Eliane Ngami raconte une période difficile de sa vie après avoir déménagé à Victoria, en Colombie‑Britannique, où le coût de la vie et les frais de garderie ont mis son couple à rude épreuve. Son mari, qui subvient à la plupart des dépenses, lui demande de payer la garderie de leur fils, ce qui déclenche une dispute intense marquée par le silence, la déception et le sentiment d’être un poids pour la famille. Au cours d’une marche, elle réalise que son ego, ses peurs et ses doutes disparaissent et décide de changer radicalement sa situation. Elle surmonte les barrières culturelles qui l’empêchaient de demander de l’aide à sa famille et sollicite un soutien financier. Elle comprend alors que ce dont elle a réellement besoin n’est pas un cours, mais un accompagnement personnalisé – un « GPS » – sous forme de coaching. Après avoir investi dans un coach, elle constate que l’absence de ce soutien avait fait chuter son entreprise; elle retrouve alors la valeur du coaching, des mastermind et s’engage à ne plus jamais travailler sans accompagnement. Le témoignage se veut inspirant, montrant comment la prise de conscience, le soutien extérieur et la persévérance peuvent transformer une vie professionnelle et personnelle.
Chapters
Je pense que je vais la raconter, peut-être que ça va aider quelqu'un. Ce qui se passe, c'est que je me suis mariée, on avait un enfant, etc. J'habitais dans un endroit au Canada, en Colombie-Britannique. Et à Victoria, ça coûte tellement cher de vivre. Comme là, il n'y a pas d'inflation. À Victoria, l'inflation de maintenant, c'est petit là-bas. Tout coûte cher. Et mon mari me demandait une seule chose, c'était de payer la garderie de mon fils. Et c'est comme 1 500 pour la garderie. Et lui, il gérait la maison, il mangeait les ongles, il payait beaucoup d'argent pour tout le reste. Je me rappelle un jour, il rentre de voyage, il me trouve avec l'enfant, il ne me parle plus. Il ne parle pas, à peine il parle. Je lui pose une question, il répond à peine. Moi, je viens le voir, à un moment donné, je lui dis: «Mais qu'est-ce qui se passe avec toi? Tu ne parles plus et tout.» Il me dit: «Non, rien.» Mais je t'avais m'énerve un peu. Puis je dis: mais attends, c'est quoi ce truc? Tu me fais venir loin de ma famille, tu m'isoles pour venir me maltraiter avec le silence. On a cette dispute et tout, puis bon, comme moi je crie, puis moi je parle, puis moi je lâche tout mon venin et tout. Puis il reste calme, il me regarde, il me dit: Eliane Ngami, c'est quoi? C'est juste que je suis déçu. Et là je reste à cran. Il me dit: la seule chose que je te demande, je paye tout dans cette maison, tout, la voiture, les assurances, la maison, la nourriture, tout, internet, tout. Et la seule chose que je te demande, c'est d'amener cet enfant à la garderie pour qu'il ait une éducation. Je ne pense pas qu'avec toi à la maison il peut apprendre. Je te demande juste une une facture. Et même ça, tu n'es pas en mesure de le faire. Je te jure, pour moi, c'est comme si on avait pris un couteau, on avait percé dans mon corps. Pour me défendre, je commence à crier encore plus fort, bien entendu. Puis je suis sortie de la maison et j'ai commencé à prendre une marche. Et lors de ma marche, j'ai commencé à pleurer. Puis je ne pleurais pas par rapport au fait qu'on venait de se disputer, je pleurais parce qu'il avait raison. Je pleurais parce que j'étais en incapacité de faire la petite chose par rapport à tout ce qu'il fait là. Je pleurais parce que j'étais devenue un poids pour ma famille. Je pleurais parce que je travaillais tout le temps, 24/7 derrière l'ordinateur, all the time, mais j'avais à peine assez pour payer la garderie de mon fils. Et j'étais une mauvaise mais après elle dit mon fils était tout le temps devant la télé. Avec moi à la maison il était pas bien. Je sais pas comme si j'étais maman superwoman ou on faisait des cours à la maison. Non, je mettais la télé puis je travaillais sur mon ordinateur. Ce jour-là j'ai juste décidé que les choses allaient changer puis