GUERRE COMMERCIALE | CAN-US - Les PME Québecoises sont-elles prêtes ?

Dans cette vidéo, Patrick Castonguay alerte les entrepreneurs québécois sur la guerre commerciale en cours entre le Canada et les États‑Unis et ses conséquences disproportionnées pour les PME du Québec. Il décrit les tarifs douaniers récents (bois, aluminium, acier, produits laitiers) et explique comment le déséquilibre économique (le Canada représente un dixième de l’économie américaine) expose les entreprises locales à des coûts potentiellement décuplés. Castonguay insiste sur la nécessité pour chaque PME d’évaluer sa solidité financière – liquidités, marges, capacité d’endettement, garanties – et de réviser son plan stratégique en s’appuyant sur des outils comme le PESTEL ou la matrice d’Eisenhower. Il propose des solutions concrètes : optimisation du fonds de roulement, montage de dossiers de crédit, recours aux marges de crédit, financement via Investissement Québec, FTQ, BDC, ou partenaires d’Expansion Capital Consultants. Il partage des anecdotes illustrant l’importance des garanties collatérales et encourage les dirigeants à s’entourer de comptables, avocats et conseillers compétents. Enfin, il invite les spectateurs à s’abonner à sa chaîne YouTube, à rejoindre son groupe Facebook privé « Stratégie Financement » et à contacter son cabinet pour un accompagnement personnalisé, soulignant que malgré le climat géopolitique difficile, certaines entreprises prospèrent en s’adaptant rapidement.
Chapters
Bon matin à tous. Bon matin aux entrepreneurs. Ce matin, un sujet ultra important guerre commerciale Canada-US. Est-ce que les PME du Québec sont prêtes? C'est de ça qu'on va parler. Allez me chercher un café parce que ça va brasser pas à peu près. Bon, il y en a-tu qui l'ont pas compris la game ou il y en a qui l'ont compris? Moi là, ça m'exaspère, ça m'exaspère. J'espère que vous êtes exaspérés vous autres aussi. J'espère que vous comprenez l'ampleur de ce qui se passe avec le Canada-US en guerre. C'est pas une petite guéguerre de G.I. Joe, non non non non non, c'est quelque chose de sérieux, c'est quelque chose qui va faire mal longtemps. Prenez-moi un crayon. Moi j'ai des feuilles. On va tout expliquer ensemble point par point. On n'ira pas trop dans le détail. Je veux pas étourdir le monde ce matin. Je vais garder ça quand même simple parce que je veux que le message soit clair. Est-ce que ton entreprise a ce qu'il faut? Est-ce que t'es prête pour ce qui s'en vient? On va reculer un petit peu sur ce qui s'est passé avant. Bon, il y a un commercial. Il y en a un qui fait son petit stuff. Tic tic tic. Oh, on va y imposer des tarifs. Moi l'autre, moi je suis pas content. On va faire la même affaire. Quand tout le monde s'impose des tarifs à gauche, à droite, puis veut pas, il y a eu un petit deal qui s'est fait avant ça. Le deal a pas marché. On va se le dire. Le deal a pas fonctionné. Puis je pense si on vient ce deal-là, qu'on aurait peut-être eu intérêt à le faire. Puis un mauvais deal, même si c'est un mauvais deal pour le Canada, a toujours plus de valeur que pas de deal tantôt. Je ne sais pas si vous comprenez ça. Quand tu n'as pas de deal pantoute, c'est toi qui es pénalisé à 100%. On aurait peut-être été pénalisé un peu, pas mal, mais on aurait gardé quand même le pied dans l'engrenage pour continuer à négocier. Là on vient de rompre complètement les dialogues, la conversation. On est sorti des tables de négociation. Après ça on s'en va dire, c'est à eux autres de changer leur idée. Nous autres on ne bougera pas le Canada. Hey, j'ai des nouvelles pour toi. Le Canada là, on a un dixième de leur économie. Ça, ça veut dire grosso modo là que nous on va leur imposer un vingt millions de frais, hein, ou de pas millions, c'est-à-dire milliards de frais ou de taxes supplémentaires. Eux autres, le huit là, hier, hein, contre tarif de cinquante milliards d'effectifs que ça va nous coûter. Pourquoi? Parce que tout ce qui est pas en accord Canada-US Le gouvernement américain a décidé de bannir tout ça. Ceux qui ont des entreprises malheureusement dans certains secteurs d'activité, ils vont manger leur bas. Là on parle du