63. « Nous ne pouvons nous noyer dans une image. » (Série Thich Nhat Hanh)
24 Feb 2022 · 29 min
In this multilingual podcast episode, the hosts weave together reflections on the 2022 Russia‑Ukraine war, the urgency of compassion, and Buddhist teachings drawn from Thich Nhat Hanh’s life and writings. They present a practical framework for transforming deep‑seated suffering through three mindful strategies: sowing seeds of happiness, maintaining continuous mindfulness to recognize and bathe suffering in light, and deliberately inviting painful memories into mental awareness. The episode recounts Thich Nhat Hanh’s formative years – his Fulbright scholarship, studies at Princeton, and the creation of A Rose for Your Pocket, a bestseller that introduced lyrical, accessible Buddhist practice to Vietnamese households and later the West. Using the metaphor of “drowning in an image,” the hosts explore how refugee memories and past traumas persist as mental pictures that can be observed without being re‑experienced, emphasizing that the present moment remains safe. They explain the Tibetan concept of manas, its six characteristics that drive the endless pursuit of pleasure and avoidance of pain, and how mindfulness can transform these tendencies. The discussion also includes philosophical interludes (Montaigne, John Gray’s Feline Philosophy), detailed descriptions of the Green Tara and Padmasambhava mantras, and practical guidance for daily rituals, group meditation, and resources on Insight Timer. Throughout, the tone is instructional, reflective, and compassionate, inviting listeners to integrate mindfulness, compassion, and community into their lives.
Chapters
Une semaine bien particulière avec les sons des tambours qui retentissent en Europe. La Russie, l'Ukraine, une guerre en 2022, quelque chose d'absolument inimaginable et Improbable en apparence. D'où l'importance d'autant plus aiguë, à mon avis, de se reconnecter avec la spiritualité, avec des notions comme la compassion, la paix, la compréhension. Je vous laisse donc avec cet épisode 7 qui est assez diversifié au sens où on y trouvera des citations de philosophes, des mantras, des mantras à écouter, des explications sur le bouddhisme tibétain, des extraits de la vie de Thích Nhất Hạnh comme d'habitude, et puis également le début du chapitre 5 du livre que nous travaillons ensemble, c'est-à-dire le livre sur l'enfant intérieur de Thích Nhất Hạnh. Merci pour votre soutien, merci pour votre écoute et tous vos messages que vous m'envoyez par mail, sur Anchor, sur le site de la page Un antifilósofo que amaba a los gatos.
Michel de Montaigne. Mejor comprensión de los gatos y de los límites de la filosofía mostró en su día Michel de Montaigne. 1522-1592, quien escribió: Cuando juego con mi gata, quién sabe si es ella la que pasa el tiempo conmigo más que yo con ella. A Montaigne se le cataloga a menudo como uno de los fundadores del humanismo moderno, una corriente de pensamiento que aspira a trascender toda noción de Dios. Lo cierto es que era igual de escéptico ante la humanidad que ante la divinidad. El hombre es la más calamitosa y frágil de todas las criaturas, escribió, y al mismo tiempo la más orgullosa. Al repasar las filosofías pasadas, no hallo ninguna que pudiera reemplazar el conocimiento de cómo vivir que los animales poseen por naturaleza. Por la misma razón pueden considerarnos estúpidos a nosotros como nosotros los consideramos a ellos. Los otros animales, pues, eran superiores a los humanos por poseer un entendimiento innato de cómo vivir. En ese punto, Montaigne se apartaba de la fe cristiana y de las principales tradiciones de la filosofía occidental.
