Podcast 167 : Champignons, LSD et microdosage : ce que la science dit vraiment

Naturopath Alie Bragz examines what science actually shows about psilocybin, LSD, and DMT. Microdosing studies found no mood or creativity benefits and a strong placebo effect, while full supervised doses of psilocybin beat standard antidepressants in a clinical trial. She debunks the pineal gland DMT myth and warns against unsupervised use.
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On s'est moqué des frères Wright lorsqu'ils affirmaient que l'homme pourrait un jour voler. Pourtant, ils ont prouvé que c'était possible et l'avion existe aujourd'hui. On a aussi ignoré Thomas Edison quand il disait qu'on pouvait créer une source d'énergie indépendante. Et pourtant, lui aussi l'a réussi et l'ampoule fait partie intégrante de notre quotidien. Alors si moi je te dis qu'on peut vivre jusqu'à 180 ans en santé, est-ce que tu me croirais? Te voici dans Vivre jusqu'à 180 ans grâce au biohacking avec Alie Bragz, naturopathe et autrice du best-seller C'est toi la boss de ta vie. Ce podcast est destiné aux femmes qui veulent vieillir en santé, perdre du gras et garder une apparence jeune avec des remèdes et techniques naturelles. Chaque épisode révélera les nouvelles technologies ou astuces de biohacking données par moi ou un expert pour enfin obtenir des résultats durables sans bousiller sa santé. Prête à commencer à rajeunir? On y va! Hello tout le monde, ici Alie Bragz dans l'épisode 167 et aujourd'hui on parle de champignons LSD et microdosage, ce que la science dit vraiment. Ça, c'est assez spécial pour moi de parler de ça parce que vous le savez, je suis allée en désintox à l'âge de 25 ans et je suis à ma 5e En fait, en février, ça va être ma 5e année de sobriété. Mais moi, mon addiction était beaucoup avec les amphétamines et les drogues de performance. Donc je me permets de parler de champignons, de LSD et autres parce que peut-être tu le sais pas, mais de plus en plus dans la recherche aujourd'hui, on peut l'utiliser pour la concentration, pour vaincre la dépendance, l'alcoolisme. Il y a eu beaucoup, beaucoup de sujets là-dessus, en fait, de littérature aussi sur le sujet. Et on voit que le microdosage de champignons magiques ou de LSD, en fait c'est de prendre des petites doses à environ 5% d'une dose normale, peut être prise comme je l'ai dit pour la productivité, la créativité et être moins anxieuse. J'ai envie d'en parler aujourd'hui parce que, pas que je veux plus parler de drogue parce que ça fait tellement plus peur ça fait plus partie de moi, ce n'est plus mon identité. Mais je suis vraiment curieuse de tout ce qui est en lien avec cette molécule-là, qu'on va dire, qui est pas vraiment une drogue qu'on pourrait dire de party, qu'on pourrait dire. C'est plus une drogue qu'on va utiliser justement pour se soigner. C'est ça qui est intéressant. Et j'ai envie d'apporter des documents, de la littérature, des lectures que j'ai fait en lien sur le sujet et qu'est-ce que ça fait réellement au cerveau. En plus, aujourd'hui, je vais parler du lien de la mélatonine et de la DMT. En fait, la DMT, c'est une molécule psychédélique, une des plus puissantes qui existe, et il y a beaucoup de gens qui en parlent sur les réseaux sociaux, comme quoi qu'on peut naturellement sécréter de la DMT. Fait qu'on va aller parler un petit peu en profondeur aussi à ce sujet. Donc pourquoi on en parle autant? Parce qu'après des décennies où c'était juste de la drogue de hippies. Quand on parle de LSD, on parle de mushrooms magiques. On dirait qu'on pense à Woodstock en Beauce, des hippies justement avec les cheveux longs, des lunettes. Et c'est des drogues pour halluciner. Moi, j'en avais fait plus jeune et mon Dieu que j'aimais pas ça. Moi, je suis une anxieuse dans la vie et ça me rendait anxieuse comme ça se peut pas. Et j'ai eu des gros trips avec des amis qui se sont mal passés parce que justement, moi je finissais par tripper, je n'aimais pas ça en fait. Et on sait qu'aujourd'hui, en fait, les psychédéliques, toutes ces drogues-là, qui est, on va parler de LSD et de mushrooms magiques, ils vivent vraiment une vraie renaissance scientifique depuis environ 2015. Vous savez, j'en ai parlé souvent de Bryan Johnson. Dans le