De salarié à patron : comment j'ai racheté ma boîte (sans avoir les fonds) - Les Cordistes Savoyards

Dans cet épisode du podcast Vivement la reprise, Philippine Dolbeau interviewe Matteo Ricciolini, ancien moniteur de voile devenu cordiste, puis dirigeant des Cordistes Savoyards. Matteo raconte son arrivée à Paris en 2012, son recrutement comme aide‑cordiste, son ascension rapide (cordiste, chef d’équipe, chargé d’affaires, responsable sécurité, puis directeur). Il décrit le moment où le propriétaire, suite à un grave accident de moto, décide de vendre l’entreprise fondée en 1973. Malgré l’absence de fonds, Matteo obtient le soutien d’un mentor, d’associés financiers et d’un groupe d’investisseurs, rédige une lettre d’intention, affronte la concurrence d’un autre acheteur et finit par racheter la société le 26 juin 2018. Il évoque les défis de légitimité auprès d’une équipe de 15‑20 salariés, la gestion du premier jour en tant que patron, la peur de perdre les talents, la crise du COVID‑19 et la nécessité d’adapter les processus. En 2024, il réalise une seconde acquisition dans le même secteur, puis en 2025 il achète les locaux pour regrouper les deux entités. Matteo partage les leçons apprises : importance du mentorat, de l’accompagnement bancaire (Banque Populaire), de la confiance en équipe, de la compréhension du modèle économique avant de racheter, et encourage les futurs repreneurs à se lancer malgré l’incertitude, en se rappelant que l’on ne connaît que 10 % du futur. Le podcast se conclut par des remerciements, des anecdotes sur les cordistes et une invitation aux auditeurs à commenter.
Chapters
En fait, j'avais le sentiment profond d'être vendu avec la boîte. Moi, je la voulais. J'avais un sentiment d'appartenance profonde à cette boîte.
Est-ce qu'il y a un moment, à ce moment-là, où tu imagines que cette boîte, elle pourrait un jour être la tienne? Non, pas du tout.
Parce que la réalité des faits, au-delà des compétences, il y a le côté financier. On était en train de déjeuner ensemble et en rigolant, j'ai dit, je cherche un mentor qui m'aide dans cette aventure. Et lui m'a dit, Bah, tu l'as trouvée tout seul. J'aurais jamais pu la racheter, cette boîte. Il y a des salariés, ça fait des années qu'ils étaient là. Je sais que je dois gagner ma légitimité comme gérant.
Bienvenue dans Vivement la reprise, le podcast qui raconte l'envers du décor de la transmission d'entreprise avec zéro tabou. On vous plonge dans ce moment précis où tout bascule, des négociations tendues, les premiers face-à-face avec les équipes, et puis des enjeux de pouvoir et surtout des rencontres. Parce que reprendre une entreprise, c'est entrer dans une histoire qui n'est pas forcément la vôtre, des parcours intimes et une seule certitude: racheter une boîte ne se passe jamais comme prévu. Allez, aujourd'hui dans Vivement la reprise, on ne reçoit pas un financier ni un serial entrepreneur, on reçoit un homme qui a grimpé les échelons littéralement suspendu à une corde, vous allez le voir, et qui a un jour décidé de reprendre l'entreprise dans laquelle il travaillait, une entreprise convoitée par plusieurs acheteurs. Il s'appelle Matteo Ricciolini, c'est un nom qui sonne italien parce qu'il est italien. Il est cordiste et il a repris les Cordistes Savoyards le 26 juin 2018. Cette histoire, ça n'est pas seulement l'histoire d'une reprise, c'est une histoire d'abord de légitimité, de courage aussi et de confiance. On va en parler avec toi, Matteo. Merci d'être parmi nous aujourd'hui.
Merci beaucoup, Philippine, de m'accueillir et de me donner l'opportunité de me raconter mon histoire et l'histoire de cette boîte que j'adore.
J'ai cru comprendre avant que tout ne bascule, si je puis dire. Elle ressemblait à quoi, ta vie?
J'arrive à Paris en 2012.
Avant, tu étais à Milan?
Avant, j'étais en Corse. En Corse J'étais moniteur de voile pour l'école de Glénan.
D'accord.
Et je suis arrivé en Corse en 2010 et j'ai passé 2 ans comme moniteur de voile là-bas.
Et sinon, toute ta vie a été en Italie?
Et ma vie, elle est en Italie. Oui, tout à fait. Pendant mon stage de voile, moi, je rencontre l'ancien propriétaire des Cordistes Savoyards. Quand moi j'encadrais un stage de voile, alors ce stage, c'était un stage assez long, ça durait 2 semaines. Donc on vit ensemble en gros pour 2 semaines. On se raconte un peu nos vies. Moi, je lui raconte le fait que voilà, ça fait déjà 2 ans que j'étais moniteur de voile et j'avais envie d'évoluer. Et lui, il me raconte qu'il est propriétaire d'une boîte de cordes à Paris, etc. Voilà, On raconte un petit peu nos vies. Et un soir, en gros, il me dit, moi, je cherche toujours des gens. Si tu veux venir à Paris, moi, je te fais travailler dans mon entreprise.
