Épisode 159 : Les tampons — plus toxiques qu'on peut croire

Dans cet épisode du podcast « Vivre jusqu’à 180 ans grâce au biohacking », Ali Braggs, naturopathe et autrice, expose les risques sanitaires liés aux produits d’hygiène féminine (tampons, serviettes, culottes menstruelles). Elle explique que la muqueuse vaginale, très fine, hautement vascularisée et dépourvue de premier passage hépatique, absorbe directement les substances chimiques présentes dans ces produits, créant un « effet premier passage utérin » qui augmente l’exposition systémique. Elle détaille les principales classes de contaminants détectées : dioxines et furannes issues du blanchiment au chlore, PFAS (« forever chemicals »), métaux lourds (plomb, arsenic, mercure, cadmium, nickel), phtalates, composés organiques volatils (COV) et parfums non déclarés. Elle cite des études récentes (Columbia, Michigan, George Mason 2023, analyse de 60 tampons 2024) et les actions réglementaires américaines (enquête FDA 2024, interdiction des PFAS en Californie, loi du Vermont 2024‑2026). Elle relie ces expositions cumulées (≈ 11 000 produits, 5 ans d’exposition directe) à des troubles hormonaux féminins tels que l’endométriose, les fibromes, le SPM sévère et l’infertilité. Enfin, elle propose des alternatives à faible risque : coton biologique certifié, coupes menstruelles en silicone médical, serviettes lavables en coton ou bambou, culottes sans PFAS, éviter les applicateurs plastiques et les produits parfumés, et privilégier les marques transparentes. Le ton est à la fois pédagogique et alarmiste, visant à responsabiliser les femmes consommatrices.
Chapters
On s'est moqué des frères Wright lorsqu'ils affirmaient que l'homme pourrait un jour voler. Pourtant, ils ont prouvé que c'était possible et l'avion existe aujourd'hui. On a aussi ignoré Thomas Edison quand il disait qu'on pouvait créer une source d'énergie indépendante. Et pourtant, lui aussi il a réussi et l'ampoule fait partie intégrante de notre quotidien. Alors si moi je te dis qu'on peut vivre jusqu'à 180 ans en santé, est-ce que tu me croirais? Te voici dans Vivre jusqu'à 180 ans grâce au biohacking avec Ali Braggs, naturopathe et autrice du best-seller C'est toi la boss de ta vie. Ce podcast est destiné aux femmes qui veulent vieillir en santé, perdre du gras et garder une apparence jeune avec des remèdes et techniques naturelles. Chaque épisode révélera les nouvelles technologies ou astuces de biohacking données par moi ou un expert pour enfin obtenir obtenir des résultats durables sans bousiller sa santé. Prête à commencer à rajeunir? On y va! Hello les filles, bienvenue et bon retour. Et aujourd'hui, aujourd'hui, on parle d'un sujet qui me tient vraiment à cœur puis qui va peut-être même te mettre en colère parce que c'est le genre d'information qu'on aurait dû avoir depuis quelque temps et qu'on nous a simplement pas donné. Bonjour à toutes les filles, on va parler de tampons, de serviettes hygiéniques, de culottes menstruelles et de tout le marché de l'hygiène féminine. Je vais vous donner des recherches des années qui révèlent sur les produits, puis c'est des produits qu'on applique directement sur nos muqueuses les plus perméables du corps pendant des jours, pendant des mois, pendant des décennies. Et ça, c'est ça que je trouve inquiétant. Fait qu'il y a quelques chiffres que je vais te mettre en contexte. De la puberté à la ménopause, une femme menstrue, une femme qui va avoir ses règles va utiliser en moyenne plus de 11 000 produits menstruels. Ça, ça représente environ 1800 jours d'exposition cumulés, presque 5 ans qu'on pourrait dire. Et ça, c'est 5 ans d'exposition directe à des produits dont la réglementation n'exige pas la divulgation complète des ingrédients. C'est 5 ans d'exposition à travers des tissus qui sont parmi les plus perméables et les plus vascularisés de notre corps. Et ça, c'est pas juste un sujet marginal parce qu'en 2024, il y a des chercheurs de Columbia, du Michigan, qui