ENTREPRENEUR, DÉJOUE LE DESTIN

This is a French-language YouTube talk by Patrick Castonguay offering practical guidance for entrepreneurs to "déjouer le destin" (avoid repeating failures and reach long-term goals). He presents six core principles: 1) set clear, measurable objectives (short/medium/long term up to 20 years); 2) develop required skills (training, mentorship, knowledge of financing options); 3) take calculated risks (prepare capital, assess market/competition); 4) adapt to change (market, technology); 5) manage networks effectively (team, mentors, accountant, investors); and 6) persist with resilience (learn from failure, iterate). The talk mixes concrete financing examples, warnings about common startup mistakes (undercapitalization, poor team), and encouragement to plan and seek support.
Chapters
Premièrement, il faut croire au destin. Puis pour le déjouer, il faut changer quelque chose. Puis si on fait la même affaire tout le temps, il y a de bonnes chances qu'on ne déjoue rien et qu'on fasse encore demain et après-demain les mêmes affaires, les mêmes erreurs. Puis finalement, on n'atteigne pas les objectifs qu'on s'était fixés. J'ai enlevé ma pastille dans ma bouche, ça va me permettre d'articuler un peu mieux. Bon. Ce matin, 6 points là. 6 points importants pour déjouer. Non, on veut déjouer le destin. Je le sais là. Déjouer le destin, déjouer le destin. Comment qu'on fait ça, déjouer le destin? Comment ça se peut? Avant toute chose, allez-vous chercher un café? Si c'est pas le cas, allez-y. Images, c'est ça qui est marqué ce matin ou ce matin. Faites-vous une image mentale de vous-même, une image mentale de votre business dans 2, 3, 5, 10, 15, 20 ans. Un plan sur 20 ans. Pas pire, hein? Pas pire faire ça, un plan sur 20 ans. C'est dur à faire. 20 ans, hey, 20 ans. J'ai de la misère à imaginer dans un mois où c'est que ça va se passer. 20 ans. Je vous donne le défi de le faire. Six points pour déjouer le destin. Premièrement, fixer des objectifs clairs et réalisables. Bien ça, on en parle souvent. Puis encore ce matin, on leur met sur la carte. On veut avoir une vision qui est précise de ce qu'on veut accomplir. Très important. Des étapes qui sont concrètes et orientées, les actions, vers la réalisation de cet objectif-là. On veut que ce soit mesurable sur le court, moyen et long terme. Comme je viens de dire. 2 ans, 5 ans, 10 ans, 20 ans. Puis ça se fait là. Faites-le là. Un coup que le live va être fini, prenez une feuille de papier, prenez 5 minutes de votre journée, puis écrivez noir sur blanc où vous êtes. Visualisez-le, imaginez-le dans 5 ans, dans 10 ans, dans 20 ans. Pas nécessairement au niveau des fois parce qu'on se dit dans 20 ans on va être mort, on va être en urgence. Non mais pensez pour votre business. Dites-vous si j'étais en santé, si les affaires allaient bien, si on avait des remèdes contre le cancer, contre tout ce qui existe, puis qu'on était capable d'aller loin, de se rendre à 70, 80, 90 en pleine santé et de continuer nos activités, à quoi ressemblerait mon entreprise? À quoi ça ressemblerait dans 20 ans? Qu'est-ce que j'aurais accompli qui est en lien avec mes valeurs, qui me permet de dire, l'année prochaine, il y a ça. Cinq ans, ce serait le fun. Dix ans, écoute, je rêve, mais ce serait extraordinaire d'avoir accompli ça. Puis 20 ans, c'est quasiment, c'est de l'utopie. Faites-le pareil. Faites l'exercice, c'est ultra important. Deux. développer les compétences. Puis les compétences, il y en a beaucoup là, il y a beaucoup d'affaires, le financement c'est large, il y a plein d'affaires à prendre. Les start-up, ceux qui sont avant de commencer même, et même ceux qui sont dans l'entreprise depuis 