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Jean-Philippe and Céline explain the microbiota: bacteria and microorganisms in your gut that influence digestion, hormones, immunity (about 70% of immune activity), and mood through the vagus nerve. Signs of dysbiosis include irregular bowel movements, bloating, gas, and mental disturbances. Aim for one to two daily bowel movements with a 16-24 hour transit time.
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Bonjour, Céline!
Bonjour, Jean-Philippe!
Ça va bien?
Oui, ça va bien, toi aussi?
Ben oui, ça va. On a décidé d'aller de l'avant, enregistrer notre deuxième capsule, moi et toi. La dernière fois, on a fait la capsule sur la gestion de changement. Pour ceux qui écouteraient la vidéo, celui-ci, on voulait faire des capsules pour les vivre en santé, savoir les concepts d'aujourd'hui, moi et toi en échange sur des concepts qu'on juge importants ou les fondements, moi j'appelle ça les fondements de la santé, Céline, parce que—
Tout à fait, oui.
On n'a pas le temps de rentrer dans les détails exhaustifs, ce n'est pas le but, c'était vraiment de faire des capsules. La première, c'était la gestion de changement parce que le changement d'alimentation, c'est un gros changement. Puis là, ben, aujourd'hui, on voulait parler d'un autre fondement ensemble, le microbiote, le microbiome même que les gens disent, au niveau de la santé là, parce qu'il y a plusieurs endroits où on partage notre vie avec des micro-organismes de tout genre. Tout à fait. C'est la nouvelle tendance et on en parle beaucoup, mais on va en jaser un peu, moi et toi, là, sur l'importance de cette fondation-là pour la santé.
Tout à fait. Je dirais qu'on fait une mise en bouche dans ce sens que, parce que toi puis moi, on lit beaucoup et on a des breaks, on a des livres qu'on pourra mettre des titres peut-être. Mais c'est juste pour amener l'intérêt. L'image qui me vient, c'est que souvent les gens ont pas entendu le mot et la première fois qu'on entend un mot, ça fait pas d'image dans notre tête. C'est un peu comme une marque de voiture. Admettons, tu achètes une marque de voiture, tu penses que c'est la seule au monde parce que tu la connaissais pas, mais une fois que tu connais cette marque-là, on s'aperçoit qu'il y en a plein sur la route finalement. Alors de connaître c'est quoi le microbiote ou le microbiome, mais maintenant les gens vont l'entendre à la radio, ils vont le voir dans les journaux, puis là ça va faire un sens. Puis moi j'espère que ça va les attirer pour mieux le comprendre.
On en entend quand même beaucoup parler là depuis quelques années maintenant là, mais je pense que les gens ils comprennent peut-être pas jusque où ça va là, toute cette variété de micro-organismes là, puis Pourquoi que c'est important, là?
Oui, c'est ça. Donc ça rentre d'une oreille, ça sort par l'autre, parce que c'est comme pas important. Mais nous, le but dans les quelques minutes qui nous restent, parce qu'on veut faire ça court et concis pour les gens, c'est vraiment de savoir, oh my God, oui, c'est important pour notre santé, c'est majeur. Alors moi, j'aurais le goût de commencer en disant qu'autrefois, on appelait ça, nous, la flore intestinale. Comme naturopathe, là, 40 ans, donc on disait c'était important d'aller à la selle à tous jours, d'avoir un bon système digestif, d'avoir des selles bien colorées, bien formées, parce que la flore intestinale est importante pour la santé. Sauf qu'à l'époque, on savait pas de quoi c'était composé. On savait qu'il y avait des bactéries à l'époque, mais pas autant qu'aujourd'hui. Et aujourd'hui, les recherches, il y en a plein, plein, plein de recherches sur le sujet. Donc ils découvrent le microbiote, qui est toujours à découvrir, parce qu'on a plus de cellules de bactéries dans notre corps que de nos cellules. Fait que tu t'imagines qu'on connaît pas tout le microbiote.
Qui ont fait le séquençage du microbiote. Il y en a, comme tu dis, il y a des variétés inimaginables de types d'organismes. Puis je pense qu'il va y avoir encore beaucoup de travaux pour qu'on sache toute la variété qu'on a, même qui varie d'un pays à l'autre, d'une culture à l'autre.
C'est ce que j'allais dire, d'un continent à l'autre, c'est pas le même microbiote, c'est pas le même contact avec la nature et tout ça. Donc, et peut-être juste de faire comprendre aux gens qu'il y a le microbiote, c'est vraiment le contenu, c'est les bactéries, mais en fait ça inclut pour nous les champignons, les virus, bon, puis toutes les formes. Mais le microbiome, en fait, c'est les génomes, c'est le génome en fait des bactéries. Donc nous, on va se concentrer sur le microbiote, donc c'est l'ensemble des bactéries au niveau de l'intestin. Mais dis-moi, Jean-Philippe, c'est quoi le but d'avoir un microbiote en santé dans notre intestin?
