Gestion de changement - Capsule Santé #functionalmedicine #changeyourlife #changement

In this French‑language health‑education capsule, Jean‑Philippe Raymond and naturopath Céline discuss how to manage personal change and habit formation for better health. The conversation begins with Jean‑Philippe’s personal catalyst – a family health crisis that forced him to confront stagnant habits – and expands into practical strategies for sustainable change. They advocate a small‑step approach, recommending short‑term trials (e.g., two‑month challenges) and bite‑size goals, illustrated with the “elephant” metaphor that depicts how deeply‑rooted habits cling to a fixed point. The duo identifies common barriers such as stress, reward cycles, and “pleasure traps” that keep people locked in familiar routines. They propose contextual redesign (changing cues, environments, and social settings) and emphasize self‑monitoring through post‑challenge auto‑surveys to assess impact. Timeframes for habit change are discussed, ranging from 21 days for simple behaviors to up to a year for complex transformations. The conversation also highlights the importance of self‑compassion, avoiding rigidity, and recognizing that age and family dynamics influence one’s ability to adapt. Finally, they stress the role of credible knowledge (reading, referencing trusted sources) and the need to translate complex concepts into simple, digestible messages for a broader audience.
Chapters
Donc, allô Céline!
Allô Jean-Philippe! Ça va bien?
Ben oui! Fait qu'on est là aujourd'hui pour présenter une petite capsule sur des notions de santé. Dans le fond, je t'ai approché Céline pour qu'on fasse des petits concepts santé en mode vidéo, pas trop long. Sur des sujets que moi puis toi, on trouvait intéressants à partager avec les gens pour donner aux suivants, partager un peu notre background en santé, puis amener les gens vers du mieux, on l'espère. Donc, aujourd'hui, dans le fond, le premier concept que j'ai pensé, c'était de parler de nos habitudes, nos changements, parce que je trouvais que c'était l'élément principal qui commence un peu un processus de santé naturelle, de parler de gestion de changement, parce que ça part pas mal de là. Qu'est-ce que tu en penses?
Oui, parce que c'est un grand défi quand on va voir un naturopathe ou un herboriste ou Quelqu'un qui change nos habitudes de vie, c'est pas comme de recevoir une petite pilule puis de dire «prends ta pilule 3 fois par jour ou une fois par jour, tout va bien aller». Quand il rencontre des gens comme toi et moi, là c'est tout un monde qui change parce qu'on a une vision globale et nous on va vraiment adresser toute l'hygiène de vie. Donc que ce soit l'activité physique, l'alimentation, quel type d'aliments qu'on achète, au niveau même émotionnel et tout. Donc alors nous, notre défi, en tout cas moi ce que j'ai trouvé comme défi comme naturopathe, c'est d'amener les gens à se mettre en mouvement pour faire ces changements-là. Et c'est pas facile. Toi aussi, tu as remarqué la même chose?
Oui, effectivement. En fait, moi il a fallu que je sois confronté à une situation de de, comment je dirais, fallait que je change ou sinon ma vie avait été très compliquée. C'était avec mes enfants qui étaient pas en bonne santé. Le contexte qui m'a amené vers le changement, c'est j'étais sur le bord du mur puis je trouvais qu'il y avait plein de choses qui fonctionnaient pas dans ma vie pour plein d'aspects. Puis ça a été mon carburant pour changer. J'ai réalisé que pour moi, c'était le statu quo n'était plus acceptable. Elle est que je change.
Et dis-moi si je me trompe, mais dans un premier temps, donc, tu as consulté pour tes enfants. Parce que moi, en naturopathie, j'ai compris ça rapidement, que je travaillais pas avec les adultes dans un premier temps. Je me servais des enfants pour changer les habitudes de vie dans la famille. Et si je me trompe pas, toi, c'est en changeant l'alimentation ou vos habitudes de vie au niveau des enfants que tu as vu les résultats sur toi.
