DÉCROISSANCE RIME AVEC CROISSANCE

Patrick Castonguay argues that degrowth isn't about shrinking but about using fewer resources while maintaining revenue. He walks through how businesses can consolidate processes, cut waste, tighten contracts, and stabilize spending after rapid expansion.
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Expansion. Consolidation. Expansion. Consolidation. Et quand je parle de consolidation, je parle de revoir ses processus, de revoir la façon de faire, de revoir où on met notre énergie, de revoir aussi les budgets, de revoir si on consomme trop, si on ajoute plein d'affaires, plein de matériaux, plein de X, Y, plein d'outils qu'on n'utilise pas, donc on surconsomme pour rien et c'est là que ça commence. Bon matin tout le monde! Bon matin, bon matin. Ça va mettre un petit peu de lumière. On va voir un peu mieux. Donc! Dans un instant comme ça. C'est là qu'ils sont présents avec moi. Bonjour M. Simard. Bonjour, bonjour, bon matin. Bon matin à tous. Bon matin aux entrepreneurs. Bon matin aux gens de ce groupe. Bon matin aux gens de YouTube également, parce que c'est rediffusé également sur YouTube. Je vous invite à liker si on le veut encore là, vous abonner à la chaîne, c'est super important. Ça permet une belle visibilité pour l'entreprise, mais ça permet aussi que ces vidéos-là voyagent à d'autres entrepreneurs comme vous, qui ont peut-être des blocages intéressants, des blocages importants à régler. Et aujourd'hui, on va parler de croissance, décroissance. Est-ce que les croissances riment avec croissance? Peut-être que oui. Sur ce, c'est gorgé. Bon. Je ne sais pas de vous, il fait beau ou pas pire. Il fait beau ou pas pire. Le printemps s'en vient, les érables commencent à dégeler. La production de sirop d'érable. Il va en avoir cette année. Il va en avoir bien du sirop d'érable cette année. Je ne sais pas si vous avez déjà réservé votre place à la cabane à sucre. Nous, depuis quelques années, on fait ça à la maison. Avec la famille, les enfants, les grands-parents. On a une pas pire table là. On a agrandi la table. On invite tout le monde chez nous. On se fait un party. Cabane à sucre, sirop d'érable, à volonté. On a bien le choix. Faut profiter, hein? Faut profiter du moment, quand il y en a des moments comme ça, qui sont des moments chers, des moments le fun, rassembleurs. Pourquoi pas? Donc, revenons à nous moutons. Est-ce que la décroissance est une utopie? Là, j'ai pris un petit texte, je trouve ça intéressant, je trouve ça important de vous le partager. Je n'irai pas pendant deux heures, là, ne vous en faites pas avec ça. Donc, allons-y. Plusieurs critiquent la décroissance et affirment que cette idée est parfaitement utopique, parce que ça l'implique de repenser fondamentalement les structures de nos sociétés. Pourtant, l'idée d'une croissance infinie est aussi utopique. Donc, une croissance infinie est tout aussi utopique qu'une décroissance. Tu ne veux pas, à un moment donné, que les ressources s'épuisent? et les gens qui exploitent ces ressources-là, les exploitent de plus en plus, t'as veille d'aller vivre sur Mars, là. Ça continue, là. Pis Mars, on va coloniser ça, on va mettre des serres, on va mettre des... t'sais, on va y aller en îlot, là, de vitre, on va rester là, là, dans 2, 3, 4, 500 ans, là. C'est ce qui va rester à faire, c'est au bout de la ligne, on bouge pas au Québec, on bouge pas au Canada, on bouge pas sur la planète, pis ça commence chez vous. Ça commence ici, ça commence même dans votre entreprise. Donc c'est pas soutenable, c'est ce que ça dit. Dans les limites planétaires, c'est pas soutenable. Puis bon, les adeptes de la décroissance, ils veulent mettre de l'avant cette idée qui est en fait une idée inévitable, la décroissance. Puis on en parle chez nous de décroissance. Tu sais, des fois, quand j'ai de la visite, quand les beaux-parents viennent, on jase. On jase. Depuis 100, 200 ans, C'est fou, là. La croissance, il y en a toujours plus. Puis oui, je comprends que ça vient de l'industrialisation à cause des guerres et tout ça. Puis bon, on a commencé à fabriquer, les autres pays également. Mais personne ne veut s'arrêter, là. Il y en a qui font des bons profits, des bénéfices extraordinaires. Ces gens-là ne veulent pas reculer. Surtout quand il y a des actionnaires dans le décor, puis qu'eux exigent un rendement, eux exigent un dividende, eux exigent, exigent, exigent, exigent. À un moment donné, c'est le fun le rendement, mais à quel prix? C'est pas