DE FERMIER À FERMÉ (part 2) - HISTOIRES D'HORREUR ENTREPRENEURIALES

Patrick Castonguay examines a four-generation Quebec farm that hit bankruptcy during the pandemic despite 10 million in annual revenue. Rising input costs, broken equipment, and credit limits forced the owner to shut down cattle and sheep operations but keep poultry. He landed a sales job at 150,000 CAD yearly and doubled his poultry permit to 5,000 birds to rebuild cash flow.
Questions this video answers
10 million (currency implied CAD).
Approximately 1.5 to 2 million (currency implied CAD).
Permit for 2,500 poultry; allowed expansion to 5,000.
CAD 150,000 per year.
Chapters
Histoire d'horreur entreprenariale, deuxième partie. Oh boy! Oh boy! Ça va faire mal. De fermier à fermer. Hé, comment ça va? Ce matin? Je devrais faire ça mercredi, mais je le fais aujourd'hui, mardi, de live. Le live est en action, ça marche, ça roule. Let's go! Pas de temps à perdre! Tu sais, des fois, on est occupé dans la vie et il y a des choses qu'il ne faut pas remettre à demain. Bien, c'est ça. Je ne peux pas, moi, remettre officiellement le live de demain à après-demain. Donc, j'ai décidé de le remettre avant, de le faire aujourd'hui. Ça se peut qu'il y en a qui passent, qui s'attendent à demain, mais finalement, bon. Alors, aujourd'hui, nous avons Histoire d'horreur entrepreneuriale, deuxième partie. Oh boy! Oh boy! Ça va faire mal. De fermier à fermer. All right. Sur quatre générations. Fermier. On parle de l'élevage bovin. On parle de l'élevage de moutons. L'élevage de poules. Affermé. Comment ça se fait? Comment ça se fait? C'est ça qu'on va regarder dans le Café Expansion dans pas long. Entre temps, petite gorgée à tout le monde. Si vous n'avez pas été chercher un café, allez le faire. Je replace la caméra. Et voilà. La clarté de tout est là. Pas facile. Pas facile l'entrepreneuriat. Pas facile. Bon, je recommence un petit peu. Je l'ai deux ans, même plus que deux ans, presque trois ans maintenant. Client de contact. Puis ce client-là, bon, comme je vous expose, c'est un fermier, quelqu'un qui a, depuis quatre générations, son père, son grand-père, son arrière-grand-père, tout le monde était là, tout le monde a contribué, tout le monde a bâti cette belle entreprise-là, qui génère 10 millions de chiffres d'affaires, OK? Et qui exploite, en fait, le côté, si on veut, plus québécois de la chose. Tu sais, ici, des fermiers, il y en avait avant. Il y en a de moins en moins, puis il va y en avoir encore moins. mais ces gens-là étaient bien là-dedans. C'est pas des fois des générations, on voit ça souvent, une génération va reprendre le flambeau un peu par obligation. Ce n'était pas, du moins ça ne semblait pas être le cas de ce jeune entrepreneur-là, une trentaine d'années à peu près, super sympathique, super parlable, répond toujours au téléphone, toujours souriant, toujours en mode solution, toujours ouvert aux idées. La pandémie arrive. Oh boy! Tout a fermé. On sait très bien ce qui s'est passé avec tous les élevages de porc, de bœuf. Pis personne savait quoi faire là. Tout le monde était sur le carreau. Pis personne a jeté. Les restaurants sont fermés. Tout est fermé. La catastrophe pour beaucoup d'entrepreneurs. Le tour ouvre. Ça recommence, le party. OK, on va recommencer ça. Le confinement se finit. Mais là, le prix des entrants double. C'est pas juste ça. Dans d'autres sphères également, que ce soit le prix du transport de la Chine au Québec, j'avais un entrepreneur qui vendait des spas, mais les frais de transport ont passé de 5000 à 15 000, de 15 000 à 25 000. C'est dur d'avoir de la rentabilité rendue là. J'ai pas même affaire avec les... les éleveurs de porcs et tout ça. La financière agricole fait une bonne job pour aider ces entreprises-là, sauf que trop peu trop tard, malheureusement, les intrants La nourriture pour les animaux, ça coûte extrêmement cher. Ça ne va pas baisser. Ça ne va pas baisser. Ça va continuer à augmenter. Les banques sont frileuses. Le financier agricole a certaines limites. Donc, compliqué. Le gars m'appelle. Il m'appelle. Bonjour, j'aimerais avoir un peu plus d'informations sur l'entreprise. Qu'est-ce que vous