bois, nous de notre côté aluminium. On a fait notre offre avant ça avec le bois, l'aluminium, l'acier et d'autres produits canadiens. Les États-Unis ont dit parfait. Sauf que ce n'est pas nous autres qui l'a commencé vraiment cette guerre-là. Souvenez-vous vous autres qu'il y avait à peu près 250% de tarifs supplémentaires sur le lait et les productions de lait du Canada aux États-Unis. C'est nous autres qui l'a commencé la guerre. On a commencé à ambitionner sur le pain béni. On ne paye pas d'armée. Les États-Unis nous backent s'il se passe quelque chose. À un moment donné, il faut arrêter de jouer au tough quand on ressemble à ça. Parce que c'est ça le problème. On joue tough. On a Mark Carney qui se promène sur la place publique, fraîchette la CAQ, tout le monde qui l'appuie. Puis on est en train de se faire défoncer. Mais solide. Solide. Au bout de la ligne, c'est qui qui est perdant? Ce n'est pas les Américains. Parce que 50 milliards qu'eux nous font perdre dans notre économie versus les 20 milliards que nous on leur fait perdre. Même si c'était 50-50 milliards. Égal. Mais c'est comme si nous dans le fond le 50 milliards c'était 5 milliards pour eux autres. Mais c'est comme si c'était aussi 500 milliards pour nous autres. Vous voyez la proportion 10 pour 1 à quel point ça a un effet néfaste, un effet qui fait mal pour les entreprises du Canada, pour l'économie canadienne. Puis qu'est-ce que vous voulez que je vous dise? Il y en a qui vont dire Patrick arrête de jouer au gars qui il faut se tenir la Chine c'est important on peut échanger avec d'autres partenaires commerciaux. Je veux bien moi là, je suis pas contre ça. Je pense pas qu'il y a aucun entrepreneur qui est contre ça. Sauf qu'on ne peut pas brûler notre principal partenaire commercial qui, écoute, il ramène 400 milliards à l'économie du Canada. Nous autres on va cracher là-dessus. Ben oui, on est cave de même. La Chine puis les autres pays ça représente pas grand-chose. À un moment donné, il faut voir les affaires sous le vrai angle. Il faut arrêter d'avoir la tête enfoncée dans le sable. Non, on est une superpuissance, le Canada c'est le plus beau pays sur la planète, on est fort! On est fort où? On est le dernier pays de l'OCDE. On est en bas de la liste. La croissance économique au Canada est nulle. Oubliez ça là. On se tire dans le pied en plus avec du monde qui essaie en fait, on a un partenariat commercial, on est du côté si on veut en géopolitique, on est sur le même bord de l'île. Bon parfait! Plus compliqué de faire affaire avec des gens qui sont de l'autre côté. La Chine, à l'ouest, la Russie, les autres pays. C'est difficile, c'est compliqué. Des fois aussi il y en a qui n'ont pas les mêmes valeurs, les mêmes mentalités que nous qu'en Amérique du Nord. Ça c'est compliqué. À cette heure on va regarder solution. Parce que là les entreprises d'ici là il y en a une gang vont manger une claque puis ça sera pas le fun. Est-ce que votre entreprise première des choses est capable de supporter avec les marges qu'elle a actuellement? Est-ce que vous avez du cash? Est-ce que vous avez des solutions? Est-ce que vous êtes capable de faire survivre votre entreprise dans ce modèle-là? Ou est-ce qu'il ne faut pas repenser, optimiser? Ou il ne faut pas, si on veut aussi, mettre de l'avant des nouvelles opportunités pour refaire, si on veut, un plan d'affaires, un plan stratégique pour être sûr qu'on ne soit pas impacté si on croit l'être. Parce que là, tous ceux qui avaient des produits qui viennent des États-Unis, si les tarifs ne sont pas comme tels S'il n'y a pas un accord commercial entre le Canada et les États-Unis déjà établi, c'est fini. Ces produits-là, vous ne les aurez plus. Ça va être banni. Ils vont tous bannir les produits. En tout cas, ils en bannissent une gang à matin. Ça va faire mal. On va être content, on va acheter local. Oui, on va acheter local, on va le payer 10 fois plus cher. Ça va aider qui ça? Les familles? Les entrepreneurs? Ceux qui ont des marges grosses comme ça? Ils vont dire, il faut que je paye 3 fois plus cher, 5, 6 fois, 10 fois plus cher. Je m'en vais dans le mur. C'est fini. C'est