➡️ L'effet Brochet des PME

Dans cette vidéo, Patrick Castonguay explique le concept de l'« effet brochet » appliqué aux petites et moyennes entreprises (PME) du Québec. Il décrit comment, en l’absence de pression structurante, d’objectifs clairs et d’un encadrement stratégique, une PME peut se retrouver dans une zone de confort stagnante, comparable à un poisson qui ne bouge plus. Castonguay identifie les raisons pour lesquelles les PME restent bloquées (surcharge du dirigeant, manque de structure, mauvaise gestion de trésorerie, absence de suivi des indicateurs, manque de crédibilité financière). Il détaille les six signaux qui indiquent qu’un « électrochoc stratégique » est nécessaire : absence de direction claire, charge excessive du dirigeant, décisions non pilotées par les chiffres, problèmes de trésorerie, mauvaise pression et manque de crédibilité auprès des financeurs. Il précise ce que signifie réellement un électrochoc – une remise en question lucide, planifiée et non brutale – et propose trois leviers pour réveiller une PME : objectifs mesurables et non négociables, structure de soutien (financière, opérationnelle, décisionnelle, CRM), et l’acceptation par les dirigeants de la vérité et de leurs responsabilités. Enfin, il fournit un plan d’action immédiat sous forme de questions diagnostiques, d’indicateurs à suivre chaque semaine, de décisions difficiles à prendre, d’objectifs à atteindre en 90 jours, et d’un calendrier d’exécution avec responsabilité. Le discours est ponctué d’anecdotes personnelles, d’appels à l’action (abonnement, prise de contact) et d’une invitation à passer du rôle de « poisson » à celui de « pêcheur » pour relancer la croissance.
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Bienvenue au Café Expansion. Aujourd'hui, on a un sujet assez intéressant. On parle de l'effet brochet des PME. Reste avec moi, écoute, ça va être intense. Je vous invite à aller voir la chaîne YouTube, abonnez-vous, et entre-temps, allez vous chercher un café parce que ça commence maintenant. Allez vous chercher un crayon, on va jaser. On va jaser, puis c'est majeur. Je pense qu'il faut qu'on se dise des vraies affaires. Ça fait peut-être un bout que vous procrastinez là-dessus, que vous vous demandez Voyons, comment je peux faire pour que ça décolle, pour faire en sorte d'arrêter d'avoir des blocages? On va faire le tour, il y a plusieurs points qui sont hyper importants. Puis là, je vais juste reprendre mon résumé que je m'étais fait. Je vais mettre ça en plus gros parce que je commence à Large, on ne voit plus rien. Il faut qu'on agrandisse les polices de caractères. Et voilà. J'ai décortiqué ça en plusieurs points pour vous. Je vous ai mis ça en 7 points importants. Le premier étant L'effet Brochet, une vision PME. Deuxième point Pourquoi tant de PME restent bloquées. Troisième point Les signes qu'une PME a besoin d'un électrochoc stratégique. 4. L'électrochoc stratégique, c'est quoi? Ce que ça veut vraiment dire. Point numéro 5. Les 3 leviers qui réveillent réellement une PME. Point numéro 6. Ce que les dirigeants doivent accepter. Point numéro 7. Comment provoquer ce réveil dès maintenant. Alors, on va commencer ça immédiatement. J'espère que vous avez votre café à la main, que vous avez votre crayon, votre papier. On part dans 5, 4, 3, 2, 1. 1. Je vais faire un petit peu de lecture aujourd'hui, c'est important de clarifier la chose. C'est un phénomène que beaucoup de dirigeants vivent, puis ils ne sont pas toujours capables de nommer les entrepreneurs. C'est quoi le bobo? Qu'est-ce qui en est? Bonne réputation, j'ai des bons clients, il y a du talent à l'interne, Mais malgré tout, on stagne. Malgré tout, ça avance pas là. Juste baisser ça ici parce que j'ai de la lumière en face. Malgré tout, ça stagne, ça avance pas. On survit, on travaille fort, mais ça décolle pas. Pourquoi? Parce que plusieurs PME ne manquent pas de potentiel, elles manquent d'un électrochoc statique. Puis ça, on va y aller là dans le détail là-dessus. C'est quoi idéalement un électrochoc? C'est ça ce qu'on appelle l'effet brochet