
Joël explains how dyspraxia disrupts motor development, breathing, and sleep in a cycle that damages attention and learning. Asymmetrical posture and abnormal breathing fragment sleep through micro-arousals. A neurotherapy program using biofeedback and proprioceptive training restores the body-brain connection.
Chapters
le relais sur cette thématique et on se revoit dans quelques instants.
Merci Éric.
Avec plaisir.
Eh bien oui, effectivement, un enfant dys, nous allons le voir ensemble, c'est le cas de le dire, ça se voit. Pour pouvoir mieux l'observer, on va déjà essayer d'examiner comment il se développe. Et déjà, un principe assez simple, c'est de dire que le développement de l'enfant, ce qu'on appelle donc l'ontogenèse, est un programme génétique prédéterminé, et que si on regarde nos ancêtres peut-être quadrupèdes, eh bien, on voit quand même que dans la construction neurologique et fonctionnelle, il y a donc une similitude. Par exemple, si on regarde dans la norme de temps comment se mettent en place les fonctions volontaires, on va se rendre compte que, eh bien, bien sûr, pour le début, l'enfant va déjà utiliser sa vision pour pouvoir sourire à sa mère. Et donc c'est le regard. Et puis ensuite, c'est le port de tête qui va être très important, nous allons le voir. C'est comme l'a dit Ayari, tout est consacré au développement du cerveau. Et une tête, c'est pesant, c'est quand même quelques kilos. Et puis l'utilisation des mains puisque La bipédie va justement être une des caractéristiques, c'est que l'être humain étant sur ses deux pieds peut se libérer de ses mains, entre autres pour s'occuper encore mieux de ses enfants qui, notons-le au passage, ont besoin d'un long moment pour être protégés de sa mère, car c'est un être très vulnérable même par rapport à bien d'autres espèces vivantes sur Terre. Et puis acquérir la position assise. Et on va le voir, c'est tellement important justement pour développer le fonctionnement de l'organisme. Il faut se rendre compte que pour un animal à quatre pattes qui n'a pas besoin de se redresser, ce n'est pas un problème si son ventre traîne un peu à terre, alors que pour l'être humain bipède, c'est très important qu'il y ait justement une construction tonique de qualité pour qu'il puisse notamment respirer. Et enfin, pour pouvoir se déplacer une fois qu'il arrive à s'équilibrer, se mouvoir et donc interagir sur l'environnement qui l'entoure. Donc on le voit, cette construction va se faire de façon très lente, et même le contrôle des sphincters ne s'atteint qu'environ à 54 mois après la naissance. De façon un peu plus précise, eh bien, il y a même un programme bien déterminé que le bébé va suivre de façon très très rythmée. Et déjà, en observant chacune de ces phases qui ont été beaucoup étudiées, surtout par des les personnes spécialisées dans le développement dans les années 70-80, à l'époque où encore il y avait donc le rideau de fer entre l'Est et l'Ouest. Et il y a beaucoup de personnes de Tchécoslovaquie, je pense à Vojta, en Russie Bernstein aussi, Masloutova. Donc là, j'ai repris justement le processus développemental, qui ont étudié vraiment chacune de ces séquences de développement chez eux. Le bébé, jusqu'à la marche. Et donc vous voyez que déjà, si vous avez observé vos enfants, vous voyez bien que chaque séquence permet justement d'acquérir et correspond à un temps bien précis pour acquérir certaines fonctions. Or, déjà dans cette période-là, il est tout à fait possible d'observer et de voir donc des troubles du tonus. Un des troubles les plus fréquents, c'est ce qu'on appelle la posture asymétrique du cou, qu'on appelle aussi la posture de l'escrimeur, c'est-à-dire on le voit comme ici chez ce bébé, la tête est tournée vers l'hémicorps donc qui est beaucoup plus en extension alors que l'hémicorps opposé est en flexion. Un des troubles aussi fréquents qu'on observe à la naissance, on parle souvent de torticolis à la naissance, Eh bien, il faut voir dans ces manifestations déjà qui touchent le squelette ou l'organisation des pièces squelettiques qu'il y a cette histoire de tonus, c'est le fond tonique qui lui déjà est asymétrique. Et donc ça correspond à un trouble déjà de la myélinisation et avec une correspondance bien entendu entre l'hémisphère droit et l'hémisphère gauche du cerveau. Un autre trouble du tonus qui est aussi sérieux et qu'on observe dans de nombreuses situations, notamment chez les enfants qui ont des traits du trouble de l'autisme, eh bien, c'est cette hypotonie globale. Et d'ailleurs, elle est très importante, cette hypotonie globale, parce que ça a permis justement à un neuropédiatre de Suisse de déterminer déjà nous décrire dans les années 95 ce qu'il appelle donc le «tonus pneumatique», c'est-à-dire comment cet enfant hypotonique est obligé de se servir de son appui sur son abdomen, donc la partie on va dire aqueuse de son squelette, qui est donc le ventre, de façon à pouvoir se redresser et tenir sa tête. Voilà, donc c'est déjà la première chose que l'on peut observer dans les troubles du tonus. Bien sûr, il y a d'autres troubles toniques qu'on observe déjà dès les premières semaines, voire les premiers mois, mais en voilà 2 qui sont vraiment importants à retenir. Alors, bien entendu, déjà, pour pouvoir se retourner en en vue de s'asseoir et de se mettre debout, on se rend compte qu'il y a déjà un muscle qui remplit une fonction importante, et on va le voir en détail tout à l'heure, c'est ce qu'on appelle le diaphragme. Parce qu'il va être justement un muscle respiratoire, on en a énormément besoin pour respirer, mais on va voir aussi qu'il a une grande participation pour se tenir debout. Et c'est vraiment à partir de Lorsque la respiration abdominale se coordonne avec la respiration thoracique, vers l'âge de 6 mois, que ce muscle commence à remplir cette double fonction respiratoire et posturale. Enfin, lorsque l'enfant arrive à se tenir debout, là finalement, il rejoint son espèce puisque la posture debout définit l'espèce humaine. Il suffit de voir déjà le sourire de l'enfant et les yeux de ses parents quand l'enfant se tient debout et qu'il commence à faire ses premiers pas. Alors oui, il y a donc un lien étroit entre la posture et la respiration. Je viens de vous parler du diaphragme. Le diaphragme est un muscle important. Pour bien comprendre ce qu'est un diaphragme, je vous ai présenté Vous connaissez tous ce que c'est qu'un obturateur dans un appareil photo argentique. Donc ce qu'est un diaphragme, c'est donc une capacité d'obturer l'orifice et de pouvoir le régler en fonction de ce que la lumière qu'on veut laisser passer à travers l'objectif. Eh bien, dans l'anatomie humaine, il y a également des diaphragmes, et il y en a 3. C'est le diaphragme thoracique, donc reliés à ce muscle qu'on appelle le diaphragme. Il y a le diaphragme pharyngé, c'est-à-dire les muscles qui vont donc fermer l'orifice pharyngé vers l'extrémité supérieure, et aussi le diaphragme pelvien, celui qui va permettre bien entendu de laisser passer tout ce qui va être excrété, et également qui va permettre aussi la filière à la filière génitale de pouvoir permettre l'accouchement lors de la naissance. Eh bien, ces 3 diaphragmes sont intimement reliés le diaphragme pharyngé, que vous voyez donc à cette extrémité supérieure, le diaphragme thoracique et le diaphragme pelvien. Donc nous allons voir aussi comment il participe à cette construction de la posture, parce que vous le voyez bien déjà si vous regardez cette forme avec ces diaphragmes, alors que la colonne vertébrale qui est en arrière est assez petite finalement, on ne s'en rend pas compte, mais les vertèbres ne sont pas très grosses pour tenir tout cet édifice à 1,70 m, 1,80 m du haut du sol. Eh bien, il va falloir qu'il y ait un système de maintien en avant, parce que sinon, patatrac, le bonhomme s'écroule. Donc c'est vraiment ces diaphragmes qui vont avoir cette importance capitale dans la posture. Et toute cette organisation musculo-squelettique va donc permettre ce qu'on appelle le système tonique postural. Et dans ce système tonique postural, eh bien, il va y avoir donc une perpétuellement des mouvements liés bien sûr à la respiration et on va voir à d'autres mouvements qui vont permettre justement à l'organisme de pouvoir vivre et agir. Eh bien, l'action synergique de ces 3 diaphragmes