ont publié une étude qui a fait l'effet d'une bombe dans les milieux, dans le milieu de la santé féminine. C'est en 2024 que la FDA américaine a lancé une investigation indépendante sur la sécurité des tampons ce qui n'était pas arrivé depuis des décennies. Il y a eu en 2024-2025, plusieurs États américains ont commencé à légiférer pour interdire certains produits chimiques dans les produits menstruels. Ça bouge les filles, enfin! C'est un peu de ça que je veux parler aujourd'hui: les produits chimiques problématiques, comment ils entrent dans ces produits, comment ils sont absorbés par le corps et ce que ça veut dire concrètement pour nos hormones. Et bien sûr, à la fin, je vais vous donner des alternatives concrètes qui existent. Donc, la question à se parler, c'est que pourquoi la zone vaginale est particulièrement vulnérable? En fait, c'est la biologie qui explique tout derrière ça parce qu'avant de parler de produits chimiques, je pense que c'est important de voir pourquoi la zone du corps qui est la zone vaginale est particulièrement concernée. C'est parce que si les mêmes produits chimiques étaient, disons, pour une crème de main, le niveau d'inquiétude, il serait moindre. On en a parlé des perturbateurs endocriniens, des ingrédients dans les cosmétiques. Moi, je dis tout le temps, c'est la dose qui fait la toxicité. Mais là, les filles, on parle de la perméabilité de la muqueuse vaginale. La peau ordinaire, c'est une barrière relativement efficace contre l'absorption des substances extérieures. Elle est épaisse, on dit qu'elle est kératinisée, dotée de plusieurs couches de protection. Si on parle de la muqueuse vaginale, c'est vraiment différent parce que c'est comme un épithélium mince, hautement vascularisé et extrêmement perméable. Perméable, c'est que ça laisse passer au travers. Puis c'est précisément pour ça que la médecine utilise la voie vaginale pour certains médicaments. Je sais pas si tu le sais, mais tu peux prendre des hormones vaginales, par exemple les hormones bioidentiques. Parce qu'en fait, l'absorption est super rapide et c'est, ça va directement dans circulation sanguine. Il y a même des chercheurs qui ont estimé que l'absorption de la substance chimique à travers la muqueuse vaginale est au moins 10 fois supérieure à l'absorption à travers la peau ordinaire et ou ailleurs sur le corps. Et ça, c'est en fait à cause de l'absence aussi du passage hépatique, hein. Ça, c'est un des points de vue les plus importants qu'il y a peu de gens qui savent. Quand on mange quelque chose ou quand on prend un médicament, c'est toujours une «pera», ça veut dire par la bouche. Puis même si c'est potentiellement toxique, ça va toujours passer par le système digestif puis par le foie, en fait, avant d'entrer dans la circulation générale, dans la circulation sanguine. Fait qu'on parle d'un premier passage hépatique. J'en parle beaucoup, comment le foie, il permet de filtrer, de transformer, de neutraliser toutes les toxines, l'alcool, les médicaments, etc. Mais là, quand la substance est absorbée à travers la muqueuse vaginale, puis ça je trouve ça tellement intéressant parce que je l'ai appris en pharmaco, comment le passage hépatique n'est pas le même par exemple par la bouche ou via intraveineux ou par la muqueuse, par exemple par le nez aussi c'est différent. Mais là, quand on parle de la muqueuse vaginale, en fait qu'est-ce que ça fait, c'est que ça rentre directement dans la circulation sanguine, fait que ça part, il y a pas un passage hépatique, fait qu'il y a pas de il y a pas de neutralisation, puis ça, ça peut être vraiment problématique. Puis il y a eu une étude de George Mason, George Mason, de l'université, qui a publié en 2023 dans un BJOG, puis ça, c'est un des journaux de gynécologie le plus respecté au monde, qui a vraiment confirmé exactement ça, que les produits chimiques dans les produits menstruels sont absorbés sans subir le premier passage métabolique, puis ça, ça les rend potentiellement