3, 4, 5 ans, souvent le financement est une énorme lacune. Il y a beaucoup de choses à comprendre. On investit dans le développement personnel et professionnel. On améliore les compétences qui vont nous rendre, en fait, plus compétents dans notre domaine d'activité. Ça peut inclure de la formation continue, du mentorat et du réseautage. Tu sais, sur Internet, sur YouTube, ça n'a jamais été aussi facile qu'aujourd'hui de trouver des formations. Mais on dirait que trop d'informations, c'est comme passé. Les gens, ils sont submergés de petits bouts d'informations, pis de... Ok, la BDC a dit ça, pis là, les incubateurs de start-up, pis on a aussi Alias Entrepreneur, il y a plein de programmes, Ange Québec, Investissement Québec, tout le monde donne son avis sur... ses propres intérêts, parce qu'on se comprend que CBDC ou Investissement Québec ou Les Anges font un petit programme ou donnent l'information à l'entrepreneur, c'est parce qu'eux-mêmes ont un produit ou un service à vendre. Et ils ne vont pas se gêner pour en faire la promotion pendant leur présentation. Et ça couvre souvent une légère, une petite portion de ce que le financement est réellement. C'est large là. Il y a le prêt privé, il y a les banques, Investissement Québec, BDC, les MRC locales, les subventions. Il y a plein de choses, il y a des stratégies, il y a des façons de faire des choses qu'on doit mettre en place, des outils qui sont indispensables pour qu'une entreprise puisse grandir dans le temps. Puis il y en a qui sont rendus à 5 ans, même 10 ans d'existence qui ont encore des gros problèmes. Puis même s'ils sont rendus à 5, 10 millions de chiffre d'affaires, eux leur objectif c'est d'atteindre 100 millions. Ils ne sont pas capables. Ils sont bloqués là. Ça fait des années que ça bloque, que ça stagne parce qu'ils sont mal financés. Ils ont les mauvais joueurs avec eux. Ils n'ont personne pour guider les actions qu'ils prennent. Ça fait qu'ils tirent. Ils tirent partout là. Ça tire partout, n'importe comment. sans nécessairement avoir de résultats qui donnent, étape par étape, un cheminement qui est positif, qui va faire en sorte qu'ils vont évoluer là-dedans et atteindre l'objectif global. Et encore une fois, faut-il avoir le bon objectif. J'en ai déjà parlé dans une autre vidéo. Prendre des risques calculés, point numéro 3. En affaires, c'est important de savoir prendre des risques intelligents. Évaluer les opportunités en tenant compte des avantages potentiels et des risques avant de se lancer. Pis c'est le même là. Aujourd'hui tout le monde veut devenir entrepreneur, mais personne veut prendre des risques. Ça te prend des garanties. Faut que tu mettes ta maison en garantie. Faut que tu aies une marge de crédit que tu te qualifies marge de crédit à faire. Ça va te prendre des liquidités au niveau personnel, un apport, un injection. Faut que t'injectes de l'argent dans ta business au début, souvent. Parce que très rarement, on va commencer une entreprise, toutes sortes d'entreprises, que ce soit en technologie, ou en énergie, ou en n'importe quoi, ou en marketing, à partir de zéro. Ça prend de l'argent pour faire de l'argent, puis ça prend un plan d'affaires, oui, mais ça prend des liquidités, puis au départ, Ça peut être compliqué d'aller chercher des fonds. Ça peut être compliqué parce qu'il faut motiver, il faut donner, si on veut, l'impression ou encore là, tu sais, make it till... fake it till you'll make it, là, ben c'est un petit peu ça. Il faut donner l'impression qu'on est la solution à un problème ou encore là qu'on est... Écoute, ma business, ça va marcher, là. Tu vois, j'ai mon produit, là. Mon produit, il va se vendre pas à peu près, là. Mais c'est parce