pendant la ventilation, si on regarde par exemple pendant l'inspiration, eh bien on va voir que le centre phrénique, donc de ce diaphragme, de ce muscle diaphragme, va descendre. On ne peut pas inspirer l'air sans que ce diaphragme justement puisse descendre pour pouvoir remplir les poumons. Et en même temps, eh bien, le diaphragme pharyngé lui aussi est tiré vers le bas. On va voir un peu plus loin des détails et l'importance de ces détails de la physiologie. Et enfin, le diaphragme pelvien, donc, lui, est repoussé vers le bas. À l'expiration, eh bien, c'est l'inverse. Le sang de Fréni va remonter, le diaphragme pharyngé remonte lui aussi, quant au diaphragme pelvien, eh bien, il va également remonter. Donc voilà déjà posées les pièces du puzzle pour qu'il puisse y avoir justement une vie dans cet ensemble. Mais encore bien plus, on va se rendre compte qu'une fois qu'on peut respirer, eh bien, il va aussi y avoir nécessité de s'équilibrer, parce que si on respire, il va y avoir un débalancement, un déséquilibre Lorsqu'on inspire, la cage thoracique, qui est quand même la partie la plus pesante avec la tête du squelette, alors que chez les quadrupèdes, encore une fois, ça pose aucun problème, mais nous les humains, on a trouvé cette drôle de façon de mettre les éléments les plus lourds les plus haut, comme si c'était au bout d'une perche. Eh bien, évidemment, il y a besoin que les muscles s'adaptent et Et justement, il y a des synergies musculaires qui vont lier l'équilibre postural à ce rythme respiratoire. Et même plus, il y a non seulement des synergies musculaires, mais il va surtout y avoir une finesse de cet équilibre. Pourquoi? Parce que pour pouvoir diriger son regard et porter la main sur l'outil, que ça soit un stylo par exemple pour l'enfant qui est à l'école, s'il n'arrive pas à équilibrer déjà son corps très finement, il sera incapable ni d'écrire ni même de lire. Et à ce moment-là, son regard n'a aucune chance de pouvoir tomber sur le centre de gravité du mot qui lui permet à ce moment-là d'avoir l'espace de lecture pour bien comprendre de quel mot il s'agit. Eh bien, il y a eu de nombreuses études qui démontrent qu'effectivement il y a donc une synergie entre ces muscles et la respiration pour d'une part conserver cet équilibre qui est un équilibre très fin puisque le corps va osciller dans un cône de 4 degrés seulement de façon physiologique, mais également pour qu'il y ait des mouvements compensatoires au niveau des muscles, entre autres des hanches, des genoux et des chevilles, par rapport à ceux du rachis, à tel point justement qu'on puisse garder cet équilibre fin. Au passage, il y a une étude qui a été faite déjà il y a peut-être 25-30 ans sur des tireurs à la carabine, des tireurs olympiques, et qui a permis de remarquer que ces tireurs, eh bien, sans s'en rendre compte, quand ils appuyaient sur la gâchette, non seulement ils le faisaient entre deux inspirations, mais en même temps entre deux battements du cœur. Donc on voit bien à quel point l'organisme a besoin de cette finesse et surtout de cette harmonie de tous les rythmes de façon à pouvoir vraiment opérer finement. Et d'autant plus, comme le disait Yari tout à l'heure, quand un enfant est stressé et que justement et il est bloqué dans son aspiration, eh bien, ça va être aussi au préjudice de ses apprentissages. Le trouble respistatique, évidemment, ça se voit. On a vu tout à l'heure les problèmes de la posture de l'enfant tout petit. Regardons maintenant celui justement de l'écolier. Eh bien, Tous ces enfants dys dont nous parlons, dans la plupart des cas, vont avoir déjà une représentation de ce trouble. Là, je vous en montre 2-3 pour que vous puissiez déjà fixer cette image et regarder vos enfants ou regarder ceux des autres, regarder ceux qui vous entourent, déjà pour voir cette problématique de l'équilibre. Regardez par exemple cet enfant, on voit déjà la lordose lombaire, c'est-à-dire le creux dans les reins. On voit à quel point son ventre est bombé en avant et même à quel point ses épaules rentrent vers le thorax, et je dirais même à quel point le thorax va avoir du mal à se développer. Donc cet abdomen est vraiment proéminent. Et regardez ce deuxième, c'est encore plus significatif. Et là aussi, on voit à quel point le thorax par lui-même se développe peu par rapport justement à la tête et à l'abdomen. Et enfin, ce qu'on va voir aussi chez cette petite fille, c'est exactement les mêmes choses. Eh bien, tout cela, c'est parce que déjà il y a une respiration dite paradoxale. Alors oui, la respiration paradoxale, vous allez voir, c'est quelque chose de très important. Et c'est quelque chose dont on parle très, très, très peu, même quasiment peu. On en parle bien entendu dans les problèmes de détresse respiratoire aiguë, mais sinon c'est quelque chose qu'on n'a pas du tout l'habitude, et même on a très, très peu étudié, alors qu'en fait c'est quelque chose de très important puisqu'il s'agit à ce moment-là d'un trouble du synchronisme dans les diaphragmes dont je viens de vous parler tout à l'heure. Mais ce trouble respistatique, il va se voir non pas simplement de profil, mais il va se voir aussi de face ou de dos, parce que ces mêmes enfants, eh bien, ils vont représenter ce déséquilibre à l'aplomb. Et ce déséquilibre à l'aplomb, il va se manifester très souvent par justement ce qu'on appelle une attitude scoliotique. Alors non, ça n'a pas forcément à voir avec la avec la scoliose idiopathique, qui est une grande scoliose qui apparaît lors de l'adolescence, mais déjà cette attitude scoliotique qui est si fréquente chez les enfants dys. Alors voici justement quelques photos pour que vous puissiez déjà bien reconnaître ces enfants. Et prenez le temps de regarder vos enfants. Bien entendu, aujourd'hui on ne prend plus le temps de grand-chose, et surtout pas de regarder son enfant lorsqu'il est déshabillé. Et nous, dans notre centre à Montréal, on avait un appareil pour mesurer cela et tous les enfants justement, on les examinait comme ça en petite tenue et ça nous arrivait très très fréquemment de montrer aux parents qui étaient d'ailleurs très très surpris de voir que ces enfants déjà présentaient ce genre de problème. Dans leur posture et dans leur équilibre. Voilà, donc vous les avez bien vus et je vous invite à bien retenir cette image. Alors, bien entendu, la posture du corps n'est pas toute seule puisqu'on l'a vu, le crâne aussi va se développer et la croissance crânio-faciale va aussi subir tous ces troubles du développement au niveau justement du développement morphologique. Par exemple, un élément important dans la croissance crânio-faciale, c'est celle des sinus. Alors, les sinus, oui, il faut savoir que le bébé naît avec un seul sinus ethmoïdal et qu'après, les sinus vont subir un accroissement Également, il va donc y avoir plusieurs cavités. Le but de ces sinus étant, dans l'évolution, de soulager le poids du crâne avec la station bipède, puisque le fait d'avoir des sinus, des cavités creuses, eh bien, ça va permettre d'avoir un poids moins important. Et la nature a bien fait les choses, comme elle est assez douée, doués pour faire du recyclage, tel que Stanislas Dehaene nous l'avait bien expliqué pour notamment la lecture. Eh bien, le recyclage au niveau justement de certaines structures par rapport à leurs fonctions au niveau des sinus, c'est vraiment certainement quelque chose qui est un produit de l'évolution, puisque si on, chez un adulte, si on développe la muqueuse qui tapisse les sinus, Eh bien, si on la met sur une table, on va se rendre compte que ça recouvre une nappe de plusieurs mètres carrés. Donc en fait, toute cette surface d'échange, qui, notons-le au passage, est quand même une surface d'échange qui va nous permettre de faire parvenir l'oxygène par la ventilation nasale au cerveau, eh bien, elle est très importante dans la croissance. Et cette croissance, comme celle des maxillaires, elle va être continue jusqu'à l'adolescence. Et on va le voir, cette croissance des maxillaires, elle va aussi être très contributive. C'est la langue surtout qui va beaucoup contribuer à pouvoir justement aider à ce développement. On dit même que la langue apparaît comme un incontestable appareil naturel d'orthopédie et de développement. Il ne faut pas oublier que c'est non seulement la langue mais toute la