Épisode 160 : Le AI détruit le monde du coaching et de la médecine

Dans cet épisode du podcast "Vivre jusqu'à 180 ans grâce au biohacking" (épisode 160), Ali Braggs, naturopathe et autrice, examine l’impact croissant de l’intelligence artificielle (IA) sur les domaines du coaching, de la médecine et de la naturopathie. Elle commence par rappeler que les innovations sont souvent d’abord moquées, puis présente des données récentes : une étude JAMA (2024‑2025) montrant que 1 sur 8 puis 1 sur 5 des jeunes Américains utilisent des chatbots IA pour la santé mentale, et le lancement de ChatGPT Health et Claude for Healthcare en 2026. Elle décrit les forces de l’IA – accès 24/7 à l’information médicale, assistance diagnostique (méta‑analyse NPJ Digital Medicine 2025, précision moyenne 52 %, mais jusqu’à 85 % dans des cas complexes), automatisation administrative, soutien aux cliniciens et aux patients dans les zones sous‑desservies. Elle consacre ensuite une large partie aux limites fondamentales de l’IA : absence de présence thérapeutique, incapacité à activer le système parasympathique, manque de communication non‑verbale, impossibilité de co‑régulation neuro‑émotionnelle, et le rôle irremplaçable du jugement clinique intégré. Elle souligne que les modèles IA sont biaisés vers la médecine conventionnelle, négligeant les approches fonctionnelles et naturopathiques, et que leurs « hallucinations » peuvent générer de fausses recommandations dangereuses. Elle évoque les risques de biais de genre et de données historiques. Enfin, Braggs propose une vision nuancée : l’IA ne doit pas remplacer les humains mais les libérer des tâches à faible valeur ajoutée (prise de notes, facturation, tri des urgences), permettant aux praticiens de se concentrer sur la relation humaine. Elle encourage les professionnels à adopter l’IA comme outil d’augmentation tout en préservant la connexion humaine, la présence thérapeutique et le jugement clinique. Le message final est optimiste mais prudent : l’IA transformera le secteur sans le supplanter, à condition de rester critique et de privilégier la médecine fonctionnelle lorsqu’elle est pertinente.
Chapters
On s'est moqué des frères Wright lorsqu'ils affirmaient que l'homme pourrait un jour voler. Pourtant, ils ont prouvé que c'était possible et l'avion existe aujourd'hui. On a aussi ignoré Thomas Edison quand il disait qu'on pouvait créer une source d'énergie indépendante. Et pourtant, lui aussi il a réussi et l'ampoule fait partie intégrante de notre quotidien. Alors si moi je te dis qu'on peut vivre jusqu'à 180 ans en santé, est-ce que tu me croirais? Te voici dans Vivre jusqu'à 180 ans grâce au biohacking avec Ali Braggs, naturopathe et autrice du best-seller C'est toi la boss de ta vie. Ce podcast est destiné aux femmes qui veulent vieillir en santé, perdre du gras et garder une apparence jeune avec des remèdes et techniques naturelles. Chaque épisode révélera les nouvelles technologies ou astuces de biohacking données par moi ou un expert pour enfin obtenir obtenir des résultats durables sans bousiller sa santé. Prête à commencer à rajeunir? On y va! Hello tout le monde, ici Ali Braggs, épisode 160, et aujourd'hui on va parler du AI, comment le AI peut détruire le monde du coaching et de la médecine, ou au contraire ça peut nous aider. C'est tellement rendu révolutionnaire que je trouvais ça super intéressant d'en parler. Parce que c'est vraiment un sujet qui fait couler beaucoup d'encre en ce moment, puis qui me touche directement, moi, et je pense le monde dans lequel qu'on travaille. L'intelligence artificielle, et plus spécifiquement on va parler du AI, comment qu'il peut remplacer les coachs, les médecins, les thérapeutes et même les naturopathes. La réponse est courte, en fait. Ça veut pas dire que 100% on va se faire remplacer, mais je pourrais peut-être dire partiellement. Puis je trouve que c'est là que ça devient intéressant, parce que le vrai problème c'est pas que le AI soit mauvais, Mais je pense que le problème, c'est qu'on lui confie des choses pour lesquelles il n'est pas fait. Puis il y a vraiment des millions de personnes en ce moment qui font ça sans comprendre