que ça prend des études de marché. Est-ce qu'il y a plein de compétitions qui s'en viennent? Est-ce que Chad GPT ou les technologies qui s'en viennent avec l'intelligence artificielle vont te manger ton marché dans un an? Hein? C'est quoi les prévisions de ton entreprise? Est-ce que tu t'en vas dans le mur en partant? Si t'investis pas 100 000, 200 000, 300 000, 500 000 $ pour structurer tes affaires comme il faut, pis qu'il faut que t'achètes de l'inventaire pis que t'as pas un sou, comment tu vas faire? Comment tu vas faire? C'est pas des affaires que la BDC va t'enseigner au caliace entreprenant. C'est des choses qui sont vraiment, oui on va dire « basic ». Tout le monde sait ça, ça prend de l'argent. Il faut être capable de la chercher cette argent-là. C'est pas tout le monde qui a la chance d'avoir du love money. Il y en a qui l'ont. Il y en a qui n'en ont pas du love money. Attendez un instant, je vais juste regarder, voir que le micro marche bien. Parfait. Autre point. Gérer efficacement le réseau. Le réseau est une clé de succès. Entoure-toi de personnes qui peuvent t'apporter du soutien, des conseils, des opportunités. Entretiens tes relations professionnelles avec soin. Ça te prend un bon comptable. Ça te prend une équipe. Si t'es pas bon dans le marketing, si t'es pas bon dans la visibilité ou encore là, être capable de mettre ton entreprise de l'avant avec du visuel qui tient la route, qui représente bien l'intérêt et les valeurs de l'entreprise, bien, il faut que tu payes des gens pour le faire. Il faut que tu t'entoures d'une équipe, il faut que tu t'entoures de mentors, des gens qui l'ont déjà fait, qui ont déjà fait cette erreur-là, ou des gens qui ont déjà vécu des expériences, ou encore là, des gens qui ont travaillé avec d'autres entreprises qui ont vécu les mêmes blocs, les mêmes problématiques, les mêmes défis que toi et qui ont su les relever. C'est de ça qu'il faut que tu t'entoures pour être capable, au bout de la ligne, d'avancer plus vite et que ton énergie soit concentrée à la bonne place. Parce qu'au début, les deux ou trois premières années, c'est compliqué. qui s'occupe de la comptabilité du sol, le marketing, le web, les réseaux sociaux, le financement, le plan d'affaires. Là, on a eu un financement de base, on essaierait d'aller chercher peut-être un autre financement ou d'avoir un directeur de compte qui va faire la job pour nous ou avec nous, d'avoir quelqu'un qui va nous supporter là-dedans, peut-être un investisseur externe, peut-être les anges immobiles, les anges, c'est-à-dire au niveau investissement. Investissement Québec, il faut présenter une demande là-bas, puis il faut se croiser les doigts que la demande soit acceptée, ça prend... Écoute, ça prend... J'ai besoin d'une cote de crédit qui tient la route, j'ai besoin peut-être d'un partenaire qui, lui, il est fort, qui a, si on veut, une liquidité ou encore là, s'il n'y a pas d'argent, qu'il y ait des garanties possibles à amener dans l'entreprise pour être capable de supporter mon projet. Il y a tellement d'éléments, il y a tellement de choses auxquelles les nouveaux entrepreneurs ne pensent pas. Pis ça rêve en couleurs là. Bon, moi je vais me partir une business. Vous allez voir, ça va marcher. Va marcher. Commerce en ligne là. Hein, dropshipping là. Facile. Facile. Non, on va mettre aussi sinon des... Des machines à coke, des machines à liqueur un peu partout là. 10 000$ la machine. 