Exact. Ben oui, moi, je me suis dit si les changements que j'avais commencé à regarder, ils étaient majeurs, mais je pouvais, l'espèce de principe de dire que si je l'impose à mes enfants puis moi, en arrière-plan, je fais ce que je veux, ben, je trouvais que ça n'avait pas de sens. Fait que j'étais assez curieux puis je suis quelqu'un qui aime expérimenter dans la vie. Fait que là, je lui ai dit, ben, si je fais des changements pour mes enfants, encore faut-il que je le fasse pour moi-même. Fait que je me suis donné ce défi-là quand on s'est rencontré à l'époque, mais ça a fait beaucoup de changements dans ma vie, positifs.
Mais je pense aussi que c'est le fait de voir sur toi-même qu'est-ce que ça avait comme impact que ça t'a motivé à continuer puis à faire toute la belle route que tu fais jusqu'à ce jour.
Non, exactement. Effectivement, c'est tous les changements que j'ai vécu pour moi, là, ça a été perdu 70 livres en 6 mois, mais de façon saine, pas en se privant de nourriture, etc. Pour moi, c'était inconcevable. C'est pour ça que j'ai marqué, c'était comme une épiphanie pour moi. J'étais comme, mon Dieu, mais qu'est-ce que j'y ai tombé dedans? Ça m'a aidé.
Oui, c'est sûr. Puis moi, ce que je remarque, c'est que On a en général tellement d'amour pour nos enfants qu'on est presque retroussé les manches à apprendre, à connaître des nouvelles choses, puis à oser induire des changements. Et chez l'adulte, ce que je trouve, c'est que les adultes attendent d'être au pied du mur, d'être très malade, d'avoir des gros problèmes de santé avant d'oser faire un changement. Et c'est là que je trouve qu'une il nous manque un petit peu de sagesse à l'intérieur de nous de faire ça avant qu'on soit vraiment au pied du mur.
Je pense qu'on peut en parler un peu justement, c'est un peu le sujet de notre rencontre d'aujourd'hui par rapport à comment, pourquoi que ça fait ça, c'est quand même pourquoi qu'on arrive à l'âge adulte puis c'est si dur que ça de changer ou d'attendre d'être au pied du mur pour produire ça. Je pense que Dans le fond, c'est un peu le thème qu'on a décidé de parler aujourd'hui. Donc, c'est ça, la capsule, on va parler de comment faire du changement, puis peut-être aussi l'impact du stress, des choses qui peuvent nous empêcher de changer. Dans le fond, c'est le sujet qu'on a décidé de regarder. Donc, on va regarder la prochaine diapositive. Intéressant, l'humain, on est une machine à habitudes. C'est ça que j'ai. Puis en bas à droite, on voit quelqu'un qui ne suit pas le chemin. Ça, c'était une image que j'ai récupérée au début de mon cheminement parce que je me sentais comme ça. Je me sentais comme quelqu'un qui s'en va dans la neige assez profonde, qui commence à faire un chemin qui qui correspondent pas nécessairement à ce que j'étais habitué. Puis ça, c'est dur. C'est n'importe qui qui a été, si tu t'en vas sur les chemins qui sont pas balisés en ski de fond, en raquette l'hiver, ça va être dur, hein.
Est-ce que tu penses que, parce que là je le vois tout seul, est-ce que tu avais l'impression aussi d'être seul sur ce chemin-là? Est-ce que tu connaissais d'autres gens qui étaient en démarche comme toi?
Ben, au début non, honnêtement. À travers d'autres, avec des synchronicités que moi j'ai appelées, j'ai comme, je me suis mis à rencontrer d'autres personnes en cherchant des choses différentes. Je me suis mis à rencontrer d'autres gens, effectivement, puis à réseauter avec ces gens-là. Puis eux autres aussi, je me suis rendu compte qu'il y avait d'autres personnes qui cherchaient à faire des changements dans leur vie puis qui cherchaient des solutions pour pour changer, pour s'améliorer et comprendre surtout aussi pourquoi, qu'est-ce qu'on fait à tous les jours, c'est pas nécessairement la bonne chose. Puis il y avait beaucoup de résistance, oui, effectivement, à travers tout ça. Sur le groupe que j'ai créé de parents qui voulaient changer, on avait fait un album sur les les commentaires ou les jugements que les gens pouvaient recevoir à cause que justement c'était différent, puis ce qu'ils présentaient ça correspondait pas avec leur entourage qui est habitué. Donc là justement, ils changeaient les habitudes des proches parce qu'ils allaient chez eux puis ils partageaient un repas, mais là qu'est-ce qu'il y avait sur la table, ça faisait pas leur affaire, ça marchait pas pour eux, puis les proches comprenaient pas. Fait que ouais. Il y avait beaucoup de ça quand j'ai démarré.