musculature périphérique qui vont justement, par la répétition de leur fonctionnement, être des déterminants de la croissance et de cette croissance morphogénétique orofaciale. En particulier, il faut bien remarquer que la langue, on va l'utiliser au moins 2000 à 3000 fois rien que pour déglutir de façon quotidienne. Donc c'est véritablement un acte fonctionnel répétitif qui va surtout être très important puisque à chaque déglutition, la langue devrait pouvoir stimuler la suture interpalatine du maxillaire supérieur. Et en faisant cela, eh bien, dans cette position, elle va être donc un conformateur déjà du palais. De façon naturelle. Or, chez beaucoup d'enfants, et là aussi vous allez remarquer, donc c'est que ça se voit de façon très fréquente, surtout chez tous ces enfants dys, eh bien, la langue n'est pas en position haute, elle est en position basse. Et une langue qui va être en position basse, elle va donc ne pas justement pouvoir stimuler cette suture interpalatine, mais en plus elle va donc se manifester sous la forme d'une pulsion linguale. Et cette pulsion linguale, on va tout de suite la remarquer chez l'enfant très jeune parce qu'elle va être responsable, parce que la langue, c'est 17 muscles, donc c'est quand même un organe qui est assez fort. Eh bien, on va tout de suite s'en rendre compte parce qu'elle va donc empêcher l'éruption des dents supérieures. Et vous allez le voir très, très souvent, ce qu'on appelle ce diastème interincisif entre les canines supérieures, qui démontre bien que la langue est en arrière et pousse les dents. Même bien plus, on va se rendre compte que dans ces nombreux cas, la ventilation physiologique, qui devrait être exclusivement nasale, parce que le nez est fait pour respirer et la langue pour manger. Eh bien, cette ventilation physiologique n'est pas au rendez-vous. Alors là aussi, ces troubles de la ventilation vont pouvoir se remarquer non seulement sur le plan de l'éruption dentaire, de la croissance mandibulaire, ce qu'on appelle donc là aussi une maladie développementale, c'est la maladie de Classe 2, où les mâchoires sont donc en faible construction et même en position de rétrognathie, c'est-à-dire en arrière, eh bien, on va aussi observer des troubles de la ventilation orale. Voyez par ici, par exemple, chez ce jeune enfant, par justement un allongement de la face. C'est ce qu'on appelle un crâne dolichocéphale. Chez cet autre garçon en bas à gauche, on voit très distinctement la contraction de ce qu'on appelle la «hoop» du menton et donc qui caractérise une déglutition justement atypique qu'on appelait justement déglutition infantile, donc immature. Et cette petite fille à côté, on voit très très bien cette respiration buccale, donc là aussi elle ne se sert vraisemblablement que très très peu de sa ventilation nasale au profit de la respiration buccale. Et cette pulsion linguale qu'on voit très très bien chez cet enfant dont la denture ne peut pas justement pouvoir s'exprimer et se positionner correctement. Notons au passage cette jeune enfant qui a été victime d'allergies et qui a développé justement un syndrome obstructif d'apnée du sommeil âge de 17 ans et en même temps que s'est aggravée sa typologie de, de l'icofaciale dans ces 10 années de sa croissance. Donc c'est très important de pouvoir examiner, déjà rien qu'en regardant le visage de face et de profil, de pouvoir observer ces problématiques, que ça soit de la langue, que ça soit même de la ventilation avec les cernes sous les yeux, que ça soit justement le développement de la mandibule. Et on voit les liens également entre la posture et la ventilation. Voilà un enfant qui a donc été photographié sur plusieurs années et on voit bien que avec la croissance, eh bien, le problème s'est accentué, c'est-à-dire que sa posture de tête est allée en se déséquilibrant et déjà on imagine très facilement la cyphose dorsale, c'est-à-dire le dos rond qui doit l'accompagner. Alors voici effectivement un enfant qui a une posture de tête qui s'est accentuée dans le déséquilibre et qui est en relation avec une respiration anormale et un syndrome obstructif d'apnée du sommeil, malgré l'absence de ronflements constatée, mais avec la présence d'une respiration buccale pendant le sommeil. Donc, vous le voyez, en même temps qu'on peut voir ces profils, on n'est pas obligé d'avoir aussi un enfant qui va mal dormir parce qu'il ronfle. Il faut bien vous dire qu'un ronflement une fois par semaine chez un enfant c'est déjà quelque chose de problématique parce qu'un enfant, c'est pas un adulte en miniature, mais justement avec les tissus et ses tissus musculaires qui sont en cours de développement. Ce n'est pas forcément le ronflement qui va être le plus remarquable et délétère pour les problèmes que nous allons voir par la suite. Alors, bien entendu, Ça se voit. Mais au-delà de ça, mais quel est le problème finalement? Alors, c'est ce que nous allons justement regarder maintenant. Vous allez vous rendre compte que ce que je vais vous expliquer maintenant est peut-être un peu plus complexe, donc j'ai cherché, nous avons cherché, Yari, de vraiment vulgariser, donc de communiquer simplement. Donc pour ceux qui sont, qui seraient très très doués en physiologie ou très connaissants, excusez-nous. Et puis pour ceux qui trouvent ça un peu compliqué, il faudrait encore qu'on puisse faire des efforts pour vulgariser. En attendant, nous on constate dans notre pratique, et c'est ça qui est important, qu'il y a véritablement un cercle vicieux. Et ce cercle vicieux, comme nous l'avons vu jusqu'à maintenant, En premier lieu, il va concerner le développement de la posture depuis justement les premiers moments de la vie. Mais en même temps, ce lien entre la posture et la respiration fait que manifestement, dans ce redressement postural et l'édification de cette posture debout, eh bien, également la respiration est concernée. Et on va le voir, cette respiration, elle est très importante pour le sommeil, elle est fondamentale. Yari vous a expliqué déjà un peu tout à l'heure à quel point le sommeil était important pour le développement des fonctions cognitives. Eh bien oui, en troisième lieu, et certainement le pilier le plus important parce que certainement le moins exploré chez l'enfant, c'est vraiment le trouble du sommeil et cette conséquence sur sur les fonctions cognitives et notamment l'attention. Et ce qui est important aussi, c'est que tous ces enfants qui ont des troubles de la posture vont donc se retrouver déjà dans un stress, si ce n'est que par le fait de devoir compenser sur le plan neuromusculaire pour pouvoir agir finement sur le monde qui les entoure. Mais ils vont aussi se retrouver dans une deuxième cause endogène du stress, c'est-à-dire d'avoir des difficultés pour respirer. Et on sait à quel point ne pas respirer, manquer d'air, c'est hyper anxiogène. Donc, troisième point aussi, pourquoi il peut être stressé? Parce que, comme vous l'avez aussi expliqué, Yari, eh bien, quand on passe une nuit sans dormir, eh bien, on est beaucoup plus susceptible fragile sur le plan justement de l'autorégulation émotionnelle et notre fatigue va nous sensibiliser au stress. Donc finalement, le stress fait partie inhérente de la vie quotidienne à chaque instant de ces enfants dys. Alors maintenant, nous allons regarder justement les hypothèses qui sont à l'origine de ce cercle vicieux. Et on doit beaucoup à l'élaboration de ces hypothèses physiopathologiques, on doit beaucoup au Dr Kersiak qui est avec nous ce soir et que je salue autant en tant que professionnel mais surtout en tant qu'ami. Et je suis très, très content et très honoré et très fier qu'il ait pu nous insuffler depuis déjà tant d'années cette direction que nous adoptons aujourd'hui à 100 parce qu'elle correspond tout à fait à ce que nous rencontrons chaque jour dans notre vie quotidienne et que nous partageons aujourd'hui avec toutes les personnes qui pratiquent ce métier de neurothérapeute dont nous allons vous parler tout à l'heure. Eh bien oui, il y a des origines génétiques et épigénétiques chez l'enfant dit, c'est indéniable. Mais qu'est-ce qui est vraiment génétique? Eh bien, déjà, on a émis l'hypothèse que ces troubles du développement postural, sensorimoteur et cérébral qui y sont liés sont déjà des troubles qui sont eux-mêmes causés par la génétique ou des facteurs