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Nutrition expert Céline Arsenault explains how to build a diverse gut microbiome cheaply: eat organic produce raw or lightly cooked, especially cooled potatoes and rice for resistant starch, get dirt under your fingernails, and skip the chlorine. Your gut bacteria already outnumber any probiotic pill.
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On était rendu pour la deuxième partie de notre capsule à comment on doit faire pour entretenir ou qu'est-ce qu'on doit manger pour avoir un bon microbiote. Les conseils, comme tu dis, sans que ça coûte trop cher ou sans que ça soit vraiment compliqué. Les gens pensent qu'il faut nécessairement acheter des probiotiques ou même des prébiotiques. C'est les deux sujets que les gens, je pense qu'ils peuvent être familiers avec ces concepts de pré, peut-être pas toujours tout le monde pour les prébiotiques là, mais les probiotiques ça d'habitude dans la culture les gens ils en ont entendu parler. Donc qu'est-ce qu'on fait Céline pour amener une diversité au niveau du microbiote sans qu'on ait nécessairement à avoir recours Oui, puis sans qu'on ait à mettre un gros budget sur ça.
Mais tu as dit quelque chose de très important parce qu'on a dit à l'autre capsule qu'on avait plus de bactéries dans notre corps, dans notre intestin, que dans nos cellules. Donc même si on achète un probiotique avec 12 sortes de bactéries, avec plein de milliards de bactéries, c'est rien comparé à ce qu'il y a dans notre corps. C'est Ça veut pas dire que c'est pas utile, parce que si on prend un antibiotique, oui, de prendre des probiotiques par la suite pendant minimum un mois, sinon deux, ça va repartir notre système. Mais on a besoin surtout de donner à manger à nos bactéries pour qu'eux autres, ils fassent leur équipe eux-mêmes. Parce qu'en fait, on la connaît pas en détail cette équipe-là. On peut, mais si on lui donne à manger de la bonne manière, Ben là, ça va être merveilleux. Moi, je dirais la première chose, c'est de manger le plus possible biologique. Oui, parce que dans le non biologique, il y a plein de pesticides et d'herbicides, et dont le fameux glyphosate. Et le glyphosate, il vient vraiment affecter notre microbiote d'une façon incroyable.
Alors, des herbicides, il y a des fongicides, il y a, tu sais, je veux dire, on parle, on parle des On parle des pesticides en général, mais il y a pas juste ça, hein. On parle du glyphosate, il est connu, je veux dire, le nom, les gens qui regardent ça. Mais il y a trop de choses aussi qui tuent la vie.
C'est l'ensemble, c'est ça, c'est ça. Si ça tue la vie dans le jardin qui est composé plein de bactéries, mais ça fait pareil pour nous dans notre corps. Donc pour moi, c'est le premier élément. Puis oui, les gens vont dire, mais écoutez, Madame Arsenault, ça coûte cher, mais Et c'est toujours un choix de vie, un choix de santé. Et si déjà on est à 40% de bio, dans notre tête, faut que ça fasse 40% moins de pesticides. Donc 50% de bio, 50% moins de pesticides. Alors on se tape pas sur la tête parce que tout est pas bio, mais autant, autant aller vers ça. Puis une autre capsule, on parlera comment se retrouver, s'y retrouver de façon économique dans le biologique. Mais donc Alors, c'est manger des légumes. Pour moi, c'est manger des légumes, des fruits. Et beaucoup de gens peuvent avoir un petit jardin, jardin communautaire, dans lequel ils plantent des fruits, des légumes qu'on peut saisir puis laver rapidement, mais pas désinfecter. Et en mangeant ces légumes-là ou ces fruits-là crus, frais, à ce moment-là, on va chercher toutes sortes de microbactéries qui sont essentielles pour nourrir notre microbiote. Dans un premier temps.