fond, c'est un biohacker professionnel qui a dépensé comme 2 millions de dollars cette année sur sa longévité. Il a fait beaucoup de tests avec le microdosage et le plus gros dosage avec les psychédéliques. Et il y a des résultats assez impressionnants. On peut en parler un peu en biais, mais même des universités comme Johns Hopkins ou Imperial College à Londres ou même à New York qui ont des centres de recherche dédiés uniquement à ça. On voit que c'est beaucoup plus qu'une drogue justement récréative et il y a deux usages complètement différents à distinguer dès le départ. Parce qu'on va parler des deux. Il y a vraiment la dose microdosage qui est une fraction de dose. Le but, c'est pas d'avoir un trip, d'halluciner puis de voir des licornes. C'est vraiment le but pour améliorer l'humeur, la concentration au quotidien. Et moi, ça, je l'ai déjà essayé il y a environ quelques années aussi, pas dans ma jeunesse que j'ai fait des gros trips. Il y a vraiment le microdosage, puis il y a la dose plus complexe aussi thérapeutique comme supervisée qu'on dit utilisée en recherche clinique pour la dépression, l'anxiété, les maux de tête et autres. C'est quand même assez impressionnant parce que la science ne dit pas la même chose pour les deux. Il y a aussi les doses complètes que les gens vont vivre tout seuls pour vivre un trip entre amis puis halluciner. Ça, c'est autre chose aussi. On s'entend, moi, je pense, je pensais beaucoup au microdosage, mais vous allez voir, je vous ai comme sorti plein de littérature scientifique et quand même assez à jour là-dessus pour voir un peu qu'est-ce que ça fait la différence, pourquoi faire ça. Parce qu'il y a beaucoup de gens qui vont, c'est maintenant on peut en trouver sur internet, il y a des sites internet que vous pouvez écrire champignon magique Québec puis vous allez pouvoir en acheter. Puis c'est des vraiment des microdosages. Moi j'en avais trouvé dans le fond que c'était un mélange de psilocybine qu'on appelle, c'est la molécule qu'il y a dans le champignon Mais c'est mélangé aussi avec, par exemple, des plantes adaptogènes, avec de l'ashwagandha, avec la crinière de lion, du rhodiola. Il y a comme plusieurs mélanges justement. Puis tu prends ça, puis t'es pas, t'as pas un high, un buzz de drogue. T'es juste comme soit plus focus, soit tu te sens plus relax. C'est des vraiment micro micro dosages. C'est assez intéressant ce qui se passe réellement dans le cerveau. En fait, le psilocybine qu'on dit, puis c'est ça qu'il y a dans le champignon, et le LSD, les deux drogues en fait. Puis je vais vous dire un peu la différence entre les deux après. Ça agit sur deux, en fait toutes les deux agissent sur un récepteur précis dans le cerveau que c'est un récepteur de la sérotonine. Le nom on s'en fout, je vais vous dire pareil, mais c'est le 5-HT2A. C'est un récepteur en lien avec la sérotonine. Ça, c'est le même système de neurotransmetteurs qui régule l'humeur au quotidien, beaucoup plus fort avec ce médicament-là. Fait que qu'est-ce qu'on comprend, c'est que le psilocybine va venir sur les récepteurs de la sérotonine. Dans le fond, c'est ça qu'on comprend si je simplifie. Puis là, juste avant d'aller plus loin, on sait que le LSD puis le psilocybine, l'ingrédient actif dans le champignon magique, c'est pas la même chose. Le LSD, lui, est fabriqué en laboratoire à partir d'un champignon parasite qui pousse sur le seigle, alors que le psilocybine, lui, se retrouve naturellement dans plus de 200 espèces de champignons. Fait que le LSD, faut prendre une molécule de champignon puis aller faire une réaction chimique que je connais pas, puis on s'en fout, là, c'est pas ça le but, là. Ça va créer le LSD. Puis le champignon, mais ça le psilocybine, pardon, tu prends directement la molécule dans le champignon puis c'est tout. Puis les deux se trouvent maintenant sur internet, c'est assez impressionnant. Mais là, une fois que c'est dans ton corps, les deux ils finissent par activer le même récepteur cérébral. Fait que ça agit sur le même récepteur de la sérotonine. C'est juste que le LSD, ils disent que ça dure plus longtemps, de 8 à 12 heures, contre le champignon c'est de 4 à heures environ. C'est généralement décrit plus mental pour le LSD, alors qu'on dirait que