Puis selon toi, qu'est-ce qui t'a permis de persévérer dans ce chemin-là que les gens ne comprenaient pas? C'est quoi le leitmotiv qui t'a permis de persévérer dans ce chemin-là de différence?
Ben, moi, ce qui m'a permis de persévérer, c'était les changements que j'avais vus déjà en partant, quand je me suis décidé à changer. Je me suis donné un objectif là à courte échéance. Là, dans le fond, j'ai dit bon ben, je vais l'essayer, ça me coûte rien de l'essayer pour une courte période, on verra ce que ça donne. Puis, ben, les gens—
Donc, tu as fait les petits pas qu'on appelle, donc tu as vraiment donné des petits objectifs là.
Ben, sans m'en rendre compte, mais je veux dire, là, j'avais quand même lu des livres un peu, commencé, puis là, la prémisse c'était Essayez donc, essayez-les donc pendant 2 mois pour voir. Tu sais, 2 mois c'est long dans notre vie, fait que c'est une stratégie intéressante parce que si tu le fais convenablement pendant 2 mois, tu as le temps de voir des changements.
Puis là tu me parles de livres, ça veut dire que, est-ce que pour toi le fait d'avoir lu, d'avoir développé tes connaissances, est-ce que ça te soutenu dans faire tes changements?
Pour moi oui, mais moi c'est quelque chose qui est qui est intrinsèque à moi. Je veux dire, moi, je suis un lecteur, fait que c'est sûr que je voulais comprendre aussi, honnêtement, à travers ça. Mais c'est sûr, ça m'a aidé à me donner un justificatif. Je me suis dit, au moins, je regardais dans un livre, je regardais le pedigree de la personne qui avait écrit le livre, puis là, je me disais, bon, ben, ça n'a pas l'air de— On veut toujours trouver une référence, ça, ça nous aide aussi en gestion de changement. Est-ce que la personne qui a écrit le livre il semble crédible au niveau de ses affirmations, parce que, oui, ça, ça m'a aidé, c'est sûr, de m'appuyer là-dessus.
Donc, au niveau des gens que tu rencontres, parce qu'il y a beaucoup de gens qui n'ont pas le temps de lire, ou ils n'ont pas une capacité de lire longtemps, ou ils n'aiment pas se lire, est-ce que quand toi tu leur expliquais en plus en détail le fonctionnement et tout, est-ce que ça répondait quand même à leurs besoins?
Est-ce que ça les a Mais c'est ça, oui. Pour moi, après ça, de le redonner comme on fait là en ce moment, il y a des gens qui veulent pas lire. Fait que là, après ça, le moins de fois que j'ai compris un concept, que je suis capable de le vulgariser, je suis quand même bon en général pour vulgariser des concepts. Fait que là, je le remets en mode usuel, comme toi et moi on se parle ce soir, puis je dis ça aux gens, tu sais. Puis là, les gens font Ah, mais mon Dieu, c'est intéressant! Fait que là, dans le fond, de de comprendre l'information puis de la redonner de façon plus digérée, plus accessible. Oui, ça, c'est sûr que ça aide aussi, je crois. C'est un peu pour ça que je t'ai proposé qu'on fasse des capsules dans cette ligne-là, qu'on puisse donner de façon simple les concepts qui permettent aux gens de comprendre les principes de la bonne santé sans qu'on rentre dans des explications super complexes et lourdes.
Puis je pense que aussi, comme on le vit dans notre quotidien, c'est quelque chose qui est intégré. Donc à ce moment-là, c'est ressenti par la personne qui est devant nous si nous on a intégré des changements comme ça. Donc ça les aide aussi à changer leurs habitudes aussi.
