À 21 jours du bonheur avec la psychologue Ingrid Kalada - E080

In this episode of the Biohacking au féminin podcast, host Alicia Marcelle Martine Braggs (Ali Braggs) interviews psychologist and author Ingrid Kalada about her new book “21 jours du bonheur”. The conversation weaves together bio‑hacking, longevity, and positive psychology. Kalada explains how she built a 21‑day program that pairs scientific research with simple daily habits – from talent‑mapping tests and the Japanese Ikigai concept to gratitude, music, laughter, and nutrition – to rewire the brain through neuroplasticity. She breaks down the determinants of happiness (≈40 % personality, 10 % life circumstances, the rest habits) and stresses the power of community, generosity, and the “Blue Zones” model. The hosts discuss the role of pain and contrast in feeling joy, the importance of language framing (e.g., “challenge” vs. “problem”), and how the pandemic reshaped work, social ties, and personal well‑being. Kalada shares practical tools (a quick self‑assessment, a happy‑playlist, a “happy test” to track progress) and promotes her coaching practice and the upcoming French edition of her book, releasing 21 November. Throughout, the tone is conversational, enthusiastic, and supportive, aiming to give women concrete, science‑backed strategies to age healthily, lose fat, and cultivate lasting happiness.
Chapters
On s'est moqué des frères Wright lorsqu'ils affirmaient que l'homme pourrait un jour voler. Pourtant, ils ont prouvé que c'était possible et l'avion existe aujourd'hui. On a aussi ignoré Thomas Edison quand il disait qu'on pouvait créer une source d'énergie indépendante. Et pourtant, lui aussi il a réussi et l'ampoule fait partie intégrante de notre quotidien. Alors si moi je te dis qu'on peut vivre jusqu'à 180 ans en santé, est-ce que tu me croirais? Te voici dans Vivre jusqu'à 180 ans grâce au biohacking avec Ali Braggs, naturopathe et autrice du best-seller C'est toi la boss de ta vie. Ce podcast est destiné aux femmes qui veulent vieillir en santé, perdre du gras et garder une apparence jeune avec des remèdes et techniques naturelles. Chaque épisode révélera les nouvelles technologies ou astuces de biohacking données par moi ou un expert pour enfin obtenir obtenir des résultats durables sans bousiller sa santé. Prête à commencer à rajeunir? On y va! Salut tout le monde, ici Ali Braggs dans l'épisode 80 du biohacking au féminin et aujourd'hui, j'ai une femme incroyable avec moi et je suis tellement contente de la recevoir parce qu'on se rend compte qu'on est plus pareilles qu'on aurait pu le croire. On s'est jamais rencontré avant. Ça a comme été une manifestation de savoir sur nos chemins. Et aujourd'hui, avec cette personne très spéciale, on va parler à 21 jours du bonheur. Je trouve que c'est super important de parler de ça, du bonheur, parce que vous le savez, on est dans un podcast de biohacking, on parle de longévité. Moi, je veux pousser les croyances de dire qu'on peut vivre jusqu'à 180 ans. Mais ma question que je vais avoir à mon invitée aujourd'hui, c'est est-ce que c'est possible de vivre jusqu'à 180 ans dans le bonheur. Je l'accueille aujourd'hui, c'est Ingrid Quelada. Allô Ingrid! Et qui est psychologue et aussi qui a écrit un livre, 21 jours du bonheur. Je suis contente de te recevoir aujourd'hui.
Moi aussi, très contente.
Vraiment contente de t'avoir. En plus, demain tu partais en Floride, fait que j'étais entre deux vols. Je me sens très privilégiée d'être là aujourd'hui. Et vraiment Ingrid, je suis touchée que tu as accepté de venir dans mon podcast. Je trouve que des professionnels comme toi, faut leur donner encore plus la voix de s'exprimer et d'aider les gens, d'aider les femmes surtout. Moi j'aide les femmes en particulier. Fait que Ingrid, pour commencer, j'aimerais juste que tu te présentes, tu me racontes un peu ton parcours fascinant. C'est quoi qui t'a poussée en fait dans le domaine puis devenir psychologue?
Bon, ben écoute, premièrement, j'avais un rêve, moi, de devenir professeure. Mon père était prof, ma mère était prof et même mon frère est prof. Oh my god! Il y a pas de temps là-dedans, c'est pas un bon domaine. Fait que j'ai décidé de l'audiologie pour aider les enfants qui avaient des troubles pour la parole. Et un jour, j'étais assise, en fait ça prend un bac en psy puis une maîtrise en orthophonie et audiologie. J'étais dans un cours de psy, la psychologie industrielle, puis là le ciel s'est ouvert, la lumière est descendue sur moi et mon professeur, puis j'ai eu un coup de cœur pour le domaine du bonheur. En fait, c'est la performance et le bonheur au travail, la psychologie organisationnelle. On travaille surtout avec les leaders pour qu'ils soient inspirants, qu'ils soient des bons boss. Les entrepreneurs, tout le volet humain. J'ai trouvé que c'était tellement un bon mix d'aider les gens, mais aussi le côté concret, pragmatique. Moi, j'ai de la drive, j'aime les résultats, puis ça me semblait vraiment moins orienté vers les problèmes, tu sais. La psychologie clinique, ça m'attirait peu. Moi, j'aime les solutions, j'aime l'action. Fait que c'est un peu comme ça que j'ai me suis retrouvée dans le domaine.
J'aime ça. Puis là, est-ce que toi, dans le fond, c'est quoi la clientèle avec qui tu travailles ou tu travaillais, si je comprends bien?