bien plus dangereux que s'ils étaient ingérés par la bouche. Encore une fois, c'est l'effet du passage utérin. Puis il y a même un phénomène supplémentaire à ça, c'est que la proximité anatomique de la muqueuse vaginale avec l'utérus, ben ça, ça crée un effet qu'on appelle l'effet premier passage utérin. Puis ça, ça veut dire que les substances absorbées localement, elles atteignent l'utérus en concentration potentiellement plus élevée dans la circulation systémique générale. Et là, tu sais, là on parle pour des perturbateurs endocriniens, mais les perturbateurs endocriniens, on le sait, les PHE, c'est des molécules qui imitent ou qui bloquent les hormones. Puis ça, c'est tellement un détail particulièrement préoccupant dans les organes cibles comme l'utérus, on s'entend-tu, parce qu'en plus ça s'accumule toute une vie, là, on s'entend, tu sais. Puis moi, là, je suis la première parce que moi j'ai toujours utilisé des tampons, et puis je change d'alternative, et on va aller vers ça par la suite. Mais ces perturbateurs endocriniens, on se les insère dans le vagin, puis c'est là qu'on veut avoir justement des hormones telles que l'estrogène qui va venir aider la muqueuse vaginale, qui va aider la sécrétion, etc., etc. On veut de l'estrogène au niveau du vagin, tu sais, on a notre besoin. Fait que c'est incroyable qu'on se met des perturbateurs endocriniens dans le vagin qui va venir imiter nos hormones. Ça, ça peut causer beaucoup de problèmes, puis Comme je l'ai dit, ça peut être une accumulation sur la vie parce que chaque exposition individuelle, ça peut sembler minime. On se dit: ah, juste une fois. Puis c'est vraiment l'argument, on pourrait dire, de l'industrie qui utilise, là, sous le seuil de la sécurité. Mais ces seuils sont établis pour une exposition unique, pas une exposition répétée cumulée pendant 40 ans à travers des tissus hyper perméables. Puis ça, c'est le Dr Philippe Thirnot, un directeur de microbiologie de clinique qui l'a vraiment formulé de façon très claire que même des traces de dioxines sont préoccupantes dans ce contexte parce qu'ils tamponnent, ils entrent en contact encore une fois avec la muqueuse perméable et pendant des milliers d'expositions cumulées sur une vie. Ça peut être vraiment problématique. Maintenant, on va aller voir les produits chimiques problématiques là-dedans, parce que ce qu'on retrouve dans les produits menstruels, il y a différentes choses. Puis c'est un peu ça le cœur scientifique de l'épisode, là. Je veux vraiment vous présenter les différentes catégories de produits chimiques retrouvés dans les produits menstruels et on va voir qu'est-ce que ça fait. Fait que le premier qu'on parle beaucoup, c'est les dioxines et les furanes. Les dioxines, c'est, sont des sous-produits de blanchiment au chlore de coton. C'est pour ça que le tampon, il est blanc. Le coton, il est utilisé dans les tampons et serviettes, puis c'est blanchi pour lui donner vraiment un aspect blanc, propre et rassurant. Ce blanchiment, ça génère des dioxines, puis c'est des composés organochlorés parmi les plus toxiques connus. Fait que ça, c'est vraiment important de le savoir. Puis les dioxines sont des perturbateurs endocriniens aussi, très bien documentés. Elles vont se lier au récepteur d'estrogène, ça va perturber la signalisation, puis c'est souvent associé aussi à des risques accrus comme de cancer hormono-dépendant, l'endométriose, des problèmes d'infertilité, le dysfonctionnement immunitaire ou autre. Puis il y a même la FDA américaine qui recommande, mais n'exige pas, que les tampons soient exempts de dioxine. Cette distinction entre recommandé et exigé, exige, c'est quand même énorme. Et ça explique pourquoi que des produits contenant des traces de dioxine sont toujours légaux présentement. La bonne nouvelle, c'est que les techniques de blanchiment sans chlore existent. C'est le blanchiment, le blanchiment à oxygène ou à ozone qui contient pas en fait de dioxine. Puis il y a certains