Je pense qu'effectivement c'est c'est un bon élément par rapport au fait de, quand ils rencontrent quelqu'un qui incarne les changements qu'il préconise essentiellement, ils sentent, les gens le sentent que tu parles parce que tu l'as essayé, tu n'es pas juste en train de justement énoncer de la théorie ou etc. Je pense que ça, ça aide les gens aussi à se convaincre que ça vaut la peine de se poser des questions, au moins.
C'est ça, d'oser.
D'oser un peu questionner les idées préconçues qu'on se fait. Je ramenais la petite image que je montrais là, parce que tu sais, c'est les phases de changement, puis les phases de deuil ultimement qui sont, c'est un peu drôle, mais sont un peu reliées parce que Changer, c'est aussi un deuil, Céline. Tu sais, faut changer, mais c'est pas un deuil d'une personne dans le sens que c'est pas un deuil de la mort de quelqu'un, là. Mais tu sais, notre corps, il veut tout le temps faire les mêmes choses. Puis là, des fois, ben, pendant la période où ce que tu changes, ben, c'est difficile, puis etc. Ben, à un moment donné, tu dis ouais, c'est vraiment pas le mieux, est-ce que je vais retomber dans mes anciennes habitudes, ou finalement je vais tourner la page, puis je vais consolider puis intégrer le changement. C'est pour ça que j'avais ramené la petite image en arrière-plan. Fait qu'il faut comprendre que chaque changement, c'est un processus, puis ça veut pas dire que ça va marcher du premier coup non plus. Des fois, les habitudes, elles reviennent au galop assez rapidement.
Oui, surtout quand on revient de vacances ou quand il y a eu un changement dans notre horaire, on va dire, c'est comme on a oublié complètement où où est-ce qu'on en était avant. Mais comme tu le mettrais bien sur tes images aussi, c'est d'être conciliant envers nous-mêmes, puis d'y revenir tout simplement, parce que ça prend un certain nombre de jours pour être capable de changer des habitudes, non?
Effectivement, là, on va même, j'en ai mis des petites diapositives un peu plus tard, on dit que Pour faire des changements simples qui prennent moins de temps que ça, heureusement, mais des changements complexes, ça peut être un minimum de 21 jours. Puis, si c'est vraiment lourd, vraiment fondamental, il y a des changements qui peuvent vraiment juste être intégrés au bout d'un an. Ça peut représenter quand même une rigueur. Puis, il faut que les gens soient conciliants envers eux-mêmes parce que, tu sais, on Ça peut arriver effectivement là que sur cette période-là, on revienne comme tu dis parce qu'on revient de vacances, parce qu'il arrive un événement. Souvent c'est ça qui arrive, il arrive un événement imprévu dans la vie, puis vu qu'on est des machines à habitudes, qu'est-ce qui va le plus vite? C'est ce qu'on a appris. Fait que là, on retombe dans nos habitudes, puis là on dit ah mais faut pas, faut Faut pas rester collé, par exemple. Faut essayer de se rappeler les arguments motivateurs qui nous ont permis de changer. Fait que je t'amène même, Céline, dans les éléments que j'avais ramenés dans cette capsule-là. C'est que, tu sais, on a un facteur de récompense dans le sens que où on est bien, dans la vie, ça nous apporte du bonheur. On est confortable dans nos habitudes, quelque part. On arrive le vendredi, les gens qui l'appellent le vendredi, ça devient ah mais c'est vendredi, je le mérite etc. Puis ils s'octroient des choses. Fait qu'il y a un facteur de, je pense, gestion de changement qui correspond à un aspect du cycle de récompense monstre que je montrais sur l'image ici.
Oui, tout à fait, comme dans les jeux vidéo, comme c'est ça, c'est de développer de la sérotonine puis de la dopamine de plaisir parce qu'on pèse sur le petit bouton là.
Mais ça, ça nous, c'est un des facteurs je pense qui est quand même assez important qui nous empêche de changer dans une certaine mesure. Fait que le fait de comprendre ce principe humain-là fondamental qui dit Ah ben, je le sais, je vais arriver vendredi, je vais avoir envie d'une coupe de vin. C'est la première étape, je pense, dans le changement, c'est de reconnaître ton habitude.
Oui.