Il voulait te recruter, en fait.
Oui. Moi, je faisais déjà un petit peu d'escalade, donc je savais que le vide, c'était pas une limite pour moi. Après, voilà, la limite, ça a été plutôt la technicité et le travail lui-même en quotidien. Mais ça m'a fasciné cette—
Ça impliquait quoi? Pardon, je te coupe, mais pour celles et ceux qui ne connaissent pas forcément le métier de cordiste, qu'est-ce qu'on fait au quotidien?
En gros, on utilise des techniques qui dérivent de l'alpinisme.
D'accord.
Et on travaille sur les bâtiments et milieux urbains.
OK, sur des rénovations par exemple?
Tout à fait. On monte sur les toits des bâtiments, on attache des cordes qui sont pas exactement les cordes d'escalade, mais elles sont très similaires et on descend sur les façades et après, une fois qu'on est sur la façade, on fait ce qu'il faut faire. Donc ça peut être de la plomberie, ça peut être du nettoyage, ça peut être de la maçonnerie, de l'expertise, de la mise en sécurité. Donc c'est assez varié, mais on va dire que la technique d'accès à la zone de travail, ça reste la corde.
Ça, tu connaissais?
Ni.
Tu connaissais un peu de la voile, de ce que je comprends.
Oui, oui.
Après, c'est vraiment C'est un autre métier, en fait.
C'est un vrai métier.
D'accord.
C'est un vrai métier.
Donc c'était quand même un petit saut dans le vide pour toi à ce moment-là.
C'était un petit saut de vide complet.
Complet. Tu rejoins donc les Cordistes Savoyards. À quel poste?
Aide cordiste. Donc moi, je n'étais pas encore cordiste parce qu'ils font un diplôme. Et moi, à l'époque, je n'avais pas ce diplôme. Et donc je suis aide cordiste. J'aide le chef d'équipe dans ses tâches au quotidien. Et comme ça, petit à petit, je rentre dans le métier. Après, je suis la formation pour être accordiste et je deviens accordiste, je deviens chef d'équipe.
Tu gravis les échelons.
Tout à fait. Et à un certain moment, peu de temps après, je crois un an, deux ans après, ça libère une place de chargé d'affaires et à ce moment-là, j'ai cette proposition de devenir chargé d'affaires.
OK.
Et chose que j'accepte.
Est-ce qu'il y a un moment, à ce moment-là, où tu imagines que cette boîte, elle pourrait un jour être la tienne? Non, pas du tout.
Pas du tout.
Qu'est-ce qui se passe alors?
Alors, ce qui se passe, c'est que là, c'est vraiment, on va dire, le début de mon intégration dans la structure de cette équipe. Il faut dire que peu de temps après mon rôle de chargé d'affaires, il y a une place qui se libère comme responsable de la sécurité et de l'exploitation. Et donc, J'ai fait un step en plus, j'avance encore un peu plus.
Et en même temps, c'est des métiers très différents, pardon je te coupe, mais à la fois cordiste, chargé d'affaires de ce que je comprends, et puis ensuite sécurité. Tu touches à plein d'aspects de l'entreprise en fait.
C'est des métiers différents et en même temps, tout est lié. Parce que s'il faut parler à un cordiste, au chef d'équipe, la légitimité parfois est donnée aussi dans les compétences. Et donc le fait que moi, j'étais cordiste avant, on pouvait parler plus ou moins la même langue, etc. Et donc, je pense que le fait d'évoluer justement au sein de cette entreprise petit à petit, ça m'a donné des compétences, une légitimité.
Jamais tu t'es dit un jour, cette boîte-là, ce sera la mienne?
Non, non, je pense sûrement à l'époque, je n'avais pas confiance en moi et je n'avais pas les compétences. Ce n'était effectivement pas qu'une question de confiance, c'était aussi une question de compétences. Tout ça se déclenche, on va dire, à partir du moment où l'ancien propriétaire des Cordées Savoyardes décide de vendre. Il prend cette décision, il décide de changer sa vie suite à un accident de moto assez grave. Et il décide, voilà, moi, là, je vends, je change de vie. Et vu que lui, c'était pas Le fondateur des Cordistes Savoyards, parce que les Cordistes Savoyards, c'est une entreprise qui a été fondée en 1973. Donc c'est probablement la plus ancienne boîte de cordes de Paris. Et cette boîte, cette entreprise a été transmise du fondateur au deuxième gérant par une transmission interne. En fait, lui aussi, il était cordiste avant. Il est arrivé très jeune dans l'entreprise et il suivi un petit peu le même parcours.
Il te propose de reprendre l'entreprise en fait?
