PME | Le jour de la marmotte

Patrick Castonguay (French) describes how many small and medium enterprises live the same year repeatedly — a "Groundhog Day" of recurring problems: chronically tight cash flow, surprise taxes, repeated financing refusals, an owner acting as a firefighter, short-term decision-making, weak accounting and client concentration. He lists the main "loops" that trap businesses, explains why reactive choices (high-cost private lenders, stacking short-term credit) worsen the situation, and recommends concrete remedies: build reserves, delegate accounts receivable, consolidate debt, prepare credit while you are healthy, restructure when needed, and seek external advisory help. The talk ends with a call to break the cycle before the new year (2026).
Chapters
Le jour de la marmotte, beaucoup d'entrepreneurs vivent ça. Je ne sais pas vous autres, mais au fil des années, c'est toujours la même affaire, tout le temps, tout le temps, tout le temps, que ce soit les impôts, que ce soit le financement, les rondes de financement, que ce soit consolider les engagements qu'on a, que ce soit resserrer notre équipe, que ce soit regarder les dépenses. C'est quelque chose à faire annuellement. Et oui, c'est ce qu'on appelle le jour de la marmotte. Annualisé, si on veut. Donc, je vais faire un peu de lecture ce matin. Je trouve ça intéressant. Puis, tu sais, il y a des PME qui vivent la même année tout le temps. On dirait que ça fait 15 ans qu'ils sont ouverts, mais ils vivent la même année. Puis là, tu te dis « Hey, puis comment ça va les affaires? Comment ça va la business? » Bien, peut-être que c'est très loin, tranquillement. Ouais, c'est le fun. Puis là, c'est peut-être trois fois que vous lui parlez, peut-être en cinq ans. Vous lui parlez pas souvent. À chaque fois que vous y parlez, vous vous souvenez de la conversation d'avant. Puis c'est tout le temps la même affaire. La personne n'avance pas. La personne reste à la même place. C'est le jour de la marmotte. Pourquoi? Parce que cette personne-là n'est pas capable de prendre des décisions. Donc une boucle répétitive éternelle. Mais il y a des méthodes pour casser ça. Puis c'est ce qu'on va regarder ce matin. On va regarder les méthodes pour casser la boucle. Et là, je vais exposer quelques points sur la boucle. la boucle du cash flow, toujours serré, boucle des impôts, taxes, surprises, boucle du financement refusé, boucle du propriétaire pompier, on éteint des feux, boucle des décisions à court terme, puis aussi boucle de retards comptabilité, aucun budget, aucune suivi d'indicateurs, dépannage, c'est-à-dire dépendance à un seul client, c'est-à-dire ceux qui ont juste un client, puis si jamais ça ne marche pas, bien, ça fait trois ans que vous l'avez vu, puis quand vous le rencontrez, il y a encore le même client, C'est le fun, je suis content, sauf que what if ce client-là tombe? What if l'entreprise n'a plus de clients parce qu'elle n'avait juste un? Ça ne va pas bien. Donc, il y a des choses à regarder. Puis, tu sais, nous, on veut essayer d'aider les entrepreneurs à sortir de ce jour de la marmotte-là. Bref, le cash flow serré, à chaque mois, stress de paye, fournisseurs, cartes de crédit qui sont pleines. Donc on éteint des feux au lieu de bâtir des services. C'est ça la problématique. C'est ça qu'ils font les entrepreneurs en place. Au lieu de se bâtir des réserves, de bâtir un service à la clientèle extraordinaire pour justement éviter la problématique d'être toujours serré. Puis quand je dis service à la clientèle, je parle plutôt, si on veut, de leur propre département où ils vont chercher les liquidités, c'est-à-dire où ils vont chercher l'argent qui est dû. déléguer quelqu'un pour aller chercher l'argent. Si vous n'êtes pas capable de le faire, si vous n'avez pas le temps de le faire, nommer quelqu'un dans votre entreprise qui lui, sa job, va