Puis dire Bon, mais peut-être que c'est, peut-être que je voudrais m'en m'en passer ou le faire justement là de façon progressive, comme on disait, petite bouchée à la fois là. Bon, mais tiens, une semaine j'en prendrai pas de coupe de vin, tu sais, on peut essayer ça. Il y a rien là, une semaine j'en prendrai pas, puis 2 semaines peut-être que je vais m'en passer.
À ce moment-là, c'est de changer les contextes. Parce que le problème, c'est que moi, je connaissais pas ça parce qu'on avait pas ça avec mes enfants dans ma famille, de dire le vendredi toujours le même repas. Ah, c'est la pizza, c'est restaurant, ou je sais pas quoi. Mais c'est en faisant de la pratique naturopathique, j'ai vu qu'il y a beaucoup de gens qui avaient vraiment beaucoup de gens qui avaient, ok, le vendredi c'est le restaurant, vraiment là c'est la relâche de la semaine, ou comme tu dis, le verre de vin, ou tel repas que des fois qui est pas toujours bon pour la santé des gens. Et là, c'est vraiment de modifier tout ce qu'il y a autour de ça. Donc si c'est parce qu'il y a un film à tous les vendredis soirs, ben ce soir-là, aller jouer au hockey ou aller jouer à d'autres choses, tu comprends? Parce que sinon, c'est sûr que c'est pas pour rien que les gens s'assoient au cinéma puis qu'il faut acheter absolument un popcorn, mais ils soufflent au cinéma parce qu'ils ont acquis cette habitude-là. Depuis qu'ils sont peut-être enfants. Alors il faut vraiment changer le contexte à ce moment-là.
Regarde le livre.
Tu veux nous parler du contexte de l'éléphant là?
Ben oui, l'éléphant, l'éléphant est attaché, on regarde la grosseur du petit poteau qui est attaché après sa jambe, puis le bébé éléphant, quand il est jeune, le pauvre poteau, il est pas capable de le déraciner de là. Et là il devient un éléphant de plusieurs tonnes, puis à cause qu'il était conditionné et attaché après son petit poteau, ils ont même pas besoin de grossir le poteau, il reste encore accroché par habitude au sol, puis il reste là. Fait que je trouvais que c'était une des images qui représentait vraiment c'est quoi l'aspect des habitudes, puis pourquoi qu'on, que c'est si dur que ça, c'est parce qu'on les a répétées, répétées, répétées, répétées, répétées, puis finalement, ben après ça, on se dit ah, tu sais, on pourrait bien faire un changement, puis là déjà, foderer, c'est pas le bon terme parce que Ça fera pas grand-chose avec un faux dret. On irait très loin sur des faux drets. Mais c'est ça, c'est le problème. Moi, je pense qu'honnêtement, Céline, pour la gestion de changement, il faut prise de conscience. Il faut vraiment reconnaître les habitudes. Pourquoi est-ce que je fais ça? Il faut se poser la question. Si on veut changer quoi que ce soit, il faut essayer de comprendre qu'est-ce qui nous a amené dans cette situation-là. À produire l'élément qu'on veut changer, puis dire bon ben, première rafale, c'est quand je vais arriver face à la situation là, ah mais pourquoi je fais ça, tu sais.
Et c'est d'aller chercher c'est quoi l'avantage et les inconvénients, parce que des fois on se rend pas compte finalement de l'inconvénient que ça apporte de tomber toujours dans la même routine. Alors moi je pense, pour moi en tout cas personnellement, C'est quand c'est mis en lumière, je me dis ok, si j'additionne toutes les heures que j'ai fait ça dans un mois ou dans un an, est-ce que c'est ça que je veux au bout de la route là? Non, parce que j'aurais pu faire plein d'autres choses ou avoir des résultats dans mon corps.