dans une PME. Vous avez déjà été à la pêche? Alors, c'est peut-être rendu vous le poisson dans un cas comme ça et il faut que ça change. L'idée est simple. Quand il n'y a pas assez de pression structurante, pas assez d'objectifs clairs, pas assez d'encadrement stratégique, une entreprise peut devenir confortable dans ses limites. Elle s'habitue à fonctionner en mode réaction. Elle cesse de se challenger Elle finit même par croire que son plafond actuel est normal. Ça, c'est un méga problème! Dès qu'on introduit des bons leviers, une pression saine, des priorités nettes, une structure plus rigoureuse, une vision mieux incarnée, il y a quelque chose qui se passe. L'entreprise se réveille, elle retrouve son énergie, elle reprend de la vitesse et elle recommence dans sa croissance. Alors aujourd'hui, on va voir c'est quoi l'effet brochet, puis pourquoi il y a beaucoup d'entreprises qui restent, si on veut, en dessous de leur véritable capacité. C'est quoi les signes d'une PME qui a besoin d'électrochoc, et surtout comment provoquer un réveil, comme on l'a dit. Donc l'effet brochet, on va revenir sur le point officiel, c'est une métaphore, métaphore de gestion pour dire que que les choses ne vont pas super bien. Donc là, on tolère les mauvaises décisions, on les rapporte, on n'ose pas se restructurer, on n'impose pas de cadence, on ne met pas d'objectif sur nos vendeurs. Peu à peu, on repousse les échéances, on repousse les suivis, puis tranquillement, on dirait qu'on commence à devenir pépère dans notre entreprise. On ne s'en donne plus de coups de fouet, c'est fini ça. Puis, à un moment donné, il faut que ça change. Parce que si on veut rester une PME active et compétitive, on n'a pas le choix, il faut que ça prenne un électrochoc, il faut qu'on se réveille, il faut que ça bouge. Puis, il n'y a personne qui va vous fouetter, qui va vous lever le matin et qui va vous appeler Hey, il est 6 heures, il faut que tu te lèves là. Moi, des enfants, j'en ai 4 là. Puis, le matin Les gars, on se lève! «Voilà l'école, on va te lunch, collation, on s'habille, on fait notre lit.» Des tâches de base. Pas le temps de s'écraser avec son cellulaire dans le salon jusqu'à temps que papa dise qu'il est 8 heures, il faut partir. L'enfant doit être à son affaire, l'enfant doit lui-même, un moment donné, apprendre à dire «OK, je prends des décisions, puis il faut que je décide.» Pis là, ça fonctionne. Mais ça, c'est une passe où dans l'adolescence, dans l'enfance, c'est compliqué. Quand les jeunes deviennent un peu plus adultes, un moment donné, ils vont finir par avoir le bon regard. Quand tu restes plus chez papa, maman, pis c'est plus eux autres qui font ton lavage pis qui te font à manger, ben là, tu finis par te foutre sur tes brouilles, sinon tu meurs de faim ou tu travailles. Un moment donné, dans une entreprise, il y en a qui se tannent là-dessus, qui s'assoient sur leur succès sur le palier qu'ils ont atteint ou qui font juste Bon, ça ne me tente pas aujourd'hui, ça ne me tente pas, ça ne me tente pas, ça ne me tente pas, ça ne me tente pas. Et là demain Ça ne me tente pas, ça ne me tente pas. Le jour d'après Ça ne me tente pas, ça ne me tente pas. Les suivis, on les fait moins. Bon, les objectifs, on les respecte autant que ça. Tu sais, on sent comme un désintéressement. Même que vous êtes peut-être la personne qu'ils voyaient le moins. Votre entourage le sent, le désintéressement, qu'il faut toujours vous, aïe, il faut qu'on vous appelle, il faut qu'on vous motive. Là, il faut que ça arrête! Ça arrête! C'est votre entreprise, c'est votre succès, et vous devez vous motiver vous-même. Mettez-vous des cadrans, vous n'êtes plus adolescent, vous ne restez plus chez vos parents, c'est terminé là! Vous devez prendre le taureau par les cornes et vous motiver vous-même. Un électrochoc, c'est ça que ça vous prend. On va regarder de quelle façon on est capable de vous aider à mettre ça clair dans votre tête. Là, on va regarder les points pourquoi les gens restent bloqués. Souvent, il y en a qui travaillent énormément, ça règle des problèmes toute la