Attirer 500.000 visiteurs dans une champignonnière - Aurélien Schneider

Dans cet épisode du podcast « Vivement la Reprise », le présentateur (SPEAKER A) interviewe Aurélien Schneider, entrepreneur français qui a racheté en 2016 une ancienne champignonnière troglodytique du Saumurois, rebaptisée So'ulu, pour en faire un site touristique immersif. Schneider raconte comment il a découvert le site via le site d’annonces Fusac, les premières impressions qui l’ont convaincu, et les erreurs de gestion du propriétaire précédent (terrasse inutilisée, mauvaise commercialisation). Il décrit le contexte historique de la champignonnière, son passage de la production de champignons à l’abandon, puis à la reconversion touristique. Il détaille les actions menées : refonte du parcours muséographique avec un scénographe, création d’une expérience immersive inspirée du Puy du Fou, refonte de la charte graphique, diffusion massive de flyers, amélioration du site web, et mise en avant d’un restaurant proposant des « galipettes » (champignons farcis). Les résultats sont présentés : passage de 18‑22 k visiteurs annuels à plus de 40 k, voire 50 k en incluant le restaurant. Schneider évoque d’autres projets du groupe Feeling Good, dont une boutique‑salon de thé Harry Potter à Cannes, et un futur hébergement insolite en Alsace. Il partage sa philosophie entrepreneuriale : chercher des entreprises « endormies », les repositionner de façon unique, éviter la banalité, créer son propre univers pour devenir leader et fixer son pricing. Il critique le manque d’éducation à l’entrepreneuriat en France, les obstacles administratifs (ex. commissions environnementales) et conseille les repreneurs de ne pas croire aux promesses faciles, de se concentrer sur le business model, le positionnement et la rentabilité. L’épisode inclut également une mention du partenariat avec la Banque Populaire, qui soutient les repreneurs. L’interview se conclut par un appel aux auditeurs pour soutenir la vision de Schneider et suivre ses projets sur les réseaux sociaux.
Chapters
Comment tu t'es retrouvé à racheter une champignonnière?
Je vais faire rêver beaucoup de repreneurs. On arrive avec ma femme sur le site et on voit un monde pas possible. Moi, je tombe amoureux du site tout de suite et on voit immédiatement des erreurs de gestion manifestes dans l'exploitation passée. J'avais fait venir les archers du Puy, je voulais vraiment qu'on ait un des plus beaux lieux de France.
Qu'est-ce qui t'anime dans l'idée de reprendre une entreprise?
C'est de trouver des belles endormies et vraiment de les propulser au maximum de leur potentiel. On a une boutique que ça a monté sur le thème d'Harry Potter.
D'accord.
Et là encore, on a créé un lieu immersif extraordinaire. On est 4,9 sur 5 sur Google. Quand tu crées ton univers à toi, tu es le leader. Et quand tu es le leader, tu peux créer ton pricing.
Tu me disais en préparant cette interview que ce pays se meurt dans la banalité.
En voulant être l'identique de l'autre, en fait, on fait que du moyen. Alors que si on cherche vraiment une différence extraordinaire, on a des résultats extraordinaires.
Bienvenue dans Vivement la Reprise, le podcast qui raconte l'envers du décor de la transmission d'entreprise avec zéro tabou. On vous plonge dans ce moment précis où tout bascule. Des négociations tendues, les premiers face-à-face avec les équipes et puis des enjeux de pouvoir et surtout des rencontres. Parce que reprendre une entreprise, c'est entrer dans une histoire qui n'est pas forcément la vôtre. Des parcours intimes et une seule certitude: racheter une boîte ne se passe jamais comme prévu. Aurélien Schneider, bonjour.
Bonjour.
Merci d'être parmi nous dans Vivement la reprise.
Merci de m'avoir invité.
On est trop content de te recevoir. Alors toi, tu as quand même une histoire assez dingue dont on parle d'ailleurs régulièrement dans les médias parce que justement tu as repris un lieu totalement insolite, On va en parler dans un instant. D'abord, qu'est-ce qui t'anime dans l'idée de reprendre une entreprise?
L'animation première que j'ai, c'est de trouver des belles endormies ou des entreprises qui ne sont pas développées comme elles devraient l'être et vraiment de les propulser au maximum de leur potentiel.
OK. Dans la famille, il y avait déjà des repreneurs d'entreprises?
Alors, mon papa était plutôt entrepreneur associatif, on va dire. C'est-à-dire qu'il était plutôt intrapreneur. Maintenant, il y a plein de termes qui se créent autour de l'entrepreneuriat, mais il avait une fibre entrepreneuriale, mais qu'il n'a pas au sein d'entreprises commerciales, mais plutôt au sein d'associations ou de développement de réseaux.
OK, donc tu avais déjà quelque part en toi cet ADN entrepreneurial?
Oui, c'est quelqu'un qui m'a— ça a été mon mentor, c'est quelqu'un qui m'a énormément inspiré. Et puis les enfants, c'est souvent comme ça, soit ils suivent la voie, soit ils se détournent complètement. Et là, j'ai vraiment suivi ce flot.
Tant mieux, tu en es plutôt heureux aujourd'hui.
J'en suis assez fier, je le remercie pour ça parce que je l'ai jamais fait, je le fais là.
Bon, on va en parler justement parce que je suis quand même très intriguée et de comprendre comment tu t'es retrouvée à racheter une entreprise qui est à la base quand même une champignonnière. C'est comme ça qu'on appelle ça, c'est ça?
Voilà, c'est ça.
Qu'est-ce que c'est d'ailleurs une champignonnière pour celles et ceux qui ne connaissent pas forcément? Qu'est-ce que vous faites?
Alors, pour être très clair, le lieu géographique est très important. On est dans le Saumurois, on est au bord de la Loire, dans des galeries de tufaux, des galeries de tufaux qui ont été creusées par l'homme pendant toutes ces années, initialement pour y habiter, ensuite pour créer des matériaux de construction pour faire les châteaux de la Loire, ces fameuses pierres blanches. Magnifiques. Et puis, derrière ça, à la fin de l'extraction de la pierre de Tuffeau, qui a été arrêtée du fait des nouveaux matériaux de construction, on a des galeries complètement vides, mais on s'est rendu compte pendant l'extraction de la pierre de Tuffeau que sur le fumier de cheval, les chevaux qui servaient à rentrer et sortir le matériel de Tuffeau, poussait un petit champignon, la rosée des prés, que nous, on appelle le champignon de Paris. Et donc, très naturellement, à la fin de l'extraction de la pierre de Tuffeau, on a cultivé toutes ces galeries en champignonnières puisque il n'y avait pas besoin de lumière, on avait un taux d'humidité parfait, on avait la température parfaite et donc ce sont devenus des champignonières.
Génial.
Et le temps avançant, on a dû arrêter cette culture des champignons parce que trop coûteux, parce que concurrence des pays à faible coût dans l'est de l'Europe. Et donc du coup, naturellement, ces galeries ont été abandonnées, mais l'implantation géographique du site que je détiens aujourd'hui fait que le tourisme a pris dans relais et les gens étaient intéressés de venir voir la culture des champignons. Alors au début, ça se faisait avec la lampe torche sur le front et puis après, assez naturellement, c'est devenu un site touristique qui accueille des visiteurs, un restaurant pour goûter des champignons, des champignons de la cave et le site a avancé comme ça.