Donc c'est vraiment de réaliser finalement que ça peut nous apporter du bien là, puis du temps en plus, parce que là souvent les gens courent après leur temps là. Mais en répétant, ah il faut que je regarde l'émission de télé, ou untel, il y a tellement d'informations en plus malheureusement. En 2025, on va se le dire, dès qu'on a une occasion d'avoir une distraction, on va aller chercher justement le cycle de récompense, puis on développe des habitudes avec qu'est-ce que— Ça devient plus dur, je crois, aujourd'hui de On ne prend plus le temps de réfléchir pour se questionner parce qu'on est tout le temps submergé d'informations. Ça, c'est clair que c'est de quoi faire le sujet d'une prochaine capsule, c'est certain. Moi, j'appelle ça les pleasure traps, les trappes à plaisir finalement aujourd'hui. Mais je pense que ça, ça ne nous aide pas bien à changer Positivement nos comportements, c'est ça. Donc dans le fond, dans les concepts aussi, c'est ça de la capsule, c'était la gestion de changement. Puis le stress, ça peut être stressant, Céline, de la gestion de changement, parce que là, après ça, on On veut quelque chose. Moi, j'avais dit, la gestion de changement, c'est déjà difficile, puis ça peut même nous apporter un certain stress parce que là, on ne comprend pas pourquoi ça ne fonctionne pas. Puis, on se donne des objectifs de gestion de changement, mais genre, je commence l'année, il faut que j'aille au gym, je veux perdre du poids. Puis là, finalement, on retombe dans nos anciens patrons. Puis là, bien, on n'atteint pas nos objectifs. Puis, moi, je trouvais ça important que dans la notion de gestion de changement, que comprendre pourquoi qu'on a de la difficulté à changer, ça nous aide aussi à baisser le niveau de stress, je crois, relié à nos objectifs.
Oui, je pense que Je pense que, en tout cas, nous comme accompagnants, pour les gens ou pour nous-mêmes, il faut développer aussi beaucoup de bienveillance envers nous-mêmes. Dans ce sens que c'est pas parce qu'on dit j'ai chuté, on n'a pas chuté, on a fait un choix différent. C'est pas parce que j'ai mangé mon popcorn en regardant un film puis je voulais plus faire ça, qu'il faut que je me tape sur la tête. C'est comme, ah bon, là je l'ai fait. Mais parce que tu as raison, Jean-Philippe, à un moment donné, les gens se stressent à vouloir être— ou développent une rigidité dans les changements alimentaires. Et quand on parle alimentaire, mais ça pourrait être le nombre d'activités physiques que j'ai à faire par semaine, le si, le ça. Et c'est malheureusement C'est contre-productif d'être dans la rigidité parce que, comme tu dis, c'est ça qui va élever notre stress.
Effectivement. Moi, c'est pour ça que je te disais que d'emblée, quand je lisais les livres ou etc., pourquoi que je cherchais à comprendre, c'est que ça m'amenait aussi à réaliser que, bon, le corps il est fait comme ça. Ça fait, je sais pas, 20 ans, 25 ans que j'ai une habitude de vie, là je dois la changer parce que je considère que ça va être pour mon bien ou pour le bien-être de ma famille. Mais que c'est correct que ça soit pas du jour au lendemain que je sois capable de le changer, que ça peut se faire progressif, puis qu'il y a des trucs en bout de ligne. Là on parlait des petites bouchées, là je vais sauter la partie ici, je pense que j'en parle un peu plus loin là ici. Il y a juste une façon de changer idéalement pour l'humain, c'est une bouchée à la fois. L'image, c'est l'éléphant, là, on mange l'éléphant une bouchée à la fois. J'ai jamais mangé d'éléphant, je sais pas d'où ça vient cette expression-là, mais tu sais, je pense c'est juste d'avoir un— il y en a qui disent comment qu'on fait pour grimper le mont Everest? Ben, on y va un palier à la fois, tu sais.
Un pas à la fois. J'avais déjà vu aux Grands Explorateurs justement un alpiniste qui était venu faire une présentation, puis il disait la seule façon de se rendre au bout, c'est de penser à chaque pas que l'on fait.
Exactement, faut se fixer des objectifs. C'est pour ça que je disais au début de notre capsule, pour tourner été 2 mois comme objectif, c'est atteignable. C'est une petite bouchée dans le sens que je vais changer. Là, c'était des changements alimentaires. Je vais essayer de manger ci, ça, des ingrédients que je me fixe, puis pour une durée de 2 mois. Puis je me donne, tu sais, tu fais un X sur le calendrier là pour t'aider, ou maintenant un rappel téléphonique s'il faut. On peut utiliser les technologies, les outils sont quand même là pour nous servir. Fait que tu te donnes, tu te fixes quelque chose dans le calendrier. Puis voilà, puis là, ben, faut que tu donnes par exemple le devoir d'évaluer qu'est-ce que ça a fait pour toi, par exemple.