El podcast Just in Time, porque necesitamos salir Maintenir nos abiertos al movimiento, a la reflexión. Caminar, observar, reflexionar para empezar algo nuevo. John Gray, à ne pas confondre avec le John Gray du développement personnel, est un philosophe britannique. Il a publié en 2020 Feline Philosophy: Cats And the meaning of life, dont vous avez entendu à l'instant un extrait lu en espagnol, mais je suis certaine que cela ravira certaines oreilles. Cette semaine qui s'écoule, nous avons eu un jour très particulier le mardi 22/02. 2022, qui est une date qui peut se lire dans un sens et dans l'autre. Une journée très particulière dans l'histoire de l'humanité. Nous continuons aujourd'hui avec le chapitre 5 de Prendre soin de l'enfant intérieur qui s'intitule Transformer la souffrance. Que pouvons-nous faire pour transformer les graines de souffrance parfois si profondément enracinées en nous. La pratique nous offre 3 façons de les traiter. La première consiste à semer et arroser nos graines de bonheur. Dans ce cas, nous n'abordons pas directement les graines de souffrance, mais nous faisons en sorte qu'elles puissent être transformées par nos semences de bonheur. C'est une transformation indirecte. La deuxième manière de gérer notre souffrance est de cultiver la pleine conscience en permanence. Ainsi, lorsque les graines émergeront, nous serons en mesure de les identifier. Nous les baignerons alors dans la lumière de notre pleine conscience. Nos graines sont un champ d'énergie et la pleine conscience est une formidable énergie elle aussi. C'est ainsi que notre pleine conscience pourra transformer nos graines de souffrance, leur permettant de s'établir au contact de son énergie. La troisième solution qui s'offre à nous pour prendre soin des afflictions qui nous accompagnent depuis notre plus tendre enfance est de les inviter délibérément à monter dans notre conscience mentale. Nous pouvons inviter la tristesse, le désespoir, les regrets, les désirs qu'il nous était difficile de contacter dans le passé et simplement nous asseoir pour bavarder avec eux. Comme avec de vieux amis. Prenons toutefois la précaution d'allumer notre lampe de pleine conscience avant de les inviter à monter, et veillons à ce que sa lumière soit suffisamment stable et forte. En 1961, Thay bénéficie d'une bourse de recherche de la Fondation Fulbright afin de lui permettre de faire de nouvelles expériences et de poursuivre ses études. Il se rend aux États-Unis pour étudier les religions comparées à l'Université de Princeton où il séjournera de 1961 à 1962. C'est à Princeton qu'il vit son premier automne, ses premières neiges et la beauté du printemps qui succède à l'hiver. Dans la paix et le calme, les visions profondes de Thay peuvent mûrir. C'est là que j'ai vraiment goûté pour la première fois la paix d'être heureux dans le moment présent. L'ancien enseignement bouddhique de drishta, dharma, sukha, vichara. Thay évoquera plus tard ses années formatrices aux États-Unis. J'ai grandi au Vietnam, je suis devenue moine au Vietnam, j'ai appris et pratiqué le bouddhisme au Vietnam, et avant d'arriver en Occident, j'ai enseigné le bouddhisme à plusieurs générations d'étudiants. Mais je peux affirmer aujourd'hui que c'est en Occident que j'ai réalisé ma voie. Supposons que nous pratiquions la méditation marchée pour entrer en contact avec les merveilles de la vie. Tout à coup, au cours de la marche, un souvenir de notre enfance remonte à notre esprit et les sentiments de souffrance, de peur et de désespoir refont surface. De ce fait, bien que nous marchions, nous Nous ne parvenons plus à savourer notre marche. Nous ne sommes plus au paradis, nous sommes en enfer, aux prises avec notre souffrance. Dans une telle situation, la première démarche à faire est de reconnaître: la souffrance est en moi. J'inspire, je sais que les sentiments de souffrance, de désespoir, de tristesse, de peur sont en moi. J'expire, j'ouvre les bras tendrement à cette sensation de souffrance. Avec pleine conscience et concentration, nous pouvons revenir au souvenir et comprendre ce Je ressens ceci parce que j'ai été en contact avec cela. Grâce à la pleine conscience et à la concentration, nous sommes capables de répondre à cette image, comprenant à présent que nous ne sommes plus un enfant démuni. Aujourd'hui, nous sommes adultes, solides et capables de nous protéger nous-mêmes. Certains d'entre nous sont arrivés en