journée, répondre aux clients, ils gèrent les employés, ils courent après la comptabilité. Il négocie avec les fournisseurs, il ferme des ventes aussi. À un moment donné, ils ont tous les chapeaux, là. Puis, à la fin du mois, il ne reste pas d'argent, peu de prévisibilité, peu de marge de manœuvre et très peu de temps pour réfléchir, pour penser à sa stratégie. Autrement, ils sont occupés, mais ils ne sont pas structurés. L'entreprise qui n'est pas structurée finit toujours par plafonner. À un moment donné, elle plafonne parce qu'elle ne dépend Trop de dirigeants, pas de tableau de bord clair, ne suit pas ses chiffres, finance mal sa croissance et n'a pas transformé son savoir-faire en méthode. Ce n'est pas juste un problème de vente. Des fois, les ventes ne sont pas bonnes. Puis, tu sais, à un moment donné, les ventes c'est important. Il n'y a pas juste les ventes dans la vie. Les ventes, oui, c'est important. Mais il faut qu'il y ait autre chose. Il faut que vous ayez le temps de réfléchir. Est-ce que la vente est bien faite? Est-ce qu'il y a une façon de mieux vendre? Est-ce que le service client peut être meilleur? Est-ce qu'il y a du service après-vente qui peut être donné également? Est-ce qu'il y a des upsells, une façon d'aller chercher plus de cash dans les poches du client en donnant des services complémentaires? Hein? Fait que là, il y a comme plusieurs signaux. Je vais vous exposer 6 signaux qui en fait, déterminent qu'une entreprise a besoin d'un électrochoc solide. L'entreprise avance, mais sans direction claire. Le dirigeant porte tout sur ses épaules. Les chiffres ne pilotent pas assez les décisions. On regarde le solde bancaire, il n'y a pas assez de marge, pas assez d'argent, des délais de paiement, des retentions de caisse, le vrai coût de la trésorerie. C'est mal géré tout ça. Quatrième point Il n'y a pas de pression, mais une mauvaise pression. C'est de la mauvaise pression. Parce que la pression, ce n'est pas grave d'avoir de la pression. On l'a tous, la pression, dans la vie, on l'a tous. Qui ne subit pas de pression? Quand tu es mort dans ta tombe, c'est là que tu n'en subis pas de pression. Autrement, dans la vie, il y a toujours de la pression quelque part. C'est ça la vie. La vie, c'est une certaine pression à gauche et à droite, il faut que tu sois capable de la gérer. Tu sais? Cinquième point on parle souvent de financement, mais pas assez de crédibilité. Ça, c'est un point majeur. Avant d'obtenir un financement solide, une entreprise doit être lisible, cohérente, structurée, crédible. Plusieurs PME cherchent de l'argent avant de bâtir le dossier qui justifie cet argent. Vous devez corriger vos dossiers de crédit, vous devez avoir une structure interne qui est solide, comprendre vos chiffres. C'est l'idée du gouvernement TPS, TVQ, DES, impôts. On doit s'organiser pour avoir des ententes solides avec ces entités-là. On doit présenter un dossier, une demande de financement comme il faut avec les bons arguments pour pas faire du retour back and forth tout le temps avec le banquier ou avec les autres. Et nous, c'est ça qu'on fait. On a deux mandats, deux mandats très clairs. Financement, accompagnement au financement et accompagnement tout court dans la structure de l'entreprise, correction de dossier de crédit, redressement, réorganisation de l'entreprise. L'équipe est occupée mais pas alignée. Donc, tout le monde travaille, pas nécessairement dans la même direction. Les objectifs mesurables, un cadre de suivi, il y en a qui n'en ont pas partout, ils ne savent pas du tout où est-ce qu'ils s'en vont là. Puis là, il y a plusieurs de ces signes qui vont se présenter en même temps. Bon, OK, il ne faut pas seulement travailler plus fort, il faut provoquer un alignement. On s'aligne, c'est le fun, tout le monde travaille, OK. Ça ne marche pas là, ça ne marche pas. Vous devez enligner, vous devez faire un meeting avec votre gang. Vous devez, je vous le dis là, faites des rencontres avec ces gens-là. Ne vous cachez pas comme entrepreneur. Prenez le taureau par les cornes Allez voir vos employés, vos