CONTRER LES IMPONDÉRABLES DE L'ENTREPRENEURIAT

Patrick Castonguay, dans un épisode "Café Expansion", explique comment les entrepreneurs peuvent contrer les impondérables (COVID, travaux municipaux, relations personnelles, hausse des coûts) en anticipant et en structurant leur financement. Il insiste sur l'importance des liquidités — marge de crédit, fonds de roulement, préparation professionnelle des dossiers de financement — et sur la délégation de tâches pour garder la tête libre et permettre la croissance.
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Bon matin! Bienvenu à toi, Café Expansion! Matin, écoute, un sujet encore ultra intéressant. Vraiment, on va casser ça direct avec la tasse, l'expansion capitale. Merci beaucoup! C'est-tu bon un café de matin, hein? C'est-tu bon? S'il y en a qui prennent le café de matin, dites-le. Un bon café, deux cafés, trois cafés avant de commencer votre journée. Combien de cafés vous prenez avant de commencer votre journée? Un, c'est pas pire. Quand on est rendu à quatre, on commence à shaker de même. Écoutez, aujourd'hui, super journée, il fait beau encore une fois. Content d'être avec vous ce matin. On a un programme, en fait, assez intéressant aujourd'hui. On va parler des impondérants. Contrer les impondérables de l'entrepreneuriat, ce qui est quelque chose de vraiment compliqué. Si vous êtes un entrepreneur qui a vécu certaines complications ou qui en vive encore, je vous invite à le marquer en bas. Signalez-vous. Il ne faut pas avoir peur de le dire. Oui, j'ai eu des blocants. Oui, j'ai une problématique avec telle ou telle chose. Moi, ça me permet d'établir des sujets pour les prochaines semaines en vous aidant le plus possible. C'est ça le but du groupe. C'est d'aider les gens à passer à travers certains blocants. Idéalement, j'en ai quand même vécu pas pire. Ça fait 4 ans qu'on accompagne les entreprises ici à Expansion Capital. Donc, on a beaucoup de clients. On a au-dessus de 150 clients qu'on a servis. Donc, on en a vu des problématiques. Puis aussi, on a vu des solutions comment faire pour faire le tour de ça, les contrer et continuer à avancer. Parce que, t'sais, bon, on va se le dire. On n'arriverait pas à avoir des causes de vie, des personnes qui sont là pour nous aider au niveau de la structure de l'entreprise. Être capable de maximiser nos ventes, c'est toutes des choses qui sont très importantes. Mais la priorité, et ce qu'il faut être capable de faire justement, c'est de générer du revenu. et qui en reste au bout de la ligne, être capable de générer de l'argent, être capable d'aller chercher de l'argent. Je ne connais pas personne, je ne connais aucun entrepreneur qui commence sa vie d'entrepreneur avec un 1,5 million dans son compte de banque ou un 500 000. Bon, on commence, let's go! On est capable immédiatement de structurer nos affaires, faire en sorte de maximiser, si on veut, les profits, faire en sorte de maximiser la gestion de notre entreprise, le marketing et tout ça. Ce n'est pas des choses qu'on fait au départ. Ce sont des choses qu'on va faire plus tard. Ou si on a les moyens de le faire au début, ce n'est pas nous qui allons le faire. On va déléguer, on va donner, en fait, la responsabilité à des gens d'expérience, à des gens qualifiés pour le faire. Parce que l'objectif, ce n'est pas que vous soyez encore plus chargé de tâches. engager des professionnels pour le faire. Engagez-vous un comptable fiscaliste? Engagez-vous une adjointe administrative ou un adjoint? Les adjoints virtuels, il y en a partout à Star. C'est possible de faire des choses, de déléguer à l'extérieur. Et pour justement contrer les incontournables, les impondérables, désolés, bien, ça prend de l'argent. Ça prend des sous, ça prend des liquidités. Il faut être capable d'en chercher, il faut être capable d'en trouver et de maximiser ces liquidités-là. Parce que, tu sais, On va se dire les choses aussi, les vraies affaires, comme on fait à chaque fois. On est fiers, on est confiants, on est contents de notre entreprise. On va mettre pause deux secondes, il y a comme un avion qui passe. On va en profiter pour prendre une petite gorgée. Il y avait un parti. Ce fut un 30 secondes de silence. Faites du bien. Donc, pour contrôler les impondérables, même si on se dit « Ah, écoute, moi, je suis fier de mon entreprise, ça va bien. Tu sais, je suis quelqu'un qui est soucieux, qui est à son affaire. Je suis quelqu'un d'empathique, de sociable. » C'est des super qualités-là, puis