Puis au niveau prébiotique, Céline, honnêtement, c'est pas très compliqué les prébiotiques. Essentiellement, on disait avant, de mon temps là, ils disaient manger des fibres, manger des fibres. Puis tu sais, au niveau de notre métabolisme, les fibres, pour le corps humain je parle, C'est, tout le monde nous disait c'est juste un balai pour les intestins, tu sais, mais c'est pas juste ça. Puis on parlait dans notre autre capsule de transit, les fibres ou les certains types de fibres, c'est des prébiotiques, c'est la nourriture de nos bactéries. Donc nous, c'est vrai, la fibre essentiellement, il y a beaucoup de fibres, ce n'est pas digéré au niveau des intestins. Mais c'est pas digéré par l'humain, c'est digéré par les bactéries dans notre milieu intestinal. Donc c'est eux qui aiment les fibres. Puis moi je dis tout le temps, les légumes racines, il y a un concept, on dit c'est des amidons résistants, c'est un concept, les gens n'entendent pas souvent parler des amidons résistants, mais Une pomme de terre cuite, refroidie, contient une sorte de fibre qui est comme une fibre résistante que les bactéries adorent. Elles aiment beaucoup se nourrir de cette fibre-là. On parle souvent des trompinambours, ils en ont plein à l'intérieur. Vulgairement, un oignon, hein, un oignon, c'est assez de base. Une betterave, mais Ces légumes-là contiennent un grand apport en fibres prébiotiques. Mais là, ce que j'ai nommé là, ça coûte pas cher, on s'entend là. C'est facile, tout le monde a ça dans son assiette. Il y a un facteur par contre que les gens savent souvent pas, que le légume cuit et refroidi, il y a une tendance à une conversion des amidons pour qu'ils soient plus prébiotique. Fait que si on construit une salade d'été, une salade de pommes de terre froide, on mange chaud, ça va être la saison.
C'est délicieux.
La pomme de terre était démonisée parfois, tu sais, la pomme de terre frite c'est une chose, mais la pomme de terre cuite normalement dans la casserole et refroidie pour faire la salade de pommes de terre, mais c'est un excellent prébiotique.
Oui, tout à fait.
Donc ça, ça coûte pas cher, Céline, pour alimenter son microbiote, lui donner des prébiotiques. Donc là, c'est ça, c'est on vient nourrir les micro-organismes pour les amener. Mais évidemment, comme tu dis, idéalement ces légumes-là, déjà qui coûtent quand même moins cher que d'autres légumes des fois, les prendre biologiques, effectivement.
C'est important.
C'est important là.
Puis de, parce que je regarde souvent moi des menus là qu'on, que je demande là pour les clients, les jeunes clients. Puis alors je vois beaucoup de pizza, macaroni, des pâtes, pizza. Mais déjà de penser de toujours servir ça en combo comme au restaurant. Alors dépendamment de l'âge, soit avec des crudités ou avec des salades, toujours pour ne jamais qu'un enfant s'habitue à pas manger de légumes présentés en légumes, on va dire, ou en cru idéalement aussi. Ou sinon, ça peut être cuit, là, de la viande avec des légumes cuits comme tu nommais, mais qu'il y ait toujours des légumes.
Salade de riz froide, c'est la même chose que la pomme de terre, elle est meilleure froide que chaude.