les risques qui sont associés à ça. Je suis allée chercher des petites études en lien, puis les chiffres sont vraiment là, puis sont réels, vérifiés dans des revues scientifiques sérieuses. Et il y en a une spécifiquement en 2024 qui a eu une première étude nationale américaine qui a été publiée dans le JAMA Network Open, que qui a révélé en fait qu'un jeune sur 8 entre 12 et 21 ans utilisait déjà des chatbots AI pour des conseils de santé mentale. Un an plus tard, en 2025, la même équipe a refait l'étude, a refait l'étude et les chiffres étaient passés de 1 sur 5, soit environ 8,2 millions de jeunes américains qui l'utilisaient maintenant pour la santé mentale. En un an, c'est quand même assez incroyable. Et 91,7 de ces jeunes trouvaient les conseils du AI utiles ou très utiles. Ce qui semble rassurant jusqu'à ce qu'on lise les notes des chercheurs, que ce sentiment d'utilité, d'utilité reflète probablement le biais d'information du AI, sa tendance à valider et à rassurer plutôt qu'à guider cliniquement. En 2026, en janvier, l'OpenAI a lancé ChatGPT Health, Anthropik a lancé Claude for Healthcare, puis là, c'est là que c'est intéressant parce que le mouvement, il est réel, la vitesse, elle est réelle. Oh, puis aujourd'hui, je vais vous donner une réflexion structurée là-dessus, pas juste une réaction émotionnelle de ma part, mais en fait, c'est pour savoir vraiment quels sont les impacts là-dessus, parce qu'il y a eu une analyse honnête de ce que le AI peut faire, de ce qu'il peut pas faire, et de pourquoi certaines choses dans le domaine de la santé humaine resteront fondamentales. Fondamentalement, biologiquement, neurologiquement hors de sa portée. Donc je veux commencer avec ce que l'IA fait vraiment de bien. On va commencer à être honnête, il y a quand même des bonnes parties face au AI. Et puis je veux commencer par reconnaître ce qu'il fait réellement bien, parce que si on nie ses capacités réelles, on perd toute la crédibilité de la conversation. On s'entend. Il y a eu une méta-analyse publiée dans le NPJ Digital Medicine en 2025 qui a analysé 83 études sur la performance diagnostique du AI. Ça a trouvé en fait une précision globale de 52%. Fait que l'IA ne montre pas de différence significative par rapport aux médecins non experts. C'est quand même inférieur aux médecins experts, mais dans certains contextes très spécifiques, les résultats sont quand même frappants. Parce qu'il y a eu Microsoft qui a testé son système MaxDxO sur 300 cas complexes, qui a été publié dans le New England Journal of Medicine, puis des cas volontairement difficiles style conçu pour dérouter les médecins. Puis le résultat à ça était assez impressionnant, que le AI a obtenu plus de 85% de précision, contrairement aux médecins généralistes qui ont eu 20%. Fait que c'est pas un argument pour remplacer les médecins, c'est juste un argument pour utiliser les AI comme un outil d'assistance, particulièrement là où l'accès à des experts est limité. Fait que l'accès à l'information de base est là, Et puis, pour l'information générale, comprendre un diagnostic, connaître les effets secondaires d'un médicament, comprendre une condition médicale, l'IA, là, il va toujours exceller. C'est rapide, c'est accessible, c'est disponible à 3 heures du matin quand votre médecin l'est pas. Ça serait les bons côtés. Il y a aussi, dans des régions sans accès aux soins, c'est une source qui peut être réelle. Et aussi, l'IA, il est très utile pour les professionnels de santé eux-mêmes, parce qu'ils vont aider à analyser des résultats de laboratoire, d'identifier des patterns dans des données massives automatiquement. Automatiser la facturation, rédiger des notes, analyser des images médicales. Puis même en 2024, 66% des médecins américains utilisaient déjà le AI dans leur pratique, contre 33% l'année précédente. Fait qu'il y a vraiment une augmentation à toutes les années, même dans le domaine médical. Ces usages peuvent être excellents parce que ça libère du temps pour ce qui compte: la relation avec le patient. Puis nous, chez ThinkFit, on va dire la même chose. Tout ce qui est admin, paperasse, facture, on utilise toujours le AI. Moi, je mets