POURQUOI LES DEUX TIERS DES FAILLITES DU PAYS ON LIEU AU QUÉBEC ?

Patrick Castonguay (YouTube livestream) analyzes a recent report that about two-thirds of Canadian business bankruptcies occurred in Quebec. He cites the figures: 3,097 bankruptcies in Canada, 1,879 in Quebec (≈61%). He attributes the Quebec concentration to cash-flow problems, inventory mismanagement, weak credit scores, and cautious bank lending, exacerbated by COVID-era shocks and temporary government aid that later became repayable loans. Castonguay offers tactical advice: rebuild credit, maintain a margin of credit ~10–15% of revenue to manage receivables and inventory, consider restructuring/asset transfers if near insolvency, and strengthen supplier relationships and contract pipelines to generate growth.
Questions this video answers
3,097 (Canada total)
1,879 (Quebec total)
Approximately 61%
Around 10–15% of annual revenue
About 5% interest for 5 years
Chapters
On parle au Canada de 3097 faillites, au Québec de 1879. 61%, pas 60, 61% des faillites attribuables au Québec. Ouch! Ça fait mal. Aujourd'hui, sujet assez spécial. Aux Nouvelles, ça sort, je vois ça passer comme ça au Journal de Montréal en fait, comme quoi les faillites au Québec sont extraordinaires. Extraordinaires! Ce que je dis par là, c'est que ça va pas bien à la shop. C'est problématique là. Dans le Canada au complet, dans tout le Canada là, la majorité, 60% des faillites du Canada au complet sont attribuables au Québec. Ayoye, c'est intense. Bon matin. Prenez le temps d'aller vous préparer un petit café. On va jaser de ça. On va regarder pourquoi c'est arrivé ça. Qu'est-ce qui fait en sorte que c'est arrivé, que les Québécois se sont, si on veut, mis dans des positions compliquées, difficiles et qu'on a l'air d'avoir une problématique ici au Québec qu'il n'y a pas ailleurs au niveau des la volonté, même au niveau bancaire, d'aider les entreprises. Donc c'est de ça qu'on va jaser. En passant, si vous êtes ici ce matin, je vous invite à hashtag live. Encore là, c'est rediffusé, comme je dis toujours, sur YouTube. J'ai mis aussi, pour ceux qui veulent, l'article. J'ai mis l'article parce que je sais que c'est compliqué. En ce temps, on n'est plus On ne peut plus mettre d'articles de médias directement sur Facebook. Donc, je l'ai mis dans, si on veut, la présentation ou la description de ce live-là. Vous êtes capables de les cliquer. Là, vous allez avoir en fait l'article au complet qui... Bien, ce n'est pas un article, c'est une vidéo. C'est une nouvelle vidéo qui vous donne toute l'information et qui relate les faits troublants. Troublants. Donc, Ce que je vais faire, je vais prendre deux secondes avec l'ordinateur, je vais aller sur l'article comme tel. Je veux qu'on décortique ça, c'est super important qu'on décortique un petit peu ce qu'il y a là-dedans. Et voilà. L'article journal de Montréal, deux tiers des faillites du pays ont eu lieu au Québec. On parle au Canada de 3097 faillites, au Québec de 1879. 61%, pas 60, 61% des faillites attribuables au Québec. Ouch! Ça fait mal. Pis je pense que c'est pas fini. La débandade continue. Nous ce qu'on voit ici, on voit des entreprises qui étaient quand même assez solides, avoir des problématiques, un besoin de liquidité plus important. Il faut que ça bouge, ils ont besoin d'argent ces entreprises-là, puis il faut qu'on soit capable de les aider. Et heureusement, c'est ce qu'on fait de mieux, on les aide justement à générer de la croissance, à aller chercher des liquidités rapides. Des fois même quand les banques ont une problématique, ils ne veulent pas accepter le dossier. Et quand je dis ne pas accepter le dossier, c'est souvent à cause de la cote de crédit qui est dysfonctionnelle ou encore là, une problématique dans le cash flow actuel. Et là, la banque voit qu'ils sont serrés, ils ne prennent pas ce risque-là d'ajouter, si on veut, un risque supplémentaire. Sauf que souvent, les liquidités immédiates vont faire en sorte d'aider l'entreprise à chercher des nouveaux contrats. Très important. pour générer plus de rendements, plus de chèques d'affaires. Donc, et voilà, c'est la palme d'or, elle nous revient ici des champions. Moi je pense que la problématique revient, oui aux Québécois, peut-être une mauvaise gestion, un manque d'éducation face à tout ce qui est... désolé... Tout ce qui est la gestion des liquidités, donc c'est important d'être capable de gérer les liquidités comme il faut, et aussi les problématiques d'inventaire. Des fois, il y en a qui stockent beaucoup trop. Oui, on