le champignon a un profil plus corporel et émotionnel, de ce qu'ils disent. Si j'en reviens sur le DMT aussi, parce que je vais en parler tout à l'heure, c'est un peu autre chose. Le DMT, c'est une molécule psychédélique naturelle qu'on retrouve dans des plantes. C'est des ingrédients actifs principaux de l'ayahuasca. J'essaie trop bien de dire l'ayahuasca. En fait, peut-être que tu as déjà entendu parler de ça, mais c'est un breuvage traditionnel utilisé en Amazonie. Et comme on va le voir, ton propre, ton propre cerveau, il est capable de fabriquer cette DMT-là en petite quantité. Ça, la DMT, on peut le fumer, on peut l'injecter. Son effet est extrêmement intense mais très court, ça va durer comme 5 à 15 minutes. Si c'est pris par la bouche, par contre, qu'est-ce qui se passe, c'est que dans nos intestins, on a une enzyme digestive qui va détruire un peu la molécule avant d'atteindre le cerveau. Fait que c'est pour ça que quand on va, mettons, dans un autre pays, puis il y a des gens qui font ça de l'ayahuasca, c'est comme avec des chamans, une tradition autour d'un feu, puis c'est super bien accompagné. Mais ils vont le combiner toujours avec une autre plante qui bloque temporairement cette enzyme pour que ça agisse encore mieux. Fait que c'est assez intéressant, puis ça déclenche deux choses. En fait, ça déclenche ton réseau du mode par défaut qui se calme, tu sais, le fight or flight là. On pourrait dire que tout ton réseau du mode par défaut, qu'on dit, ton stress, il se calme. Puis c'est vraiment le réseau de ton cerveau qui tourne toujours en background, celui qui te fait ruminer dans le fond, te comparer, te juger. Chez les gens dépressifs ou anxieux, on sait que ce réseau-là, il est souvent hyperactif. Je ne sais pas si c'est trop en lien avec le parasympathique, mais ça me semble que oui. Puis on sait qu'en le calmant, le cerveau devient temporairement moins rigide dans ses patterns de pensée. Ça, c'est intéressant pour les molécules. Et aussi, ça a été prouvé que ton cerveau devient littéralement plus plastique. Des études sur des cellules cérébrales montrent qu'une seule dose de psilocybine peut augmenter environ 10% de la taille et la densité des connexions entre les neurones. Ça, c'est assez impressionnant. Ça, ça peut durer plusieurs semaines. On appelle ça la plasticité neuronale. C'est en partie via une protéine appelée la BDNF. Celle qui soutient la croissance et la réparation des neurones. Assez impressionnant. En gros, le cerveau devient temporairement plus capable de créer de nouvelles connexions, un peu comme un sol qu'on vient d'aérer avant de semer. Un peu comme ça, c'est tout ça en fait. Qu'est-ce qu'on pourrait dire? Mon Dieu, je bégaye, excusez-moi. J'essaie de comme avoir un bon langage pour que vous compreniez bien, que ça soit bien vulgarisé. Mais on sait que cette plasticité-là, qui explique pourquoi les chercheurs s'y intéressent pour des conditions où le cerveau est coincé dans des patterns négatifs et répétitifs. Fait que c'est assez impressionnant, puis c'est pour ça qu'ils relient beaucoup avec la dépression aujourd'hui, l'utilisation de ce genre de molécule-là. Maintenant, si on y va avec le microdosage, ce que la vraie recherche montre, puis moi j'ai été étonnée, j'ai été vraiment étonnée, j'ai cherché, c'est quand même intéressant et honnêtement un peu décevant. Pour les adeptes du microdosage, parce que moi je l'avais essayé. Je pourrais pas dire que ça m'a aidé, je suis pas dépressive dans la vie, mais ça m'a aidé à passer à travers des cheminements psychologiques difficiles que j'ai eus, sans aller dans les détails, mais côté peut-être familial, que j'avais des choses à régler avec moi-même, ma perception de choses. Et je sais pas si c'est ça réellement qui a aidé, mais au même moment j'ai connu des révélations que j'ai fait la paix avec. Fait que si je peux le dire simplement, Puis l'étude sur les champignons, en fait, il y en a plusieurs, mais l'une des meilleures, j'ai tombé sur une étude dans Translational Psychiatry. Et mon anglais, merci. En 2022, qui a testé ça de la bonne façon, en double aveugle, avec un vrai placebo chez 34 personnes. Puis c'est pour ça que je l'ai choisie, parce qu'il y avait avec un placebo. Fait que dans le fond, chaque