fabricants qui les utilisent, mais encore, faut savoir les distinguer. Il y a aussi les PFAS qu'on a beaucoup parlé à l'école ces derniers temps parce qu'on les appelle les forever chemicals, parce que ça se dégrade pratiquement pas dans l'environnement ni dans le corps humain, et ça s'accumule. En fait, c'est ça la problématique. Ils ont été détectés dans des culottes menstruelles réutilisables, puis c'est l'élément imperméable qui empêche les fuites en contient souvent. Fait que c'est ça le problème dans les culottes menstruelles réutilisables. Ils ont été retrouvés dans certains tampons et serviettes aussi, puis on sait que les effets biologiques des PFAS sont multiples et sérieux. Il y a une perturbation thyroïdienne, on l'a beaucoup documenté à l'école, perturbation métabolique lipidique, ça peut avoir un effet immunosuppresseur, un effet sur la fertilité, un risque accru de certains cancers aussi. Puis la Californie, ça a été le premier État américain à interdire les PFAS dans les produits menstruels, donc c'est génial. Le Vermont par la suite il a suivi en 2024 avec une loi qui entre en vigueur en 2026. Fait que cette législation existe parce que le problème est vraiment documenté. On parle aussi de métaux lourds. Il y a eu des chercheurs, encore une fois, qui ont analysé 60 tampons représentant environ 30 produits différents de 24 marques différentes, puis leur conclusion c'était que tous les tampons testés contenaient des concentrations mesurables de 16 métaux analysés. Tous en fait. Il y avait du plomb, de l'arsenic, du mercure, du cadmium et du nickel. Et puis on sait que le plomb, par exemple, il est neurotoxique, sur lequel il n'existe aucun seuil d'exposition sécuritaire selon l'EPA américaine et l'OMS. Donc zéro exposition, c'est l'objectif. On sait que l'arsenic peut être cancérigène de classe 1, le cadmium perturbe la fonction rénale et est cancérigène aussi. Puis on sait que ces métaux peuvent entrer dans les tampons de plusieurs façons. Donc le coton, en fait, absorbe les métaux présents présents dans le sol et l'eau où il est cultivé. Et certains métaux peuvent être ajoutés intentionnellement comme agent antibactérien. Fait qu'on fait attention à ça. Puis suite à cette étude, en fait, la FDA a lancé en septembre 2024 même une investigation indépendante sur les métaux dans les tampons. Fait que c'est vraiment sérieux. On parle aussi des phthalates, c'est des plastifiants, des molécules qu'on ajoute au plastique pour les rendre plus flexibles, plastique mou. On les retrouve dans les emballages des applicateurs en plastique de certains tampons et on sait que c'est des perturbateurs endocriniens aussi qui vont venir interférer les androgènes, DHEA, testostérone, puis ça peut être associé à l'endométriose aussi. Il y a aussi les COV qu'il y a dedans, c'est des composés organiques volatils qui sont des molécules chimiques qui se vaporisent facilement à température ambiante, puis ils sont utilisés dans les adhésifs des serviettes hygiéniques, donc dans les fragrances, dans les agents de nettoyage. Puis il y a même eu des études là-dessus qui disent que ça peut être absorbé encore une fois par la muqueuse vaginale. Fait que ça, faut faire vraiment attention. Et puis encore une fois, c'est tous des perturbateurs qui sont présents. La dose fait la toxicité, mais qu'est-ce qui est perturbant là-dedans? C'est vraiment au niveau de la muqueuse vaginale qui est très qui est très perméable, c'est ça, puis vascularisé. C'est ça le problème, c'est que ça peut aller directement dans la circulation sanguine. Finalement, on va parler aussi des fragrances. Faut faire attention à toutes les fragrances parce que quand c'est écrit parfumé frais avec senteur florale, c'est vraiment des descriptions qu'on va retrouver souvent dans les produits menstruels. Puis le dernier mot sur l'étiquette, c'est fragrance. Puis quand on écrit fragrance, il peut avoir des dizaines de molécules non divulguées. Si on fait attention, c'est