15 000$ la machine. Pas mal sûr qu'elle va rester dans le garage cette machine là. parce que ça prend les endroits où vous les mettez, puis les bons endroits sont déjà tous pris. Parce qu'il y en a qui en ont 500 machines, puis qui ont un réseau, puis vous, vous êtes une goutte d'eau dans l'océan. C'est important de faire une étude de marché avant de commencer. Parce que quand c'est engrangé, puis que là, on a déjà commencé, il est trop tard. Ça déboule, on stresse, puis au bout de la ligne, on finit par faire des erreurs. C'est pour ça que c'est important de gérer son réseau. Réseau de contact, réseau d'affaires, de bien s'entourer et de ne pas avoir peur de sortir de sa crise zone de confort. Persévérance et résilience, point numéro 6. Je pense que c'est le point le plus important. Les obstacles sont inévitables. Il est essentiel de ne pas les abandonner. et de ne pas s'abandonner tout court, dans le fond. On apprend des échecs, on ajuste les stratégies, on persévère face aux défis. Parce que vous pensez que c'est facile? Nous, on veut tous ça, là. On veut tous l'indépendance silencière, le rêve d'être son propre patron, gérer ses horaires, avoir des employés, se sentir fier d'avoir une business. Mais ça, ça dure, ça fait son temps. Ce que je veux dire par là, c'est que la bulle a dégonflé assez vite. Puis prenez ce que vous voulez, là. Moi, je ne suis pas là pour influencer personne. Je donne l'information. Puis si vous êtes confortable, si vous êtes confiant dans ce que vous faites, dans votre démarchage au niveau entrepreneurial, les projections sont faites, on sait où est-ce qu'on s'en va, fine, parfait. Mais souvent, ça prend un réajustement. Il ne faut pas attendre trop longtemps. Il faut avoir des gens de confiance rapidement en entour de nous qui ont déjà défréché le terrain. Parce que ce qui se passe dans l'industrie, dans l'entreprenariat, si on veut, dans l'entreprenariat, c'est que... c'est comme si vous marchiez en forêt, là, puis en marchant en forêt, vous faites des pas, hein, dans la boue, mais là, les pas que vous avez faits, là, le prochain entrepreneur, après vous, il marche dans la même forêt, là, mais les pas que vous, vous avez faits, là, ils sont effacés. Il ne vaut pas, lui. Il fait la même erreur que vous. Puis l'autre après, les mêmes erreurs que l'autre. C'est difficile. Parce que les erreurs qu'on fait ne servent pas aux autres nécessairement. On a toutes des vies, on a tous des contextes différents. On a toutes une vie de famille, on a tous des défis même personnels et certains psychologiques également, avec lesquels ils font qu'ils doivent jongler eux-mêmes. C'est pas évident. C'est une vraie jungle. Et c'est important d'avoir un soutien. Puis c'est ça qu'on fait. On aide les entreprises comme la sienne à structurer, à générer de la croissance, mais aussi à établir un chemin clair. C'est quoi l'étape 1? C'est quoi l'étape 2? C'est quoi l'étape 3? Hein? Le coup que ces trois étapes-là sont faites, d'après moi, ça devrait bien aller. Est-ce qu'on peut garantir le succès? Non. parce qu'il y a plein d'épondérables, mais si tu suis ce chemin-là, un, deux, trois, ça devrait bien aller. Donc les principes, ils peuvent aider à naviguer avec plus de succès dans ce monde d'affaires et à déjouer les contraintes du destin. On ne veut pas frapper le mur. Puis si le destin, c'est ça, Il y a moyen de le changer en appliquant ces six points-là que je répète rapidement. Fixer des objectifs clairs et réalisables, développer des compétences clés, prendre des risques calculés, s'adapter aux changements, gérer efficacement son réseau, réseau de contact et persévérer et être résilient. Quand on se plante, ce n'est pas fini. Il y a moyen d'apprendre de ça et d'aller de l'avant par la suite. Un peu moins naïvement. Donc c'est ça aujourd'hui. On l'a passé au travers de la feuille. Je vous souhaite une excellente semaine. Bon café. On se retrouve la semaine prochaine pour un autre.