C'est génial. Donc aujourd'hui, vous êtes un lieu touristique.
Aujourd'hui, c'est un site touristique, oui.
Et ça porte un nom ce lieu maintenant?
Alors c'est le So'ulu, c'est une champignonnière, le So'ulu.
D'accord. Sachant que je crois que tu n'en es pas à ton premier essai parce qu'aujourd'hui, tu es donc à la tête de cette champignonnière, mais avant, je crois que tu as repris un camping.
C'est ça? Voilà. Donc, en fait, comme je te l'ai dit, mon papa a été un peu précurseur et il avait des activités associatives. Quand j'ai fini mes études, assez naturellement, on s'est posé la question de reprendre l'activité dans laquelle il était. C'était des villages vacances, en fait. Et comme beaucoup de villages vacances en France, ils étaient vieillissants, on avait besoin de les rénover. Et donc on avait porté un projet de rénovation de ces établissements-là. Donc j'ai intégré en tant que salarié cette structure-là et en intégrant en tant que salarié cette structure-là, j'ai détecté, senti plusieurs opportunités qui gravitaient autour de cette activité principale. Donc j'ai été amené à formuler des premières offres de reprise. Mais il faut bien imaginer qu'à l'époque, il n'y avait pas YouTube, il n'y avait pas toute cette effervescence autour de la reprise comme on peut l'avoir aujourd'hui. Donc c'est des choses qui se faisaient assez naturellement. Tu croisais le voisin, tu dis, tu vends pas ton local? Tu vends pas ton activité et on discutait comme ça. Et donc les activités ont avancé comme ça. Et effectivement, dans le périmètre de ce village vacances, il y avait un camping qui était détenu par une association, elle aussi une association de colonies de vacances. La fin des colonies de vacances, voilà, on est beaucoup dans l'histoire aujourd'hui, mais la fin des colonies de vacances arrivait dans ces années-là. Et donc il y avait besoin de faire pivoter cette activité pour la transformer en ce qu'on appelle en glamping. Voilà, c'est-à-dire ces campings, mais qui sont pas vraiment du camping, qui sont plutôt des lodges où on dort sous tente, mais on est quand même dans des conditions de confort assez agréables avec des vrais sanitaires, avec des vraies douches et puis des vrais lits. Voilà, c'est ce qu'on appelle, c'est ce qu'on appelait, c'était très à la mode à l'époque, le glamping. Et donc on a fait ce pivot, donc on parlait beaucoup pivot, et donc faire ce pivot de la colonie de vacances qui vraiment était très difficile, un marché de plus en plus difficile, au glamping qui était vraiment à l'époque un essor extraordinaire. Donc on a repris cette activité-là, oui.
Et ça, c'était en quelle année?
Là, on On parle de 2012.
Sachant que la Champignonnière, c'est il y a quelques années. 2016. 2016, ça fait 10 ans quand même, malgré tout. Quand tu reprends cette Champignonnière, c'est quoi le contexte de cette entreprise? Oui, c'est quand même une entreprise. Comment tu l'as dénichée?
Je vais faire rêver beaucoup de repreneurs s'ils nous écoutent, mais à l'époque, il y a un site qui existait déjà qui s'appelait Fusac, pour pas le nommer. Et puis, avec ma femme, on était sur nos activités. Puis je dis, ce serait bien quand même qu'on trouve quelque chose de nouveau qui nous rebooste, qu'on reparte sur un nouveau projet. Et je regarde sur Fusac, première fois que j'ouvre ce site. Au bout de la troisième annonce, je tombe sur cette offre-là.
Ah oui.
Et je dis, ça, c'est assez incroyable. Et puis, je veux pas payer. Je sais pas pourquoi, à l'époque, je veux pas payer les 41 euros. Avec le descriptif, j'arrive à retrouver l'entreprise. Je prends mon téléphone et j'appelle à l'accueil en disant, je voudrais parler au gérant, lui parler de son entreprise. Bon, je suis un peu flou, je suis pas très clair dans mes propos. Le gérant m'appelle un peu fâché en me disant, qu'est-ce que c'est que cette histoire? Je mets sur des sites, c'est pas pour qu'on m'appelle, etc. Voilà, vous savez, j'ai rien dit. Voilà, on était intéressé par votre entreprise. Est-ce qu'on pourrait la visiter? Il fait, écoutez, venez. Là, il y a des ponts. On était sur un pont de mai. Venez pendant le pont de mai. On arrive avec ma femme sur le site et on voit un monde pas possible. On gravit les quelques escaliers qui nous mènent aux 31 mètres au-dessus du niveau de la Loire et on arrive sur ce lieu extraordinaire. Moi, je tombe amoureux du site tout de suite, immédiatement, parce que ce site est extraordinaire. Et on voit immédiatement des erreurs de gestion manifestes dans l'exploitation passée.
En tant que visiteur, tu arrives là?
Immédiatement, avec l'œil un petit peu avisé, on voit tout de suite des choses. Je te donne juste un exemple. On a un restaurant à l'intérieur de 50 places. On a une terrasse de 150 places à l'extérieur et il n'y a personne sur la terrasse alors que le restaurant est rempli et que je vois le gérant refuser les clients les uns après les autres. Non, c'est pas possible, c'est pas possible, c'est pas possible. Donc tout de suite, tu fais le calcul, tu te dis c'est quand même incroyable. On est sur un pont de mai, je sais pas, il y a peut-être 400, 500 personnes qui venaient dans la journée et on refuse, on refuse, on refuse les gens. On rentre, on fait la visite puisque maintenant c'est un parcours de visite qui montre l'exploitation de la champignonnière à l'époque et à aujourd'hui. Donc il y a un parcours muséographique et on rentre dedans et ce sont des simples panneaux imprimés sur feuilles A4 plastifiées. Donc on se dit OK et donc on voit après les commentaires Google, on se dit OK, là, il y a clairement un potentiel, une opportunité. Mais si tu veux, aujourd'hui, je le conscientise. Mais à l'époque, ce n'était pas comme ça. À l'époque, c'était beaucoup d'instinct.
Je suis super contente de lancer vivement la reprise avec notre partenaire Banque Populaire, première banque des entreprises en France depuis 16 ans selon l'étude Kantar PME-PMI 2025. Pour réussir sa reprise, il faut avant tout être bien entouré. Alors selon le ministère de l'Économie, d'ici 2030, près de 500 000 entreprises chercheront un repreneur. C'est énorme et c'est un enjeu colossal pour nos régions. Et c'est là justement que notre partenaire Banque Populaire entrent en jeu. Leur force, vous allez le voir, c'est de vous accompagner sur tout le parcours de transmission. Avant, d'abord avec le diagnostic et la valorisation. Pendant aussi pour l'exécution et la structuration de financement. Et puis après, surtout pour sécuriser votre projet dans la durée. Alors que vous soyez un professionnel de proximité, une PME ou une plus grande entreprise, les conseillers professionnels, les chargés d'entreprise aussi et les experts dédiés Banque Populaire sont à vos côtés pour vous accompagner dans vos projets de reprise. Et puis au-delà du conseil, Banque Populaire peut financer, peut garantir et même investir à vos côtés. C'est ce qui sécurise concrètement le repreneur, le vendeur et surtout ce qui assure la pérennité de l'entreprise. Pour anticiper votre projet, rendez-vous sur banquepopulaire.fr. Le lien est dans la description. Merci encore 1000 fois à Banque Populaire de soutenir vivement la reprise. On passe à la négociation. Génial comme histoire. Donc vous tombez amoureux tous les deux.