un peu comme arôme naturel sur les étiquettes de bouffe, de nourriture. Et c'est la même chose avec ça, quand c'est écrit fragrance, c'est des composés chimiques dont certains sont des perturbateurs endocriniens. La logique est vraiment absurde. Pourquoi on voudrait parfumer un produit qui est en contact direct avec une muqueuse les plus perméables? Ben, la réponse, c'est marketing puis pas santé, on s'entend. Faut faire attention avec ça. Donc on se demande après pourquoi ces produits, c'est pas mieux encadré. Il y a eu quelques classifications réglementaires aux États-Unis comme comme je l'ai dit, c'est toujours classé risque modéré. Donc à cause de ça, la classification ne rééquipe pas des tests cliniques ni de divulgation complète des ingrédients ou autres. Donc c'est là que c'est nous qu'il faut se renseigner. On sait qu'au Canada, les réglementations sont similaires dans son niveau de rigueur, ou plutôt dans son manque de rigueur, on pourrait dire. Comme je l'ai dit, la Californie interdit les PFA, les PFAS dans certains produits, le vermont suivi. Ce mouvement dit une chose, en fait, c'est que le problème est réel puis qu'il est reconnu, puis la réglementation actuelle, elle n'est pas suffisante. Maintenant, j'ai envie de vous montrer, de vous parler un petit peu des choses, des alternatives naturelles que vous pouvez aller chercher, que ben moi j'ai changé rapidement parce que je trouve que c'est important de, c'est important justement de consommer ces choses-là intelligemment parce que c'est des choses qu'on va prendre pendant 40 ans de notre vie. Vous le savez, là, fait que c'est pour ça qu'il faut faire les bons choix. Puis je veux pas vous laisser avec l'inquiétude derrière ça, c'est vraiment vous aider là-dedans. La première chose à vous dire, bon, ben moi j'ai fait le switch depuis un bout pour ça, mais je vais reswitcher bientôt avec d'autres choses. Le prochain switch que vous faites, les filles, c'est si vous prenez des tampons, là, c'est le coton biologique certifié. Et puis moi je vous réfère beaucoup à Léa Protection, c'est une marque que j'aime beaucoup. Il faut qu'il soit certifié justement biologique parce que c'est cultivé sans pesticides, sans herbicides. J'en ai pas parlé dans les produits toxiques, mais si c'est pas biologique, il en contient. Quand c'est biologique aussi, c'est non blanchi au chlore, il y a moins de résidus chimiques dans le produit final. Puis ces produits-là, comme je vous disais, il existe, peut-être c'est un peu plus cher, mais pas tant. Mais je pense que sur le contexte de 40 ans d'utilisation et en tenant compte du coût biologique potentiel des alternatives conventionnelles Je pense que l'investissement en vaut la peine. Ça, c'est une première chose à faire. Moi, ça fait un bout que je suis avec le bio. Mais là, deuxième choix que vous pouvez faire aussi, c'est la coupe menstruelle. Puis ça, je veux l'essayer bientôt. J'ai quelques amis qui l'ont essayé. C'est selon moi, puis c'est bien étudié, que c'est dans les meilleurs choix disponibles du point de vue de l'exposition chimique. Parce qu'on sait que la coupe menstruelle, c'est fabriqué en fait en silicone médical. Sans produits chimiques ajoutés, sans fibres synthétiques, sans blanchiment. En fait, ça recueille les menstruations au lieu de les absorber, ce qui élimine aussi le risque de syndrome de choc toxique associé à l'absorption prolongée. Elle est réutilisable pendant des années, ce qui en fait aussi le choix le plus économique et écologique à long terme. Il y a quand même quelques précautions, là, de choisir une coupe vraiment en silicone médical certifié, pas en plastique, super important, pas en caoutchouc non plus, qui peuvent contenir d'autres produits chimiques. Il y a aussi les serviettes en tissu lavable qui sont fabriquées en coton biologique ou en bambou, sans produits chimiques ajoutés, sans adhésif. C'est lavable et réutilisable, puis c'est une option qui élimine pratiquement toutes les sources