Non, je travaille encore. J'ai mon cabinet en psychologie positive organisationnelle et nos clients, c'est vraiment un peu de tout. C'est le fun. On a des écoles, on a la SQ, on a Bombardier, on a des vraiment toutes sortes de clients, de toutes les grandeurs, les couleurs, les saveurs. Et notre but à nous, on travaille surtout avec les gestionnaires, les professionnels, des fois les employés, pour les rendre plus mieux dans leur peau, gérer leur stress, gérer les communications. On utilise beaucoup de tests pour se connaître. Moi, j'appelle ça le rayon X. Puis une petite histoire drôle, quand j'ai connu mon conjoint il y a 33 ans, j'ai fait passer le petit test, puis j'ai trouvé qu'on était compatible. Ça fait 33 ans qu'on est ensemble, puis ces outils-là que j'utilise au travail, je les utilise aussi dans ma vie de tous les jours. Les tests sur les talents, le coaching, tout tout ce qui est solution, solution, solution. La vie est trop courte pour être dans un job qu'on n'aime pas ou avec un boss qu'on n'aime pas. Fait que moi, j'arrive avec mon équipe, puis on essaie de rendre les choses plus agréables et plus valorisantes. Et les gens, ils aiment ça quand ils partent à la fin de la journée, ils ont un sentiment d'accomplissement. Puis il y a trop de gens qui ont une vie de hamster, hein, dodo, boulot, tout ça. Peu. Fait que je suis là pour inspirer, faire réfléchir, je suis dans le dépassement là. C'est tellement valorisant pour moi et pour les autres là. C'est, je suis privilégiée de travailler avec des gens qui vont déjà bien, je les aide à être meilleur, aller mieux.
Wow, moi je trouve que tu as apporté un bon point justement, Ingrid, en parlant de, d'apprendre à se connaître. Souvent les gens, ils vont avoir un problème, mais ils se connaissent pas. Puis faire des tests, c'est tellement important. Moi, en tant que naturopathe, il y a beaucoup de tests qu'on va faire passer à la cliente, puis là, ça va lui permettre de prendre la hauteur puis de comprendre qui qu'elle est. Puis là, quand on sait qui qu'on est, là c'est plus facile justement d'aller s'aider.
Oui, absolument. Puis tu sais, on appelle ça en anglais le self-awareness. Ouais, tout à fait. Tellement de gens qui ont pas eu assez de feedback, qui se sous-estiment, ils connaissent pas bien leurs talents. Tu sais, un des chapitres de mon livre, c'est Utiliser vos talents. Ouais, mais avant de les utiliser, faut bien que tu les connaisses, mettre le doigt dessus. Là, des fois, tu sais, le sweet spot, là, c'est pas clair pour tout le monde. Puis je trouve que les orienteurs, en tout cas ceux dans le temps, là, c'était pas tellement à la fine pointe, là, tu sais. Fait que nous, on a des vraiment des outils J'ai un outil, entre autres, en 15 minutes, ce que tu peux savoir sur toi, c'est incroyable, vraiment un outil scientifique mais simple. J'adore ça. Mes clients, c'est surtout des organisations, mais avec mon livre sur le bonheur, j'ai eu le goût d'aller rejoindre tout le monde. Tout le monde a droit à ça, pas juste les grosses compagnies qui ont des gros budgets. Fait qu'avec le livre puis mes petits tests, ben, pour 20 piastres, 10 piastres, 100 piastres, tu as accès à des outils qui généralement sont un peu là pour les privilégiés. Ouais, je comprends.
Puis quelque chose qui m'accroche aussi, tu as parlé de talent, tu sais. Je trouve c'est important de suivre ses intuitions envers les talents parce qu'au début on les connaît pas, puis c'est juste d'écouter cette petite flamme en dedans de nous puis aller vers les directions justement de ces talents-là. Puis moi, il y a un test que je fais faire à mes clientes qui s'appelle l'Ikigai. Est-ce que tu connais ça, l'Ikigai? Puis j'en parle dans mon livre aussi que tu es en train de lire.
En fait, moi aussi, dans mon livre, on est pareil.
C'est un terme japonais en fait qui démontre que les gens qui ont un ikigai, c'est les gens qui ont une meilleure longévité. Tout à fait, exactement. Fait que c'est genre de test-là qu'on fait aussi, puis je trouve ça tellement important d'en parler. Puis moi, j'en ai vu des psychologues dans ma vie J'en ai eu des problèmes, j'en ai vu des psychologues, puis c'est pas tout le monde qui ont cette approche-là, disons, de premièrement des évaluations, bien connaître la personne, puis après d'aller creuser un petit peu dans ce que ça allume dans une femme, dans une personne.
C'est ça, connaître nos talents et nos passions, puis d'aller créer une mission. Chacun a une mission, même si je suis caissière ou IGA, je peux avoir une mission. Pas un titre, c'est un rôle qu'on joue dans la société. Fait qu'on est là pour aider les gens à mettre le doigt là-dessus. On a peut-être appris jeune qu'il fallait être humble. Oui, quand tu dis à quelqu'un c'est quoi tes talents, souvent les gens sont un peu gênés, perdus.
Ils veulent pas rêver aussi, on a peur de comme rêver trop grand.
Exact, exact. Puis en fait le contraire, tu sais, il faut vraiment rêver très grand. Oui, comme ça on est sûr de s'approcher du bonheur.
Exactement, j'aime ça ce que tu dis. 21 jours, À 21 jours de bonheur, c'est vraiment un beau titre. C'est où que c'était, où que l'idée est venue de ce titre-là?
