire à mon mentor Nathalie, tu dois traduire tes deux livres en anglais tout de suite parce que les anglophones doivent connaître ce que tu veux dire. Je crois que c'est très courageux, en plus ça peut causer aux gens à penser un peu différemment pour changer un peu la manière dont on pense. Et je crois à mettre le monde en mieux, meilleur, comme vous avez dit au début. C'est vraiment très bien. Merci, merci beaucoup.
Merci beaucoup.
Au revoir.
Au revoir.
Merci. And for everybody, we will be back in about an hour. We're going to do this in English, okay? So this was in French, my native language. We're going to come back and do this in English so everybody can understand what in the world we talked about. The book was Leadership Conscient leadership. Monter en compétence, devenir un visionnaire. Become more skilled at being a leader and become a visionary. So this is it for now. Later today, I am going to be speaking to Kim Palermo about Indoctrination 365, which is a book she wrote, the story America never fully told. And then I will also speak to a very special person, top 1% of enlisted in the US Army. That's CSM Yolanda Meriteth, US Army retired.
We're going to be about the Command Method.
She just wrote a bestselling book, Command: Leading Through AI Disruption with Clarity. So that's going to happen today. Thanks again for watching and bye for now.
Thank you for tuning in to the Leadership and Success Podcast with your host, Coach BZ. If today's episode added value to your leadership journey, be sure to subscribe, share, and join us again for more wisdom nuggets on how to lead better and achieve greater success. Remember, leadership is the most critical skill of our time. The world will always need leaders to inspire others, drive innovation, and execute meaningful strategy. So why not count yourself among the bold leaders shaping 21st century. Until next time, stay inspired, stay committed, and keep leading with excellence.
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