Voilà.
Avec ta femme de ce lieu. Qu'est-ce qui se passe ensuite?
Eh bien, comme on était venu dans le cadre d'une reprise, on discute avec le gérant à la fin de notre visite à nous. Puis on se met d'accord sur le prix, on discute pas trop le prix. Et il nous dit quelque chose qui va encore faire rêver beaucoup de gens qui veulent reprendre des entreprises aujourd'hui, mais c'est important d'y tirer des choses parce qu'il y a un delta entre maintenant et avant. Il me dit, vous êtes la troisième ou quatrième personne qui vient nous voir et puis ça s'est pas fait. Voilà. Et donc, en fait, aujourd'hui, une entreprise qui serait captée immédiatement par le marché des repreneurs, à l'époque, était peut-être un peu difficile à vendre, Du fait de la nonchalance du propriétaire. Et puis, voilà, de cette exploitation au final un petit peu branque-ballante, pas très optimisée.
Tu as su pourquoi finalement il n'a pas vendu aux 3 ou 2 autres personnes qui étaient venues avant?
Parce qu'en fait, il a mis une annonce sur Fusac et c'est tout. En fait, il n'avait pas une démarche très proactive.
D'accord.
Il n'était peut-être pas sûr de vendre. Les gens qui venaient n'étaient pas des gens très qualifiés.
Je comprends. Première visite, donc tu nous as raconté la scène, des étoiles dans les yeux, le lieu, l'ambiance, j'imagine qui devait être assez folle. En plus, un week-end de mai, effectivement, s'il y avait du monde, ça devait être quand même sympa de se projeter aussi. C'est important aussi de se projeter dans une entreprise qu'on a envie de reprendre. Il y a apparemment aussi beaucoup d'espaces qui n'étaient pas utilisés, notamment cette terrasse. Te fait penser vraiment qu'il y a de l'argent qui dort dans cette entreprise? Le potentiel est encore plus grand.
Vraiment, je ne raisonne pas par l'argent, même si ce n'est pas quelque chose dont je me cache de vouloir gagner de l'argent. Ce n'est pas ça, mais j'ai vraiment un raisonnement de passionné et des yeux qui brillent de l'enfant, en fait, de se dire comment je peux rendre ce lieu extraordinaire. On a 3 kilomètres de galeries. Il y a 500 mètres qui sont utilisés et c'est largement suffisant pour le musée. Aujourd'hui, on rentre, on voit que les gens ne sont pas satisfaits. On a des notes Google qui sont très basses alors qu'il y a un potentiel de dingue. On arrive, le lieu est extraordinaire, on rentre dans des galeries qui ont été creusées par l'homme depuis tant de siècles et on n'arrive pas à valoriser ça, c'est pas possible. Et donc nous, on a cet œil de se dire comment on va faire pour qu'on ait un effet waouh et de l'expérience extraordinaire, ce que j'appelle aujourd'hui l'expérience d'exception, en parcourant ce site. Et en fait, on raisonne comme ça.
Tu reprends un peu les codes, tu te projettes par exemple comme dans un parc d'attractions, le Puy du Fou, etc., pour créer une vraie expérience en fait.
Oui, et alors c'est, merci de parler du Puy du Fou puisque par mon activité passée que j'ai exposée tout à l'heure, les villages vacances, j'ai beaucoup travaillé avec le Puy du Fou puisque j'avais pris les mêmes architectes que le Puy du Fou. Donc j'étais très en interaction avec les dirigeants, avec Laurent Albert que je salue et que je remercie beaucoup pour tout ce qu'il m'a appris également sur le développement d'une activité et comment on pouvait propulser une culture d'entreprise et de faire, voilà, aujourd'hui, c'est le premier parc au monde en termes de qualité, de ressenti. C'est vraiment un lieu extraordinaire. Et c'est vrai que j'ai raisonné comme ça. Et d'ailleurs, j'ai beaucoup échangé avec eux pour se dire comment on pourrait faire pour avancer, pour repenser l'ensemble.
On a dit donc que le vendeur, en fait, il voulait peut-être pas forcément vendre. S'il a dit non ou s'il n'a pas vraiment...
Il était vendeur, mais on n'aurait pas été dans une négociation sur le prix, par exemple. Si on avait discuté le prix, il aurait dit non. Voilà.
Ah oui, d'accord. Pourquoi il t'a fait confiance à toi? Parce que t'as justement pas négocié le prix?
Je pense que tout ça est très instinctif. Merci pour ces podcasts parce qu'aujourd'hui, on arrive, on tente de formaliser des choses qui sont encore une fois instinctives. Quand j'échange avec lui, je crois qu'il y a un lien de confiance qui se crée parce qu'on est deux jeunes, on a une expérience professionnelle quand même assez avancée et on arrive à échanger et à tisser ce lien qui fait qu'il comprend là où on va. C'est-à-dire que la personne qui était avant nous, elle dit, oh ben moi, je vais relancer des frites, je vais faire une sorte de snack, des hot-dogs, etc. Chose qui ne va pas du tout avec le site puisqu'on est sur une champignonnière. On fait goûter des champignons et on parle de mettre des frites et du Coca. Il y a quelque chose qui ne matche pas. Et en fait, pour lui, c'était moins vrai, mais ça a été plus vrai avec d'autres vendeurs. Il y a toujours besoin de quand même reconnaître à la fois le travail qui est fait, pour nous en l'espèce, le lieu dans lequel on est et pourquoi on veut avancer, on veut faire les choses et avec une discussion qui doit être assez franche.
Allez, on passe au jour d'après. Le jour de la reprise arrive malgré tout. Donc vous vous faites confiance, vous vous tapez dans la main. Comment ça se passe le premier jour quand tu as les clés, ça y est, avec ta femme et tu te dis ça y est, c'est à nous. Qu'est-ce que tu fais? Comment tu te sens?
Eh bien écoute, je vais te raconter une histoire que peu de personnes pourraient croire. Mais le premier jour où, enfin, allez, on va dire dans les 15 premiers jours. On prend les clés, effectivement, on fait ça au 1er janvier pour être fiscalement clean. Et puis, comme nous, on est en saison et que c'est fermé, ça va très bien. On prend le site, on vient, on commence à faire les mesures, les cotes, les travaux. On veut refaire la cuisine parce que je te raconte pas tout ce qu'on a pu découvrir, évidemment, voilà, quand tu reprends l'entreprise. Donc, il y a eu besoin de faire un certain nombre de travaux. Et puis, chose que je ne fais jamais, en 10 ans, j'ai dû répondre 4 fois au téléphone sur site et je réponds au téléphone. Le téléphone sonne, Ça n'arrêtait pas de sonner et je décroche et j'ai le Tour de France au téléphone qui me dit on passe dans la région et avant le Tour de France, on a Village Étape qui est l'émission regardée. On aura Gérard Depardieu qui sera présent, on aura tout un tas de les Bodins, etc. Et on aimerait que vous soyez le fil rouge tout le long et de faire cuire des champignons. Parce que ce que je ne t'ai pas dit encore, c'est que les champignons que l'on fait au sein de notre restaurant sont des champignons farcis. Qui s'appellent des galipettes. Voilà. La galipette, pourquoi? Parce que le champignon qu'on laissait pousser sur la motte de terre, le chapeau devenait tellement gros qu'il tombait et il roulait sur lui-même, il faisait une galipette. Et donc on appelle ça la galipette.