Occident comme immigrants. Nous sommes nombreux à avoir dû abandonner l'Asie du Sud-Est, traverser les océans comme boat people, pour nous réfugier en Occident. Au cours de ces voyages, nous étions terrorisés. À tout moment, nous aurions pu nous noyer. Nous aurions pu être tués ou blessés par des requins ou des pirates. Ceux d'entre nous qui ont fait ce voyage ont encore présentes à l'esprit les images de tous ces dangers. Désormais, nous avons atteint l'autre rive. Nous avons été acceptés comme réfugiés et nous sommes sur la terre ferme. Mais il nous arrive d'oublier que nous sommes maintenant en sécurité. Quand nous retouchons aux images de cette période, nous nous laissons malgré tout gagner par la souffrance qui les accompagne. Même si la souffrance appartient au passé lointain, elle a tendance à remonter chaque fois que nous sommes confrontés à ces souvenirs. Beaucoup d'entre nous restent prisonniers du monde des images alors qu'en réalité ce ne sont que des images. Elles ne correspondent plus à la réalité d'aujourd'hui. Inspirons et expirons en pleine conscience. Nous pouvons développer cette sagesse, cette vision profonde. Imaginons posséder encore une photographie de l'océan où nous avons craint de nous noyer. Quand nous regardons cette photo, nous ressentons la souffrance et la peur qui ont accompagné l'événement passé. Mais la pleine conscience et la concentration peuvent nous éclairer sur la réalité. Ceci n'est qu'une image, Ce n'est pas l'océan. Nous pouvons nous noyer dans l'océan, mais pas dans une image. Nous constatons donc qu'en prenant soin de nos formations mentales de désespoir et de souffrance, en les observant plus finement, nous percevrons clairement que ceci est né de cela. La souffrance est apparue parce que nous avons été en contact avec une image du passé. Or, aujourd'hui, nous sommes en sécurité et nous avons la capacité de jouir des merveilles de la vie dans l'instant présent. Dès lors que nous réalisons que notre souffrance est fondée sur des images du passé et n'appartient pas à la réalité actuelle, le bonheur dans l'instant présent nous est directement accessible. Et c'est précisément là que réside le merveilleux pouvoir de la pleine conscience et de la concentration. Au cours de l'été 1962, alors qu'il guide des jeunes au camp O'Conniken à Medford dans le New Jersey, Thay décrit ses premières fleurs de l'éveil dans A Rose for Your Pocket, une rose à votre boutonnière. Dans ce petit livre à la fois simple et lyrique en hommage aux mères, il invite les lecteurs à chérir ce qu'il a maintenant dans le moment présent. Thay l'envoie par avion à l'un de ses cèdres. Étudiante au Vietnam, qui se charge aussitôt de le faire publier. L'esprit et l'approche de ce livre ouvrent de toutes nouvelles voies dans l'écriture bouddhiste et l'on peut y voir le style de Thay prendre corps. Jusque-là, il n'y avait jamais eu de livre en vietnamien qui applique avec autant de lyrisme les idées bouddhistes à une perspective spirituelle de la vie quotidienne, de sorte qu'il devient rapidement un best-seller Écrit dans une langue naturelle et poétique à la portée de tous, même des enfants, A Rose for Your Pocket n'a pas la forme d'un enseignement bouddhiste. C'est plutôt une méditation guidée pour aider le lecteur à toucher le miracle de la présence de sa mère ici et maintenant. C'est la première fois qu'un moine bouddhiste montre comment la conscience méditative peut être une énergie lumineuse et douce. Le lecteur peut toucher le fruit de la méditation sans avoir à transformer son cœur et son esprit en un champ de bataille, sans avoir à lutter contre la colère, la tristesse ou le désir. Thay, qui était jusqu'alors surtout connu en tant que poète et responsable éditorial, se fait ainsi connaître pour son bouddhisme profond et accessible. Cette année-là, déjà, à l'occasion de la fête des mères, ses étudiants organisent une fête des roses pour célébrer les mamans, inspirée par son livre. Très vite, cette fête devient une tradition annuelle qui est célébrée dans tout le Vietnam et fait aujourd'hui partie intégrante de la culture bouddhiste du pays. A Rose for Your Pocket, qui s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires, est présent dans tous les foyers bouddhistes. Le ton frais et intime de ce petit livre qui a tant plu aux bouddhistes vietnamiens a créé un nouveau genre d'écrit bouddhiste moderne qui sera adopté tant en Orient qu'en Occident.