je ne sais pas comment j'allais faire. À ce jour-là, à ce moment-là, mon ego, mes peurs, mes doutes sont devenus juste inexistants. C'était là mais je faisais quand même. J'ai juste décidé que les choses doivent shifter, ça a drastiquement changé. J'ai décidé que plus jamais n'importe quel homme sur cette terre, ni femme, aucun humain ne va dire à Eliane Ngami je suis déçu parce que juste ça tu n'arrives pas à le faire. Je suis rentrée à la maison juste shifter, ok. Et après ce shift que là, j'ai eu l'audace de demander à la famille, j'ai eu l'audace à lui demander de l'aide. Et c'est même pas une question d'audace, c'est que mon ego n'existait plus en fait. Ils peuvent me dire non. Je vais m'appeler ma dernière petite sœur, j'ai une petite sœur de 7 ans de différence, elle est comme le bébé de la famille. Je l'appelais pour lui demander de l'argent. Et pour celles qui connaissent, c'est que tu es africaine, lorsque tu es mariée, tu n'as pas le droit de demander de l'aide à la famille. Tu ouvres des portes pour qu'on entre dans ta vie personnelle, right? Parce que tu demandes aux autres. Et c'était un élément qui m'empêchait de le faire. Tout ce qu'ils allaient penser, dire, c'était plus important. C'était moi réussir voici qui était devenu important, comme avoir ce succès. Puis je savais que je l'avais. Je sais pas s'il y a que Kessy qui sait qu'il a pu la réussir. On n'a pas besoin de te le dire, tu le sais. Et souvent ça nous avantage pas parce qu'on sait qu'on a pu la réussir, souvent on procrastine parce qu'on sait, on sait que ça va venir, on sait qu'on a juste besoin de ce truc-là et on va y arriver. Et moi je fais partie de ceux-là, mais il fallait juste savoir quoi faire, il fallait juste un process, il fallait juste ce système. Mais la vérité c'est qu'au-delà de tous les cours que j'avais achetés, c'était pas les cours qu'il me fallait, il fallait juste que quelqu'un s'asseye avec moi. Parce que moi je réfléchis beaucoup, j'ai beaucoup d'idées, ça va dans tous les sens. J'ai juste besoin que quelqu'un s'asseye avec moi, me dise voici le chemin, non fais fais pas ça, fais comme ça. Un GPS. Puis c'est ce que je suis allée chercher, un GPS. À l'époque, je trouvais que ça me coûtait les yeux de la tête, c'était juste 5000 $. Aujourd'hui, s'il y a un investissement de 5000 pour avoir du coaching, je vais courir. Et dès que j'ai fait ça, je suis restée sans coaching il y a quelques années, pas très loin. À cette période-là, j'étais très connue. Bon, c'est ça en ligne, les personnes me connaissaient déjà. Moi, j'avais pour politique, je partageais mes chiffres, etc., publiquement. Et à un moment donné, je me dis, oh, j'ai pas besoin de coach, tu connais tout, ouais, tu connais toutes les informations, il y a rien de nouveau sur la terre, je vais m'en sortir toute seule. Mon entreprise a commencé dégringoler. Premier mois, deuxième mois, tout bénef. Après 4 mois, j'avais honte de venir en ligne. Après 4 mois, j'avais honte de pouvoir parler, de pouvoir coacher quelqu'un. Je voyais mes clientes commencer à avoir des résultats meilleurs que moi. Puis là, à un moment donné, je m'assois, je me dis mais c'est quoi le problème? Qu'est-ce qui se passe? Qu'est-ce qui a changé? Je fais les mêmes choses. Et la seule chose qui avait changé, c'est que j'avais arrêté d'être coachée. Souvent, on est accompagné, souvent on est guidé, même si on n'utilise pas tant ce qui se passe. On dit qu'il y a certaines atmosphères qui procurent un succès. À certains moments, tu es en contact avec certaines personnes Il y a un déclic qui se passe, un shift qui se passe parce que tu vois les autres. Il y a juste quelque chose autour de ça qui fait en sorte que tu vois plus grand, tu passes à l'action, tu es juste plus motivé, etc. J'ai recherché un autre coaching, bien entendu, puis je me suis décidée: plus jamais de ma vie je resterai sans accompagnement, sans mastermind. Maintenant, est-ce que toi, un autre chemin peut t'aider? Ah non, mais je sais que je ne prendrai pas un autre chemin.