mort. L'objectif, première des choses, je pense aujourd'hui, c'est de s'asseoir. De se positionner. Puis de rester un peu. Écoute. De prendre 5 minutes. Une demi-journée. Une semaine. Prenez le temps qu'il faut là. Mais je pense que c'est important de se recadrer puis de regarder où on met nos pas. Vers où on s'en va. Qu'est-ce qu'on veut. Puis je sais que c'est plate là. C'est le genre de conversation qu'on a eu il y a genre 6 mois. Qu'on a eu il y a 3 ans. Qu'on a eu pendant la pandémie, puis qu'on risque d'avoir encore. Ça sera pas fini. Nous, chez nous, Expansion Capital Consultants, on est là pour vous aider là-dedans, pour supporter, si on veut, les stratégies, les idées, comment mettre ça en place, comment avoir une bonne stratégie financière pour faire en sorte qu'il nous reste des liquidités, pour qu'on ait du cash, des idées, des solutions. C'est ça qu'on fait à l'année longue. Je vous invite à nous contacter au plus sacré s'il faut. Une entreprise qui fait 5, 6, 10 millions de chiffre d'affaires, puis vous pensez perdre votre chiffre d'affaires, perdre votre business parce qu'il y a une problématique. Vous êtes dans le mode de l'industrie, vous êtes sorti dans le secteur de l'industrie. Écoute, ça va pas bien là, vous allez avoir de la misère. Contactez-nous, ça va me faire plaisir. On a une belle expertise là-dessus. On est des anciens banquiers, des gens qui ont mis le travail à l'op et CHQ comme formateurs. Il y a des gens qui sont ici au niveau Si on veut expertise comme au niveau du crédit, donc allez voir sur le site internet expansion-capital.ca. Vous allez voir tout ce qu'on fait, les succès qu'on a pour les entrepreneurs. Octroi de marge de crédit, financement au niveau Investissement Québec, au niveau FTQ, implication de la BDC en pari-pasu avec la banque. On est capable d'aller chercher, si on veut aussi, du fonds de roulement rapidement parce qu'il y a toujours un 2 2 affaires en fait. Il y a toujours ce qui se passe immédiatement, une problématique à régler aujourd'hui. Et on doit se donner le temps pour organiser la suite pour être capable, si on veut même aller dans une autre banque, aller solliciter une autre institution financière. Il faut être préparé pour le faire. Est-ce que le dossier de crédit tient la route? Si vous êtes plusieurs actionnaires, c'est quoi le bilan des actionnaires? Est-ce que vous êtes en logement? Est-ce que vous avez quelque chose? Est-ce qu'il y a quelqu'un peut-être qui peut vous donner un support là-dessus pour avoir un bilan qui fait du sens à présenter à la banque? Est-ce que votre équipe est solide? Avez-vous de l'expérience dans ce que vous faites? Ou vous venez de commencer une start-up et vous pensez que vous allez décrocher le million la première année en bénéfice? Moi j'y repenserais. Il faut arrêter de rêver en couleur. Les entrepreneurs, on le sait, c'est difficile. Quand on commence une nouvelle business, c'est encore plus difficile. Il faut mettre de l'apport, il faut mettre du cash, de notre argent à nous. Et là la banque va dire, mais là est-ce que tu as des garanties? Parce que c'est important! Si t'as pas de garantie, il peut pas t'aider! Ça date pas d'hier là! Moi, j'ai un de mes fils qui a fait du karaté là, puis c'était comme ça! Boucherville, karaté, bon OK, on va là-bas! On va faire du karaté! Je commence à jaser avec la madame qui est propriétaire du karaté. Ça fait quand même un bout! Mes enfants sont rendus adolescents! Disons que ça fait 10-15 ans de ça! Et... Mais elle, la madame, quand elle a commencé son école de karaté, sa mère a fallu qu'elle hypothèque sa maison. Il a fallu qu'elle donne une garantie collatérale pour être capable d'avoir un 25 000$ pour injecter dans le business au début. Donc, ce n'est pas quelque chose qui date d'hier. Moi je le sais, il y en a qui disent, oh ça va bien aller! Ça va bien aller! Ça va bien aller où? Dans quel univers ça va bien aller? Arrêtez de sortir de vous. Il faut arrêter. Je me fâche. Ça me fâche. Je vous le dis que ça me fâche. Ça me fâche. Les entrepreneurs qui ne sont pas sérieux, qui rêvent en couleur. Moi je suis tanné du 9 à 5. Puis là c'est fini. Je pars ma business. Ils