personne participants a pris soit 0,5 g de champignons séchés, ça c'est le haut de la fourchette typique du microdosage, soit un placebo dans des capsules identiques. Fait que ceux qui avaient un placebo, ou soit il y avait vraiment le champignon à 0,5 g. Le résultat à ça, c'est assez étonnant, il y avait aucune différence significative entre le groupe actif et le placebo pour l'humeur. L'anxiété, le stress, le bien-être ou la créativité. Puis pire, sur certains tests d'attention, le groupe actif a même légèrement moins bien performé que le placebo. Assez impressionnant. Le détail le plus révélateur aussi, c'est que 75% des participants ont deviné correctement s'ils avaient pris la vraie dose ou le placebo. Assez intéressant. Et les effets positifs rapportés venaient presque uniquement de ceux qui avaient deviné juste. Fait que ceux qui savaient qu'ils avaient pris la dose, ben c'est eux qui pensent qu'ils ont eu des meilleurs effets. Fait qu'autrement dit, une bonne partie de l'effet du microdosage, c'est probablement l'effet d'attente. Tu sais ou tu devines que tu as pris quelque chose, alors ton cerveau s'attend à se sentir mieux et ça influence ton vécu. Fait que ça, c'est quand même une bonne étude que j'ai prise, la différence avec 34 personnes, effet placebo. Il y a beaucoup d'études qui montrent le contraire aussi, fait que À voir, tu sais. Et si on parle du LSD, il y a eu des études contrôlées sur le microdosage de LSD montrant un portrait similaire des effets subjectifs modestes qui sont difficiles à démêler de l'effet placebo une fois qu'on retire les biais des études non contrôlées. Donc là où les gens savent qu'ils prennent quelque chose, c'est sûr, un petit peu la différence. Ce que ça veut dire concrètement, c'est que C'est pas, ce n'est pas de dire que les gens qui rapportent des bénéfices mentent, c'est juste que l'effet placebo est un vrai phénomène neurologique, que c'est pas juste dans la tête, ou sans péjoratif qu'on dirait, mais scientifiquement on peut pas dire aujourd'hui que le microdosage a un effet pharmacologique clair et mesurable au-delà de l'attente et du connexion. Puis j'ai vraiment cherché, là j'ai comme une app qui fait le ménage de toutes les recherches scientifiques Et c'est vraiment ça la conclusion qui est donnée avec le microdosage, malgré qu'il y a des études qui montrent que c'est bon. Mais si on prend tout ça en valeur, il montre plus qu'il y a pas vraiment d'effet contrairement au placebo. Fait que là, peut-être que vous avez des recherches qui disent le contraire, je serais étonnée. Comme je vous dis, moi j'ai une belle expérience, mais c'est à voir. Puis tu sais, le microdosage, c'est comme faut que ça se fasse sur plusieurs jours, plusieurs semaines. Tu le prends pas tous les jours non plus. Ça va dépendre, il manque un peu aussi de contexte. C'est quoi, est-ce que c'était mélangé avec une molécule, c'est quoi le protocole qu'ils ont fait. Fait que ça, si vous êtes des fans de microdosage, je vous donne, je vous tends la main pour ça aussi. Là, vous pouvez même m'écrire, m'envoyer des recherches, ça va me faire plaisir. Mais qu'est-ce qui est quand même solide sur la recherche, puis là même Bryan Johnson l'a testé, c'est en fait les grosses doses, les doses complètes qui complète, pardon, en contexte supervisé. C'est ici que je trouve que le portrait change complètement, parce qu'il y a beaucoup d'essais cliniques qui ont donné des doses pleines, mais encadrées par des professionnels, montrent des résultats beaucoup plus clairs. Fait que sur la dépression, il y a un essai publié dans le New England Journal of Medicine qui a comparé la psilocybine à un antidépresseur standard chez 59 personnes avec dépression modérée à sévère. Et sur 6 semaines, les 2 groupes ont reçu du soutien aussi psychologique. Puis le taux de réponse de traitement, il y a 70% avec la psilocybine contre 48% avec l'antidépresseur. C'est assez impressionnant, ça. Fait qu'il y a un taux de rémission complète de 57% contre 28%. Fait que les chercheurs restent quand même prudents parce que c'est une étude pilote. Il faut des essais plus larges avant d'en tirer des conclusions cliniques définitives. Mais la direction est quand même claire. Ça, c'est vraiment prouvé que pour