Il me propose, oui, il me propose, il me propose plusieurs fois même. Donc il y a une période où il est un petit peu en attente de mon positionnement.
Et moi, parce que tu étais pas sûr?
Ah, moi je me dis, ouais, ça, ça me plairait. j'ai jamais, c'est, c'est une chose que je, j'aurais jamais imaginé des faire et des pouvoir faire. Et en même temps, pour moi, c'était un iceberg. J'imagine. C'est la complexité, les équipes. Ça restait son entreprise, ça restait son équipe. La réalité, c'était aussi ça. C'était des personnes que lui, il avait formées, accompagnées, choisies. Donc c'était son entreprise. Avec beaucoup d'employés aussi, j'imagine.
Vous étiez combien? Oui.
À l'époque, on était une vingtaine, 15-20. Tout ce qui est la partie un peu la gestion quotidienne, c'était un peu mon domaine. Vendre un chantier, l'exécuter, faire le suivi, etc., gérer les litiges. Mais après, tout ce qu'il y a derrière, la partie financière, la partie juridique, là, pour moi, c'était— C'est un autre métier encore.
C'est un autre métier. Plaisait vraiment dans ce métier-là que tu exerçais dans cette entreprise?
Est-ce que c'est l'ambiance? Alors moi, pour moi, comme je fonctionne comme être humain, moi ce que j'adorais, c'était la confiance que j'avais de la part de cette personne.
Je suis super contente de lancer vivement la reprise avec notre partenaire Banque Populaire, première banque des entreprises en France depuis 16 ans selon l'étude Kantar PME-PMI 2025. Pour réussir sa reprise, il faut avant tout être bien entouré. Alors selon le ministère de l'Économie, d'ici 2030, près de 500 000 entreprises chercheront à entrepreneurs, c'est énorme et c'est un enjeu colossal pour nos régions. Et c'est là justement que notre partenaire Banque Populaire entre en jeu. Leur force, vous allez le voir, c'est de vous accompagner sur tout le parcours de transmission. Avant, d'abord avec le diagnostic et la valorisation. Pendant aussi pour l'exécution et la structuration de financement. Et puis après, surtout pour sécuriser votre projet dans la durée. Alors que vous soyez un professionnel de proximité, une PME ou une plus grande entreprise, les conseillers professionnels, les chargés d'entreprise aussi et les experts dédiés Banque Populaire sont à vos côtés pour vous accompagner dans vos projets de reprise. Et puis, au-delà du conseil, Banque Populaire peut financer, peut garantir et même investir à vos côtés. C'est ce qui sécurise concrètement le repreneur, le vendeur et surtout ce qui assure la pérennité de l'entreprise. Pour anticiper votre projet, rendez-vous sur banquepopulaire.fr, le lien est dans la description. Merci encore mille fois à Banque Populaire de soutenir vivement la reprise. On passe à la négociation. Tu te dis de plus en plus, de ce que je comprends, mais en fait, cette boîte va devenir la mienne, je vais en prendre les rênes. Le seul truc, c'est que je crois Je crois que t'es pas le seul sur le dossier.
Alors oui, j'étais en train de dire une chose très rapidement pour compléter un peu l'histoire. C'est que voilà, moi j'ai réfléchi, j'essaie de comprendre et j'arrive au moment où je lui dis non, non, je veux pas la prendre. Lui, il avait envie d'obtenir une réponse de ma part. Moi, je savais pas comment retourner et je lui dis non. Et à ce moment-là, je vois un peu la déception de sa part et il décide de faire quoi? Donc de publier une annonce. En gros, il dit, OK, Mathéo, vous voulez racheter, bah moi j'ai envie de vendre, je vais chercher autre acheteur. Parallèlement à ça, moi je me suis quand même un petit peu intéressé à le rachat de cette entreprise. Et donc j'ai contacté une, à l'époque c'était une amie d'une amie qui avait déjà repris une entreprise. Je le contacte et je lui dis, écoute, cette évacuation des lieux d'ensemble, mon patron il me propose de racheter l'entreprise, moi je sais pas, je comprends rien.
Il y a besoin de conseils.
Oui, j'ai vraiment besoin de conseils, d'être accompagné dans certains cas. Et je pense que ça, c'est un peu la clé aussi. Peut-être on en verra à la fin, mais se faire accompagner, c'est la clé parce qu'on peut pas, on peut pas tout maîtriser. C'est impossible. Donc j'arrive au moment où le vendeur, il a décidé de, il a publié cette annonce et donc il a des acheteurs potentiels qui se présentent.
Aïe aïe aïe, tu as des concurrents là.