Donc c'est un champignon farci avec quoi? De la viande hachée?
On peut faire plein de choses dedans. On peut mettre du fromage de chèvre, on peut mettre de l'andouillette, on peut mettre tout un tas de...
Très dangereux, messieurs-dames. Très dangereux.
Et donc ces champignons farcis, bon ben voilà, attire beaucoup là et c'est vraiment un caractère remarquable du site. Et vous serez le fil rouge. Et donc je fais, alors finalement Gérard Depardieu n'a pas pu venir, mais je fais quand même Village Départ avec Ferroux, je ne sais plus comment il s'appelle le présentateur, Cyril Ferroux, etc. Et donc il y avait vraiment beaucoup de monde sur cet événement et pendant quasiment une heure, je cuisine juste avant une des émissions les plus regardées au monde.
Et c'est toi quoi, qui es à la casserole?
Alors tu imagines bien, moi, cuisinier n'ayant jamais cuisiné.
On a la même taille, il n'y a pas de problème.
J'ai mis la tenue, etc. Et donc, j'ai fait cette émission-là. Donc, ça s'est passé comme ça. Donc, tu vois, tout de suite, il y a eu une effervescence avec cet événement-là qui arrivait au final en juillet quand même. Mais bon, il a fallu préparer, etc. Mais sur une reprise, c'est quand même un événement marquant.
Bien sûr.
Et puis, un accueil extraordinaire de ce qu'on pourrait appeler des concurrents, mais qui, en fait, sont des partenaires puisque le Saumurois est une des régions, c'est peut-être la région où il y a le plus de sites touristiques en France. Et c'est une région qui a dû se fédérer parce que les gens allant à la mer, qui était une destination, il fallait arrêter les gens à Saumur parce qu'il y avait besoin avec le cadre nord, etc. Il y avait des choses à faire avec les troglodytes, avec le vin, avec la Loire. Il y a plein de choses à faire à Saumur. Et donc les acteurs touristiques se sont fédérés. Et donc ce qu'on pourrait appeler des concurrents ne sont pas, ce sont des partenaires. Et donc tout de suite, j'ai reçu beaucoup de mails de gens qui me disaient bienvenue, il faut qu'on se rencontre, etc. J'ai vraiment eu donc vraiment un accueil extraordinaire. Et puis, d'un point de vue plus opérationnel, on nous avait promis une personne en CDI qui devait vraiment nous seconder, qui est partie immédiatement quand il a appris que la cession s'était faite. Donc, on s'est retrouvé sans cette personne. Donc, il a fallu vraiment reprendre la maison en main. Mais pour moi, c'était quelque chose d'assez simple de mon parcours professionnel puisque j'étais, si on revient au Village Vacances, c'était une expérience beaucoup plus rude, beaucoup plus intense en termes de management et d'animation. Et donc là, je venais sur quelque chose de plus simple parce qu'à 18h, on ferme, on rouvre à 9h ou à 10h. Donc il n'y a pas toute la gestion comme je pouvais l'avoir dans les villages vacances qui sont des établissements où on a beaucoup de saisonniers, où on gère beaucoup d'humains et qui étaient beaucoup plus émotionnellement intenses.
J'imagine, puis c'est 24h24 un camping aussi.
Ouais, les établissements d'hébergement touristique sont assez intensifs.
Qu'on comprenne bien, à ce moment-là, quand tu arrives dans cette champignonnière, dans cette entreprise, il n'y a pas vraiment de parcours, j'allais dire parcours client, mais parcours visiteur en tout cas qui est structuré.
Il y a un parcours de visite très simple.
D'accord. Qu'est-ce que tu décides là de changer? Les gens, ils vivent quoi concrètement quand ils arrivent dans le lieu?
Une fois qu'on reprend le parcours de visite, je prends attache avec un scénographe et on repense complètement le parcours de visite. On reprend le parcours de visite à son début et on va expliquer en 1900 qu'est-ce qui s'est passé, en 1950 qu'est-ce qui se passe, voilà, entre l'avant, l'après-guerre, l'avant-guerre. Et puis la culture artisanale, la culture sur ces mottes de terre des années 1900, avec toutes les maladies, avec tout un tas de légendes, le fait d'interdire les femmes dans les caves parce qu'il y a tellement de maladies qu'on a peur que les femmes amènent la maladie. Et puis après, il y a la guerre.
Qu'elles amènent la maladie?
Oui, qu'elles amènent la maladie sur les champignons. Donc elles étaient interdites dans les caves.
Déjà à l'époque, on le savait, mais la condition des femmes était très difficile.
Après, il y a la guerre. Donc là, ce ne sont que les enfants et les femmes qui exploitent les galeries puisque les hommes sont partis à la guerre. Donc il faut expliquer tout ça. Et puis la culture aujourd'hui, la culture des différentes variétés de champignons qu'on peut avoir.
Je suis fascinée par cette histoire-là. Donc tu crées un parcours pédagogique aussi quelque part.
Oui, c'est ça, c'est muséographique on peut dire.
Alors que ce n'est pas du tout ton expertise.
Non, mais c'est ma fibre en tout cas.
Est-ce qu'il y a une autre décision que tu prends?
La première chose qu'on fait tout de suite, c'est qu'on rencontre la personne qui nous fait la commercialisation, puisque c'est une entreprise dédiée qui fait la commercialisation. On diffuse, à l'époque, on passe de 75 000 à 400 000 flyers et on diffuse. C'est une décision importante. On refait évidemment la charte graphique, on refait tout ce qui était fait. Si tu veux, on était dans dans l'avant. Tout était un peu dessiné, tout était un peu fait comme ça et on professionnalise les choses. Et je dirais maintenant, au bout de 10 ans, il faudrait encore repasser ce cap-là. C'est-à-dire que c'est des cycles. Et donc, il y avait besoin de remettre le lieu vraiment nickel, mais aussi sa commercialisation. Donc, site internet, évidemment. Et puis, voilà, cette commercialisation et cette diffusion qui est vraiment augmenter.
Allez, place aux surprises maintenant. Les 100 premiers jours, ils se passent comment et surtout qu'est-ce qui te surprend le plus?
Moi, ce qui m'épate sur ce lieu, puisque les 100 premiers jours, c'est donc 3 mois, on ouvre en mars, 1er mars. Donc on reçoit le substrat puisque dans la production de champignons, nous, on fait la culture mais l'incubation du substrat. Donc le substrat, c'est le fumier de cheval dans lequel on va mettre le mycélium, c'est-à-dire les graines de champignons, si tu veux, dedans. Ça, c'est pas nous qui le faisons parce que c'est un process très stérilisé, très compliqué et puis qu'on peut pas faire, qu'on explique mais qu'on ne fait pas nous. Donc on reçoit le substrat. Donc déjà, il y a cette première façon de mettre les champignons dans la cave. Donc ça, c'est assez étonnant parce que tu mets des champignons dans la cave, tu dis OK. Puis après, le monde qui passe. On est à Montsoreau, donc à côté de Saumur, dans un petit village, certes en bord de Loire, Loire à vélo, château de la Loire, donc quand même un lieu de passage important avec tout ce qu'on peut avoir autour de nous, mais le monde, c'est un lieu qui attire de fou.