parce qu'on consomme moins ou différemment aussi que le rendement, il n'y en a plus. Quand on parle de croissance, des croissances, ça ne veut pas dire que vous devez arrêter les activités ou arrêter de consommer ou de devoir dans un objectif dans votre entreprise qui est intéressant à atteindre. Vous pouvez le faire différemment, vous pouvez le faire en ayant moins, justement, peut-être, d'outils qui... Essayez de consolider, là. Essayez de consolider ce qu'il y en a. Parce que oui, les premières années, même après 10 ans, j'ai des entrepreneurs qui se sont éparpillés un peu partout, qui ont multiplié certaines choses qu'ils n'auraient peut-être pas eues, qui coûtent cher. Puis là, on est rendu dans une phase de consolidation. C'est comme ça qu'on doit le faire. Expansion, consolidation. Ça commence chez vous, dans votre business. On continue. L'article du journal de Montréal. Je vais le lire là. « La Chine fait flamber les prix de matières premières, les besoins de minerais en fer, ainsi triplé en trois ans. Les tensions sur les marchés sont d'autant plus vives que les procédures que les producteurs s'emploient depuis plusieurs années à rationner l'offre. Bref, ils en font plus, ils en veulent plus, puis les prix des matières premières importées en Chine flambent. Ça fait plus de sens à un moment donné. Donc la croissance chinoise amplifie encore et c'est relayé, bon, par celle de l'Inde, l'Inde également, mais pourquoi? Ben il y a une population grandissante, une population qui ne s'essouffle pas. Ces gens-là, il n'y a pas de contrôle des natalités, il n'y a pas d'éducation sur la natalité, il n'y a rien de ça qui se passe. Donc, on fait des enfants. Pas de problème, on fait des enfants. On produit, on produit, on produit pour essayer de combler les besoins de ces humains-là. C'est pour ça qu'on est rendu à 8,4 milliards et qu'on va être à 20 plus tard. Ça ne sera pas trop long parce que quand on est rendu en haut de la courbe, le rendement va vite, ça augmente rapidement, mais aussi la population fait ça comme ça, ça augmente rapidement et on ne sera peut-être pas capable de suivre cette courbe-là. J'ai vu cette semaine passer aussi sur les réseaux du boeuf fait avec des machines Si on veut 3D, ben pas 3D, des bœufs, en fait des steaks reproduits par des machines industrielles avec des composantes chimiques qui reproduisent le goût, la texture du bœuf. La même chose, c'est un bœuf qui est inventé. Donc est-ce que la population, c'est-à-dire est-ce que le bœuf, ou encore là tout ce qui est bovin, tout ce qui est viande, Oui, ça pollue. Ça pollue énormément élever des animaux comme ça. Mais là, si on a une solution temporaire qui permet, dans le fond, qu'éventuellement, elle va devenir une solution de remplacement en faisant de la viande, si on veut, qui... Hein? Pas de la vraie viande, là, mais pas loin. Avec les mêmes nutriments, les mêmes affaires, ça va venir. Puis là, le monde va regarder mes cours, ils sont comme, de quoi tu parles? Je ne mangerai jamais ça. Vous ne vous en rendrez même pas compte. Vous ne vous en rendrez même pas compte, ça va être emballé de la même façon, coupé en petits cubes, coupé en lanières. Il va vendre ça au supermarché. Moins cher, soudainement, c'est drôle, hein? Ben oui. Moins cher. Est-ce que c'est de la qualité? On l'espère. On n'est pas rendu là, mais ça va venir. Bref, tu sais, il faut souvenir aux besoins... à tout ce qui est nourriture pour ces gens-là qui continuent à naître, bref, les natalités dans des pays comme la Chine, comme l'Inde, surtout l'Inde, pour avoir passé un an dans cette pays-là quand j'étais plus jeune, dans la vingtaine, un an là. Du monde, il y en a en tabarouette. Il n'y a pas un coin de rue où tu traverses tout seul. Impossible. Impossible, il y a du monde partout, tout le temps, non-stop. C'est spécial. C'est vraiment troublant. Puis ça fait quand même 25 ans de ça, une vingtaine d'années facile. Puis ça n'a pas changé, ça l'a augmenté et ça va continuer à augmenter. Bref, oui, ça prend certaines solutions pour réussir à quand même s'en sortir, mais toutes les solutions ne sont pas bonnes. Donc là, on verra avec l'avenir qu'est-ce qui en est là-dessus sur la production de faux steak. Faux toute, là. Parce que ça va être ça la solution, on va finir par manger des grillons pis des faux steaks, là. Fait que bref, la croissance dans les pays riches serait essentiellement fondée sur la production de services... Ouais. Oui, ok, la dépendance des rapports aux matières