Ben, en fait, c'est ça, ce qu'on comprend maintenant aujourd'hui, c'est la relation entre les bactéries et notre corps à nous. C'est que là, au début, comme tu dis, on appelait ça la flore intestinale, mais on pensait que sa fonction principale était de digérer les aliments, puis ça nous permettait d'avoir un bon transit ou des fonctions biologiques essentielles. Mais là, ça c'est bien beau, on dit parfait, on a une bonne fonction digestive, mais là on n'est plus au même endroit de nos jours. Là on a réalisé que cette variété de micro-organismes-là, elle avait aussi un lien avec nos hormones, elle avait un lien avec nos neurotransmetteurs. Le lien, puis il y a une communication, on en parle beaucoup là, entre les intestins, le cerveau, c'est un sujet en soi là, et ça passe par le nerf vague, le nerf vague qui connecte tout notre corps. Mais là, il y a des messages chimiques qui se promènent, puis C'est bidirectionnel. Là, ça ouvre la porte à beaucoup plus large que juste un transit intestinal.
Puis aussi, il y a l'immunité. 70% de la puissance immunitaire passe dans l'équilibre de notre microbiote. Et comme tu dis, la qualité du microbiote dans notre intestin, ça gère l'équilibre de notre humeur, notre concentration, notre capacité au niveau du cerveau Donc c'est énorme ce que ça fait le microbiote, un microbiote en santé.
Oui, oui, c'est ça, exactement. Puis dans le fond, on a le microbiote intestinal, on a aussi des micro-organismes sur la peau, dans les yeux, tu sais, dans la muqueuse vaginale. Il y en a partout.
Puis dans l'utérus. On pensait autrefois que l'utérus était stérile. Non. Et le bébé qui est nourri au sein, il va chercher une quantité de microbiote incroyable, le contact, la peau, tout ça. Mais même à travers le lait, il y a aussi des bactéries saines. Parce qu'en fait, il y aurait quoi, 4% de bactéries pathogènes finalement dans notre corps. Et on a beaucoup plus de bactéries qui nous donnent la vie que de bactéries qui nous rendent malade.
Exact, puis en fait il y a un équilibre aussi au sein de ces bactéries-là. Un microbiote équilibré, c'est un microbiote qui va réguler les pathogènes essentiellement. C'est que plus on a un apport de ces bonnes bactéries-là, mieux on se porte parce que c'est les pathogènes ou le fait que ces pathogènes-là ne sont pas régulés par les bonnes bactéries qui nous apportent des problèmes de santé. Donc avoir une variété de bons micro-organismes, c'est juste capitaliser pour notre santé, pour contrôler justement les infections puis les pathogènes. C'est là l'importance, je crois, d'avoir ou de se soucier comment on fait pour avoir un bon microbiote.
Mais dis-moi, comment les gens pourraient se douter qu'ils n'ont pas un bon microbiote? Qu'est-ce qui pourrait leur mettre la puce à l'oreille pour se mettre en action?
Ben, il y a beaucoup de choses qui peuvent être des signes. Honnêtement, souvent ça va être, je crois, beaucoup de réactions aux éléments autour de nous. Tu sais, des réactions, tu as parlé que c'était le siège de l'immunité, mais tu sais, les gens qui ont plein de réactions allergiques ou ou intolérance, c'est souvent un signe qu'il peut y avoir un déséquilibre au niveau du microbiote. Tu sais, le travail de notre système immunitaire, c'est différencier le bon du mauvais, là. C'est-tu ami ou ennemi essentiellement, là. Mais s'il y a aussi l'action des micro-organismes qui vient aider notre système immunitaire à identifier ça, Puis je pense, c'est vraiment un des éléments qui, bon, autre que ce qu'on parlait aussi là, bien évidemment, si t'as pas un bon transit intestinal, ça peut être un très bon signe comme quoi ton microbiote est peut-être pas équilibré là.
Mais ça serait quoi un bon transit intestinal?
Ben, un bon transit intestinal, ça serait d'avoir, comme on disait là, de d'aller à la selle au moins minimum, minimum une fois ou deux fois par jour. Je pense que ça, ça serait le minimum. Il y en a qui disent qu'il faut pas aller jusqu'à trois, mais bon, trois, ça varie des fois selon les organismes parce qu'il y a la vitesse de ton transit. On est tous différents. Il y a des gens qui ont un transit un peu plus lent, puis des gens qui ont un transit un peu plus rapide. Mais puis là, évidemment, il faut avoir une selle de bonne consistance et qui est pas de diarrhée évidemment ou de la constipation. Je pense que ça c'est les signes vraiment de base, mais c'est pour ça que je dis une fois, si on a cette assise-là, c'est déjà beaucoup. Première assise transit intestinal fonctionnel. Si tu dis que tu penses que ce côté-là va bien, là peut-être que si effectivement tu réagis à tout ton environnement, je pense que tu peux encore te poser des questions. Y avait-tu d'autres éléments, toi, tu voyais, Céline?