Ben, premièrement, en psychologie, on parle souvent du fameux 21 jours pour changer une habitude. Oui. Et en fait, moi, la façon que je suis devenue experte en bonheur, c'est que je fais beaucoup d'évaluation de potentiel des gens qui vont bien, là, tu sais, les tests pour déterminer des plans de carrière. Puis j'ai remarqué un point commun, c'est que la majorité des gens qui ont beaucoup de succès, ils étaient heureux. Je fais beaucoup d'entrevues et de tests, puis j'ai dit my God, il y en a plein de ces gens-là qui sont heureux. Et là, je me suis posé la question, je suis très curieuse dans la vie. Est-ce que c'est l'œuf ou la poule? Est-ce que le bonheur vient avant le succès ou après le succès? Est-ce que c'est le résultat ou la cause? Et donc je me suis mis à étudier tout ce qui était psychologie du bonheur, psychologie positive. Et j'ai, j'ai regardé les 10 ans de littérature, tout ce qui était là-dessus. Et j'ai trouvé qu'une grosse partie du bonheur, c'est des habitudes et des comportements. Au quotidien. Alors j'ai choisi les 21 comportements les plus efficaces et faciles. Et chaque jour dans mon livre, je propose une habitude bonheur avec la science, les trucs pratiques, comment moi je l'applique dans ma vie, avec un petit exercice à la fin du chapitre. Qu'est-ce que toi tu as le goût d'appliquer Pis à la fin du 21 jours, je me dis il y en a peut-être 3 ou 5 qui vont coller vraiment, qui vont fitter avec ta vie, t'inspirer, puis à ce moment-là ton bonheur va augmenter.
J'aime tellement ça ce que tu dis, justement ça vient tellement appliquer aussi ce que ma méthode de dire que c'est une création d'identité. Puis comment on crée cette identité-là? C'est avec des habitudes. Donc tout à fait, Ingrid. Si pendant 21 jours on a des habitudes de bonheur, ben il y a aucune excuse à dire qu'à la fin on n'est pas dans le bonheur.
Plus heureux. C'est ça, c'est ça. C'est vraiment fait, les chapitres ont 3-4 pages, c'est vraiment fait pour être capable. Ben moi j'ai créé un petit test bonheur, tu le passes au début leur passe après elle 3 semaines. Et à ce moment-là, les gens, moi j'aime ça les mesures, j'aime le data, j'aime la science. Fait que là on peut se dire, dans le fond, le bonheur c'est un continuum sans fin. Depuis que l'homme est l'homme, on essaie, tu sais en anglais, avoid pain, on veut éviter la douleur, puis on est attiré pain and pleasure, les 2 P, on veut le plaisir, le bonheur. Et donc à ce moment-là, chacun a sa définition du bonheur. Si j'impose pas la mienne, ouais, mais j'en propose, mais je l'impose pas. Et à ce moment-là, on peut travailler sur notre bonheur. En fait, c'est même pas un travail, c'est un loisir de travailler sur son bonheur tous les jours un petit peu. Et moi, j'aime beaucoup dire le bonheur, c'est un choix et c'est une décision. Et j'aime utiliser l'expression en anglais I don't want you to be happy, I want you to do happy. J'aime ça, faire du bonheur. Tu sais, je voulais un terme un peu drôle pour montrer que je ne suis pas heureuse, je décide d'être heureuse. C'est bon ce que tu fais, c'est vraiment là. Écoute, la science du bonheur, c'est— je le faisais déjà intuitivement Mais ça a tellement confirmé mon style de vie, mon type de mindset. Et à un moment donné, j'ai demandé à mon chum, parce que c'est lui qui me connaît en arrière des portes là, je disais est-ce que je suis vraiment comme ça, ou est-ce que parce qu'on a notre identité professionnelle, on a notre personnage, ouais. Mais il a dit Ingrid, tu es exactement comme dans ton livre. Moi, je me lève puis je fais des danses puis je me roule à terre, puis lui, il aime ça être tranquille avec son petit café. Fait qu'il me regarde du coin de l'œil en voulant dire qu'est-ce qu'elle fait encore le matin?
Mais c'est important que tu le sois si tu l'apprends. Puis c'est de même dans toutes les professions, des fois les gens vont enseigner des choses, mais ils le font pas.
En psychologie, on appelle ça le syndrome de l'imposteur. Des fois, tu as peur d'être coach ou d'être un personnage exagéré, mais sincèrement, toutes les fois que je suis allée voir des médecins, puis je les évite à tout prix en passant, mais ils me posaient souvent, ou toujours, ton niveau d'énergie, est-ce qu'il est élevé le matin, le midi, le soir? Moi, j'étais là matin, midi, soir. Moi, là, tant que je suis réveillée, je suis comme ouh ouh, tu sais, je sais pas, j'ai de la misère à être zen. C'est là-dessus que je travaille, d'être plus calme. Mais définitivement, le bonheur pour moi, c'est naturel. D'ailleurs, dans mon livre, j'ai vu que 40%, c'est ta prédisposition. Tu sais, les gens optimistes, les gens qui rebondissent, les gens qui voient le verre d'eau à moitié plein, puis c'est déjà dans ta personnalité. C'est quand même 40% de ton bonheur.
Penses-tu qu'on peut quand même le moduler?
Absolument. Moi, je crois beaucoup à la neuroplasticité. Exactement. Plus tu travailles des connexions dans ton cerveau, plus quelque chose devient— tu crées des nouvelles connexions, des nouvelles idées. Absolument.
J'aime ça.
Ouais, c'est pour ça que le livre, on parle qu'il y a 40% personnalité, 10% situation Ça veut dire ma maison, ma job, mon compte de banque, ma santé, tout ça, tout ça, c'est 10%. Et l'autre pourcentage, ben, c'est les habitudes. Fait qu'il y a un gros espace à gérer notre bonheur, à le travailler, à jouer, à l'améliorer.
C'est intéressant, ça prouve que ton compte de banque soit plein, soit vide, ta situation familiale, mais c'est juste 10%.