toujours mes experts de la santé, mes naturopathes, mes cliniciennes. Le temps passé avec la cliente, c'est ça le génie. Fait que c'est ça que je leur laisse le temps de faire. Puis tout ce qui est de la paperasse, c'est le AI qui va le faire pour vraiment permettre à la clinicienne de prendre son temps avec la cliente puis pas passer du temps dans l'admin. Ça, je trouve ça quand même génial. Pour des personnes qui n'ont pas accès à un thérapeute aussi, par coup, par manque de disponibilité, un AI peut offrir un certain niveau de soutien qu'on pourrait dire pour la journalisation, la réflexion, le recadrage cognitif qu'on pourrait dire. Il y a Stanford qui a récemment nuancé sa position sur le sujet, que le AI a potentiellement un avenir très puissant en thérapie, mais nous devons penser de façon critique à quel rôle précis il devrait jouer. Puis ça, ça a déjà arrivé. On a tous déjà essayé le AI à demander des conseils. Mais il est toujours en train de nous rassurer puis de nous dire qu'on a raison. Puis moi, c'est ce que je fais des fois quand je lui pose des questions, je lui demande de me challenger, d'arrêter de me dire que j'ai raison puis me dire non, les vraies choses. Fait que ça, des fois, ça peut être un petit biais là qui peut avoir en lien avec le AI, qui est toujours en train de nous dire qu'on a raison, mais c'est pas le cas en fait. Ce que maintenant le AI ne peut pas faire, il y a quand même des limites qui sont pas limites techniques, mais c'est plus des limites fondamentales parce que je trouve que c'est quand même le sujet cœur de tout ça. Puis je veux vraiment aller au-delà des arguments habituels que l'IA manque d'empathie. Là, c'est pas juste ça. L'IA a fait— l'IA ne nous regarde pas dans les yeux. Puis ça, c'est des arguments qui sont vrais puis qui sont pas— qui vont peut-être pas assez loin. Parce que je veux vous expliquer pourquoi certaines dimensions de la relation thérapeutique et du coaching sont biologiquement irremplaçables. La première, c'est la relation thérapeutique comme mécanisme de guérison. Ça, je le vois chez Ting Fit, c'est pas juste une métaphore, c'est vraiment la relation entre thérapeute et un patient. Ça a des effets neurologiques mesurables, puis il y a eu des recherches là-dessus en neurosciences des 20 dernières années qui ont montré que la présence d'un autre être humain bienveillant, attentif, présent, ça active le système nerveux parasympathique, ça réduit le cortisol, ça libère l'ocytocine, ça crée les conditions neurologiques dans laquelle la plasticité plasticité cérébrale maximale arrive. Et c'est pas avec un robot, ça, que ça va arriver, en parlant sur ChatGPT. C'est vraiment en ayant des conversations profondes avec un être humain qui peut faire une différence dans la thérapie. Puis on sait que la plasticité cérébrale, c'est quoi? Ben, c'est la capacité du cerveau à créer des nouvelles connexions neuronales, à changer ses patterns. Puis ça, ça va dépendre de l'état du système nerveux, puis c'est optimal dans un état de sécurité relationnelle, de connexion, de présence. Fait qu'on s'entend-tu qu'un chatbot, ça peut pas activer notre système nerveux parasympathique? Au contraire, je pense que ça, parfois, moi, il m'active mon orthosympathique. Je pogne plus les nerfs après lui qu'il me rend calme. Puis on s'entend que ça nous aide pas à libérer de l'ocytocine, qui est une hormone de bienveillance, d'amour, d'être rassuré et autres. Ça peut pas aussi créer des corrégulations nerveuses, parce que ça, c'est un phénomène où deux systèmes nerveux se synchronisent et ça régule mutuellement. Fait que les neuroscientifiques comme Dan Siegel, il a identifié comment que c'est fondamental au changement thérapeutique aussi, la connexion entre deux êtres humains. Ça, on s'entend que ça peut pas le faire dans la thérapie. Aussi le corps dans la communication, parce qu'un thérapeute expérimenté, un coach, un médecin clinicien, ils disent des choses que les mots ne disent pas. Fait que la tension des épaules, le regard qui se détourne, la façon dont quelqu'un respire, les expressions, puis ça c'est tellement crucial dans la pratique. Là, moi en tant que naturopathe, je vais