dirait bien peut-être s'ils vont chercher de l'inventaire en complément, de l'inventaire supplémentaire, il y en a qui stockent beaucoup trop. Puis, il reste pris des fois que cet inventaire-là, où, bon, on fait quoi? On ne peut pas aller manger, on ne peut pas payer des fournisseurs, on ne peut pas payer nos billes avec un bout de comptoir comme tel. Donc, c'est important de gérer ça comme il faut. Egalement, ce qui est super important à garder, c'est... La cote de crédit, encore une fois, on en parle, c'est ultra important. Et la cote de crédit, il y a des façons de structurer la cote de crédit pour justement baisser, si on veut, le pointage, c'est-à-dire, désolé, augmenter le pointage rapidement et faire en sorte de se qualifier au niveau bancaire. C'est ça l'objectif. C'est ça l'objectif. Il faut faire ça comme ça. Il faut être capable d'aller chercher des fonds, des liquidités rapidement sans nécessairement atteindre le pointage de crédit parce qu'on le sait, le pointage de crédit, ça descend à vue d'oeil. Ça droppe là. 6, 15, 30. J'en parle souvent là, pis je vais continuer d'en parler. C'est ultra important de mettre ses efforts sur la cote de crédit. Il faut que la cote soit impeccable. On veut pas de problématiques avec le crédit, ça fait en sorte que ça bloque tout le reste. C'est le début du cauchemar quand la cote de crédit est basse, quand les ratios d'endettement sont ici, quand on commence à prendre les liquidités de notre propre. En fait, nos cartes de crédit à nous, nos marges de crédit à nous, on fait réhypotéquer la maison avec une marge hypothécaire. qui, elle, si on veut, oui, le taux d'intérêt est plus petit, mais ça fait en sorte qu'on gruge, on gruge, finalement, il ne reste plus rien, et puis on se retrouve dans des problématiques au compte spéciaux. On va peut-être se retrouver aussi avec une problématique de saisie au niveau de la maison, au niveau de la banque. Donc, on ne veut pas ça. Ce n'est pas des choses... On veut se tenir loin de ça, puis, tu sais, bon, on est tous pareils, là. On ne veut pas se sentir pris. Donc, on essaie de trouver des solutions, des stratégies pour faire en sorte que notre plan de match fonctionne. C'est ça qu'on enseigne ici, à l'Académie. On enseigne comment avoir un bon plan de match et un plan de croissance clair. Comment être capable d'aider les entreprises à passer du point A au point B. Et même, il y en a qui sont au niveau quasiment de la faillite, qui n'ont peut-être même pas le choix de le faire. Et même à ça, on est capable de rouler, si on veut, l'inventaire, de rouler les équipements dans une autre société et de repartir à neuf, si on veut, Ça ne sera jamais à neuf, ça ne sera jamais parfait, mais idéalement, d'être capable de continuer si on a des contrats, si on est capable de transférer des contrats à la nouvelle société. C'est des choses également qu'on fait, on a des gens chez nous qui sont bons là-dedans, qui le font depuis longtemps. Puis, s'il y a des questions là-dessus, n'hésitez pas à me revenir aussi, ça va me faire plaisir de vous aider avec ça. Donc, tu sais, ailleurs au Canada, bon, est-ce que l'ouverture au nouveau bancaire est différente? Peut-être. Je ne connais pas d'autres banques au niveau canadien, mais les banques à charge du Québec, c'est compliqué. On le sait que c'est compliqué. Et plus ça va aller, plus ça va être compliqué. Pourquoi? Parce que les risques, ils ne veulent pas prendre des risques. Et je les comprends. Moi aussi, c'est la même affaire. Le risque est comme, ok, il va falloir que tu me démontres la crédibilité, il va falloir que tu démontres que ton chiffre d'affaires est soutenu avec des contrats qui sont renouvelés. Il va falloir que tu me démontres également que c'est qui l'actionnaire, on veut savoir qui t'es, on veut savoir ce que t'as fait avant. Est-ce que vous êtes plusieurs actionnaires? Est-ce que c'est toi qui décides ou est-ce que c'est les autres? Est-ce que c'est un conseil d'administration qui décide? Qui prend les décisions chez vous et qui fait les bonnes et les mauvaises décisions? Est-ce qu'au bout de la ligne, s'il y a trois actionnaires dans l'entreprise, est-ce qu'il y en a un qui peut être? Est-ce qu'on peut le tasser temporairement, faire en sorte de présenter quelque chose qui fasse du sens et qui démontre deux codes de crédit qui soient bonnes, si on veut, deux historiques de crédit qui soient bonnes et également un parcours sans faille, un parcours qui fasse du sens dans l'optique d'une croissance d'une entreprise. Si vous avez