il n'y a personne qui va vous les enlever, ces qualités-là. Mais idéalement, vous devez être capable de passer de garder ces belles qualités-là en chemin, mais aussi de développer, si on veut, une façon de générer des revenus, de générer du levier de croissance. Et nous, c'est ce qu'on fait avec le financement. On maximise le financement des entrepreneurs pour faire en sorte que ceux-ci puissent en avoir le plus possible dans leurs poches. Parce que la crise COVID, ça, c'est un impondérable, un vrai. Puis il y en a qui avaient des entreprises depuis longtemps, que ça a bien été. Oups, on ferme un mois, six mois plus. On fait quoi? On a des locaux qui sont vides, si on veut, ou qui ne sont pas aménagés parce que les gens sont tous en télétravail. Il faut continuer à payer le loyer pareil, à coups de 5 000, 8 000, 10 000, 15 000 par mois. Là, je parle dans des grosses villes, mais quand même, même à l'extérieur, un peu partout, même si c'est 3 000, 4 000, c'est quand même des sous qui sortent. Mais il n'y en a pas qui rentrent. Un autre point ultra important, on a, bon, les travaux. Les travaux qui arrivent, un autre impondérable, en plein visage, des travaux à Montréal. Il y avait un article, justement, cette semaine, de M. 65 ans, son commerce, à Montréal. Bien, là, ils vont fermer la rue pour deux ans, peut-être plus. Comment on fait pour y arriver dans un cas comme ça? C'est quoi les options? Ça, c'en est un impondérable important, quelque chose qui fait mal. Quelque chose qui fait que la Ville décide de refaire la roue complète, de changer les tuyaux, de refaire la... Bon, OK. Pourquoi c'est moi qui devrais le copier? Pourquoi c'est moi l'entrepreneur qui fait 65 ans, c'est-à-dire que ça fait 30 ans, 25 ans qu'il y a ce commerce-là? Monsieur est rendu à 65 ans, 67 ans. Lui, il pensait prendre sa retraite. Merci, bonsoir, c'est fini dans 2-3 ans, on va vendre l'entreprise. Je pense qu'il ne s'en ira pas là. Le gouvernement, il va dédommager, il va donner un beau 5 000 $ à l'entreprise, à tous les commerçants en serre-rue ou dans le quartier, je crois, pour les aider à pallier au manque à gagner. C'est un peu rien du bon, là. Je ne sais pas de vous, là. 5000$, on ne va pas loin avec ça aujourd'hui. Ça, c'est un autre impondérable. Un autre impondérable aussi, il peut y avoir des aléas de la vie, des relations qui sont toxiques dans votre environnement, partenaires de vie ou des amis ou des collègues de travail qui vous empêchent d'avoir l'esprit libre, d'évoluer mentalement et qui vous tiennent à terre. On en a tous, dans notre famille, dans notre vie, des personnes comme ça. Il faut peut-être, si on ne veut pas se détacher du moins cérébralement, il faut peut-être un peu moins connecté avec. On les invite moins au party. Chacun a ses propres techniques. Ce que je veux dire par là, c'est que ce sont des impondérables qui peuvent jouer sur la morale, si on veut, de l'entrepreneur. Et je suis en train de regarder, j'avais certaines notes également. C'est ça, les aléas de la vie, moi j'en ai eu, tout le monde en a. C'est pas parce qu'on a une entreprise qui est une entreprise prospère qu'on n'a pas d'aléas. Il faut juste qu'on soit capable de passer au travers de la tempête et de continuer à garder la tête froide. Mais pour être capable de le faire, ça prend des liquidités. Ça prend de l'argent, ça prend des sous, ça prend souvent du financement. Donc, comment payer des matériaux qui ont augmenté, comme être capable d'accepter, si on veut, des nouveaux contrats. Donc, on aimerait ça accepter de nouveaux contrats, mais on nous demande un 20, 30, 40 000 $ d'accompte au début pour être capable d'aller chercher ces contrats-là en appel d'offres. Donc, c'est toutes des choses qui ont été très importantes, puis que vous devez regarder et maximiser les financements. Il y a des trucs, il y a des stratégies à apprendre, il y a des façons de faire. Il y a beaucoup d'informations, des notions à connaître pour maximiser, si on veut, les financements. Il y a un paquet de secrets, un paquet de petites affaires qui sont super intéressantes à savoir, que nous, on met en place également pour les clients. Si vous n'êtes pas là, si vous n'êtes pas encore rendu à regarder ça, faites-le. C'est ultra important. Je ne dis pas de tasser tout ce qui en est déjà. Si vous êtes déjà avec des projets plein la tête, Placez-vous dans votre cerveau en bonne place. Réglez certaines choses, mais quand vous êtes prêts, quand vous êtes prêts, puis j'espère