Ouais, oui oui oui, tout à fait. Et là il m'en parle, il discute, il dit regarde, j'ai rencontré tel, regarde, j'ai dîné avec l'autre et lui il est intéressé, l'autre il m'a dit qu'il va réfléchir. Bon bref, donc moi je sens pas la pression et je me suis dit c'est non, jamais d'un certain côté. Et j'ai continué à rencontrer cette personne. C'était très marrant. J'ai bien le souvenir du moment où on était en train de déjeuner ensemble et en rigolant, j'ai dit, regarde, je cherche un mentor qui m'aide dans cette aventure. Et lui m'a dit, bah, tu l'as trouvé. Et donc là, j'ai dit, OK, d'accord.
Sympa quand même.
Si, si, incroyable. Et donc cette personne, il commence à s'intéresser à l'entreprise et jour, pendant le déjeuner, il me dit, Mathieu, écoute, là on est en train de réfléchir, tu achètes une partie, tu achètes 20%, 30%. Parce que la réalité des faits, au-delà des compétences et l'envie et le reste, il y a un côté financier. Voilà. Et donc moi, j'avais pas les fonds pour acheter ces boîtes. Ça, c'est aussi la réalité. Il me dit, bon, écoute, là je pense qu'il faut que toi l'achètes en 100%, on n'essaie pas d'écrire au montage ou tout achète morceau par morceau, etc. Et je pense pas non plus que le vendeur, il était intéressé à ce type de parcours. Il faut que tu achètes la totalité et moi je vais t'aider, je peux t'aider financièrement et voilà, en t'accompagnant. Et si mon aide financière, elle est pas suffisante, j'ai une troisième personne qui connaît, qui peut être intéressée. Et donc là, ça ouvre au monde. Là, ça a ouvert une...
T'as les étoiles qui brillent dans les yeux.
Pour moi, c'est incroyable parce que je me dis, là, il y a quand même des gens assez brillants qui sont ouverts à, un, m'accompagner, deux, me faire confiance profonde et trois, à mettre de l'argent. Et on ne parle pas de quelques milliers d'euros. Là, c'est des grosses sommes. C'est sérieux. Donc je me dis waouh, très bien, pourquoi pas. Moi, j'étais profondément conscient que tout seul, j'aurais jamais pu la racheter, cette boîte. Et donc je me suis dit ça, c'est la bonne direction. Il faut être capable de faire partie d'une équipe, d'avoir des associés, de communiquer, de... Réunir l'énergie de plusieurs personnes pour aller dans la même direction.
Sauf que?
Sauf qu'il y a un acheteur qui se positionne. Il y a un acheteur qui se positionne.
C'est un groupe, je crois, c'est ça?
C'est un groupe, oui, géré par deux associés pareils, très brillants. Ils se positionnent, ils s'intéressent à la boîte et ils ont même voulu me rencontrer parce que l'objectif du vendeur de l'entreprise, des conditions ouvrières, c'était de partir. Et donc, eux, ils étaient intéressés aussi à voir un peu les hommes-clés de l'entreprise. Et donc ils ont voulu me rencontrer avec une proposition de départ. Ils ont, voilà, donc on se déplace, on va les rencontrer dans cet immeuble énorme, magnifique, avec la salle de sport au rez-de-chaussée. À chaque étage, il y avait une entreprise. Ils avaient des terrain de pétanque sur la terrasse. Non mais vraiment l'endroit des rêves. Ces deux associés nous rencontrent, nous accueillent hyper cordialement, nous expliquent, etc. Ils me posent quelques questions, ils essaient de comprendre c'est quoi mon positionnement dans l'entreprise. Moi je lui réponds, je lui explique. Lors de ces rendez-vous, je suis là et je lui dis, écoutez, moi là pour le moment, j'ai trouvé deux associés qui me font confiance. Et donc je vais essayer d'acheter la boîte avec eux. Aïe. Et à ce moment-là, ça crée un silence dans cette salle. Je vois que voilà, ça crée une cassure. Moi, dans ma tête, je dis, aïe, je fais une connerie là parce que si j'arrive pas à l'acheter... Il y a quelques jours, quelques semaines qui passent et nous, on fait notre... On ne l'envoie pas de façon officielle, notre lettre d'intention. On la rédige, voilà, et on lui donne. Il garde, il lit ça et tout, tout.
Dis-nous ce que tu en penses.
Ouais, dis-nous qu'est-ce que tu en penses, est-ce qu'il faut... Et je me rappelle, c'était un vendredi, donc lui partait pour le week-end et il m'a dit, OK, moi je prends le week-end pour réfléchir et lundi on se voit. Le week-end il passe, lundi on se voit, il m'a dit, écoute Matteo, moi j'ai pris ma décision, je vais vendre au groupe, je vais avancer avec eux. Pourquoi? Parce que je pense qu'ils sont plus solides financièrement et c'est vrai. Parce qu'ils peuvent éventuellement à l'équipe donner plus de progression, de perspectives de progression et c'est vrai. Donc voilà, j'ai réfléchi ce week-end. Je vais avancer avec eux. Je vais ouvrir la communication et je vais ouvrir les échanges avec eux. Ce qu'on doit faire. On va essayer d'organiser un déjeuner et je vais expliquer ce que je suis en train de t'expliquer à toi, à les personnes qui ont voulu t'accompagner, pourquoi j'ai pris cette décision. Donc pour moi, c'était la catastrophe. Moi, c'était pas facile à entendre. Ouais, moi, c'était— moi, je la voulais, la réalité. Je me rends compte que j'avais un sentiment d'appartenance d'appartenance profonde à cette boîte. Et donc je pense pas que c'était un caprice, voilà. Je pense que vraiment c'était un souhait mûrement réfléchi. Oui, parce que j'ai sauté un petit passage, mais depuis responsable à l'exploitation, moi je deviens directeur de la boîte. Donc l'ancien directeur, il part et je prends sa place.