la dépression, il y a des effets, contrairement, mettons, au microdosage. Si on parle des migraines puis des céphalées, ça joint l'épisode de la semaine passée, les filles. Il y a eu des essais randomisés contrôlés par placebo qui ont testé la psilocybine à faible dose pour la prévention des migraines. Et une des de la migraine, puis une des douleurs les plus sévères qui existent, qui est les céphalées aussi. Puis les résultats préliminaires montrent une réduction de la fréquence des crises avec un effet qui persiste même après la fin du traitement actif. Ça, c'est assez impressionnant. Puis on sait que dans tous les essais, la dose est complète, c'est pas un microdosage, c'est vraiment une dose complète. Je l'ai pas écrit malheureusement, j'ai eu comme échappé l'information, mais je sais que Brian Johnson il en parle, puis il y a vraiment une dose complète qu'on peut utiliser, que là par exemple tu peux avoir des effets là un peu euphoriques, vision et autres. Et on s'entend que quand les gens prennent ça, l'environnement est contrôlé, sécuritaire, il y a un accompagnement psychologique avant, pendant et après. C'est pas comparable à une prise récréative ou non supervisée, on s'entend. Fait que ça c'est assez intéressant. Fait que conclusion, qu'on pense que OK, les doses complètes marchent. Est-ce que le microdosage marche pas? Comme je dis, microdosage a été super populaire aussi pour les entrepreneurs, pour la concentration. Moi, c'est pour comme ça j'en avais entendu parler. J'ai des amis qui prennent ça comme pour travailler, puis tu es super concentré. Mais c'est parce que c'est mélangé aussi avec des plantes adaptogènes comme des nootropiques. Fait que ça, c'est vraiment génial, puis ça, ça donne un peu une concentration. Tu as pas d'hallucination avec ça. Si maintenant on parle de la DMT puis de la mélatonine, j'avais envie de démêler un peu ça parce qu'on m'a déjà posé la question, puis on entend ça circuler, mais c'est il y a des fausses informations là-dessus que j'ai compris. Qu'est-ce qu'on comprend qui est vrai? C'est qu'en fait, le corps peut effectivement fabriquer du DMT. Que je répète, le DMT, c'est une molécule psychédélique qui est très puissante, qui existe dans l'ayahuasca, comme on dit. Puis c'est de façon complètement naturelle aussi. C'est ça qui est assez impressionnant. Le corps fait ça naturellement. Il y a des chercheurs qui ont trouvé 2 enzymes nécessaires qui s'appelle le AADC puis le INMT, qui sont dans le cortex cérébral, dans l'hippocampe, dans la glande pinéale et même dans notre liquide céphalorachidien. Assez impressionnant dans le cerveau. Fait que ces enzymes-là, qu'est-ce qu'ils font? C'est qu'ils prennent le tryptophane dans la nourriture, le même acide aminé qu'on retrouve dans la dinde qui te rend un peu somnolente. On dit que c'est bon manger ça avant de se coucher, par exemple. Donc ça prend le tryptophane, ça le transforme en DMT étape par étape. Donc il y a une étude qui est apparue dans le Scientific Reports en 2009 qui a mesuré du DMT présent naturellement dans le cerveau de rats à des concentrations comparables à d'autres neurotransmetteurs bien connus comme la sérotonine. C'est assez intéressant de savoir qu'on en produit naturellement. L'idée populaire derrière ça, c'était que la glande pinéale relâche un gros flash de DMT lors d'événements marquants genre la naissance, les rêves, une expérience de mort imminente, un peu comme si elle convertissait la mélatonine en DMT à un moment clé. Mais il y a un peu un hic mathématique. Pour ressentir un effet psychédélique complet, il faudrait environ 25 mg de DMT libérés d'un coup. Puis on sait que la glande pinéale, en fait, elle sécrète environ 30 microgrammes de mélatonine par jour. C'est presque 1000 fois moins que ce qu'il faudrait en poids pour le DMT. Il y a une étude qui a comparé des animaux avec et sans glande pinéale qui a trouvé des niveaux de DMT similaires dans les deux groupes, par exemple, ce qui confirme que la glande pinéale n'est probablement pas la source principale. Fait qu'on sait pas d'où ça vient. Fait que la nuance, c'est que le DMT et la mélatonine partagent le même point de départ, le tryptophane. Ça, c'est confirmé, mais ce ne sont pas des étapes l'une après l'autre sur