LA CROISSANCE D'ENTREPRISE... GÉRER MIEUX! PAS PLUS.

Patrick Castonguay delivers an informal live talk about managing business growth sustainably. He warns against pursuing growth that increases stress or reduces net profit, noting that higher revenue can coincide with falling profitability due to rising costs and squeezed margins. He urges entrepreneurs to ask why they want growth, consider maintaining steady size if preferable, run three financial scenarios (pessimistic/regular/optimistic) for creditors, control costs, delegate tasks, protect personal wellbeing, and use team-building (events, outings) to reduce stress and align staff.
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Bon matin tout le monde! Bon matin, bon matin! On est en direct pour un petit café ce matin, café Expansion. Santé! Je ne sais pas comment l'Halloween s'est déroulé pour vous hier. Très intense chez nous, très intense comme à chaque année. Beaucoup de déguisements, beaucoup de bonbons. Les enfants ont fait le tour, on est allé en voiture. Ça fait 2-3 années que je fais ça, je vais en auto, en camion plutôt. avec les portes coulissantes donc ça permet dans le fond aux enfants in and out de faire ça assez rapidement et on passe un peu moins de temps dans le fond également à à gosser c'est bon marcher des fois longtemps avant qu'il y ait une maison en véhicule en fait du moins où je reste ça va mieux c'est plus évident, c'est plus facile de le faire comme ça. Parce que, c'est ça, des fois c'est pas proche, des fois vous êtes chanceux, vous êtes dans les quartiers où il y a beaucoup de familles, beaucoup d'enfants. Ici c'est plus ou moins ça, il y a beaucoup de personnes âgées, c'est très tranquille comme quartier à Saint-Hubert, mais bon, idéalement, on fait de notre possible pour nos enfants. Donc ce fut une soirée extraordinaire comme toujours, super le fun, je suis pas de votre côté si ça s'est bien passé, j'espère que oui, j'espère que ça a été une soirée enrichissante pour les enfants également, qui sont toujours contents de se déguiser, contents de profiter de cet événement-là. Mais là, c'est fini, c'est terminé, on n'en parle plus, l'Halloween, classe heure 13, ça va être le temps des fêtes qui s'en vient. Le temps des fêtes, mais également la fin de l'année pour beaucoup d'entre vous. Le dernier trimestre, on parle dans le fond de closer l'année de la bonne façon et On veut augmenter notre productivité, on veut aller mieux dans notre entreprise, on veut que ça aille mieux, on veut de la croissance. On ne veut pas plus de stress. C'est pas mal ça qu'on va parler ce matin au Café Expansion. Si vous êtes avec moi, je vous invite à, dans le fond, me signaler la présence, hashtag live, hashtag replay. Encore une fois, cette petite vidéo va être remise sur YouTube. Petite cloche, abonnez-vous, ça va me faire plaisir de vous avoir comme abonné et vous, de votre côté, vous recevez les vidéos à toutes les semaines. D'accord? Donc, on commence ça right now! À quoi bon la croissance? Encore plus de croissance, oui. Mais ça finit par vous stresser, la croissance, là. Puis vous avez plus le temps au final pour rien. Pour sûr que c'est la meilleure des solutions. Comment ne pas entrer dans cette spirale? Quoi faire, dans le fond, pour ne pas entrer dans cette spirale? Puis si c'est ce qu'on fait, on enseigne aux gens, à avoir des méthodes, des façons de faire, pour ne pas que ces gens-là entrent dans les spirales interminables. Il me semble que... OK, parfait, on voit mieux de même. Et ne pas avoir des spirales interminables, puis finalement être un burn-out. On ne veut pas pour 2023, 2024, 2025, que oui, c'est le fun, on a une belle croissance, puis finalement, ça se termine par un épuisement professionnel. Il n'y a personne qui veut ça. Ce n'est pas l'objectif en soi d'une croissance qui est soutenue, d'une croissance démarquée. On veut être en fait au-dessus des compétiteurs, on veut être présent, on veut afficher partout sur notre site web, sur internet, sur nos valeurs, nos produits, nos services. d'aller chercher de la croissance, d'aller chercher de la business, mais tu sais, au bout de la ligne, si ça vous stresse encore plus, c'est peut-être pas la meilleure solution pour vous. Puis la croissance n'est pas obligatoire. La croissance n'est pas obligatoire. On peut avoir un maintien de l'entreprise comme tel et être confortable avec ça, mais une croissance à outrance pour une question d'ego, des fois, c'est là que ça finit dans le mur. Donc, quoi faire? Je vous dis ça, mais il y a des entreprises à 2 millions, 5 millions, 10 millions et plus qui ont encore ce problème-là. Ce n'est pas parce qu'on est à 200 000, 300 000, 500 000, 1 million. On est seul à vivre ça. Il y a des grosses sociétés et des grosses entreprises qui ont le problème d'une croissance, d'une surcroissance et qui veulent cette croissance-là, mais ils ne savent même pas pourquoi ils la veulent. Ils la font parce qu'ils sont habitués de le faire. Ils sont dans un engrenage