aggravants épigénétiques. De la même façon, la deuxième hypothèse qui est formulée, c'est qu'il peut y avoir effectivement des problèmes de sommeil avec des troubles fonctionnels, on va le voir, de la filière justement de la respiration et de la ventilation, qui sont très très peu explorés et qui l'ont été par grâce à une autre personne très importante dans la recherche qui est le Dr Guy Mineau, qui est d'ailleurs décédé il n'y a pas si longtemps, et qui lui a mis en évidence ce qu'on appelle le SARVAS, c'est-à-dire le syndrome d'augmentation de résistance des voies aériennes supérieures. Et dans cet échafaudage d'hypothèses, eh bien, le fait de pouvoir d'avoir un mauvais sommeil et d'avoir des problèmes respiratoires provoquerait des troubles des circuits neuronaux de l'optimisation. Nous venons de parler tout à l'heure de la ventilation optimale, notamment, qui a été très, très bien décrite déjà il y a une quinzaine d'années par Jacques Thalmann, qui est donc un Nantais et qui est donc un orthodontiste bien connu à l'université en France. Alors, les voies aériennes supérieures, comment ça fonctionne avec les diaphragmes dont je vous ai parlé tout à l'heure? Alors, si vous vous souvenez, je vous ai bien expliqué que quand, à l'inspiration, le diaphragme va créer une dépression négative en s'abaissant pour que l'air inspiré pénètre, mais en même temps, pour fermer, il va y avoir une dépression négative dans le pharynx qui a tendance à fermer le conduit du tube pharyngé. Et il va y avoir physiologiquement un mécanisme protecteur qui est mis en jeu avant même le début de l'inspiration par la contraction des muscles dilatateurs du pharynx pour justement éviter cet abaissement pharyngé et qui est donc un collapsus, c'est-à-dire un rapprochement trop important des parois et donc de maintenir ce tube ouvert. Et c'est vraiment ce mécanisme protecteur qui va permettre de contracter ces muscles qui dilatent le pharynx. Nous allons le voir dans la physiologie, donc cette activité des muscles dilatateurs du pharynx précède de quelques cent millisecondes l'inspiration diaphragmatique, et c'est ce qui va justement protéger lors de l'inspiration ce collapsus du tube pharyngé. Si on regarde d'ailleurs de plus près, on va voir que dans la pathologie, eh bien, ce mécanisme protecteur ne joue pas son rôle. Cette séquence temporelle donc qui anticipe cette possibilité de collapsus en gardant ou ouvert par dilatation des muscles pharyngés, le Dr Kersiaa s'est rendu compte que dans 95 chez les dys, cette séquence temporelle est altérée et que donc ce mécanisme de décalage de phase dans ce réflexe n'est pas respecté. Et tout cela, on va le voir, c'est en grande partie à cause de la respiration paradoxale dont nous avons parlé tout à l'heure. Bien entendu, il y a aussi des facteurs morphologiques et fonctionnels qui vont favoriser. On vient de le voir avec également le développement global postural et donc crânio-facial de l'enfant. Il va pouvoir y avoir des éléments qui vont favoriser la fermeture de cet orifice. D'abord, la pression négative à l'inspiration et donc ces problèmes de respiration paradoxale, des dépôts de graisse, alors chez l'enfant et aussi bien sûr chez l'adulte, et donc surtout chez l'adulte après vieillissant, un relâchement des tissus, mais aussi chez l'enfant, on l'a vu, les petites mandibules, cette maladie de classe II, c'est-à-dire cette rétrognathie, ce manque de développement de la mandibule par rapport au maxillaire supérieur. Plus précisément, une chose qui est importante, c'est que pendant le sommeil, eh bien, la baisse du tonus de la filière pharyngée interrompt le flux respiratoire pendant plusieurs secondes. Et si effectivement il y a déjà une tendance à la fermeture, il va y avoir un micro-réveil au dormeur parce qu'il faut qu'il ait du tonus pour pouvoir respirer et cela lui permet de rouvrir le passage. Donc on le voit, c'est un mécanisme qui peut se répéter très fréquemment durant le sommeil et qui va donc altérer par conséquence la qualité du sommeil. Alors on vient de voir la posture dans cette approche, l'importance de la respiration Nous allons parler maintenant de l'importance du sommeil. Alors, nous allons donc dire quelques mots du sommeil normal, et pour pouvoir vous en parler, je reprends d'ailleurs une explication et un schéma que nous a proposé le Dr Kersiaen, qui est donc de bien préciser que bien sûr la plasticité neuronale, elle dure toute la vie. On est tous d'accord, on n'est plus dans ces croyances où la plasticité neuronale s'arrêtait à l'âge adulte. Maintenant, ce qui est important de savoir, c'est qu'on passe par différentes phases de sommeil qui se divisent grosso modo en 3 parties le sommeil lent léger, le sommeil profond et le sommeil paradoxal qui a été mis en évidence par Lionel Jouvet, mais déjà dans les années 70, qui a donc découvert ce qu'on appelle le mouvement rapide des mouvements des yeux, la période de REM. Et chaque cycle de sommeil dure en principe entre 90 et 120 minutes. Et donc ce train du sommeil va nous faire successivement passer par 3 à 5 cycles de 90 à 120 minutes. Et donc, pour qu'un enfant en âge scolaire puisse avoir son «due» de sommeil, ça c'est très important puisqu'on voit que dans le monde actuel, bien, très peu d'enfants et très peu d'adultes dorment suffisamment, rien que dans la quantité de sommeil, eh bien, entre 3 et 5 ans, un enfant doit dormir entre 10 et 13 heures, entre 6 et 13 ans 9 à 11 heures, et de 14 à 17 ans 7 à 9 heures par nuit. Alors faites vos comptes, je pense qu'il y a beaucoup d'enfants et de parents parmi vous qui connaissent des enfants qui sont justement avec une dette de sommeil. Alors ce qui est très important de noter c'est que pendant les deux phases de sommeil, notamment le sommeil lent et léger et le sommeil lent profond, eh bien, c'est pendant ce temps-là que le cerveau va consolider ses fonctions, notamment la mémoire, la mémoire déclarative. Et dans le sommeil lent profond que va pouvoir récupérer aussi tout le potentiel attentionnel, attentionnel, et donc il va y avoir une récupération de cette fatigue cérébrale accumulées pendant la journée. Et notamment dans le sommeil paradoxal, il y a donc une importance donnée donc à la consolidation de la mémoire procédurale, c'est-à-dire en fait de tous les circuits sensori-moteurs. Donc voilà l'importance du sommeil. Et Alfany Midlet, qui est une doctorante qui a fait justement la présentation de son doctorat à Montréal il y a peu de temps, disait, puisqu'elle est spécialisée dans l'apnée du sommeil «Dormir suffisamment, c'est pas suffisant, mais dormir en respirant, oui, c'est nécessaire.» Également, plusieurs scientifiques sont tout à fait d'accord et pour eux, le dépistage du sommeil devrait être considéré comme standard dans l'évaluation des troubles neurodéveloppementaux. Alors oui, c'est évident que ça devrait être un dépistage systématique. Comme l'a souligné tout à l'heure Yari, souvent dans les bilans neuropsychologiques, le sommeil n'est même pas abordé parce que, comme il l'a expliqué, tous ces métiers sont cloisonnés et donc la physiologie qui touche le corps, qui touche même les fonctions de l'homéostasie n'est pas forcément bien considérée parce que forcément bien enseignée et bien apprise. Et là vraiment, il y a vraiment tout un retard à rattraper. Et en plus de ça, même aujourd'hui, on sait à quel point il est compliqué pour un enfant d'abord d'accéder à un examen du sommeil de polysomnographie, c'est-à-dire un examen avec une hospitalisation pour justement pouvoir étudier le sommeil de fond en comble, je dirais, mais en plus parce que tout simplement, il n'y a pas de solutions qui sont proposées. Donc en fait, à quoi bon faire des examens coûteux s'il n'y a pas de solution, puisqu'on sait que les solutions pour, en cas de problèmes de sommeil chez l'adulte, bien entendu, c'est l'appareil à pression positive. Mais ça, c'est une autre affaire. Et notons au passage cette étude sur plus de 1000 enfants d'école primaire qui est intéressante et importante pour nous parce que ces enfants-là avec des troubles de sommeil et sans baisse d'oxygène peuvent présenter malgré tout des conséquences cognitives identiques à ceux ayant un Servas ou à des apnées. Voilà donc maintenant avant de continuer je vais repasser La parole à Eyari pour le chapitre suivant.