que vous allez être prêts rapidement, parce que les aléas de la vie, eux, n'attendent pas, il faut faire le move. Il faut se former. Ça prend de la formation, ça prend des notions. Il faut être capable, quand il arrive une problématique, il y a un impondérable, de se dire, Moi, ce que je vais faire, je vais planifier de maximiser, maximiser la marge de crédit. Pas moins que tout le monde est capable d'avoir ça, une marge de crédit à faire. Après deux ans d'activité, maximiser cette marge-là, que la marge suive l'entreprise au fur et à mesure que sa croissance avance. Ça, c'est un autre game. Aller chercher du fonds de roulement. Aller chercher du fonds de roulement au niveau institutionnel, bancaire, privé. être capable de présenter un dossier de la bonne façon aux créanciers, être capable de démontrer ta crédibilité en tant qu'entrepreneur, ça n'a pas de prix. Encore, la semaine passée, une entreprise qu'on a comme client, C'est plusieurs fois qu'on fait du financement avec eux, qu'on les aide et tout ça. Puis là, cette fois-ci, il y avait une option de financement au niveau privé. On a décidé de mettre ça sur la glace pour l'instant. Puis on n'était pas prêts. On prend notre temps. On a d'autres alternatives. On a la banque. Je connais quelqu'un à la banque. Il va m'aider avec ça. Puis trois mois plus tard, refus. s'est fait niaiser pendant trois mois, s'est fait niaiser pendant trois mois, a perdu son temps, a perdu son énergie. Pourquoi? Parce qu'il n'avait pas présenté le dossier de la bonne façon. Il n'avait pas travaillé à l'avance sa cote de crédit. Il n'avait peut-être pas utilisé non plus du levier au niveau privé pour faire en sorte d'améliorer la situation, d'avoir une éjection d'actionnaires, de faire en sorte de démontrer à la banque que son projet est viable et que ça prend un financement, que ça prend la marge de crédit pour être capable de continuer d'aller plus vite, d'aller plus loin et d'avoir tous les éléments en place pour quand on fait la demande. On n'a pas deux chances, on n'a juste une. Même si c'est un ami qui est banquier, il va de côté, il va dire « Ah, inquiète-toi pas, mon port c'est ça ». C'est lui, il est embauché au département de crédit. Le département de crédit va analyser Si le casse-tête ne marche pas, ça ne marche pas. C'est fini. Le client revient avec un que les deux jambes. Écoute, désolé, ça ne fonctionne pas. Trois mois d'attente. Trois mois de perte de temps. Puis trois mois, ce n'est pas beaucoup. J'en ai que sept mois, huit mois d'attente pour se faire ces noms. Ce n'est pas normal. En tout cas, chez nous, ce n'est pas normal. Chez nous, ce n'est pas normal. Parce qu'on prend les clients en charge dès le début. On regarde si on est lacune. On frappe sur le trou jusqu'à temps que ça rentre, puis après ça, on est capable d'aller de l'avant avec des demandes concrètes de financement à plusieurs endroits également. On est capable de faire en sorte que le client démontre une croissance, une volonté de le faire, puis de présenter ça de façon professionnelle. Parce que quand le banquier s'entre ses mains, lui, il prend le dossier, il l'envoie au département de crédit. Puis si ça tombe que vous avez un banquier qui dort au gaz, que vous avez un banquier qui ne présente pas bien les choses, qui va au compte-gouttes, puis qui envoie des petits documents, c'est pas tout le monde qui est bon. Des banquiers, il y en a beaucoup aussi qui, malheureusement, sont peut-être pas à la bonne place. On ne veut pas que ça joue contre vous. Fait qu'on monte le dossier avec vous. Fait en sorte que vous appreniez comment le faire pour l'avenir. Et, quand c'est présenté, C'est tout mâché, tout est prêt, tout est envoyé au banquier. Merci, bonsoir. Lui, il fait un copy-paste, un transfert d'email, si on veut, au département de crédit. Comme ça, on s'assure d'avoir le contrôle sur ce qu'il dit, sur les ambitions de l'entreprise, sur les projections, sur le crédit avant qu'il fasse sa demande de crédit. Parce qu'idéalement, si c'est un coup qui a fait le hit au bureau de crédit, puis s'il y avait des affaires encargées qui n'ont pas été faites, c'est fini. C'est ça qui est important et ça, ça permet d'aller chercher du financement à l'avance, de l'organiser même quand l'entreprise va bien. Et quand l'entreprise va bien, c'est là qu'il faut le faire, pas quand on tombe dans une crise COVID avec des impondérables à gauche et à droite. Il faut être capable de le faire à l'avance, de le planifier et