C'est fascinant parce qu'en Amérique du Nord, depuis qu'on est jeune, on a beaucoup ces buts-là de graduer, d'avoir une auto, d'avoir un chum, d'avoir une maison, d'avoir une bonne job. Et tout ça, même nos vacances, nos voyages, notre santé, ça rentre juste dans 10%. Puis la façon que j'aime l'expliquer, parce que moi-même ça m'a choquée un peu, j'ai dit regarde, ça se peut pas là, Mais la façon que je l'ai compris, c'est qu'on connaît tous des gens malades qui décident d'être heureux là, mais il est handicapé, puis il y a une super belle, tu sais, esprit, mentalité. On connaît des riches qui sont malheureux, on connaît des couples qui ont l'air heureux mais ils sont pas. Fait que dans le fond, tant que tu décides qu'aujourd'hui ça va être une bonne journée, peu importe les circonstances, ça va être une bonne journée parce que tu orientes tes yeux ton cerveau à chercher les bonnes choses. Là, j'aimerais montrer ce que tu dis. On peut être heureux puis avoir pas grand-chose parce que c'est là. Puis dans le chapitre sur les relations, tu sais, j'ai vu dans ton livre ou dans ton podcast, tu parlais des Blue Zones, les pays où les gens vivent le plus longtemps. Mais on a aussi regardé les pays où les gens sont non seulement, ont une qualité, une espérance de vie, mais aussi aussi un niveau de bonheur élevé à 100 ans, à 110 ans. Et il y avait les relations, c'est le sentiment de communauté qui est dedans aussi, tout à fait. Et de donner, de la générosité, quelqu'un qui s'implique, qui peu importe si c'est offrir un muffin à mon voisin ou aller à l'hôpital voir les enfants malades Ça n'a pas besoin d'être grandiose, mais juste le don de soi, la générosité, tenir la porte d'ascenseur ouverte 10 secondes de plus, tous ces petits gestes-là, ça t'amène à toi plus de bonheur que la personne qui reçoit le cadeau ou le geste.
Puis on est tellement aujourd'hui dans une société individualiste, on dirait que les gens justement n'ouvrent plus la porte, ne rendent plus service. Moi, ça me choque. Je viens d'emménager dans un quartier, j'ai à peine, à peine mes voisins qui me disent bonjour. J'en ai quelques-uns que oui, mais la plupart me disent pas bonjour. Puis des fois, je me dis, mais voyons donc, dans quelle génération on est qu'on se croise tout le temps mais on se dit pas bonjour, on sourit pas, on se rend pas service. Et puis ça, ça fait après une société pas avec une bonne longévité justement, puis qu'on est malheureux, tu sais. Puis je suppose aussi que depuis la pandémie, là, toi tu as dû voir que tout ça, ça a pris de l'ampleur, les gens qui sont malheureux.
Oui, exactement. En fait aussi, à l'inverse, j'ai remarqué qu'il y a plein de gens qui se sont reconnectés à des belles vieilles valeurs parce qu'on était seul chez nous avec notre chien, notre enfant, notre voisin. Pis pour certains, ça les a isolés, pis pour d'autres, ça les a reconnectés aux vraies valeurs humaines et fondamentales. Il y a beaucoup de mes clients, ça leur tente même plus de s'asseoir en auto 2 heures par jour pour aller travailler au centre-ville. Ils ont connu une qualité de vie, pis tu peux aller prendre ta marche le midi, tu peux faire ton yoga entre 2 réunions. Et les gens qui ont compris pendant la pandémie qu'on était peut-être trop parti dans, tu sais, le mode un peu le robot là, ben ils ont comme transformé leur vie. Puis moi j'en suis une de ces personnes-là. Comme présentement, moi je vis 6 mois par année sur un golf à Bromont, j'ai commencé à jouer au golf, j'adore, et 6 mois par année sur une plage en Floride. Mais c'est grâce à la pandémie que j'ai découvert que je pouvais presque tout faire virtuellement. Je gère une compagnie virtuellement, mais traditionnellement ça se faisait pas, fallait aller voir les clients là. Et mes clients, ben j'ai des gens dans mon équipe qui font le présentiel, puis moi je me tiens plus en arrière de l'écran, puis ça marche là. Fait que ça m'a donné la chance de vivre un rêve peut-être 10 ans à l'avance, tu sais. J'ai comme accélérer mon projet de vivre dans le sud l'hiver. Moi, je suis égyptienne, fait que le froid et moi, là, ça va pas. Alors la pandémie, moi je trouve qu'on peut tous se repencher là-dessus, puis même si on n'a pas su le faire sur le moment, on peut le faire aujourd'hui, se poser ces grandes questions-là. Sur notre qualité de vie, qu'est-ce qu'on veut, qu'est-ce qu'on veut plus, puis dessiner notre vie. Moi, je suis dans mon livre, je parle de visualisation, j'ai un dream board, j'ai des affirmations, j'ai des intentions. C'est tous des petits trucs pour vraiment orienter notre vie là où on veut. On n'est pas personne victime, même si on est dans une situation qui est pas parfaite. Personne n'a une vie parfaite, on peut quand même faire des choses pour l'améliorer, là.
Tout à fait. C'est vrai que la pandémie a apporté beaucoup de choses. Moi, c'est là aussi que je suis allée construire le gym, que j'ai fondé Think Fit et autres. Par contre, tu sais, dans les chiffres, on le voit là que les taux de dépression ont augmenté, puis c'est là que je me posais des questions que est-ce que toi, en tant que psychologue, tu as vu des changements. Puis tout ça, ça me fait rebondir à quelque chose que tu as dit, la douleur. Ce week-end, en fait, je suis allée à la conférence de Guillaume Dulube. Sûrement que tu le connais. Puis la conférence parlait beaucoup de la douleur, comme quoi que c'était un sujet qu'on ne parlait pas assez, mais que la douleur, c'était quelque chose qu'il fallait en fait juste augmenter notre résilience à la douleur. Et c'est ce qui faisait qu'une personne était heureuse ou pas, parce que la douleur, en fait, on peut pas l'éviter. Pour avoir du succès, pour être heureux, faut éprouver de la douleur. Puis je serais curieuse de savoir, toi, en tant que psychologue du bonheur, qu'est-ce que penses de cette théorie-là?