Merci Joël. Merci Joël pour vraiment tout cet apport théorique qui est essentiel pour la compréhension de la suite de cette présentation. Encore un grand merci aussi à tous ceux qui sont avec nous parce que vous êtes vraiment, vraiment nombreux. J'ai eu l'occasion de répondre à quelques questions dans le chat et puis ça vous intéresse vraiment, les questions sont vraiment pertinentes. Bienveillante, etc. Donc je vous remercie. Donc nous allons continuer après cette belle présentation un peu. Est-ce que ça se mesure? C'est-à-dire que là, on vient d'évoquer beaucoup de choses sur le plan des fonctions cognitives, sur le plan du sommeil, de la proprioception, de la gestualité, etc., etc. Une fois qu'on comprend un peu tout ça, comme je vous ai dit, les mécanismes sous-jacents à ces troubles neurodéveloppementaux Maintenant, il faut essayer de trouver des solutions, c'est-à-dire, est-ce qu'on peut mesurer ces difficultés? Alors, la première chose, c'est déjà qu'on peut les voir, comme Joëlle vient de nous présenter. Il y a des choses visibles et vous l'avez bien notifié dans le chat, c'est-à-dire que vous retrouvez vos enfants avec ces postures, etc. Donc oui, ça se voit cliniquement, mais est-ce qu'on a des outils de mesure pour vraiment essayer de mesurer plus finement ces difficultés? Difficultés. Alors oui, vous avez vu, on a repris un peu ce cercle vicieux. Mais oui, on a beaucoup d'outils aujourd'hui qui ont été validés pour mesurer, par exemple, tout ce qui est en lien avec la posture. On parlera, par exemple, la rééducation, la prise en charge avec l'EMG de surface pour travailler sur tous les aspects un peu musculaires. En ce qui concerne la respiration, nous, à l'Institut, et ce qu'on va vous montrer un peu plus tard, on peut utiliser des ceintures thoraciques classique pour mesurer la respiration et les mouvements du diaphragme. Et Joëlle l'a évoqué, on va retrouver des anomalies sur ce registre-là chez nos enfants avec des troubles neurodéveloppementaux. Le sommeil. Alors aujourd'hui, on a des petites montres qu'on appelle des montres d'actigraphie qui vont nous permettre de mesurer les micro-mouvements pendant le sommeil, lorsque l'enfant dort, et voir Est-ce que l'enfant va— on peut mesurer des micro-réveils. Généralement, l'enfant va se mettre à respirer parce qu'il y a une mauvaise respiration et donc ça va le sortir de sommeil profond et réparateur. Effectivement, et donc cette montre va nous permettre de mesurer un peu tous ces micro-réveils durant le sommeil. En lien avec la tension, le neurofeedback par EEG quantitatif. Alors, pour ceux qui ont l'habitude de nous suivre déjà depuis quelques années, il y a plusieurs types de neurofeedback dans le monde. Nous, aujourd'hui, nous vous parlerons du neurofeedback qui est basé sur l'EEG quantitatif, et puis je vais vous développer ça un peu plus tard dans la présentation. Et puis tout ce qui est en lien avec le stress, la gestion émotionnelle, des capteurs de BVP, d'AED, pour mesurer les réponses physiologiques du corps face à nos émotions. Nos émotions internes et nos émotions en réaction à notre environnement. Allons un peu plus dans le détail. Alors, ah oui, là ce sont des outils de mesure, comment dire, on va utiliser du matériel pour mesurer un fonctionnement cognitif, émotionnel, mesurer la posture, le sommeil, etc. Et puis on a des outils qu'on peut retrouver chez l'ensemble des professionnels de santé, en fait, qu'on appelle des questionnaires, ou des questionnaires que l'on peut attribuer aux parents, des questionnaires que le praticien peut remplir lui-même, ou un questionnaire que l'enfant peut remplir. Et donc je remercie infiniment encore une fois le Dr Kersia pour sa présence aujourd'hui, parce qu'il a élaboré un questionnaire en lien avec la qualité qualité du sommeil et les probabilités d'avoir un trouble neurodéveloppemental et notamment la dyslexie. Et donc c'est un questionnaire qui est fourni aux parents et donc les parents vont remplir une partie de ce questionnaire mais les enfants également sur la qualité du sommeil en soi. Par exemple, est-ce que l'enfant bouge la nuit? Est-ce qu'il grince des dents? Est-ce qu'il dort et va respirer avec la bouche ouverte? Etc. Et donc le score total dans ce questionnaire va nous amener un pourcentage de probabilité d'avoir une dyslexie. Par exemple, là on a extrait ça, mais un enfant présentant un score de 65 dans le questionnaire du Dr Kersia va avoir une probabilité de 59% d'avoir une dyslexie. Alors petit bonus pour vous, mais en même temps c'est votre rôle de détective, vous pouvez également retrouver le questionnaire sur le site de l'Institut Neurosciences, mais je vous guide pas plus, il va falloir fouiller un peu pour essayer de le trouver, mais il y a un petit jeu de piste qui vous attend pour atteindre ce questionnaire de sommeil. Donc on peut, pour revenir sur l'évaluation, oui, ces troubles, ils se mesurent au travers d'un matériel qu'on va utiliser, mais également, vous pouvez également utiliser des questionnaires. Alors, si on reste sur des aspects un peu cognitifs, émotionnels, sommeil, etc., dans la pratique du neurothérapeute que nous vous présentons, nous utilisons beaucoup l'électroencéphalographie quantitative. Un mot compliqué qu'on peut résumer, on l'appelle aussi l'EEGQ. L'électroencéphalographie est un appareil de mesure qu'on connaît depuis des décennies maintenant, très utilisés dans les hôpitaux, on appelle ça un EEG. Eh bien, notre examen est le même dans sa mise en place, c'est-à-dire qu'on va positionner sur la tête de l'enfant plusieurs capteurs qui vont pouvoir mesurer l'activité électrique du cerveau de l'enfant. Dans un hôpital, pour les enfants qui sont épileptiques, on peut utiliser un EEG Le neurologue ou le neuropédiatre vont avoir une lecture de la qualité de ce signal électrique. En neurofeedback quantitatif, on va regarder la quantité de l'activité électrique de ces enfants que l'on va comparer à une norme. C'est comme tous les tests, que ce soit neuropsychologique, que ce soit des tests chez un psychomotricien, un ergothérapeute, une orthophoniste. En fait, on fait passer des tests à l'enfant et on va comparer ses résultats à des normes, c'est-à-dire des enfants du même âge. L'EEG quantitatif, c'est exactement la même chose. On a une base normative et on va comparer l'activité de cet enfant qui rencontre des difficultés. On va comparer son fonctionnement cérébral. Est-ce que le cerveau fonctionne comme il devrait fonctionner par rapport à son âge? Ça va nous donner accès Notamment, là je vous donne l'exemple de tout ce qui est en lien avec le sommeil. C'est— ah, mon diapositive change toute seule. Quand on procède à un électroencéphalogramme quantitatif, je suis désolé, ça change tout seul, je sais pas si je peux faire une petite pause.