être d'appuyer les clients de temps en temps, de leur envoyer des rappels de factures, de faire le tour avec eux. Est-ce qu'on peut vous accommoder? Est-ce qu'on peut vous aider sans plusieurs versements? Il y a-tu moyen d'aider votre situation? Parce que nous, on est là pour vous, on veut vous aider, mais vous avez une facture et vous devez la régler. Travaille! Fait, travail payé. C'est comme ça que ça marche. Mais vous devez avoir des réserves également. Donc, vous êtes toujours en mode survie. Ça, il faut que ça change. Il faut arrêter la mode survie. Il faut se bâtir des réserves fortes. Quand on est dans une période de croissance, il faut se mettre des liquidités de côté ou à ce moment-là, solliciter du financement. « Mais attends une minute Patrick, ça va bien ma business là, pourquoi j'irais solliciter du financement, pourquoi j'irais chercher de l'argent quand ça va bien? » La réponse est simple, c'est que quand ça va bien, les banquiers vont, c'est drôle, ils vont vous courir après. Quand les banques voient que vous n'avez pas de retard, que les chiffres sont au rendez-vous, que vous êtes en bénéfice positif, ils vont être enclins à vous octroyer une augmentation de marge ou une augmentation de marge de crédit. Est-ce que vous êtes obligés d'utiliser cette marge de crédit-là? Pas nécessairement. Mais l'important, c'est que le jour où vous en avez vraiment besoin, si l'économie commence à flancher un peu, à ce moment-là, vous ayez accès à de l'argent rapidement, à des liquidités pour acheter un compétiteur, pour être capable d'acheter du matériel, de l'inventaire, rapidement. Parce que là, le temps des fêtes arrive. On commence déjà à avoir des appels. Ouais, besoin d'argent, besoin d'acheter de l'inventaire, le temps des fêtes s'en vient. Bon, mais code de crédit pour au rendez-vous. Les chiffres sont pas beaux. Pas d'actifs, un bilan personnel so-so. Les trois dernières années sont pas non plus rien de rayonnant. Qu'est-ce qu'on fait avec ça? Il y a des choses à faire. Idéalement, je ne dis pas de tirer à plat et de faire faillite. L'objectif, c'est de voir, première des choses, est-ce qu'on peut reculer dans le temps et voir, OK, qu'est-ce que c'est? Il y a peut-être quelque chose dans la structure d'entreprise qui est mal fait. On peut-tu regarder les papiers ensemble? Il y a-tu moyen de redresser l'entreprise? De corriger les dossiers de crédit? Faire en sorte qu'on se prépare pour 2026, on se prépare pour plus tard à solliciter du financement. Mais si on brûle nos cartes, si on brûle nos jokers, si on fait 5-6 demandes qu'on fait, Le pointage fait juste baisser. Vous tirez dans le pied. La boucle des impôts et les taxes surprise. Je vais réfléchir à ça pendant que moi je mange un raisin. Je m'étouffre pas avec, mais je n'en peux pas. Alors, selon vous, qu'est-ce que ça vous dit? Boucle d'impôts et des taxes surprise. Est-ce que ça veut dire fin d'année? Trimestriel? TPS, TBQ en retard? DES en retard? Pas de provision, pas de budget. On paye ça avec une marge qui est déjà pleine ou avec des cartes de crédit qu'on va topper, qui vont encore plus faire descendre notre dossier de crédit? Pas une bonne idée. C'est pas une bonne idée. Parce qu'après ça, on recommence l'année suivante encore plus affaiblie qu'on l'avait finie. Donc, à un moment donné, il faut arrêter l'humoragie. Il faut se positionner et dire, OK, qu'est-ce que je fais là? Est-ce qu'on peut m'aider là-dedans? Est-ce qu'il y a des gens qui sont spécialisés pour aider mon entreprise dans un redressement, un redémarrage? Ou est-ce qu'il est possible d'aller chercher du financement ailleurs? de restructurer, en fait, mon entreprise au niveau des financements que j'ai déjà. Est-ce que c'est possible de consolider ce que j'ai déjà comme financement, si j'ai 12 financements au total? Il y en a 5 à BDC, il y en a dans MRC, il y en a 6, il y en