Tout ça pour des champignons.
Mais je crois que c'est le lieu, en fait, il y a de la curiosité qui se crée. Et moi, c'est vraiment le truc qui m'étonne, le nombre de gens qu'on refuse. Et d'ailleurs, on prend après la décision d'ouvrir en février parce qu'on voit beaucoup de gens qui ont dit, c'est fermé, c'est fermé, pas aujourd'hui, pas aujourd'hui, pas aujourd'hui.
Les gens étaient déçus ou frustrés de ne pas pouvoir visiter.
Oui, mais c'est surtout, c'est dingue, c'est incroyable d'avoir tout ce flot de personnes qui peut venir sur ce site. C'est génial.
C'est dit, quand tu reprends une entreprise, c'est la meilleure aussi des récompenses quelque part. C'est que non seulement ça marche et puis qu'il y a une vraie demande.
Et donc du coup, on passe de, je vais peut-être dire une bêtise, entre 18 000 et 22 000 visiteurs, il devait faire. On passe à 40 000, un peu plus de 40 000. Et si on prend avec le restaurant tout le site, on est sur 50 000 visiteurs. Donc, on arrive sur des chiffres qui sont quand même assez importants. Parce que tu fais 50 000 fois 10, ça fait un demi-million de personnes quand même.
Incroyable. À quel moment tu te dis justement que ça bascule au-delà des chiffres? Est-ce que tu te dis, en fait, ça y est, j'ai repris une entreprise qui, en fait, va marcher et pour laquelle, d'ailleurs, il y a de l'intérêt, un lieu assez magique certainement aussi? Est-ce qu'il y a un moment où tu es passée du doute, peut-être, des premiers jours après la reprise, en te disant, bon, OK, c'est une super aventure, Et j'y crois, mais il y a quand même une part de doute quand on reprend une entreprise. Au moment où tu te dis, ça y est, ça y est, ça commence à marcher, quoi.
Écoute, j'ai pas eu de doute. Moi, j'ai pas vécu cette... T'as pas eu de doute? Non, alors que sur des reprises qui ont pu venir après, je l'ai, en fait. Et je me dis, peut-être que si j'étais aujourd'hui, je regarderais les choses différemment. Mais j'ai pas eu de doute parce que le prix d'achat n'était pas... Enfin, il était important, mais on était— l'engagement financier, il n'était pas monstrueux. Et puis, j'étais assez certain de ce qu'on faisait, de voir ce flux de personnes qui venait tout le temps. Déjà, ça, ça rassure beaucoup. Et d'avoir vu l'établissement tourner, d'avoir extrêmement bien analysé l'environnement dans lequel on était, les autres sites touristiques, à combien ils tournaient, vraiment regarder les flux touristiques. En fait, moi, mon travail de préparation, a fait que j'ai pas été inquiet.
T'étais à l'aise et confiant. Qu'est-ce qui a été le plus simple ou le plus fluide à mettre en place, à changer?
Pour moi, le plus fluide, c'est vraiment l'expérience. C'est vraiment d'arriver à créer une expérience, que ce soit du moment où la personne prend un dépliant jusqu'au moment où elle vient chez nous. Et c'est vraiment—
Pourtant, c'est pas évident.
C'est pas évident, mais moi, c'est vraiment quelque chose qui m'anime depuis depuis toujours, tout comme ça a été avec le village vacances. On n'a pas fini cette page-là, mais le village vacances, si tu veux, il y avait le village vacances et le camping. Donc on a repris le camping, mais le village vacances, on n'a pas réussi à aller jusqu'au bout du projet. Donc cet établissement a dû être fermé. Mais comment j'avais pensé les choses? Moi, j'avais pensé, c'est pour ça que j'avais fait venir les archis du Puy, c'est parce que je voulais vraiment avoir un lieu d'expérience. Déjà, je pensais déjà ça à l'époque, tu vois, déjà en 2010. À l'époque, je voulais vraiment qu'on ait quelque chose d'immersif et d'avoir les un des plus beaux lieux de France. Et on avait réussi ça d'ailleurs sur le papier, etc. Ça ne s'est pas fait pour des raisons de désaccord avec le propriétaire in fine. Mais comment on avait pensé les choses, on les avait pensées comme ça. On avait dessiné ça. On avait vraiment imaginé le lieu comme ça. Et moi, c'est toujours ça qui me guide. C'est vraiment l'expérience que tu peux vivre au travers des lieux que je peux posséder. Un troisième lieu, alors là, qui n'est pas une qui n'est pas une reprise, mais qui est une création, c'est notre boutique sur Cannes. On a une boutique salon de thé sur le thème d'Harry Potter. Et là encore, on a créé un lieu immersif extraordinaire. On est, je regardais encore hier, on est encore à 4,9 sur 5 sur Google avec je ne sais plus combien de centaines d'avis. Donc tu vois, on a un niveau de performance qui est très élevé dans l'expérience et dans cette immersion-là.
Et attends, cette boutique, donc tu dis que c'est une collection qui est associée à La Champignonnière?
Alors si tu veux, c'est un groupe, c'est ce qu'on appelle une holding. C'est un groupe qui s'appelle Feeling Good. Et dans ce groupe, on a plusieurs entreprises. Et on a donc La Champignonnière, qui est une SARL. Et puis, je fais aussi avec des participations. Donc là, c'est avec ma sœur. On fait pas mal les choses en famille.
En famille, trop sympa.
Avec ma sœur, qui est majoritaire dans l'entreprise. Et donc, ça fait 5 ans maintenant. Et on tient cette boutique, salon de thé, au centre de Cannes, en fait. Et donc, les gens, on est au centre de Cannes, mais on n'est pas dans un lieu de passage. Et donc, les gens viennent comme une destination. Voilà, par... Océane fait beaucoup de TikToks, etc. Quand on a lancé le TikTok, on a dû faire 1,2 million de vues quand on a lancé le TikTok de la boutique parce que justement, on a pu raconter cette expérience et tout ce parcours-là. Et c'est quelque chose d'assez unique parce que dans le Sud, on raisonne pas trop comme ça. C'est banqué un peu, tu vois. Ils vont se sentir plus un peu de spiritualité, sorcellerie, etc. Et c'est un lieu complètement à part, complètement unique dans dans le sud.
On ne t'arrête plus. Création, reprise, on ne l'arrête plus. Tu me disais en préparant cette interview que ce pays se meurt dans la banalité.
Oui.
Qu'est-ce que ça veut dire?
Ça veut dire que malheureusement, on a très peu d'éducation à l'entrepreneuriat. Et vous faites partie des gens qui éduquez beaucoup au travers de tout ce que vous pouvez faire autour de la reprise ou de l'entrepreneuriat. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, quelqu'un qui veut entreprendre, alors c'est encore pire il y a 10 ans. Mais à part des bouquins du style le MBA, Pro MBA ou voilà, quelques livres très américains au final, dans une culture très américaine qui s'applique au final pas tant que ça en France, même si on essaye de pousser les codes, etc., c'est pas forcément évident. Du coup, comment tu fais quand tu crées une boîte? Tu regardes ton voisin et tu fais comme ton voisin. Et ça, malheureusement, c'est le pire de ce qu'il faut faire.