faire en sorte que s'il arrive une problématique d'impondérable, de COVID ou de peu importe, ou un partner qui nous lâche, On a déjà une marge de crédit du fonds de roulement, on a déjà des fonds, ça a généré de la croissance pendant un an, deux ans, et la croissance est exponentielle. Après ça, on est capable de, bien avant j'espère, de pouvoir déléguer, se payer un fiscaliste, se payer un comptable qui fait du sens, se payer une adjointe ou deux administratifs, parce que là, sinon, vous mettez tous les chapeaux, et les entreprises qui sont entre un million, parce qu'avant, un million, c'était quand même pas si pire, Mais un coup qu'on passe le cap du million, ça commence à être dur à gérer et plus on met de lourdeur dans notre tête. Déjà qu'on est sur le chantier, qu'on gère 20 gars, 10 gars, qu'on est là pour s'assurer que le travail fonctionne bien. S'il faut en plus qu'on apprenne tous les logiciels au goût du jour, toute l'information relative à la gestion, si on veut, comme il faut, d'une entreprise ou d'un produit. laisser ça peut-être entre les mains de quelqu'un qui le fait déjà, qui est habitué, qui est bon là-dedans. On n'est pas bon partout. On n'a pas toutes les mêmes notions. On n'a pas tous le même bagage. Puis ce qui est important, c'est d'être assez « smart », d'être assez intelligent pour dire, regarde, ça, ça ne me tente pas. Je le prends. Je vais payer pour le faire faire ailleurs. Et ça aussi, ça aussi, ça aussi. Comme ça, ça me permet d'avoir la tête libre. Et quand on est un entrepreneur libre, entre nos deux oreilles, qu'on a la tête, on prend le temps un petit peu pour nous, on n'est pas toujours submergé à quatre-vingt-dix heures semaine dans du gros jus là, pis qu'on prend le temps un petit peu pour nous, pis qu'on profite de notre vie, on est plus en santé, on est plus efficace également. Il faut en sorte que notre entreprise passe au travers de plusieurs crises. Pour passer au travers de la crise, idéalement, il faut l'organiser. Il faut anticiper les crises. Et anticiper les crises, ça se fait dans la planification avec un pas du financement. Je le sais, il y a des entreprises qui vont me dire « Ah moi, ça fait 15 ans, ça roule super bien, j'ai un bon besoin de financement, je m'organise avec mes affaires. » Parfait, bravo, je suis content pour vous, c'est vraiment le fun. Pour vrai, félicitations, c'est tout à votre honneur. Cependant, la problématique est qu'on ne connaît pas l'avenir. Et s'il arrivait des situations X, Y, vous feriez quoi? Donc, il vaut mieux prévenir que guérir. Moi, c'est le même, je le vois. Puis, c'est comme ça qu'on accompagne nos entrepreneurs également à prévenir au lieu de guérir parce qu'un coup, après ça, un coup que c'est fait, c'est que le mal arrive, il est trop tard. Il est trop tard, c'est fini, vous allez finir dans le mur. Les entreprises, que ce soit au niveau Je parle de toutes sortes d'entreprises. Manufacture, construction, au travers de l'autonomie, tout ça. Toutes catégories confondues, il y en a beaucoup qui ferment en bas de 5 ans. Donc 65% des entreprises vont fermer avant les 5 premières années. C'est beaucoup. C'est énorme. Et ceux qui ne vont pas fermer, est-ce qu'il y en a qui vont atteindre un prochain palier de croissance de 500 000, 1 million, 2, 5, 10? Très peu. Très, très peu. Pourquoi? Parce qu'ils vivent dans le rêve, ils vivent dans l'illusion en se disant « Ah, c'est le fun, ça va aller bien, c'est le coup, j'ai ma business, j'ai mon truck, j'ai mes affaires, c'est le fun. » Non, mais c'est vrai, c'est le fun d'être entrepreneur. Mais il faut l'organiser, il faut être sérieux dans notre démarche, puis il faut vraiment voir que ça fonctionne. Et pour ça, il faut se donner des moyens que ça marche. Et ça, ça passe par les leviers de financement. Faire en sorte que les stratégies, les bonnes stratégies, au bon moment, les trucs et les astuces soient mis en place pour être capable justement d'aller plus loin. Fait que c'est ça aujourd'hui. C'était le petit café expansion d'une quinzaine de minutes. Puis, s'il y a des questions, n'hésitez pas là. puis m'écrire, ça me fait plaisir de répondre aux questions. Puis envoyez-moi des suggestions également à ce sujet, des choses de fun avec lesquelles je peux vous aider. On est là pour ça. C'est un groupe privé, un groupe d'entrepreneurs qui sont en quête de croissance, donc qui veulent de la croissance et qui sont déterminés à y arriver. Et on le fait de la bonne façon. D'accord? Je.