Oui, tout à fait, parce que c'est un facteur de motivation.
Exact. Je me sens-tu mieux?
C'est ça, est-ce que tu te sens mieux? Est-ce que ta pensée est plus claire? Est-ce que le matin quand tu te lèves, ta bouche est moins pâteuse? Est-ce que tu es moins gonflé? Est-ce que tu trouves que tu as une meilleure vitalité par les changements que tu as fait? Mais ça, c'est notre récompense.
Exact, c'est ça. Puis moi, je veux dire, j'allais au travail, puis mon niveau d'énergie était tellement plus élevé, Céline, que c'était— même moi, j'étais euphorique, j'en revenais pas. J'ai dit, ben voyons, tu sais, j'avais 8 minutes de marche pour sortir du travail jusqu'à mon— le bâtiment où je travaillais, puis je courais. Parce que j'ai dit, je sens tellement d'énergie dans mon corps. Tu sais, normalement je me traînais les pieds, pas trop réveillé en sortant du transport en commun. Puis là, j'étais comme, je regardais le soleil, je regardais les nuages, j'étais là, mon Dieu, j'ai dit, comme si tout d'un coup tu es survolté là. Fait que c'est sûr que ça aide à changer dans ce temps-là, quand tu vis quelque chose d'aussi marquant que ça, mais C'était ça aussi un facteur motivant. Puis mon 2 mois, on va dire franchement, il s'est transformé en plus de mois parce qu'avec des résultats comme ça, c'est ça, c'est l'idée initiale de donner un défi mâchable, c'est la bouchée de l'éléphant, puis après ça, évaluer les impacts que ça a donnés, ça a-tu valu la peine. Mais dans mon cas, c'était plus que ça a valu la peine, je veux dire, c'était une vraie révélation. Donc là, évidemment, c'est sûr que ça qu'il y a à changer. Si on ne voit pas d'impact ou le— Je pense que généralement quand on fait de la gestion de changement puis on ne voit pas la répercussion, c'est peut-être parce qu'on s'est fixé un objectif un peu trop ambitieux, peut-être aussi des fois.
Ou on n'a pas ciblé la bonne chose pour nous par rapport à notre problématique peut-être aussi.
Oui, ça peut être aussi quelque chose comme ça.
Mais je pense que tu soulignes un point important, c'est que Malheureusement, il y a beaucoup de gens aujourd'hui qui pensent que leur corps, ils savent pas, mais leur corps fonctionne à 50%, 60% d'énergie, puis ils pensent que c'est comme ça, que c'est normal que je m'endorme sur le divan le soir, c'est normal, j'ai pas le goût de sortir le soir pour faire du sport ou une autre activité, c'est normal que je sois obligée de dormir jusqu'à 11 h le samedi matin. Mais en vérité, quand on touche à la vitalité, on se rend compte que non, c'est la vitalité est vraiment là.
Ben oui, tout le temps, même après un certain âge, je veux dire, ça transcende les chiffres, c'est pas une question de génération. Là, moi, on en reparlera peut-être dans une autre capsule, mais tu sais, dans le fond Le changement puis la vitalité possible à tout âge, je pense que c'est même un mythe très ancré dans la société, accepter de dire qu'à partir d'un certain âge, c'est normal que, comme tu dis, mon Dieu, ça, c'est tellement—
Ça fait partie des croyances, ça aussi.