Oui, je penserais aux maux de ventre parce qu'avec les enfants, qu'on s'occupe de la santé des enfants puis que les parents décident de manger comme les enfants finalement, souvent ils vont dire Hey, je me rendais pas compte que j'avais toujours mal au ventre! Dans le sens que c'est un inconfort avec lequel il était habitué de vivre, ou aussi les gaz, les ballonnements, des selles malodorantes, donc Du mucus, oh my God, oui c'est vrai. Donc du mucus, pour les gens qui savent pas, c'est comme s'il y avait du blanc d'œuf qui entoure la selle. Là c'est comme gluant quelque part un peu. Donc le mucus c'est vraiment le signe d'une irritation au niveau de l'intestin, donc des équilibres aussi au niveau du microbiote. Alors c'est tous des signes que malheureusement il était véhiculé que si tu vas à la selle régulièrement, même si c'est tous les 5 jours, c'est parce que c'est ton équilibre à toi. Mais c'est complètement faux parce que le Le transit digestif, c'est entre— oui, il y a une fourchette, mais c'est entre 16 et 24 heures. Et pour savoir chez les enfants ou même chez l'adulte le transit digestif, je sais pas si tu l'utilises, mais on peut utiliser les épinards. Manger une bonne quantité d'épinards et ça, ça nous dit de façon juste c'est quoi la vitesse de mon transit. Donc, et il doit être entre 16 et 24 heures. Alors, comme tu dis, minimum c'est une selle par jour, on vide les poubelles parce que c'est ça qu'on fait, on vide les poubelles une fois par jour. Et sinon, oui, Et quand on mange beaucoup de fibres, encore là, dépendamment de l'alimentation, mais là ça peut être 2 fois par jour, des fois 3, mais au-delà de ça c'est trop. Je veux dire, on n'est pas supposé faire plus que 2 à 3, c'est un maximum maximum par jour aussi. Et faut faire attention aussi, je sais pas si tu as vu ça aussi dans ta pratique, mais il y a des enfants, parce que moi je travaille plus au niveau des enfants, ils vont à la selle à tous les jours, mais finalement je dis dans mon langage à moi, c'est le neuf qui pousse le vieux, dans le sens que c'est des petites sœurs les selles, c'est des petites crottes de lapin comme on dit. Fait que finalement, c'est pas un vrai transit digestif. Il y a des enfants ou des adultes qui vont à la selle tous les jours, mais en fait ils sont constipés parce que c'est vraiment juste le trop-plein qui est éliminé. Des fois c'est des selles dures, mais des fois c'est des selles molles, très molles, parce qu'il y a comme un blocage un peu dans l'intestin, puis c'est le mou qui passe de chaque côté là à ce moment-là. Donc faut vraiment vérifier avec les épinards, c'est une bonne idée là pour mesurer le transit digestif. Mais c'est important d'aller à la selle de façon abondante tous les jours.
C'est une bonne suggestion. Moi, ce que je trouve important de dire aux gens, comme ça on va parler dans notre deuxième capsule de comment faire pour encourager un bon microbiote, Céline, mais si on veut retenir une chose, c'est que le microbiote, c'est le lien vers aussi le côté émotionnel, les neurotransmetteurs, ça affecte quotidiennement notre cerveau. Ce n'est pas juste, on a parlé beaucoup du transit, mais pourquoi y porter attention parce que c'est un sujet qui n'est jamais tout à fait familier pour tout le monde de parler de transit intestinal, mais c'est le lien important, je crois, vers le cerveau et les émotions, le contrôle des émotions. Je pense que ça, c'est le volet que les gens oublient. Pourquoi que c'est vraiment important de s'y intéresser, c'est si ça va bien ici, tu vas mieux gérer tes émotions parce que ton corps, il est plus équilibré, puis il sent mieux. Donc tes neurotransmetteurs sont plus abondants et plus équilibrés.
Je crois que, est-ce que ça serait juste si je disais, Jean-Philippe, que ça amène une clarté d'esprit, une meilleure présence, une meilleure clarté d'esprit? C'est comme on est plus focus avec un microbiote en bon équilibre, en bonne santé.
Je suis d'accord. Donc la prochaine capsule, c'est, ça va être sur comment alimenter notre microbiote, Céline, pour pouvoir amener une bonne diversité, puis profiter justement de nos connaissances pour renseigner les gens qu'est-ce qu'ils peuvent intégrer dans leur quotidien dans cette direction-là.
Tout à fait, sans que nécessairement ça coûte quelque chose de plus cher que l'épicerie, mais on regarde ça ensemble dans la prochaine capsule.
Parfait.
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