deux partenaires, puis les deux autres, il y en a un qui a fait une proposition au consommateur il y a trois ans, l'autre une faillite l'année passée, ils n'ont pas d'actifs, il n'y a personne qui a une maison, ils sont tous à la gorge partout, puis vous, vous êtes le seul qui est solide. Peut-être qu'il y a une manœuvre à faire, une stratégie pour justement faire un peu le ménage là-dedans et faire en sorte de présenter le dossier autrement, de la bonne façon, au bon créancier parce que des fois aussi la banque a bien quiconque depuis longtemps, la problématique c'est qu'on les aime les banques là. Ils nous aident, ils nous donnent l'argent quand on n'en a pas besoin. Idéalement, si ça ne fonctionne pas, on peut aller dans une autre institution financière. Je sais que c'est compliqué, je sais que des fois c'est plate parce qu'au bout de la ligne, il y a toujours... On a nos comptes clients qui sont là, on a nos comptes personnels aussi, nos placements qui sont là dans une même banque. Puis des fois, changer de banque, c'est quelque chose qui peut être difficile. C'est dur à gérer, c'est une pilule qui est dure à avaler. Mais nous, on est acclimatisation, on le fait pour nos clients. C'est ce qu'on fait de mieux, on les aide justement à... mettre tout ça en place. C'est un plan complet. C'est pas comme, ok, let's go, on s'en va là-bas, après ça, on s'en va là-bas. Il faut que ça soit organisé dans un plan stratégique, dans quelque chose qui fasse du sens, étape 1, étape 2, étape 3, étape 4. Et si, par la suite, ça fonctionne, puis normalement, ça fonctionne bien parce qu'on est capable de le faire de la bonne façon, là vous allez avoir une marge de crédit ou une voie à faire. C'est ça l'objectif. Si vous avez une marge de crédit qui va représenter entre 10 à 15% de votre chiffre d'affaires pour que comme entrepreneur vous deveniez 100% autonome. Nuance avec travail autonome là. 100% autonome ça veut dire que pas besoin de courir après liquidité. On a une marge de crédit de 150, 200, 300, 1000 peu importe le chiffre d'affaires mais bref 10-15% de ce chiffre d'affaires là et Ça permet justement de payer les recevables, de rechercher de l'inventaire et de rouler, payer, utiliser, payer, utiliser cette marge de crédit-là qui est là pour ça. Fondre le masque, ça sert à autre chose. Il y a plein de choses qu'on peut faire. Donc, il y a des stratégies de oui au niveau du crédit. Par la suite, il y a autre chose. Je dirais que c'est la base. Bon crédit, pas d'NSF, on essaie de faire attention, on paie nos fournisseurs à l'heure. on les contacte, les crassés là, pour vrai, c'est votre meilleur ami. Faites-en votre chum. Si les fournisseurs ont des problématiques avec eux, vous allez peut-être perdre des contrats face à ça, on ne veut pas ça non plus. Faites-en également à vos amis. Que ce réseau-là soit confiant avec votre entreprise et avec vous, avec votre personnalité. Et si vous payez toujours à l'heure, même à l'avance, même s'il dit bon, on paye dans la 30-60 jours, tu payes jour 1. Quand il arrivera une problématique, c'est vous qui allez le considérer. C'est vous qui allez le considérer en premier. Parce qu'il n'y a personne qui aime ça des casse-tanks. Il n'y a personne qui veut le casse-tank. Tout le monde va être payé aujourd'hui. Personne ne va être payé dans 3 mois, dans 6 mois ou dans 30 jours. On est payé dans 30 jours, 60 jours parce qu'on l'accepte comme tel. tout le monde serait très content d'avoir l'argent aujourd'hui pour justement réinvestir dans l'entreprise, faire en sorte d'acheter du nouvel équipement ou encore l'inventaire si on est capable de directement prendre cet inventaire-là puis l'utiliser, pas stocker de l'inventaire inutilement, mais de l'inventaire qui va nous servir à réaliser les contrats qu'on a eus. Donc, il y a plein de choses à faire là-dessus. Fait que c'est ça, au Canada, Je le redis encore. 3 097 faillites au Québec. 