Moi, j'adore, parce que le bonheur, pour moi, c'est pas d'être joyeux tout le temps. Tu sais, il y en a qui pensent ça, pour être heureux, tu es toujours ouh ouh ouh. C'est pas ça du tout, hein. C'est un état profond, le bonheur. Et il y a des émotions qui vont surgir comme, comme des nuages par rapport à des situations qu'on vit. Fait qu'il y a des des nuages, tu sais, il va avoir des émotions positives comme l'excitation, la fierté, etc., mais il va avoir des émotions de frustration, de colère, de peine. Et le bonheur existe vraiment par contraste, parce que l'humain, il y a un phénomène d'habituation, comme on s'habitue à la bonne odeur d'une tarte aux pommes fraîche. Après une demi-heure, on la sent plus. Tout le temps heureux Ça serait plate. Puis c'est le contraire, c'est après avoir vécu quelque chose de difficile que tu ressens de la gratitude par rapport, parce que tu rebondis quand tu choisis d'être heureux, tu trouves des solutions. Mais à ce moment-là, c'est le contraire qui fait que tu ressens vraiment la joie puis la fierté puis la gratitude.
C'est tellement bon ce que tu dis parce que moi je suis une migraineuse dans la vie, j'ai des migraines. Puis les journées que j'en ai pas, oh my god, mon chum il dit on dirait que j'ai deux femmes. Il y a une femme qui a une migraine, l'autre femme qui a pas de migraine. Et c'est, ça a l'air banal comme exemple, mais je suis tellement heureuse quand j'ai pas cette douleur-là à la tête. Fait que c'est bon ce que tu dis, l'exemple de la tarte justement, que c'est vrai qu'à un moment donné tu la sens plus la tarte. C'est important justement d'avoir des odeurs moins agréables pour être capable justement de, d'apprécier la bonne odeur de tarte.
C'est ça qu'il faut selon moi, sortir de notre zone de confort, puis on va ressentir des trucs comme de l'anxiété ou de la frustration ou de l'humiliation, tu sais. Faut tomber pour être capable de remonter plus fort, là, tu sais. Fait que la vie pour moi est une aventure après l'autre, et chaque aventure c'est une opportunité d'apprendre quelque chose sur nous et sur les autres. Faut pas avoir peur de, tu sais, d'avoir des épreuves. Moi j'utilise très peu le mot problème parce que ma formation en psychologie positive, chaque mot a une vibration. Ça peut avoir l'air quétaine ce que je dis, mais Fait que la vibration problème, toutes mes petites cellules, elles entendent, c'est ton dialogue intérieur, j'ai un problème, j'ai un problème, là ils capotent tous. Puis là, ça te met pas dans un état de, tu sais, on va trouver la solution. Là, fait que moi j'utilise le mot défi, j'ai comme remplacé des mots par d'autres qui vibrent plus haut, qui amènent la meilleure version de moi. Comme j'utilise très peu le mot stress. À la place de dire je suis stressée, je choisis de dire je suis excitée. C'est très similaire biologiquement, tout à fait. Alors des fois c'est drôle, puis je fais rire les autres, puis je me fais rire moi-même. Fait qu'à la place d'être stressée, je suis en train de rire, fait que ça libère des endorphines, fait que je suis moins stressée là, tu sais. C'est tout une stratégie, tu sais. Ça veut pas dire que j'en ai pas du stress puis que j'ai pas de problème, mais je choisis de pas utiliser ce vocabulaire-là.
C'est vraiment bon ce que tu dis. Puis on parlait de Joe Dispenza juste avant le podcast, puis il en parle beaucoup justement, le placebo. C'est vous, comment les idées, les pensées, les émotions peuvent avoir un réel impact sur notre corps et naturellement sur si on est heureuse ou pas.
100%.
Ça serait quoi les erreurs courantes que les gens font lorsqu'ils essayent en fait d'être heureux ou gérer leurs émotions négatives? C'est quoi que tu vois souvent toi en clinique?
Mais sincèrement, c'est un peu ce que je viens de décrire, c'est de trop focusser sur ce qui va pas puis d'utiliser de se raconter des histoires parce qu'on est le narrateur de notre propre vie. Toi, tu parles de développer une identité, c'est un peu ça. Fait que si non, non, moi je suis pas chanceuse, puis encore ça, puis ça, ça m'arrive, mon boss il est pas bon, là on tombe dans une spirale négative. Puis les émotions suivent les pensées, ça commence avec une pensée. Fait que c'est cette spirale-là, ces histoires qu'on se raconte qui qui sont vraiment plates, puis finalement tes cellules te croient, puis finalement c'est ça ta vie. Fait que c'est comment on pense, c'est vraiment le début de comment on vit. Puis une vie heureuse commence selon moi dans qu'est-ce qu'on se dit tout au long de notre journée quand on regarde autour de nous ce qui se passe. C'est la psychologie positive, ce qui est le fun, c'est notre plus gros défi, c'est le non-jugement, c'est c'est d'être des observateurs curieux de nous et des autres, mais pas dire ça c'est correct, ça c'est pas correct, ça c'est correct, ah là j'étais plate, ah là j'étais pas bonne, ah là toi t'es pas fin, ah t'es pas ben. C'est juste de dire ah ben c'est donc ben drôle, pourquoi qu'il arrive souvent en retard, pas ah c'est un ci pis c'est un ça pis il me respecte pas, pis là tu te mets à pogner les nerfs pis là tu poignes des conflits. Si t'es un observateur curieux pis que t'essaies juste de comprendre qu'est-ce que tu fais pis qu'est-ce que l'autre fait, c'est plus doux. Puis à ce moment-là, la vie, elle va avoir des petits hauts et des bas, mais moins des, c'est des grosses crises, parce que tu accumules pas en dedans de toi des frustrations, des frustrations, des frustrations. Un moment donné, tu perds. C'est moi, dans le monde du travail, souvent les gens se confient à moi. Là, mon patron, c'est un si, c'est un ça, puis pa pa pa. Mais garde, là, choisis de le voir autrement. C'est un humain, il est stressé, il est malhabile, mais il est pas méchant. Moi, j'adore changer le mot, tu sais. À la place de penser quelqu'un est méchant, il est malhabile. Fait que là, ça va moins t'affecter. Fait que c'est beaucoup le choix de notre paire de lunettes, le choix de nos mots, qui font qu'on peut vraiment vivre la même journée mais avec vraiment une toute autre expérience humaine.