Ah oui.
Donc, donc, et l'ancien gérant, il s'est transféré et s'est Il change de, il vend sa maison à Paris et il va habiter dans une autre ville de France. Et donc moi, j'ai géré une grosse, j'ai géré déjà la boîte au quotidien, une grosse. Avec toutes les limites, mais...
T'avais plus tellement ce syndrome de l'imposteur que tu pouvais avoir avant, tu avais pris confiance, c'était plus facile pour toi de te projeter en tout cas.
Oui, après le fait que j'étais pas tout seul, ça me rassurait.
Bien sûr. Et donc tu étais en colère à ce moment-là?
En fait, j'avais le sentiment profond d'être un point de négociation d'échanges, en fait d'être vendu avec la boîte.
C'est pas évident ça.
Donc voilà, c'était terrible. Mais bon, c'est la vie. Donc on s'est dit d'accord, on va faire ce déjeuner ensemble. On discute, on fait le point, comme ça, comme ça, on s'exprime. Et on a un petit peu de mal à trouver une date. Alors d'ailleurs, c'est très marrant parce que pour préparer ce podcast, moi, j'ai récupéré les échanges WhatsApp. J'ai encore tous les échanges WhatsApp de l'époque. Donc je vois, alors, il était dispo un jour de la semaine, l'autre, il pouvait pas, l'autre, après, il partait en congé. Et donc on a vraiment du mal à trouver une date.
D'accord.
Ça prend deux semaines grosso modo. Et enfin bon, on arrive à tous ensemble. C'est une journée où il y avait une grève des transports à Paris. Et donc moi je vais chercher un des deux futurs associés et l'ancien gérant de la Cordée Savoyarde il va chercher l'autre au bureau. Et ils ont l'opportunité de voilà de chatter un peu sous la voiture, dans la voiture etc. Bref, on arrive au resto, on s'assoit et on est tous là et l'ancien gérant commence, moi j'ai pris cette décision de vendre ce groupe pour cette raison. Il y a un de mes associés, non mais garde, méfie-toi parce que ça, ça c'est pas vraiment comme ça.
Il le met en garde lui, le dirigeant.
En fait, chaque argument qui sortait, il était un petit peu démonter ou on était aussi une contre-attaque.
Il y avait une stratégie derrière, quoi.
Oui, je pense que c'était pas vraiment voulu, mais il y a un autre, après au niveau financier, ce que vous m'avez proposé, c'est pas trop solide, j'ai peur que les banques ne vous suivent pas, etc. Et l'autre associé fait, bon, s'il faut ajouter quelque chose, on le fait, dis-nous. Et donc là, Et on voit qu'il hésite. Le déjeuner, c'était très cordial, on s'entend bien. Et on arrive à un certain moment où on sort une cigarette. J'ai gardé le groupe WhatsApp, j'ai pas souvenir de l'image, mais je sais qu'il y a un moment de silence et tout d'un coup, il fait, bon, écoutez, Écoutez, vous savez quoi? J'ai reçu la lettre d'intention du groupe qui a été refusée par mon avocat. Je sais pas pourquoi. J'ai pas encore eu le temps, l'occasion d'échanger avec lui. Mais si vous, ce soir, vous me faites la vôtre, je pars avec vous.
Sacré retournement de situation.
Et donc là, oh mon Dieu! Et il signe ses lettres d'intention, elle est acceptée et là, on démarre.
Et ça suit son cours. Tu arrives donc un jour, un beau matin, en tant que patron, j'imagine, au-delà du rôle que tu avais avant la reprise. Là, ça y est, maintenant, tu es aux rênes. Comment il se passe ce premier jour? Tu t'en souviens?
J'ai pas de souvenir de première J'ai le souvenir de la première période. Bon, déjà, j'étais pas tout seul. Voilà. On était trois au début de l'aventure et on se présente à l'équipe. J'ai ce souvenir-là. On se présente à l'équipe.
Comment ça se passe?