faites? J'ai vu ça passer sur Internet. Bon, 5 étoiles, ça va bien. La clientèle semble satisfaite des produits, des services que vous offrez. Vous êtes là depuis quelques années, passez aussi dans les médias. C'est quelque chose que vous pouvez faire pour m'aider. On voit tes papiers. On va analyser tout ça. C'est ce qu'on fait. On analyse les papiers. Par exemple, on se fait un appel. Et on convient que Du moins, il y a une possibilité d'aller chercher des liquidités au niveau fantôme, un financement privé, un financement avec garantie sur actif également. Donc, il y a quelques étapes, quelques trucs qu'on est capable de faire, mais la personne comme telle a des bons terrains. Ça fait qu'éventuellement, le plan est plus global, on analyse clairement la situation, puis c'est sûr qu'il va falloir qu'il y ait une vente de terrain éventuellement qui se fasse là-dessus. Il va falloir qu'il y ait des choses qui bougent parce que les terrains ont une certaine valeur. Il y en a à peu près pour un million et demi, deux millions en valeur. Et s'ils sont inexploités, ces terrains-là restent là. C'est un héritage qui perpétue. Mais qu'est-ce que vous voulez? Il faut que les choses évoluent. Il faut que la personne ait des liquidités à main maintenant pour être capable de bouger. Et si on veut de continuer ses activités de fermier. Donc on établit une stratégie de financement fantôme, on établit une stratégie également au niveau d'un fonds de roulement avec un privé. Donc on se trouve sur ça de cette façon-là parce que visiblement le crédit est atteint, le crédit n'est pas bon et la personne ne peut pas se qualifier au nouveau bancaire. Donc le plan de match est clair, on rétablit le crédit et par la suite on y va avec un financement au niveau bancaire, du moins on a des partenaires, on a des collaborateurs, nous ici à Expansion Capital qui travaillent avec nous, qui sont spécialisés là-dedans et qui permettent de facilement restructurer quelqu'un au niveau bancaire avec un financement à marge de crédit ou fonds de roulement. Ceci dit, Il faut que les chiffres se tiennent, il faut que les revenus soient au rendez-vous, il faut que la capacité de remboursement soit là, il faut que les garanties également soient disponibles parce qu'au niveau bancaire, au niveau gouvernemental, BDC, Investissement Québec, Nemeth, ça prend des garanties, ça prend des garanties au niveau soit des inventaires, soit également des recevables. S'il y a des immeubles, donc ça prend beaucoup de garanties. Il faut être solide, il faut être vraiment fait solide. Puis s'il y a une problématique sur la solidité de l'entreprise, allez vous chercher un partenaire d'affaires, allez vous chercher un investisseur, allez chercher quelqu'un pour lequel vous pouvez donner des parts. Faire en sorte de, si on veut, peut-être emprunter à moindre taux et que du moins ça n'apparaisse pas sur les états financiers, sur les bilans. temporairement, le temps que le tout se recalibre et qu'on puisse, par la suite, la limite retourner dans une optique de financement bancaire avec des taux et des termes plus adéquats. Bref, notre cher monsieur, quand même content qu'on y ait trouvé des solutions, il continue avec nous, mais pas chanceux, pas chanceux. Tracteur qui brise, Les quotas au niveau bovins, les choses ont évolué, puis là, il y en a trop, puis il ne sait pas quoi faire avec, puis à un moment donné, ça ne marchera pas, je ne serai pas capable de m'en sortir. Il finit par mettre la clé dans la porte, c'est terminé, il déclare faillite d'entreprise et avait, si on veut, une autre business qui était sur le côté dans une autre incorporation où il y avait des poules, donc il faisait de l'élevage de poules. Des fois, je vous le dis, pensez-y, c'est super important. Malgré que c'est compliqué, malgré qu'on voit ça dans les médias, des fermiers, des gens dans l'agricole qui en pleurent tellement que ça ne va pas bien, donnez-vous une optique, donnez-vous une chance d'avoir un plan B. Quand je dis un plan B, c'est pensez-y à l'avance, pensez-y aujourd'hui, parce que les intrants ne vont pas coûter moins cher. Ça va coûter l'année prochaine, l'autre année, plus cher, plus