partenaires, vos collaborateurs. Allez, excusez-moi, j'ai le nez qui pique. Allez chez Houston Steakhouse, n'importe où, louez la salle de conférence, puis demandez-leur. Bon, dans le business, il y a des affaires qui marchent pas bien. On a un bon chef d'affaires, est-ce qu'on est rentable? Pas sûr. Mais là, selon les recommandations de Patrick Castonguay, il y a ça qu'on coupe, ça qu'on coupe, ça qu'on remet en ligne, ça qu'on modifie. Cet argent-là va aller là, on va travailler sur tel ou tel développement, on va avoir un nouveau changement au niveau du système comptable, ça va changer complètement. On va être capable de regarder puis de tout comprendre les chiffres rapidement. L'inventaire va être géré différemment. On a un nouveau directeur de comptes qui rentre dans le décor avec une marge d'acquisition évoluée. On va être capable de gérer notre business. On a des projections financières qui s'en viennent. On va être capable d'ouvrir une deuxième succursale, une deuxième usine ou agrandir ou moderniser la patente. Ou on a des nouveaux produits ou services qui s'en viennent et voici ce sur quoi cette année et les 2 prochaines années on veut capitaliser. Parce que c'est important qu'on soit sur une nouvelle. Si on est sur une nouvelle pas, on va se faire manger tout rond. Tente pas d'être le poisson, là, vous autres, là! Vous voulez être le pêcheur! Et voilà! Donc, point numéro 4 un électrochoc stratégique, ce que ça veut vraiment dire. Quand on parle d'électrochoc, on ne parle pas de brutalité, on ne parle pas de rupture inutile, ou, c'est bon, on parle On ne parle pas d'improvisation, on ne parle pas de décisions qui sont précipitées, c'est-à-dire, ou reportées. On fait les choses de la bonne façon. Il faut qu'on couvre les angles morts. Donc, le moment où une PME accepte enfin de se regarder en face avec lucidité. Pas avec un ego, pas avec la peur, mais avec de la lucidité. Je le sais là, je le sais, il y a des propriétaires d'entreprise qui ont l'ego qui ne rentre plus dans la porte. Je le sais là, c'est compliqué là, il y en a qui ont une fierté là. Hey, je suis fier moi là, ça va bien, ça va bien, ça va très bien, très très bien. Comment ça va Patrick? Ça va super bien, ça va très bien. Leur embauche chez eux là, dans sa chambre là, capote, parce que tout le monde court après, hein, il va tout perdre, il pense même qu'il est obligé de déclarer faillite, 30 années de travail pour tout perdre, pas le fun, ouais, ce que je vous invite à faire, Prendre un peu de recul, me contacter, parce que là vous avez le nez sous la barbe. On va prendre du recul, on va regarder l'affaire au complet et on va trouver des idées, des stratégies pour que ça aille bien. Ça, c'est la première des choses. Deuxièmement, vous n'êtes pas obligé d'être à gorge pour me contacter là. Vous pouvez le faire avant, 6 mois, 1 an, 2 ans, 3 ans avant, même dès le début. Question de bien vous structurer pour éviter Des fois quand je conte des histoires comme ça, ce n'est pas parce que ça ne va pas bien et que toutes les entreprises sont sur le bord de péter aux frettes. C'est tout simplement parce que nous on veut éduquer les entrepreneurs, on veut travailler en amont au train, en aval. On veut être capable de travailler en avance pour bien vous structurer, pour éviter des catastrophes, éviter du découragement et éviter que vous soyez pris pour vous faire faire un électrochoc par la suite. Pis que là, faut tout rechambouler, tout, tout, tout rebrosser à la soupe, pis des fois ça donne mal à la tête, des fois ça vous tente pas, mais des fois on n'a pas le choix, on est rendu là dans la finalité. Mais pour pas arriver là, les gens qui nous appellent avant, ça se passe très bien. On les organise, pas à peu près, on leur donne les outils, les services conseils qu'il faut, financement, marge de crédit, hein? Directeur de compte qui suit. On est là pour vous accompagner dans le processus. C'est à ça qu'on sert là. C'est à ça qu'on sert. On ne sert pas à ramasser du monde à la petite cuillère quand c'est fini tout le temps là. Des fois il y en a, des fois ce n'est