Ça se passe normal dans le sens qu'en fait l'équipe, ils comprennent, ils comprennent pas. Je pense que ça crée un climat d'attente. Il y a des salariés que ça fait des années qu'ils étaient là. Ils ont des familles. Pas faire trop de bêtises. Et donc oui, je sais que je dois gagner ma légitimité comme gérant, notre légitimité comme gérant. Et donc ce que j'ai fait, qui s'était pas mal marché quand j'étais directeur, c'est que moi, je suis à disposition de l'équipe. Donc je deviens très accessible, je suis à disposition de l'équipe, je suis à l'écoute, À partir du moment qu'ils ont besoin de moi, je suis présent. Je lutte avec eux, je gère les dossiers, les situations que personne ne veut gérer.
Tes associés aussi, puisqu'ils ont quel rôle à ce moment-là?
Alors, à ce moment-là, un des trois, il est juste financier.
D'accord.
Donc il a déjà sa boîte, il fait tourner sa boîte. Donc pour lui, c'était juste une aventure entrepreneuriale. Et le deuxième, il n'était pas censé m'accompagner au début. Et mais à un certain moment, pendant la transaction, il m'appelle, il me dit, écoute, moi j'aime pas mon poste là. Je suis, il était dans un gros groupe avec plusieurs filiales à l'international, etc. Il avait un rôle de contrôleur de gestion. Il me dit, j'aime plus ma situation, ça te dérange si ça te va si je viens travailler avec toi tous les jours? Et moi je dis, oui, avec plaisir, sans super. Et donc là, il y a les rôles, il y a la complémentarité. Moi, j'étais plutôt un profil technique, commercial au début. Lui, il savait très bien gérer toute la partie administrative, financière, etc. Et comme ça, on se sépare les tâches comme ça.
Pendant les 100 premiers jours, qu'est-ce qui t'a le plus j'allais dire empêché de dormir? Qu'est-ce qui t'a le plus dérangé? Qu'est-ce qui t'a le plus stressé pendant ces premiers jours?
Il faut dire que moi, j'étais déjà à la direction de la boîte. Et donc, mon quotidien, ça change pas beaucoup. La réalité, c'est un peu ça. Mon quotidien, ça change pas beaucoup. Moi, ce qui m'a perturbé, la plus grosse peur Voilà, la plus grosse peur que j'avais au début, c'était de créer une vague de départ. C'était ça. C'était de dire, OK, c'est une boîte qui restait assez fragile. Donc si je commence à perdre mes meilleurs éléments, ils partent à la concurrence, waouh! Reconstruire en stabilité avec des bons éléments qui connaissent le fonctionnement de la boîte, qui connaissent le métier, ça prend des années. Des mois, des années. Et donc moi, j'avais horreur de ça. Heureusement, c'est pas arrivé. Mais je pense que ça, c'était une des plus grandes peurs tout au début de mon aventure. Et après, moi, j'ai acheté en 2018. Et si je me trompe pas, mais fin 2019, on a une pandémie mondiale qui arrive. Et donc peu prévu. Après, avec un crédit à la banque assez conséquent, je me suis dit, mais non, là, j'essaie de faire tout bien et ça arrive ça tout d'un coup.
Ça te met encore plus de pression.
Oui, c'était inédit. On ne savait pas comment l'affronter. On ne savait pas combien de temps ça va durer.
Tu as pu continuer à faire en sorte que tes équipes exercent leur métier, notamment de cordiste?
Alors nous, comme on travaillait à l'extérieur, on a réduit fortement on tournait à la moitié des équipes sur le terrain. Donc je peux un petit peu continuer, mais voilà, c'était pas la catastrophe.
Allez, place aux surprises maintenant. Qu'est-ce qui s'est beaucoup mieux passé que ce que tu avais imaginé depuis cette reprise?
Le nom de cette entreprise, je peux le dire, je fais un peu de pub, c'est les Cordistes Savoyards. Je sais pas si on a déjà déjà dit. Mais voilà, c'est un nom qui est assez connu dans le milieu de la Corse à Paris. C'est une entreprise qui, ça fait plus de 50 ans qu'elle existe, donc il y a une tradition, il y a des compétences. Et moi, j'imaginais pas la force commerciale qu'il y avait. Et donc, a été suffisant de la débrider un petit peu, de la fluidifier, de mettre en place des processus un petit peu modernes, parce que ça restait un peu artisanal sous certains de choses.
D'accord. Et ça s'est décuplé, quoi.
Ah mais oui, oui, c'était—
Ça t'a surpris tellement ça a bien marché.
Ça m'a surpris, oui, ça m'a surpris.
Et à l'inverse, qu'est-ce qui t'a mis une vraie claque?
Alors, une des plus fortes claques dans ma vie d'entrepreneur, c'était de me rendre compte toujours que mon devoir ultime, c'est de défendre l'entreprise dans des situations compliquées, de stress, de prendre des décisions, décisions difficiles, voilà, mais défendre. Et ça, ça doit aller au-delà parfois de ma personnalité.
C'est pas toujours évident.
Ah non, ça c'était assez dur. Ma personnalité, mes idéaux. Parce que parfois, nos idéaux, ils rencontrent la réalité et ça marche pas comme on croyait. Et donc ça, c'était très dur.