On se copie tous. En fait, sans aucune originalité.
On perd notre singularité, en fait. Et en perdant notre singularité, la singularité de l'entreprise, eh bien, on perd tout ce qu'il y a de positif à être singulier, c'est-à-dire pouvoir polariser, pouvoir faire passer un message, pouvoir combattre des ennemis, etc. Et en voulant être l'identique de l'autre, eh bien, en fait, on fait que du moyen et du banal. Alors que si on cherche vraiment une différence extraordinaire, on a des résultats extraordinaires. Et aujourd'hui, en France, on a besoin de rentabilité, beaucoup plus. Je pense qu'on vit crise après crise depuis le Covid et peut-être que ça ne va pas s'arrêter, en fait. Et aujourd'hui, on a un litre d'essence à 2€, etc. Donc, on doit vraiment penser à la rentabilité de façon très, très importante. Ça doit vraiment être un moteur. Et pour avoir de la rentabilité dans le domaine des services, on va dire, eh bien, on a besoin de différenciation très, très fort et d'aller chercher quelque chose d'unique. Moi, je le qualifie d'insolite, mais ça peut être autre chose. Un insolite autrement et d'être véritablement, que les business vraiment soient vraiment eux, quoi. Voilà.
C'est intéressant parce qu'aujourd'hui, tu as donc à peu près 10 ans de recul sur ce que tu as racheté, ce lieu qui était déjà insolite dans sa forme et dans ce qu'on peut visiter dans le cadre d'un lieu touristique, mais qui, dans les faits, tu l'as rendu encore plus insolite par le parcours que tu as créé, par l'âme que tu y as...
Révélé les choses. C'est plus ça. On a révélé ce lieu, en fait. On a juste magnifié un peu quelque chose qui nous dépassera puisque c'est là depuis tellement longtemps.
Il mourait un peu?
Oui, oui, on était sur— c'était en déclin, c'était en fort déclin.
Tu as 10 ans de recul sur ton aventure. Il s'est passé plein de choses pendant cette aventure. Entre ce que tu as acheté en 2016 et ce que tu as créer, est-ce que finalement c'est comparable?
Je pense qu'in fine, le point le plus important, c'est vraiment le positionnement de l'entreprise et des entreprises. Comment on se positionne sur un marché? Parce qu'il y a plein de théories, encore une fois américaines, océan bleu, blablabli, blablabla. Mais ce qui fait le succès d'une boîte, c'est comment elle est positionnée sur son marché. C'est-à-dire que si tu peux avoir la meilleure excellence du monde, tu peux être le meilleur artisan au monde, c'est pas pour autant que tu auras ta rentabilité si tu n'as pas su positionner ton produit ou ton service, ton offre par rapport à une demande de marché. Et ce qui est extraordinaire dans l'entrepreneuriat, comment je le conçois nous, c'est qu'on crée nos propres catégories. On est complètement inédit sur notre marché. C'est-à-dire qu'on va créer une offre de service. Voilà, les champignonnaires du Sauloux, c'est un truc. On a quelques concurrents dans la région, mais on est on va s'inclure tous ensemble, les 3-4 qu'on est, 4-5, on est une catégorie à part. C'est-à-dire que tu vas pas recréer ça. Quand on crée une boutique salon de thé autour du thème d'Harry Potter, on crée notre propre catégorie. C'est-à-dire qu'on est notre propre innovation et on répond à une demande marché en étant innovant nous-mêmes. Et on va, après on peut le qualifier de plein de choses, de plein de théories, mais en tout cas, c'est ça qui est important, c'est d'aller créer son univers à soi. Parce que quand tu crées ton univers à toi, tu es le leader. Et quand tu es le leader, tu peux créer ton pricing, tu peux créer ton prix. C'est-à-dire que c'est toi qui guides ce que tu fais. Puisque tu es le leader, tu es le seul. Mais il faut arriver à avoir un positionnement. C'est ça qui est important.
C'est le positionnement qui offre derrière la liberté d'entreprendre et de créer une situation.
Et moi, parce que c'est quelque chose que je fais naturellement, comme tu peux le comprendre, que c'est quelque chose de très intuitif. Et quand je l'ai fait pour moi, je l'ai fait aussi pour d'autres, que j'ai aidé des amis, des chefs d'entreprise, etc. Moi, il n'y a pas un moment où je ne rentre pas dans un café où je ne discute pas au bout de 2 minutes avec le chef d'entreprise pour lui dire comment repositionner son entreprise, son offre. Et c'est passionnant parce qu'encore une fois, il n'y a pas d'éducation, il y a peu d'éducation du fait de ce raisonnement entrepreneurial en France qui est ce qu'il est, d'accord? Mais quand on voit les leviers, l'angle mort un peu, ce que la personne n'a pas vu et comment on peut repositionner l'entreprise, c'est vraiment passionnant parce qu'on fait pivoter la boîte et d'un seul coup, elle passe de pas de rentabilité à forte rentabilité. Et ça, c'est extraordinaire. Ça, j'adore.
Il nous manque certainement une éducation à l'esprit entrepreneurial ou à... En Angleterre, j'ai eu la chance de le vivre. Il y avait des cours d'entrepreneuriat avec l'émission Qui veut être mon associé?
Mais... Dragons' Den, ouais.
Exactement. Dans les écoles. C'était complètement dingue.
Donc, c'est vrai que quand tu as vu... J'ai le souvenir d'avoir regardé ces émissions-là en 2006.
En 2006, elles n'existaient pas en France, donc tu les as regardées en Irlande.
Quand j'étais en Irlande, aussi.
Ah, ben voilà. Voilà d'où ça vient. L'esprit entrepreneurial anglo-saxon.
Oui, entre le moment où, avec ma femme, on était entre le moment où on a fini la licence de droit et le moment où on est rentré en école de commerce, entre les deux, on a fait une année à nous de césure. Et c'est vrai qu'on a vu, j'ai vécu vu ça et j'ai vu cette— on était serveur dans des hôtels de luxe, donc on a vu aussi toute cette énergie et cette effervescence du Celtic Tiger à l'époque. Et donc, c'était vraiment assez extraordinaire. C'est vrai qu'il y a peut-être une éducation à faire. Bon, c'est un discours qu'on entend maintenant aujourd'hui un peu partout en France. Voilà, l'entrepreneuriat en France. Mais ce qu'il faut faire, quoi, en fait, surtout, il faut y aller, il faut faire et il faut vraiment aller chercher de la rentabilité. C'est vraiment le point le plus important.
Aujourd'hui, quand tu retournes sur place, là on enregistre ce podcast à Paris, mais quand tu retournes dans ta champignonnière, qu'est-ce que tu ressens? C'est de la fierté?