Les manas.
Une des raisons principales qui nous poussent à éviter le contact avec notre enfant intérieur est que nous craignons la souffrance. Cela s'explique par la présence de manas, cette partie de notre conscience située entre la conscience du tréfonds et la conscience mentale, dont la caractéristique est de nous pousser à rechercher constamment le plaisir, évitant à tout prix la souffrance. Manas nous fait croire que nous sommes dotés d'un soi séparé et c'est précisément avec cette illusion et la discrimination qui en découle que naît toute notre souffrance. Quand un poisson voit un appât attirant, il a tendance à mordre dedans. Il ne sait pas qu'un hameçon s'y cache et qu'en mordant à l'appât, il sera tiré hors de l'eau. Notre pleine conscience peut nous éclairer quant aux dangers d'une recherche permanente du plaisir. Nous pourrons alors arroser les graines de sagesse dans notre conscience du tréfonds, de façon à faciliter la transformation de manas. C'est la fonction que remplit notre conscience mentale. Le mantra de la Tara verte est un mantra que nous avons travaillé ce matin dans l'espace du rituel magique des matins, qui est passé à 6 heures au lieu de 5 heures et demie pour pouvoir dormir 30 minutes de plus, se reposer 30 minutes de plus, se reposer. Le mantra de la Tara verte correspond Tara. Tara qui est la représentation du Bouddha féminin, qui permet de travailler sur l'anxiété, le relâchement, la confiance. Tara est très belle. Je mettrai en lien une image de Tara pour que vous puissiez la voir. On va écouter ce mantra qui est très simple et très facile. À chanter plusieurs fois dans la semaine. Ondare, dondare, tu es sonore. Ondare, dondare, tu es sonore. Les 6 caractéristiques de Manas. Manas présente de nombreuses caractéristiques. Sa première tendance est de toujours s'intéresser à la recherche du plaisir et sa deuxième est de tenter d'éviter la souffrance. Troisièmement, Manas a la fâcheuse habitude d'ignorer les dangers de cette recherche du plaisir. Or, il est vrai que si nous n'avons de cesse de poursuivre les plaisirs sensuels, nos risquons de détruire notre corps et notre esprit. À l'inverse, si nous prenons la peine d'examiner en détail l'objet de nos convoitises, nous pourrons discerner les nombreux dangers. La quatrième caractéristique de manas est d'ignorer les bienfaits de la souffrance, alors que cette dernière peut elle aussi présenter nombre d'effets bénéfiques. Nous avons tous besoin d'une certaine quantité de souffrance pour notre croissance, afin de comprendre et de cultiver notre compassion. Notre joie et notre bonheur. Nous ne pouvons apprécier pleinement bonheur et joie que si, en comparaison, nous avons déjà été en contact avec la souffrance. Si nous n'avions pas souffert de la guerre, nous ne serions pas en mesure d'apprécier la paix. Si nous n'avions pas souffert de la faim, nous ne pourrions pas apprécier pleinement le pain que nous tenons en main. C'est merveilleux d'avoir quelque chose à manger. Nous ne pouvons véritablement goûter à ce bonheur que si nous savons ce qu'est la faim. Nous traversons tous des moments particulièrement dangereux dans notre vie, et si nous repensons à ces moments que nous avons connus, nous pouvons véritablement savourer la sécurité de l'instant que nous vivons maintenant. C'est grâce à notre souffrance, en la comprenant, en la touchant de tout près, que nous avons la possibilité de développer et de laisser croître compréhension et compassion dans notre vie. Je ne voudrais pas envoyer mes amis ni mes enfants dans un endroit préservé de toute souffrance, car dans un tel lieu, ils n'auraient pas