Puis de mettre des légumes dedans aussi. Donc, et là, on rajoute, et c'est tous ces petits pas-là quotidiens qui font que notre microbiote se nourrit. Mais il y a une chose importante, il y a un gastro-entérologue américain, le Dr Zach Bush, un monsieur extraordinaire, et lui au niveau du microbiote il parle aussi du contact des mains aussi dans la terre, du contact des mains dans notre jardin, puis aussi les câlins qu'on fait, se toucher, d'être avec des animaux, de caresser des animaux. On est en contact avec toutes les bactéries de la vie, donc on peut pas vivre toujours dans un monde aseptisé. Et c'est Et parce qu'il y a nourrir nos bactéries, on en a parlé avec l'alimentation, des bonnes habitudes de vie. Mais après ça, il y a être en contact avec des bactéries aussi, tu sais, comme je viens de nommer. Puis un autre élément que les gens oublient, c'est l'eau qu'ils boivent. Est-ce qu'ils boivent tous les jours de l'eau chlorée? Parce que le chlore, on met ça dans l'eau pour tuer les bactéries pathogènes. Mais le chlore, il connaît pas la différence entre le pathogène puis le pas pathogène. Donc à tous les jours, en buvant de l'eau du robinet chlorée, on malmène notre microbiote. Donc je vais acheter des probiotiques, mais en même temps je vais boire de l'eau chlorée. Alors ça, c'est quelque chose de vraiment—
c'est quand même assez abordable d'avoir un filtre à la maison. La plupart des filtres d'eau potable, ils filtrent le chlore. C'est pas— on peut investir beaucoup d'argent pour amener d'autres niveaux de filtration, mais à la base, pour filtrer le chlore, c'est quand même quelque chose qui est accessible comme Oui, tous les filtres au charbon finalement.
Puis c'est sûr que ça, ça pourrait faire l'objet d'une autre capsule parce que tout dépend aussi d'où vient notre eau. On ne peut pas, tout le monde ne peut pas prendre le même filtre parce que si je suis à la campagne puis j'ai un beau réseau pour l'eau d'aqueduc, bien j'ai pas besoin du même filtre que quand je suis dans une grande ville.
Non, une grande métropole, c'est pas la même chose.
C'est ça. Donc, mais le départ, les gens réalisent pas qu'en buvant de l'eau chlorée, ils affaiblissent leur microbiote. Et ça fait quoi aussi un microbiote qui est pas en forme? Ça fait des gastro. Il y a des familles, ils sont toujours aux prises avec des gastro. Mais il y a d'autres familles, pourquoi eux autres ils ont pas de problème de gastro? Et c'est dans la même école, c'est au même environnement, puis des fois dans la même maison, il y a quelqu'un qui prend toujours des gastro. Puis c'est drôle, les autres ils l'ont pas.
On parlait dans la première capsule les signes d'un mauvais microbiote Effectivement, d'avoir constamment à vivre les épisodes de gastro, je pense que c'est un bon signe de déséquilibre. Un gros signe, oui. Puis tu disais aussi le fait d'avoir une proximité, etc. Plus on regarde les études, Céline, les gens étudient les populations à travers le monde, les premiers peuples. Partout à travers le monde, même des tribus. Puis ces gens-là ont un microbiote hors pair, là, je veux dire, c'est des gens qui habitent souvent très près de la nature, qui vont se promener dans les forêts ou etc., ou même qui vont avoir un mode de vie plutôt plus élémentaire. Puis ces gens-là, ils ont une force de vie incroyable, c'est ce que les gens finissent par se rendre compte, leur zoo et leur leurs dents, tu sais, c'est pas— oui, il y a des secteurs sur la planète qui ont de la pauvreté, puis là c'est la malnutrition, là c'est pas la même chose.
C'est pas un milieu naturel, c'est ça, c'est pas pareil.
Mais les gens qui habitent près de la nature, qui sont aptes à se nourrir à même la nature, ils ont une santé de fer, là c'est assez impressionnant. Ça nous donne l'image, bon on va pas se le cacher, notre société Amérique du Nord, là c'est l'aseptisation, la pasteurisation, je pense qu'on en revient là. C'est quelque chose qu'il faut qui soit renversé de nos jours pour comprendre. Ça ne veut pas dire penser à l'excès, il y avait l'insalubrité, ça existait, mais aujourd'hui je pense qu'on comprend les règles d'hygiène de base puis là on est rendu qu'il faut équilibrer entre ce qui était connu avant puis l'autre opposé de tout aseptiser. Je pense je pense qu'il faut trouver un équilibre, puis il faut accepter qu'on est régi par des micro-organismes, puis il faut accepter qu'on a une relation. Comme tu disais, là, prendre un ingrédient dans la nature, le laver sommairement, puis le consommer frais pour enrichir son microbiote, je pense que c'est le summum.