C'est vraiment bon ce que tu dis, justement, dire qu'il est pas méchant mais maladroit. Je pense que je vais l'utiliser dans mon quotidien. Puis je veux rebondir sur ce que tu disais, ne pas focusser sur ce qui ne va pas. C'est tellement vrai. Moi, j'ai des clientes par exemple qui vont être stressées, qui vont avoir un problème, et ça va être typiquement la femme qui va lire le soir avant de se coucher un livre sur le stress. Mais je dis toujours, je dis peut-être qu'il faudrait que tu aies d'autres lectures justement. Arrête de lire là-dessus puis va donc lire sur le bonheur justement. Parce que les gens, ils s'en rendent pas compte, mais c'est comme si on dirait pense pas à un singe mais c'est ça, tu vas penser à un singe. Dans le fond, le cerveau, il est fait comme ça.
Oui, exact. Puis j'ai remarqué moi aussi que dans un des chapitres, j'ai un chapitre sur la musique, j'ai un chapitre sur la nature, c'est beaucoup. J'ai un chapitre sur le rire et le sourire. Si tu regardes des trucs drôles ben même si ta journée était moche, ça va te sortir de ce mood-là. Mais tout le monde regarde des séries de meurtre, de drame. Arrêtez de regarder les documentaires sur les frères Mendez, ils sont tous dans la mort tout le temps. Je suis comme, c'est le fun, oui ça peut être le fun, mais j'aimerais ça vous proposer des trucs drôles aussi, des films qui finissent bien, parce que vraiment ça nous affecte tout le temps. Notre musique, notre environnement affecte notre humeur. Et dans le fond, le bonheur, si on parle c'est quoi, je dis c'est un état profond et durable. C'est que si tous les jours je ressens de la gratitude et de la joie, je change mon état profond. Là, ça veut pas dire si je ressens de la joie tout le temps, mais tous les jours je peux en ressentir. C'est vraiment de se reconnecter à ce qui va bien.
J'aime ça aussi, j'aime ça faire le lien de dire que le cerveau, il fait pas la différence entre une émotion réelle puis une émotion inventée. Fait que ça l'applique vraiment bien. Tu dis, ben, tu vas pas bien, va écouter des choses drôles parce que tu vas rire, puis ton cerveau va dire, OK, mais je suis de bonne humeur, je ris, puis c'est le fun, tu sais. C'est très bon.
Exact. D'ailleurs, je propose dans mon livre, j'ai une happy playlist, c'est toutes des tunes disco. Puis là, je pars ma journée, je me brosse les dents, puis j'ai ma happy playlist. Fait que la musique change ton état instantanément, là. C'est très difficile d'être down quand il y a une toune disco, là, tu sais. Même biochimiquement, là, tu sais, il y a le classique baroque, Mozart, Bach et compagnie, puis la disco qui ont vraiment cet impact-là, presque automatiquement. Sauf si je suis en plein milieu d'un drame, là, je me mettrais pas du pop, là. Mais en temps normal, si tu pars ta journée avec de la gratitude puis du disco, tu sais, tu t'envoies des messages à tout, encore là, tout ton corps. Et on va avoir une bonne journée, là.
Mais tu mets toutes les chances de ton côté, justement. C'est ça, pas bien. J'ai aussi apprécié ta vision en lien avec l'alimentation et l'humeur dans ton livre. C'est une notion, moi, que je parle tout le temps à mes clientes, que je dis si tu manges comme de la merde, attends-toi pas à être heureuse, justement. C'est sûr que tu vas te sentir comme de la merde aussi. Puis souvent, on va parler de gratification instantanée que les gens vont aller chercher justement dans la malbouffe. Toi, as-tu des exemples ou des techniques justement en lien avec ça que tu as eu, tu as fait avec des clientes, que ça a bien fonctionné?