et ils ont de la misère des fois à se décrocher de cet engrenage-là. Et souvent, la croissance, Oui et non, il faut y aller peut-être d'une autre façon, voir ce qui a moyen de couper dans les dépenses, est-ce qu'il y a moyen peut-être d'alléger certains départements pour garder une rentabilité. Parce que ce n'est pas parce qu'on est en croissance qu'on est rentable. On en voit ici 5, 6, 10 millions de chiffres d'affaires, des entreprises qui ont quand même des bons résultats, il ne faut pas se le cacher, des entreprises qui savent où est-ce qu'ils s'en vont, sont organisées. Tout le monde est à sa place, puis la croissance est là, elle est soutenue, mais on voit à chaque année une rentabilité, une profitabilité qui descend. Le coût des matériaux qui a augmenté, le coût des employés également au niveau de la masse salariale qui augmente. Il y a beaucoup de choses qui viennent s'ajouter, des choses qui n'étaient pas prévues au départ. Puis là, tranquillement, on squeeze un peu les taux. L'année d'après, on squeeze encore les taux, encore les taux. La croissance, elle augmente. Il y a plus de contrats, mais chacun des contrats est de moins en moins rentable. Ce n'est pas ça qu'on veut. Au bout de la ligne, on veut que le profit net, que le bénéfice net soit positif et soit en constante amélioration. Et souvent, ce n'est pas parce qu'on va chercher 10 millions de plus par année qu'on réussit au bout de la ligne mathématiquement à ce que ça se tienne. Donc, faire très attention avec ça. Puis, tu sais, c'est pas mieux non plus si le président ou peu importe, les gens commencent à péter aux frettes. Des départs anticipés pour dépression, il y en a beaucoup trop. Puis on pince le citron comme entreprise, on pince le citron. On veut que tout fonctionne, on veut atteindre nos objectifs. Ou encore là, si les actionnaires, au bout de la ligne, on veut satisfaire les actionnaires, on est prêt à faire certains sacrifices ou encore là, aller chercher des contrats à l'étranger pour satisfaire des actionnaires. Mais au bout de la ligne, si vous, vous êtes en dépression, si ça ne marche plus, si vous n'êtes plus en ligne avec vos objectifs puis votre passion, Ça risque d'être longtemps. Il faut savoir pourquoi on veut la croissance. Pourquoi on veut la croissance? On doit se poser absolument cette question-là. C'est primordial. Est-ce qu'on est confortable? Est-ce qu'on est bien avec cette croissance-là? Et s'il n'y a pas de croissance, est-ce que c'est grave? C'est le bénéfice net qui est là, que les efforts sont déployés, que vous respectez vos créanciers, que vous respectez les engagements que vous avez pris avec eux, il n'y aura pas de rappel de marge de crédit, il n'y aura pas de rappel de prêt, vous ne tomberez pas au compte spéciaux. Il n'y arrivera pas de problématique si tout se déroule bien et que vous n'avez pas un énorme chiffre d'affaires cette année. Peut-être que le chiffre d'affaires va être pareil ou va peut-être avoir diminué, mais ça peut ne pas avoir d'impact sur le bénéfice net si tout est bien géré, si les postes de dépenses sont bien analysés, si c'est bien structuré ou restructuré tout simplement. Parce qu'il faut éviter les stress, on veut éviter les stress, hein, comme entrepreneur. On aime notre business, on aime notre job, on trouve ça le fun, on veut, hein, on veut que ça continue, on veut être capable de donner, des fois c'est générationnel, on veut donner, on veut faire la passe à nos enfants ou à un autre partenaire. Il faut être capable de l'amener à ce plan-là, à cet objectif-là. Et ça, ça se passe tout simplement par un contrôle ou encore une gestion de notre propre stress, de quelle façon on attaque le problème, de quelle façon on règle la problématique. Est-ce qu'on règle en criant auprès de tout le monde? Ou on règle en les faisant participer, en ayant des discussions claires, en étant là avec eux, pour eux, pour l'entreprise? Il faut se préserver comme entrepreneur. C'est compliqué, je le sais, c'est difficile. Puis ce que je dis là, je le sais que ça fait mal à bien du monde le matin. Puis encore une fois, on se dit les vraies affaires. Puis c'est toujours comme ça quand on est ensemble. C'est toujours comme ça quand moi je suis devant, en fait, vous. Je suis transparent. Puis c'est le fun, oui, les connaissances, les notions, les diplômes, puis tout ce que vous voulez là. Mais bottom line là, au bout de la ligne, le plus important, c'est comment vous vous sentez face aux défis que vous avez au quotidien. Est-ce que vous sentez que vous êtes seul dans ce bateau-là et que même votre partenaire de vie, des fois, a de la misère à saisir où vous en êtes? Le stress, si vous le vivez à l'intérieur, est souvent... Je ne dis pas d'aller consulter, mais idéalement, ce qu'il faut faire, c'est prendre soin de soi et se préserver le plus possible. Que ce soit au niveau d'un échappatoire, faire de l'exercice, autre chose, du yoga, faites ce que vous voulez là. Mais vous devez préserver votre énergie à la bonne place