Ouais, c'est pas grave, Yari, t'auras juste à la ramener.
Moi, je vais la ramener, ce sera plus simple. Là, vous voyez bien Guylaine, là, du coup?
Oui, elle est revenue, super, elle est là. Excellent.
Alors, il y a plusieurs ondes cérébrales qu'on peut mesurer, c'est-à-dire une activité cérébrale que l'on va mesurer grâce à le qu'on appelle donc des ondes cérébrales. Les ondes Delta sont des ondes très lentes dans le cerveau qui sont très présentes lorsqu'un sujet, un enfant, ou vous-même, vous êtes en train de dormir et lorsqu'on est dans un sommeil lent profond. Les ondes Theta, elles, sont présentes dans la phase de sommeil paradoxal. Elles sont prédominantes dans cette phase de sommeil, ou lorsque vous faites une séance d'hypnose par exemple, et que vous êtes dans cet état un peu hypnagogique, le cerveau peut mesurer beaucoup d'ondes thêta dans le cerveau. L'alpha, c'est lorsque vous êtes éveillé mais calme, calme sur le plan moteur, calme sur le plan émotionnel, des fois un peu dans la rêverie, un peu en mode un peu pilotage automatique. Et lorsque le cerveau travaille beaucoup, comme là, c'est le cas, vous voyez, je suis en train de cliquer, penser à ma diapo, penser à ce que je vais dire, ben mon cerveau il est en bêta majoritairement, c'est-à-dire que les neurones sont dans un traitement actif de l'information. Donc là, c'est le fonctionnement que l'on va retrouver, ces ondes cérébrales, donc sur le plan cérébral chez l'être humain. L'EEG quantitatif, on va mesurer la quantité de chacune de ces ondes cérébrales que l'on va comparer à des enfants enfants du même âge. C'est pour ça qu'on appelle l'EEG donc quantitatif, la quantité. Bah, qu'est-ce qu'on se rend compte chez nos enfants dys? Je dis dys, mais c'est les troubles neurodéveloppementaux. Souvent, on va avoir des anomalies des ondes lentes, et notamment des ondes delta et théta, qui jouent un rôle primordial dans la qualité du sommeil. Et on l'a vu, là, on l'a répété plusieurs fois, le sommeil, ça a un impact. J'aurais tendance à dire dans tout, le fonctionnement cognitif, émotionnel, fonctionnelles dans la mémorisation et donc les apprentissages. Et on se rend compte chez nos enfants avec des troubles neurodéveloppementaux que ces ondes delta et theta ne sont pas assez présentes sur le plan cérébral. On appelle ça donc des carences d'ondes delta, theta. Alors là, ici, vous voyez, on a schématisé la tête. C'est comme si on avait pris une photo du haut. On a le nez à l'avant, les oreilles aux côtés. Les petits points blancs que vous voyez, ce sont les capteurs de le EEG quantitatif. Le bleu que vous voyez sur certaines régions cérébrales vient de signer une carence de ces ondes delta, thêta, chez des enfants neurodéveloppementaux, et donc vient de signer l'atteinte de cette qualité de sommeil, d'accord. Donc là, vous le voyez, cette qualité de sommeil, cette mauvaise qualité de sommeil qui va avoir un impact sur tout le reste. La concentration, parce que c'est le sommeil de qualité qui va recharger mes batteries attentionnelles, comme on a pu le voir au préalable. Ça va avoir un impact sur— ça peut générer une certaine forme d'agitation ou un état de fatigue chez les enfants, et des difficultés sur le plan de l'inhibition cognitive, comportementale, émotionnelle. Et donc cette gestion émotionnelle en soi, comme je vous ai dit, moi le matin, si Si j'ai fait une nuit blanche, il faut pas trop m'embêter. Conséquence de cette fatigue cérébrale sur l'attention, la gestion émotionnelle en soi. Outils de mesure, ok, ça nous permet de mesurer spécifiquement les difficultés que rencontre l'enfant pour pouvoir trouver des solutions. Et ben, qu'est-ce qu'on fait une fois qu'on repère ces difficultés? On va mettre en place un accompagnement, c'est-à-dire des méthodes en neurothérapie. Il y en a plusieurs, on va les aborder. Qu'on va aborder juste après. Et donc cet outil va nous permettre, ben ok, cet enfant a des difficultés de sommeil, on va mettre en place des choses sur le plan quotidien, des choses pour guider les parents, pour faciliter le sommeil en soi. On va tenter de mettre en place une rééducation de la respiration, utiliser le neurofeedback en rééducation pour réguler ce fonctionnement cérébral. Et puis Au bout d'un certain temps dans notre rééducation, on va réévaluer, on va refaire un EEG pour voir, ben, est-ce que finalement notre rééducation elle a un impact, est-ce qu'elle fonctionne, est-ce qu'on peut, comme moi en tant que neuropsychologue je fais un bilan avant, ou une orthophoniste, je mets en place un suivi et je fais un bilan après et je compare. Est-ce qu'il y a une évolution, est-ce que les méthodes que j'ai utilisées fonctionnent et tendent à réguler le fonctionnement et donc à aider l'enfant au quotidien. Et donc plus tard, là ici c'est un exemple d'un enfant qu'on a suivi, qu'on a réalisé 14 séances d'accompagnement en neurothérapie en associant neurofeedback et biofeedback. On va l'aborder et on va voir justement une amélioration de cette qualité de sommeil au fur et à mesure de la prise en charge. L'actigraphie, on en a parlé, va nous permettre de mesurer les micro-réveils, avoir un regard sur justement Est-ce qu'on observe des micro-réveils chez l'enfant qui vont venir diminuer cette qualité de sommeil? Encore des outils de mesure. Et puis on va combiner d'autres méthodes, notamment de biofeedback, si on veut travailler sur le stress. Bah oui, parce qu'il y a le bon stress et il y a le mauvais stress. Il y a le stress actuel que j'ai pu ressentir au début de notre présentation, un petit stress, le le cœur qui se met à battre un peu plus, bah tout ça, des réponses physiologiques de cet état de stress, un peu d'anxiété, etc. Bah tout ça, on peut le mesurer. Parce qu'il y a le bon stress qui me permet de me dire allez, on y va! Bah oui, il y a 700 personnes qui te regardent, mais c'est du stress qui va me permettre de déployer, sortir de ma zone de confort. Après, il y a le mauvais stress, celui qui me paralyse, qui au contraire va me faire bégayer, va me faire avoir des difficulté à aller chercher les mots, etc. Et là, on bascule de l'autre côté. Mauvais stress, bah oui, il faut le mesurer parce que, comme Joëlle a pu le dire un peu plus tôt, l'enfant qui présente un trouble neurodéveloppemental, il y a le stress extérieur, puis il y a le stress interne, le stress qui est en lien avec ces anomalies physiologiques. Donc ça, on va pouvoir le mesurer avec des capteurs que ce soit des capteurs d'EDA, des capteurs de BVP, on va y revenir après, vraiment pour mesurer les réponses physiologiques du corps par rapport à ses émotions, pour apprendre et guider l'enfant dans cette gestion émotionnelle. Je vais donc repasser la main à Joëlle. On arrive vraiment à la fin de cette présentation pour cette fois vous parler des solutions, tout ça.