toujours regarder comment la personne elle agit, comment elle bouge. Et puis ça peut changer le diagnostic, ça change le terrain, ça change l'intervention, ça change le rythme de la relation thérapeutique. Et on s'entend qu'un AI, aussi sophistiqué qu'il soit, travaille avec du texte et peut-être la voix, mais c'est plus, il est aveugle tout le langage non-verbal qui est représenté. Puis il y a eu des estimations selon, entre 55 et 70% de la communication humaine qui est très importante dans ce qu'on est. Aussi, la présence comme un outil thérapeutique. Il y a un concept en psychologie clinique qu'on appelle la présence thérapeutique. En fait, c'est l'état dans lequel un thérapeute est pleinement, entièrement disponible à la personne devant lui, puis pas en train de penser à la prochaine consultation, pas en train de formuler sa réponse pendant que l'autre parle. Cette présence est vécue par le patient, puis c'est détecté par le système nerveux encore une fois, puis ça crée un espace où des choses peuvent être dites qui ne serait dite nulle part. Fait qu'un AI, il est fondamentalement incapable d'être présent. Fait qu'il va stimuler l'attention, puis on s'entend, encore une fois, c'est une présence humaine que le AI ne peut pas faire. Puis moi, tu sais, on aime beaucoup le AI, mais puis l'information, on s'entend-tu qu'en 2026, les filles, il y en a partout, mais la présence humaine, il y en a de moins en moins. Puis je pense que ça, ça a commencé avec la pandémie, comment on a commencé à s'éloigner l'un et les autres et avoir peur des autres quasiment à cause des virus ou quoi que ce soit. Et ça, c'est quelque chose qui a vraiment eu un impact au niveau mondial sur les relations entre l'un et les autres, entre les amis, entre la famille, dans les thérapies aussi. Puis je trouve c'est tellement important justement de pas perdre cette connexion-là entre les autres. Puis nous, par exemple, on est en ligne chez Ting Fit, mais c'est pas pour rien qu'on va faire des événements présentiels à tous les 2 mois. Je trouve c'est important d'avoir un contact humain, et ça, le AI ne le remplacera jamais. La responsabilité aussi, le jugement clinique intégré n'est pas là. Quand un médecin vous voit, ou un thérapeute, un naturopathe, il va intégrer des informations qui vont bien au-delà des symptômes déclarés. Il intègre aussi son expérience clinique, son intuition développée sur des années, le contexte de vie aussi, toute la responsabilité aussi légale et éthique. Puis on s'entend-tu que cette responsabilité change la façon dont les décisions sont prises, puis un Un AI, lui, ben, il fait pas tout ça. C'est pas anodin parce que la responsabilité, c'est un filtre, ça pousse à la prudence là où elle est nécessaire. Ça, je trouve c'est important. Puis je trouve aussi, puis ça je l'ai vu parce que moi j'étudie en ce moment en médecine fonctionnelle, puis le AI, les filles, quand vous posez vos questions, il va tout le temps vous répondre d'une façon de médecine conventionnelle et non fonctionnelle. La médecine conventionnelle, ben, c'est la médecine qu'on vit tous les jours, par exemple au Québec. Comment les médecins nous traitent, comment leur façon de penser. On est beaucoup plus dans le palliatif, dans la survie, par exemple, contrairement que la médecine fonctionnelle, on est plus dans le préventif et non le curatif. C'est le mot que je cherchais pour le conventionnel, c'est le curatif. Donc quand vous posez une question, ça va toujours aller vers la médecine fonctionnelle, toujours vers la médecine conventionnelle. Donc vous le savez, si vous m'écoutez depuis un bout, ben je pense que la médecine conventionnelle, c'est peut-être pas quelque chose qui vous qui vous colle à la peau tous les jours. Donc faites attention à ça, parce que les résultats que le AI vous donne, c'est pas de la médecine fonctionnelle, c'est rarement de la naturopathie. C'est un angle que personne, je trouve, parle et qui touche directement, moi, mon travail. Quand quelqu'un demande au AI pourquoi je suis fatiguée, pourquoi je prends du poids, pourquoi mon cycle est chaotique, mais le AI, lui, va répondre en se basant sur des données sur lesquelles