Je vois ce qu'il y a encore à faire. C'est-à-dire que je vois... Si tu veux, je suis très content du site, mais je... Parce que depuis, on a racheté des caves qui étaient abandonnées à côté. Je voudrais qu'on en fasse des hébergements. Enfin, tu vois, je vois tout ce qu'il y a à faire et je vois à chaque fois, et ça, c'est vraiment un vrai problème, je vois à chaque fois le tracas administratif que ça va demander. C'est-à-dire qu'à chaque fois qu'on veut lancer un projet, là, je me heurte à pléthore. Et pour te dire les choses très franchement, je porte un projet depuis maintenant 3 ans avec 2 associés dans l'est de la France où on veut faire des hébergements insolites en Alsace, dans un lieu extraordinaire. On est à flanc de colline, donc c'est vraiment très abrupt et on veut créer 20 hébergements insolite. Et donc, on est en pleine forêt. Et donc, comme on est en pleine forêt et qu'on est en France, c'est très compliqué. Et on doit passer notamment devant une commission qui s'appelle la CDPNAF. Beaucoup trop de lettres et beaucoup trop de lettres et donc beaucoup trop de gens. Et donc, on a mis autour de la table, autour du préfet, 25 personnes. Les gens qui protègent les oiseaux, les gens qui chassent les oiseaux, les gens qui font pousser des haricots, les gens qui disent que les haricots, c'est pas bien, etc. Et donc, évidemment, t'as jamais d'accord. Et donc, ça fait à peu à peu près, ça fait 3 ans qu'on se bat. On a un permis, on a l'accord de Sabief, on a l'accord de tout, mais on n'a pas l'accord de cette commission parce que ce lieu a été un lieu de pâturage il y a très, très longtemps et qu'on se dit que c'est peut-être agricole et que peut-être un jour on le fera. Alors qu'on a lettre de la Chambre d'agriculture qui nous dit que non, ça ne sera jamais agricole, on n'en fera jamais rien, qu'on a le maire qui nous soutient, le président de la communauté d'agglomération qui nous soutient, les députés qui nous soutiennent. Et donc, on a vraiment un problème administratif, de mur administratif dans ce pays. Et donc, ce projet-là, qui est un projet important, 3,5 millions d'investissements, beaucoup d'emplois créés dans des vallées qui sont des vallées un peu sinistrées de plein de choses. Et donc, il faut absolument avoir une vision libérale des choses. Il va falloir que l'on se batte pour ça, pour reprendre cette vision libérale.
Et merci aussi à ce que vous faites parce que vous partagez C'est gentil, on essaye en tout cas, surtout de mettre en avant des histoires comme la tienne qui sont inspirantes, en montrant aussi que certes, il y a des sujets qui sont embêtants et qui prennent du temps et qui ne sont pas toujours faciles et qu'on se heurte aussi à une réalité franco-française, mais qu'en même temps, à côté de ça et malgré ça, on arrive à créer de très belles histoires qu'on est ravis de mettre en avant. Donc, ce que je comprends, c'est que ce nouveau projet-là, tu en as plein, mais notamment ce nouveau projet dans l'Est, c'est la suite logique de tout ce que tu as créé ces dernières années. Ces dernières années?
Ouais, c'est un projet que j'apprécie beaucoup parce que je suis accompagnateur de ces deux jeunes qui veulent, pour eux c'est vraiment leur projet de vie. Nous c'est un projet dans le groupe, mais pour eux c'est vraiment leur projet de vie. Donc je suis très fier parce que je les vois très déterminés malgré les difficultés. Et je verrais ce lieu vraiment comme un lieu, comme on l'a expliqué, c'est-à-dire qu'on ne va pas juste utiliser le site parce qu'il est extraordinaire, ça va marcher. On va vraiment mettre une stratégie en place, une expérience extraordinaire et on en fera un des plus beaux lieux de France en termes d'expérience d'hébergement. Et on ira jusque-là.
Ça va ressembler à quoi là si on arrive à se projeter?
Il faut imaginer des cabanes en bois de 35 mètres carrés avec des bains nordiques, des bains finlandais. Et puis soit t'es en pleine forêt, c'est-à-dire que t'as des fougères autour de toi avec une vue extraordinaire sur les Vosges ou tu peux t'imaginer aussi le lieu avec de la neige autour de toi et puis que tu es dans un lieu extraordinaire. Et à l'intérieur, il y aura plusieurs univers. Tu peux avoir des univers baroques, des univers végétaux. Voilà, on va pas tout dévoiler, mais l'idée, c'est vraiment qu'on pense les choses comme ça.
Bon, on a hâte en tout cas que vous arriviez à... Mais ouais, mais j'imagine. Non, mais c'est sûr que c'est toujours décevant, j'imagine, notamment quand on a un esprit entrepreneurial et qu'on fonce comme le tien.
Tellement exemplaire sur l'environnement puisqu'on met que des pieux, on coupe pas un arbre. Enfin, on a un truc qui est incroyable. Il faut vraiment que ce projet aboutisse. On peut pas laisser à l'étranger la création, l'innovation et qu'en France, on n'arrive plus à développer un projet qui soit le plus simple qui soit.
Porté par des Français en plus qui connaissent le secteur. Quand tu arrives dans un nouveau lieu aujourd'hui, comme celui que tu viens de nous décrire, c'est quoi le premier truc que que tu regardes?
Alors, si on est sur un lieu qui est existant, moi, la première chose que je vais, mais c'est très instinctif encore une fois, mais moi, je vois directement quand je lis le business model. J'arrive très rapidement à voir ce qu'il faudrait faire pivoter. C'est-à-dire, là, si tu fais la même chose, tu vas sur ce marché-là, d'un seul coup, ton business, il va marcher très, très fort. Donc, c'est souvent ça que je regarde. Et puis, quand c'est une création, je vais plutôt avoir une analyse macro, c'est-à-dire, OK, qu'est-ce qui peut se faire dans le monde qui ne se fait pas encore chez nous? Excellent exemple, les terrains de padel. Bon, maintenant, aujourd'hui, il y en a partout. Mais moi, quand j'ai vu ce truc-là émerger, parce que je voyage beaucoup, quand je voyais ça en Espagne et que je dis, mais quand ça va arriver en France, enfin, tu vois, et tu vois le truc. Bon, malheureusement, si tu veux, tu as un pic trop fort là. C'est-à-dire qu'il y en a beaucoup qui vont fermer parce qu'il y en a trop qui vont s'ouvrir. Donc, on va avoir un problème de saturation de marché parce que Peu de barrières à l'entrée, mais c'est pas grave. C'est au moins, on a une dynamique. Et quand tu vois ça, donc bon, ça peut être pas mal. Là, j'ai pas d'exemple précis, mais voilà. Toujours voir quelque chose de précurseur, comme on a pu le faire avec les boutiques salon de thé Harry Potter. On avait vu que ça se faisait un peu dans le monde. Il y en a quelques-uns qui se sont faits en France. Ils ont quasiment tous fermé d'ailleurs. Mais on a senti une tendance, tu vois. On a senti quelque chose.
Et malgré le fait qu'ils aient tous fermé, toi tu t'es dit bon...
On l'a vu après. L'important, c'est qu'aujourd'hui, le tien fonctionne. Au recul, je ne sais pas si on le ferait parce que peut-être qu'on n'aurait pas assez de rentabilité encore, tu vois. C'est un modèle qui est à l'équilibre aujourd'hui, mais qu'on aurait vu un petit peu au-dessus. Malgré tout, peut-être que tu le sais, mais il y a une série qui va sortir là, il y a en une demi-heure, ils ont fait 5 millions de vues en 30 minutes, la nouvelle série Harry Potter. Donc ça peut recréer un élan, mais il ne faut pas rester appuyé que là-dessus, quoi. Donc il y a une réflexion autour de ce qu'on va faire là-bas, mais en tout cas, voilà, c'était 5 bonnes années déjà.