Tout simplement. Eh bien oui, maintenant que nous avons vu que ça se mesurait, nous allons parler de la solution. Quelle solution peut-on proposer pour ces enfants? Alors, comme Ilary et moi-même nous en avons parlé, Nous avons pensé pouvoir justement développer une forme thérapeutique ou une forme d'accompagnement, une forme donc de même d'éducation auprès des enfants qu'on appelle la neurothérapie. Cette neurothérapie, vous venez de le voir avec les outils de la psychophysiologie, c'est-à-dire l'EEG, le capteur d'activité électrodermale, ou le capteur capteurs justement pour mesurer la variabilité de la fréquence cardiaque, qui sont donc 3 modalités qu'on a décidé donc de vous présenter succinctement ce soir, en sachant qu'il y en a d'autres puisqu'on utilise à peu près 8 modalités différentes de biofeedback, même 9 d'ailleurs, pour pouvoir accompagner les enfants. Eh bien, toutes ces connaissances de la neuropsychophysiologie qui datent depuis plus d'un siècle et qui nous ont permis aujourd'hui d'arriver à la compréhension et à l'élaboration des neurosciences, puisque c'est grâce aussi à ces appareils d'électrophysiologie qu'on en sait plus sur le cerveau. Et même si l'EEG date de 1924, de son concepteur, dans ces années-là, encore aujourd'hui, c'est un outil fabuleux pour pouvoir mesurer en temps réel l'activité cérébrale. Donc, la neurothérapie, elle est bien déjà à la base supportée par la neuropsychologie, mais avant tout par la physiologie et donc la psychophysiologie. Et il s'agit de quoi? D'une méthode d'apprentissage par la rétroaction biologique. La spécificité du biofeedback ou du biofeedback EEG qu'on appelle le neurofeedback, C'est la rétroaction biologique et l'apprentissage de cette rétroaction. D'ailleurs, si vous voulez en savoir plus sur cette définition de la neurothérapie, vous pouvez consulter le Wikitionnaire et vous y trouverez la définition bien décrite. Alors, cette neurothérapie, elle va donc reposer sur une approche de la neurophysiologie et des systèmes intégrés. Ça veut dire quoi? Ça veut dire que, eh bien, c'est une approche globale. On ne peut pas s'occuper du cerveau sans s'occuper de la physiologie du corps et vice versa. Donc il y a bien une approche bidirectionnelle corps-cerveau. D'une part, le corps, comme on l'a vu, qui se construit grâce à la proprioception et donc d'autres sens comme l'extéroception et l'intéroception, et également deux autres sens importants, mais surtout la vision, on va le voir, pour la perception. Et donc c'est la neurophysiologie, et en même temps, qui va donc envoyer ces afférences sensorielles, donc ces inputs sensoriels, vers le cerveau, ce qu'on appelle une approche du bas vers le haut. Et en même temps, donc, On va le voir, cette approche du haut vers le bas, qui est donc bien sûr, c'est l'activité du cerveau et du système nerveux central, et qui va donc envoyer des efférences, donc des informations vers le corps, de façon à moduler ce qui se passe au niveau du corps et qui est surtout donc exprimée pour nous à travers le neurofeedback. Donc vous le voyez, cette approche globale va tenir compte des deux, c'est-à-dire de l'information qui vient du corps vers le cerveau et une fois que ça va être modulé par le cerveau, eh bien, qui va revenir dans la boucle pour justement pouvoir modifier des informations sensorielles. Alors oui, tout cela est vraiment une question de perception. Le contrôle postural de l'enfant, la direction de son regard, son appétence à la vie que cet enfant exprime dans ses bras et dans la posture de sa tête et sa posture générale, toute cette attitude en fait qui dénote l'expression par son schéma corporel, eh bien, ça va lui permettre d'exprimer sa motricité. Et là, on le voit pour aller se précipiter, par exemple, dans les bras de sa maman. Eh bien, il y a 3 types d'informations qui vont être utilisés pour cette perception de la position du corps et du mouvement. Premièrement, la vision, qui est importante puisque nous nous servons de 95 des informations que nous grosso modo par jour, c'est utilisé par la vision. Bien entendu, nous sommes sur Terre, il nous faut également le sens de la gravité, la graviception, et ça, ce sont des petites structures dans l'oreille interne. Et enfin, la proprioception, qui va donner toute l'information du corps pour justement pouvoir unifier l'ensemble de ces informations. On dit que la proprioception est la mère de tous les autres sens. C'est le sens fondateur, puisqu'on a vu à quel point, déjà pour passer dans la filière génitale, arriver à sortir de l'utérus et sortir à l'extérieur, eh bien, cette proprioception est fondamentale. Donc, de façon un peu plus compliquée ou décrite, la perception du corps, elle va dépendre de la proprioception, qui elle va fournir la perception de son propre corps, ce qu'on appelle le corps propre, et en même temps la perception du corps de l'autre qui va être donnée par la vision. Donc, ce tout unifié va être permis par justement des inputs sensoriels de ces deux formes d'information sensorielle. Et c'est ce qui va permettre d'aboutir sur l'action. De façon un peu plus précise, la perception du corps, donc, c'est par cette voie ventrale qui va pénétrer dans le cerveau, qui est en jaune, la flèche que vous voyez en jaune, et la voie dorsale de la vision qui suit donc cette flèche en bleu, qui est donc celle qui est donnée par la vision. Et ces inputs sensoriels vont être traités par la voie ventrale et dorsale. Et pour ce qui est de la perception, aujourd'hui on en sait un peu plus, bien entendu, puisque ces voies visuelles et dorsales composent ce qu'on appelle le réseau fronto-temporo-parietal impliqué dans la perception et le traitement des informations du corps. Et maintenant, on connaît mieux les différentes structures du cerveau qui participent, puisqu'il y a des réseaux neuronaux qui sont attribués à la représentation du corps. Et on sait que cette maturation du schéma corporel est très lente entre l'enfance et l'adulte. Eh bien, il faut déjà 25 ans pour fabriquer un cerveau entre l'entrée le traitement de l'information jusqu'à un lobe frontal, on va dire, fonctionnel et mature, c'est un quart de siècle. Et dans ces structures, eh bien, cette maturation du schéma corporel jusqu'à l'adolescence bien confirmée est encore bien difficile. Il y a également l'activité des neurones miroirs qui sont importants dans tout ce qui peut être justement apprentissage et également le traitement visuel qui concerne le mouvement humain. Donc on voit, il y a de nombreuses structures et donc même elles sont complexes et organisées en réseaux neuronaux qui vont permettre de moduler les informations qui viennent du corps et qui vont donc revenir en boucle. Sur le corps. Alors, la rétroaction biologique en neurothérapie, où elle s'inscrit justement dans ce rapide tour de la physiologie de la perception? Eh bien, la proprioception est au cœur, avec les muscles oculomoteurs par exemple, pour guider le regard par rapport à la direction, ou du moins aux données de la rétine, même la surface de la peau qui est un extérocepteur par l'externe, mais qui va être aussi un propriocepteur quelque part par la partie interne de la peau. Et aussi donc tout ce qu'on appelle les fuseaux neuromusculaires qui sont quand même quelques milliers, centaines de milliers, au niveau de nos muscles pour justement pouvoir produire une action musculaire. Et enfin, des structures très importantes qui sont dans l'oreille interne. Eh bien, toute cette proprioception, ce qui permet ce sens du corps, avec la vision et l'audition, va participer à cette boucle de la perception. Il y a une grande partie de ces informations qui sont heureusement inconscientes puisqu'elles permettent