l'opportunité d'apprendre à cultiver la compréhension et la compassion. Le Bouddha nous a d'ailleurs enseigné qu'en l'absence de souffrance, nous n'aurions jamais la possibilité d'apprendre. Lui aussi a beaucoup souffert, et c'est précisément grâce à sa souffrance qu'il a pu atteindre l'éveil. Nous devons aller vers le Bouddha avec toute notre souffrance. La souffrance est le chemin. C'est à travers elle que nous trouverons la voie de l'illumination, de la compassion et de l'amour. En examinant en détail la nature de notre tristesse, de notre peine, de notre souffrance, nous trouverons la sortie. À l'inverse, si nous ne savons pas ce qu'est la souffrance, aucun chemin ne nous mènera au Bouddha, à l'éveil, et nous ne connaîtrons jamais la possibilité d'entrer en contact avec la paix et l'amour. C'est précisément parce que nous avons souffert que nous savons Et c'est précisément parce que nous avons souffert que nous avons maintenant une chance de trouver la voie menant à la libération, à l'amour et à la compréhension. La tendance à fuir la souffrance est présente en chacun de nous. Nous pensons qu'en recherchant les plaisirs, nous éviterons de souffrir. Malheureusement, cela ne fonctionne pas ainsi. Au contraire, cela nous empêche de grandir et d'être heureux. Le bonheur est impossible en l'absence de compréhension, de compassion et d'amour. Et de son côté, l'amour ne nous sera accessible que si nous comprenons notre souffrance et celle de l'autre personne. C'est donc en acceptant de toucher notre souffrance que nous pourrons développer amour et compassion, tous deux indispensables au bonheur, le nôtre comme celui des personnes qui nous entourent. Nous portons tous en nous les graines de compassion, de pardon, de joie et de non-peur. Mais si nous essayons constamment d'éviter la souffrance, nous ne laisserons jamais à ces semences bénéfiques la possibilité de germer. Il s'agit du bouddhisme tibétain. Ce mantra permet de travailler sur les maladies, les accidents, les désastres, les mauvais karmas aussi. Il apporte selon la tradition tibétaine de nombreuses bontés, bénédictions, une vie plus longue, permet d'affiner sa sagesse également. Et le vert en soi représente une couleur très importante dans la culture tibétaine parce qu'elle inclut, cette couleur inclut toutes les autres couleurs. Sorte de encompassing color. Et la Tara verte en général est décrite comme une jeune fille de 16 ans à la peau brune. Elle porte un pantalon à rayures et elle avait avant les épaules découvertes. Elle utilise beaucoup d'ornements qui sont caractéristiques de de la Sambhogakaya. Et la Tara verte a le pied droit généralement étendu comme si elle allait se lever. Sa main gauche forme un geste qui représente le refuge et elle soutient un lys d'eau qui est un lys bleu ou un utpala. Sa main droite par contre porte une fleur qui offre la bénédiction. Et vie après vie, Tara se manifeste sous la forme féminine pour montrer que l'illumination peut être atteinte aussi bien par les hommes que par les femmes. Tu donneras, tu donneras, tu donneras. Tu donneras, tu donneras, tu donneras. Om Nare Guru Nare Guru Hare Soham. Le mantra est facile à répéter: Om Tare Tutare Ture Soha. Om Tare Tutare Ture Soha, qui veut dire: Ô Tara, éloigne de nous nos vices sous ton nom auspicieux. Au village des Pruniers, dans le hameau du Haut où je vis, nous avons un étang de lotus. Nous savons qu'un lotus ne peut pas pousser sans boue, elle est indispensable à sa vie. Il serait impossible de faire pousser la fleur sur du marbre. C'est pareil pour nous. La boue joue un rôle vital dans la croissance du lotus, tout comme la