il a été entraîné. Ces données-là sont massivement la littérature médicale conventionnelle. Ce que ça veut dire concrètement, c'est que AI va vous dire que votre TSH, par exemple, est normal. On en parle assez avec la thyroïde, mais on sait que ça exclut les, les autres problèmes, que votre ferritine est à 18 et dans la norme, que vos hormones sont équilibrées parce que vos valeurs entrent dans les plages de laboratoire standard. Puis ça, vous allez repartir avec la conviction que vous connaissez votre problème de santé, ou pire, vous avez rien, mais vous le savez qu'en médecine fonctionnelle, l'approche cherche les causes racines plutôt que le symptôme. Puis ça, ça travaille avec des plages optimales plutôt que des plages pas encore malades. Ça interprète les marqueurs d'un autre contexte. Faire attention avec l'AI pour ça. Moi, je le vois à l'école parce que des fois, je fais des tests, puis tout ce que j'apprends à l'école, mais l'AI me le donne pas tout ça. L'AI sait pas vraiment interpréter un Dutch test non plus. Il sait pas voir des profils circadiennes cortisol. Il va pas parler de la T3. Puis je trouve que le danger de l'AI, c'est que ça donne des mauvaises informations générales. Ça, faut faire attention parce que c'est ça qui vous donne des informations correctes dans le cadre du paradigme conventionnel, mais ça vous fait croire que ce cadre-là, il est complet puis normal. Ça, faut vraiment faire attention. Il y a aussi l'imprévisibilité humaine. Il y a une étude qui a été publiée dans le Psychiatric Times qui a noté quand même quelque chose de fondamental en lien avec l'IA. C'est que l'IA peut passer le test de Turing Faut croire à quelqu'un qui parle à un humain, faire croire à quelqu'un qui parle à un humain. Mais passer le test de Turing ne signifie pas qu'on est humain. C'est la différence entre simuler l'humanité et être humain, a des conséquences cliniques réelles. L'IA, en fait, il est entraîné, soit-il, à répondre à des patterns. Il est fondamentalement probabiliste, il prédit la prochaine réponse la plus probable. Fait que la guérison humaine, le changement humain, ne sont pas probabilistes. Ils sont souvent imprévisibles, non linéaires, déclenchés par des moments impossibles à programmer. Fait que ça, faut faire attention. Les vrais dangers aussi en AI, moi ce que je vois très souvent, c'est que, j'appelle ça les hallucinations du AI, puis ça, ça peut vraiment inquiéter beaucoup de gens, moi la première, puis des conséquences médicales. Les grands modèles de langage hallucinent. Puis ça, c'est quoi? C'est que le AI va produire des fausses informations avec la même confiance qu'il produit des informations vraies. Fait que dans un contexte de divertissement ou de rédaction créative, une hallucination est une erreur embarrassante. Donc dans un contexte médical, une hallucination peut être dangereuse. Qu'est-ce qu'il fait en fait, c'est que c'est quoi l'hallucinisation? Voyons, l'hallucination, voilà, voir du AI, c'est c'est que l'IA, il va te recommander quelque chose d'incorrect, puis il va interpréter des fausses études, puis des fausses choses, des faux symptômes. Puis ça, ça peut vraiment induire une erreur envers un thérapeute, puis envers une personne. Fait que ça, faut faire vraiment attention. Moi, par exemple, si je vais utiliser l'IA pour mes recherches scientifiques, je vais toujours demander l'étude et le lien pour que j'aille lire l'étude justement sur PubMed ou d'autres revues scientifiques. Fait que ça, c'est vraiment important de savoir tout ça. Parce que les gens ne s'en rendent pas compte aussi. Qu'est-ce qu'il faut faire attention aussi, qu'on pourrait dire, c'est les biais des données d'entraînement, par exemple, parce que le modèle AI sont entraînés sur des données existantes et les données médicales existantes des fois sont biaisées historiquement, massivement et autres. Fait que les recherches médicales a longtemps exclu les femmes des études, par exemple. Les maladies cardiaques chez les femmes ont des symptômes différents de ceux des autres, des hommes. Fait que des fois, il y a vraiment des biais qu'il faut faire attention en lien avec tout tout ce qui est médical