des automatismes sans qu'on y pense, sinon on ne pourrait même pas ni bouger ni regarder. Donc effectivement, ce niveau d'automatisme, en plus de ça, est là pour nous protéger puisque même avant de chuter ou même avant de bouger un bras, notre cerveau a déjà anticipé l'action et déjà programmé nos muscles qui sont prêts, déjà en contraction pour pouvoir faire un mouvement. Donc il y a bien un niveau important de perception inconsciente, mais il n'en reste pas moins qu'il va falloir un traitement par le cortex pour pouvoir justement redonner de l'information en fonction de toute notre expérience mémorisée justement dans tout ce que nous avons vécu, que ça soit sur le plan moteur, mais que ça soit sur le plan cognitif. Que ce soit sur le plan émotionnel, qui vient justement perturber si souvent l'acte moteur également. Eh bien, toute cette modulation, elle va se faire par voie descendante vers le corps. Et c'est donc sur cette perception consciente que nous, nous allons essayer d'aller au plus près du mécanisme entre la perception inconsciente et la perception consciente pour que justement on puisse, par l'éducation, donc par une rétroaction biologique, pouvoir justement modifier la trajectoire neuro-développementale de l'enfant. Alors, comment se conceptualise cette rétroaction biologique en neurothérapie? Eh bien, il s'agit d'une neuro-régulation cognitive et perceptive. Certainement que donner l'autorégulation à quelqu'un, c'est le plus beau cadeau qu'on puisse lui faire, que ça soit l'autorégulation émotionnelle, cognitive ou perceptive. Nous, nous allons utiliser des rétroactions, bien entendu, venant de nos sens, donc visuelles, auditives ou proprioceptives, et nous allons utiliser ces outils de mesure dont nous avons brièvement parlé tout à l'heure, de façon à pouvoir entraîner, à modifier justement ces variables qui deviennent visibles grâce à ces outils de mesure et qu'autrement dont on n'aurait absolument pas conscience. Donc il y a bien à ce moment-là une prise de conscience qui va permettre d'acquérir cette autorégulation. Eh bien, cet apprentissage de l'autorégulation, c'est ça en fait la neurothérapie. Alors, la neurothérapie est bien une approche globale pour l'éducation et la santé, et c'est quelque chose auquel nous tenons beaucoup parce que au début de cette présentation, Yari l'a bien évoqué, en parlant des différents professionnels qui s'occupent de l'enfant dys, eh bien, on espère et on essaye justement d'apporter quelque chose d'un peu original dans cette approche de l'enfant dys. Parce qu'il faut bien constater, plus on est d'intervenants, c'est pas pour autant que l'enfant dys ou l'enfant qui a un trouble neurodéveloppemental va mieux. Donc il y a forcément, non pas dans la multiplication des professionnels ou des techniques, mais surtout dans une compréhension globale. C'est ce qu'on essaie ce soir de vous apporter, déjà comprendre la base des phénomènes qui président au développement de l'enfant, qui peuvent justement nous apporter des solutions. Alors la neurothérapie Elle utilise la rétroaction biologique, oui. Elle utilise des méthodes qu'on va vous montrer dans un instant de biofeedback et neurofeedback. Elle concerne la physiologie des émotions, la cognition, des comportements, même des comportements moteurs. Mais aussi un élément qui est important, c'est qu'elle va nous permettre avec les familles, de développer les compétences psychosociales tant des enfants que de la famille elle-même, qui lorsqu'il y a un enfant dys ou un enfant qui présente un trouble neurodéveloppemental est très souvent en souffrance et souvent avec peu de capacité d'exprimer ou de trouver en face d'elle des vraies solutions. Donc voilà un peu l'objet de notre de notre pratique de tous les jours. Donc il s'agit bien d'améliorer les comportements et comme il a été dit tout à l'heure, d'infléchir la trajectoire développementale de ces enfants. Et ça, c'est vraiment très important puisque tout le monde est d'accord qu'il s'agit bien d'une trajectoire développementale puisqu'on parle de troubles neurodéveloppementaux. Et donc de pouvoir mesurer les modifications positives de cette trajectoire, eh bien aujourd'hui c'est rendu possible. Et encore une fois je rappellerai au sujet de l'actigraphie que le Dr Quercia a déjà entamé une étude chez de nombreux enfants avec l'INSERM de Dijon justement qui comporte des mesures actigraphiques parce que ça serait vraiment un moyen important de pouvoir dépister précocement des problématiques de sommeil de ces enfants. Et nous pensons qu'en l'alliant justement avec nos outils de mesure de la psychophysiologie, notamment de l'EEG quantitatif, cela pourrait être des éléments absolument indolores, non invasifs, très simples à mettre en place et qui pourraient nous renseigner et vraiment nous permettre de suivre encore beaucoup, de beaucoup plus proche tous ces enfants. Alors nous allons très rapidement donner 2 ou 3 exemples de ce que nous faisons, c'est-à-dire d'abord l'éducation fonctionnelle proprioceptive, puisqu'on va agir sur le corps, l'entraînement cognitivo-perceptif et métacognitif en biofeedback et neurofeedback, et aussi, comme je viens de vous l'expliquer, de se préoccuper du développement des compétences psychosociales, car aujourd'hui c'est un problème de santé publique dans lequel d'ailleurs la France avait quelques retards, et d'ailleurs d'autres pays aussi, mais qui a été initié au Canada en 1987 par une charte à Ottawa. Donc oui, c'est ce que nous présentons dans l'éducation fonctionnelle Guider et orienter la plasticité cérébrale dans une perspective fonctionnelle, l'éducation fonctionnelle proprioceptive est ce qui va nous intéresser au premier chef. Mais bien sûr, nous avons donné que quelques exemples de ce que nous pourrions justement, dans l'éducation, préconiser pour les familles et les parents, de pouvoir justement donner des retours d'information d'une bonne posture de façon informée par les voies sensorielles et le cerveau, qu'il y ait donc une réappropriation d'un schéma postural de qualité. Également la respiration, donc surtout cette respiration paradoxale dont nous parlions tout à l'heure et qui est si importante dans ces désordres et ces dysfonctionnements. Et qui peut être justement tout à fait reprogrammée et donc éduquée. Et là aussi, il faut une collaboration étroite, une participation importante des accompagnants et de la famille. Et bien sûr, toujours penser que c'est l'enfant qui fait le travail et qu'il faut l'encourager, le récompenser pour qu'il puisse justement atteindre ses objectifs et modifier sa trajectoire. Par lui-même. Et aussi l'oculomotricité, c'est-à-dire l'importance si grande des muscles oculomoteurs. Et d'ailleurs, à ce sujet-là, Patrick Kersia est donc ophtalmologiste, si vous ne le savez pas, et c'est donc le créateur d'une méthode particulière pour pouvoir justement améliorer la fonction oculomotrice et proprioceptive de l'entrée visuelle, on va dire, chez l'individu. Donc voilà ce que nous pouvons apporter dans cette contribution. Et bien entendu, l'entraînement cognitivo-perceptif et métacognitif avec justement ce qu'on appelle le neurofeedback et aussi l'entraînement cognitivo-perceptif Excusez-moi, elle était partie. Ça, c'est donc vraiment le biofeedback, c'est-à-dire pour vous montrer sur cette photo avec un capteur au doigt de pouvoir justement pouvoir, en présentant une représentation d'images qui peuvent stresser la personne, Ah, d'accord. Bon, excusez-moi. Bon, de toute façon, Eyari va pouvoir vous montrer ça plus en détail à ma suite, et donc je vais donc lui repasser la parole immédiatement.
Super, merci Joël. Alors, je vais
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