pas facile, des fois oui on est là, on existe quand même. On est là pour plusieurs choses et, entre autres, ça peut être une solution. Oui, on peut vous aider, mais tu sais, Idéalement, de préférence, on aime ça être capable de vraiment être entrepreneur, mais l'entrepreneur doit— Ça prend un réveil à un moment donné. Le réveil, c'est ça. La cloche, c'est aujourd'hui qu'elle sonne. On se réveille, on pense à notre business, puis si on se dit ça va bien, ça va bien, pas besoin d'aide, pas besoin des autres, ça va super bien. Dites-vous que ça pourrait sûrement aller encore mieux. Lui, il a une marge de crédit qui représente 5 de votre chiffre d'affaires, puis la marge de crédit pourrait peut-être en représenter 10 ou 15 ou plus. Parce que peut-être que là, le directeur de compte avec qui vous faites affaire, il est peut-être plus à la page ou peut-être qu'il s'est adjumpé parce qu'il y a certains critères bancaires qui ont changé et que là, tous ceux qui avaient des directeurs de compte dans des critères de 700 000 et moins, disons, ou 500 000 et moins en financement, Elles sont toutes retrouvées dans la machine à saucisses. C'est pas ça que vous avez besoin là. Vous avez besoin qu'on continue à vous accompagner dans la croissance perpétuelle. Puis pourquoi perpétuelle? Ben oui, on est dans un système capitaliste. Puis ben oui, si vous faites pas de croissance année après année, l'inflation va venir manger votre profit. L'augmentation des intrants, l'augmentation des travailleurs, du coût du personnel, de l'essence, va venir manger votre profit et va finir par vous tuer. Vous devez continuer à trouver des idées pour générer du revenu et maximiser les revenus auxquels vous avez déjà là. Augmentez les prix là, vous allez avoir des accomptes plus importants. Les entreprises au Québec, c'est ça qui paye pas mal le pain pis le beurre sur la table. On fait vivre le Québec. C'est important de sauver nos entreprises. On continue. Point numéro 5 les 3 leviers qui réveillent réellement une PME. Les objectifs clairs, concrets et non négociables. On veut aller mieux? Pas un objectif là. On veut faire plus d'avance? Pas assez précis ça. On veut améliorer notre situation financière. Non plus. Ça, c'est juste des belles paroles. Ça veut rien dire. Quand je parle de plus clair, je parle de on veut réduire les retards de comptes clients de 20 en 90 jours. On veut augmenter la marge brute sur certains contrats. On veut consolider ou refinancer une dette toxique. On veut structurer des états financiers et des prévisions de trésorerie. On veut rendre l'entreprise finançable dans un horizon de 3 à 6 mois. Ça, c'est du concret. Quand l'objectif est clair, l'énergie se canalise à la bonne place. Quand il est flou, l'énergie se disperse. Ça, ça prend suivi hebdomadaire, tableau de bord, échéancier ferme, un accompagnement externe, une discipline financière beaucoup plus serrée. Un autre levier structure qui soutient l'ambition. Ça prend une structure financière, une structure opérationnelle, une structure de décision, une structure de vente, une structure de suivi. Il faut que tu t'organises pour faire tes suivis. Si tu n'as pas de CRM, de client management system, qui te permet de manager tes clients, tous les courriels qui sont envoyés, les textos, où ça en est avec ça? Mon client, la dernière fois qu'on lui a parlé quand on a fait une soumission, c'était quoi sa réponse? Ah oui, je l'ai dans le système là. OK, parfait, cool. On sait où est-ce qu'on s'en va. On a des rappels, on a des notes sur nos clients. On ne met pas ça sur un bout de papier là, c'est dans un système clair. Comme ça, si vous tombez malade un matin, quelqu'un d'autre peut reprendre la business. Shorto de cartes, ça ne colle pas. Et voilà. Donc, il y a des façons de faire. Puis, si vous ne savez pas quel système utiliser, on va vous en faire référer un. On va vous référer celui avec lequel on traite, qui est extraordinaire. Puis, en plus, si vous voulez le faire avec nous autres, on va vous offrir un rabais parce qu'on est partenaire avec eux également. OK, donc la structure, ce