Est-ce qu'en parlant d'émotions, il y a justement eu des tensions dans les équipes après la reprise?
Je dis pas récurrent, mais ça fait un peu partie de la nature humaine, je pense. Donc parfois il y a des personnalités qui peuvent pas vraiment être à côté au quotidien, mais qui éventuellement prises à partie, bah ça fonctionne très bien. Mais dès que tu les mets ensemble, ça marche plus. Il y a un peu, c'est un peu de l'alchimie. Donc s'il y a régulièrement Clairement, moi, ce que je me dis systématiquement, et c'est un peu l'approche managériale que j'essaie d'avoir, c'est de me focaliser fortement sur les côtés positifs d'une personne plutôt que me focaliser sur les côtés négatifs. Et donc, je démarre toujours dans ça et je me dis que de toute façon, on est tous des êtres humains et on a nos forces et nos faiblesses et que le salarié parfait, ça n'existe pas, ou le collaborateur parfait, ça n'existe pas, ou l'associé parfait, ça n'existe pas.
On est tous humains. Parfait.
Voilà, donc il faut un peu savoir encaisser parfois, il faut savoir mettre son ego de côté.
Si c'était à refaire, Matteo, est-ce que tu le referais d'abord? Et deuxième question, qu'est-ce que tu ferais autrement?
Alors pour la petite histoire, je l'ai refait il y a pas longtemps. Donc en 2024, on a racheté une deuxième boîte.
Ah bon?
Oui, avec mon associé.
Dans le même domaine?
Dans le même domaine, oui.
Donc ça y est, tu as été piqué par le virus et tu n'as pas trouvé le remède.
Pourquoi? Parce qu'on trouvait que c'était la bonne évolution des choses, parce que les Colliers Savoyards, on l'avait bien structuré à l'époque et je pense qu'on avait envie un peu d'un challenge nouveau.
Attends qu'on comprenne bien, cette nouvelle société que tu as rachetée, elle fait partie d'un groupe maintenant?
Alors aujourd'hui, ce sont deux entreprises séparées mais qui ont une activité similaire prochainement.
D'accord, ok. Ah ouais, dis donc, vous êtes en train de créer un petit empire maintenant.
Donc voilà, c'était aussi une belle aventure, c'est une belle boîte.
Parce que tu avais fini d'acheter les Cordistes?
Presque, on a terminé juin 2025.
D'accord, donc là ça y est, c'est fait, les Cordistes 100% Jade.
Cette boîte en septembre 2024, donc on On était là, on voyait qu'avec la trésorerie c'était possible et on a dit bingo, on s'est remis dans cette aventure. Et à moi, ça m'aidait énormément parce que je pense qu'entreprendre, parfois on est un peu victime de nous-mêmes aussi, dans le sens qu'on peut avoir systématiquement envie de nouveaux défis, des nouveaux challenges.
C'est une maladie dont on ne guérit pas.
Je pense que oui, on a vraiment cette nécessité d'aventures entre guillemets et de se dépasser peut-être, de casser notre quotidien. Voilà.
Est-ce que c'est plus facile de reprendre une deuxième entreprise qu'une première?
Non, dans le sens, alors je n'ai pas la réponse absolue, Absolu. Je peux exprimer par rapport à mon expérience, à ce que moi j'ai vécu. Il faut dire que l'École du Savoyard, c'est une entreprise que moi je connaissais déjà. Je connaissais déjà l'équipe, je connaissais déjà le fonctionnement. Donc c'était, l'entreprise elle était lancée, c'était relativement simple. Acheter une entreprise différente, c'est une autre, c'est vraiment notre aventure. Pourquoi? Parce que voilà, il y a un autre gérant, on connaît pas les équipes. Et surtout, je pense qu'une clé du succès d'une reprise, et que c'est fondamental, fondamental, c'est de comprendre vraiment pourquoi cette entreprise fonctionne. C'est quoi les caractéristiques de cette boîte qui la rendent performante, rentable, comptable. Et parfois, ça peut pas coller avec notre vision de l'entreprise. Notamment, le point fort de cette boîte qu'on a rachetée, c'était la réactivité. C'était une entreprise qui pouvait intervenir du jour au lendemain si c'était sollicité. Mais le côté négatif de ce type de fonctionnement, c'est qu'un jour avant, tu sais pas si tu as du travail pour l'équipe souterraine ou pas. Donc c'est un fonctionnement que nous, on pas structuré de chez les Côtes-d'Azur, mais c'était une formule qui, pour la clientèle de cette boîte, ça fonctionnait bien, c'est ce qu'ils cherchaient. Et donc ils s'étaient construit un certain poste dans le marché, un certain lieu dans le marché en fonctionnant comme ça. Et donc je me suis dit, après échangeant aussi avec d'autres entrepreneurs, etc., que Quand on rachète une entreprise, il faut faire un peu attention à ça. Il faut essayer de comprendre pourquoi elle fonctionne bien et éviter de tout de suite vouloir tout changer, chambouler ou adapter, etc.