le même chemin. Ce sont deux routes séparées qui partent du même acide aminé Une route même, une route mène à la sérotonine puis à la mélatonine, celle qui te fait dormir. Fait que je sais pas si tu le sais, j'en avais déjà parlé là avec les antidépresseurs, qu'il faut de la sérotonine pour faire de la mélatonine en fait. Mais on sait qu'il y en a un autre chemin qui mène à la tryptophane, tryptamine, puis à la DMT. La mélatonine ne se transforme pas en DMT, elles sont plutôt de la même famille, comme deux cousines qui partagent une grand-mère commune, qu'on pourrait dire. Ce qui est vrai, fascinant, sans besoin d'exagérer, c'est que oui, le cerveau produit naturellement naturellement les molécules psychédéliques en continu à petites doses pour des raisons qu'on ne comprend pas encore. Il y a même une étude qui a montré que les niveaux de DMT augmentent significativement durant un arrêt cardiaque induit expérimentalement chez les rats, ce qui garde la porte ouverte à un rôle dans les états de conscience extrêmes, juste pas de la façon dont le mythe populaire la raconte. Moi, j'avais entendu ça aussi d'un chaman sur les réseaux sociaux. Il est super bon le gars, mais il arrêtait pas de parler que si on est en méditation complète, en pleine conscience, on est capable d'aller chercher de la DMT puis avoir ce genre de buzz-là. Fait que moi, ce que je vois avec ces études-là, c'est que c'est pas assez. Mais si toi tu as quelque chose à dire contre ça, je veux voir tes études parce que je suis toujours curieuse d'aller creuser un petit peu plus en profondeur. On sait qu'au Canada, le psilocybine, je vais l'avoir d'un coup, et le LSD demeurent des substances contrôlés. On sait que leurs usages en dehors d'un essai clinique autorisé ou d'un programme d'accès spécial de Santé Canada, ça reste illégal, même si l'accès thérapeutique encadré s'élargit tranquillement depuis 2022. Puis il y a quand même des contre-indications, genre des antécédents personnels ou familiaux de psychose ou de troubles bipolaires. Moi, j'ai jamais aimé ça, ces drogues-là. Ça me crée beaucoup d'anxiété, même les microdosages. On dirait que j'étais comme Mentalement, j'aimais. Ça m'a aidé, comme je vous dis, pour un état émotionnel. Mais c'est pas quelque chose que je voudrais refaire parce que ça me dérangeait. Fait qu'on dirait que c'est comme ça. Puis ça, je l'ai lu, c'est que ça a un risque de déclencheur d'autres épisodes. Puis moi, j'en ai fait une psychose. Ça fait peur faire une psychose, si je peux être honnête. Fait que c'est vraiment pas conseillé pour des gens qui ont fait des psychoses, qui ont des gros troubles psychiatriques. Grossesse aussi, naturellement, il peut y avoir des interactions médicamenteuses aussi. On fait attention. Et les antidépresseurs aussi, naturellement, on fait pas ça avec ça. Fait que l'usage chronique et non supervisé comporte des risques réels, y compris pour même un trouble persistant de perception. Ça fait peur. Fait que toute la recherche qu'on vient de couvrir se fait dans des contextes hautement contrôlés, avec dépistage préalable, supervision médicale et suivi. Ce n'est pas transférable tel quel à l'usage à la maison. Je tiens à le dire. Donc c'est pas mal ça. Voici ce que j'ai trouvé dans les lectures sur le sujet. Je serais curieuse si tu aurais des lectures, si tu aurais toi des expériences à me raconter. Viens m'écrire sur les réseaux sociaux. J'aime toujours ça avoir tes comebacks ou même laisse-moi une note sur Spotify ou Balado. C'est toujours appréciable que je continue encore aujourd'hui à faire mes podcasts. Tu veux m'écouter? Je me sens un petit peu moins tout seul à parler devant mon écran comme ça. Je préfère tellement faire des lives, mais ça va. Je sais qu'il y a des gens qui m'écoutent, donc ça me fait plaisir de continuer Puis si vous avez des questions sur le sujet, vraiment écrivez-moi. Je suis pas l'experte en ça, j'ai fait un peu de lecture avant de faire ce podcast-là. J'allais expérimenter la microdose, mais pas assez pour dire que je connais tout ça. Fait que c'est ça, je te laisse mon lien si tu veux en commentaire pour venir m'écrire, puis on se retrouve la semaine prochaine avec un autre sujet. Bye!
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