premières qui est faible. Bon, y'a pas beaucoup de matières premières, s'il y en a, elle est cachée, elle est cachée loin, il faut aller la chercher. Pis bon, il faut creuser, ça, ça pollue également. T'sais, le monde... On n'aura pas le choix, il va s'en prendre une solution majeure à des croissances pour qu'on puisse trouver une solution. Pis c'est sûr que des solutions vont passer par changer l'alimentation, changer tout ce qu'il faut restaurer, la façon dont c'est géré, les lacs, ces affaires-là, parce qu'on va finir par être à sec partout. Il va y avoir tellement de monde, ça va créer de la guerre, de la frustration. On veut pas ça. Mais là, je parle à large échelle. Si on revient chez nous, Si on revient chez nous, on va venir chez nous, on va prendre une gorgée de café, on va venir chez nous, on va parler entreprise. Dans une entreprise, dans mon entreprise, moi je pense que tout passe par la communication. On doit être capable de communiquer des idées, est capable d'avoir une équipe qui est fonctionnelle et est capable d'avoir des processus clairs et simples. Et ça, ça va créer une croissance en décroissance. Ce que je veux dire par là, c'est que la décroissance va être au niveau de tout ce qui, comme je disais tout à l'heure, les choses qu'on achète ou encore ce qu'on exploite un peu dans notre entreprise, l'énergie qu'on utilise. Mais le chiffre d'affaires peut augmenter quand même. Consolidation, super important. Il y a beaucoup de business, beaucoup d'entrepreneurs qui sont rendus là, qui ont une grosse phase d'expansion. Ils ont passé de 500 000 à 3 millions. comme ça, en claquant des doigts, en un an, en deux ans, c'est extraordinaire, parce que de l'hyper-croissance, quand on parle d'hyper-croissance, on parle de 300%, mettons, ou en trois ans, c'est-à-dire en trois ans, on parle de 40% à chaque année soutenu pendant trois ans consécutifs, et ça, on appelle ça de l'hyper-croissance, d'accord? Donc si on passe, dans le fond, de 500 000 à 2,5 millions, en un an ou en deux ans, ayoye! Ayoye, ça c'est difficile à gérer. Les banques ne vous suivent pas dans un cas comme ça. Ils trouvent que c'est trop rapidement, que vous avez eu trop de croissance rapide. Et là, ils vont vous demander si c'est la capitale. Ils vont dire, écoute, parfait, bonne croissance. À cette heure, stabilise ta croissance pendant deux ans. N'essaie pas d'aller plus haut. Essaie juste de maintenir ce chiffre-là, ton chiffre d'affaires. Coupe l'indépendance, raffermis un petit peu tes processus. Essaie de faire en sorte de consolider ce que tu as pour que ça devienne béton. Après ça, tu auras une autre phase de croissance. Et ça, il y a plein de monde qui ne le fait pas. Le monde sont tellement contents d'avoir des clients, c'est comme, alright, c'est le fun, c'est le fun, c'est cool, on a, hein? À combien de personnes c'est arrivé? À plein de monde. À plein de monde. plein d'entrepreneurs dans la construction, contents de faire de l'argent, contents d'être la référence dans le milieu, contents que, tu sais, on a une notoriété, on pense qu'on va perdre cette notoriété-là si on continue pas dans la croissance. C'est une erreur. Les clients, ils s'en iront pas nulle part. Ils sont à vous, vous les gardez, vous gardez les meilleurs. Ceux qui payent pas, on les tasse, donnez en perception. Il y a plein de stratégies pour se faire payer aujourd'hui, là. par des gens qui vous doivent 30, 60, 90 jours et plus. Pourquoi attendre? Il y a des stratégies, des choses que nous on met en place, il y a des façons de faire pour se faire payer maintenant, rapidement. On n'a pas de temps à perdre, personne avec ça, c'est de l'énergie brûlée. Vous n'avez pas ce temps-là à mettre sur des gens qui ne sont pas de confiance, qui vous ont fait des promesses. Oui, je te paye le mois prochain, je te paye la semaine prochaine. l'argent n'arrive pas. Ils ont toujours une excuse, semaine après semaine, mois après mois. À un moment donné, il faut que vous preniez action. Quelle action faire? On appelle le BOCA, on poursuit, mise en demeure. Oui, mais il y a d'autres stratégies également qui sont légales, on s'entend. Il n'y a pas de cassage de jambes là-dedans, on reste dans le statut légal, on reste dans les procédures, les protocoles. Facile, clair à mettre en place, pas compliqué, mais qui ont un effet intéressant, un effet dissuasif de ne pas... de faire en sorte que ces gens-là, tu sais, ils vous payent à temps. Ils vous donnent un service, vous les payez maintenant. Même