a chez Desjardins, il y en a partout, c'est susquosieux, il y a des cartes de crédit. À un moment donné, ça coûte cher. Des prêts comme Driven, les entreprises, Journey, Thinking Capital, avant ça, ça change de nom à chaque année parce qu'ils ont tellement de poursuites qu'il faut qu'ils changent de nom. à 30%, 35% d'intérêt. Puis là, c'est à la semaine ou pire que ça, c'est quotidien. C'est des paiements à la journée. Ça, ça fait mal pour à peu près tous les banques qui ne veulent pas voir ça. Puis je vous le dis, c'est un mauvais choix de faire ça. C'est un mauvais choix. Ça semble un choix facile. Remplir ça en ligne, ça prend 4-5 minutes. Mais oui, c'est autorisé, 30 000$, c'est le fun. Votre 30 000$ va vous en coûter 50, à peu près. Et ça vous met à risque également. que la banque commence à vous aimer un peu moins. Pourquoi? Parce que si vous avez... Une journée, hop, l'argent n'est pas rentré, l'autre n'est pas rentré. Deuxième journée, même affaire. NSF, NSF, NSF, c'est fini. Votre banquier ne vous aimera pas. Donc, c'est un choix à faire. Les gens croient que c'est une facilité d'aller sur Internet et tenir 3-4 affaires. « Ah, j'ai 30 000$. » Vous faites juste pelleter le problème plus loin. Puis quand il est pelleté plus loin, il devient plus gros à chaque fois. La boucle du financement est refusée. On va voir la banque quand elle est déjà C'est trop tard, quand on est déjà dans le trouble. Dossiers mal montés, état financier inoptimisé, crédit affaibli. Donc, tu sais, les refus. Pis là, on fait quoi? On se tourne vers le privé. Ça coûte super cher. Les modalités, les états et les conditions. On a un prêteur privé. C'est pas gratuit, là. Pis il s'empire la situation. Fait qu'il faut qu'on organise avant. On n'a pas le choix, là. Il faut qu'on recule pour mieux avancer. Je ne dis pas que quand vous êtes rendu là, il est trop tard. Il n'est jamais trop tard. Il y a toujours moyen de faire quelque chose. Lâchez-moi un coup de fil, écrivez-nous en privé, ça va nous faire plaisir de vous donner notre avis professionnel là-dessus. Aussi, la boucle numéro 4, la boucle du pompier propriétaire. Donc, le gars, il fait tout là. Il fait tout. Il s'occupe de la comptabilité, il s'occupe du marketing, il s'occupe de tout, de toutes les sphères, les ventes. Il a des feux partout et il ne sait pas trop comment faire pour les éteindre un à un. Je pense que cette personne-là a besoin d'aide, a besoin de soutien, a besoin peut-être d'une équipe. On est comme des consultants, on est des conseillers si on veut, externes, des consultants externes qui vous guident pas à pas pour le succès de votre entreprise. Donc ça peut être intéressant de faire appel à des services comme nous. Je ne dis pas qu'on va faire vos opérations et les RH, on ne fait pas ça. Idéalement, on va peut-être vous guider sur certaines façons de faire. On a des gens ici dans notre équipe qui ont 15 ans d'expérience comme formation à l'APCHQ, c'est super important. On a des gens également dans l'équipe qui ont énormément d'expérience au niveau commercial bancaire qui peuvent nous donner des bonnes stratégies pour rapidement financer. Si vous avez une bâtisse également, c'est quelque chose qui est possible. En point numéro 5, la boucle des décisions à court terme. Ça prend une gorgée de café parce que c'est intense. Checkez bien ça. On finance à long terme avec du court terme. On lourde nos cartes, on lourde les marges d'incrédit, on prend des prêts personnels, On accepte n'importe quelle condition parce qu'on est pressé et dépassé. Puis on repousse la vraie restructuration à plus tard. On vit dans un monde d'hélicorne. En 2026, ça va bien aller. On s'est dissents en 2022, on s'est dissents en 2023, on s'est dissents en 2024, on s'est dissents en 2025 et on espère en 2026 que ça va bien aller. Pis moi je crois, pis vous aussi là, hein, on se comptera pas