Ouais, exact. Puis c'est quelque chose qui t'empêche de changer aussi par rapport à aux objectifs que tu peux te fixer. Fait que regarde, il y avait les recommandations, Céline, pour le temps qu'on avait là pour adapter. Un changement d'habitude, c'est quelque chose sur une petite période, on en a parlé. Regarde, j'ai marqué exemple, on se met, tu sais, essayer de faire un régime sans gluten pendant 2 semaines déjà. Même 2 semaines, c'est pas 2 mois, c'est encore plus court. Puis Généralement, moi je l'avais essayé, là, je réagissais pas de façon générale au gluten, mais du moins je pensais que je réagissais pas au gluten, honnêtement. Puis quand je l'ai enlevé, ben c'est drôle, c'est, ça fait disparaître mes allergies saisonnières que j'avais. Fait que j'ai dit oups, tu sais, je pensais, je pensais que je tolérais le gluten, puis finalement l'enlever, ben j'ai réalisé que ça apportait des bénéfices. Puis ça prend pas de temps, 2 semaines, des fois c'est vrai que je dis 2 mois Je dis 2 mois, Céline, parce que souvent j'ai réalisé que le métabolisme humain réagit de façon plus significative sur 2 mois. Je pense que c'est un cycle qu'il faut quand même être réaliste. 2 semaines, des fois, pour des changements, ça peut être très rapide, mais c'est plus probant sur 2 mois. Au pire, tu l'essaies sur 2 semaines, puis dévalue, tu essaies de t'encourager peut-être à en faire 2 autres semaines.
Oui, tout à fait.
Et comme je disais, au bout de 2 mois, tu te fais un petit sondage, un auto-sondage. Ça a fait quoi? Ça m'a-tu donné de quoi? C'est-tu à mettre aux poubelles? Devrais-tu essayer quelque chose d'autre? Je pense que c'est bon. Puis là, c'est ce que je marquais là, ça prend 21 jours à 1 an pour induire un changement de comportement appris. On est vraiment des machines à habitudes. On n'en a pas parlé là, mais Nos habitudes, on dit tout le temps, si on avait à réapprendre à conduire à chaque jour, ça serait l'enfer. Ça serait vraiment complexe. Fait que, tu sais, on est des machines à habitudes parce qu'il y a des choses que c'est correct que ça soit des habitudes puis qu'on en a besoin aussi. Savoir comment s'habiller, savoir, il y a des choses qu'on veut pas apprendre à chaque jour, mais il y a d'autres éléments qui, eux autres, sont sont tout à fait bien ancrées comme d'autres habitudes, puis les autres, il faut les défaire. Les autres, faut comprendre que ça va peut-être prendre un peu plus de temps. C'est à peu près ça, Céline, qu'est-ce que tu en penses?
Oui, peut-être que je dirais moi en terminant personnellement, parce que j'ai plus d'âge que toi, alors, et souvent moi ce que je remarque, c'est que plus les gens avancent en âge, plus ils embarquent dans des habitudes encore plus rigides. Et ça, comme j'en suis consciente parce que j'ai vu des personnes âgées, j'ai vu mes parents vieillir, mais moi dans ma tête c'est toujours je repousse les limites tout le temps. Donc je vais au-devant des changements, je m'empêcherai pas de changer de route, de faire beaucoup de route, de changer d'habitude pour faire des choses parce que je sais que c'est ça aussi qui crée dans mon cerveau au niveau des apprentissages. Donc de commencer plus jeune, comme à ton âge, de faire des changements, mais ça nous aide pour toute la vie sur plein plein de choses.
Effectivement, oui oui, c'est important, je pense.
C'est un muscle qu'on doit travailler toute notre vie, d'accepter de faire des changements. Puis quand on a la chance d'avoir des familles, parce que tu as une grande famille toi aussi, mais nos enfants, qu'est-ce qu'ils font? Ils nous forcent à nous adapter à des changements parce qu'ils nous amènent toujours des imprévus. Et même quand on est grand-mère, parce que moi je suis rendue là, c'est la même chose qui arrive à un moment donné. Ah, ça va déranger mon petit horaire. Non, non, c'est parfait qu'il dérange son horaire. Continue à travailler ton muscle de l'adaptation.
Ah ouais, déjà.
Faire ça avec le plaisir.
On peut essayer des petits changements. Moi je disais aux gens, changez les assiettes dans vos armoires juste pour le fun, tu sais. Oui. Changer la poubelle de place, tiens, changer la poubelle de place. Mettez votre brosses à dents dans le troisième tiroir à la place du deuxième tiroir.
Tu sais, c'est des choses. Les meubles aussi dans la maison, là, il y a des gens que je connais qui, tu arrives chez eux puis ça a tourné de bord. Donc on dirait qu'il y a des gens qui l'ont plus facilement, mais c'est toutes des petites choses qui font la différence.
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