À quelqu'un qui cherche à reprendre une boîte ou vendre une entreprise, qu'est-ce que tu lui dirais en premier lieu? Le premier truc?
De ne pas croire tout ce qu'on dit sur la reprise.
C'est-à-dire?
C'est-à-dire qu'aujourd'hui, comme il y a encore une fois positionnement marché aux États-Unis, beaucoup de communication autour de la reprise d'entreprise très, très fort, vente de programmes, etc., etc. Forcément, Forcément, copycat en France, je fais parce que les États-Unis, c'est 5 ans en amont, donc il faut le faire en France. Et on a eu des gens qui se sont positionnés sur la vente de formation, etc., en nous expliquant une reprise que je n'ai jamais, que je ne vois pas, que je n'explique pas, que je ne connais pas. Et la première chose, c'est la reprise n'est qu'un outil. La reprise n'est qu'un outil de quelque chose de plus grand. C'est-à-dire qu'il faut vraiment s'inscrire dans une vision entrepreneuriale. Entrepreneuriale, encore une fois, de marché, de business model et de rentabilité, d'expérience client, etc. Bref, tous les basiques de l'entrepreneuriat. Et la reprise n'est que l'outil. C'est-à-dire que plutôt que de créer, effectivement, c'est très, très long, tu reprends, poum, d'un seul coup, tu peux avoir quelque chose qui tourne, sur lequel tu peux te payer. Et puis avec un modèle où tu peux financer les choses et ça marche assez bien, un peu faire comme de l'immobilier, que je rénove, là je fais une entreprise que je rénove. C'est pas du marchand de biens, mais c'est du marchand d'entreprises, c'est de l'affairiste. Donc on peut le voir comme ça, mais néanmoins, il faut pas croire qu'on peut venir sans une certaine expérience. Faut pas croire qu'on peut venir sans vraiment d'argent, même s'il y a beaucoup de solutions et qu'on peut avoir des investisseurs, on peut avoir des groupes qui se mettent à nos côtés, ça c'est vrai. Mais voilà, cette vision de on peut reprendre une boîte avec zéro apport, zéro cas, sans jamais l'exploiter et en étant complètement passif. Moi, je suis passif dans mes boîtes. OK, je peux passer, je suis vraiment passif. Je suis vraiment l'expression de ça avec ma femme. Pendant les 3 dernières années, on a voyagé entre 6 et 8 mois par an. Donc, je suis vraiment l'expression de ça. Mais pas au départ. Au départ, il y a un engagement parce que la passion que tu vas y mettre, c'est les fruits de plus tard. C'est ce que tu plantes, c'est les graines, la passion que tu mets, c'est les graines d'aujourd'hui qui vont donner des fruits plus tard. Et nous, les fruits qu'on a aujourd'hui, c'est de l'investissement, sans parler du biais de l'effort et de dire, ouais, il faut toujours travailler parce que c'est bien vu dans notre société. C'est pas ça, mais c'est avoir un engagement humain et de cœur dans ce que l'on fait pour pouvoir avoir quelque chose d'extraordinaire derrière. Parce que vous arriverez jamais à porter des salariés des équipes et tout ça, si vous, vous n'avez pas, s'ils ne sentent pas quelque chose de vous quelque part. Ce n'est pas forcément de la présence physique, mais il faut être quelque part.
Et démarrer surtout en y mettant sa patte et sa vision. Dernière question, cher Aurélien, si tu devais résumer ton métier en une phrase, est-ce que tu dirais que tu reprends des entreprises ou que tu révèles leur potentiel?
Je révèle leur potentiel à 1000%.
Je n'avais pas trop de doutes en te posant la question, mais au cas où.
Vraiment, À 1000%, c'est aujourd'hui ce que je fais, ce que j'adore faire, comment je communique aujourd'hui. Aujourd'hui, je mets beaucoup d'attention autour de ma communication parce que je trouve que c'est quelque chose de très important. J'ai encore pas trouvé, je te cache pas, un modèle économique, mais j'adore tellement communiquer autour de ça. Voilà, et ça marche. Bon, ça a mis du temps, tu vois, mes réseaux ont mis du temps à décoller, mais aujourd'hui, je sais que ça marche parce que je crois vraiment que, et c'est les retours que que cette vision-là, elle est très peu partagée au final.
Super intéressant. Merci en tout cas pour ce passage dans Vivons la ruée, pour ce partage aussi particulièrement sincère, j'ai trouvé. C'est une très belle histoire. Tu sais quoi, j'ai envie de... On va venir, on va venir visiter la champignonnière et puis on espère aussi visiter tous ces autres lieux qu'on te souhaite nombreux. Comment on peut t'aider aujourd'hui? Nous, les auditeurs, de quoi tu as besoin?
Mon aide aujourd'hui, si je devais demander un besoin que j'ai aujourd'hui, c'est que je veux partager cette vision-là. Donc, vous pouvez évidemment, comme d'habitude, me rejoindre sur les réseaux, etc. Mais voilà, essayer de capter ce besoin qu'on a en France de faire de l'entrepreneuriat en arrière rentable et durable. On ne peut pas rester dans des visions de dropshipping, de petits business. Il faut que les gens vivent correctement et créent un actif. C'est-à-dire qu'on voit le compte de résultat, tu sais, dans une entreprise, on voit le compte de résultat, c'est-à-dire chiffre d'affaires, charges, le cash flow, le résultat que tu as à la fin. Mais on ne pense pas assez au bilan, c'est-à-dire ce que tu possèdes. Et il faut qu'on crée des entreprises qui aient les deux, qui gagnent de l'argent, mais qui soient aussi des actifs. Parce que demain, tu achètes une boîte 100, tu dois pouvoir la revendre 500.
Bien sûr.
Et c'est comme ça qu'il faut raisonner. Et donc moi, j'ai cette vision-là et tout ça, pour moi, ma conviction profonde, c'est que c'est le positionnement qui donne cette faisabilité-là. Et donc voilà, je communique autour de ça et je partage cette vision-là sur LinkedIn et sur YouTube.
On va continuer à te suivre en tout cas pour notre part. On invite évidemment les auditeurs à suivre bien sûr Aurélien, Aurélien Schneider sur les réseaux et partout où tu peux prendre la parole. Chers auditeurs, vous le savez, n'hésitez pas à commenter et à noter cet épisode de surtout à nous dire aussi votre passage préféré. Si vous avez des questions pour Aurélien aussi, il pourra y répondre, j'en suis sûre, sur les différentes plateformes. Merci en tout cas infiniment Aurélien d'avoir été parmi nous aujourd'hui.
Merci à toi de m'avoir donné la parole.
C'est toujours un plaisir. On te souhaite tout le meilleur pour la suite.
Merci.
More from Philippine

Il rachète un e-commerce militaire et garde son fondateur comme associé - Soldat.fr

Psychologie, rencontres et stratégie : les dessous du monde de la transmission

Les pièges invisibles d’une reprise d’entreprise (témoignage d’une liquidation)

Les pièges invisibles d’une reprise d’entreprise (témoignage d’une liquidation) - Fateh Rouidjali

Ce qu’il se passe quand le cédant tombe gravement malade pendant le process de vente