Mais en fait, tu sais, s'occuper de soi, c'est clairement fondamental pour être heureux, que ça soit bien manger, bien bouger, bien dormir. Toute la science en parle. Et moi personnellement, j'ai fait beaucoup de recherches sur l'alimentation, d'abord pour moi-même. J'ai travaillé dans les gyms 18 ans, tout le monde venait me poser des questions, je sais J'étais prof d'aérobie, fait que les gens voulaient mes conseils. Fait qu'on avait des professionnels de la nutrition, j'étais dans l'énergie cardio. À chaque année, on avait des cours, mais aussi pour moi-même, tu sais, je veux vraiment être en forme, je veux être belle. Fait que globalement, ce que j'ai retenu, c'est si tu manges bien, puis on sait tous ce que ça veut dire, manger entier, pas transformé. Right, bio si possible, local si possible aussi. Moi, j'ai vu que beaucoup de cultures différentes, je reviens au Blue Zone, mangent des choses différentes. Fait que c'est pas de s'imposer tout le monde doit manger des brocolis puis boire 28 verres d'eau. L'Esquimau va manger autre chose que l'Asiatique, et c'est d'aller vraiment là ça goûte bon, je sais que c'est sain. Et après ça, sprinkle it with fun stuff. Fait que oui, tu peux avoir ton morceau de chocolat ou ton gâteau ou ton verre de vin, tu sais, l'équilibre. Parce que les gens qui sont obsédés par bien manger sont pas plus heureux parce qu'ils sont tellement stressés à analyser chaque aliment puis chaque calorie puis tout peser, ça crée une autre forme de stress qui m'éloigne du bonheur. Fait que c'est, on le sait tous, le lassette, ça devrait avoir l'air de quoi là, on l'a là, tu vois. On voit pas des éléphants se promener avec leur bouteille d'eau, tu sais. On doit être conscient que tu as soif, ben c'est le fun d'avoir un bon verre d'eau purifiée avec du citron. Mais à un moment donné, arrête de juste penser à ça.
Oui, tout à fait.
Il y a des habitudes alimentation, sommeil et mouvement qui, c'est beaucoup du gros bon sens. Malheureusement, on l'applique peut-être pas, puis on est entouré de, my God, c'est ça, c'est même pas de la bouffe, tu sais. Tu vas à l'épicerie, puis 90% des affaires, c'est des trucs chimiques là.
C'est difficile, c'est vraiment difficile aujourd'hui de faire des bons choix. Puis moi qui étudie depuis longtemps dans le sujet, tu sais, j'essaie d'apporter le plus de connaissances aux clientes, mais des fois je le vois là que c'est difficile pour elles de comprendre. Mais c'est tellement bon ce que tu dis parce qu'ils ont vraiment trouvé des belles recherches en lien aussi avec le microbiote qui est le deuxième cerveau en fait, hein. Puis qu'il y a des dysbioses en fait, ça peut causer de la dépression puis des problèmes neurologiques. Fait que ça a été vraiment prouvé aujourd'hui comme quoi que l'alimentation, c'est important pour être heureuse.
Moi, je crois que chacun devrait probablement consulter, faire un programme ou un, tu sais, un style de vie sur mesure par rapport à— comme moi, je suis égyptienne, fait que la diète méditerranéenne semble me convenir, puis c'est ça que j'aime, là, des bons poissons puis des bonnes salades, rice. Ouais, fait que que vas-y avec ton lifestyle, avec ta culture, etc. Puis une fois que tu as déterminé là la base, ben arrête d'obséder avec ça là, tu sais, profite de la vie. Puis moi j'aime avoir mon 10-20% de fun là, tu sais, dans tout ça.
Ouais, c'est important aussi, tout à fait. C'est juste qu'il faut pas que justement, parce qu'aujourd'hui on dirait que c'est rendu Quand tu manges bien, c'est une diète. Les gens vont penser ça. Tu vas manger bien, ben ok, tu es à diète. Mais non, c'est juste que j'apporte tous les nutriments que mon corps a besoin justement pour fonctionner. Puis moi, je lis ça souvent, je relis ça souvent à réaliser ses rêves. J'ai besoin de mon carburant, moi, pour aller faire mes projets, justement.
Absolument. Puis moi, j'ai adoré dans ton livre quand tu parles de— en tout cas, je suis dans ton podcast commence avec l'identité. Après ça, le reste va suivre. Comme moi, dans ma vie, je suis entourée de gens qui, la majorité, sont retraités ou pré-retraités, parce que j'habite sur un golf, fait que c'est tout des golfeurs. Ça boit un verre de vin ou 2 ou 3 tous les jours, là. Puis moi, mon identité, c'est Ingrid ne boit pas du lundi au jeudi. Fait que je suis entourée de gens, puis moi je prends mon, nos patiente avec mon petit citron, puis je suis heureuse comme un poisson dans un lac là, un beau lac.
Et je me pose la question, non, il y a des beaux lacs au Québec, c'est pas vrai.
Une fois que c'était clair dans ma tête, Ingrid, elle boit pas du lundi au jeudi, c'est pas déchirant, c'est pas je le fais-tu juste un et demi, un demi, même pas une gorgée. Mon chum, il va ouvrir une bonne bouteille, goûte à ça. Non, moi je bois pas du lundi au jeudi. Je te dis pas si qu'il y avait une fête un mardi, là, je suis pas dans la rigidité, mais c'est ça mon identité. C'est la semaine, je mange des salades, des soupes, des smoothies, et la fin de semaine, ben, je vais pas l'autre bord, là. La fin de semaine non plus, mais j'ai un peu plus le côté social fun. Puis ça devient, à la place d'être une obsession, ça devient mon style de vie parce que c'est mon identité. Je suis une femme en forme, je suis là pour inspirer les autres là. Fait que surtout que j'étais 18 ans prof d'aérobie, fait que tout le monde te regarde, en créant toi aussi. Ça a été, en fait c'était vraiment le monde à l'envers parce que dans ce temps-là j'aimais pas ça m'entraîner. Mais faut pas avoir d'excuses parce que c'est une priorité pour moi. Je travaillais à temps plein Et je donnais 2 cours d'aérobie par semaine parce que je me disais j'aurais pas d'excuses. Puis en avant avec le micro, tout le monde te regarde, ben c'est motivant de s'occuper de soi-même. Fait que j'ai comme flippé, je suis prof d'aérobie, pas parce que j'aime l'entraînement mais parce que j'y crois. Et après ça, ben c'est devenu mon personnage, mon identité, puis ça m'a vraiment aidé à rester d'exister en santé. Moi, j'ai donné des cours de step 8 mois enceinte, là, c'était tellement drôle à voir. C'est devenu moi parce que j'ai décidé que je voulais être cette femme-là, pas parce que wouhou, j'aime ça aller au gym, là, pas parce que c'est dans ta génétique non plus.