cher, plus cher, plus cher. Si vous ne faites pas vos frais aujourd'hui, vous ne les ferez pas dans trois ans. Pensez à une stratégie si vous aimez votre métier, peut-être ailleurs, faire en sorte d'avoir un plan B ou pour équilibrer si on veut et continuer tout de même à exploiter votre ferme, à exploiter le métier que vous aimez, idéalement qui est de génération en génération, même si ce n'est pas 100% rentable comme ce l'était avant, mais si vous avez un à côté, comme ce monsieur-là avait un permis pour en fait avoir des pôles, donc il y avait une Il faut avoir 2500 poules et son permis lui donnait la chance d'en avoir 5000. Quant à cette possibilité-là, ça va mieux. On va se le dire, les affaires ont une chance de s'améliorer. Et du plus, il y avait des terrains qui lui appartenaient également. Donc, il y avait quelques options pour s'en sortir, ce qui n'est pas le cas de tout le monde. C'est vrai, ce n'est pas le cas de tout le monde. Mais travailler sur ça aussi, Je sais que tout le monde est bien brûlé, fatigué, tu te lèves à 3h du matin, tu te couches à 7h parce que tu t'en es jusqu'ici. Tu as des animaux à t'occuper, tu as mille affaires à faire. Mais il faut que tu ouvres une case dans ta tête pour te dire What if? What if? Qu'est-ce qui se passe si jamais il y a une autre fermeture, une autre pandémie? Suis-je obligé de mettre la clé dans la porte au complet? Suis-je obligé de tout vendre? Ou si j'ai un à-côté, si j'ai une autre façon d'aller chercher des revenus qui va me permettre de garder le flow quand même dans cette problématique-là et d'avoir la tête qui reste à l'extérieur du lac, à l'extérieur de l'eau. C'est super important. Puis vous devez vous donner ces options-là, vous devez vous poser ces questions-là, c'est super important. Il y en a qui jettent la serviette, là. Ils sont tannés. Qu'ils vendent. Fuck that, pis capable. T'es queuré. Burn out. Je viens de savoir. D'accord. Peut-être, comme je disais tout à l'heure, penser à partager la poire, la pomme. Des fois, c'est mieux d'avoir 60 ou 50% de quelque chose de très grand que 100% de quelque chose qui ne marche pas. Une réflexion ce matin à avoir pour les entrepreneurs, parce que des histoires d'horreur, il y en a. Puis ça, c'en est une vraie. On essaie de s'organiser, on planifie, on économise quand c'est possible, on met notre cash de côté, on préserve, on se préserve mentalement. C'est ça qu'on fait quand on fait ça, quand on s'organise, puis on organise nos affaires, on planifie, puis on met de l'argent un petit peu de côté. On préserve notre santé mentale. C'est super important. Et on travaille sur un deuxième ou un troisième revenu. Cet homme-là, chapeau. Cet entrepreneur-là s'est pris une job de représentant à 150 000 par année et il avait aussi ses pôles qui a doublé la production de 2500 à 5000. Intéressant. Mais il aurait pu dire « fuck that », « c'est ça, plug, c'est fini ». La décision faisait partie. Donc c'était ça ce matin, une histoire d'horreur, un partage de oui, des fois, ça semble être... il n'y en a pas de chemin, on pense qu'il n'y a pas de chemin, mais il y en a des chemins. Il faut être ouvert d'esprit, il faut recommencer à avoir l'espoir, en parler, il ne faut pas garder ça à l'intérieur, mais aussi il faut trouver des idées et des stratégies qui sont claires pour nous. Et si on n'est pas capable de le faire seul, on doit aller chercher un partenaire qui va investir des capitaux dans l'entreprise et nous, en échange, on donne une participation, on donne un pourcentage d'actionnariat à cette personne-là. Donc, ça compense, si on veut, pour l'intérêt qu'on ne versera pas à cette personne-là qui fait en sorte qu'au bout de la ligne, tout le monde est gagnant. Donc la personne, elle a un rendement, a une participation sur les profits. Et vous, de votre côté, vous avez des liquidités qui sont prêtées à moindre frais, dans le fond, au lieu de payer les gros taux d'intérêt actuellement. Il y a possibilité de le faire. Et pensez-y. C'est important. C'est important pour votre business. Là-dessus, je vous souhaite une excellente journée. On se retrouve la semaine prochaine pour une troisième histoire.