d'exposition. Il y a les culottes menstruelles, quand même nuancé, parce que c'est une bonne idée, c'est réutilisable, confortable, mais Souvent quand c'est imperméable, c'est qu'il y a des PFAS dedans, comme ils ont montré certaines études. Donc faudrait que si vous prenez une culotte menstruelle, que c'est vraiment écrit sans PFAS. Voyez, j'ai de la misère à dire sans PFAS. Et des fabricants en fait qui publient des tests indépendants, ça serait toujours sûr, toujours plus sûr. Ça serait vraiment ce qui est génial à utiliser. Puis c'est vraiment ce qu'on veut absolument éviter, c'est toutes ce qui est parfumé, les sprays intimes. On veut vraiment pas parfumer des produits qui vont dans notre vagin. On fait attention aux applicateurs en plastique aussi, c'est important. Puis les marques qui divulguent pas les ingrédients, mais c'est souvent louche avec ça. Je vais finir ce podcast en faisant le lien avec les hormones féminines parce que c'est vraiment ça qui me touche en tant que naturopathe, parce que c'est important. L'endométriose, on sait que ça affecte environ une femme sur 10 en âge de procréer. Les fibromes utérins touchent 70 à 80% des femmes femmes avant la ménopause. Le, le SPM sévère est extrêmement répandu, l'infertilité inexpliquée est une augmentation constante, puis on sait que ces conditions ont toutes en commun la perturbation hormonale. Et on parle souvent de perturbation en lien avec la particularité de dominance estrogénique, la perturbation de la signalisation estrogénique. Donc, à se poser la question: est-ce que les produits menstruels conventionnels causent ces conditions, ou peuvent influencer ces conditions, hein. Puis on sait que la recherche est pas encore là, mais on sait que oui, les perturbateurs endocriniens contribuent à ces conditions. Donc on sait que les muqueuses vaginales absorbent les produits chimiques directement dans la circulation, et on sait que l'exposition est cumulée depuis des décennies. Fait que je pense que la prudence quand même, les filles, est justifiée. Encore une fois, pas de panique, la prudence est informée, puis c'est ça que je veux dire aussi. Donc comme naturopathe, quand une cliente vient me voir avec des symptômes de SPM justement, endométriose, fibromes, ben je vais toujours aller vers quelque chose qui est sans perturbateur endocrinien, puis c'est des produits que je peux vous conseiller justement. Fait que voilà, maintenant vous le savez, ces produits, on nous les a vendus comme des articles d'hygiène banale. On nous a jamais demandé de regarder leurs ingrédients parce qu'on nous a jamais dit qu'il y avait quelque chose à regarder. Et la réglementation, pendant des décennies, n'a pas fait son travail selon moi.. Donc ce que vous pouvez faire dès maintenant, c'est choisir des produits en coton biologique certifié, explorer la coupe menstruelle ou les serviettes lavables, éviter absolument tout ce qui est parfumé et exiger la transparence des fabricants. Parce que 11 000 expositions cumulées sur une vie à travers nos muqueuses les plus perméables, c'est quand même pas anodin les filles, et vous méritez de faire des bons choix et être informés. Donc j'espère que vous avez apprécié et je vais vous laisser un petit petit lien d'Alea Protection. C'est une marque biologique très bien certifiée. J'apprécie beaucoup cette compagnie québécoise, donc je vais vous mettre le lien en bas dans les commentaires et allez le voir, allez encourager cette compagnie. Je trouve que ça vaut la peine, elles ont la mission à cœur. On se retrouve la semaine prochaine, les filles. J'espère que vous avez apprécié. Bye!
More from Alie

Podcast 167 : Champignons, LSD et microdosage : ce que la science dit vraiment

Podcast 164 : Les mitochondries - là ou vos hormones prennent vraiment naissance

Épisode 158 : Les pires mythes sur la santé féminine — ce qu'on t'a dit qui est faux

Épisode 156 : Une zone bleue vue de l'intérieur, ma lune de miel, et les secrets des centenaires