d'histoire là. S'il y a des problématiques sérieuses, c'est mieux d'y voir au plus vite, avant qu'il soit trop tard. Que vous perdiez la confiance de vos fournisseurs, que vous perdiez la confiance de vos partenaires d'affaires, de vos investisseurs, des gens qui vous aident à bâtir, de vos employés, de vos, hein, vos partners. Quand ça commence à craquer de partout, C'est pas le fun, ça vient jouer aussi sur le mental, sur le moral, pis on veut pas ça. Donc, tu sais, c'est pas mal ça, c'est pas mal ça. Les points, je l'ai redit rapidement, là. On a le cash flow toujours serré, les impôts, les taxes surprises tout le temps qui arrivent. Ah, l'impôt. Ça fait 10 ans que t'es dans l'affaire, tu le sais, ton impôt c'est là, tu le sais, c'est quoi tes délais, là. Pis les taxes surprise, ils mettent l'argent de côté, tu le sais que tes TPS, tes VQ s'en viennent, là. Pis tes DAS sont à payer à chaque année également. Tu sais, il faut arrêter de se mettre la tête dans le sable, là. La boucle du financement refusée. Si t'es refusé aujourd'hui, t'as été refusé hier. Pourquoi tu serais pas refusé demain? Peut-être qu'il y a du travail à faire avant. Pour être accepté finalement. La boucle du propriétaire pompier. Éteindre des feux à peu finir. Des fois, le stress est très, très lourd sur nos épaules. Et si vous avez de la misère à le gérer, peut-être, engagez quelqu'un ou donnez cette tâche-là à quelqu'un d'autre qui va travailler avec vous, travailler en équipe. Boucle des décisions à court terme. Donc, tu sais, c'est sûr, c'est facile. Driven. Ça, c'est la carte de crédit. Mets ça dans un prêt personnel. On payera plus tard. Idéalement, c'est parce que ça s'accumule. Peut-être que vous êtes dû pour une consolidation pour voir Si vous avez 5, 6, 10 prêts quelque part, faire en sorte de rapatrier ça en un seul prêt sur plusieurs années avec des paiements plus faibles, de regarder si votre local où vous vous trouvez actuellement est adéquat, est-ce que c'est un moyen peut-être de déménager dans quelque chose de plus petit. Si vous n'avez pas besoin de cet espace-là, vous devez économiser des coûts. Au bout de la ligne, il faut qu'il y en reste, il faut qu'il y ait un bénéfice net qui soit là. Si vous êtes un enfant depuis plusieurs années et le bénéfice n'est pas au rendez-vous, c'est vrai, c'est la faute à tout le monde. C'est la faute à Trump, c'est la faute aux tarifs, c'est la faute aux compétiteurs, c'est la faute au marché difficile, c'est la faute aux... Les nouvelles habitudes des consommateurs ne sont pas liées, mais c'est à vous de vous ajuster. C'est à vous de vous ajuster. Et c'est toujours ça, ça a toujours été ça. L'entrepreneur doit s'ajuster à la réalité et à chaque année, il y en a une nouvelle qui arrive. Sinon, vous n'êtes pas fait pour être entrepreneur. Allez faire du 9 à 5. Pas ça qu'on veut, bien sûr. Fait que c'est pas mal ça, je voulais vous donner un petit coup de main là-dessus, un petit peu sortir un peu justement du jour de la marmotte de l'entrepreneur. Puis tu sais, je trouve ça important de remettre ça, de vouloir remettre d'en face, parce que là c'est le dernier mois, l'année va se finir. 2025 c'est terminé, ça va plus tard, 2026. Qu'est-ce que vous espérez pour votre entreprise? Qu'est-ce que vous voulez pour votre business? Vers où vous voulez vous diriger? Est-ce que vous voulez continuer à rester dans le jour de la marmotte ou vous avez décidé de prendre le taureau par les cornes et d'aller gratter ce qui doit être nettoyé? À un moment donné, le champ, si on le laisse comme ça, il n'y a rien qui va pousser dedans. Il faut qu'on le nettoie, il faut planter des graines, des nouvelles graines idéalement, faire en sorte qu'il y ait des fruits et des légumes, que des fruits sortent. Ça goûte bon, après genre. Là-dessus, je vous souhaite une excellente journée. On se retrouve la semaine.