là-dedans. Est-ce que l'IA changera vraiment? Ben, la transformation qui est déjà encore en cours, en fait, c'est que l'IA va transformer le domaine de la santé, puis on le voit, puis pas en remplaçant les humains, mais en changeant radicalement les humains, ce qu'ils font. Il va éliminer les tâches à faible valeur ajoutée. Puis moi, selon moi, c'est vraiment ça la meilleure valeur du AI. Je le vis dans mon entreprise, tout ce qui est les prises de notes, la facturation, la documentation administrative, c'est des tâches qui seront massivement automatiser. Puis nous, on le fait dans notre entreprise, puis c'est incroyable comment maintenant mes thérapeutes, mes cliniciennes peuvent prendre le temps à être avec les clients. Puis ça, je suis vraiment contente parce qu'il y a moins de paperasse, moins de perte de temps là-dessus. Puis je pense que ça peut vraiment aider aussi à, dans les systèmes de santé surchargés justement, que le AI peut aider à trier, à identifier les cas urgents, à filtrer les consultations, à permettre aux professionnels justement de se concentrer leur attention sur ce ont le plus de besoin, puis dans leur génie. Fait que pour moi, ça, je trouve que c'est une des meilleures choses qu'on peut faire avec le AI. Par contre, comme je l'ai dit, on fait attention parce que le AI, il est biaisé, il invente des informations, il va pas venir chercher le côté humain. Puis je trouve que ça, c'est vraiment une donnée importante parce que dans mon domaine, les gens pensent de plus en plus qu'ils ont de l'information pensante, de plus en plus qu'ils vont guérir entre guillemets de leurs problèmes, leur maladie. Mais pourquoi de plus en plus les gens sont malades et vieillissent malades? Fait que oui, les gens vieillissent plus longtemps, mais ils sont malades finalement. Fait que c'est là qu'on se rend compte qu'il y a un problème face à ça, puis il faut faire vraiment attention parce que ça peut nous emmener vers justement des fausses informations puis des faux protocoles et autres. C'est pour ça qu'il faut toujours se fier à un professionnel de la santé. Moi, la première, quand je l'utilise, l'IA, il va jamais sortir ce que je connais moi. Ce que j'apprends à l'école et les dernières découvertes. Ça, faut vraiment faire attention avec ça. Fait qu'en conclusion, moi je pense que le AI ne détruit pas le monde du coaching et de la médecine, au contraire, ça va juste aider à se redéfinir. Il faut faire attention aux pièges que j'ai nommés aussi et vraiment aller plus dans la médecine fonctionnelle. Je trouve que c'est ça qui est important d'aller regarder, surtout si vous m'écoutez, vous êtes ma clientèle. Faut faire attention des fois avec la médecine conventionnelle, pas qu'elle est mauvaise à 100%, mais c'est pas toujours vers l'optimal, c'est plus justement c'est pas justement vers la prévention qu'on pourrait dire. Ça, c'est important de le dire, ça ne remplacera pas un humain aussi. Fait que c'est pour ça que ça m'inquiète pas. Je pense qu'aujourd'hui, vu que l'information est partout, ben, les gens seront plus impressionnés par les informations mais plus par la personne. C'est pour ça que je sais que moi, dans mon domaine, je vais toujours percer parce que je suis capable de mettre mon cœur, j'ai toujours la mission à cœur, je suis différente. Puis je sais que le AI me remplacera pas la personne que je suis. Puis c'est pour ça que moi, je refuse justement de tout faire par un AI justement pour ce qui est de mes réseaux sociaux, de mon contenu personnel, de mes informations partagées. Je veux que ça vienne de moi, de mon étude, de mon évolution, puis je pense que c'est ça qui fait la différence. Puis toi, si tu es dans le domaine aussi, peu importe ton domaine, aie pas peur de justement du AI, apprends à jouer avec, puis tu vas voir que tu vas pouvoir t'illuminer justement, mettre ton temps dans ton génie, puis mettre la paperasse de côté, puis utiliser le AI. Fait que j'espère que vous avez apprécié cet épisode-là. Ça a été mes dernières recherches et aussi mon opinion en lien avec le AI. On se retrouve la semaine prochaine, les filles. Bye!
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