Qu'est-ce que tu dirais à quelqu'un qui est tenté de reprendre sa boîte, de reprendre une boîte, mais qui n'ose pas forcément?
Je dirais C'est une très belle aventure. Je pense que l'environnement entrepreneurial aujourd'hui, il a besoin de ça. Il a besoin de PME. Il a besoin des entreprises familiales. Il a besoin de belles aventures. Voilà, c'est pas par hasard que si c'était pas moi l'acheteur de cette entreprise, ça aurait été un groupe. Aujourd'hui, sur le marché, il y a énormément de groupes qui qui ramassent un peu tout. Ils ont une force de frappe, ils ont des structures, donc c'est compliqué. Mais voilà, ils n'ont pas peut-être la même gestion au quotidien, la même vision du futur. Et donc je dirais que oui, Préparez-vous. Préparez-vous bien si vous voulez racheter. Faites-vous accompagner.
C'est ce que j'allais dire. Toi, tu t'es préparé en te faisant accompagner.
Fortement. Fondamental. Comprenez un peu vos limites et faites-vous accompagner sur ça. Et après, rock'n'roll. Aujourd'hui, je sais qu'il y a plein d'associations. D'entrepreneurs. Il y a plein de...
Pour se faire accompagner.
Oui, il y a plein de réseaux. Aujourd'hui, peut-être, je démarrerais par ça. Et après, je pense qu'il ne faut pas avoir peur de demander. Est-ce que vous pouvez m'aider à faire ça? Et les gens, parfois, ils disent oui, ils disent non.
Osez. Dans le pire des cas, vous prenez un refus ou pas de réponse. Et dans le meilleur des cas, vous êtes accompagné.
Mais je pense qu'il faut ouvrir un peu, s'ouvrir un peu et demander.
Si tu devais lancer une phrase à celui qui était juste avant de te lancer, quand je dis celui, c'est toi, au Matteo qui hésitait encore à se lancer, qui hésitait à reprendre cette entreprise, qu'est-ce que tu lui dirais?
Aujourd'hui, je sais que c'était une une aventure magnifique. Donc vas-y, fonce, quoi. Je dirais vas-y, fonce. Autrement, peut-être je lui dirais de ne pas essayer d'avoir une vision complète de l'aventure, de tout de suite savoir où tu es en train d'aller et qu'est-ce qui va se passer. C'est impossible. Donc c'est un voyage. Il y a une phrase de Mike Horn, l'explorateur qui, qui m'a frappé. Il lui dit, quand vous voulez partir dans un projet, dans une aventure, dans un voyage, ça suffit que vous connaissiez le 10%.
Qu'est-ce que c'est le 10%?
Le 10% de ce qui va se passer, où vous allez aller, etc.
Et le 90%, on ne connaît que 10% et le 90%, on ne le sait pas.
Vous allez le découvrir pendant le parcours et vous allez le gérer sous le tas. Donc je pense que c'est un peu ça qu'il faut faire.
Vous avez des actualités aujourd'hui? Vous recrutez ou qu'est-ce qui se passe là en ce moment chez les Cordées Savoyardes?
Alors chez les Cordées Savoyardes, on a 2025, c'était une année intéressante. On a aussi acheté nos locaux, donc on a déménagé. Ah ben dis donc, on a déménagé, on a ramené les deux entreprises au même endroit. C'est ce que j'allais vous demander. OK. Et donc 2024, on a racheté notre entreprise. 2025, on a acheté nos locaux. Là, on fait une petite pause d'observation. Pouce!
En tout cas, chers auditeurs, vous qui nous écoutez, qui nous regardez aussi, vous pouvez commenter bien sûr cet épisode. Dites-nous qui vous voulez voir comme profil de repreneur. On est évidemment ravis d'entendre des histoires comme la tienne, Matteo, des moments marquants, ce que vous retenez de de l'épisode. Moi, j'étais absolument ravie, en tout cas, de recevoir Matteo. Je me souviens de mon baudrier quand j'étais en troisième et que je passais l'épreuve du brevet d'escalade. Ce n'est pas d'aller beaucoup plus loin, mais en tout cas, j'en garde de très bons souvenirs. Et puis vous êtes, c'est vrai, je trouve que c'est un métier qui est régulièrement mis en avant, notamment sur les réseaux sociaux. On voit souvent des cordistes qui viennent aux fenêtres des hôpitaux déguisés en Spider-Man ou autre.
On l'a fait également.
Vous l'avez fait aussi? Bravo! Égayer les journées et le quotidien des enfants malades notamment. Donc voilà, bravo pour ce que vous faites. Merci infiniment. Bon, merci infiniment en tout cas, Matteo. C'était un plaisir.
Bonne journée.
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