affaire pour vous, là. Vous consommez quelque chose, vous allez chercher un service, vous faites affaire à... bon, qualité du service. Vous vous payez maintenant, là. Vous vous payez là, la job est finie. On paye, c'est fini. On garde des bonnes relations et ça, c'est le mot-clé. Bonnes relations d'affaires. Parce que vous êtes en train de faire une faveur à la personne en lui donnant un bon service, service après-vente, un rabais peut-être, une commission sur des références. Il y a plein de choses à mettre en place avant qu'il va permettre facilement, par la suite, de se faire payer. Et c'est là souvent le problème. Quand la facture est envoyée et tout ça se fait deux mois après ton chèque, il est trop tard. Il y a quelque chose que tu n'as pas fait avant. Tes contrats ne sont peut-être pas clairs. Il n'y a peut-être pas des processus qui sont clairs pour le client qui va dire « ok, si je ne paie pas, tu me donnes une pénalité » ou « ok, le taux d'intérêt, parce que eux autres, si je ne paie pas maintenant, ils vont me charger plus cher, ça va tomber à un pourcentage plus élevé » ou je ne sais pas, ils parlent de plein de choses. Puis des NSF, des fois aussi, vous avez des frais d'NSF qui sont, si vous faites un prélèvement au compte bancaire, des trucs comme ça, qui peuvent être dissuasifs. Vous ne voulez pas être le dindon de l'affaire si vous ne voulez pas que ce soit vous le dernier qui est payé. Vous voulez être payé en premier. En premier. En premier. Ça, c'est un autre sujet. Là, tu sais, je fais le tour de belles affaires en même temps, de plein de choses, mais tout s'emboîte. Tout s'emboîte en même temps et on doit être capable de le gérer et de le comprendre. Oui, bon. Croissance, décroissance. mais ça fait partie de la game, ça fait partie des outils qu'on met en place pour travailler plus efficacement, moins fort, être moins brûlé, avoir la tête plus libre, plus claire pour voir les opportunités qui s'en viennent ou qui sont déjà là et qui sont capables d'en tirer le maximum au niveau du financement. Et ça, ça va avec un esprit clair, un esprit qui est, si on veut, en nettoyer de toutes petites bébites qui pourraient nous... Scraper notre morale, comme on dit. Donc, structure super importante. Et ça, quand on est bien structuré, quand on consolide nos affaires, ça fait en sorte qu'au bout de la ligne, on peut générer une croissance, mais tout en ayant un genre de décroissance qui est ailleurs. Donc, on agit sur une décroissance au niveau des matériaux, au niveau du gaspillage, au niveau des ressources, au niveau du budget. Ça coûte moins cher. on réussit à être paré à faire la même chose, à être stable pendant deux trois ans et par la suite quand on rencontre le banquier, les choses se passent beaucoup mieux. Fait que c'est pas mal ça, c'est pas mal ça pour ce matin. Dernière chose, un petit point intéressant à soulever que je vais vous lire encore, est-ce que décroissance ou récession Parce qu'une récession, ça désigne quoi? Ça désigne un effet de situation où une économie productive subit un taux de croissance négatif. Donc, au contraire, la décroissance, elle, relève d'une démarche volontaire. C'est ça le mot-clé. Volontaire. C'est à vous de le faire. Attendez pas que tout le monde le fasse à votre place, que le gouvernement change les affaires. Ça commence chez vous, dans votre entreprise. Hein? une démarche volontaire qui vise à ne plus ériger de croissance économique comme objectif social fondamental. Bref, ce que vous voulez, c'est maximiser vos efforts à la bonne place, faire en sorte que votre croissance soit calculée. Parce que même si on fait de l'over-croissance, on peut se péter les dents solides. Il y en a des entreprises qui ont eu une over-croissance, de l'hyper-croissance pendant 2-3 ans, et aujourd'hui ils ne sont plus là. sont plus là. Ils n'ont pas été capables de la gérer. Les banques n'ont pas suivi. Ils n'ont pas frappé un mur. C'est des choses comme entrepreneur que vous vivez. Écrivez-nous, lâchez-nous un coup de fil. On a des outils en place. On a de l'accompagnement pour vous aider à aller de l'avant avec des processus qui sont clairs pour faire en sorte que votre entreprise génère un chiffre d'affaires stable ou évolué dans quelque chose qui fait du sens. Donc couper à certaines places que ce n'était pas nécessaire pour maximiser les efforts là où c'est payant. Mais dans un cadre de décroissance des ressources. Et voilà. Donc là-dessus, je souhaite une excellente journée. On.