souffrance est vitale au développement de notre compréhension et de notre compassion. Nous devons étreindre notre souffrance et l'examiner en profondeur, car nous avons beaucoup à apprendre. Lorsque la graine de peur, logée au plus profond de notre tréfonds, émerge au niveau de notre conscience mentale, notre pratique consiste à inviter la graine de pleine conscience à se manifester à son tour. Car c'est grâce à elle que nous pouvons être totalement présents et ainsi reconnaître et accueillir tendrement notre souffrance et non plus la fuir. Dans les premiers temps, notre pleine conscience ne sera sans doute pas assez solide pour contenir notre douleur et notre tristesse. Par la suite, en pratiquant, surtout si nous avons la chance d'avoir le soutien d'un groupe ou d'une communauté, notre pleine conscience va se renforcer suffisamment pour nous permettre de soutenir douleur, tristesse et peur. Nous savons donc maintenant que nous avons tous besoin d'une certaine dose de souffrance pour développer notre compréhension et notre compassion. Mais il est inutile d'en créer davantage. La souffrance en nous et autour de nous est déjà largement suffisante. Faisons confiance à notre conscience mentale. Elle a la capacité d'apprendre en observant la souffrance et elle peut à son tour communiquer ce savoir à notre conscience du tréfonds. La cinquième caractéristique de manas est de tout ignorer de la loi de la modération. Et là encore, notre conscience mentale entre en jeu afin de lui rappeler cette sagesse. Si nous pratiquons la respiration consciente, nous pourrons aider notre conscience mentale à utiliser la vision profonde afin d'identifier manas et toutes ses illusions, reconnaissant ainsi la présence des nombreuses graines de sagesse disponibles au sein même de notre tréfonds. Quand la conscience mentale œuvre ainsi, sa concentration porte alors sur l'inter-être, l'interconnexion et sur la non-discrimination. Et c'est de cette concentration que pourra se manifester la vision profonde, et parfois étonnamment vite d'ailleurs. Enfin, la sixième caractéristique de manas est qu'il cherche constamment à obtenir, s'approprier et posséder tout ce dont il a envie. L'avidité est l'une de nos pulsions les plus fortes. C'est d'ailleurs elle qui engendre la jalousie et qui nous pousse à vouloir posséder personnes et objets. Mais si nous considérons la vie sous l'angle de l'inter-être, nous comprendrons qu'il n'y a rien à posséder. Este es el podcast Just in Time para que podamos intercambiar. Tenemos la página de Facebook. Podemos también intercambiar con el correo electrónico y también en la app de Just in Time, de Viñasa Yoga Just in Time, en Wix puedes mandarnos tus mensajes. Haz tus sugerencias, preguntas, comentarios para que te vayamos respondiendo. También está la posibilidad de dejar un mensaje vocal en el mismo podcast, te podemos mandar el link para que nos dejes un mensaje vocal. Nos vemos pronto. Voilà pour l'épisode de cette semaine. Cette semaine, nous avons eu dans le rituel magique qui est maintenant passé à 6 heures du matin, comme je l'ai dit, de Des moments très importants, notamment le jeudi où nous avons travaillé sur le mantra de Padmasambhava, qui est un mantra tibétain. Padmasambhava fut un gourou très important dans le bouddhisme tibétain, reconnu pour avoir apporté le bouddhisme au Tibet. Je vais placer sur Insight Timer méditations de cette semaine qui sont en espagnol. Et vous pouvez entendre en fond musical la création de Jean-Philippe Requiel et du lama Gurmay qui s'appelle donc The Mantra of Padmasambhava.
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