n'est pas de la bureaucratie, c'est ce qui permet à une entreprise d'apprendre plus et de prétendre— je lis mal ma phrase— c'est ce qui permet à une entreprise de ne plus dépendre du hasard. Exactement, une entreprise structurée inspire plus de confiance, elle négocie mieux, elle obtient plus facilement du financement, elle gère mieux ses imprévus et surtout, elle peut croître sans s'effondrer. Et là, je parle aux dirigeants, ce que les dirigeants doivent accepter, c'est la vérité. Des fois, c'est ça qui freine la croissance. C'est que les dirigeants d'entreprise ne veulent pas avoir la vérité. Ils leur ressortent ça, mais ça ne les intéresse pas. Les autres, ah, l'argent rentre un peu, bon, je m'en vais en vacances, je fais mes affaires, haha, bye bye, on est jeudi midi puis la semaine est finie là. Attends une minute là. Je dis ça avec respect parce que c'est une réalité qui est fréquente là. Mais vous devez être visionnaire, vous devez être courageux, vous devez être travailleur. Sinon, bien, l'entrepreneuriat n'est pas fait pour vous. Allez-vous chercher une job de la façade? Ou à temps partiel? Vous devez vous poser les vraies questions là. Est-ce que je suis fait pour ça? Est-ce que j'ai les nerfs assez solides pour ce type de job-là? Étre entrepreneur, c'est pas évident. Oui, vous sortez de l'école de l'entrepreneuriat, vous avez votre beau diplôme, administration des affaires, Hey, c'est le fun, hein, le business, les entrepreneurs, c'est cool, c'est un domaine palpitant, c'est un domaine extraordinaire. Je ne veux pas péter votre bulle là, mais c'est compliqué d'être entrepreneur et ça prend des nerfs solides. Puis, il n'y a rien qui se fait du jour au lendemain. Moi là, je la racontais cette semaine à un de mes clients, à quelqu'un là, puis il dit Ah ouais, c'est compliqué, hein, tu sais, bon, les ventes et toute la kit. Ben oui, c'est compliqué. Mais moi, je me souviens d'une époque où j'étais dans mon auto, puis je vendais des forfaits pour restaurant en fait, des forfaits publicitaires, marketing. Mon premier restaurant, j'ai appelé ma femme, genre une demi-heure pour qu'elle me rassure. Elle m'a dit «Vas-y, essaie-le, débarque dehors, va voir, rentre dedans, même si le gars n'est pas là, ce n'est pas grave. Fais juste rentrer, prends-toi un café et assieds-toi à la table.» Je partais de loin en tabarouette, je n'avais jamais fait ça avant. Moi, j'avais travaillé dans les ventes toute ma vie et les clients venaient à moi. Les clients venaient à moi, j'avais un portefeuille, les clients venaient chez nous. Là, pour la première fois de ma vie, Il faudrait que ce soit moi qui aille frapper à la porte! Aïe aïe! Je ne sais pas si vous savez là, mais quand je n'avais jamais fait ça avant, je me suis demandé dans quoi je me suis embarqué là. Pourquoi je fais ça? À quoi ça sert? J'ai dit, tu sais quoi? On va rentrer pareil en dedans, moi je vais prendre un café. Au pire, je reviendrai demain, je vais réanalyser la place, je vais regarder qui c'est qui travaille là, le boss est-tu là des fois? Ouais, OK. Moi, je l'ai scannée là-dedans, voir qu'est-ce qui se passe. J'arrive là-bas, j'étais pas capable de sortir de mon char parce que j'étais nerveux. Puis quand je suis arrivé en dedans, je m'en souviens comme si c'était hier, ma chemise était toute trempe. Ma chemise était mouillée, mouillée à grandeur. J'avais chaud là, puis je me pouvais plus. Puis j'étais comme, finalement, je me demandais, le propriétaire es-tu là? Hein? Le propriétaire es-tu là? Non, il est pas là le propriétaire, il travaille jeudi, mardi, puis l'autre, non, semaine prochaine. Je me suis mis le nom dans l'agenda et je l'ai appelé. Oui, bonjour Monsieur Carlos. Semaine prochaine disponible? Je vais venir vous voir. Déjà là, c'était moins pire parce qu'il m'attendait. J'avais déjà pris comme l'avance sur un rendez-vous. Puis, OK, bon, je suis passé vous voir, vous n'étiez pas là. Semaine prochaine, êtes-vous disponible? J'aimerais discuter avec vous de 2-3 affaires. On a des forfaits pour les restaurateurs, puis de la belle visibilité, pas cher. Je