C'est ça qu'on parlait plus tôt, tu sais, les gens sont condamnés selon eux avec leur génétique, mais non, tu as le choix de choisir justement avec l'épigénétique Puis j'aime ça ce que tu as dit, l'engagement, parce que quand tu t'engages envers les autres ou tu t'engages vraiment envers toi-même, quand tu as cet engagement-là, ça te laisse plus le choix de le faire. Et souvent les gens, des fois ils vont être gênés. Moi je le vois ça, là, des femmes vont commencer à être dans mon entreprise, ils vont mieux manger, puis ils vont être gênés de le dire autour d'elles. Mais moi je dis tout le temps, criez sur les toits, tu t'engages envers toi-même et tu t'engages envers les autres. Et c'est ce qui fait que tu vas le faire encore plus. Puis là, toi, avec ton exemple de travail, c'est tellement, c'est tellement bon justement parce que tu le savais que tu allais le faire. Puis moi, je vais te dire une petite anecdote. Quand j'ai toujours voulu écrire un livre et je me suis fait, j'ai été dans un podcast, puis là la personne m'a dit puis Alice, c'est quoi la prochaine chose que tu vas faire? Et là j'ai dit dans le podcast ben, je suis en train d'écrire mon livre, mais c'était pas vrai. C'était pas vrai, mais je me suis dit là je m'engage, je le dis devant tout le monde. Donc depuis ce temps-là, je me suis mis à l'écrire et ça a pris un an que je l'ai sorti, tu sais. Fait que je pense que l'engagement aussi, c'est une bonne chose à considérer dans le bonheur et dans l'identité. Puis j'aurais une dernière question pour toi, Ingrid, la question que je pose à tout le monde. Mais je la pose à tout le monde, mais elle est toujours un peu différente. Mais pour toi, ça serait est-ce que tu tu penses qu'on peut vivre jusqu'à 180 ans dans le bonheur?
Absolument. Ben, 180, j'ai pas les chiffres, moi je dis 180. Ouais, 180. Et moi je pense que c'est vraiment là une spirale positive. Plus je m'occupe de moi et de mon bonheur, plus j'attire aussi du succès, du bonheur des gens, bien, tu sais, tout est— on devient un aimant, tu sais. Et à ce moment-là, on a notre qualité de vie à long terme parce qu'on s'occupe de notre qualité de vie un jour à la fois. Fait qu'il y a l'effet domino. Je pense vraiment. Puis moi, j'adore suivre des gens sur Instagram qui ont 90 ans qui vont au gym, ou bien qui, tu sais, qui dansent dans les rues. Ou tu sais, moi je me trouve des modèles parce qu'une fois qu'on a un modèle, notre cerveau croit que c'est possible. Ça devient ça, ça va être moi plus tard. Puis bon, on part, on part avec notre narratif positif. Je crois vraiment qu'il peut nous arriver parce par contre, toutes sortes de choses, des imprévus, des accidents, des— et ça, encore là, tu sais, c'est vraiment un jour à la fois. On vit nos épreuves, on dégage de là une leçon. C'est supposé m'apprendre quoi, cette épreuve-là? On grandit, on se rebâtit. Fait que je crois pas nécessairement à des vies faciles et parfaites, c'est pas le but. Ça serait plat. C'est comme voir un piquet en feu. Le film, il serait plate, un film d'Hollywood, tu sais, ça part bien, au milieu ça va bien, à la fin ça va bien. C'est pas— ça prend des aventures. Mais nous sommes définitivement les designers de notre propre vie, ça je le crois profondément.
J'aime ça, merci Ingrid de cette belle réponse. Comment on peut te rejoindre?
Oh my God, je suis un peu partout, Instagram, Facebook. On va mettre les liens en commentaire. J'ai ma firme KCC, j'aimerais parler juste une seconde et quart. J'ai la plus belle équipe, on est toutes là pour aider les gens à avoir des belles vies, d'être dans nos talents, la performance. On est coach, on est vraiment dédié à aider les gens. En fait, ce qui est le fun, c'est qu'on travaille avec des organisations, fait qu'on change plein de vies en même temps. Tu sais, quand moi je donne une conférence, puis ils sont 38, ben j'ai changé 38 vies là. Chacun part avec un petit morceau magique, hein. Ouais, fait qu'on a cette passion-là d'aider les gens à profiter de leur vie professionnelle et personnelle.
J'aime ça. On va pouvoir mettre tous les liens de toute façon en commentaire pour te rejoindre, tout ça. Aussi ton livre, À 21 jours de bonheur, qui va sortir quand exactement?
Il sort le 21 novembre. Ah, le 21 novembre, j'adore. Il est déjà en anglais depuis quelques années, il est sur Amazon audio, ebook, paperback. Et là, je sors la deuxième édition en anglais parce qu'en écrivant, en traduisant le livre français, j'ai dit ah ben ça c'est plus ça, puis ça c'est plus ça, puis ça c'est plus ça.
J'ai hâte d'écrire mon prochain moi aussi.
J'ai réédité la version anglaise, les deux vont sortir le 21 novembre. Wow, super!
Félicitations Ingrid, c'est très inspirant vraiment. Puis je pense qu'il y a beaucoup de femmes qui vont apprécier ce podcast-là. Merci énormément. Puis je pense que c'est le début d'une belle histoire d'amour, toi puis moi.
Ah oui, je suis convaincue. J'ai hâte de prendre un petit café avec toi sur une terrasse ou sur la plage. Oh yes, yes.
Merci beaucoup.
OK ma belle, merci.
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