à titre d'entrepreneur, de CIO, de président d'entreprise et que cette énergie-là serve aux bonnes choses. Faire des choix, il faut faire des choix. Donc voilà. On dit toujours ok, on a un plan de match cette année, 2024 s'en vient, objectif liberté, objectif croissance, objectif X, Y, Z. Normal, il n'y a pas personne qui va les présenter à une banque ou à un créancier des projections financières qui sont en décroissance, qui s'en vont dans le mur, qui vont monter que l'entreprise astagne. À ce moment-là, c'est comme un mariage. On va habiller la mariée. Mettez ça beau. Faites un portrait pessimiste, un portrait régulier, un portrait optimiste de votre entreprise. Donnez trois scénarios au niveau bancaire, au niveau créancier puis des gardes. Si ça va très bien, voici à quoi l'entreprise va ressembler l'année prochaine. Si ça va moins bien, si ça va mal, on réussit quand même, malgré une non-croissance, à dégager du bénéfice, à respecter nos engagements avec les cranciers, à être là, encore, puis dans un plan de match plus moyen-long terme, Valé, il y aura une croissance stable, avec un bénéfice net stable, et en même temps, vous allez payer aussi vos immobilisations, faire en sorte qu'au bout de la ligne, il y a encore plus de valeur à votre entreprise. Donc, des fois, ça ne sert à rien de paniquer, je le sais qu'on veut comme tout de suite, on veut monter les échelons, on veut On va aller au top, de suite, le plus vite possible, parce que le temps c'est de l'argent. Encore là c'est relatif. Des fois il y en a qui vont vite, très vite, ça monte vite, mais ça descend vite pas à peu près. Pas à peu près. Donc soyons conscients de tout ça, faisons les choses dans le bon ordre, en respirant, et en établissant un plan de croissance, un plan de match clair, qui nous ressemble, qui est avec nos valeurs et qui, oui, si ce n'est pas une croissance extraordinaire dans les deux ou trois premières années, comme on l'avait écrit dans le plan d'affaires, mais refaites-le votre plan d'affaires et présentez ça comme étant un plan ajusté, mais un plan juste. Un plan réaliste face à la nouvelle économie, face à la nouvelle, au nouveau, je ne sais pas moi, à ce qui se passe dans le secteur de l'activité qui a peut-être subi des changements également. Hein? Arrêtons de rêver en couleurs. On veut tous avoir un business ultra prospère. Je ne connais pas un entrepreneur qui se lève le matin en se disant « Ouais, moi, cette année-là, ce serait le fun que ça aille mal. Ce serait le fun. » Mais non. Les gens, ils veulent que ça fonctionne, ils veulent que ça vienne, ils veulent que ça avance, là. Mais pour ça, il faut à l'intérieur qu'on soit zen, qu'on soit capable de le faire, qu'on soit calme, qu'on soit structuré dans la mesure où, t'sais, on met quatre sur table. Pis j'ai des forces, j'ai des faiblesses. Si j'ai des faiblesses à telle, telle place, qui peut m'aider? Qui peut m'aider pour le faire mieux? Qui peut le faire à ma place? Il ne faut pas avoir peur de ça. Des fois, on veut tout prendre sur nos épaules. Je comprends, vous avez une responsabilité, mais à un moment donné, il faut être capable de faire la distinction entre prendre une responsabilité et prendre un fardeau qui est trop gros. Un fardeau qui est trop gros. On ne mange pas un éléphant à une bouchée, on le mange en tranches. Puis on le mange sur plusieurs semaines. On va finir par passer au travers de l'éléphant. C'est pas mal ça ce matin. Croissance. Oui, on veut faire les choses mieux. On va en faire plus, mais il faut les faire mieux. Si on les fait mieux, on va en avoir plus nécessairement. Tout se tient idéalement. C'est pas mal ça, une petite discussion ce matin pour commencer le mois de novembre, finir l'année en beauté, finir l'année, essayer d'y aller avec le moins de stress possible, pour que vous soyez confortable, que vous aimiez votre entreprise, que vous aimiez ce que vous faites pour vous-même, parce que c'est pour vous que vous le faites tout ça. OK, vous donnez de l'ouvrage à du monde, vous donnez des emplois, bien rémunérés, tout ça, mais à la base, c'est vous et c'est vos partenaires C'est ça qui tient, c'est ça la colle. Si tout le monde est stressé, tout le monde se crie après, tout le monde n'est pas capable de s'entendre. Faites des activités ensemble, sortez du cadre du travail pour établir une nouvelle relation, pour rebâtir une relation avec des collègues, avec des partenaires d'affaires. On parle de 5 à 7, on parle d'événements, c'est le temps des fêtes qui s'en viennent. Il va y avoir des occasions où vous allez pouvoir justement peut-être décrocher, sortir la tête un peu de l'entreprise et faire des activités à l'extérieur avec votre staff également pour créer une unité, baisser le stress, renforcer la confiance, renforcer l'unité en fait au niveau de vos troupes pour que tout le monde marche dans la même direction. Et voilà. Je vous souhaite une excellente journée. On se retrouve la semaine prochaine pour un autre petit café Expansion.