pense que ça pourrait être intéressant parce que de la compétition, il y en a. Puis, hein? La gars a dit oui, parfait! Je suis arrivé là-bas et j'ai vendu 3 fois, l'équivalent de 3 fois le forfait de base en termes de produits et services. Publicité sur la page d'accueil, publicité sur des bannières, publicité, un site web et en plus un service de réservation en ligne pour qu'ils réservent, pour qu'il y ait des gens quand ils appellent qui puissent réserver. Une chance que je suis rentré, que j'ai mouillé ma chemise, puis que j'ai osé le faire. Mais c'est ça l'histoire, il faut oser, oser bouger, il faut oser sortir de sa crissite zone ou l'élargir, appelez ça comme vous voulez là. Aujourd'hui, on m'entend du monde, aye aye, «Tant de sites de vente pour nous autres» ou «Ah, compliqué moi, pas bien bon là-dedans là, les cogneaux aux portes là». Je sais, je sais, je sais, c'est pas facile, c'est pas évident. Personne qui est bon là-dedans, il y a personne qui naît avec ça là. Personne qui a ce talent-là, il naît là, d'aller déranger le monde pendant qu'ils sont à la job là, dans un restaurant ou dans un commerce ou dans un entrepôt ou dans une usine ou sur le chantier, personne. Le monde est occupé là, personne a le temps à perdre avec ça là. Vous êtes sûrement le 42e cette semaine qui vient le voir en plus. Je vous le dis là, vous n'êtes pas tout seul. Il y en a eu plein d'autres avant vous autres dans le dernier mois qui venaient le solliciter pour plein d'autres affaires. Mais quel est votre pitch? C'est quoi la différence? Qu'est-ce qui vous différencie des autres? Quelles sont les solutions que vous avez? Excusez. Ça shake là. Je ne suis pas en train de faire un cours sur la vente, mais à un moment donné, tu sais. Prochain point comment provoquer ce réveil dès maintenant? Il faut se poser des questions. Quel est le principal bloqueur de croissance en ce moment? Question numéro 2 quels indicateurs devrons-nous suivre chaque semaine mais qu'on néglige. Point numéro 3 quelles décisions difficiles reportons-nous depuis trop longtemps? 4 qu'est-ce qui rend notre entreprise moins crédible qu'elle pourrait l'être? Question 5 quels résultats concrets voulons-nous atteindre dans les 90 prochains jours? Ensuite, prenez les réponses et vous les transformez en plan d'action. Le plan ne sera pas parfait, ça ne sera pas parfait, puis Attendez pas que ça devienne parfait parce que si vous faites ça, vous allez dire «Ah, il faut que ça soit parfait.» Vous allez passer 2 ans là-dessus et rien ne va avancer. Commencez même dans l'imperfection aujourd'hui. Un petit pas. Priorité. Action. Responsabilité. Mettez-vous des dates. Mettez-vous des suivis. C'est comme ça que votre entreprise va recommencer à avancer. C'est ça l'effet brochet des PME, une stagnation. Je fais toujours le lien avec le poisson pis le pêcheur là. Arrêtez d'être le poisson, soyez le pêcheur, allez pêcher, retravaillez sur votre canne à pêche, les appâts, on va changer les appâts, les appâts ils marchent pas, on va en mettre d'autres, peut-être changer de canne à pêche aussi, peut-être mettre des bottes d'eau parce que moi je vais aller dans le milieu du lac parce que c'est là que les poissons sont. Les poissons, ils se trouvent là. Caster du bord, ça marche pas parce que caster du bord, ben, problématique. Tu as très peu de poissons sur le bord puis c'est jamais plus gros. Quand tu prends une chaloupe, à la limite, en plus avec un radar, et là tu arrives en plein milieu du lac, ben tu as la ligne à l'eau, en 3 secondes, pow! Un deuxième, pow! Voilà, mais ça, c'est des stratégies, des techniques que vous peaufinez avec le temps. On n'attend pas, puis personne ne s'attend à ce que vous deveniez Monsieur Page 2026-2027 la première année, là! Vous devez faire des petits pas pour réussir votre objectif. OK, voilà là-dessus, je vous souhaite une excellente semaine. N'hésitez pas à vous abonner à la chaîne YouTube. Ah, partagez cette vidéo alors, ça me fait plaisir de vous donner à chaque mercredi ce contenu de qualité. Je vous souhaite une excellente journée. Merci.