vont faire ça comment partir ta business? Avec quel argent? Dans quel secteur d'activité que l'IA n'aura pas mangé dans 2, 3, 5 ans? Pense à tes affaires comme il faut. Avant de mettre une scène. Quand tu as commencé ton plan stratégique ou ton plan d'affaires, aligne-toi avec des gens qui sont compétents pour t'aider. Va chercher un bon comptable, un avocat, une équipe stratégique comme la nôtre. Fais en sorte d'avoir des alliés et des formations, de l'information aussi. Abonne-toi à la chaîne YouTube qu'on a ici. On a à peu près 150 vidéos d'informations gratuites pour toi. Pertinent et important. Tu sais le système PESTEL, ça s'appelle, si je ne me trompe pas? Important, en tout cas, il y a 4 carrés. Ce qui n'est pas important, ce qui n'est pas pressant, ce qui est important et pressant. Bref, dans les 4 carrés, on finit par dire, hey, sais-tu quoi? Finalement, je passe ma journée à regarder des courriels chaque 5 minutes. Quand mon téléphone il bip, hey, je suis content, je suis en train de prendre un air, c'est le fun! On se fait des petits plaisirs comme ça, puis c'est important. Sauf que si tu passes ta journée à faire ça, puis il n'y a rien de productif réel, quand tu arrives au bout de ta semaine, tu dis, ouais! On va faire un bilan, un petit constat de la semaine. Qu'est-ce que j'ai vraiment fait pour mon entreprise? Tout est établi déjà. Les processus sont là. Tout est clair. Mais qu'est-ce que j'ai fait pour améliorer mon entreprise cette semaine? Personne ne vous demande de manger un éléphant en une bouchée. Mais allez-y tranquillement, stratégiquement et posez-vous les bonnes questions. Sinon, vous allez finir dans le classeur 13. C'est ça qui va arriver. Je ne suis pas là pour faire de la dentelle. Je ne suis pas là pour me faire des amis. Je suis là pour donner la réalité aux entrepreneurs pour qu'ils puissent s'en sortir mieux. Malgré tout ce qui se passe en géopolitique, malgré le coût de l'essence, malgré l'augmentation des matériaux et des frais douaniers. Malgré tout ça, on est capable de s'en sortir. Puis, on a parlé beaucoup de négatif, mais là si on parle de positif, Il y en a des entreprises qui s'organisent comme il faut et qui ont de la job en masse. Des compagnies de toiture, j'en ai 2 ou 3 qui ne vont pas bien. Mais c'est drôle, j'en ai 9 qui vont super bien. Qui se sont organisées et qui tranquillement ont passé de 500 000 à 1 million. 1 million à 1,5 million. Rendues à 3 millions parce que les contrats commencent d'année en année à faire du sens. Eux-mêmes prennent confiance. Ils paient bien leurs employés. C'est une priorité. De garder le monde dans ton équipe. Sinon ils vont aller ailleurs et là c'est à recommencer. Il faut reformer le monde. Perte de temps, perte d'énergie. Canalisez votre énergie, c'est super important. Conservez votre énergie. Préservez votre énergie. Alors c'est ça, ce matin je brasse la cage un peu là. Il faut brasser les affaires. Il faut arrêter de se dire, ah ok parfait, on va dealer avec. Non, on ne va pas dealer avec, on subit. Puis là, qu'est-ce que tu veux que je te dise? Les décisions gouvernementales ne vont pas en notre faveur. On fait nos tofs sur la place publique puis à la télé. Mais dans la vraie vie, les vraies affaires, c'est qui qui les copie? C'est les entrepreneurs. C'est les entreprises qui demain matin ne sauront pas vers où se tourner. De grâce, prenez le temps. Recalibrez votre business. Comme je l'ai dit au début, essayez de saisir et de voir des nouvelles opportunités. Écrivez-nous! Appelez-nous! On est là! On aide beaucoup d'entreprises dans une année au Québec depuis 6 ans qu'on fait ça. Mais ce n'est pas fini! Ce n'est pas fini, au contraire! Le party commence! C'est là que les vrais vont ressortir et que les faibles vont mourir. Là-dessus, je vous souhaite une excellente semaine. Je vous invite à aller vous abonner à la chaîne YouTube. À cliquer la cloche. Vous allez être dans les notifications quand il va sortir des nouvelles vidéos comme ça chaque semaine. À vous abonner au groupe Facebook. Privé, Stratégie Financement. Et voilà, bonne journée, on se revoit bientôt pour un autre Café Expansion.