1 879, c'est le sujet de ce matin. Les deux tiers des faillites sont attribuables au Québec. Je pense que je vais apprendre à gorger. Peut-être même deux. Pensez-y, là. C'est intense. Il n'y a jamais eu autant de faillite. Moi, je ne me souviens pas, là. Je ne me souviens pas d'avoir vu une époque ou un moment où il y a eu autant de faillite que maintenant. Puis c'était prévisible avec la COVID, avec ce qui s'est passé, les fermetures de restaurants ou encore là, fermetures d'établissements, de tout ce que vous voulez. Et au bout de la ligne, ben OK, la PCU puis tous les autres programmes qui donnaient des sous, 40-60 000 aux entreprises, ça finit par finir. Cet argent-là, ça a pris, quoi, quatre jours. C'était déjà brûlé parce que vous deviez peut-être cet argent-là des fournisseurs que vous faisiez attendre depuis un petit bout. Donc t'sais, puis nécessairement, l'argent qui a été versé, c'était pas suffisant. Puis t'sais, ce que je veux dire par là, pas suffisant, on en a garroché de l'argent, le gouvernement, il en a mis beaucoup d'argent là. Mais tant qu'à aider, aider pour vrai et aider pour un long terme. Comme là, on est supposé avoir des entreprises qui remboursent, je pense c'est à la mi-janvier, l'argent, hein? La PCEU, P-C-E-U, je me souviens plus. Puis il y en a une couple qui ne seront pas capables de le faire, même beaucoup. Donc ce que ça va faire en sorte, ça va générer d'autres prêts à 5% d'intérêt pendant 5 ans. C'est pas beaucoup le 5% d'intérêt là, mais c'est quand même un fardeau qu'on va traîner dans notre entreprise qui devait être un cadeau idéalement au début. Puis là ça se transforme après si on n'est pas capable de le payer. Puis c'est ça. Ça vient alourdir un peu la charge fiscale de l'entreprise et les bilans au négatif. Si vous voulez une bonne stratégie à adopter, à la limite, c'est peut-être de refaire. un financement. Je ne dis pas de faire ça, ça peut être une stratégie si vous devez 50 000 $ de refaire un financement, d'aller rechercher si on veut un autre 50 000 $. Donc de se rendetter, oui, sur une dette à la seule condition, à la seule condition qu'il y ait des contrats qui génèrent de la croissance x 10. Normalement c'est, puis vous le connaissez le speech là, je vous dis, si vous n'êtes pas capable de faire 3$ avec la pièce que vous avez prêtée, peut-être pas la meilleure affaire. On ne veut pas payer des taxes, des DAS en retard, des impôts en retard, mais dans ce cas là, c'est peut-être plus x10. Vous n'êtes pas capable de faire 500 000 avec le 50 000 que vous avez prêté, oubliez ça. vous devez être capable, vous devez solliciter, aller chercher des contrats qui font du sens et avoir aussi l'équipe pour réaliser ça. C'est le fun d'avoir des contrats, des soumissions, il faut avoir l'équipe pour le faire. C'est pas mal ça matin, c'est une grosse nouvelle, une grosse affaire. Ça fait peur à beaucoup de monde parce qu'il y en a qui sont borderline. Il n'y a pas de solution miracle. Ça ne sert à rien de paniquer avec ça. Il faut prendre du recul. Il faut s'éduquer de la bonne façon pour voir, OK, là, je suis bloqué à cet endroit-là. Qu'est-ce que j'ai fait? Comment ça se fait que c'est arrivé? À la limite, on repart à zéro et on ne fera plus les mêmes erreurs parce qu'avec de l'éducation financière, on est capable d'apprendre les bonnes méthodes, les bonnes stratégies, les bonnes étapes pour justement ne pas retomber dans cette problématique-là et être pris un an plus tard, deux ans plus tard avec la même problématique. C'est fini, on ne veut plus ça. La seule chose à faire, c'est de s'éduquer et de comprendre où étaient les erreurs. Puis pour savoir où on veut s'en aller, il faut savoir où on est, qu'est-ce qu'on a fait comme erreur, revenir là-dessus. Puis il y en a là qui ne veulent pas revenir sur le passé, je ne veux rien savoir, je ne veux rien entendre. Il faut le faire. Il faut le faire. On doit revenir sur ça. C'est super important de revenir sur le passé et de voir où on s'est trompé, où est-ce qu'on a fait confiance trop facilement, est-ce qu'on a donné en fait trop de jeux pour se faire repayer. Est-ce que bon, c'est pas grave, tu me paieras en 60 jours, 30 jours. Tu sais, si vous, vous devez payer en 30 jours un fournisseur, bien que celui qui doit de l'argent, il est recevable, là, c'est jusqu'à 80 jours, là. Ça marche plus, là. Il y a un débalancement, un débalancement du flux de trésorerie, il y a un débalancement de liquidité qui fait en sorte que là, vous avez tout le temps à courir après votre queue. au bout de la ligne pour essayer de pallier à ça. Puis même si vous êtes à 500 000, 1 million, 5 millions et plus, ça va toujours être la même game. Vous devez regarder vos contrats, c'est super important, c'est les choses qu'on regarde avec vous, qu'on met de l'avant, les bonnes stratégies et on vous motive à le faire. Faut prendre le taureau par les cornes, puis on est là pour vous aider avec ça à l'académie Expansion. Bon, écoutez, là-dessus, je vous souhaite une super semaine, je vous souhaite Un beau soleil aujourd'hui. Profitez-en bien. On se retrouve la semaine prochaine pour un autre café Expansion. Bonne journée.