L'image qui me vient, c'est d'aller dans un verger bio, bien sûr, puis de prendre pomme, puis là tu l'essuies sur toi, puis tu croques ta pomme, ça nourrit le microbiote. C'est de planter des bleuets chez soi, des framboises, puis récolter, puis de les manger si tu es pas à côté d'une autoroute, bien sûr. Là, c'est ça qui va nourrir le microbiote aussi. Et peut-être un élément qu'on a oublié de dire, c'est que dans notre intestin, on fabrique des vitamines aussi. Donc si on veut fabriquer entre autres la B12, mais d'autres vitamines B aussi, Mais ça prend aussi un microbiote qui est en bonne santé. Donc on fait partie d'un tout. C'est ce que je dirais, c'était notre grand problème au niveau du modernisme, c'est de penser qu'on était différent de la nature, déconnecté de la nature. Non, on est connecté à la nature, on a avantage à rester connecté avec la nature. Et comme ça, ben, sans le savoir, tout ça, ça va s'orchestrer à l'intérieur de nous d'une façon merveilleuse.
As-tu des ouvrages pour nos auditeurs à révéler?
Je pense que tu vas être d'accord avec moi, c'est Monsieur très populaire, le Dr David Perlmutter, qui écrit entre autres L'Intestin au secours de votre cerveau.
Mais il y en a d'autres.
Oui, c'est un incontournable. Puis c'est lui qui a fait aussi une composition de probiotiques sur le marché, de très bonne qualité aussi, qu'on voit. Et même dans son livre, il va parler du cerveau, de l'Alzheimer, il va parler aussi de l'obésité en lien avec un microbiote qui est pas sain. Donc, etc., etc. Puis il y en a un autre que j'aime beaucoup, c'est un livre français, Microbiotique, les secrets de l'intestin, parce qu'il revient sur l'hygiénisme, comment c'est arrivé de connaître c'est quoi. Parce qu'au départ, à l'époque de Pasteur, je veux dire, il pensait que le corps était stérile, les microbes étaient donc dangereux. Quand on a commencé à découvrir des microbes, on a dit ça y est, on a trouvé les problèmes, il faut juste nommer le microbe, puis on va trouver la solution.
Il appelait ça des animagus. À une époque, il se doutait qu'il y avait une forme de vie qu'il n'était pas capable de regarder. Puis là, mais je pense que le manque de connaissances a amené évidemment la crainte. Puis je pense que là, on est en train avec la science puis l'étude des micro-organismes, puis qu'on disait, comme tu disais dans l'autre capsule, il y a plus de bons micro-organismes que de pathogènes. Je pense qu'il faut inverser la tendance puis accepter qu'on vit sur une planète vivante, puis que cette variété-là, elle fait aussi partie de nous.
C'est ça, c'est de retrouver l'équilibre entre, comme tu dis, l'hygiène, l'hygiène saine, on va dire, de base, puis l'excès d'hygiène, la stérilisation de tout, qui au fond malmène notre corps puis amène plein de problèmes de santé au fond indirectement. Donc alors moi je dirais pour terminer, c'est que c'est vraiment d'inviter les gens, en tout cas on vous invite à découvrir le c'est la bonne saison les fruits, les légumes, le frais, d'aller vers le biologique pour voir comment ça goûte mieux. Puis plus on mange biologique, moins on a besoin de manger parce que notre corps est nourri aussi. Donc Et tranquillement, tout le monde va voir la différence au niveau de son intestin, puis au niveau de la santé de la famille aussi.
Super, c'est un bon conseil. Donc on se laisse sur ce, puis on se dit à la prochaine pour une autre capsule sur la santé. Tout à fait, à la prochaine.
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