Est-ce que la course Ă pied est bonne pour notre santĂ©? Je suis le Dr. GuĂ©nolĂ© Addor et je vais vous donner ma vision de la chose. En fait, on m'a posĂ© cette question sur Instagram et puis j'ai fait du coup, je me suis intĂ©ressĂ© à ça, j'ai fait une revue de la littĂ©rature et pour vous donner les pour et les contre, on va commencer par les pour. Alors pour les pour, je pense que c'est vraiment clairement un puissant levier mĂ©tabolique parce qu'il y a une grosse consommation d'Ă©nergie, ça permet de maintenir un poids sain, d'amĂ©liorer la sensibilitĂ© Ă l'insuline, de rĂ©duire les graisses viscĂ©rales. Ăa a un impact cardiovasculaire majeur, ça stimule la VO2 max, la fonction cardiaque, l'oxygĂ©nation des tissus. On sait que ça amĂ©liore aussi la vascularisation et tout ça c'est vraiment un prĂ©dicteur de longĂ©vitĂ©. Ăa a des effets neurocognitifs, vous savez, ce runner's high, l'effet de vraiment se sentir bien avec une augmentation du BDNF, c'est le brain-derived neurotrophic factor, c'est ce qui nous permet d'avoir le cerveau qui fonctionne plus vite. Ăa augmente la sĂ©rotonine, la dopamine, les endorphines, donc c'est vraiment cette sensation de bien-ĂȘtre. Ăa diminue le stress, ça baisse le risque de dĂ©pression. Et puis ça a un effet hormĂ©tique et un signal de jeunesse. La course Ă pied, ça stimule le systĂšme cardio-respiratoire, nerveux et mitochondrial, et ça fait de l'hormĂšse mitochondriale. Et puis je pense que c'est aussi bien parce que c'est accessible, c'est auto, on est autonome, et puis c'est scalable, c'est scalable parce qu'on n'a pas besoin de matĂ©riel. Et voilĂ , pour ce qui est du Des contres. Le problĂšme, c'est pas vraiment la course, je pense, c'est la maniĂšre dont les gens courent. Trop vite, trop fort, trop tĂŽt, parce qu'on a un surentraĂźnement et des blessures comme des fasciites plantaires, des tendinopathies ou des fractures de stress. Trop de zone 3 ou 4, ça veut dire qu'on est trop haut et on bascule dans un phĂ©nomĂšne de stress mĂ©tabolique avec une augmentation du cortisol, de l'inflammation, diminution de la rĂ©cupĂ©ration et puis un catabolisme musculaire. RĂ©sultat, en fait, on devient plus fatiguĂ© que fit. Puis on voit sur le monde, et vous savez, des marathoniens qui ont un petit peu de bide, alors qu'ils sont assez maigres, parce qu'en fait le cortisol est trop haut. Et puis ils activent toujours le catabolisme, jamais l'anabolisme, la fabrication musculaire. On a effectivement une perte musculaire si on fait que du running comme seule activitĂ©. Donc il y a un risque de sarcopĂ©nie, surtout si en plus on s'alimente de maniĂšre pauvre en protĂ©ines, et puis qu'on dĂ©pense effectivement Ă©normĂ©ment de calories, et que la course Ă pied coupe la faim en plus. Et puis il y a ce phĂ©nomĂšne de biomĂ©canique moderne qui est mal adaptĂ©e parce qu'on a des chaussures qui sont trop amorties, donc on a une perte de la force des pieds et la chaĂźne postĂ©rieure qui devient faible avec des risques de blessures augmentĂ©s. Et puis le mythe du «no pain no gain», ça veut pas dire qu'il faut aller plus vite et que plus on court et plus on est fatiguĂ© Ă la fin, mieux c'est. Non, au contraire, il faut savoir s'entraĂźner dans des efficiences mĂ©taboliques. VoilĂ , allez, je vous donne plus d'informations petit Ă petit et puis partagez cette information. Continuez de me suivre, je vous souhaite une bonne semaine et Ă bientĂŽt. Ciao with Dr. Addor.